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  • Kabila ne veut pas d’ingérence étrangère dans le dialogue congolais

    Kabila ne veut pas d’ingérence étrangère dans le dialogue congolais

    Joseph Kabila Kabange, président congolais le 14/10/2012 au palais du peuple à Kinshasa, lors de la  conférence de presse marquant la clôture du 14ème sommet de la francophonie. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
    Joseph Kabila Kabange, président congolais le 14/10/2012 au palais du peuple à Kinshasa, lors de la conférence de presse marquant la clôture du 14ème sommet de la francophonie. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

    -Le président congolais s’est exprimé à la veille de la fête de l’indépendance dans un message télévisé.

    Joseph Kabila a affirmé se référer aux avis de la  majorité de Congolais qui, selon lui, “souhaite que dans l’éventualité du dialogue, celui-ci soit mené sans ingérence étrangère”.

    La majorité souhaite aussi que ce dialogue se tienne avec un nombre limité de participants, et pour une durée relativement courte, a indiqué M. Kabila.

    Certains partis de l’opposition dont l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) tiennent au dialogue alors qu’une autre partie de l’opposition le boycotte, accusant le président Kabila de manœuvrer pour rester au pouvoir au-delà du délai constitutionnel qui lui interdit de briguer un troisième mandat.

    Toutegois l’UPDS et ses alliés conditionnent entre autres leur partticipation au dialogue par une médiation étrnagère.

    M. Kabila a eu des consultations pendant plus d’un mois avec les différentes composantes de la société congolaise.

    Les consultations se sont même étendues dans les provinces l’entremise des gouverneurs.

    Les élections doivent se tenir dans le pays en 2015 et 2016. Les locales avant la fin de l’année en cours et la ptésidentielle et des légilastives.

  • RDC : la politique, une affaire de familles

    RDC : la politique, une affaire de familles

    zoe-joseph-Ils sont frères, sœurs, cousins ou parents plus éloignés. Ils partagent le même nom ou la même filiation, ils ont survécu à des changements de régime et occupent depuis des années l’espace public. Voyage au cœur d’une république très dynastique.

    C ‘était il y a presque quinze ans, le 16 janvier 2001. Ce jour-là, le président Laurent-Désiré Kabila est assassiné à Kinshasa, et le simple décret qui fait office de Constitution n’a rien prévu en pareil cas. À défaut d’une légitimité démocratique, impossible à trouver à cet instant, les barons du régime optent donc pour une succession dynastique. Ils se mettent d’accord sur un nom, ou plutôt sur un prénom : celui de Joseph, l’un des fils du défunt, que l’on fait venir en urgence de Lubumbashi pour prendre le pouvoir.

    À l’époque, les Congolais ne savent rien ou presque de la famille Kabila. Le Mzee (le « vieux », en swahili) a toujours refusé de dévoiler l’identité de la première dame. Maintenant que Joseph a succédé à son père, il faut que sa filiation soit rendue publique, et sa mère, Mama Sifa, fait sa première apparition télévisée dans la foulée.

    Chez les Kabila, la famille relève donc à la fois du secret et du sacré. Elle est aussi la source du pouvoir. Deux autres de ses membres sont d’ailleurs sortis de l’ombre pour se lancer en politique : le jeune frère du président, Zoé (qui ressemble comme deux gouttes d’eau à son aîné), et sa sœur jumelle, Jaynet. Tous deux se sont présentés aux législatives de 2011. Tous deux ont été élus. Et tous deux ont toujours une part de mystère.

    Les archives de l’Assemblée nationale, conservées dans les entrailles chaudes et humides du Palais du peuple, ne comportent nulle trace de la fiche de renseignement de Jaynet, qui devrait pourtant porter la mention, entre autres, du nom de ses parents, de son conjoint et de ses enfants. L’intéressée ne l’a pas remplie. En revanche, celle de Zoé existe. Rédigée à la main, elle révèle que son épouse a pour nom Nita Kabila. Or Nita Boukani de son nom de jeune fille n’est autre que la nièce du sénateur d’opposition Raymond Ramazani Baya, qui fut ministre des Affaires étrangères dans les années 2000 et ambassadeur de Mobutu à Paris au cours de la décennie précédente.

    À dire vrai, ce genre de liens mêlant famille et politique n’est pas propre aux Kabila, loin s’en faut. Que l’on songe, par exemple, à l’Union pour la démocratique et le progrès social (UDPS, le principal parti d’opposition) d’Étienne Tshisekedi. L’influence de Félix, le fils, grandit à mesure que la santé du « vieux » faiblit, si bien qu’il est, aujourd’hui, le mieux placé pour lui succéder. Le soutien de sa mère, Marthe, très influente au sein du parti, ne gâche rien. Quant à la famille de Jean-Pierre Bemba, le président du Mouvement de libération du Congo (MLC) détenu à La Haye, elle pèse également depuis longtemps sur la scène politique congolaise. Le patriarche, Jeannot Bemba, était l’un des plus riches hommes d’affaires du Zaïre du maréchal Mobutu.

    « Les acteurs politiques congolais se connaissent souvent personnellement, parfois au travers de leurs familles, résume un diplomate occidental en poste à Kinshasa. Ils se parlent et fréquentent les mêmes lieux. Cela permet d’éviter que les tensions politiques ne dégénèrent. Ici, un adversaire politique peut aussi être un ami, un cousin ou un beau-frère. Rarement un ennemi à abattre. »

     

    Gwenn Dubourthoumieu/J.A.

    Cela n’a pas toujours été le cas. Lors de l’arrivée au pouvoir de Laurent-Désiré Kabila, en 1997, une partie de l’élite politico-familiale qui avait prospéré sousMobutu a été contrainte à l’exil. Pas les Moleka. Certes, le père, Ignace, était proche du maréchal, et son fils Thimothée avait même été le gouverneur de Kinshasa. Mais ils ont refusé de partir et continué à jouer un rôle sur la scène politique locale. Albert, le cadet de la famille, s’est allié à Étienne Tshisekedi, dont il a été le porte-parole puis le directeur de cabinet, de 2008 à 2014.

    Aujourd’hui, Albert Moleka reçoit dans un vaste bureau sombre, au fond de la boutique African Lux jadis fondée par son père. Aux murs, les photos de famille jaunies par le temps. Assis dans un fauteuil, un des fils qu’il a eu avec Monique, la fille de Moïse Tshombe, président d’un Katanga brièvement indépendant dans les années 1960. La tante de ce jeune homme n’est autre qu’Isabel Ruth Tshombe, représentante personnelle du président Kabila pour la Francophonie…

    « J’ai rejoint Étienne Tshisekedi, dans les années 1980. Mon rôle était de faire du lobbying auprès des autorités pour faire libérer les militants arrêtés, raconte Albert Moleka. Évidemment, mon nom me facilitait beaucoup la tâche. » Mobutu en est informé, mais il ne s’oppose pas à ce compagnonnage : il sait que les réseaux sont à double sens et, plusieurs fois, il demandera à Albert de transmettre de discrets messages.

    Le maréchal était un maître dans l’art d’utiliser les liens familiaux à des fins politiques. Lorsqu’il apprend, quelques années plus tard, que Félix Tshisekedi, le fils de son principal adversaire, fréquente la sœur de son secrétaire particulier, Lando Kota-Mbongo, il ne résiste pas à l’envie de s’en mêler. Il charge Lando de faire en sorte que Félix demande sa sœur en mariage. « Le maréchal est d’accord et il est prêt à recevoir la dot lui-même ! Nous pouvons réunifier la République avec ce mariage ! » Mais Lando a beau insister, Félix refuse. Depuis il s’est marié avec une autre, Denise, dont le frère travaille au protocole de l’actuel président…

    Federico Scoppa/J.A.

    Une autre manœuvre politico-familiale aura été beaucoup plus utile à Mobutu. Lors d’une visite à Kinshasa, son homologue centrafricain d’alors, Jean-Bedel Bokassa, s’entiche de Marie-Hélène Moleka, la sœur d’Albert. La suite, c’est Albert qui la raconte : « Ma sœur est allée vivre à Bangui à la fin des années 1960. Mobutu lui avait demandé d’espionner Bokassa pour lui. Dès qu’elle avait une information, elle la griffonnait sur un bout de papier, qu’elle déposait sur le trottoir, par la grille de sa résidence. Un agent de l’ambassade était chargé de le récupérer. Cela a duré jusqu’à ce qu’elle se fasse prendre. Elle a eu très peur et est rentrée à Kinshasa. Malgré tout, à chaque fois que Bokassa venait en visite, il la réclamait ! »

    À l’autre bout du continent, d’autres alliances familiales se forment, cette fois contre Mobutu. En trahissant Patrice Lumumba, le héros de l’indépendance mort assassiné, le maréchal a fait de ses enfants des adversaires. Recueillis par le président Nasser, ces derniers grandissent au Caire, où ils apprennent l’arabe. C’est d’ailleurs ce qui vaudra à Juliana, l’aînée des enfants Lumumba, le poste de secrétaire générale de l’Union africaine des chambres de commerce, d’industrie, d’agriculture et de professions (UACCIAP), dont le siège est situé dans la capitale égyptienne.

    Son frère François parvient pour sa part à tisser son réseau dans le palais de Mouammar Kadhafi et dans celui de Saddam Hussein. « À l’époque, un Lumumba, qui en plus parlait arabe, cela intriguait beaucoup dans cette région », se souvient-il. Dans les années 1980, il aide Laurent-Désiré Kabila, chef rebelle alors en quête de soutiens, à entrer en contact avec les maîtres de Tripoli et de Bagdad. Devenu président, le Mzee fera de Juliana sa ministre de la Culture et de l’Information.

    Malgré leur célèbre patronyme, les Lumumba sont loin d’avoir l’aisance financière et les réseaux d’autres grands noms de la politique congolaise.

    Malgré leur célèbre patronyme, les Lumumba sont loin d’avoir l’aisance financière et les réseaux d’autres grands noms de la politique congolaise. Dans le jardin ombragé de la résidence autrefois occupée par son père, dans le centre de Kinshasa, Juliana semble n’en nourrir aucun regret : « Nous sommes restés très longtemps loin d’ici alors que les autres familles ont vécu ensemble. C’est normal qu’elles se soient mariées entre elles. Nous, notre mère nous a élevés en nous demandant de mériter notre nom. Il nous était interdit de le compromettre. » Pour autant, Juliana n’en a pas fini avec la politique. Elle sera candidate sans étiquette, à Kinshasa, lors des prochaines élections provinciales.

    La relative marginalisation des Lumumba sur la scène politique reste un cas exceptionnel. Il n’y a qu’à observer le gouvernement actuel pour s’en convaincre. Le vice-ministre de la Coopération internationale, Franck Mwe di Malila, est le gendre de Kengo wa Dondo, l’actuel président du Sénat, qui fut autrefois Premier ministre de Mobutu. Venu de l’opposition, Germain Kambinga, le ministre de l’Industrie, est le fils de feu Christian Kambinga, qui fut également ministre de Joseph Kabila.

    L’épouse de Thomas Luhaka, le vice-Premier ministre des Postes et Télécommunications, fait partie de la famille de Mama Sifa, la mère du président. Son collègue du Plan, Olivier Kamitatu, est le fils de Cléophas, lui-même ministre dans les années 1960 et 1980, et le gendre de feu Justin-Marie Bomboko, un ancien baron du mobutisme… Quant à Michaël Sakombi, le jeune directeur de cabinet adjoint du ministre Kin Kiey Mulumba, il est le fils de Dominique Sakombi Inongo, autrefois chargé de l’Information sous Mobutu puis sous Kabila père.

    La guerre entre kabilistes et mobutistes est terminée depuis longtemps. Les grandes familles liées à l’ancien régime sont presque toutes revenues s’installer à Kinshasa. Jusqu’aux enfants de Mobutu lui-même, à l’instar de Giala Mobutu, aujourd’hui député. Et c’est une autre Moleka qui a joué un rôle non négligeable dans ce rapprochement : Wivine.

    Plus compliqué chez les Bemba

    Lorsque Kabila arrive au pouvoir, elle est journaliste à la télévision nationale et parvient à le rester. Quelques mois plus tard, elle croise Manda, un des fils Mobutu, lors d’un voyage à Abidjan. « Je le connaissais bien et je l’ai interviewé, se souvient-elle. Je m’apprêtais à devoir batailler pour faire passer l’entretien, mais pas du tout. Le Mzee m’a même demandé d’en faire d’autres ! En réalité, il voulait réunifier le pays, et mes connexions lui étaient utiles. C’est comme cela que j’ai donné la parole à d’autres grands noms du mobutisme, comme Honoré Ngbanda, Kengo wa Dongo ou Victor Nendaka. »

    À l’époque, la proximité entre Laurent-Désiré Kabila et Wivine Moleka étonne et fait jaser. Au point que la rumeur attribue au président la paternité du fils de la journaliste – à tort. Le père de l’enfant n’est pas un inconnu pour autant : il s’agit de l’actuel ministre de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba.

    Albert et Wivine Moleka appartiennent aujourd’hui à des camps politiques opposés (elle est députée du parti au pouvoir, lui est dans l’opposition), mais entretiennent des relations cordiales. C’est plus compliqué chez les Bemba. « Cathy », la sœur de Jean-Pierre, a épousé Nzanga Mobutu, qui a longtemps été en froid avec son beau-frère. Une autre de ses sœurs, Caroline, est mariée à Jean Bamanisa, le gouverneur de la Province orientale. La fratrie est unie contre Jean-Jacques Bemba, un demi-frère reconnu par Jeannot à sa naissance, mais qui a contesté en justice les modalités de la succession familiale.

    Cette inimitié s’est déportée sur le terrain politique : kabiliste convaincu, Jean-Jacques est allé défier sa demi-sœur Caroline pour un siège de député dans le fief familial de Gemena, lors des élections de 2011. Caroline l’a remporté. Depuis, Jean-Jacques a été nommé administrateur de la Société commerciale des transports et des ports (SCTP) par le président Kabila. Preuve que même lorsque l’on est rejeté par les siens, avoir un nom peut toujours être utile.

    Jeune Afrique

  • Kabila poursuit Katumbi pour « fraude douanière »

    Kabila poursuit Katumbi pour « fraude douanière »

    moise-katumbi-kabila-Moïse Katumbi et trois autres gouverneurs provinciaux de la RDC, ainsi qu’un ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila, sont soupçonnés de fraude et de corruption. C’est ce qui ressort de la plainte déposée mardi par un conseiller spécial du chef de l’État congolais, que l’AFP dit avoir pu consulter le lendemain.

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    On le savait déjà. Dans le bras de fer qui oppose depuis quelques mois Joseph Kabila et Moïse Katumbi, tous les coups sont permis. Dernière illustration en date : la plainte pour corruption, fraudes et détournements déposée au nom du chef de l’État, le 23 juin, devant le parquet général de la République, par Luzolo Bambi, son conseiller spécial en matière de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

    Une procédure qui viserait plusieurs personnalités dont le gouverneur du Katanga accusé de « fraude douanière », selon l’AFP qui a pu consulter mercredi le « document d’une vingtaine de pages ».

    Parmi les suspects, on retrouve également de très proches collaborateurs du chef de l’État, sur qui reposent des soupçons de corruption : Marcellin Cishambo, gouverneur du Sud-Kivu et ancien conseiller du président de la République, Gustave Beya Siku, ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila récemment éjecté de son poste. Mais aussi Alex Kande, gouverneur du Kasaï occidental, dans le centre du pays.

    La « contre-offensive » du président

    « Joseph Kabila a bien choisi le moment pour passer à l’attaque, sachant que les trois gouverneurs visés quitteront leur fonction d’ici le 30 juin avec l’installation des nouvelles provinces », estime une source diplomatique à Kinshasa. D’autant que depuis début janvier, on s’attendait à une « contre-offensive » du chef de l’État, après les propos de Katumbi sur le ‘troisième faux penalty ‘[entendez l’opposition de ce dernier à un troisième mandat du président sortant, NDRL]. « Il avait même annoncé la couleur lorsqu’il s’était rendu à Lubumbashi, dénonçant la pauvreté des populations qui vivent dans une province minière et la plus riche du pays », ajoute notre source.

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    À ceux qui considèrent qu’il s’agit d’une stratégie politicienne pour barrer la route du palais de la Nation à Moïse Katumbi, à qui l’on prête des ambitions présidentielles en 2016, un proche du chef de l’État, comme souvent en RDC, répond par une question : « Que dira-t-on du cas de l’ancien directeur de cabinet du président [Beya] ou de celui de son ancien conseiller [Cishambo] qui sont également visés par la plainte présidentielle ? ». Et d’ajouter : « Il serait aujourd’hui malvenu de tenter de remettre en cause la justesse de l’action du président qui veut établir la lumière sur les malveillances financières dans le pays. »

    Katumbi « prêt à prendre ses responsabilités »

    Ce n’est pas la première fois que le pouvoir tente de saper l’image de Moïse Katumbi.
    Dans l’entourage du gouverneur sortant du Katanga, on ne se dit « pas surpris » par cette plainte. « Ce n’est pas la première fois que le pouvoir tente de saper l’image de Moïse Katumbi, rappelle l’un de ses conseillers. Déjà en 2010, une plainte avait été déposée à Bruxelles et à Londres par l’État congolais contre Katumbi pour blanchissement d’argent et achat d’armes. La procédure s’était soldée par un non-lieu ».

    Et à chaque fois, « c’est toujours Luzolo Bambi, à l’époque ministre de la Justice et aujourd’hui conseiller spécial du chef de l’État, qui est à la manœuvre. Et comme en 2010, le pays se trouve à la veille d’une présidentielle et on soupçonne Katumbi d’avoir des ambitions pour le scrutin », rappelle-t-il. Avant de lâcher : « On dirait qu’ils ont peur que Katumbi brigue la magistrature suprême. »

    À en croire ce conseiller du gouverneur, Katumbi est « serein » et attend que soient officiellement signifiées les accusations portées contre lui. « Il sait que c’est lui qui est visé : c’est lui le plat principal et les autres personnes citées ne sont que la garniture », explique-t-il, soulignant toutefois que le gouverneur du Katanga se dit « prêt à prendre ses responsabilités. » Sans donner plus de détails.

    JA

  • Joseph Kabila dépose plainte contre la corruption

    Joseph Kabila dépose plainte contre la corruption

    kabila 1-La plainte a été déposée par le conseiller spécial du président en matière de la bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

    Le conseiller spécial du président Joseph Kabila, Luzolo Bambi avait prévenu lors de sa nomination à ce poste en mars qu’il fallait arrêter la corruption qui devenait endémique.

    M. Luzolo n’a pas indiqué qui est visé par la plainte. Mais il a affirmé que le président venait d’accomplir sa part de responsabilité et que la justice devait faire la sienne.

    La plainte a été motivée par de nombreuses dénonciations de détournements de deniers publics et de corruption dans presque dans tous les secteurs. La République démocratique du Congo (RDC) occupe la 154e place sur 174 pays dans l’indice annuel de perception de la corruption publié par l’ONG de lutte en faveur de la bonne gouvernance, Transparency International. Cet indice est publié en décembre de chaque année.

    VOA

  • RDC: le gouvernement rétablit le signal des médias catholiques après cinq mois de coupure

    RDC: le gouvernement rétablit le signal des médias catholiques après cinq mois de coupure

    radio station 2-L’ONG congolaise Journaliste en danger confirme le rétablissement du signal mais dénonce la politique de deux poids, deux mesures.
    Une dizaine d’autres médias dont le signal a été coupé le même jour et pour les mêmes raisons, n’émettent toujours pas. Ces médias, parmi lesquels CKTV de Jean-Pierre Bemba, avaient été coupés  la veille de violentes manifestations contre une révision de la loi électorale qui aurait pu permettre au président Joseph Kabila de rester au pouvoir au-delà du terme de son mandat, fin 2016, alors que la Constitution lui interdit de se représenter.
    Les autorités avaient accusé les médias dont le signal était coupé, d’avoir relayé un appel de l’opposition à manifester contre le projet de loi électorale.
    Le rétablissement du signal des médias catholiques a fait l’objet de discussions que l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo et le président Joseph Kabila ont eu le 2 juin dans le cadre des consultations en vue d’un dialogue politique convoqué par le chef de l’Etat congolais.
    Une partie de l’opposition a rejeté le dialogue initié par le président Kabila.
    Mgr Monsengwo appelé le dialogue la “voie royale et pacifique de sortie de crise”, mais a souligné tout de même que la Constitution devait être respectée.

    VOA

  • Joseph Mukungubila: Adeptes d’une secte condamnés

    Joseph Mukungubila: Adeptes d’une secte condamnés

    mukungubila-Les adeptes du groupe religieux ont été jugés et condamnés pour des attaques lancées le 30 décembre 2013 simultanément à Kinshasa, Lubumbashi et Kindu, deux villes de l’Est du pays.

    Ces 17 personnes ont été reconnues coupables de « détention illégale d’armes de guerre, rébellion et meurtre ».

    Leur avocat a déclaré que ses clients allaient interjeter appel.

    Par ailleurs, 15 autres accusés ont été acquittés par le tribunal militaire de Lubumbashi.

    Les prévenus avaient été arrêtés à Lubumbashi. C’était à la suite d’affrontements, le 30 décembre 2013, qui avaient opposé des fidèles du pasteur Joseph Mukungubila aux forces de l’ordre.

    Ce jour-là, des assaillants se réclamant de ce leader d’une secte évangélique, avaient attaqué plusieurs lieux stratégiques de Kinshasa.

    Presque simultanément, un petit groupe d’hommes armés tentait de s’emparer de l’aéroport de Kindu, dans l’Est du pays.

    Peu après les attaques de la capitale, des affrontements éclataient autour du domicile du pasteur à Lubumbashi, où étaient rassemblés nombre de ses adeptes ainsi que leurs enfants.

    Selon les autorités, 95 assaillants qualifiés de terroristes et “8 éléments des forces armées” avaient été tués lors de ces évènements.

    Des ONG de défense des droits de l’homme avaient avancé un bilan plus lourd : plus de 300 morts.

    Le pasteur , lui, vit en exil en Afrique du Sud.

    Ce candidat malheureux à la présidentielle de 2006 a été jugé et condamné par contumace.

    Il a toujours clamé son innocence, niant toute implication dans ces attaques qu’il qualifie de « coup monté ».

    BBC

  • NBA: Des Warriors en or !

    NBA: Des Warriors en or !

    Curry_NBA-Golden State était trop fort. Malgré les efforts de LeBron James, les Warriors ont en effet décroché le quatrième titre NBA de leur histoire, venant à bout des Cavaliers 4 victoires à 2 après leur succès dans le match 6 à Cleveland (105-97). Une victoire décrochée sur l’autel du collectif.

    LeBron James a beau être le meilleur joueur du monde, les Warriors sont, eux, la meilleure équipe de la Ligue. Si l’icône de Cleveland a bien réussi un temps à entretenir le rêve d’un premier sacre pour la cité de l’Ohio, et ce malgré les absences de Kyrie Irving et Kevin Love, blessés, la force collective de Golden State, déjà irrésistible en saison régulière avec 67 victoires pour seulement 15 défaites, a prévalu jusqu’au bout. A tel point que Stephen Curry, le MVP 2014-2015 n’a même pas eu besoin de flamber plus que de raison pour donner le coup de grâce aux Cavaliers (105-97).

    A l’inverse de son compère des Splash Brothers,Klay Thompson, de nouveau encalminé par les fautes, le jeune artificier a évidemment une nouvelle fois été à son avantage comme en attestent ses 25 points à 8 sur 18 aux tirs, 8 passes, 6 rebonds et 3 interceptions, mais c’est bien en équipe que les Warriors sont allés décrocher le quatrième titre de leur histoire, quarante ans après le dernier. Et pas seulement parce qu’ils sont cinq joueurs de Golden State à terminer avec plus de dix points au compteur, Andre Iguodala, co-meilleur marqueur des siens avec 25 points, à 9 sur 20 aux tirs, et d’ailleurs élu MVP des Finales, et Draymond Green, auteur, lui, d’un triple-double pour terminer avec 16 points, 11 rebonds et 10 passes, n’ayant rien à envier à leur meneur vedette.

    Cleveland, extérieur nuit

    Car les hommes de Steve Kerr, titré dès sa première année sur un banc NBA, ont tout autant brillé en défense. Même LeBron James, pas passé loin d’un troisième triple-double lors de ces Finales avec 32 points, 18 rebonds et 8 passes, en a fait les frais comme en témoigne son 13 sur 33 aux tirs. C’est certes toujours mieux que ses compères des lignes arrières, une fois encore transparents. A l’image d’Iman Shumpert et James Jones, auteurs d’un 2 sur 12 à eux deux, ou de J.R. Smith, qui a certes pris feu dans les dernières minutes en enquillant trois tirs primés à la suite, mais qui doit se contenter d’un piètre 5 sur 15 aux tirs pour ses 19 points. Aussi, Timofey Mozgov et Tristan Thompson pouvaient bien briller, avec 17 points, 12 rebonds et 4 contres pour l’un et 15 points et 13 rebonds pour l’autre, et permettre aux Cavs de remporter la bataille du rebond, il en aurait fallu encore plus pour rivaliser avec ces Warriors et décrocher le droit d’aller disputer un match 7 à Oakland.

    Et si après avoir compté 13 points de débours à l’issue du premier quart (28-15), les Cavs sont parvenus à entretenir l’espoir grâce à une belle réaction dans le deuxième acte, au point de mener au retour des vestiaires (47-45), il aura suffi d’une nouvelle accélération pour que Golden State reprenne ses aises. Forts de leurs douze points d’avance à l’entame de la dernière ligne droite (73-61), les Californiens pouvaient gérer et en dépit d’une petite alerte suite à la flambée de J.R. Smith, Cleveland recollant à quatre longueurs à 33 secondes de la fin (101-97), savourer leur sacre. “Ça paraît irréel”, pouvait bien apprécier Iguodala, dont la promotion dans le cinq de départ lors du match 4 aura fait basculer le cours de ces Finales.

    Yahoo

  • Sommet de l’UA: le président soudanais a quitté Johannesburg

    Sommet de l’UA: le président soudanais a quitté Johannesburg

    BASHIR-ROBERT-C’est la fin, ce lundi, du 25e sommet de l’Union africaine qui se tenait à Johannesburg en Afrique du Sud. Un sommet où il a été question du Burundi, du défi migratoire, même si c’est un tout autre sujet qui a occupé les esprits. Il s’agit du cas d’Omar el-Béchir, le président soudanais, inculpé par la Cour pénale internationale (CPI) pour génocide. A Pretoria, un tribunal doit se prononcer sur la demande de la CPI d’arrêter Omar el-Béchir, mais le président soudanais a déjà quitté le territoire, selon Khartoum.

    L’ambassade du Soudan affirme que le président Omar el-Béchir a décollé ce lundi 15 juin aux environs de midi. Des médias sud-africains ont vu l’avion présidentiel décoller d’un aéroport militaire de Johannesburg. Ils ont même pris en photo ce décollage. L’information a été confirmée à Khartoum ; le ministre d’Etat à l’Information, Yasser Youssef, déclarant à l’AFP que « l’avion du président Béchir a décollé de Johannesburg et doit arriver vers 18h30(15h30 GMT) ce soir. »

    Il y avait beaucoup d’incertitude autour de ce départ, beaucoup de déclarations contradictoires des autorités soudanaises. Le porte-parole, dimanche soir, affirmait que le président soudanais était déjà en route. Ce matin, le parti au pouvoir demandait aux partisans du président de l’accueillir en héros à Khartoum à la mi-journée. Des déclarations contradictoires qui faisaient finalement qu’on ne savait pas très bien où était Omar el-Béchir.

    La justice sud-africaine devait se prononcer ce matin sur cette affaire et avait appris que, malgré la demande d’interdiction de départ du territoire, les cinq postes frontière qui étaient concernés n’avaient reçu l’information que tardivement et que donc ces postes frontière seraient peut-être restés très opportunément ouverts. On sait que les autorités sud-africaines n’avaient que très peu l’intention d’arrêter Omar el-Béchir. C’est ce qui est ressorti des communiqués officiels, que cela vienne du parti au pouvoir (l’ANC) ou des communications des autorités sud-africaines elles-mêmes.

    Ce départ précipité est en tous les cas une violation de la décision rendue hier par la Cour de Pretoria et qui lui interdisait de quitter le territoire sud-africain. Ce matin, le juge en charge de l’affaire a demandé plusieurs fois au représentant de l’Etat si son arrêt avait été respecté et si Omar el-Béchir se trouvait toujours en Afrique du Sud, mais aucune réponse claire et officielle ne lui a été donnée. L’avocat du gouvernement a tout de même indiqué que le nom de Omar el-Béchir ne figurait pas sur la liste des passagers qui ont embarqué ce matin à l’aéroport de Waterkloof

    RFI

  • La justice sud-africaine se prononce lundi sur le sort d’el-Béchir

    La justice sud-africaine se prononce lundi sur le sort d’el-Béchir

    el-Béchir-La justice sud-africaine a provisoirement interdit dimanche au président soudanais Omar el-Béchir, poursuivi par la Cour Pénale Internationale, de quitter ce pays d’Afrique Australe.

    Un tribunal sud-africain doit se prononcer lundi sur une requête de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye qui a demandé à l’Afrique du Sud d’arrêter le président soudanais Omar Hassan el-Bechir. Ce dernier assiste au sommet de l’Union Africaine (UA) à Johannesburg.

    Le tribunal a provisoirement ordonné dimanche au président soudanais de ne pas quitter l’Afrique du Sud. El-Bechir est recherché depuis plusieurs années par la justice internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Darfour, dans l’ouest du Soudan.

    Le gouvernement sud-africain a pourtant accordé l’immunitéà tous les dirigeants et délégués africains présents au sommetde l’UA.

    Les Etats-Unis ont exprimé leur « profonde préoccupation » face au déplacement effectué par el-Béchir en Afrique du Sud. Dans un communiqué, le département d’Etat américain a déclaré que les Etats-Unis « soutiennent fermement les efforts internationaux pour poursuivre les auteurs de génocide, de crimes contre l’humanité et crimes de guerre. À la lumiè

  • RDC : Kobler offre ses bons offices au dialogue national

    RDC : Kobler offre ses bons offices au dialogue national

    kobler-Le représentant de l’ONU en République démocratique du Congo a affirmé mercredi que son offre a pour but de permettre un dialogue national pour lequel le président congolais Joseph Kabila a entamé, le 1er juin, des consultations.

    Des élections apaisées dans le pays face à un climat politique tendu depuis le début de l’année est le but poursuivi, a expliqué Martin Kobler.

    Le numéro 1 de la Mission des Nations unies pour la stabilisation de la RDC (Monusco) a cependant reconnu que le consentement des parties à son offre était un préalable. “Pour danser, il faut être à deux”, a-t-il affirmé.

    Une partie de l’opposition se tient à l’écart de ces consultations, accusant le président Joseph Kabila de multiplier des stratagèmes pour se maintenir au pouvoir. Si la Constitution est respectée, M. Kabila ne devrait pas se représenter à l’élection présidentielle de 2016, car les mandats présidentiels sont limités à deux en RDC.


    La médiation qu’il propose se fera, selon M. Kobler, dans le cadre proposé par la communauté internationale à travers la résolution 2211 du Conseil de sécurité de l’ONU et à condition que la Constitution congolaise soit respectée.

    La résolution 2211, adoptée en mars, autorise la Monusco à promouvoir un dialogue politique en RDC afin d’ouvrir la voie à la tenue d’élections libres, transparentes et crédibles.

    Au moins 41 personnes ont été tuées au cours des manifestations contre la révision de la loi électorale qui pouvait permettre de retarder l’élection présidentielle.

    Le pays est plongé dans une crise politique depuis la réélection de M. Kabila en 2011 à l’issue d’élections marquées, selon l’opposition, par des fraudes massives.

    VOA