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  • Joseph Kabila investit les membres de la Commission nationale des droits de l’homme

    Joseph Kabila investit les membres de la Commission nationale des droits de l’homme

    Le chef de l’Etat de la RDC a investi samedi 4 avril les neuf membres de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH). Parmi eux, on compte six hommes et trois femmes.

    La Commission nationale des droits de l’homme est chargée de la promotion et de la protection des droits de l’homme en RDC. Ses membres ont été désignés par des organisations de la société civile sous l’arbitrage du bureau de l’Assemblée nationale, a déclaré le président de la chambre basse du Parlement, Aubin Minaku, lors de leur entérinement.

    Les neuf membres de la CNDH sont:

    • Fernandez Murhola
    • Chantal Nembuzu
    • Guilain Embusa
    • Kenge Tshilombay
    • Amuri Lumumba
    • Muamba Mushikonke
    • Astrid Bilonda
    • Belinda Luntandila
    • Olivier Wala Wala

    La loi instituant la commission des droits de l’homme avait été votée en décembre 2012 au Parlement.

  • RDC: la Cour constitutionnelle appelée à travailler en toute indépendance

    RDC: la Cour constitutionnelle appelée à travailler en toute indépendance

    Le bâtonnier Coco Kayudi et le porte-parole de la Majorité présidentielle, Luzanga Shamandevu, appellent les membres de la Cour constitutionnelle à travailler en toute indépendance. Les neuf membres de cette Cour ont prêté serment samedi 4 avril au Palais du peuple de Kinshasa. Ils ont notamment la compétence de juger de la constitutionnalité des lois, des actes ayant force de loi, des édits et des règlements intérieurs des chambres parlementaires.

    «La seule recommandation que je puis formuler à l’endroit des membres de la Cour constitutionnelle est qu’ils respectent les termes de leur serment. Ils doivent exercer leurs fonctions en toute indépendance avec impartialité et dans le respect de la constitution ainsi que des lois de la République», a indiqué le bâtonnier Coco Kayudi.

    Il a estimé nécessaire que le serment prononcé par les neuf membres de la Cour constitutionnelle résonne dans leurs oreilles comme un écho. Selon lui, ces juges feront l’objet de plusieurs sollicitations et pressions.

    Les membres de la Cour constitutionnelle ont également la compétence de juger le chef de l’Etat et le Premier ministre.

    Le porte-parole de la Majorité présidentielle (MP), Luzanga Shamandevu, lance également un appel pour que la Cour constitutionnelle travaille en toute indépendance.

    « Nous souhaitons que les neuf membres de la Cour constitutionnelle soient vraiment des citoyens qui vont régler les problèmes judiciaires dans notre pays en toute indépendance », a-t-il fait savoir.

    Il s’est dit persuadé que les membres de cette haute seront à la hauteur de leur tâche.

    «Il faut que ces gens soient en mesure de ne dire que le droit. Nous avons confiance que cette Cour va être au-dessus de tout, elle sera en mesure de pouvoir trancher en toute intégrité morale et intellectuelle tous les conflits que nous allons avoir », a-t-il souligné.

    Le porte-parole de la MP s’est également réjouit de la mise en place de la Cour constitutionnelle. « Il était temps que cette cour soit mise en œuvre pour que nous ayons l’apaisement sur le plan de la justice », a-t-il indiqué.

    Il a aussi plaidé pour qu’on ne fasse pas de procès d’intention aux membres de ce cour au sujet de leur prétendue orientation politique :

    «Cette haute cour n’a rien avoir avec la majorité présidentielle. On n’a pas cherché qui est de la majorité, qui est de l’opposition. C’est la Cour. N’ayons pas d’inquiétudes dès le départ ou de procès d’intentions. »

    En dehors de neuf membres de cette haute cour, six membres du Parquet général près la Cour constitutionnelle ont également prêté serment devant le chef de l’Etat. Ce qui marque leur entrée en fonction.

  • France : Claude Guéant placé en garde à vue dans l’enquête sur le financement libyen de Sarkozy

    France : Claude Guéant placé en garde à vue dans l’enquête sur le financement libyen de Sarkozy

    Claude Guéant, ancien ministre de l’Intérieur et fidèle lieutenant de Nicolas Sarkozy, a été placé en garde à vue vendredi matin dans l’enquête sur les accusations de financement libyen de la campagne de l’ancien président français en 2007.

    Claude Guéant, ancien ministre de l’Intérieur, a été placé vendredi 6 mars au matin en garde à vue. L’ex-“premier flic de France” est soupçonné d’avoir participé à un éventuel financement libyen de la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007.

    Des juges d’instruction du pôle financier de Paris s’interrogent notamment sur la découverte, en 2013, d’un virement de 500 000 euros sur le compte de l’ancien ministre de l’Intérieur, qui fut pendant dix ans le bras droit de Nicolas Sarkozy. Claude Guéant, qui fut également secrétaire général de l’Élysée, avait justifié ce virement par la vente à un avocat malaisien de deux tableaux d’un peintre flamand du XVIIe, Andries van Eertvelt. Mais des experts ont contesté la valorisation de ces oeuvres.

    Trois gardes à vue dans trois affaires différentes

    Les accusations d’un financement libyen de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy (président de 2007 à 2012) avaient vu le jour entre les deux tours de la campagne présidentielle de 2012. Le site Mediapart avait alors publié un document évoquant un accord de Mouammar Kadhafi pour financer la campagne de Sarkozy qui, de son côté, assure qu’il s’agit d’un faux.

    Une information judiciaire a été ouverte en avril 2013 sur ces accusations, notamment pour corruption active et passive et trafic d’influence. C’est la troisième fois que Claude Guéant est placé en garde à vue dans le cadre d’affaires différentes. Il l’avait été une première fois fin 2013 dans un dossier de primes versées en liquide alors qu’il dirigeait le cabinet de Nicolas Sarkozy quand ce dernier était ministre de l’Intérieur. Il avait également été placé en garde à vue en mai 2014, dans l’affaire d’un arbitrage controversé entre l’homme d’affaires Bernard Tapie Tapie et la banque Crédit Lyonnais.

    (Avec AFP)

  • Kenya : au moins 70 étudiants tués dans l’attaque de l’université de Garissa

    Kenya : au moins 70 étudiants tués dans l’attaque de l’université de Garissa

    kenya-Selon les autorités kényanes, au moins 70 étudiants ont été tués et un nombre indéterminé d’otages étaient toujours retenus jeudi soir à l’université de Garissa, dans l’est du Kenya, attaquée à l’aube par des islamistes somaliens shebab.

    L’assaut des Shebab contre l’université de Garissa, dans l’est du Kenya, à environ 150 kilomètres de la frontière avec la Somalie, vire au carnage. Au moins 70 étudiants ont été tués dans la journée et des tirs intenses étaient entendus en début de soirée, alors que les forces de sécurité ont lancé une opération pour tenter de sauver les nombreuses personnes retenues en otage depuis l’aube par un commando d’islamistes somaliens. Aux alentours de 16h00 (GMT), le ministère kényan de l’Intérieur a annoncé que quatre assaillants avaient été tués tandis que l’opération de secours se poursuivait.

    Un porte-parole des Shebab avait affirmé plus tôt dans la journée que le commando avait libéré les musulmans et gardé les autres étudiants en otage. Les assaillants, dont le nombre est inconnu, ont abattu deux gardes à l’entrée de l’université vers 5h30 heure locale, puis ouvert le feu au hasard sur le campus, avant de pénétrer dans la résidence universitaire, où sont hébergés plusieurs centaines d’étudiants.

    “Nos hommes sont encore à l’intérieur et se battent, leur mission est de tuer ceux qui sont contre les shebab, a déclaré par téléphone à l’AFP un porte-parole du groupe islamiste, Cheikh Ali Mohamud Rage. Quand nos hommes sont arrivés, ils ont relâché (…) les musulmans (…) nous détenons les autres en otages.”

    La police kényane a offert une récompense de 220 000 dollars pour Mohammed Mohamud, également connu sous le pseudonyme de Dulyadin, qui est suspecté d’être le cerveau de cette attaque contre l’université de Garissa.

    Un nombre “indéterminé” d’otages

    La Croix-Rouge a fait état d’un “nombre indéterminé d’étudiants otages” sur ce campus d’une vingtaine de bâtiments. “Cinquante étudiants ont été libérés”, a-t-elle ajouté, sans préciser dans quelles circonstances, alors que les forces de sécurité tentaient toujours de déloger les assaillants, près de onze heures après le début de l’attaque.

    Le nombre d’étudiants bloqués à l’intérieur du campus était toujours inconnu en fin d’après-midi. Le ministre de l’Intérieur a simplement indiqué que 280 des 815 étudiants inscrits, ainsi que les 60 membres du personnel, “s’étaient manifestés” hors de l’université et que les autorités tentaient de localiser les autres. Selon la Croix-Rouge, le bâtiment dont les assaillants ont pris le contrôle abrite des chambres d’étudiants. “Nous dormions quand nous avons entendu une forte explosion suivie de tirs, tout le monde a commencé à fuir”, a déclaré Japhet Mwala, un étudiant qui a réussi à quitter le campus, mais “certains n’ont pu quitter les bâtiments, vers lesquels les assaillants se dirigeaient en tirant”.

    Selon des étudiants, des rumeurs d’attaques contre l’université avaient circulé dans la semaine. “Personne n’a pris ça au sérieux car ce n’était pas la première fois”, a expliqué l’un d’eux, Nicholas Mutuku, tandis que Katherine, étudiante, disait “avoir pensé à un poisson d’avril”. La zone autour du campus, situé à environ un kilomètre du centre-ville, était totalement bouclée et les médias tenus à l’écart.

    Uhuru Kenyatta “prie” pour les victimes

    Les Shebab ont multiplié les attentats au Kenya depuis 2011, jusqu’à Nairobi et sur la touristique côte du pays, notamment à Mombasa, principal port d’Afrique de l’Est. Ils ont entre autres revendiqué le spectaculaire assaut de septembre 2013 contre le centre commercial Westgate de Nairobi (67 morts) et une série de raids nocturnes sur des villages de la côte en juin-juillet 2014 (au moins 96 personnes froidement exécutées).

    Les zones kényanes situées le long des quelque 700 km de frontière avec la Somalie – particulièrement celles de Mandera, Wajir et Garissa – sont le plus régulièrement ciblées. Fin novembre, après l’exécution par les Shebab de 28 passagers d’un bus – essentiellement des professeurs – près de Mandera, des syndicats de médecins, dentistes et enseignants avaient conseillé à leurs membres de quitter les zones frontalières de la Somalie tant que la sécurité n’y serait pas assurée. En février, quelque 200 professeurs travaillant dans ces zones avaient manifesté pour réclamer leur réaffectation.

    Le président kényan Uhuru Kenyatta a indiqué jeudi dans un bref communiqué “prier” pour les victimes et les otages, assurant que les autorités avaient déployé les renforts “adéquats”. Mercredi, il avait assuré que “le Kenya est aussi sûr que n’importe quel autre pays dans le monde”, contestant de nouvelles mises en garde émises par Londres sur la sécurité au Kenya. Au moins 200 personnes ont été tuées et au moins autant blessées en 2014 au Kenya lors d’attaques revendiquées par les Shebab ou qui leur ont été attribuées.

    (Avec AFP)

  • RDC: la Monusco, cette force de l’ONU devenue indésirable à Kinshasa

    RDC: la Monusco, cette force de l’ONU devenue indésirable à Kinshasa

    monusco-C’est la plus importante force des Nations Unies jamais déployée dans le monde. 20.000 hommes dont une brigade d’intervention forte de 3000 soldats, avec des blindés, des hélicoptères de combat, des drones… Et un budget de 1,4 milliard de dollars par an. Les autorités congolaises réclament son départ. Le Conseil de sécurité s’y oppose. Il vient de renouveler son mandat d’un an.

    A son arrivée le 30 novembre 1999, le pays est à feu et à sang. Le président de l’ex-Zaïre, le maréchal Mobutu Sese Seko, vient d’être chassé du pouvoir par une rébellion qui a investi la capitale, le 17 mai 1997. Les nouveaux maîtres du pays sont soutenus par le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi.

    En 1998, une nouvelle rébellion voit le jour dans l’est du pays. Elle veut renverser le nouveau pouvoir fraîchement installé à Kinshasa. Sept pays africains sont précipités dans les combats et deux coalitions s’affrontent sur le sol congolais.

    D’un côté, les troupes gouvernementales de Kinshasa appuyées par l’Angola, la Namibie, le Zimbabwe et le Tchad. De l’autre, des factions rebelles congolaises rivales, soutenues tour à tour par le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi.
    La partition du pays est effective : les groupes armés contrôlent le nord-est et le sud-est du pays, le gouvernement ne contrôle que la moitié ouest.

    Une mission de tous les dangers
    C’est donc dans un contexte de haute tension que les casques bleus de l’ONU se déploient en RDC pour protéger les civils piégés par la guerre. Ils ont pour mission d’aider le gouvernement à stabiliser et à consolider la paix, en réduisant la menace des groupes armés. Grâce à la mission de l’ONU, les troupes étrangères se retirent officiellement du sol congolais fin 2002. Le pays s’engage dans un long et difficile processus de paix qui aboutira, en octobre 2004, à un accord politique global qui a permis la restauration et la réunification du pays.

    Les droits de l’Homme, la question qui fâche
    A Kinshasa, tout le monde reconnaît le rôle positif joué par la force onusienne dans la réunification du pays. Mais le ton change dès qu’il s’agit d’évoquer la délicate question des droits de l’Homme. Malgré la présence des troupes de la Monusco, des hommes en armes continuent de sillonner les provinces du Kivu, dans l’est du pays. Ils règnent parfois en maîtres sur des régions très riches en minerais qu’ils exploitent pour se procurer des armes.

    Dans cette vague de violences, les femmes sont en première ligne. Elles subissent des viols massifs dans l’indifférence générale. L’ONU dénonce régulièrement des exécutions extrajudiciaires et des arrestations arbitraires en pointant du doigt la responsabilité de certains généraux de l’armée gouvernementale.

    Manifestations devant QG Monusco

    Des Congolais manifestent devant le quartier général de la Monusco près de la ville de Beni, le 22 octobre 2014, après l’attaque de leur village par des hommes armés. © Photo AFP/Alain Wandimoyi

    Excédé par les remontrances sur les droits de l’Homme et la bonne gouvernance, le gouvernement congolais réclame le retrait pur et simple des troupes de l’ONU. Il a décidé de poursuivre, seul, l’offensive engagée contre les rebelles rwandais installés dans les provinces du Kivu. Les troupes de l’ONU ont été priées de ne pas se mêler de cette opération militaire qui fait pourtant partie de leur mandat. «Le moment est venu pour la RDC d’assumer sa sécurité… C’est une question de souveraineté nationale», a affirmé le ministre congolais des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda.

    Pas de retrait tant que les groupes armés seront opérationnels
    C’est sur fond de tensions avec Kinshasa que le Conseil de sécurité a décidé le 26 mars 2015 de renouveler pour un an le mandat de la mission onusienne en RDC. Le conseil a décidé d’en réduire les effectifs de seulement 10%, soit 2000 hommes sur les 20.000 déployés sur le terrain.

    La nouvelle résolution précise que le départ des casques bleus déployés au Congo n’est pas à l’ordre du jour. Leur retrait sera progressif et lié à «des progrès durables pour mettre fin à la menace des groupes armés.»
    Le pays compte aujourd’hui 2,7 millions de déplacés et près de 500.000 réfugiés dans ses provinces de l’Est.

    (France TV Info)
  • Kenya : prise d’otages en cours à l’université de Garissa, au moins quinze morts

    Kenya : prise d’otages en cours à l’université de Garissa, au moins quinze morts

    Soldats - kenya-Au moins quinze personnes ont été tuées jeudi dans l’attaque du campus de Garissa (est), revendiquée par les islamistes somaliens shebab. Un nombre indéterminé d’étudiants est toujours retenu en otages.

    Un groupe d’hommes armés a attaqué jeudi 2 avril au matin l’université de Garissa, à 150 kilomètres de la frontière somalienne, dans l’est du Kenya. L’attaque, qui a fait au moins quinze morts, a été revendiquée par les Shebab. “Deux agents figurent parmi les victimes, a indiqué un policier sur place. Nous avons du mal à accéder au complexe parce que des assaillants sont sur les toits et nous tirent dessus quand nous essayons d’y pénétrer”.

    Selon plusieurs sources, les assaillants ont pris le contrôle de bâtiments de la résidence universitaire qui héberge plusieurs centaines d’étudiants. D’après un communiqué de la Croix-Rouge, un “nombre indéterminé d’étudiants (sont) otages”. “Cinquante étudiants ont été libérés”, a ajouté l’organisation humanitaire, sans préciser dans quelles circonstances, alors qu’une opération des forces de sécurité était en cours pour déloger les assaillants.

    “Guerre” contre les Shebab

    Le ministère de l’Intérieur a annoncé que “trois des quatre bâtiments” de la résidence universitaire avaient été “évacués”. “Les assaillants sont retranchés dans l’un des bâtiments et les opérations continuent”, a poursuivi le ministère. Les shebab somaliens ont revendiqué cette attaque. “Le Kenya est en guerre avec la Somalie (…) nos hommes sont encore à l’intérieur et combattent, leur mission est de tuer ceux qui sont contre les Shebab”, a déclaré par téléphone à l’AFP un porte-parole du groupe islamiste, Cheikh Ali Mohamud Rage.

    Aucune revendication n’a été formulée, mais les Shebab ont déjà commis plusieurs attentats à Garissa où ailleurs au Kenya. Le mouvement a notamment revendiqué la prise d’otages qui a fait 67 morts en septembre 2013 au Westgate mall, un centre commercial de Nairobi.

    (Avec AFP)

     

  • Barack Obama a parlé aujourd’hui avec « Joseph Kabila »

    Barack Obama a parlé aujourd’hui avec « Joseph Kabila »

    obama-Le président Barack Obama a parlé aujourd’hui avec « Joseph Kabila ». Le président américain a souligné l’importance des élections en temps opportun, crédibles et pacifiques qui respectent la Constitution de la République démocratique du Congo (RDC) et protègent les droits de tous les citoyens de la RDC.

    Readout of the President’s Call with President Joseph Kabila of the Democratic Republic of the Congo

    President Obama spoke today with President Joseph Kabila of the Democratic Republic of the Congo (DRC).  The President emphasized the importance of timely, credible, and peaceful elections that respect the DRC’s constitution and protect the rights of all DRC citizens.

    The President noted that President Kabila’s legacy as a leader who brought the DRC out of war and set it on a path of continued democratic progress would be consolidated by free and fair elections in 2016.  President Obama assured President Kabila that the United States would remain engaged in the DRC throughout the electoral process, including through the appointment of a new U.S. Special Envoy to the African Great Lakes Region and the DRC.

    The two leaders reaffirmed their shared commitment to ending the threat of armed groups, particularly the Democratic Forces for the Liberation of Rwanda (FDLR).  The President encouraged cooperation between the Armed Forces of the DRC and the UN Organization Stabilization Mission in the DRC in operations against the FDLR.  President Obama also discussed with President Kabila the pending adoptions in the DRC by American families and urged a timely resolution to this situation.

    [The White House, Office of the Press Secretary]

     

  • Nigeria: Buhari élu président

    Nigeria: Buhari élu président

    Buhari_wins, NIGERIA-Le candidat de l’opposition au Nigeria, Muhammadu Buhari, a remporté la présidentielle avec 53,24 % des suffrages, selon la Commission électorale.

    Le président sortant Goodluck Jonathan qui a recueilli 45, 67% des voix a reconnu sa défaite.

    Il a appelé le vainqueur du scrutin pour le féliciter.

    Par ailleurs des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Kano dans le nord du pays pour célébrer la “victoire” de Buhari.

    Buhari avait axé sa campagne électorale sur la lutte contre la corruption endémique au Nigeria et la lutte contre Boko Haram.

    (BBC)

  • La Monusco prolongée mais réduite

    La Monusco prolongée mais réduite

    monusco- renew-Adoptée à l’unanimité, la résolution 2211 prolonge d’un an le mandat de la Monusco. Les effectifs de la force de l’Onu en République démocratique du Congo seront cependant réduits de 2.000 hommes.

    Essentiellement déployée dans l’est de la République démocratique du Congo, cela fait 15 ans que la Monusco est présente en RDC. La résolution adoptée jeudi par le Conseil de sécurité renouvèle pour un an le mandat de sa force mais elle réduit les effectifs militaires de 10%. Une décision prise sur fond de tensions avec Kinshasa qui réclame un départ rapide des Casques bleus.
    La Monusco va voir ses effectifs réduits de 2.000 hommes sur près de 20.000 soldats autorisésLa Monusco va voir ses effectifs réduits de 2.000 hommes sur près de 20.000 soldats autorisés

    Le texte souligne par ailleurs la nécessité de rendre la Monusco plus souple, plus mobile et plus efficace sur le terrain. La Monusco est l’une des forces les plus importantes et les plus chères (1,4 milliard de dollars par an) déployées par l’Onu. Au 28 février, elle comptait 19.453 soldats, 1.107 policiers et 895 civils expatriés plus du personnel local.

    (Dw-World )

  • A Lwiro, la recherche congolaise ne manque pas d’enthousiasme mais de moyens

    A Lwiro, la recherche congolaise ne manque pas d’enthousiasme mais de moyens

    lwiro-“Ce jour-là, on était presque en deuil”. Luc Bagalwa, chef du département de géophysique de Lwiro se souvient de sa tristesse lors de l’éruption du volcan Nyiragongo en 2002: ses appareils de mesure n’avaient plus de papier pour consigner l’activité sismique.

    Comme ses pairs du Centre de recherche en sciences naturelles (CRSN) installé dans cette localité de l’est de la République démocratique du Congo, à plus de 200 km au sud de ce volcan qui détruisit la moitié de la ville de Goma cette année-là, M. Bagalwa témoigne d’un enthousiasme communicatif à faire avancer la science mais déplore un manque criant de moyens.

    Perché dans les hauteurs à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Bukavu, la capitale du Sud-Kivu, le CRSN est un miracle. Il a survécu aux guerres et aux conflits armés qui déchirent la province depuis plus de vingt ans, et le tremblement de terre qui frappa la région en 2008 ne lui a causé que quelques fissures.

    Avec sa succession de cloîtres décrépis, le centre a des airs de phalanstère. Construit en 1947 sous la colonisation belge treize ans avant l’indépendance du pays, Lwiro semble s’être figé dans le temps.

    Le directeur général, Jean-Pierre Baluku Bajope, reçoit dans une vaste salle aux murs verts et lambrissés autour d’une gigantesque table en marqueterie entourée de chaises carrées tapissées de cuir. “Elle pèse douze tonnes”, précise-t-il. N’était-ce le grand portrait du président congolais Joseph Kabila en équilibre au-dessus de la cheminée, on se croirait cinquante ans en arrière.

    Aujourd’hui, le centre accueille environ 120 chercheurs et emploie en tout près de 790 personnes en comptant les techniciens, le personnel administratif et les agents chargés de l’entretien des lieux et de 75 hectares de forêts, jardins et vergers au milieu des bananeraies et des champs de maïs, haricot et manioc cultivés par les habitants des environs.

    De l’entrée, on aperçoit le lac Kivu en contrebas, du côté opposé, la ligne de crêtes du parc Kahuzi-Biega, repaire de gorilles menacés et de quelques groupes armés.

    Pour M. Baluku, “la force [du centre] c’est que malgré les guerres, les agents n’ont pas quitté les lieux, ils ont continué à travailler”. Quand ils passaient par le CRSN, parfois pour y dormir, les militaires ou miliciens “ne touchaient pas, ils regardaient”, raconte-t-il, notant même un intérêt de leur part pour le travail des chercheurs.

    – ‘Prix Nobel’ –

    Aujourd’hui, l’Etat congolais paye les salaires. Pour le reste c’est au Centre de se débrouiller. Avec des financements internationaux et les recettes dégagées par les visites ou les frais versés par les chercheurs étrangers de passage, le budget tourne autour 5. 000 dollars par mois, dit M. Baluku, rêvant de pouvoir disposer du double.

    Une ambiance studieuse règne dans la bibliothèque. Mis à part l’absence de publications récentes, l’endroit n’aurait rien à envier à une salle de lecture européenne.

    Depuis quatre jours, l’électricité est coupée, comme cela arrive fréquemment pour ceux qui ont la chance d’en avoir au Congo. On s’enfonce dans un long couloir en s’éclairant à l’aide de son téléphone portable pour découvrir à l’étage l’herbarium : des milliers de spécimens de plantes locales soigneusement archivées dans des pochettes cartonnées empilées dans des armoires métalliques.

    La RDC Congo est une énorme réserve de biodiversité. Dans la salle du laboratoire de rodentologie (étude des rongeurs), les chercheurs s’animent en parlant de leurs récentes trouvailles : l’identification d’une nouvelle espèce de musaraigne, et d’une autre de chauve-souris.

    Malheureusement, pour la chauve-souris, on n’a trouvé qu’un seul exemplaire et elle est conservée à Chicago, l’équipe ayant financé la recherche étant américaine, dit Robert Kizungu, le directeur scientifique du centre.

    M. Kizungu voudrait des fonds pour pouvoir financer des sorties sur le terrain mais il s’emballe quand on lui parle de sa chauve-souris : “C’est fantastique, vous découvrez quelque chose que personne n’a jamais découvert, c’est une contribution pour la science, d’autres personnes ont eu le prix Nobel pour cela !”

    Au laboratoire de phytochimie, Melchi Kazadi Mizangi expose ses travaux sur des oléagineuses locales destinés à trouver de nouveaux aliments pour le bétail. En face, ses confrères entomologues étudient sur les tiques afin de trouver un remède aux maladies qu’elles transmettent au cheptel de la région.

    Sur la table traînent les dernières publications des chercheurs. Selon M. Baluku, le centre a publié environ 70 articles dans des revues scientifiques internationales en 2014. Pour 2015, l’objectif est que chaque chercheur publie au moins une fois.

    ( Jeuneafrique)