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  • Raymond Tshibanda : “Arrêtons de spéculer sur le glissement du calendrier électoral” en RDC

    Raymond Tshibanda : “Arrêtons de spéculer sur le glissement du calendrier électoral” en RDC

    Raymond_tshibanda-En octobre 2015, les Congolais éliront leurs représentants locaux. Puis en novembre 2016 se tiendront les scrutins présidentiel et législatifs. Un échéancier qui est loin de faire l’unanimité. Raymond Tshibanda, ministre des Affaires étrangères, pense que le processus électoral est fiable.

    En marge de la réunion préparatoire au septième Forum mondial de l’eau, Raymond Tshibanda a rencontré, le 25 février à Paris, son homologue français Laurent Fabius. L’un des points au menu de leurs échanges : le processus électoral en RD Congo.

    Jeune Afrique : Le fait d’entamer le processus électoral par des élections locales qui s’annoncent complexes ne risque-t-il pas de retarder la tenue de la présidentielle prévue en 2016 ?

    RAYMOND TSHIBANDA : On ne peut pas vouloir une chose et son contraire. Ces dernières années, l’opposition a toujours exigé que le processus électoral commence par la base. Serait-on aujourd’hui en train de reprocher au gouvernement d’avoir fait droit à une demande d’une partie de l’opinion congolaise, représentée par l’opposition ? La démocratie ne concerne pas seulement l’élection présidentielle ou les législatives. Est-ce normal que, après avoir inscrit dans la Constitution que les maires et les chefs de territoire doivent être élus, nous puissions continuer avec des non-élus à la tête de nos entités territoriales ?

    Peu importe si les élections locales repoussent la tenue de la présidentielle au-delà de 2016 ?

    On a demandé un calendrier global, il est sur la table. Il respecte les délais prévus dans la Constitution et prend en compte toutes les échéances dans l’ordre voulu, au départ, par l’opposition. Un ordre qui répond aux exigences d’une véritable démocratie. Arrêtons de spéculer sur le “glissement”. Mettons-nous au travail, et que les leaders politiques présentent à la population leur projet de société.

    La Commission électorale estime à plus de 1 milliard de dollars le financement du processus électoral. Comment le gouvernement compte-t-il s’y prendre pour mobiliser les ressources et convaincre les partenaires internationaux de mettre la main à la poche ?

    À calendrier global, budget global. Du côté de l’État, des dispositions sont prises pour couvrir la part qui lui revient. C’est un effort financier extrêmement important. D’autant que le pays a d’autres grandes priorités sur le plan social, économique… Mais nous sommes prêts à l’assumer, parce que la RD Congo a fait le choix de la démocratie. Et celle-ci a un prix. Cela dit, nos partenaires internationaux ont dit et répété qu’ils se prononceraient quant à leur contribution lorsqu’ils auront reçu le calendrier global des élections. La balle est donc aujourd’hui dans leur camp. Plus tôt les partenaires nous diront ce qu’ils comptent faire, mieux ça vaudra pour le processus. Parce que cela nous permettra de définir l’effort que nous sommes appelés à faire en tant que gouvernement de la RD Congo.

    À hauteur de combien le gouvernement peut-il contribuer ?

    Nous sommes déterminés à faire face au coût pour organiser les élections. Maintenant, si les partenaires venaient à faire défaut en termes de contribution ou à contribuer de manière symbolique, je pense qu’ils devraient laisser la RD Congo gérer la suite conformément à la disponibilité des moyens à sa disposition.

    Autrement dit, en cas de défaut du financement des partenaires internationaux, la RD Congo ne pourra organiser dans les délais qu’une partie des scrutins prévus…

    Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Le gouvernement assumera ses responsabilités.

    Deux camps se dégagent au sein de la majorité : d’un côté, ceux qui poussent Joseph Kabila à briguer un troisième mandat, de l’autre, ceux qui lui conseillent de passer le flambeau. Où vous situez-vous ?

    C’est une querelle entretenue par l’opposition, une partie de la communauté internationale et la presse. Elle ne nous concerne pas. Il n’y a pas de discordance au sein de la majorité. Nous n’avons jamais dit que nous allions revoir la Constitution pour permettre à Joseph Kabila de briguer un nouveau mandat.

    (Jeune Afrique)

  • « Opposition » et « Pouvoir » en RD-Congo résultent d’une fausse lecture de l’histoire de la part de l’élite

    « Opposition » et « Pouvoir » en RD-Congo résultent d’une fausse lecture de l’histoire de la part de l’élite

    Mufocol Tshiyoyo
    Mufocol Tshiyoyo

    -Quelle est l’identité de l’adversaire contre lequel l’élite congolaise devrait mobiliser le peuple dans son combat pour l’indépendance et la souveraineté de la RD-Congo ?

    Hier, « nous autres », qui nous nous définissions de l’« opposition », avons « maladroitement » répondu : « Mobutu ». Cette réponse est certes globale, en ce sens qu’elle s’applique à l’élite d’Afrique toute entière. Mais je trouve qu’elle ne justifie, à elle seule, son utilisation par l’élite congolaise.

    Aujourd’hui, notre expérience politique renseigne que Mobutu, ce par notre réponse à la question de l’identité de l’adversaire, n’a jamais été considéré pour ce qu’en réalité il fut C’est-à-dire comme un élément d’un tout. Et les autres diront d’un système. Mais attention, un système dont il ne fut, lui le recru, ni le géniteur, ni l’acteur principal, ou encore « acteur » tout court. Ce serait peut-être lui donner trop d’importance qu’il n’en avait dans ce jeu où se jouaient et se jouent encore aujourd’hui le devenir et l’histoire de « nous » comme peuples.

    Mobutu ne fut qu’un pion, je dirais plutôt un instrument « négligeable » aux yeux de ceux qui semblèrent le placer à la tête de la RD-Congo, et ce, comme « président » alors qu’il n’en fut rien de tout cela. Et si l’on devrait saisir son rôle, on aurait dit qu’il servait de fusible, et à faire sauter, ce à tout moment et surtout quand la situation l’exigeait. Non par le peuple, mais par ceux qui conservaient le contrôle de la magie du circuit électrique. Et le peuple, lui, pouvait se remuer, se révolter même, mais pas assez averti et nourri par une élite qui, elle-même, l’était moins. En combattant Mobutu, ce comme il se déploie encore aujourd’hui, son « opposition » renforçait le mythe d’un Mobutu-puissant. D’un mercenaire « Joseph Kabila, alors que son rôle n’est qu’imaginaire, il est défini par les metteurs en scène en vue de déjouer l’attention et voire de désorienter ceux qui étaient à même de comprendre et du peuple.

    Le type de « Mobutu », qui se perpétue toujours, remplissait la mission de détourner le peuple de sa réalité violée et également de recevoir des coups à la place du « Maître ». Sa présence et son maintien, aussi longtemps que personne ne s’en préoccupait, assurait la protection du maître. L’élite, trompée et lui-même mentait le peuple, plongeait ainsi dans le piège tendu de « l’adversaire identifié ». C’est alors une faute de jugement que de lui attribuer le contrôle d’un système. Et c’est toujours le cas aujourd’hui avec ce que certains congolais nomment déjà par ignorance le système de « Joseph Kabila ». Ce dernier existe à peine. Il est plus une mythologie. Et on l’a vu quand Mobutu s’incline, quand il tombe, quand il est chassé par ses « Maîtres », tout s’écroule, notamment ses nombreux conseillers, ses ministres et les siens à qui on avait attribué un faux pouvoir, tout disparaît alors qu’en Occident, chez les « Maîtres », son système perdure. Ce qui explique que l’ « adversaire identifié » reste debout, même puissant et il réussit même à relancer, et dans les mêmes conditions presque, son système. Même s’il en modifiait quelques personnages.

    Je crois que le temps est venu d’assumer des responsabilités dans l’histoire. La conception et la structuration de la classe politique en RD-Congo en opposition et en pouvoir relève non seulement d’une faute de lecture mais d’un manque de perspicacité dans la réflexion. L’Union Sacrée de l’Opposition radicale et ses composants, notamment partis politiques de l’opposition et autres faisaient le jeu, et malheureusement sans le savoir, de l’ « adversaire identifié » qui lui ne faisait que régner en « maître » de céans. Il a su toujours tirer profit de son système : « diviser pour mieux régner ». C’est décevant aujourd’hui de voir que tout le monde, même les anciens, perpétuent le même système en le reproduisant mot à mot. Le pouvoir comme l’opposition est un mensonge, un leurre.

    Le « Pouvoir », c’est-à-dire le camp de ceux qui croient être au « pouvoir », hier des Mobutistes et la « Kabilie » aujourd’hui, participe en toute naïveté à l’entretien de quelque chose d’inexistant, du néant. Mais ces gens dans leur ignorance conseillent et soutiennent une absence de réalité du pouvoir. C’est ce qui me révolte quand j’entends des gens dirent aujourd’hui qu’il faille négocier ou dialoguer. Et je me dis quelle cécité. Dialoguer ou négocier avec qui dès lors que le présupposé pouvoir attend lui-même recevoir de l’ordre de ceux qui lui donnent l’impression d’être au pouvoir. Parce qu’il est censé se conformer à leur agenda dont il se montre ignorant. Mobutu et ses conseillers défendaient hier le maintien des Hutu sur le territoire congolais, pour contenter la volonté du « Maître », mais ils ignoraient que la présence souhaitée de Hutus au Congo prétexterait le déclenchement de leur départ d’un pouvoir qu’ils n’ont jamais détenus. C’est le cas de la Kabilie aujourd’hui.

    Certes qu’il y a beaucoup à dire. Mais je voulais juste démontrer que nous étions dans l’erreur du jugement et d’appréciation, Que nous le sommes encore aujourd’hui sinon jamais des gens auraient affirmé que nous avons eu à présenter un tel aux Américains ou aux Anglais. Mais arrêtez ! Mais arrêtez cette ignorance. Les Américains à la tête d’un Occident dominé par les Anglo-Saxons ne décident pas sur le Congo, et ce, en lieu et place de Congolais eux-mêmes comme il se dit souvent. Par contre, ce sont des adversaires qui combattent les Congolais. Face à eux, et en face d’un « adversaire identifié », c’est l’union, l’unité à la fois de l’élite et de son peuple, qui est vivement recommandé et efficace. Le pouvoir et l’opposition sont un leurre, un instrument auquel recourt l’adversaire identifié pour justifier sa cause et régner.

    Il est temps de rassembler le peuple, de lui dire la vérité en face pour que ce peuple soit utile qu’il serve enfin la nation, sa lutte, sa construction, pour qu’il se mette au combat et qu’il se batte pour la RD-Congo et son devenir. Il faut faire rêver notre jeunesse et savoir en payer le véritable prix. Au nom de tous ceux qui sont morts pour que vive à jamais l’âme de cette immense terre dénommée la RD-Congo, je crois et proclame ma foi en ce combat. Et je me montre prêt pour tout.

    Quand je parle d’ « adversaire identifié », je ne dis pas, et à ce stade, « ennemi ».

    Que vive l’Union,
    Que vive l’Unité
    Que vive le peuple de la RD-Congo

    Likambo ya mabele, likambo ya makila

    Mufoncol Tshiyoyo
    Le Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle Mouvement Politico-militaire,
    mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com,
    004745007236, Facebook : Mufoncol Tshiyoyo

  • RDC : timide restauration de l’autorité de l’Etat à l’Est

    RDC : timide restauration de l’autorité de l’Etat à l’Est

    ITALY-IMMIGRATION-LABOUR-VIOLENCE-Si les autorités congolaises renforcent leur contrôle dans l’Est du pays depuis la fin du M23, les populations vivent toujours en insécurité, affirme une étude d’Oxfam. Au banc des accusés : les groupes armés, mais aussi l’armée congolaise (FARDC) et la police.

    Des zones « sécurisées » toujours insécures

    Groupes armés septembre 2014

    Mais l’étude d’Oxfam va plus loin que le simple recensement des groupes armés de la région. La conclusion de l »ONG bat en brèche les informations gouvernementales sur la « sécurisation » de certaines zones par l’armée et la police congolaise. « L’État estime que la sécurité de ces zones est assurée, note Oxfam,mais en réalité, les communautés vivent toujours dans l’insécurité« . Au banc des accusés : les groupes armés, mais aussi les « forces étatiques« . L’ONG a mené son

    enquête en août et septembre 2014 dans les territoires de Masisi et Rutshuru dans le Nord-Kivu, et Kalehe et Uvira dans le Sud-Kivu.

    Conflits locaux

    L’étude note tout d’abord la persistance des conflits locaux dans cette région instable du pays. Les conflits fonciers liés à la terre sont récurrents : « beaucoup d’anciens réfugiés et de personnes déplacées ont indiqué à Oxfam qu’ils avaient constaté à leur retour que leur terrain était occupé ou avait été vendu« . Le rapport explique ensuite que ces conflits intercommunautaires sont souvent à l’origine de la création de groupes d’autodéfense, qui se transforment souvent par la suite… en groupes armés.

    « Les FDLR exigent 10% des cultures »”

    Malgré la fin du M23 et une présence renforcée de l’armée congolaise, les groupes armés restent encore très actifs dans l’Est. Insécurité, violences physiques, homicides, viols… sont le lot commun des populations du Kivu. L’économie locale est également fortement impactée par la présence de groupes armés. Les Congolais interrogés par Oxfam racontent « devoir céder une partie de leurs récoltes à chaque étape du processus de production« . Les rebelles rwandais des FDLR, que trauqe actuellement l’armée congolaise, exigent 10% des cultures « avant même qu’elles aient été récoltées« .

    Les exactions des autorités

    Mais l’élément le plus choquant de l’étude d’Oxfam reste les exactions commises par les « agents de l’Etat« , armée, police… Si ces pratiques ne sont pas nouvelles, elles démontrent que la prise de contrôle de certaines zones par les autorités congolaises n’est pas forcement synonyme de sécurité pour les civils. Un constat accablant pour Kinshasa qui vante pourtant la reconquête par les services de l’Etat des territoires de l’Est. Le rapport d’Oxfam dénonce les agents de l’Etat qui commettent « des atteintes aux droits fondamentaux similaires aux exactions des groupes armés : extorsions à des barrières routières, obligation de travaux forcés, application de taxes illégales, arrestations arbitraires… « .  Un responsable local a indiqué à l’ONG que « les policiers et les militaires avaient continué les pratiques illégales de barrières routières mises en place par les FDLR« .

    « Payer les agents »

    La restauration de l’autorité de l’Etat paraît donc très « fragmentaire » analyse Oxfam, qui s’étonne même que dans certains territoires : « l’État partage parfois l’autorité avec des groupes armés« . Quelles solutions pour consolider l’Etat dans ces zones ?  « Payer les agents » affirme d’abord l’ONG. Cela paraît une évidence, mais visiblement, Kinshasa peine à verser les salaires régulièrement. Oxfam recommande aussi « d’allouer le budget nécessaire pour la réforme des services de sécurité« . Enfin, le programme le plus récent de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR), est toujours au point mort, et surtout … n’a pas encore été financé. De quoi rester globalement pessimiste sur un retour rapide de la sécurité dans les deux Kivus.

    Christophe RIGAUD – Afrikarabia

  • RDC: les atteintes aux droits de l’Homme, “monnaie courante” dans l’est (Oxfam)

    RDC: les atteintes aux droits de l’Homme, “monnaie courante” dans l’est (Oxfam)

    Zambia Police-Les atteintes aux droits de l’Homme restent “monnaie courante” dans l’est de la République démocratique du Congo du fait d’exactions commises contre les civils par des groupes armés et des membres des forces de l’ordre, a dénoncé vendredi l’ONG Oxfam.

    Le rapport “L’insécurité sécurisée” fait le point sur la situation dans l’est congolais depuis la signature en février 2013 de l’accord d’Addis-Abeba, par lequel la RDC s’engageait à une réforme du secteur de la sécurité, tandis que ses voisins promettaient de ne soutenir aucune rébellion sur le sol congolais.

    “Deux ans après la signature de l’accord-cadre, les conflits et les violences envers les civils sont toujours monnaie courante dans beaucoup de zones de l’est de la RDC”, souligne Oxfam dans son rapport présenté vendredi à Kinshasa.

    “La police et d’autres acteurs étatiques ont renforcé leur contrôle” dans certaines régions de l’Est, instable depuis 20 ans, et “l’État estime que la sécurité de ces zones est assurée, mais en réalité, les communautés vivent toujours dans l’insécurité”, poursuit le document.

    Entre août et septembre 2014, l’ONG a enquêté dans 16 villages des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, riches en minerais et où sévissent plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers, qui commettent des exactions contre les civils et s’affrontent pour des raisons ethniques, foncières ou économiques.

    “Dans l’ensemble, les recherches ont mis en avant le peu de progrès réalisé en matière de consolidation d’une autorité tangible et légitime de l’État dans de nombreuses parties de l’est de la RDC, ce qui est préoccupant”, indique le rapport.

    Pire, “dans certaines localités, des représentants de l’État et des groupes armés se partagent l’autorité”. En outre, “souvent, la présence de représentants de l’État ne garantit pas la protection des civils contre les violences et les atteintes à leurs droits”.

    Au contraire même, “les personnes interrogées ont expliqué (…) que les représentants de l’État, en particulier les services de sécurité, l’armée (FARDC) et la police (PNC)”, sous-payés, “commettaient des atteintes aux droits humains”: violences physiques, taxes illégales, vols…

    Les interviewés ont aussi confié qu’ils devaient “payer pour obtenir la protection que tout citoyen est en droit d’exiger de l’État”, alors que les forces régulières ne peuvent pas se rendre dans certaines zones compte tenu de l’insécurité.

    AFP
  • RDC : l’installation des nouvelles provinces va se faire en deux phases

    RDC : l’installation des nouvelles provinces va se faire en deux phases

    Nouvelle carte RDC-Le chef de l’Etat Joseph Kabila a promulgué lundi 2 mars la loi de programmation déterminant les modalités d’installation des 26 nouvelles provinces en RDC. Les provinces du Bandundu, de l’Equateur, les deux Kasaï, le Katanga et la Province-Orientale vont être démembrées, contrairement à celles du Maniema, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Bas-Congo, qui devient Kongo Central, et la ville-province de Kinshasa.
    L’installation des nouvelles provinces devra se faire en deux phases. Au cours de la première, les provinces non concernées par le démembrement seront installées.
    La deuxième phase concerne les provinces du Katanga, les deux Kasaï, le Bandundu, l’Equateur et la Province Orientale.
    Elles donneront naissance à 21 provinces :
    1. Le Bas-Uélé ;
    2. L’Equateur ;
    3. Le Haut-Katanga ;
    4. Le Haut Lomami ;
    5. Le Haut Uélé ;
    6. L’Ituri ;
    7. Le Kasaï ;
    8. Le Kasaï-Oriental ;
    9. Le Kwango ;
    10. Le Kwilu ;
    11. Le Lomami ;
    12. Le  Lualaba ;
    13. La Lulua ;
    14. Le Mai-Ndombe ;
    15. Le Mongala ;
    16. Le Nord-Ubangi ;
    17. Le Sankuru ;
    18. Le Sud-Ubangi ;
    19. Le Tanganyika ;
    20. La Tshopo ;
    21. La Tshuapa.
    Dans chacune des provinces à démembrer, des commissions mixtes seront mises en place, par décret délibéré en Conseil des ministres du pouvoir central, afin d’étudier les conditions de ce démembrement.
    Il s’agira notamment de dresser l’actif et le passif de la province existante et de procéder à l’acquisition du matériel, à la réhabilitation ou à la construction des infrastructures nécessaires.
    Les nouvelles provinces ne pourront donc être opérationnelles qu’après présentation, par ces commissions mixtes, de leurs rapports.
    En outre, la loi de programmation déterminant les modalités d’installation des 26 nouvelles provinces ne sera réellement effective qu’après la promulgation de la loi organique fixant les limites des provinces et celles de la ville de Kinshasa, actuellement sur le bureau du président de la République.
  • RDC – R. Tshibanda : “La Monusco a décidé de ne pas lutter contre les FDLR pour des raisons fallacieuses”

    RDC – R. Tshibanda : “La Monusco a décidé de ne pas lutter contre les FDLR pour des raisons fallacieuses”

    tshibanda-La Mission onusienne en RDC (Monusco) a suspendu son appui à l’armée congolaise dans les opérations contre les FDLR. En réponse, Kinshasa a décidé de traquer seul ses rebelles rwandais. De passage à Paris, Raymond Tshibanda, le chef de la diplomatie congolaise, a expliqué à “Jeune Afrique” les raisons de cette décision. Interview exclusive.

    Ensemble, la mission onusienne en RDC (Monusco) et l’armée congolaise ont vaincu la rébellion du Mouvement du 23-Mars (M23), fin 2013. Mais pour la traque des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), leur chemin se sépare. En tout cas, les deux forces ne parlent plus le même langage. Que s’est-il passé ? De passage à Paris où il a notamment rencontré son homologue français Laurent Fabius, Raymond Tshibanda, le ministre congolais des Affaires étrangères, s’est confié à Jeune Afrique, le 26 février.

    Jeune Afrique : La RDC a renoncé au soutien de la Monusco dans le cadre des opérations contre les FDLR. Cela ne risque-t-il pas de renforcer les soupçons selon lesquels Kinshasa ne veut pas en finir véritablement avec les rebelles rwandais ?

    Raymond Tshibanda : Je suis toujours surpris par des interprétations que j’entends. Comment pouvons-nous renoncer à une assistance qui nous est retirée ? Beaucoup semblent oublier la chronologie : ce sont les Nations unies qui ont d’abord suspendu leur soutien à l’armée congolaise. Et, par la suite, nous avons pris acte de cette décision.

    La Monusco exigeait le retrait des généraux Sikabwe Fall et Bruno Mandefu de la tête des opérations contre les FDLR, les deux commandants étant soupçonnés d’avoir commis des violations des droits de l’homme dans le passé…

    Commençons par les faits et l’on verra de quel côté se trouvent la vérité et la volonté de mener des opérations contre les FDLR. Nous, Monusco et armée, nous avons tout planifié du début jusqu’à la fin. Mais c’est au lendemain de la décision de lancer la traque que la Monusco nous annonce qu’elle a des problèmes avec les deux généraux.

    À aucun moment, la Monusco ne nous a saisi formellement au sujet de ces deux commandants.

    Aussi avons-nous établi une procédure avec la Monusco : elle est censée nous communiquer formellement les noms des officiers soupçonnés d’avoir commis des violations des droits de l’homme. À aucun moment, elle ne nous a saisi formellement au sujet de ces deux commandants.

    La même Monusco a coopéré avec les mêmes officiers dans des opérations contre d’autres groupes armés. Que reproche-t-elle vraiment à ces officiers ? Jusqu’aujourd’hui, pas de réponse. La question qui se pose est la suivante : qui veut réellement mener des opérations contre les FDLR et qui cherche comment ne pas y participer ?

    Mais l’armée congolaise a-t-elle les moyens de mener seule la traque contre les FDLR ?

    Quel rôle a-t-elle joué pour neutraliser le M23 ? Elle a été certes appuyée par la brigade des Nations unies, mais elle a fait 99 % du travail. Qui a mis en déroute les rebelles ougandais ADF (Forces démocratiques alliées) ? Ces derniers se sont réduits à des actes terroristes isolés qui font beaucoup de mal aux civils, mais ils ne constituent plus aujourd’hui une force organisée. Là encore, le travail a été fait à 100 % par l’armée congolaise. Sans appui de la Monusco !

    Kinshasa peut donc se passer de l’appui de la Monusco et pacifier l’Est ?

    Avec ou sans la Monusco, nous allons mener des opérations contre les FDLR. Et ces opérations ont déjà commencé. Mais nous souhaitons être accompagnés par la Monusco. Parce qu’il est clair qu’elle peut nous apporter un soutien nécessaire sur le plan de la logistique, parfois même un “appui feu”. Et nous nous sommes beaucoup battus pour le déploiement de la brigade d’intervention en RDC qui a également le mandat de neutraliser les “forces négatives”.

    C’est la Monusco qui a décidé de ne pas participer aux opérations contre les FDLR.

    Donc, nous ne sommes pas contre l’appui de la Monusco. C’est elle qui a décidé de ne pas participer à ces opérations. Et je viens de démontrer que les raisons qu’elle évoque sont fallacieuses. La Monusco nous a dit que, dans telle autre opération, elle a utilisé une disposition du règlement qui stipule que, quand l’affaire est importante, on peut obtenir un “waiver” (dérogation). Ce qui signifie l’opération contre les FDLR ne serait pas suffisamment importante pour l’ONU. On peut la mettre en péril en suspendant le concours des Casques bleus, alors même qu’il y a la possibilité d’obtenir le “waiver”…

    (Jeune Afrique)

  • Les rebelles hutus rwandais fuient l’offensive de l’armée dans les Kivus

    Les rebelles hutus rwandais fuient l’offensive de l’armée dans les Kivus

    fardc-Les rebelles hutus rwandais des FDLR fuyaient samedi matin l’offensive de l’armée congolaise dans les provinces des Nord et Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, mais des affrontements ont été signalés dans l’après-midi, a-t-on appris de sources militaires.

    “Nous avançons vers les objectifs que notre hiérarchie nous avait recommandés”, mais “l’ennemi ne combat pas”, a déclaré à l’AFP un officier sur le front au Nord-Kivu. “Jusqu’où [vont-ils fuir]? C’est notre inquiétude. On risque de mettre beaucoup de temps pour mettre fin à ce mouvement, mais une chose est sûre, ils seront affaiblis”, a-t-il estimé.

    Au Sud-Kivu, l’armée pourchassait également des rebelles fuyant l’affrontement. “Actuellement, nous les poursuivons (…) dans le groupement de Burhinyi, à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de Bukavu (capitale du Sud-Kivu), où ils ont fui”, a déclaré un officier.

    Plus tard dans la journée, des combats ont opposé forces régulières et rebelles au Nord-Kivu. “Depuis le début de l’après-midi, il y a eu des combats entre FARDC (armée congolaise) et FDLR dans les villages qui sont près de Tongo”, à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Goma, la capitale du Nord-Kivu, a déclaré à l’AFP un habitant de Tongo.

    “Ce soir, je viens de voir l’ambulance des FARDC monter vers ces villages à toute vitesse, et elle vient de repartir avec des militaires blessés”, a-t-il ajouté. Un officier sur le front a confirmé des combats. “Ca c’est bien passé, sans problème. Ils ont essayé de résister mais nous sommes les forces gouvernementales!”, a-t-il affirmé, indiquant que les combats reprendraient dimanche. Il n’a pas voulu livrer de bilan.

    L’armée a lancé mardi au Sud-Kivu et jeudi au Nord-Kivu son offensive très attendue contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), dont des chefs sont accusés d’avoir participé au génocide des Tutsi en 1994 au Rwanda (800.000 morts selon l’ONU).

    Au Nord-Kivu, les opérations se déroulent dans le territoire de Rutshuru, frontalier du Rwanda et de l’Ouganda, et plus précisément dans le parc des Virunga, classé au patrimoine mondial de l’Unesco et repaire de plusieurs groupes armés. Vendredi, des combats ont aussi éclaté dans le territoire de Nyiragongo, frontalier de Goma.

    Au Sud-Kivu, l’armée avait lancé son offensive dans la région de Mulenge, dans le sud de la province. Comme la situation y est “totalement sous contrôle”, elle évolue désormais au nord de Mulenge, selon l’officier dans cette province.

    Les rebelles – entre 1.500 et 2.000 hommes, très implantés dans la population locale – sont accusés de commettre de graves exactions contre les civils congolais (meurtres, viols, enrôlement d’enfants, pillages…) et de se livrer à de lucratifs trafics de bois et d’or.

    La Mission de l’ONU (Monusco) avait promis un soutien logistique, stratégique et opérationnel à l’offensive de l’armée, mais elle l’a retiré quand Kinshasa a refusé de changer deux généraux chargés de piloter des attaques au Nord-Kivu, et que l’ONU soupçonne de graves violations des droits de l’Homme.

    L’est de la RDC, riche en minerais précieux, est une région instable depuis vingt ans. Plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers s’y disputent ses richesses et commettent de graves exactions contre les civils.

    AFP

  • Opérations contre les rebelles hutus rwandais au Nord-Kivu

    Opérations contre les rebelles hutus rwandais au Nord-Kivu

    FARDC-L’armée congolaise a lancé une offensive contre des rebelles hutus rwandais dans la province du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris vendredi d’un officierparticipantnaux opérations.

    “Nous avons reçu l’ordre de traquer les FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda) et nous avons récupéré quelques positions”, a affirmé à l’AFP un major posté dans le parc national des Virunga, classé au patrimoine mondial et qui sert de refuge à plusieurs groupes armés.

    L’offensive a été lancée jeudi, indique un compte-rendu du conseil des ministres publié vendredi soir. Une information confirmée par un communiqué de la société civile du Nord-Kivu, qui regroupe notamment des associations, ONG et syndicats.

    “Les opérations militaires se déroulent sur l’axe Mabenga-Tongo, en territoire de Rutshuru”, frontalier du Rwanda et de l’Ouganda, précise la société civile. “Selon nos sources, des affrontements se sont poursuivis ce vendredi 27 février; les plus rudes ont opposé les deux forces entre 12H00 et 18H00 locales sur la colline de Chahi”, poursuit le communiqué, affirmant que l’armée est parvenue à récupérer deux villages ainsi que la “colline stratégique de Chahi”.

    Mardi, l’armée avait déjà attaqué des FDLR dans le sud de la province du Sud-Kivu. Elle a affirmé avoir récupéré une position importante et libéré plusieurs villages. Cependant, un observateur militaire a nuancé la portée de l’offensive en soulignant que la zone des combats n’est pas connue pour avoir des FDLR, qui sont généralement “plus à l’ouest”.

    Selon le compte-rendu du gouvernement, les offensives dans les Kivus donnent des “résultats significatifs”. Il souligne entre autres la reddition de 75 combattants, dont 42 se sont rendus à la “Monusco”, la Mission de l’ONU. Sur ces 42, “39 (…) ont pu être déjà rapatriés au Rwanda”, est-il ajouté.

    L’opération de mardi était la première signalée depuis que l’armée a annoncé, le 29 janvier, le lancement d’une offensive contre les FDLR, dont des chefs sont accusés d’avoir participé au génocide contre les Tutsis en 1994 au Rwanda, qui fit quelque 800.000 morts selon l’ONU.

    Les FDLR – entre 1.500 et 2.000 hommes, très implantés dans la population locale – sont surtout présents dans les Kivus, où ils sont accusés de commettre de graves exactions contre les civils congolais (meurtres, viols, enrôlement d’enfants, pillages…) et de se livrer à de lucratifs trafics de bois et d’or.

    La Monusco avait promis un soutien logistique, stratégique et opérationnel à l’offensive de l’armée, mais elle l’a retiré quand Kinshasa a refusé de changer deux généraux, Bruno Mandevu et Sikabwe Fall, chargés de piloter des attaques au Nord-Kivu, et que l’ONU soupçonne de graves violations des droits de l’Homme.

    Dénonçant un chantage, Kinshasa a décidé de renoncer à l’aide de l’ONU mais, selon la Monusco, le dialogue se poursuit pour trouver un terrain d’entente.

    L’est de la RDC, riche en minerais précieux, est une région instable depuis vingt ans. Plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers s’y disputent ses richesses et commettent de graves exactions contre les civils.

    AFP