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RDC : l’envoyé de l’ONU appelle les autorités à rétablir la coopération avec l’Organisation
-19 mars 2015 – A l’occasion d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la situation en République démocratique du Congo (RDC), le Représentant spécial du Secrétaire général dans ce pays, Martin Kobler, a regretté la suspension de la participation des Casques bleus aux opérations conjointes avec l’armée congolaise contre les rebelles des FDLR et appelé les autorités congolaises à rétablir la coopération avec l’ONU.« Nous avons travaillé pendant des mois avec des généraux dans un esprit excellent et constructif de partenariat. Toutefois, ils ont été remplacés par des officiers qui ont commandé par le passé des unités ayant un passé crédible de violations des droits de l’homme », a déclaré M. Kobler devant les membres du Conseil de sécurité.
« Nous avons donc été obligés de suspendre notre participation et notre soutien aux opérations sous leur commandement » contre les rebelles des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) dans l’est de la RDC, a-t-il ajouté.
Le Représentant spécial s’est dit persuadé que « le gouvernement prendra la mesure appropriée pour remédier à cette situation malencontreuse ». « Notre soutien reprendra alors rapidement », a-t-il ajouté.
« Pour mieux coopérer, il faut créer une atmosphère de confiance », a-t-il encore dit. « Je propose donc au gouvernement de réenclencher la coopération sur la base d’une confiance mutuelle ».
Le Représentant spécial a noté que la présence des groupes armés était limitée aux provinces de l’est du pays. Toutefois, « la situation sécuritaire en général n’est pas encore stable, encore moins irréversible », a-t-il ajouté. « Beaucoup de gens vivent encore dans la peur d’être violés, la peur d’être attaqués, la peur d’être dépouillés de leurs maigres biens ».
Selon lui, il faut faire plus pour réduire la menace des groupes armés et la violence contre les civils « à un niveau qui puisse être géré de manière efficace par les institutions congolaises ». Aussi, même si la Mission de l’ONU en RDC (MONUSCO) ne va pas rester éternellement en RDC, son retrait « devra être graduel et progressif et lié à des objectifs établis conjointement par le gouvernement et la MONUSCO », a-t-il ajouté.
Selon lui, « le départ de la MONUSCO doit être lié aux résultats obtenus et à l’amélioration concrète de la situation sur le terrain ».
S’agissant des élections à venir, M. Kobler a salué la publication d’un calendrier électoral le 12 février 2015 prévoyant des élections législatives et présidentielle en novembre 2016.
« La MONUSCO est prête à apporter son aide pour ses élections, si celle-ci est requise, une aide logistique, technique et ses bons offices », a-t-il déclaré. Il s’est toutefois déclaré préoccupé par l’arrestation de plus de 40 acteurs de la société civile il y a quelques jours. « L’espace politique pour la société civile est un prérequis à des élections crédibles », a-t-il estimé.
(ONU)
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RDC: passe d’armes au Conseil de sécurité sur l’avenir de la Monusco
-L’ONU et la République démocratique du Congo (RDC) se sont livrés à une passe d’armes au Conseil de sécurité jeudi, le chef de la diplomatie congolaise réclamant un départ rapide des Casques bleus alors que le patron de la mission de l’ONU plaidait pour un “retrait progressif”.Pour le ministre congolais des Affaires étrangères Raymond Tshibanda, “le moment est venu (pour la RDC) d’assumer pleinement ses responsabilités quant à sa sécurité”. Il a demandé fermement au Conseil de “respecter cette aspiration légitime”.
Le ministre a fait valoir des progrès politiques et économiques accomplis par son gouvernement et des “avancées importantes” des forces gouvernementales contre les rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans l’est du pays. Il a évoqué un “Etat qui fonctionne et dont l’autorité s’exerce effectivement sur la quasi-totalité du territoire national”.
Tout au plus, a-t-il reconnu, “il reste encore quelques poches d’insécurité entretenues par des terroristes ougandais dans et autour de Beni (Nord-Kivu) et par les FDLR à certains endroits bien localisés du Nord et du Sud Kivu”. “Partout ailleurs, sur le territoire national, la paix et la sécurité règnent”, a-t-il ajouté.
Des affirmations battues en brèche par le chef de la Monusco, Martin Kobler, qui a souligné que “la situation générale de sécurité reste instable” et que “beaucoup vivent toujours dans la peur” dans l’est du pays.
“La Monusco ne restera pas éternellement en RDC, a-t-il expliqué, mais il y a encore des efforts à faire pour ramener la menace des groupes armés et les violences contre les civils à un niveau gérable” par l’Etat congolais.
“Le départ de la Monusco doit être lié aux résultats obtenus et à l’amélioration concrète de la situation sur le terrain”, a-t-il martelé.
Selon des diplomates, le Conseil envisage de réduire de 2.000 les effectifs de la Monusco (près de 20.000 hommes) alors que Kinshasa réclame le retrait de 6.000 Casques bleus.
M. Kobler a aussi critiqué “l’arrestation il y a quelques jours de plus de 40 acteurs de la société civile”. “Laisser un espace politique à la société civile est une condition préalable pour des élections crédibles”, a-t-il souligné.
Les deux hommes sont revenus sur la nomination par Kinshasa de deux généraux coupables d’abus selon l’ONU, qui a amené la Monusco à se retirer de l’offensive contre les FDLR.
“Nous ne voulons pas devoir choisir entre combattre les FDLR et soutenir les droits de l’homme”, a lancé M. Kobler. M. Tshibanda a affirmé que Kinshasa n’avait pas été averti à l’avance des soupçons contre les deux officiers qui avaient déjà travaillé avec l’ONU.
De plus, a-t-il rétorqué, la RDC “tient à garder une totale autonomie sur le plan de la nomination de ses cadres civils et militaires”.
M. Kobler a cependant offert à M. Tshibanda de “réenclencher la coopération” tandis que le ministre se disait “prêt à engager un dialogue stratégique” pour sortir de l’impasse.
AFP -

Sénégal: retour au bercail pour les militants de Y en a marre
-Déclarés persona non grata en République démocratique du Congo, ils sont enfin libres et chez eux. Les trois activistes du mouvement «Y en a marre» sont rentrés jeudi en fin d’après-midi à Dakar. Un petit comité d’accueil les attendait à l’aéroport.Ils sont arrivés en héros. Exténués, mais plus déterminés que jamais. Malal Talla alias Fou Malade, Fadel Barro, et Aliou Sané ont été accueillis par leurs familles. A l’instar de Fatima, la grande sœur de Fou Malade. « Dieu merci ! On était très inquiet », lâche-t-elle.
Leurs amis « Y en a marristes » étaient là aussi. Notamment les rappeurs Simon et Thiat visiblement soulagés de les voir revenir au bercail.
Aliou Sané a prononcé ces quelques mots : « On était à des milliers de kilomètres de Dakar, mais on a senti que le peuple était là. On a senti le Sénégal avec nous. Nous remercions le peuple sénégalais. Un peuple à la tête duquel le président Macky Sall a pris toutes les dispositions pour entrer en contact avec l’Etat congolais pour aboutir à cette issue aujourd’hui. »
L’activiste en a profité pour remercier également « toutes les associations et toutes les dynamiques qui ce sont créées pour soutenir Y’en a marre, pour crier très fort afin que cette injustice soit levée ».
« Mais comme vous le voyez aujourd’hui, il y a de l’amertume parce qu’il y a des frères qui sont restés là-bas, au Congo, et qui sont en prison. Ce n’est pas la joie aujourd’hui », a-t-il conclu.
(RFI)
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les USA ont financé les activistes
-L’ambassade américaine à Kinshasa a confirmé lundi qu’elle a financé un événement qui a réuni de jeunes activistes sénégalais, burkinabè et congolais.Un porte-parole de l’ambassade a déclaré que “cet événement, parrainé en partie par le gouvernement américain, est l’une des nombreuses activités que le gouvernement américain encourage. ”
Les Etats-Unis indiquent que “les activités de Washington concernent les jeunes et la société civile pour les encourager à se faire entendre. ”
Les forces de sécurité congolaises ont arrêté dimanche un employé de l’agence américaine de développement (USAID).
Une vingtaine d’activistes et plusieurs journalistes de la presse étrangère ont également été arrêtés.
Le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende a déclaré que les jeunes sont toujours en détention et sont soupçonnés “d’insurrection visant à monter les jeunes contre le pouvoir.”
(BBC)
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CALENDRIER ÉLECTORAL : MINAKU POUR UN DIALOGUE DANS LE RESPECT DE LA CENI
– Le président de l’Assemblée nationale qui tient à l’indépendance de la Centrale électorale, s’est ainsi prononcé hier à l’ouverture de la session ordinaire de mars.La session ordinaire de mars 2015 a ouvert ses portes hier lundi 16 mars à l’Assemblée nationale. C’était en présence de nombreux invités dont le président du Sénat, le Premier ministre et les chefs des missions diplomatiques en poste à Kinshasa. Dans son mot d’ouverture, le président de la Chambre, Aubin Minaku, a clairement souligné que cette session se tient dans un contexte particulier, celui de la poursuite du processus électoral et de la consolidation de la paix à l’Est de la République.
Pour ce qui est des élections, le speaker de la Chambre a rappelé aux députés que les périodes pré-électorale, électorale et post électorale ne doivent pas devenir des moments de s’envoyer des invectives entre acteurs politiques, de travailler pour le déchirement de l’unité nationale en opposant une partie du peuple contre une autre. Pour lui, ce n’est même pas le moment d’appeler au boycott des élections pour des raisons avouées ou inavouées étant donné qu’organiser les élections est le signe éloquent de la vivacité démocratique dans un pays.
En dépit de plusieurs voix discordantes émises ici et là au sujet du calendrier global publié par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Aubin Minaku a rappelé à l’auguste assemblée quelques dispositifs constitutionnels. ” La Constitution de notre pays, en son article 211, alinéa 3, donne à la Ceni d’assurer la régularité du processus électoral et référendaire. Ce principe est réaffirmé de manière non équivoque par l’article 3 de la loi portant organisation et fonctionnement de la Ceni qui dit que la Ceni est chargée de l’organisation de tout processus électoral et référendaire. Elle en assure la régularité “, a souligné le président de l’Assemblée nationale. Pour ce faire, il a invité le Gouvernement à mobiliser les moyens financiers sollicités par la Centrale électorale afin de lui permettre de s’acquitter de sa tâche républicaine.UN DIALOGUE QUI RESPECTE LES PREROGATIVES DES INSTITUTIONS
Concernant singulièrement le processus électoral, le président de l’Assemblée nationale a fait savoir qu’il est impérieux de respecter l’indépendance de la Ceni. Aussi, a-t-il souligné, chaque député a le pouvoir de s’interroger et d’interroger le Gouvernement quant à une mise en œuvre réaliste et sûre du calendrier électoral. ” S’il échet, je ne m’empêcherai d’autoriser un dialogue à cet effet, mais bien entendu dans le respect de nos prérogatives et celles d’autres institutions dont la Ceni. Il va sans dire que l’Assemblée nationale n’a pas le pouvoir de décréter un calendrier électoral, nonobstant le fait qu’elle peut débattre de toute question sans tabou et formuler des recommandations. Ma conviction est que si chacun de nous, représentant une portion du peuple, prend toute la mesure de la gravité des charges qui sont les nôtres, si chaque député assume pleinement son statut de représentant du peuple dans un élan républicain et un esprit de responsabilité partagé, les scènes de confusion et leurs conséquences parfois désastreuses, comme celles vécues en janvier dernier, vont certainement et sans nul doute s’éloigner de notre vie publique, garantissant ainsi l’ancrage d’une culture démocratique beaucoup plus apaisée et assumée “, a indiqué le président de l’Assemblée nationale.MATIERES DE LA SESSION
La session ordinaire de mars 2015 a plusieurs matières à traiter. Il s’agit de nouvelles matières, des arriérés législatifs et des textes ayant été renvoyés par le Président de la République pour une nouvelle délibération. Pour ce qui est de nouvelles matières, le président de l’Assemblée nationale a informé les députés du dépôt par le Gouvernement des deux textes de lois. Il s’agit des projets de loi portant Code minier et celui instituant un nouveau tarif des droits et taxes à l’importation.
Quant aux arriérés législatifs, a-t-il souligné, la priorité sera accordée aux textes de lois destinés à concourir notamment à la bonne organisation des échéances électorales à venir, au parachèvement des réformes des secteurs de la sécurité et de la justice ainsi que du processus de la décentralisation. La priorité sera également accordée à l’accélération des réformes à caractère économique et social. Au nombre desdits textes de loi, Aubin Minaku a cité notamment le projet de loi déterminant les principes fondamentaux relatifs à la mutualité, la proposition de loi organique portant institution, organisation et fonctionnement de l’Agence nationale de lutte contre la corruption et le projet de loi modifiant et complétant le Code de la famille. Sur la liste des arriérés législatifs, il faut encore ajouter le projet de loi portant statut des agents de carrière des services publics de l’Etat, le projet de loi portant statut des Notaires et le projet de loi organique portant organisation et fonctionnement de la Caisse nationale de péréquation.
Quant aux textes de loi renvoyés par le Président de la République pour une nouvelle délibération, il a évoqué les projets de loi sur les statuts des magistrats et celui portant modalités d’application des droits de la femme et de la parité.
LES TELECOMMUNICATIONS ET NOUVELLES TECHNOLOGIES CIBLES DU CONTROLE PARLEMENTAIRE
Selon le président de l’Assemblée nationale, le contrôle parlementaire sera accentué et rigoureux. Au cours de cette session ordinaire de mars 2015, le speaker de la Chambre a proposé trois secteurs qui doivent faire l’objet d’un contrôle parlementaire avant le 15 juin prochain, c’est-à-dire avant la clôture de ladite session. Il s’agit des télécommunications et nouvelles technologies, de l’évaluation de la bancarisation de la Fonction publique et du commerce triangulaire des denrées de base.
Le choix discrétionnaire du bureau de l’Assemblée nationale est assis sur de nombreuses requêtes et dénonciations reçues par les membres du bureau pendant les vacances parlementaires. ” C’est une manière pour la Chambre de se faire une idée exacte de toutes ces questions, de formuler des recommandations idoines aux différentes institutions concernées et prendre des sanctions, s’il échet “, a précisé le président Aubin Minaku. Les députés ont été invités à l’assiduité et à la régularité lors des travaux.(Forum des Us) Dorian KISIMBA
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Un Congolais brûlé vif à Durban-Afrique du Sud
-En Afrique du Sud, la communauté congolaise s’inquiète pour la sécurité de ses ressortissants dans le pays. Tôt ce lundi matin, un homme originaire de la République démocratique du Congo a été brûlé vif dans la ville de Durban. Les causes ne sont pas encore connues, mais la montée de la xénophobie est significative dans le pays.L’homme travaillait dans une boîte de nuit où il assurait la sécurité. Selon des témoins, un groupe d’environ quatre personnes l’aurait aspergé d’essence, puis aurait mis le feu. La victime est décédée quelques heures plus tard à l’hôpital. Les causes de l’agression ne sont pas encore connues, mais les associations de protection des ressortissants africains craignent une attaque xénophobe.
Le pays a connu une vague de violence contre les étrangers en 2009 durant laquelle près de 70 personnes ont été tuées. Et depuis le début de l’année, les attaques contre les commerçants étrangers sont en augmentation. En janvier, plusieurs centaines de commerçants, notamment somaliens, ont dû quitter le township de Soweto, après que leurs magasins ont été attaquéq et pillés.
Depuis les incidents sont récurrents. Les autorités se refusent toujours à parler de xénophobie, mais plutôt de criminalité. Pourtant, la xénophobie existe en Afrique du Sud. Elle est entretenue par la pauvreté et les inégalités. L’année dernière, par exemple, 70 commerçants somaliens sont décédés dans l’attaque de leurs boutiques.
(RFI)
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Arrestation d’activistes africains
-Les forces de l’ordre sont intervenues à la suite d’une conférence de presse pour interpeller plusieurs personnes dont le Sénégalais Fadel Barro et le Burkinabé Oscibi Johann.Dimanche après-midi, une dizaine d’hommes en civil, accompagnés d’un militaire en arme, sont entrés de force dans une maison du quartier populaire de Massina, à Kinshasa, à la fin d’une conférence de presse regroupant les mouvements citoyens sénégalais des Y en a marre et burkinabé du Balai citoyen ainsi que deux membres des mouvements citoyens congolais “Lucha” (Lutte pour le changement) et “Filimbi” (“coup de sifflet” en langue swahili) .
Sur place, un journaliste a constaté qu’une trentaine de personnes ont été arrêtées, dont le Sénégalais Fadel Barro, son compatriote rappeur Fou Malade et le Burkinabé Oscibi Johann, qui ont été brutalisés. Une dizaine de personnes ont été empilées, allongées les unes sur les autres, à l’arrière d’un pick up.
Cinq journalistes, de la Bbc, de la Rtbf, de l’Afp, d’Antenne 5 et d’une télévision congolaise, un diplomate américain, un Français ont été également emmenés et interrogés dans des locaux de l’agence nationale des renseignements. Les quatre journalistes de la presse internationale, le diplomate américain et le français ont été libérés vers 20h.
Le journaliste congolais, les trois membres du mouvement “Y en a marre”, le Burkinabé de “Balai citoyen” et un membre de la “Lucha”, organisation basée à Goma, dans l’Est du pays, sont encore détenus avec une vingtaine d’autres personnes, dont des artistes congolais.
Lambert Mendé, le porte-parole du gouvernement a déclaré qu’un rapport sera rendu public lundi pour savoir si les Sénégalais et le Burkinabé sont membres, “de mouvements citoyens ou instructeurs en insurrection armée”. Il a ajouté qu’il y aura d’éventuelles poursuites devant la justice et qu’une enquête déterminera s’il y a eu brutalité policière.
(BBC)
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Sierra Leone : le vice-président a demandé l’asile aux États-Unis et s’est mis à l’abri
-Le vice-président sierra-léonais Samuel Sam Sumana a demandé l’asile à l’ambassade américaine à Freetown, selon la BBC, et s’est mis à l’abri dans un endroit sécurisé en attendant la réponse, d’après un membre de son entourage samedi.Selon la BBC qui affirme lui avoir parlé, M. Sumana et son épouse se sont enfuis de leur résidence à Freetown et ont demandé l’asile politique à l’ambassade des Etats-Unis. Le lieu actuel où se trouve le couple n’est pas clair, précise la BBC. Un membre de son entourage, interrogé par l’AFP, a confirmé la demande d’asile du couple Sumana, et indiqué qu’il se trouvait dans un endroit sécurisé. “M. Sumana est maintenant en clandestinité (dans un endroit sûr) dans l’attente d’une réponse à une demande d’asile qu’il a faite par téléphone auprès de l’ambassade des Etats pour sa femme et lui” a affirmé cette source s’exprimant sous couvert d’anonymat.
M. Sumana lui-même n’a pu être joint. Sollicitée par l’AFP, l’ambassade américaine à Freetown a décliné tout commentaire.
Le domicile de M. Sumana, situé dans le quartier de Regent, dans l’ouest de Freetown, était placé samedi sous surveillance militaire, selon un journaliste de l’AFP, qui a été empêché d’approcher des lieux. Une douzaine de militaires avaient dressé des points de contrôle dans la zone et renvoyaient les civils tentant de se rendre chez M. Sumana.
Une habitante de la zone a expliqué avoir été réveillée samedi par des bruits de véhicules et avoir ensuite vu de sa fenêtre des dizaines de soldats qui ont désarmé les membres de la garde de M. Sumana.
Certains officiers se sont ensuite rendus dans la maison mais après environ une heure ou plus de recherche, ils en sont partis avec des paquets de documents, a-t-elle témoigné sous couvert d’anonymat. Un autre camion de soldats lourdement armés est alors venu monter la garde autour de la maison, où ils demeuraient présents samedi après-midi, a-t-elle poursuivi.
Joint par l’AFP, un porte-parole adjoint du gouvernement, Abdulay Bayratay, a indiqué à l’AFP que “le vice-président ne fait l’objet d’aucune menace”, et a assuré que M. Sumana était chez lui. “Il est chez lui, et les informations (faisant état de l’inverse) ne sont pas vraies” a déclaré M. Bayraytay.
Selon une source officielle, le président Koroma était absent de Freetown samedi, effectuant une tournée à Magburaka, dans le nord du pays.
Samuel Sam Sumana a été exclu le 6 mars du Congrès de tout le peuple (APC, au pouvoir), qui lui a reproché des mensonges et l’a accusé de chercher à créer un parti dissident. Il a réfuté les accusations contre lui. Ces développements étaient intervenus quelques jours après que M. Sumana s’était de lui-même placé en quarantaine, le 28 février, en raison de la mort d’un de ses gardes du corps, décédé d’Ebola.
(AFP)
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Des coups de feu entendus dans la base de Kitona
— Des coups de feu ont été entendus vendredi dans la base de Kitona en territoire de Muanda dans la province du Bas-Congo, où plus de 2 000 ex-combattants sont logés en attendant leur démobilisation, a indiqué à Xinhua une source proche de l’Etat Major général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).Selon cette source, ces ex-combattants se sont soulevés ce vendredi contre la mort de leur collègue décédé jeudi dernier après avoir reçu des coups de fouet en guise de sanction.
“Ils ont pris les armes aujourd’hui dans la base de Kitona”, affirme la même source, ajoutant que “plusieurs personnes ont été blessées et le dispensaire miliaire a été saccagé”.
(Xinhua)
