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  • Colère de l’armée après un retard dans le paiement des salaires

    Colère de l’armée après un retard dans le paiement des salaires

    element fardc-En République démocratique du Congo, l’armée met en cause les banques dans le non paiement des salaires de certaines unités déployées dans l’est du pays. Cela concerne trois bataillons en poste dans le territoire de Beni face aux ADF-Nalu, ainsi que deux autres bataillons présents dans les territoires de Rutshuru et du Nyiragongo. Des discussions sont en cours pour permettre le paiement au plus vite des salaires, assure le colonel Olivier Hamuli, porte-parole adjoint des FARDC.

    Le colonel Hamuli l’assure : l’Etat congolais n’est pas responsable de ces retards, ce sont les agents payeurs – autrement dit les banques – qui peut-être pour des raisons de saturation sont à mettre en cause dans le non paiement de ces soldes. Le porte-parole adjoint de l’armée s’en prend notamment à la Biac et à Ecobank. Contactées par RFI, les deux banques incriminées démentent faire des paiements dans les zones citées par l’armée, que ce soient les territoires de Beni, de Rutshuru ou de Nyiragongo.

    Parmi les autres dysfonctionnements cités par le colonel Hamuli : Ecobank demanderait aux militaires qui sont au front contre les ADF de rejoindre les villes pour être payés. Ce qui, selon le porte-parole adjoint de l’armée, n’est pas réaliste. Dans le cadre du processus de bancarisation, les établissements bancaires demandent effectivement aux militaires comme aux fonctionnaires d’ouvrir un compte et de présenter une pièce d’identité pour être payés. Notamment en fonction des conditions de sécurité, leurs agents acceptent de faire le déplacement ou au contraire demandent à leurs clients de venir dans l’une de leurs succursales, mais ils refusent aujourd’hui de remettre l’argent à un tiers.

    « Un général s’est présenté pour recevoir le paiement de ses troupes, on a été dans l’obligation de refuser », explique un responsable d’établissement bancaire. « Il peut y avoir encore des ratées, ce sont les officiers qui se plaignent, mais les soldats sont contents », précise un autre banquier, ajoutant qu’ils reçoivent aujourd’hui 100% de leurs soldes au lieu de voir la moitié ponctionnée comme par le passé. Des discussions sont en cours pour régler cette situation, assure-t-on du côté de l’armée. Mais dans les zones où les militaires ne sont pas payés, la population s’inquiète de voir des soldats démotivés.

    RFI

  • Jean-Pierre Bemba, l’heure des comptes

    Jean-Pierre Bemba, l’heure des comptes

    Bemba-la-Haye-Le procès de Jean-Pierre Bemba, l’ancien Vice-président congolais, jugé pour trois crimes de guerre et deux crimes contre l’humanité, devant la Cour pénale internationale (CPI) touche à sa fin. Le bureau du procureur de la CPI a estimé qu’il devait être reconnu coupable de la “barbarie” de ses miliciens responsables d’exactions, viols, meurtres et pillages en Centrafrique.

    Jean-Pierre Bemba rattrapé par son passé. Le procès de l’ancien Vice-président congolais, par alleurs ex-chef rebelle, jugé pour trois crimes de guerre et deux crimes contre l’humanité, devant la Cour pénale internationale (CPI) touche à sa fin. Le bureau du procureur de la CPI a estimé, mercredi, qu’il devait être reconnu coupable de la “barbarie” de ses miliciens responsables d’exactions, viols, meurtres et pillages en Centrafrique.

    Il faut dire que les quelque 1 500 hommes armés de l’ancien chef rebelle ont « violé tout ce qui se trouvait sur leur chemin », tué et pillé la population, entre octobre 2002 et mars 2003, assure l’accusation, évoquant également le témoignage d’une victime, « violée par trois hommes aux petites heures du matin, notamment avec un cintre et des crosses de fusil ». « Nous venons devant vous aujourd’hui pour demander que justice soit rendue, que l’accusé Jean-Pierre Bemba soit reconnu responsable et coupable des souffrances des victimes », a déclaré aux juges le représentant du bureau du procureur, Jean-Jacques Badibanga, lors de son réquisitoire.

    « La preuve que la population civile de Centrafrique a subi de la pire manière la barbarie des soldats de Jean-Pierre Bemba est au dossier », a affirmé Jean-Pierre Badibanga. Selon lui, « la preuve a été apportée que les soldats qui ont commis ces atrocités étaient sous l’autorité et le contrôle effectif de Jean-Pierre Bemba », ajoutant qu’en trois heures, ce résumé de quatre ans de procès, Jean-Jacques Badibanga « a assuré aux juges qu’il s’agissait d’un cas d’école ». « Vous ne trouverez pas un cas où un supérieur avait plus d’autorité que Jean-Pierre Bemba », a-t-il ajouté, soulignant qu’il « contrôlait tout, intervenait à propos de tout, décidait de tout ».

    Même si les avocats de Jean-Pierre Bemba tenteront de répondre, ce jeudi, aux accusations lancées la veille par le bureau du procureur de la CPI contre l’ancien Vice-président congolais, il sera difficile pour lui d’échapper cette fois-ci aux griffes de la justice internationale.

    afrik.com

  • L’un des ex-seigneurs de guerre de l’Ituri, Cobra Matata, s’est rendu

    L’un des ex-seigneurs de guerre de l’Ituri, Cobra Matata, s’est rendu

    cobra Matata-Cobra Matata, l’un des ex-seigneurs de guerre en Ituri, a fait reddition, selon Lambert Mende, porte-parole du gouvernement.

    « Cobra Matata s’est rendu aux commandement des FARDC en Ituri… avec plusieurs centaines de ses combattants », a confirmé Mende aux medias locaux.

    Selon lui, Matata devra maintenant intégrer les procéssus du désarment, démobilisation et réinsertion que la Mission des Nations en RDC (Monusco)  supervise.

    Cobra Matata n’est pas à sa première reddition annoncée. Il est à la tête du Forces des Résistance Patriotique en Ituri (Frpi), une de nombreuses milices qui se sont affrontées de 1998 en 2006, causant plus de 5.00 morts et 50.000 déplacés en Ituri, région en minerais et en pétrole. En 2006, le chef de la milice Frpi était intégré dans l’armée congolaise avec le grade du général, avec d’autres chefs rebelles et ses miliciens étaient démobilisés.

    Mais peu de temps après, Matata n’a pas tardé à rentrer au maquis après que l’un des leaders de la milice, Germain Katanga a été transféré à la Cour pénale internationale (Cpi), à la Haye.

    Traqué par de nombreuses opérations militaires de l’armée et de la force des Nations Unies, Matata a, plus d’une fois, été annoncé mort au cours des combats. Tout comme, sa reddition a plusieurs aussi été annoncée   à plusieurs reprises.

    Cette fois, le gouvernement se veut rassurant.

    « Ça fait des années que ce seigneur de guerre annonce sa reddition. Il se rebiffait à la dernière minute. Cette fois-ci, ça semble être la bonne puisqu’il est déjà avec les éléments de forces régulières qui ont reçu ses équipements et armements », a déclaré Lambert Mende.

    Les Nations Unies annoncent, d’après une radio locale qui lui est proche, que 8 officiers de FRPI ont des discussions depuis lundi à Bunia avec des officiers des FARDC.

    Cobra Matata et ses proches n’ont pas pu être joints ni ses collabortateurs pour confirmer leur reddition.

    Aux dernières nouvelles, Matata avait encore avec près de 1.000 combattants sous ses ordres.

    VOA

  • CPI: Bemba coupable pour la “barbarie” de ses miliciens, selon l’accusation

    CPI: Bemba coupable pour la “barbarie” de ses miliciens, selon l’accusation

    Affaire Jean Pierre Bemba a la CPI- Dossier Juridiquement vide-Jean-Pierre Bemba doit être reconnu coupable pour la “barbarie” de ses miliciens en République centrafricaine en 2002-2003, a affirmé mercredi le bureau du procureur de la CPI, alors que le procès de l’ancien vice-président congolais touche à sa fin.

    “Nous venons devant vous aujourd’hui pour demander que justice soit rendue, que l’accusé Jean-Pierre Bemba soit reconnu responsable et coupable des souffrances des victimes”, a déclaré le représentant du bureau du procureur, Jean-Jacques Badibanga, au début de son réquisitoire contre l’ancien chef rebelle.

    Jean-Pierre Bemba, 52 ans, est détenu par la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye depuis juillet 2008. Son procès s’était ouvert en novembre 2010.

    Le président du deuxième parti d’opposition de la République démocratique du Congo, le Mouvement de libération du Congo (MLC), est accusé de crimes contre l’humanité et crimes de guerre qu’aurait commis sa milice en 2002 et 2003 en Centrafrique.

    Quelque 1.500 hommes du MLC s’étaient rendus en Centrafrique en octobre 2002 pour soutenir le président Ange-Félix Patassé, victime d’une tentative de coup d’Etat menée par le général François Bozizé.

    “La preuve est au dossier que la population civile de Centrafrique a subi de la pire manière la barbarie des soldats de Jean-Pierre Bemba”, a affirmé M. Badibanga.

    “La preuve a été apportée que les soldats qui ont commis ces atrocités étaient sous l’autorité et la commande effective de Jean-Pierre Bemba. La preuve a été apportée que Jean-Pierre Bemba savait dès le premier jour qu’il avait le pouvoir de les empêcher ou au moins de les sanctionner”, a-t-il ajouté.

    Après l’accusation, les représentants des victimes auront la parole, suivis par la défense de Jean-Pierre Bemba, qui plaide non coupable.

    Présent dans la salle d’audience, Jean-Pierre Bemba écoutait le début du réquisitoire du procureur de manière attentive, prenant régulièrement des notes.

    La CPI a autorisé près de 3.000 victimes à participer à la procédure, un chiffre record. Entrée en fonction à La Haye en 2003, la CPI est le premier tribunal pénal international permanent chargé de juger les auteurs présumés de génocides, crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

    AFP

  • Matata piégé, les ministres touchent leurs “indemnités de sortie”

    Matata piégé, les ministres touchent leurs “indemnités de sortie”

    Matata Mponyo nomme Premier Ministre- Reactions and commentaires-Les ministres congolais ont touché leurs indemnités de sortie. Ils n’ont pourtant pas été remerciés. Explications.

    Cela fait un an que la formation d’un gouvernement de “cohésion nationale” a été annoncée par Joseph Kabila. Depuis, les ministres attendent d’être fixés sur leur sort.

    Pourtant, des “indemnités de sortie” leur ont déjà été versées, fin septembre, ce qui a valu à Agustin Matata Ponyo, le Premier ministre, d’être chahuté le 13 octobre au Parlement lors de la présentation de son budget.

    Craignant que son successeur ne leur verse pas leur “dû”, les trente-six membres de son gouvernement le pressaient depuis des mois de le faire par anticipation.

    Matata jure qu’il a résisté jusqu’au début de septembre, mais qu’après avoir entendu Kabila annoncer la date butoir du 15 de ce même mois pour nommer la nouvelle équipe, il a fini par donner son feu vert.

    Finalement, la date est passée sans qu’une nouvelle équipe soit nommée. Les ministres ont donc pu toucher leur prime, tout en conservant leur salaire.

    Jeuneafrique

  • Tensions autour de Lubumbashi

    Tensions autour de Lubumbashi

    fardc rumangabo-Depuis quelques jours, l’armée a amorcé des opérations des combats contre les miliciens Maï-Maï indépendantistes opérant au nord de la province du Katanga.

    Les miliciens en colère contre cette opération encerclent depuis quelques jours Lubumbashi, au sud-est du pays et menacent d’attaquer la ville.

    La situation inquiète les habitants de la localité qui craignent pour leur sécurité.

    Face à cela, les autorités appellent les Lushois au calme et exhortent les sécessionnistes à déposer les armes.

    Selon les responsables de services de sécurité, une vingtaine de personne présumées infiltrées Maï-Maï ont été capturées mercredi à Lubumbashi.

    La mairie de la ville a procédé à une opération de grande envergure pour appréhender toute personne présumée malade mentale.

    La mesure vise à barrer la route aux miliciens, qui selon la mairie, font semblant d’être des handicapés mentaux pour se confondre avec les habitants.

    Mercredi, 54 malades mentaux ont ainsi été interpellés et examinés par les médecins spécialistes.

    L’opération durera une semaine.

    Le 23 mars 2013, une centaine de ces miliciens avaient réussi à prendre le contrôle de Lubumbashi pour quelques heures avant d’en être délogés par l’armée régulière.

    BBC

  • A Béni, des manifestants déboulonnent la statue de Joseph Kabila

    A Béni, des manifestants déboulonnent la statue de Joseph Kabila

    beni-Au lendemain d’une nouvelle tuerie samedi à Beni attribuée aux rebelles ougandais de l’ADF, une violente émeute a éclaté dans la ville. Des manifestants se sont notamment attaqué à la statue du président Joseph Kabila en signe de protestation.

    “La population a procédé à des manifestations violentes. Elle voulait détruire des édifices publics mais ces derniers ont été protégés. Elle s’en est pris alors à la statue du président Kabila.” C’est en ces termes que Bwanakawa Nyonyi, le maire de Beni, dans l’est de la RDC, a résumé, le 2 octobre, l’exaspération de ses administrés après une nouvelle tuerie samedi dans la ville.

    Quelques heures plutôt, avant de quitter la ville, le président Joseph Kabila avait pourtant promis une réaction ferme à cette série de massacres.

    Bilan : entre 7 et 11 morts

    Le bilan de la dernière tuerie, commise samedi soir dans l’est de la ville, dans le quartier Bel-Air, varie de sept à 11 morts selon les sources. À en croire Teddy Katalika, président de la Société civile du territoire de Beni, une fédération d’associations locales, “on a tué huit personnes : deux militaires et six civils”. Il a également attribué ce nouveau massacre aux éléments “présumés appartenir aux Forces démocratiques alliées (ADF)”, ces rebelles ougandais qui sévissent dans la région depuis près de deux décennies.

    Mais à Goma, la Société civile de la province du Nord-Kivu, a donné un bilan de 11 morts, tués “essentiellement par armes blanches”. Ainsi, du 2 octobre au 2 novembre, les “massacres successifs des ADF” ont coûté la vie à “environ 120 personnes” et poussé des milliers de familles à fuir, a-t-elle recensé.

    Les autorités locales ont pour leur part annoncé au moins sept morts. “Il y a eu sept morts, dont deux militaires”, a affirmé Julien Paluku, gouverneur du Nord-Kivu. Le maire de Beni, Bwanakawa Nyonyi, a évoqué de son côté dix morts.

    Et au cours des manifestations de protestation de dimanche, la police a tiré en l’air pour disperser la foule. “Une personne a été blessée par balle à la cheville” et deux policiers ont également été touchés, selon un journaliste local.

    Dans l’après-midi, le maire de Beni a annoncé un couvre-feu de “18 heures 30 à 6 heures”, qui n’a pas été respecté, selon Teddy Katalya.

    (Avec AFP)

  • Un nouveau “carnage” à Beni provoque une manifestation violente

    Un nouveau “carnage” à Beni provoque une manifestation violente

    BENI-Un nouveau “carnage” s’est produit à Beni, provoquant dimanche une violente manifestation dans cette ville de l’est de la République démocratique du Congo déjà théâtre mi-octobre d’un massacre ayant fait une trentaine de morts.
    “Il y a eu carnage cette nuit encore, vers 19h30 (17h30 GMT), à Beni dans le quartier Bel-Air, dans l’est de la ville. On a tué huit personnes: deux militaires et six civils”, a déclaré à l’AFP Teddy Kataliko, président de fédération d’associations Société civile du territoire de Beni. Cette tuerie a eu lieu quelques heures seulement après le départ du président Joseph Kabila venu promettre une réaction ferme à la série de massacres qui ont fait une centaine de morts le mois dernier à Beni et dans sa région.
    Citant des témoins, M. Kataliko a ajouté que les responsables sont des éléments “présumés appartenir à l’ADF”, la rébellion des musulmans ougandais des Forces démocratiques alliées à laquelle sont attribués les autres carnages. “Toutes les dépouilles sont arrivées à la morgue, il y a huit corps. Il y a un enfant, trois femmes, le reste sont des hommes. Deux militaires ont été tués par balle, l’enfant a été percé par un couteau et les autres par machette”, témoigne à l’AFP Chirac Katalya, journaliste et membre de société civile.
    Les autorités locales ont pour leur part annoncé un bilan d’au moins sept morts. “Il y a eu sept morts, dont deux militaires”, a affirmé à l’AFP Julien Paluku, gouverneur de la province du Nord-Kivu, où se trouve la ville et le territoire de Beni. Le maire de Beni, Bwanakawa Nyonyi, a confirmé ce bilan mais ajouté que trois autres victimes devaient être amenées à la morgue.
    Détruire la mairie
    Cette nouvelle tuerie a provoqué des heurts violents lors d’une manifestation de protestation. “La population (…) a procédé à des manifestations violentes. Elle voulait s’en prendre aux édifices publics. (…) Tous les édifices publics ont été protégés mais il s’en sont pris à la statue du président Kabila” qui avait quitté Beni vendredi, a déclaré M. Nyonyi.
    M. Katalya a expliqué que la police avait tiré en l’air pour disperser la foule, mais que des manifestants avaient “voulu coûte que coûte détruire la mairie”. “Une personne avait été blessée par balle à la cheville”, a-t-il ajouté. Suite aux échauffourées, le centre-ville de Beni s’est vidé, les églises ne comptaient que quelques fidèles ou avaient fermé leurs portes et la circulation était quasiment inexistante hormis les véhicules de l’armée et de la police, a témoigné M. Katalya.
    En fin de matinée, les manifestants avaient été dispersés devant la mairie mais la police et l’armée pourchassaient dans les ruelles des gens cherchant à se regrouper, selon M. Katalya. “On entend des coups de feu sporadiques. La situation n’est pas complètement calme, mais la situation est sous contrôle”, a souligné le maire de Beni.
    “C’est comme s’il y avait une complicité interne”
    Courant octobre, une série de massacres attribués à l’ADF a fait une centaine de morts dans le territoire de Beni. Les victimes, dont des enfants, ont été tués à l’arme blanche et parfois décapitées. Dans la nuit du 15 au 16 octobre, une trentaine de personnes avaient été tuées à Beni même. Hostile au président ougandais, Yoweri Museveni, l’ADF est active depuis 1995 dans une région montagneuse du territoire de Beni, où elle commet de graves exactions (massacres, enrôlements forcés, pillages…) contre les civils et se livre à des lucratifs trafics, dont celui de bois.
    Depuis janvier, l’armée congolaise et la Monusco ont lancé une série d’attaques qui ont affaibli l’ADF. Celle-ci a toutefois conservé une capacité de nuisance et repris l’initiative depuis la mort brutale, en août, du général Jean-Lucien Bahuma, chef des opérations pour l’armée. Vendredi, s’exprimant pour la première fois sur les massacres, le président Kabila avait promis que la RDC allait “vaincre” l’ADF et a demandé à la Monusco, quelque 20.000 hommes au total, de renforcer sa présence dans le territoire de Beni – ce que la force de l’ONU a accepté.
    Il faudra aussi le soutien de la population, affirme M. Paluku. “C’est comme s’il y avait une complicité interne car ces gens viennent commettent leur forfait et les forces armées n’arrivent pas à les retrouver. On finit par se demander s’il n’y a pas certains complices qui les hébergeraient.”
    Jeuneafrique.

  • Lettre de François Hollande, mettait en garde Blaise Compaor

    Lettre de François Hollande, mettait en garde Blaise Compaor

    francois-blaise-Dans une lettre datée du 7 octobre, le chef de l’État français, François Hollande, mettait en garde Blaise Compaoré. Il lui expliquait comment le Burkina pourrait “être un exemple” s’il évitait “les risques d’un changement non-consensuel de Constitution”. Jeune Afrique en a obtenu copie en exclusivité.

    Transcription de la lettre envoyée le 7 octobre par François Hollande à Blaise Compaoré

    “Monsieur le Président, cher Blaise,

    Votre courrier du 22 septembre dernier confirme l’engagement du Burkina Faso en faveur du rétablissement de la stabilité au Mali et votre soutien au dialogue mené à Alger. Je tiens à vous en remercier, car je sais à quel point vous avez toujours œuvré en faveur du règlement de la crise malienne.

    Les négociations inter-maliennes qui se déroulent à Alger devraient aboutir, nous l’espérons, à un accord de paix entre le gouvernement et les groupes armés. Il importe avant tout que cet accord, respectueux de l’unité et de l’intégrité territoriale du pays et de sa laïcité, puisse permettre au Mali d’en sortir plus fort, de jouir d’une cohésion nationale renforcée et de voir toutes les régions du pays d’avoir un accès égal au développement et à la sécurité.

    Il importe également que cet accord soit solide et durable. La région et la communauté internationale auront là un rôle à jouer, pour appuyer, suivre et contrôler l’application de l’accord à venir. Un dispositif de suivi, où la Cedeao aurait toute sa place, sera utile. Le processus de démobilisation et de réintégration des combattants, dans les conditions qui seront décidées lors des négociations, devra être suivi tout particulièrement.

    Dans l’attente d’une issue heureuse des négociations d’Alger, la contribution des voisins du Mali à la Minusma est indispensable, notamment en ce qui concerne la sécurisation des zones où l’armée malienne n’est plus présente depuis les événements de Kidal. L’engagement du contingent burkinabè et sa connaissance du terrain est précieux.

    Il est important pour le Mali et pour l’ensemble de la région de consolider ses institutions et d’aller encore plus loin en matière de gouvernance et de démocratie. À cet égard, le Burkina Faso pourrait être un exemple pour la région si, dans les mois qui viennent, il avançait lui aussi dans cette direction en évitant les risques d’un changement non consensuel de Constitution. Vous pourriez alors compter sur la France pour vous soutenir, si vous souhaitez mettre votre expérience et vos talents à la disposition de la communauté internationale.

    En vous remerciant de nouveau pour votre engagement en faveur de la paix et de la sécurité au Mali, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma très haute considération.

    Bien à toi,

    François Hollande”
     

    Fac-similé de la lettre envoyée par François Hollande à Blaise Compaoré

    Jeuneafrique

  • Burkina Faso-En direct: violents combats devant le palais présidentiel burkinabè

    Burkina Faso-En direct: violents combats devant le palais présidentiel burkinabè

    BURKINA-Le Burkina Faso est en ébullition. Ce jeudi 30 octobre au matin, les députés burkinabè devaient examiner le projet de loi portant sur la révision de la Constitution permettant une nouvelle candidature du président Blaise Compaoré après 2015. Un projet largement contesté. Avant le début de la séance, des manifestants ont réussi à pénétrer dans l’enceinte du Parlement. Depuis le mouvement de colère a pris de l’ampleur et de violents combats ont lieu près de la présidence.

    Les heures sont données en temps universel

    13h15 : la France appelle au calme et à la retenue au Burkina Faso alors que les Etats-Unis font part de leur inquiétude.

    12h55 : Tweet de Zéphirin Diabré, l’un des chefs de file de l’opposition : « Nous ne cautionnons pas la prise du pouvoir par la force. Nous voulons juste le respect de la démocratie ».

    12h43 : Selon l’envoyé spécial de RFI à Ouagadougou, Frédéric Garat, le frère du président, François Compaoré a été arrêté à l’aéroport.

    12h40 : Sur RFI, Bruno Kafondo, député UPC, parti d’opposition, raconte lorsque les manifestants sont rentrés ce matin dans l’Assemblée : « On attendait tranquillement en échangeant les uns avec les autres. Et à un moment, les députés qui étaient de la majorité ont commencé à filer de l’Assemblée. Ils venaient d’avoir l’information que des gens étaient en train de défoncer les portes de l’Assemblée nationale. Ils sont arrivés en masse. Ils ont défoncé la balustrade centrale. Et compte tenu du fait que nous sommes des députés de l’opposition et que moi-même je suis d’un certain âge, ils ont dit « tonton il n’y a pas de problèmes venez » et ils m’ont conduit plus loin ».

    12h35 : Une question est sur toutes les lèvres : où est le président Compaoré ? Des informations contradictoires circulent alors que la foule tente toujours d’entrer à la présidence.

    12h30 : En direct sur l’antenne de RFI, le correspondant à Ouagadougou fait le point sur la situation : « Les manifestants sont déterminés. Ils tentent depuis près de deux heures d’entrer dans le palais présidentiel. Il y a encore des tirs ».

    12h30 : une réunion serait en cours entre les responsables militaires et l’empereur des Mossi, l’ethnie majoritaire du pays.

    12h25 : Selon un journaliste burkinabè contacté par RFI, il y a des tirs près du quartier des 1 200 logements où il y a eu un mort. Plusieurs chars ont tiré en l’air dans le quartier Ouaga 2 000 près du palais présidentiel.

    12h23 : La France regroupe ses ressortissants à son ambassade de Ouagadougou.

    12h20 : Zéphirin Diabré, l’un des chefs de file de l’opposition, appelle à la démission du président Blaise Compaoré.

    12h00 : Autour du palais présidentiel, le face-à-face entre les forces de l’ordre et les manifestants dure depuis une heure, selon notre correspondant à Ouagadougou, Yaya Boudani.

    11h50 : Un habitant de Bobo Dioulaso, contacté par RFI, confirme la situation tendue dans la ville. Des manifestations ont commencé ce matin de manière dispersée avant que des incendies n’éclatent au siège du parti au pouvoir, à la mairie et à plusieurs domiciles de responsables politiques.

    11h45 : Le site d’information Burkina24 témoigne d’une situation confuse à Bobo Dioulasso, la deuxième plus grande ville du pays.

    11h36 : Selon plusieurs témoignages circulant sur les réseaux sociaux, des manifestants auraient tenté d’envahir le domicile du frère du président Compaoré. Les forces de l’ordre auraient alors tiré dans la foule. Aucun bilan n’est encore disponible.

    11h30 : Pour l’un des leaders de l’opposition, Bénéwendé Sankara, le président Compaoré doit « tirer les conséquences » de l’assaut contre l’Assemblée à Ouagadougou.

    11h17 : Selon un journaliste de l’AFP, il y aurait un mort parmi les manifestants. Depuis quelques minutes, une information similaire circulait sur les réseaux sociaux évoquant un décès par balle dans le quartier des 1 200 logements.

    11h10 : Selon des témoins sur place, des flammes s’échappent du bâtiment de l’Assemblée nationale, saccagé plus tôt dans la matinée par les manifestants.

    11h00 : Frédéric Garat, envoyé spécial de RFI à Ouagadougou, évoque le saccage de l’hôtel Azalaï Indépendance par les manifestants. Désormais, les protestataires se regroupent vers le centre-ville.

    10h50 : Dans un communiqué officiel, le gouvernement du Burkina Faso appelle au calme et à la retenue.

    10h45 : Interrogé par RFI, le porte-parole du gouvernement, Alain-Edouard Traoré confirme l’annulation du vote du projet de loi. Un vote qui devait avoir lieu ce jeudi. Mais il ne donne aucune information sur une possible annulation du projet de loi portant sur la modification de la Constitution.

    10h35 : Pour Ablassé Ouédraogo, député de l’opposition, la situation est grave : « Nous n’étions pas encore dans l’hémicycle quand l’Assemblée a été prise d’assaut. Le Burkina Faso est en train de sombrer dans le chaos. Ce n’est pas organisé et tout peut arriver. Si on nous avait écoutés, on aurait pu éviter tout cela ».

    10h25: Selon le site d’information Burkina24, les locaux de la RTB-télé ont été saccagés par les manifestants et celle-ci a cessé d’émettre.

    10h: La situation est extrêmement tendue devant l’Assemble nationale qui est toute enfumée. Depuis ce matin, les manifestants avaient tenté par tous les moyens d’y accéder et finalement vers 09h30 TU, ils ont réussi à pénétrer à l’intérieur de l’hémicycle. Les députés sont parvenus à s’échapper par une porte de secours se situant derrière le bâtiment du Parlement.

    Sur place, les manifestants ont tout saccagé et incendié des véhicules avant de se diriger vers la télévision nationale du Burkina Faso où ils entendent faire une déclaration. Aux alentours du Parlement, il y a toujours des détonations et certains protestataires affrontent toujours les forces de l’ordre.

    Les forces de sécurité du Faso, la force d’élite, ont d’abord tiré en l’air pour essayer de disperser les manifestants, mais face à leur détermination, le service de sécurité présidentielle a libéré le passage. Maintenant, ces forces de l’ordre sont du côté de la télévision nationale pour protéger le bâtiment.

    Actuellement, les manifestants se sont dispersés dans la ville en scandant « Libérez Kossyam », du nom du palais présidentiel. Smokey, l’un des chefs de file du Balai citoyen, estime qu’en empêchant le vote, l’objectif du jour est atteint et n’encourage pas les manifestants à se diriger vers le palais présidentiel.

    Le vote de ce projet de loi controversé n’a donc pas eu lieu ce matin

    RFI