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  • RDC: incursion d’éléments de l’armée rwandaise non loin de Goma

    RDC: incursion d’éléments de l’armée rwandaise non loin de Goma

    Rwandais-Gemena-Le calme est semble-t-il de retour dans l’est de la RDC après une incursion d’éléments de l’armée rwandaise, ce 22 avril, à un peu moins d’une centaine de kilomètres au nord-est de Goma. Cette incursion et les échanges de tirs qui se sont produits ont fait un blessé du côté de l’armé congolaise, selon les autorités qui ont saisi le mécanisme conjoint de vérification.

    Un soldat congolais blessé par balle à la jambe, c’est le bilan de cet accrochage entre les armées congolaise et rwandaise, mercredi, selon des sources concordantes. L’incident a eu lieu sur la colline Musangoti, tout près de celle de Chanzu, dans le secteur de Rutshuru. Il s’agit d’une zone en plein parc des Virunga, qui s’étend des deux côtés de la frontière rwandaise et congolaise.

    Selon le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, des soldats congolais, voyant une position de militaires rwandais à environ 1 km à l’intérieur de leur territoire, ont tiré des coups de feu de sommation. Les Rwandais ont répliqué, blessant un soldat, avant de repasser de l’autre côté de la frontière.

    Mais cette incursion a été aussitôt démentie par un diplomate rwandais. Le numéro deux de la représentation permanente du Rwanda aux Nations unies, Olivier Nduhungirehe, a qualifié l’incident de « bobard » sur son compte Twitter. Du côté de l’armée rwandaise, silence radio depuis mercredi. Ce jeudi matin, une équipe de la mission de vérification conjointe est partie sur le terrain voir ce qu’il en était. Une vérification qui pourrait s’avérer compliquée si les militaires rwandais ont quitté la zone. Cet incident frontalier n’est, en tout cas, pas le premier. En juin dernier, pendant deux jours, il y avait eu des accrochages entre les deux armées dans une zone particulièrement mal délimitée de la frontière.

    (RFI)

  • RDC : reprise du procès des assassins présumés de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana

    RDC : reprise du procès des assassins présumés de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana

    John Numbi et Feu Chebeya
    John Numbi et Feu Chebeya

    -Ce défenseur des droits de l’homme et son chauffeur sont morts au lendemain d’une convocation par l’inspecteur général de la police congolaise. Depuis cinq ans, l’affaire n’a toujours pas abouti.

    Le procès a repris ce 21 avril à la Haute Cour Militaire de la Gombe à Makala.

    La famille et les avocats de Floribet Chebeya avaient contesté le verdict du premier niveau et avaient exigé la comparution et la condamnation de l’inspecteur général de la police qui avait convoqué le défenseur des droits de l’homme la veille de son assassinat.

    Au premier ressort, le général John Numbi  était juste convoqué comme un témoin et était reparti libre.

    Le fondateur de La Voix des Sans-Voix, Floribert Chebeya a été assassiné près de Kinshasa le 2 juin 2010. La veille, il s’était rendu à l’inspection générale de la police avec son chauffeur, Fidèle Bazana, pour y rencontrer le chef de la police, John Numbi.

    En 2011, le numéro deux de la police, Daniel Mukalay, et d’autres policiers ont été condamnés à des peines maximales dont la peine de mort. Un des coaccusés, l’ex Major Paul Mwilambwe, aurait mis en cause le général Numbi.

    Des proches de Chebeya ont déposé, devant la Cour Suprême, une requête de prise à partie contre l’Auditeur Général des Forces Armées, le général Ponde, qui avait rejeté leur plainte contre Numbi.

    (voa)

  • Afrique du Sud : pillage et destruction des activités économiques des immigrants

    Afrique du Sud : pillage et destruction des activités économiques des immigrants

    AFRIQUE DU SUD-A Durban, un adolescent de 14 a été tué dans la nuit de lundi à mardi et un homme de 45 ans a vu les assaillants détruire sa boutique et tout emporter.

    Des scènes comme celles-ci ont lieu dans plusieurs villes de la République Sud-Africaine depuis plus d’une semaine. Des assaillants s’en prennent aux immigrants et à leurs activités économiques.

    Tout est parti d’un appel lancé par un roi Zulu, Goodwill Zwelithini. Pour ce chef traditionnel influent, tous les étrangers devraient faire leurs bagages et s’en aller ». Le roi Zulu s’est rebiffé, mais son appel à la retenue n’est pas entendu.

    Depuis, les Sud-Africains détruisent et pillent les biens des étrangers qu’ils accusent de voler les emplois des nationaux.

    La police a mis la main sur plusieurs  pillards. Et, le président Jacob Zuma a même lancé un message aux Sud-Africains leur disant que les immigrants vivent légalement dans le pays et contribuent énormément à l’économie. Toutefois, les appels des autorités Sud-africaines ne semblent pas arrêter la vague d’attaques.

    En janvier, quatre personnes sont mortes lors des paillages similaires. En 2008, d’autres violences contre les immigrants se s’étaient soldées par la mort de 60 personnes.

    (VOA)

  • Abbé Malumalu : « Ma santé s’améliore positivement, mon retour pour bientôt » en RDC

    Abbé Malumalu : « Ma santé s’améliore positivement, mon retour pour bientôt » en RDC

    Abbe Malu_Malu-L’Abbé Apollinaire Muholongu Malumalu, président de la Commission électorale nationale indépendante, a annoncé son « retour au pays pour bientôt » et affirmé que sa « santé s’améliore » au cours de la réunion ordinaire de l’Assemblée plénière de la Ceni qu’il a présidé le samedi 11 avril 2015 en direct par vidéo-conférence (photo) à partir de l’Afrique du Sud. « Ma santé s’améliore positivement et mon retour au pays est pour bientôt », a-t-il rassuré, indiquant qu’il animera un point de presse cette semaine « pour fixer l’opinion nationale sur les enjeux électoraux de l’heure ».
    A cette occasion, il a salué les 10 membres de l’Assemblée plénière présents à Kinshasa pour examiner les cinq points inscrits à l’ordre du jour : 1.Ouverture des Bureaux de réception et traitement des candidatures (BRTC) ; 2. Préparation de la réunion du Comité de Partenariat des élections ; 3.L’audit externe du fichier électoral ; 4. La sensibilisation électorale et les parties prenantes au processus électoral ; 5.Divers.
    Réception des candidatures aux élections provinciales le 15 avril 2015
    Lors de cette réunion, le Secrétaire exécutif national de la Ceni a fait le point des préparatifs accélérés des opérations de réception et de traitement des candidatures. Il a signalé que « la cascade de la formation prend fin le samedi 11 avril 2015 dans les 26 pools opérationnels de la Ceni, le déploiement du matériel est en cours pour l’opérationnalisation des Bureaux de réception et traitement des candidatures(BRTC) à dater du 15 avril 2015 ». « Il en est de même des outils de sensibilisation tels que le guide du candidat, le guide de l’électeur, le dépliant et les affiches illustrant les différentes étapes à suivre par le candidat. Pour clôturer ce point,l’Assemblée Plénière a examiné et adopté le projet de décision portant convocation de l’électorat et inscription des candidats pour l’élection des députés provinciaux », renseigne un communiqué de la Ceni parvenu à Lepotentielonline.com.
     
    Audit externe du fichier électoral
    Parmi les autres questions évoquées, il a été annoncé « l’arrivée, dans les prochains jours à Kinshasa, des experts chargés de l’audit externe du fichier électoral ». « Dans la perspective des prochaines consultations électorales, l’Assemblée Plénière de la Commission électorale nationale indépendante a également passé en revue le niveau et la nature de l’implication des autres institutions et parties prenantes au processus électoral en vue de renforcer la sensibilisation électorale », précise le communiqué. « Non épuisé », ce dernier point sera réexaminé au cours de la prochaine Assemblée plénière de la Ceni dont la date n’a pas été dévoilée.
    (Le Potentiel)
  • Affaire de Maluku: des diplomates visitent la morgue de Kinshasa

    Affaire de Maluku: des diplomates visitent la morgue de Kinshasa

    MORGUE-En RDC, la fosse commune de Maluku est toujours au cœur de l’actualité. Lundi 13 avril, le ministre de la Justice s’est adressé aux diplomates en poste à Kinshasa. Ils ont même été invités à visiter la morgue centrale de la capitale dans un souci de « transparence » et pour tenter de mettre fin à la polémique autour de cet enterrement collectif de 421 personnes le 19 mars dernier.

    Devant nous, une pièce d’une vingtaine de mètres carrés réfrigérée. A l’intérieur, des dizaines de corps côte à côte, entreposés sur plusieurs niveaux dans des sortes d’étagères en bois. 188 corps sont dans cette morgue depuis début avril, affirme le directeur de la morgue. Ce sont 103 bébés et 85 adultes, abandonnés par leurs familles.

    L’odeur de formol et de désodorisant aspergé en continu par le personnel de la morgue pique les yeux et la gorge. Il est impossible pour les visiteurs de s’éterniser, de vérifier le nombre ou l’identité des cadavres, par exemple. Mais pour le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, voir ces corps est important : « Ceux qui vous faisaient croire jusqu’à présent qu’il n’y a jamais eu de décès d’indigents à Kinshasa, sauf  ceux-là, pour cacher les morts de janvier 2015, ceux qui vous ont dit qu’il n’y a jamais eu de bébés morts à Kinshasa, vous ont menti, puisque voilà des bébés morts. Voilà des indigents emmenés à l’hôpital. C’est ça notre motivation. »

    Une visite qui ne donne aucune indication sur l’identité de ceux qui ont été enterrés le 19 mars à Maluku, regrette un diplomate sous couvert d’anonymat. Des questions demeurent. La liste des noms des personnes enterrées à Maluku n’a pas encore été remise à la presse ou aux organisations de protection des droits de l’homme. Des interrogations qui ont également donné lieu lundi à une séance agitée à l’Assemblée nationale. Le ministre de l’Intérieur doit s’exprimer ce mardi devant les sénateurs sur cet enterrement collectif qui depuis dix jours est au cœur de l’actualité.

    (RFI)

  • Video: Voici comment les pirates informatiques sont parvenus à arrêter les programmes de la chaîne TV5Monde

    Video: Voici comment les pirates informatiques sont parvenus à arrêter les programmes de la chaîne TV5Monde


    Comment prévenir le piratage informatique des sociétés ?

    Des cyber-attaques, on en a déjà connu en Belgique. Des sites internet de sociétés belges ont déjà été piratés. Mais ce vendredi matin, avec l’attaque sur TV5Monde, les pirates informatiques sont allés encore plus loin, puisqu’ils ont carrément réussi à prendre le contrôle d’une chaîne de télé. Comment est-ce possible ? Nos entreprises, sur-informatisées, sont-elles vraiment en danger ? Eléments de réponse avec nos journalistes Sébastien Degrave et Denis Caudron.

    Les réseaux sociaux étaient le premier service de TV5Monde visé par les pirates informatiques hier soir. Twitter et Facebook: les outils de TV5Monde sont pris en otage, les terroristes modifient les comptes et font afficher les couleurs et les messages de l’Etat islamique. Quelques minutes plus tard, le site internet de la chaîne de télévision n’est plus accessible: les serveurs web (les ordinateurs sur lesquels est “stocké” le site internet) situés aux Etats-Unis ne répondent plus.

    Pour Olivier Bogaert, commissaire de la Computer Crime Unit (unité spécialisée de la police fédérale dans la criminalité sur internet), il aura suffi qu’un seul ordinateur soit infecté pour créer une faille sur l’ensemble du réseau de l’entreprise: “Une partie de l’environnement qu’utilise TV5Monde a été infecté par un logiciel qui a permis aux pirates de se “promener” dans l’environnement et les serveurs de TV5Monde jusqu’au moment où ils ont pu petit à petit déconnecter des services.”

    Le groupe terroriste parvient ensuite à pénétrer dans les serveurs de diffusion de la chaîne en déjouant les systèmes de protection.

    Aujourd’hui, l’informatique est présente à tous les niveaux dans une chaîne de télévision. La diffusion des programmes peut donc être interrompues à distance par des pirates informatiques.“Si les systèmes de protection ne sont pas en place, il est évident que depuis l’extérieur, depuis l’internet, on peut, s’il existe des failles de sécurité, prendre le contrôle de la chaîne, changer les horaires de programmes, changer l’émission qui est diffusée, l’interrompre, faire tout ce qu’on veut”explique le directeur technique et informatique de RTL Belgique.

    Selon le directeur de TV5Monde, l’attaque informatique a été très puissante et les systèmes informatiques de la chaîne ont été fortement détériorés.

    (RTL)

  • RDC: l’affaire de la fosse commune de Maluku prend de l’ampleur

    RDC: l’affaire de la fosse commune de Maluku prend de l’ampleur

    FOSSE COMMUNE-C’est une affaire qui prend de l’ampleur à Kinshasa celle de la «fosse commune de Maluku». Plus de 400 personnes ont été inhumées de nuit dans un cimetière situé à plus de 100 km de la capitale. Les autorités congolaises confirment avoir enterré 424 personnes de nuit le 19 mars dernier, mais il s’agirait selon elles d’indigents et de bébés mort-nés, et non des victimes des manifestations de janvier dernier, comme s’en inquiètent certaines organisations de la société civile.

    C’est un tas de sable entouré d’herbes hautes. Pour le trouver, il faut faire plus de 100 km par la route et suivre une petite piste. C’est là que, derrière un cimetière, on tombe sur un grand carré de terre fraîchement retourné. Aucune croix, ni aucune pierre tombale. Une fosse commune qui aurait pu passer totalement inaperçue, s’il n’y avait pas eu autant de témoignages d’habitants pour la signaler.

    D’ailleurs, dans les environs, nombreux sont ceux qui disent avoir vu vers 4h du matin, des camions recouverts de bâches en plastique. Les personnes qui ont entrepris de les décharger leur auraient dit qu’il s’agissait de cadavres et demandé à ceux qui passaient par là de s’éloigner du fait de l’odeur très forte de corps en putréfaction.

    Une femme qui revient des champs juste à côté raconte ce qu’elle a vu : « Il était 4h et il y avait beaucoup de cadavres dans des sacs en plastique. On les a enterrés ici, on les a déversés tous dans une même fosse ». Une autre femme un plateau d’ignames et de légumes sur la tête témoigne : « Je n’ai pas vu les corps, mais lorsqu’ils sont arrivés ils nous ont dit que ce sont des cadavres en état de décomposition et qu’il ne fallait pas s’approcher du fait de l’odeur malsaine ».

    Les autorités sommées de s’expliquer la semaine dernière ont confirmé que 424 corps ont été enterrés là. Des indigents, des corps non réclamés, mais aussi 300 mort-nés, selon le ministère de l’Intérieur.

    Mais à Maluku cette version des faits ne convainc pas : « Pourquoi enterrer la nuit entre 2h et 4h du matin ? Et d’ailleurs en voyant ces corps je ne pense pas que ce soit des bébés ou des fausses-couches », s’interroge un habitant.

    Aucun élément par contre n’a été donné sur l’identité de ces corps ou le choix de ce site. Mais depuis la semaine dernière, les autorités congolaises ont elles-mêmes ouvert deux enquêtes : l’une militaire et l’autre civile. Lundi, des magistrats militaires se sont rendus sur le site pour interroger des habitants. Une équipe de la police scientifique était aussi sur place.

    Une partie de la société civile s’inquiète que les corps de personnes tuées au cours des manifestations de l’opposition en janvier – dont certaines familles n’ont pas récupéré les corps – se trouvent dans cette fosse. Le ministère de l’Intérieur dément, mais le doute persiste dans la population et pour les organisations de protection des droits de l’homme.

    Human Rights Watch réclame une enquête indépendante et crédible. Les autorités congolaises doivent maintenant décider si elles vont ou non exhumer ces corps pour faire toute la lumière sur cette étrange fosse commune. Au nom du gouvernement, le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Evariste Boshab s’est déjà engagé à autoriser l’exhumation de ces corps pour les besoins de l’enquête si la demande devait lui être faite.

    (RFI)

  • Troisième mandat de Kabila: la fronde gronde au sein de la majorité

    Troisième mandat de Kabila: la fronde gronde au sein de la majorité

    Antoine Kyungu-La fronde semble s’installer profondément au sein de la majorité en République démocratique du Congo. Après le Mouvement social pour le renouveau (MSR) et quelques leaders qui se sont déjà prononcés contre un éventuel troisième mandat de Joseph Kabila à la présidence de la République, l’Union nationale des fédéralistes congolais (Unafec), vient de décider de présenter un candidat à la présidence de la République.

    C’est non sans difficulté que l’Unafec a organisé son congrès extraordinaire à Lubumbashi. Rassemblement dispersé samedi matin par des hommes en uniforme, qui ont aussi tenté d’empêcher toute sortie de sa résidence à Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, le leader de ce parti de la majorité, également président de l’Assemblée provinciale du Katanga.

    Première résolution importante de ces assises : l’Unafec décide de présenter un candidat à la présidentielle de 2016, en plus de ceux qui seront positionnés à tous les autres postes pour le cycle électoral. L’Unafec est donc le premier parti de la majorité à prendre une telle position qui, vraisemblablement, va à l’encontre de l’esprit de la famille politique.

    L’Unafec dénonce le découpage territorial

    Il faut dire que les assises de Lubumbashi s’insurgent également contre le découpage territorial, que les participants ont qualifié de « précipité et d’arbitraire ». Ils exigent de ce fait que le gouvernement central restitue à chaque province, les 40% sur les recettes perçues au plan national. Joint par RFI, le porte-parole de la majorité, Sébastien Luzanga Shamandevu, a promis de réagir dans les heures qui viennent.

    (RFI)