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  • Laurent Gbagbo : Marguerite Gado, la mère de Laurent Gbagbo, est décédée

    Laurent Gbagbo : Marguerite Gado, la mère de Laurent Gbagbo, est décédée

    Marguerite_Gado-Elle n’aura survécu que trois jours à son retour d’exil. Rentrée dimanche du Ghana, la mère de Laurent Gbagbo s’est éteinte mercredi soir. Elle était âgée de plus de 90 ans.

    Marguerite Gado aura vu l’un de ses souhaits exaucé : celui de mourir en terre ivoirienne. “La mère de Laurent Gbagbo est décédée, sa dernière volonté était de mourir dans son village”, a ainsi annoncé le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko, mercredi.

    “On a proposé à la famille une ambulance médicalisée mais ce matin ils ont décidé de la faire partir dans un véhicule ordinaire, ils ont dû s’arrêter à Yamoussokro, elle est morte vers 19H45”, a-t-il expliqué.

     

    Âgée de plus de 90 ans, Marguerite Gado, mère de Laurent Gbagbo était rentrée dimanche par la route du Ghana voisin où elle était en exil depuis la crise postélectorale de 2010-2011. “Elle voulait rentrer en Côte d’Ivoire depuis longtemps”, a déclaré le ministre ivoirien de l’Intérieur, précisant que le gouvernement du président Alassane Ouattara a “présenté ses condoléances à la famille”.

    “Gbagbo sera-t-il autorisé à assister aux obsèques ?”

    Alassane Ouattara avait “fait réaménager sa maison au village depuis plus de deux ans”, a-t-il encore indiqué. Plusieurs milliers d’Ivoiriens ont trouvé refuge au Ghana pendant la crise postélectorale et le retour des réfugiés représente un enjeu pour la réconciliation nationale, une des priorités du gouvernement, près de quatre ans après la fin de la crise.

    La mort de Marguerite Gado fait évidemment la une de la presse ivoirienne jeudi 16 octobre. “Hélas”, se désole le Patriote, reprenant les propos du ministre de l’Intérieur : “Nous avons proposé un véhicule médicalisé, en vain”.

    “Qui a tué la mère de Gbagbo ?”, s’interroge quant à lui Le Nouveau Réveil, parlant de refus d’assistance à personne en danger, tandis que Le Quotidien d’Abidjan et Le Nouveau Courrier s’indigne d’une dépuille “prise en otage”.

    Enfin, Le Nouveau Courrier pose la question qui devrait agiter la Côte d’Ivoire ces prochains jours : “Gbagbo sera-t-il autorisé à assister aux obsèques ?”.

    Jeuneafrique

  • Vaste opération européenne de contrôle de l’immigration clandestine

    Vaste opération européenne de contrôle de l’immigration clandestine

    police belge-Les pays européens entament à partir de lundi une vaste opération de contrôle de l’immigration clandestine, ressort-il d’un document confidentiel publié par le site statewatch.org. Dans tous les pays de l’espace Schengen, et donc aussi en Belgique, la police sera mobilisée. Objectif de l’opération : mieux comprendre les routes de l’immigration illégale en Europe, et affaiblir les groupes criminels qui facilitent l’arrivée des clandestins. Une opération critiquée par plusieurs associations de soutien aux sans-papiers.
    Dans les faits, les contrôles seront renforcés, dans les gares, sur les autoroutes et aux frontières. Les polices de chaque Etat sont invitées à partager des données comme le lieu et le moment de l’arrestation d’un clandestin, son moyen de transport, ou encore son identité.

    L’opération “Mos Maiorum” (du nom d’une locution latine faisant référence aux moeurs vertueuses des anciens) est menée du 13 au 26 octobre dans tous les pays de l’espace Schengen et associés. Elle vise à “affaiblir les capacités des groupes criminels organisés à faciliter l’immigration illégale dans l’UE”. Elle doit aussi permettre de collecter des informations afin de mieux comprendre les routes de l’immigration clandestine à travers l’Europe.

    Selon le document divulgué, les Etats devront collecter et se partager une série d’informations, notamment la date, le lieu d’arrestation, le moyen de transport et l’identité des clandestins. Les résultats de l’opération, qui est planifiée depuis plusieurs mois, seront communiqués en décembre.

    Mos Mairorum est coordonnée par la présidence italienne de l’UE, en coopération avec l’agence européenne des frontières extérieures, Frontex. Contactées par Belga, ni la présidence ni Frontex n’ont souhaité donner davantage d’informations sur son déroulement, pas plus que la Commission européenne.

    Côté belge, la police fédérale confirme qu’elle participera à l’opération, notamment sur les autoroutes et dans les trains. Mais vu que la police “organise déjà beaucoup de contrôles” tout au long de l’année, cette participation ne demandera pas d’effort supplémentaire, indique une porte-parole.

    Mos Maiorum s’inscrit dans le cadre d’un durcissement de la lutte européenne contre l’immigration clandestine. Jeudi, à Luxembourg, les ministres de l’Intérieur des 28 ont lancé une opération maritime, baptisée “Triton”, qui remplacera de facto la mission italienne “Mare Nostrum”. Mise en place il y a un an après la mort de 366 migrants dans le naufrage de leur embarcation au large de l’île de Lampedusa, celle-ci patrouillait dans les eaux internationales pour venir en aide aux personnes en détresse. Elle sera interrompue.

    Triton, quant à elle, restera confinée aux eaux territoriales italiennes. Les migrants secourus en mer seront débarqués dans les ports italiens, et les autorités italiennes seront chargées de les enregistrer et de traiter les demandes d’asile.

    “Nous demandons que chaque réfugié qui arrive en Europe soit fiché et que l’on prenne ses empreintes digitales, conformément aux règles en vigueur”, a insisté le ministre allemand de l’Intérieur, Thomas de Maizière. Le gouvernement italien s’est engagé en ce sens. “Nous avons demandé la solidarité de nos partenaires et nous allons collaborer pour l’enregistrement des migrants”, a assuré le ministre Angelino Alfano. “Mais les migrants refusent souvent d’être enregistrés”, a-t-il soutenu.

    Plusieurs organisation non-gouvernementales ont dénoncé l’évolution de la politique européenne. “Si l’Europe veut réellement empêcher des tragédies à l’avenir, elle doit donner à Triton le mandat et les ressources pour sauver des embarcations dans toute la Méditerranée”, a prévenu Amnesty International.

    Plusieurs groupes de soutien aux sans-papiers ont aussi dénoncé les contrôles attendus en octobre, qualifiés de “rafle”. Ils appellent les clandestins à éviter les gares, autoroutes et frontières.

    Critiques

    Cette opération est critiquée par plusieurs associations de soutien aux sans-papiers.

    Écoutez la réaction de Frédérique Mawet, directrice du CIRÉ

    Frédérique Mawet, directrice du CIRÉ, Coordination et initiatives pour réfugiés et étrangers, juge cette réponse donnée au problème de sans-papiers “totalement aberrante”. “Elle n’est en aucune façon une solution. Ce qui est très inquiétant avec cette opération, c’est qu’elle n’a été en aucune façon concertée avec le Parlement européen. Il a été tenu en dehors de ce projet. Et donc le projet n’est pas clair. On parle d’un recensement. Ce serait étonnant qu’ils s’arrêtent à un recensement. Probablement que le but est aussi d’interpeller et de renvoyer des personnes.”

    Le CIRÉ conseille la prudence aux sans-papiers et leur rappelle qu’ils ont des droits.

    Écoutez les explications de Aline Gonçalves

    RTBF avec Belga

  • RDC: dégradation des conditions sécuritaires dans l’Ituri

    RDC: dégradation des conditions sécuritaires dans l’Ituri

    MONUC-operation-En Ituri, près de 40 femmes ont été enlevées dans le territoire de Mambassa, à 160 kilomètres à l’ouest de Bunia, dans la province orientale de la RDC. Cette attaque n’est pas la première du genre puisque deux jours avant, sept hommes ont eux aussi été kidnappés. En réalité, depuis six mois et la mort du chef de guerre Morgan en pleine opération de reddition, les attaques des groupes armés sur les civils se sont multipliées et la situation sécuritaire s’est largement dégradée.

    Près d’une quarantaine d’attaques de groupes armés en six mois et des centaines d’allégations de viols ou d’enlèvements. La Mission de l’ONU au Congo, la Monusco, recense pas moins d’une vingtaine de violations des droits de l’homme par semaine actuellement dans la zone de Mambasa. Viols, pillages, mais aussi exécutions, un ensemble d’exactions en forte augmentation, assurent les acteurs sur place.

    Une recrudescence observée depuis la mort du principal chef de guerre dans la zone. Morgan est décédé il y a six mois, alors qu’il avait rendu les armes et qu’il était entre les mains de l’armée congolaise. Depuis, il n’y a plus eu de redditions massives à l’image de cet autre chef maï-maï, Kobra Matata, qui avait prévu de se rendre avant de changer d’avis et de multiplier les attaques.

    Ultimatum des autorités

    Les civils congolais en paient le prix fort. Cinq jours après leur enlèvement, les 40 Congolaises kidnappées par une faction du groupe de Morgan n’ont toujours pas été localisées. Elles ont été emmenées dans une forêt extrêmement dense à plus de sept heures de marche de la ville.

    Il y a quelques jours, le gouverneur de la province lançait un ultimatum aux groupes armés, contrebandiers et mineurs clandestins qui opèrent dans la réserve du parc des Okapis. Ils ont jusqu’à demain, mercredi 15 octobre, pour quitter la zone avant des expulsions forcées, promettent les autorités.

    rfi

  • L ‘ ONU demande justice pour les crimes commis par les rebelles du M 23

    L ‘ ONU demande justice pour les crimes commis par les rebelles du M 23

    zeid_ra_ad_al-hussein – Les Nations unies demandent que justice soit rendue pour les crimes commis par le Mouvement du 23 mars (M23) lorsqu’il exerçait un contrôle effectif sur des parties des territoires de la province du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) entre les mois d’avril 2012 et novembre 2013.

    Des enquêtes du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’Homme (BCNUDH) en RDC ont, en effet, révélé qu’au cours de cette période, de graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire ont été commises par le M 23 dans la province du Nord-Kivu, indique un rapport du Haut-commissariat aux droits de l’homme publié jeudi à Genève.

    Selon le rapport, ces exactions pourraient constituer des crimes internationaux ainsi que des crimes selon le Code pénal congolais.

    « Je félicite les autorités congolaises pour les poursuites déjà engagées à l’encontre de certains membres du M23 et je les encourage à poursuivre leurs efforts afin que les responsables des graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire répondent de leurs actes devant la justice dans les meilleurs délais », a déclaré le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein.

    « Il est fondamental que justice soit rendue aux victimes et que cessent enfin les cycles d’impunité qui minent les efforts en faveur de la paix en RDC depuis trop longtemps », a ajouté Zeid Ra’ad Al Hussein.

    Plus de 116 personnes y ont été victimes d’atteinte au droit à la vie, 351 d’atteinte au droit à l’intégrité physique, dont 161 de viol, 296 d’atteinte au droit à la liberté et sécurité de la personne, notamment d’enlèvement et de recrutement forcé et 18 cas de travail forcé et 50 cas d’atteinte au droit à la propriété ont également été commis par des éléments du M23, précise ce rapport.

    « Le nombre total de victimes pourrait être beaucoup plus élevé dans la mesure où le personnel du BCNUDH a fait face à diverses difficultés dans le cadre de ses enquêtes sur ces violations des droits de l’homme », note le rapport.

    Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en RDC, Martin Kobler, a également insisté pour que les auteurs de ces violations des droits de l’homme répondent de leurs actes devant la justice, et a pris note de la nouvelle loi d’amnistie en RDC qui permettra à de nombreux membres du M23 de bénéficier d’une amnistie et de retourner en RDC.

    « J’appelle les autorités congolaises à bien se préparer afin de recevoir dès que possible dans les meilleurs conditions les ex-combattants du M23 qui pourraient bénéficier de la loi d’amnistie et à faire une application stricte de cette loi selon laquelle les membres du M23 qui se sont rendus coupables de crimes graves tels que le génocide, les crimes contre l’humanité ou les crimes de guerre ne pourront pas être amnistiés », a indiqué Kobler.

    Défaits à la fin de l’année dernière par une brigade spéciale de la force des Nations unies en RDC, les rebelles du M 23 bénéficiaient, selon des experts onusiens, de l’appui des gouvernements du Rwanda et de l’Ouganda. Ces derniers ont cependant toujours nié avoir apporté le moindre à ces rebelles tutsis congolais.

    APA
  • Le Président Joseph Kabila a inauguré l’aile principale rénovée du Grand hôtel Kinshasa

    Le Président Joseph Kabila a inauguré l’aile principale rénovée du Grand hôtel Kinshasa

    gh kin-Le Chef de l’Etat a procédé le mercredi 8 octobre 2014, en présence des membres des corps constitués de la République, du corps diplomatique accrédité à Kinshasa et d’un aréopage de personnalités du monde des affaires, à l’inauguration de l’aile principale du Grand hôtel Kinshasa, complètement rénovée. Le complexe, géré par le groupe Accor présent dans plus de 3.000 établissements hôteliers à travers le monde, porte une nouvelle appellation : Pullman Grand Hôtel.

    Avant la traditionnelle coupure du ruban symbolique, trois discours ont été prononcés respectivement par le vice-gouverneur de la ville de Kinshasa Clément Bafiba, l’Administrateur-Directeur général de la Société des Grands Hôtels du Congo Romain Felber et la ministre du Portefeuille Louise Munga Mesozi.

    Mme Louise Munga Mesozi a paraphrasé dans le sien le Président Joseph Kabila qui, dans son message du haut de la tribune de l’Onu à l’occasion de la 69ème session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations-Unies, a relevé que « la République démocratique du Congo est de nouveau un pays débout, un pays en pleine reconstruction où routes, hôpitaux et infrastructures diverses sont construits en nombre et à un rythme sans précédent ».

    Elle y a trouvé la preuve que le concept novateur de la Révolution de la Modernité n’était pas une profession de foi, encore moins un simple slogan.

    Elle a ajouté que c’est dans le cadre de la reconstruction des infrastructures que le bâtiment principal du GHK a été transformé en un véritable bijou aux standards internationaux pour un hôtel de cinq étoiles, précisant qu’il a fallu plus ou moins deux ans de soucis, de peines, parfois d’incertitudes, mais surtout deux ans de détermination pour y aboutir.

    L’Etat congolais, a-t-elle souligné, détient 50% des parts sociales, en partie avec African Hospitalities.

    Conscient donc de sa responsabilité en tant qu’actionnaire, l’Etat congolais a accordé des facilités en terme de dédouanement et d’enlèvement d’urgence, ce qui a évité au chantier soit de s’enliser, soit de traîner en longueur, a-t-elle encore dit.

    La RDC, a souligné Mme la ministre, est une mosaïque culturelle, un scandale géologique avec une biodiversité diversifiée et disposant de grandes curiosités touristiques. Mais tout ce potentiel touristique ne peut être capitalisé qu’avec un développement approprié de l’industrie hôtelière qui en constitue le facteur capital.

    Le vice-gouverneur de la ville de Kinshasa, Clément Bafiba a, quant à lui, trouvé dans la cérémonie inaugurale une occasion pour exprimer une profonde gratitude au Chef de l’Etat, homme de parole, qui prouve sa ferme détermination à propulser la RDC dans la sphère des pays émergents.

    Il a ajouté que le Président Joseph Kabila a déjà beaucoup réalisé, personnellement, au prix des sacrifices, dans les domaines de la paix et de la sécurité sur toute l’étendue de la république. Paix et sécurité sans lesquelles les banquiers, les promoteurs immobiliers ne peuvent investir, comme c’est le cas du Grand hôtel Kinshasa aujourd’hui rénové pour la grande joie de toute la population kinoise, en général et du monde des Affaires en particulier.

    M. Romain Felber, Administrateur-Directeur général de la Société des Grands Hôtels du Congo, a rendu un hommage mérité au Président de la République pour avoir été l’artisan majeur de ce projet.

    Faisant un rappel historique du GHK, il a dit que le bâtiment qui venait d’être rénové fut inauguré le 2 octobre 1971, voici 43 ans. Le chantier de sa rénovation a débuté en juin 2012 avec le renouvellement de tous les équipements techniques : station électrique, chaîne du froid, ventilation et eau chaude, 190 chambres dont 23 suites et une suite présidentielle, une cuisine ultramoderne équipée pour produire 2000 repas par jour, un hall principal et lobby digne d’un hôtel 5 étoiles de plus de 400 chambres, un restaurant gastronomique, une brasserie et un skybar.

    Jeannot Lusenge

  • L’armée burundaise se retire de l’est de la RDC.

    L’armée burundaise se retire de l’est de la RDC.

    armee-du.-burundiLe détachement de l’armée burundaise, dont la présence à Kiliba Onds avait été constatée, il y a plus d’un mois, par RFI, puis confirmée par la Monusco, a regagné le Burundi. Ce retrait est encore cours, mais il n’y a toujours pas de confirmation officielle pour le moment.
     
    A la m-journée, les camionnettes de l’armée burundaise continuaient de traverserla frontière à toute vitesse. Des camionnettes remplies à ras bord de matériel ou de militaires. Mais depuis hier, dans le territoire d’Uvira, l’armée congolaise se préparait à reprendre le contrôle de la zone de Kiliba.
     
    Une réunion s’est d’abord tenue à l’aube, en présence de responsables militaires congolais de haut rang qui ont fait savoir aux hommes de troupes qu’ils allaient se redéployer à Kiliba dans les espaces laissés vacants par l’armée burundaise.
     
    Plus tard dans la journée, toujours selon des témoignages, une colonne de militaires congolais faisait route vers Kiliba. Ces militaires ont là aussi expliqué à la population qu’ils venaient remplacer les troupes burundaises. Et depuis ce matin, à Kiliba même, en lieu et place de l’armée burundaise, se trouvent des militaires congolais. Un retrait toujours cours et coordonné par les Etats-Majors des deux pays, c’est ce que RFI a appris de sources concordantes.
     
    Une présence locale depuis trois ans
     
    Les gouvernements congolais et burundais avaient toujours officiellement démenti la présence de ce détachement. Mêmeaprès que la Monusco eut confirmé l’information, la semaine dernière. Mais depuis, tout est allé très vite. Une délégation de militaires congolais de haut niveau, dirigée par le général Delphin Kahimbi, chef d’état-major adjoint en charge de renseignements, s’est rendue à Bujumbura. Sa mission étant de coordonner le retrait des forces armées burundaises et le retour de l’armée congolaise dans la zone de Kiliba.
     
    Cela faisait trois ans que l’armée burundaise avait un détachement au Sud-Kivu, dans la plaine de la Ruzizi, officieusement pour combattre les rebelles burundais se revendiquant des FNL. Mais depuis un an, aucune opération terrestre n’avait eu lieu contre ces rebelles qui vivaient non pas dans la plaine mais sur les plateaux du territoire d’Uvira.
     
    Mobilisation de la société civile
     
    Parmi les éléments qui ont rendu cette présence indésirable, la mobilisation de la société civile de part et d’autres de la frontière. A Kiliba, David Munyaga, le directeur d’une radio locale qui s’était mobilisé avec d’autres activistes pour dénoncer cette présence, notamment sur les antennes de RFI, et qui d’ailleurs avait eu des ennuis pour cela. Et à Bujumbura,l’affaire Pierre Claver Mbonimpa. Cette figure de la société civile avait dénoncé des entraînements de jeunes Burundais dans l’est du Congo, sous couvert de cette présence militaire. Il est toujours poursuivi pour atteinte à la sécurité de l’Etat mais a été libéré pour raisons de santé. Cette affaire avait donné beaucoup de visibilité à ce détachement militaire burundais, notamment dans les médias burundais
     
    Retrait est en cours
     
    Selon tous les témoignages recueillis par RFI, l’armée congolaise est de retour à Kiliba. Hier à l’aube, le général Patrick Masunzu qui était encore il y a quelques semaines, avant la restructuration de l’armée, commandant de la 10e région (celle du Sud-Kivu), a annoncé aux troupes de l’armée congolaise qu’elles allaient être redéployées à Kiliba dans les camps laissés vacants par l’armée burundaise.
     
    Lundi après-midi, les habitants ont vu la colonne des FARDC sur l’axe Runingau-Kiliba. Lorsqu’ils ont interrogé ces militaires, ces derniers étaient formels. Ils avaient ordre d’occuper Kiliba que les soldats burundais étaient en train d’évacuer. Selon les témoignages recueillis par RFI, l’armée congolaise, et uniquement l’armée congolaise, est visible depuis ce matin à Kiliba. Reste à savoir s’il s’agit d’un retrait partiel ou total de l’armée burundaise…
  • Affaire Mamadou Ndala : le témoin-clé vient de mourir

    Affaire Mamadou Ndala : le témoin-clé vient de mourir

    ndla mamadou-Procès « Mamadou Ndala » :  le chauffeur du général mort, l’audition d’un onusien vivement attendue

    Tant attendue, la deuxième audience s’est ouverte, hier jeudi 2 octobre 2014 à 10h locales dans un climat d’émoi lorsque la Cour militaire a annoncé la mort du sergent major Arsène Ndambo Ndongala, chauffeur du défunt général Ndala. Selon des sources locales, c’est à 7heures du matin qu’il est décédé à l’hôpital Santé Plus de Beni à la suite d’une crise. La Cour militaire a communiqué que le malaise du sergent major Arsène Ndambo a débuté après l’audience du mercredi à laquelle il a comparu. C’est à 5heures que son cas s’est aggravé, avant que l’inévitable survienne.

     

              Dans son témoignage, rappelle-t-on, il avait dit au procureur que la jeep du colonel Ndala avait pris feu au moment de l’attaque. Une déclaration qu’il a rejetée à la barre, indiquant avoir fait cette déposition sous pression et en l’absence de son avocat. Il a par ailleurs reconnu avoir conservé le téléphone portable de l’officier assassiné après cet attentat.

              Seul prévenu à avoir comparu à l’ouverture de ce procès, le chauffeur était poursuivi par le ministère public pour non assistance à personne en danger, vol de l’argent de son chef, détention de quelques biens des autres victimes de l’attentat et aussi d’avoir mis le feu à la jeep du général. A l’audience, le sergent major avait aussi révélé avoir eu un long entretien avec un agent de la Mission des Nations-Unies en RDC(Monusco), Moussa Demba, peu avant l’assassinat du général Ndala. Ce chargé des communications de la Monusco à Beni-Lubero devait en principe être confronté au sergent Arsène Ndambo ce jeudi 2 octobre à Beni.

              Absent de cette ville, l’agent onusien se trouverait à Dar-es-Salaam en Tanzanie.

              C’est encore une vraie marée humaine qui a envahi ce jeudi matin, 2 octobre 2014, la tribune du 8 mars de la ville de Beni où s’est tenue la deuxième audience qui s’est poursuivie avec l’audition des renseignants Ndongala et Safari Banga, deux adjudants de l’armée congolaise et gardes du corps du colonel Mamadou Ndala. Le premier est arrivé aux premières minutes après l’attaque du véhicule du colonel Mamadou. Il a déclaré devant la Cour qu’il a trouvé la jeep en flamme, le corps du colonel penché en avant entrain de se consumer à l’intérieur de la cabine. Il a témoigné avoir essayé de retirer le corps de son commandant du véhicule, mais sans succès.

              Quant au deuxième, l’adjudant Safari Banga a signalé qu’il était à bord de la jeep pendant l’attaque. Le ministère public le considère comme l’un des principaux suspects.  

              Présidé par  le colonel Joseph Maya de la Cour militaire du Nord-Kivu, l’affaire a vu défiler, à son ouverture, à la barre quelque 12 personnes sur le 21 qui sont en détention. Quant aux 9 autres, dont Djamil Mukulu, patron des ADF (rebelles ougandais écumant la partie Est  de la RDC), ils  sont en fuite. Des grandes personnalités militaires de la région telles que le colonel Idelphonse Ngabo en charge des renseignements et Bizuru Ngabo Tito, ancien commandant ville, se sont retrouvées aussi sur le banc des accusés. Le ministère public porte à leur charge la livraison d’information relative aux mouvements de Mamadou Ndala ou la participation indirecte à l’assassinat.

              Quant aux     autres membres de la rébellion ougandaise de l’ADF, actuellement en fuite, ils seront aussi jugés par défaut comme tous les autres pour des infractions de terrorisme, non assistance à personne en danger, participation à un mouvement insurrectionnel, vol  simple et vol d’effets de guerre, a fait savoir l’auditeur de la cour.

              Tué le 2 janvier dernier dans une embuscade tendue par des éléments armés non autrement identifiés, à la hauteur de la localité de Ngadi, à plus ou moins 10 kilomètres de la ville de Beni, le « héros de Goma » a été élevé au rang de général de brigade à titre posthume, un jeune officier très prometteur mort à fleur d’âge, soit à 35 ans. Il est considéré comme un héros après avoir joué un rôle de premier ordre dans l’offensive FARDC ayant conduit à la défaite militaire de la rébellion pro rwandaise du Mouvement du 23 mars (M 23).

     Tshieke Bukasa

  • Le procès des assassins présumés du colonel Ndala s’ouvre à Beni

    Le procès des assassins présumés du colonel Ndala s’ouvre à Beni

    NDALA-En RDC, le procès des assassins présumés du colonel Mamadou Ndala s’ouvre ce mercredi 1er octobre à Beni, dans le nord-est du pays. Le héros de libération de la ville de Goma et de l’offensive contre la rébellion du M23 a été le 2 janvier dernier par un tir de roquette dont on ne connait toujours pas les commanditaires. Neuf mois après sa mort, ce procès est censé lever le voile sur ces interrogations.

    Une vingtaine de prévenus sont attendus à la barre. Parmi eux, quatre officiers supérieurs de l’armée congolaise, deux ex-gardes du corps du colonel défunt et huit civils. La première étape de ce procès sera l’identification des prévenus et des assaillants présumés.

    Car depuis la mort du colonel Mamadou Ndala, les questions sont extrêmement nombreuses, l’armée ayant choisi de ne pas communiquer sur l’avancée de l’enquête. À ce jour, deux pistes sont évoquées. La première est celle d’un assassinat commandité par les rebelles des ADF-Nalu, alors que le colonel était sur le point de lancer une offensive contre eux. Une hypothèse que la société civile et certains témoins rejettent. La route empruntée par le colonel ce jour-là était, selon eux, sous le contrôle total des FARDC.

    Autre piste envisagée, celle d’un règlement de compte au sein même de l’armée congolaise. Le colonel Mamadou Ndala n’y avait pas que des amis. Charismatique, surmédiatisé, ce jeune officier dérangeait. Certains n’auraient pas apprécié de voir cet homme envoyé par Kinshasa potentiellement mettre son nez dans les affaires de l’armée à Beni. La veille de sa mort, il aurait lui-même dit craindre des trahisons au sein de ses troupes.

    C’est donc un procès capital qui s’ouvre ce mercredi. Un véritable test pour voir si les forces armées congolaises iront jusqu’au bout de la transparence pour rendre justice. La société civile du Nord-Kivu dit dans un communiqué espérer « que la population ne va pas assister à une parodie de justice ou à un simulacre de procès » et appelle les habitants de Beni à assister aux audiences. La LUCHA, une organisation de jeunes, se réjouit quant à elle de la tenue du procès, mais souhaite également que ce soit « un véritable moment de vérité et de justice, et non pas une simple formalité ».

    RFI

  • Les Remarques de SG Ban Ki-moon à la 4eme réunion du Mécanisme de suivi Régional pour la Paix, la Sécurité et le Cadre de Coopération pour la RDC et de la Région

    Les Remarques de SG Ban Ki-moon à la 4eme réunion du Mécanisme de suivi Régional pour la Paix, la Sécurité et le Cadre de Coopération pour la RDC et de la Région

    kabil ki moon-Je vous remercie de participer à cette quatrième réunion du Mécanisme régional de suivi (13+4) de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la région.

    Je salue le leadership du Président de l’Angola et Président de la Conférence internationale sur la région de Grands Lacs, José Eduardo dos Santos.

    À notre troisième réunion, qui s’est tenue au Siège de l’Union africaine, à Addis-Abeba, à la fin janvier, vous avez approuvé le Plan d’action régional et les 15 activités prioritaires pour l’application de l’Accord-cadre. Vous avez également demandé que le Comité d’appui technique présente un rapport d’évaluation sur la mise en œuvre du plan.

    J’ai le plaisir de vous annoncer que ce rapport est prêt. Il rend compte des progrès et contient des recommandations utiles. Mon Envoyé spécial et le Représentant spécial du Président de l’Union africaine vous le présenteront dans un instant.

    Mesdames et Messieurs,

    Pour que les causes profondes du conflit qui déchire la RDC et la région puissent être réglées, il faut que soit réaffirmée la volonté de donner effet rapidement à tous les engagements nationaux et régionaux énoncés dans l’Accord-cadre.

    Dans les années qui viennent, des élections déterminantes se tiendront dans plusieurs pays de la région des Grands Lacs. La culture démocratique de la région doit s’en trouver renforcée. J’espère que les pays concernés en sortiront plus forts, plus unis et plus stables.

    Ces derniers mois, des progrès ont été faits par rapport à plusieurs des engagements énoncés dans l’Accord-cadre. Les groupes armés sont moins à même d’attaquer les civils dans l’est de la République du Congo, surtout depuis la défaite de l’ancien M23, fin 2013. Les conditions de sécurité se sont ainsi améliorées dans la région.

     

    Excellencies

    But several armed groups continue their activities. The Nairobi Declarations of the Kampala process have been implemented too slowly. And there remains a lack of trust among some countries of the region.

    Despite these challenges, I am confident that with focus and dedication, we can stay on course for sustainable peace and stability in the region.

    I welcome the collective and unequivocal message to the FDLR that they should voluntarily surrender and disarm before the 2nd of January 2015.

    I call on you to develop a comprehensive plan to deal with the FDLR through non-military means and, if necessary, through military action. We should spare no effort to end the instability that has affected millions of people and impeded development and prosperity in the region for far too long.

    Excellencies,

    The region and the international community must continue speaking with one voice and coordinating actions.

    My Special Envoy has just concluded his inaugural meetings with several leaders in the region. I have specifically asked him to continue to work closely with you to ensure that the peoples of the Great Lakes region benefit from greater peace dividends in the coming months.

    I reiterate my appeal to donors, especially the African Development Bank, the European Union, the World Bank and bilateral partners, to remain committed to supporting initiatives for peace, security and cooperation in the region.

    Let us strengthen our resolve to join forces and achieve our shared priorities. We must intensify national and regional efforts – with international support – to address the root causes of the conflict in eastern DRC. We must remove the threat posed by armed groups. We must speed up the implementation of the Nairobi Declarations of the Kampala Process, including the repatriation of eligible former M23 elements to the DRC. And we must continue building trust and confidence among countries of the region.

    This will bring sustainable peace and security to the Great Lakes region to benefit the people there, the continent of Africa and beyond.

  • English: Ebola Diagnosed in the U.S.-CDC Confirms First Case

    English: Ebola Diagnosed in the U.S.-CDC Confirms First Case

    obama-Today, the Centers for Disease Control and Prevention (CDC) announced the confirmation of the first Ebola case in the United States in a person who traveled from West Africa.

    In a press conference, CDC Director Tom Frieden said that the virus was diagnosed in someone traveling from Liberia. Although the person had no symptoms when leaving Liberia, or when entering the United States, he started to present symptoms four to five days following his travel. The patient was admitted and placed in isolation on Sunday, September 28.

    Dr. Frieden said that the next steps are threefold:

    1. Caring for the patient, to provide the most effective care possible, and as safely as possible, to maximize the chances that the patient will recover.
    2. Identifying all people who may have had contact with the patient while he could have been infectious.
    3. Monitoring those people if they develop fever — isolate and care for them, and eliminate any chances that they will infect other people.

    “I have no doubt,” Dr. Frieden said, “that we will control this case of Ebola, so that it does not spread widely in this country.” As he reiterated in the press conference, Ebola is not a highly contagious disease, although it is a highly destructive disease.

    On CNN’s “Situation Room” before the press conference, White House Senior Advisor Dan Pfeiffer told host Wolf Blitzer that the United States has “been prepared for this possibility for a long time. America has the best doctors and public health infrastructure in the world, so we’re ready to deal with it.”


    Questions and Answers on Ebola

    Q: What is Ebola?

    A: Ebola virus is the cause of a viral hemorrhagic fever disease. Symptoms include: fever, headache, joint and muscle aches, weakness, diarrhea, vomiting, stomach pain, lack of appetite, and abnormal bleeding. Symptoms may appear anywhere from 2 to 21 days after exposure to Ebola virus though 8-10 days is most common.

    Q: How is Ebola transmitted?

    A: Ebola is transmitted through direct contact with the blood or bodily fluids of an infected symptomatic person or though exposure to objects (such as needles) that have been contaminated with infected secretions.

    Q: Can Ebola be transmitted through the air?

    A: No. Ebola is not a respiratory disease like the flu, so it is not transmitted through the air.

    Q: Can I get Ebola from contaminated food or water?

    A: No. Ebola is not transmitted through food in the United States. It is not transmitted through water.

    Q: Can I get Ebola from a person who is infected but doesn’t have any symptoms?

    A: No. Individuals who are not symptomatic are not contagious. In order for the virus to be transmitted, an individual would have to have direct contact with an individual who is experiencing symptoms or has died of the disease.

    The White House