Tag: A la Une

  • RDC: le Conseil de sécurité de l’ONU mobilisé pour la tenue des élections en 2018

    RDC: le Conseil de sécurité de l’ONU mobilisé pour la tenue des élections en 2018

    Conseil de Sécurité de l’ONU

    -C’est un débat sans précédent sur le processus électoral en République démocratique du Congo (RDC) devant le Conseil de sécurité de l’ONU. A dix mois de la présidentielle, législatives et provinciales – élections reportées par deux fois et aujourd’hui promises par la commission électorale et le gouvernement congolais pour le 23 décembre 2018 – les Etats-Unis, la France, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne, la Suède, la Côte d’Ivoire et la Guinée équatoriale ont invité la Céni et les partenaires de la RDC ce lundi 12 février à faire le point sur l’avancée du processus.

    Lors de cette réunion étaient invités notamment le président de la commission électorale, Corneille Nangaa, et la directrice Afrique centrale de Human Rights Watch, Ida Sawyer. Un rendez-vous au cours duquel les Etats comme les organisations partenaires du Congo ont surtout laissé entrevoir leurs points de convergence plus que de divergences.

    C’est l’Américaine Nikki Haley qui présidait la séance. L’ambassadrice américaine aux Nations unies a demandé à tous les partenaires du Congo de réfléchir « à ce qu’ils pouvaient faire de plus pour s’assurer que toutes les parties respectent leurs engagements ». Si Washington a en ligne de mire le gouvernement congolais, d’autres Etats comme la Guinée équatoriale, co-organisatrice de la réunion, ont au contraire souligné l’engagement de la RDC à organiser ce scrutin. Le représentant de l’Ethiopie est même allé jusqu’à mettre en garde contre « toute diabolisation ».

    Mais au-delà de ces divergences d’approche, le but recherché par les organisateurs de cette rencontre était de prouver, à six semaines du renouvellement du mandat de la mission de l’ONU au Congo, qu’un consensus international pouvait se dégager autour de deux axes : le respect du calendrier électoral et de la date des élections, mais aussi de l’accord politique de la Saint-Sylvestre et de la mise en oeuvre des mesures de décrispation.

    Objectifs remplis : même des pays réputés hostiles à toute ingérence, comme la Chine ou le Kazakhstan et comme d’ailleurs tous les pays voisins de la RDC ont rappelé le caractère crucial de cette transition pacifique cette année pour l’avenir du pays, comme pour la paix dans la région, mais également l’importance du soutien apporté par la Monusco, tant décriée ces dernières semaines par les autorités de la RDC.

    Seule la Russie s’est quelque peu démarquée en insistant surtout sur le respect de la souveraineté de la RDC. A l’instar des autorités congolaises, Moscou a appelé la Monusco à éviter toute ingérence, mais a toutefois appelé Kinshasa à enquêter sur les usages abusifs de la force pour restaurer la confiance.

    L’Union africaine insiste sur la création d’un groupe d’experts électoraux

    Le représentant spécial du président de la Commission de l’Union africaine (UA) en RDC, Abdou Abarry, était invité à prendre part à cette réunion. Lui a insisté, comme beaucoup d’autres, sur l’importance de renouer la confiance entre la communauté internationale et la RDC sur le processus électoral et cela passe par la mise en place du groupe international d’experts électoraux promis depuis septembre, mais sur lequel la commission électorale tarde à faire avancer le dossier.

    « Nous attendons le retour du président de la Céni pour qu’on puisse parachever les termes de référence qui concernent le groupe indépendant d’experts internationaux pour les élections. Nous plaidons pour dire ici que le groupe international indépendant est quelque chose d’indispensable dans le cadre de l’accompagnement de la Céni. »

    Abdou Abarry a également souligné la nécessité de s’assurer que « la question des financements des élections a été résolue, que le soutien logistique nécessaire pour organiser les élections dans ce pays ait été rassemblé ». Et de conclure que « pour l’Union africaine ainsi que pour la plupart des partenaires, la seule voie de sortie de crise en RDC, c’est la voie de l’organisation des élections, et aucune autre voie ».

    Les Etats-Unis interpellent le gouvernement congolais

    Pour autant, Kinshasa n’a pas dit son dernier mot. Le vice-Premier ministre en charge des Affaires étrangères, Léonard She Okitundu, était présent lors de cette réunion. Pour lui, pas besoin d’appel à la mise en oeuvre de l’accord de la Saint-Sylvestre ou des mesures de décrispation, car ce serait déjà fait. Du moins du côté du gouvernement. Mais surtout pas besoin d’un soutien de la communauté internationale au processus électoral s’il est sorti de certaines conditions.

    « La République démocratique du Congo considère que les élections relevant du domaine de souveraineté nationale, [leur] financement est totalement pris en charge par le gouvernement de la République, a-t-il affirmé. Toutefois, si contribution il y aura, aucune conditionnalité ne sera acceptée. Sur le plan des mesures dites de décrispation de l’environnement politique, que plusieurs partenaires ressassent tel un réflexe pavlovien, la République démocratique du Congo n’est pas l’enfer des droits de l’homme que l’on veut bien présenter à tort ! »

    Avant de clôturer les débats, l’ambassadrice américaine, Nikki Haley a répondu tout aussi franchement au ministre congolais : « Vous avez une communauté internationale qui veut vous aider, qui vient de passer des heures à parler de la manière dont on pourrait aller de l’avant, qui tient à des élections libres et justes. Ce qu’on apprécierait, ce serait des actions positives de la RDC, pas que vous hurliez sur les évêques ou blâmiez tous les autres, mais que vous compreniez que votre administration est aujourd’hui responsable de la souffrance de votre peuple.»

    Pour l’ambassadrice américaine, si le gouvernement congolais est le seul à pouvoir résoudre la crise, la communauté internationale est en tout cas prête à aider la RDC.

    La Cenco et l’opposition pas invitées

    De leur côté, la conférence épiscopale – garante de l’accord – et l’opposition congolaise n’étaient pas invitées à cette réunion. Ce que déplore Martin Fayulu, l’un des leaders du rassemblement de l’opposition, qui était pourtant à New York. Pour lui, l’engagement et l’intérêt de la communauté internationale est une avancée, mais il aurait souhaité les mettre en garde.

    RFI

  • Mining Indaba : le moral de l’industrie minière au beau fixe, malgré les annonces fracassantes de la RDC

    Mining Indaba : le moral de l’industrie minière au beau fixe, malgré les annonces fracassantes de la RDC

    -Les professionnels du secteur minier africain se sont retrouvés au Cap, du 5 au 8 février, pour la conférence Mining Indaba, dans un contexte de hausse du prix des minerais. Un seul trouble-fête : la RDC, qui prévoit une réforme du code minier, rendu plus contraignant, et de renégocier les contrats de partenariats de la Gécamines au Katanga.

    La conférence Mining Indaba, qui rassemblait du 5 au 8 février plus de 5000 professionnels du secteur extractif africain au Cap, en Afrique du Sud, s’est terminée dans un climat nettement plus optimiste que les précédentes éditions. Et pour cause : les prix des minerais ont presque tous clôturés l’année 2017 en hausse. Le cuivre a gagné près de 7% de sa valeur l’année dernière ; le cobalt, près de 16% ; les diamants 28% ; l’or, déjà en forme depuis deux ans, 3%. Quant au prix de la cassitérite, il a pris 88%, et le coltan 130%.

    Les gisements de bauxite du continent, minerais dont on fait l’aluminium, suscitent toujours l’appétit des groupes chinois. Seules les filières du fer et du zinc sont en petite forme, mais l’inversion de leurs cours pourrait elle-aussi survenir dans les prochains mois.

    L’intérêt pour l’Afrique

    Une envolée quasi généralisée qui suscite l’intérêt des groupes miniers internationaux sur le continent, et la reprise des activités d’exploration, notamment dans l’or, où les grands de la filière, Randgold Resources, Endeavour Mining, Kinross Gold et Nordgold, dont les patrons étaient tous à la conférence du Cap, mettent les bouchées doubles pour dénicher les prochaines pépites, notamment en Afrique de l’Ouest, de la Guinée à la Côte d’Ivoire.

    Si les sociétés canadiennes, australiennes, et anglaises, qui dominent le secteur, étaient venues, comme à leur habitude, en nombre à Mining Indaba, on a pu aussi noter lors de cette édition la présence remarquée des compagnies extractives russes, emmenées par leur ministre des Mines Sergueï Donskoy.

    Ce contexte florissant donne des ailes aux gouvernements africains. Les ministres de la RDC, du Burkina Faso, de la Guinée, et du Mali, les principaux pays miniers francophones, avaient notamment fait le déplacement au Cap pour mettre en avant leurs gisements, trouver des partenaires miniers et financiers, et éclairer sur les éventuelles évolutions de leurs législations minières respectives.

    Les annonces fracassantes de la RDC

    À cet égard, les annonces fracassantes à Mining Indaba de la RDC, représentée par son ministre des mines Martin Kabwelulu, mais aussi par le président de la Gécamines, détenue par l’État, Albert Yuma Mulimbi, ont fait des vagues chez les miniers présents dans le pays.

    Le premier a confirmé la promulgation prochaine d’un nouveau code minier beaucoup plus contraignant que le précédent, et applicable immédiatement. Le second a indiqué qu’il lancerait une renégociation de tous ses contrats de partenariats dans 17 projets miniers au Katanga – dont ceux de Glencore et de China Molybdenum – dès avril prochain, suite à un audit réalisé par le cabinet Mazars.

    Avec JA

  • Disparition du pasteur qui a demandé à Kabila de passer le relais en RDC

    Disparition du pasteur qui a demandé à Kabila de passer le relais en RDC

    -Le pasteur François David Ekofo, qui s’est montré critique contre le régime de Kinshasa, est porté disparu, indique l’église protestante congolaise en RDC.

    “La présidence nationale de l’Eglise du Christ au Congo (ECC) informe les autorités ainsi que l’opinion publique, qu’elle est sans nouvelle de son pasteur François David Ekofo depuis le 4 février 2018″, précise un communiqué dont VOA Afrique a obtenu copie.

    L’ٞéglise prie, dans le texte, les autorités de ne ménager aucun effort pour l’informer de la situation du pasteur.

    En même temps que le communiqué de l’ECC, une photo de la famille du pasteur circule dans les réseaux sociaux prétendant qu’elle (la famille) serait depuis deux jours aux Etats-Unis. VOA Afrique n’a pas pu vérifier l’information.

    L’ECC demande à ses fidèles de prier pour le pasteur François David Ekofo et pour la paix en RDC.

    Le pasteur Ekofo avait, le 16 janvier dernier, demandé au président Joseph Kabila de ” savoir passer le relais comme dans une course pour que le pays entier gagne “. Le culte auquel assistaient la famille présidentielle et les membres de différentes institutions du pays, était organisé en mémoire du 17e anniversaire de l’assassinat du président Laurent Kabila, père de l’actuel chef de l’Etat congolais.

    Depuis ce sermon, le pasteur Ekofo que l’ECC reconnait comme aumônier de la famille présidentielle, s’est mis à vivre en clandestinité. Mais la hiérarchie de l’église dit avoir perdu ses traces le 4 février et s’inquiète.

    La Mission des Nations unies en RDC (Monusco) affirme, pour sa part, que le pasteur David Ekofo a emprunté un vol de l’ONU pour quitter la République démocratique du Congo.

    “Figure de l’Eglise du Christ du Congo (ECC), le pasteur Ekofo a voyagé à bord d’un vol de l’ONU Kinshasa-Goma-Entebbe (Ouganda) samedi dernier”, a indiqué la porte-parole de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco), Florence Marchal.

    La Monusco facilite le déplacement des étrangers et congolais (officiels, journalistes, personnalités) en RDC, où les voyages coûtent cher.

    Le pasteur s’est ensuite rendu dimanche aux Etats-Unis, a indiqué à l’AFP un proche du pasteur Ekofo qui a requis l’anonymat.

    La RDC est en crise pour non-tenue d’élections. Le président Joseph, au pouvoir depuis 2001, avec un mandat expiré le 19 décembre 2016, s’est maintenu au pouvoir alors que la Constitution ne l’autorise pas à se représenter parce que déjà élu par deux fois à la tête du pays.

    Des marches de protestation sont organisées à l’initiative du comité de coordination des laïcs catholiques pour exiger le départ du président Kabila, mais elles sont violemment dispersées.

    Les mêmes laïcs catholiques ont, de nouveau, appelé à d’autres marches le 16 mars prochain. Mais le gouvernement ne les a pas autorisées.

    La CENI a, en décembre, reporté une énième fois les élections pour le 23 décembre 2018.

    Avec VOA

  • La RDC oblige Brussels Airlines à réduire ses vols vers Kinshasa

    La RDC oblige Brussels Airlines à réduire ses vols vers Kinshasa

    -La République démocratique du Congo a obligé la compagnie belge Brussels Airlines à réduire ses fréquences de vol vers Kinshasa de sept à quatre par semaine à partir de lundi, après un regain de tensions entre les deux pays.

    “Le nombre des fréquences hebdomadaires allouées à votre compagnie Brussels Airlines est réduit de sept à quatre à partir du lundi 5 février 2018”, a indiqué le directeur général de l’aviation civile, Jean Tshiumba Mpunga, dans un courrier adressé à la représentante de Brussels Airlines à Kinshasa.

    L’Autorité de l’aviation civile avance comme justification l’absence “de réciprocité dans l’exploitation des services aériens internationaux entre la République démocratique du Congo et le royaume de Belgique”, dans ce courrier.

    “On va trouver des solutions pour nos passagers. On regrette que nos passagers soient victimes évidemment”, a réagi une porte-parole de la compagnie jointe par l’AFP à Bruxelles.

    Il y a deux semaines, les autorités congolaises avaient signifié à Bruxelles leur volonté de fermer la “Maison Schengen” de Kinshasa, sorte de consulat de l’Union européenne géré par la Belgique pour le compte de 17 pays membres de l’UE plus la Norvège.

    Kinshasa avait aussi demandé à Bruxelles de mettre fin aux activités de son agence de développement Enabel en RDC.

    “La maison Schengen a dû suspendre ses activités”, avait indiqué vendredi l’Union européenne, indiquant que les 18 pays concernés “restent ouverts au dialogue”.

    L’ambassade de Belgique a mis en place un numéro de téléphone à la disposition des Congolais qui sollicitent un visa court séjour de trois mois. “On ne prend plus de dossier pour l’instant”, indique-t-on à ce numéro.

    Pour sa part, le standard de l’ambassade de France prenait les noms et les numéros de téléphone des Congolais sollicitant un visa.

    La Belgique avait annoncé le 10 janvier “une révision fondamentale” de sa coopération avec les autorités congolaises jusqu’à “l’organisation d’élections crédibles en RDC.

    Le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders avait condamné la répression de la marche des catholiques contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila qui avait fait au moins six morts d’après les Nations unies le 21 janvier.

    L’ambassadeur belge est en réunion à Bruxelles depuis une semaine.

    Début 2017, les autorités congolaises avaient annoncé la suspension de leur coopération militaire avec l’ancienne puissance coloniale.

    L’UE avait prononcé en 2017 des sanctions à l’encontre d’une quinzaine de personnalités congolaises pour “violations des droits” ou “entrave au processus électoral”.

    Le climat politique est très tendu en RDC où le deuxième et dernier mandat du président Kabila a pris fin le 20 décembre 2016. Des élections prévues fin décembre 2017 ont finalement été reportées en décembre 2018.

    Avec AFP

  • RDC: à Kinshasa, le président Kabila répond à la presse après 5 ans de silence

    RDC: à Kinshasa, le président Kabila répond à la presse après 5 ans de silence

    – En RDC, le président Joseph Kabila s’est exprimé lors de sa première conférence de presse à Kinshasa depuis 5 ans et sa réélection contestée. Le président Joseph Kabila a donc décidé à la surprise générale de s’exprimer pour les 17 ans de son accession au pouvoir. Dans cette longue déclaration, il est revenu sur la situation au Kasaï. La situation est redevenue calme à 90%, a dit le chef de l’Etat congolais. Et il dénonce aussi ceux qui, selon lui, ont fait barrage à l’émergence de la démocratie dans son pays.

    « Je m’éclate quand je vois ceux qui prétendent défendre la Constitution », a dit Joseph Kabila. Le président congolais a insisté sur le fait qu’il aurait été « le seul à battre campagne » en faveur de l’actuelle Constitution congolaise en 2005, contrairement à d’autres, « restés dans des bistrots ou dans les ambassades à Kinshasa », insiste le chef de l’Etat congolais. Une référence, sans doute et entre autres, sans mentionner son nom, au principal parti d’opposition, l’UDPS qui avait appelé au boycott.

    « Ceux qui ont assassiné la démocratie dans ce pays devraient faire preuve d’humilité en lieu et place de donner des leçons », a encore lancé Joseph Kabila à ses détracteurs. « Malgré le bon déroulement des élections de 2006, il y avait des contestations : le perdant et une partie de l’Eglise », a pointé le chef de l’Etat. Pour ce qui est des élections de 2011, le président congolais, qui avait modifié la Constitution en trois jours pour faire passer le scrutin à un tour au grand dam de l’opposition, met en cause la mission de l’ONU dans le pays, la Monusco qui aurait refusé d’apporter son soutien logistique. Ou même la communauté internationale qui lui aurait demandé de sursoir à ce scrutin. « J’ai dit non », a martelé le président congolais.

    Pour ce qui est de la présidentielle attendue pour la fin de l’année, Joseph Kabila s’est voulu rassurant. « Le processus électoral est résolument engagé », a affirmé le chef de l’Etat. Joseph Kabila est aussi revenu sur le bras de fer avec les partenaires du Congo : « Mon pays n’est pas à vendre, la RDC doit être respectée ». Concernant Monusco, la Mission des Nations unies dans le pays, Joseph Kabila dit exiger le « respect strict du Sofa », l’accord qui lie la RDC à l’ONU, accord maintes fois violé, selon lui. Il accuse même l’ONU d’avoir tardé à réagir « après des drames ».

  • Le pape demande aux autorités d’éviter “toute forme de violence” en RDC

    Le pape demande aux autorités d’éviter “toute forme de violence” en RDC

    -Le pape François a appelé dimanche les autorités de la République démocratique du Congo à éviter “toute forme de violence”, à la fin d’un Angelus prononcé à Lima.

    Six personnes ont été tuées dimanche à Kinshasa dans la dispersion de marches interdites à l’appel d’un collectif catholique contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila, selon la Mission des Nations unies au Congo (Monusco).

    “Aujourd’hui, des nouvelles très inquiétantes me parviennent de la République démocratique du Congo. Prions pour le Congo”, a déclaré le souverain pontife face à la foule réunie sur la place principale de Lima.

    “Je demande aux autorités, aux responsables et à tous dans ce pays bien-aimé qu’ils mettent en oeuvre tous leurs efforts pour éviter toute forme de violence et chercher des solutions en faveur du bien commun”, a-t-il ajouté.

    Le pape argentin conclut dimanche une tournée d’une semaine en Amérique latine, la sixième de son pontificat, qui a débuté au Chili avant de se poursuivre au Pérou, où il célébrera dans l’après-midi une messe géante dans la capitale.

    Les violences en RDC ont aussi fait 49 blessés dans tout le pays où 94 personnes ont été arrêtées, selon la porte-parole de la Monusco, Florence Marchal.

    La dispersion de précédentes marches interdites le 31 décembre avait fait six morts dont cinq à Kinshasa, selon la Monusco et la nonciature apostolique, aucun d’après les autorités.

    Avec AFP

  • L’ONU enverra des observateurs sur les marches de catholiques contre Kabila en RDC

    L’ONU enverra des observateurs sur les marches de catholiques contre Kabila en RDC

    -La Mission des Nations unies au Congo va envoyer des “observateurs” dimanche pour rapporter “d’éventuelles violations des droits de l’homme” lors des “marches pacifiques” convoquées à l’appel d’un collectif catholique demandant au président Joseph Kabila de quitter le pouvoir.

    “Ces équipes seront déployées dans les principales villes de la République démocratique du Congo. A Kinshasa, elles seront composées de représentants de la force de la Mission, de la police des Nations Unies et du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme”, a indiqué la Monusco dans un communiqué.

     “Elles observeront les événements et rapporteront d’éventuelles violences et violations des droits de l’homme”, a ajouté la Monusco, qui rappelle que “le droit de manifester pacifiquement est inscrit dans la Constitution congolaise et est protégé par les engagements internationaux de la RDC”.

     

    L’interdiction et la dispersion d’une précédente marche le 31 décembre avait fait six morts, d’après les Nations unies et la nonciature apostolique, aucun d’après les autorités congolaises.

    “Toutes les parties en présence, qu’il s’agisse des manifestants ou des forces de défense et de sécurité, doivent s’abstenir de recourir à la violence sous toutes ses formes”, a insisté la Monusco, qui a précisé qu’elle n’est pas responsable du maintien de l’ordre.

    Ces marches à la sortie de la messe ont été lancées à l’appel d’un “comité laïc de coordination” proche de l’église catholique.

    Cinq de ses huit responsables, qui vivent cachés dans Kinshasa, sont sous le coup d’un mandat d’arrêt, a indiqué jeudi soir à l’AFP une source du parquet à Kinshasa.

    La Monusco a par ailleurs affirmé qu’elle n’assurait pas une protection discrète des membres de ce comité, comme l’avançait une source: “Nous n’avons pas pour mandat de protéger des personnalités. Nous avons pour mandat de protéger des civils”, a indiqué à l’AFP la porte-parole de la Monusco Florence Marchal.

    Soutenu par l’opposition politique et l’influent épiscopat, le comité laïc de coordination demande au président Kabila de dire publiquement qu’il ne briguera pas un troisième mandat comme le prévoit la Constitution.

    Le deuxième et dernier mandat du président Kabila a pris fin le 20 décembre 2016 d’après l’actuelle Constitution. La commission électorale a annoncé des élections pour le 23 décembre 2018.

    Avec AFP

  • Communiqué de la CENCO

    Communiqué de la CENCO

    Des évêques membres de la CENCO lors de travaux du dialogue national inclusif à Kinshasa, le 09/12/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo.

    -LA CENCO DENONCE LES ATTAQUES CONTRE L’EGLISE CATHOLIQUE ET SA HIERARCHIE 1. Le 31 décembre 2017, le Comité Laïc de Coordination (CLC), une association reconnue par l’autorité ecclésiale compétente dans l’Archidiocèse de Kinshasa, interpelé par les messages pastoraux de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), a organisé une marche pacifique et non violente pour réclamer la mise en œuvre effective, intégrale et de bonne foi de l’Accord politique global et inclusif du 31 décembre 2016.    
    2. Au lendemain de cette marche pacifique, suivie également dans certaines provinces, le Nonce Apostolique a publié un communiqué rappelant à l’opinion publique « le droit de chaque baptisé catholique de se constituer en association et de promouvoir des initiatives qui soient en harmonie avec la mission de l’Eglise. La promotion de la justice sociale et la défense des droits civils et politiques des citoyens font intégralement partie de la Doctrine sociale de l’Eglise »[1]
    La CENCO a également publié un communiqué pour manifester son indignation et condamner la répression violente et sanglante par les forces de l’ordre contre les manifestants, ainsi que pour exprimer sa compassion et sa proximité spirituelle à l’égard des victimes et de leurs proches (cf. Communiqué du 2 janvier 2018).         
    A son tour, Son Eminence Laurent Cardinal MONSENGWO, dans l’état d’âme d’un père face au mauvais traitement infligé à ses fils et à ses filles dont certains en sont morts, a, avec raison, élevé le ton pour fustiger les auteurs de ces actes insupportables. 
    3. Depuis lors, l’on assiste à une campagne d’intoxication, de désinformation voire de diffamation orchestrée même par des responsables des Institutions de la République contre l’Eglise catholique et sa hiérarchie. Le Peuple congolais en est témoin. C’est inacceptable ! Cette campagne de mépris vise particulièrement l’autorité de Son Eminence Laurent Cardinal MONSENGWO, considéré à tort comme instigateur des actions visant à déstabiliser les Institutions en place et à vouloir s’emparer du pouvoir. Nous exigeons des preuves à ces graves accusations portées contre sa personne.  
    4. La CENCO désapprouve la diabolisation volontairement distillée à l’endroit de Son Eminence le Cardinal, Archevêque de Kinshasa et Membre du Conseil des neuf Cardinaux choisis par le Pape François pour le gouvernement de l’Eglise universelle. Elle lui réaffirme son soutien total et sa proximité.     
    5. Aux prises de positions de la CENCO, certains opposent le principe de laïcité de l’Etat congolais, d’autres prônent la notion de neutralité de l’Eglise. Il convient de retenir que le caractère laïc de l’Etat congolais ne peut pas empêcher l’Eglise catholique d’accomplir sa mission, celle d’annoncer la Bonne Nouvelle du salut, d’être au service de la population congolaise en vue du respect des droits de l’homme et de la dignité humaine indispensables à son bien-être et à son développement intégral.      
    6. En effet, « l’Eglise qui, de par sa nature, a le droit d’intervenir dans les questions de foi et des mœurs, peut prendre position en matière politique »[2] en vue « d’exercer sa sollicitude et ses responsabilités à l’égard de l’homme qui lui a été confié par le Christ lui-même »[3]. Elle a le droit de « porter un jugement moral même en des matières qui touchent le domaine politique quand les droits fondamentaux de la personne ou le salut des âmes l’exigent »[4].         
    7. La CENCO en appelle au respect des droits aux manifestations pacifiques et à la liberté de culte garantie par la Constitution de la République (cf. Art. 26). Elle exige le respect et la considération dus aux autorités ecclésiastiques, en l’occurrence le Cardinal Archevêque de Kinshasa, le Nonce Apostolique en RD Congo et l’ensemble des Evêques. Il est juste et urgent que des sanctions exemplaires soient prises à l’encontre de ceux qui ont torturé, blessé et tué nos concitoyens ainsi que de ceux qui ont délibérément profané nos églises, lieux saints consacrés à la prière et à la rencontre avec Dieu.  
    8. La CENCO dénonce également toute tentative de division de l’Episcopat congolais orchestrée à des fins politiciennes. L’Episcopat congolais ne peut se diviser ni être dédoublé comme des partis politiques. Partageant les joies et les peines de leur peuple, les Evêques membres de la CENCO restent solidaires les uns des autres dans une communion effective et affective.      
    9. Nous demandons au Peuple congolais de ne pas se laisser influencer par cette campagne dont les auteurs ignorent superbement sa souffrance. Nous l’invitons à demeurer débout et vigilant, à prendre son destin en mains et à barrer pacifiquement la route à toute tentative de confiscation ou de prise de pouvoir par des voies non démocratiques et anticonstitutionnelles.        
    10. Que Dieu bénisse la RD Congo et son peuple. 
    Fait à Kinshasa, le 11 janvier 2018.         
    + Marcel UTEMBI TAPA Archevêque de KISANGANI – Président de la CENCO  
    + Fridolin AMBONGO BESUNGU Archevêque de MBANDAKA BIKORO – Vice-Président de la CENCO

  • Bruxelles revoit sa coopération avec Kinshasa jusqu’à “l’organisation d’élections crédibles”

    Bruxelles revoit sa coopération avec Kinshasa jusqu’à “l’organisation d’élections crédibles”

    -La Belgique a annoncé mercredi “une révision fondamentale” de sa coopération avec les autorités congolaises jusqu’à “l’organisation d’élections crédibles”, en condamnant de nouveau les violences du 31 décembre à Kinshasa.

    “Un nouveau programme bilatéral de coopération avec les autorités congolaises ne pourra être conclu qu’après l’organisation d’élections crédibles, sur base des principes de bonne gouvernance”, selon un communiqué du ministère belge des Affaires étrangères.

    “Concrètement il a été décidé de mettre fin à une série d’interventions qui devaient être mises en oeuvre directement par les autorités congolaises”, indique ce communiqué rendant compte d’une réunion de la commission des Relations extérieures de la Chambre.

    “Cela concerne des interventions pour un montant total de 25 millions d’euros”, ajoute le communiqué diffusé par l’ambassade de Belgique à Kinshasa.

    La Belgique affectera “les moyens libérés au profit de l’aide humanitaire et d’autres initiatives répondant aux besoins les plus pressants de la population”, poursuit le communiqué, qui parle de “davantage de coopération avec des organisations non gouvernementales”.

    “Enabel, la nouvelle agence belge de développement, recevra également la mission de soutenir des organisations de la société civile congolaise sur le plan des droits de l’homme et des libertés politiques”.

    Présents à la réunion, les ministres belges des Affaires étrangères, Didier Reynders, et de la Coopération, Alexander De Croo, “condamnent l’intervention des forces de l’ordre le 31 décembre et appellent à l’ouverture d’une enquête indépendante”.

    La dispersion de marches interdites par les autorités le 31 décembre à Kinshasa a fait au moins cinq morts, selon les Nations unies et le Vatican, aucun d’après les autorités.

    Les organisateurs, des laïcs proches de l’Eglise catholique, souhaitent que le président Joseph Kabila s’engage publiquement à ne pas rester au pouvoir.

    Son deuxième et dernier mandat a pris fin le 20 décembre 2016. Des élections sont prévues le 23 décembre 2018.

    Avec AFP

  • Lacroix, Delattre, Haley demandent une enquête après les violences du 31 décembre en RDC

    Lacroix, Delattre, Haley demandent une enquête après les violences du 31 décembre en RDC

    Les Chrétiens de la paroisse « Bienheureuse Anuarite» en pleine marche pacifique contre la balkanisation se dirigent vers la Cathédrale Notre Dame du Très Saint Rosaire pour assister à une messe en faveur de la paix dans l’est de la RDC. Radio Okapi/Ph. Aliana Alipanagama

    -Le secrétaire général adjoint pour les opérations de paix des Nations unies Jean-Pierre Lacroix a réclamé mardi à Kinshasa “des enquêtes” sur les auteurs des violences du 31 décembre commises par des forces de sécurité congolaises contre des civils.

    “Il est essentiel que les autorités nationales compétentes diligentent les enquêtes nécessaires pour établir les responsabilités et traduire en justice les auteurs présumés de violations des droits de l’homme”, a indiqué M. Lacroix devant le Conseil de sécurité.

    Il a aussi déploré “les entraves” au travail des Casques bleus ce jour-là par les forces de sécurité de la République démocratique du Congo.

    D’après l’ONU et la nonciature apostolique, au moins cinq personnes sont mortes dans la dispersion de marches organisées le 31 décembre à l’appel de laïcs proches de l’Eglise qui demandaient au président Joseph Kabila de déclarer publiquement qu’il quitterait le pouvoir et ne se représenterait pas.

    M. Kabila n’a pas organisé d’élections dans son pays alors que son second et dernier mandat a pris fin le 20 décembre, provoquant des manifestations étouffées dans le sang en septembre et décembre. Des élections pour organiser son départ et sa succession sont désormais prévues le 23 décembre 2018.

    Selon la nonciature, 134 paroisses ont été encerclées et cinq messes interrompues le 31 décembre.

    “La situation politique reste extrêmement fragile” et “la situation sécuritaire des plus préoccupantes”, a souligné M. Lacroix. “Le dialogue reste la seule voie” pour sortir le pays de la crise, a-t-il ajouté, mettant en garde contre tout nouveau retard du calendrier électoral.

    L’ambassadeur français à l’ONU François Delattre a “fermement condamné les violences” commises par les forces de sécurité et a appelé à “une application effective” du calendrier électoral.

    Sur la même ligne, son homologue ivoirien Bernard Tanoh-Boutchoue a appelé tous les acteurs en RDC à “la retenue” et à “éviter les manifestations violentes”.

    L’ambassadrice des Etats-Unis, Nikki Haley, a ajouté que M. Kabila devait “rendre ses forces de sécurité responsables, respecter les droits de l’homme de ses citoyens et respecter son engagement de démissionner” à la suite des élections de décembre.

    “Entendre des rapports de brutalité et de cruauté contre des civils innocents et des enfants dans les lieux les plus sacrés est vraiment horrifiant”, a-t-elle indiqué dans un communiqué.

    Ignace Gata Mavita, ambassadeur onusien de la RDC, a dénoncé des manifestations le 31 décembre dont les organisateurs n’ont pas respecté les procédures prévues par la législation du pays.

    “S’agissant des éléments de forces de l’ordre qui se seraient introduits dans les églises, (…) une enquête a été ouverte et des sanctions” vont être envisagées “à l’endroit des coupables”, a-t-il précisé.

    Début janvier, le gouvernement avait “félicité les forces de police et de sécurité” qui avaient fait preuve “de rigueur, de fermeté et de conformité au droit international humanitaire dans la gestion” des marches du 31 décembre 2017.

    Avec AFP