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  • RDC : référendum en vue

    RDC : référendum en vue

    Lambert Mende
    Lambert Mende

    -Lambert Mende, ministre de la Communication de la République Démocratique du Congo (RDC) a évoqué jeudi la possibilité d’un referendum en vue de changer certains articles de la Constitution.

    Il s’exprimait devant la presse en réponse aux critiques formulées par la conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) qui a appelé le gouvernement à ne pas modifier la Constitution pour augmenter le nombre de mandats permis au chef de l’Etat.

    “Au moins on n’a pas contesté aux Ecossais et à ceux qui vivent en Ecosse le droit de se prononcer, pourquoi on veut contester au Congolais le droit de se prononcer ? “, a-t-il lancé lors de son intervention.

    Lambert Mende affirme que l’idée d’un référendum vient de la commission électorale nationale indépendante (CENI). Cet éventuellement changement de la Constitution ne concernerait que certains articles dont le plus significatif est l’article 197 qui concerne le mode de scrutin des élections provinciales.

    L’article 220 au centre des débats

    L’objectif étant de passer au mode indirect pour faire des économies.

    Mais Lambert Mende n’exclut pas pour autant un référendum sur l’article au centre de tous les regards. Il s’agit de l’article 220 qui limite le nombre de mandats du chef de l’Etat à deux.

    Il a affirmé que la révision de cet article n’était pas pour l’instant à l’ordre du jour mais “qu’en démocratie, tout pouvait être discuté”, y compris “les dispositions verrouillées” dans la loi fondamentale.

    Ce n’est pas la première fois qu’un responsable politique évoque la possibilité d’un referendum.

    Le président de l’Assemblée Nationale, Aubin Minaku, et le ministre de l’Intérieur, Richard Muyej, avaient déjà avancé l’idée. Seulement aujourd’hui, elle semble se préciser.

    BBC

  • l’Église congolaise réitère sa volonté de voir Kabila partir en 2016

    l’Église congolaise réitère sa volonté de voir Kabila partir en 2016

    Evequescardinal-DIAS1-Après différentes rencontres à Rome avec le pape François, la conférence épiscopale de RDC a publié dimanche une lettre dans laquelle elle réaffirme son opposition à toute modification de la Constitution de la RDC pour une nouvelle candidature de Joseph Kabila en 2016.

    Réunis à Rome pour la traditionnelle visite “ad limina apostolorum”, les évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), se sont à nouveau exprimé sans ambigüité sur une éventuelle candidature de Joseph Kabila à la présidentielle prévue en 2016.
    “Pour nous, l’avenir heureux de la RD Congo réside incontestablement dans le respect de la Constitution, Loi fondamentale et socle de notre jeune démocratie. (…) Nous réaffirmons notre opposition à toute modification de l’article 220, article verrouillé de notre Constitution qui stipule que la forme républicaine de l’État, le principe du suffrage universel, la forme représentative du gouvernement, le nombre et la durée des mandats du président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle”, explique la lettre datée du dimanche 14 septembre.
    La visite “ad limina apostolorum” est un déplacement quinquennal que tout évêque est tenu de faire à Rome. Elle comprend diverses activités comme le pèlerinage aux tombeaux des apôtres Pierre et Paul et surtout une discussion sur la situation de l’Église dans la province dont il a la charge. Les évêques congolais assurent que le souverain pontife les “a réconfortés dans [leur] ministère pastoral à être ‘des hommes d’espérance pour [leur] peuple’ et à ‘apporter [leur] contribution’ pour l’avenir heureux de [leur] nation.”
    Le combat continue
    Le nouveau message de la Cenco réaffirme celui de juin dernier, qui exprimait l’opposition à “toute sorte d’initiative qui, sans modifier directement l’article 220, viserait à le vider de son contenu essentiel”. Une position qui s’inscrit dans le droit fil du combat de l’Église congolaise contre les différents pouvoirs qu’a connu le pays depuis les années 1970. Mais cette fois, pour marquer le coup, l’Église de RDC va plus loin.
    Elle suspend également sa participation au Comité d’intégrité et de médiation électorale (Cime). Les évêques affirment cependant accompagner de leurs prières le processus en cours. Ils ont donc vraisemblablement saisi l’occasion de leur visite au pape François pour médiatiser un peu plus leur position dans le débat sur la modification de la Constitution qui prend de plus en plus d’ampleur en RDC. La réponse du porte-parole du gouvernement congolais, elle, ne varie pas. Interrogé par RFI mercredi, Lambert Mende a dénoncé un “procès d’intention” contre le chef de l’État.

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    Jeune Afrique
  • Kuthino:le président Kabila grâcie un pasteur au nom de la “cohésion nationale”

    Kuthino:le président Kabila grâcie un pasteur au nom de la “cohésion nationale”

    549278_209343705875736_1639913303_nLe président congolais Joseph Kabila a grâcié au nom de la “cohésion nationale” le pasteur Ferdinand Kuthino, chef d’une Église évangélique condamné à 10 ans de prison en 2008, selon un ordonnance présidentielle lue dimanche soir à la télévision nationale.

    “Voulant marquer de façon particulière la cohésion nationale par un acte individuel de clémence”, le président accorde au pasteur “la remise totale de la peine restant à purger”, indique l’ordonnance. Le choix de cette grâce a été fait sur proposition de la ministre de la Justice, Wivine Matipa.

    “Nous sommes très contents de ce geste du président. Nous attendions ça depuis très longtemps. Pourvu qu’il y ait la cohésion que nous recherchons tous, et si la grâce peut concerner d’autres” prisonniers dits “politiques”, “ce sera une très bonne chose”, a déclaré à l’AFP un avocat du pasteur, Me Don Divin Dodizewa.

    Responsable de l’Église évangélique “Armée de la victoire”, le pasteur Fernando Kuthino a été arrêté le 14 mai 2006 après un meeting dans un stade de Kinshasa où il avait tenu, selon les autorités, des “propos incendiaires”.

    Les services de police avaient interpellé deux militaires et plusieurs fidèles de l’Armée de la victoire au domicile du pasteur, où ils avaient affirmé avoir découvert plusieurs armes et munitions.

    Le 16 juin 2006, il avait été condamné 20 ans de prison par un tribunal militaire de Kinshasa. Après appel, il avait écopé le 2 octobre 2008 de 10 ans de servitude pénale.

    Le pasteur Kuthino avait fui Kinshasa en mai 2003 alors qu’il était recherché par les autorités congolaises après une série d’émissions de télévision où il avait violemment critiqué le pouvoir, à l’époque détenu par Joseph Kabila, l’actuel président. Il était rentré au pays début mai 2006 en RDC.

    En 2006, il avait critiqué le processus électoral en cours dans le pays, qui organisait ses premières présidentielle et législatives libres.

    Début octobre 2013, après un mois de “concertations nationales” visant à régler la crise politique, sociale et sécuritaire en RDC, des délégués de la majorité, d’une partie de l’opposition et de la société civile avaient demandé la grâce, parmi d’autres

    source: Jeuneafrique

  • condamnation d’un opposant avant une manifestation contre le pouvoir

    condamnation d’un opposant avant une manifestation contre le pouvoir

    EKANGA UNC-La justice congolaise a condamné une figure de l’opposition à un an de prison ferme pour outrage au chef de l’Etat jeudi soir, à moins de quarante-huit heures d’une manifestation contre le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila.

    “La Cour suprême de justice a condamné jeudi dans la soirée Jean-Bertrand Ewanga a une année de prison ferme pour offense au chef de l’Etat, aux membres du gouvernement et aux membres du Parlement”, a indiqué à l’AFP Me Richard Mpinda, avocat du prévenu.

    Député, M. Ewanga est secrétaire-général de l’Union pour la Nation congolaise (UNC), trosième force d’opposition au Parlement.

    Dénonçant “une véritable parodie de justice”, Me Mpinda a précisé que son client avait été transféré à la prison centrale de Makala après l’énoncé du jugement.

    M. Ewanga avait été arrêté le 5 août au lendemain d’une manifestation d’opposition à Kinshasa destinée à dénoncer toute initiative visant à modifier la Constitution pour permettre à M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se maintenir en poste au-delà de 2016.

    La délégation de l’Union européenne en RDC, s’était dite “préoccupée” par cette arrestation et avait redit son attachement “au respect des droits de l’homme et des libertés publiques”.

    La condamnation de M. Ewanga intervient alors qu’une coalition de partis d’opposition, dont l’UNC, a appelé à manifester une nouvelle fois samedi matin à Kinshasa pour protester contre les projets de révision constitutionnelle qui pourraient être présentés au Parlement au cours de la session devant commencer le 15 septembre.

    -‘Parodie de justice’ –

    Elle a eu lieu également alors que le représentant spécial des Etats-Unis pour les Grands Lacs, Russel Feingold, voyage dans l’est de la RDC. M. Feingold a déclaré à plusieurs reprises que les Etats-Unis ne voulaient pas voir M. Kabila se représenter pour un nouveau mandat présidentiel en 2016.

    Refusant de participer à une “parodie de justice”, les avocats de M. Ewanga avaient quitté l’audience jeudi après-midi.

    Resté seul à la barre, M. Ewanga avait lancé aux juges, comme un défi : “La pression politique sur vous est très forte, prenez votre décision et envoyez moi à Makala”.

    Le président de l’UNC, Vital Kamerhe, a estimé pour sa part que “le procès de M. Ewanga [était] politique” et que l’issue en était “connue d’avance”.

    Ex-meilleur allié de M. Kabila, M. Kamerhe, président de l’Assemblée nationale de 2006 jusqu’à sa disgrâce en 2009, est aujourd’hui l’un de ses opposants les plus actifs.

    M. Kabila est arrivé au pouvoir en 2001 à la mort de son père Laurent-Désiré, chef rebelle devenu maître de la RDC après avoir chassé par les armes le dictateur Mobutu Sese Seko en 1997.

    Elu président en 2006 lors des premières élections libres depuis l’indépendance du pays en 1960, il a remporté un deuxième mandat en 2011 à l’occasion d’un scrutin contesté par l’opposition et dont la communauté internationale a dénoncé les nombreuses irrégularités.

    La Constitution congolaise lui interdit de briguer un troisième mandat lors de la prochaine présidentielle prévue en 2016.

    Le gouvernement a annoncé son intention de déposer un projet de loi modifiant la Constitution afin de réformer le mode d’élection des députés siégeant dans les Assemblées provinciales. L’opposition estime qu’il s’agit d’une manoeuvre pour permettre une modification beaucoup plus profonde de la loi fondamentale afin de permettre à M. Kabila de se maintenir au pouvoir.

    Plusieurs cadres du parti de M. Kabila préconisent d’ailleurs ouvertement une révision constitutionnelle en ce sens, mais cette question suscite de fortes réticences dans la famille politique du président.

    AFP
  • Le Lt Colonel AMULI aux soins intensifs en RSA, Mr Wabunga Singa dépeché à Nairobi

    Le Lt Colonel AMULI aux soins intensifs en RSA, Mr Wabunga Singa dépeché à Nairobi

    olivier-amuli-Les mauvaises nouvelles concernant les autorités militaires et administratives du Nord et du Sud-Kivu  créent une sorte de psychose au Nord et Sud-Kivu !

     Les proches du Lt Colonel Amuli, Porte-parole de la Huitième région militaire en Province du Nord-Kivu et proche collaborateur du Feu Général Bauma décédé en Ouganda le vendredi 29 Aout 2014, viennent de confirmer son transfert de Goma en RSA via Kinshasa le mardi 2 septembre 2014 pour des soins appropriés. Il accuserait le même type de malaise que celui qui a foudroyé son chef, le Général Bauma Ambamba Lucien.

    Pour la petite histoire, le Lt Colonel AMULI était au bal funèbre de Kasese/Ouganda où son chef Bauma fut victime d’un malaise non encore élucidé par des témoins neutres et des résultats fiables d’une autopsie. Après la mort du Général Bauma, le Lt Colonel AMULI ramena en RDC l’escorte du baobab disparu ! De retour à Beni, le Lt Colonel Amuli accusa un malaise. Il fut sans tarder transféré à Goma. Vu l’aggravation de son état de santé, l’hiérarchie militaire décida de le transférer en RSA via Kinshasa, le mardi 2 septembre 2014 où il se trouverait présentement aux soins intensifs. Le jeudi  4 septembre 2014, une rumeur a circulé à Goma qu’il serait même mort. Cette rumeur a été rejetée par des sources proches de la Huitième Région Militaire.

    Au même moment, Mr Wabunga Singa Zébédée, Administrateur du Territoire de Kalehe au Sud-Kivu et ancien Maire de Ville de Butembo, a été foudroyé par un AVC à Kalehe. Dans un état de paralysie, cet ancien Maire de Ville de Butembo a été transféré hier jeudi 4 septembre 2014, par sa famille, de Kalehe à Nairobi via Bujumbura où il a été admis aux soins dans un hôpital dont le nom ne nous a pas été communiqué pour des raisons de sécurité.

    Comme on peut le constater, les autorités militaires et administratives du Nord et du Sud-Kivu semblent poursuivies par une cardiopathie que ne dit pas encore son vrai nom !

    En attendant de découvrir l’identité de cette impitoyable cardiopathie, le gouvernement congolais par la voie de son porte-parole Lambert Mende Omalanga, a annoncé l’arrivéé à Kinshasa du corps du Feu Général Bauma ce vendredi  5 septembre 2014 pour les honneurs militaires et les obsèques à Kisangani le samedi 6 septembre 2014.

    Mr Ezéchiel Inchimatata
     Goma

  • Retour en force remarquée de la Belgique en RDC où Bruxelles est résolue à s’impliquer dans la modernisation du réseau ferroviaire congolais

    Retour en force remarquée de la Belgique en RDC où Bruxelles est résolue à s’impliquer dans la modernisation du réseau ferroviaire congolais

    train_-Outre la construction de sa nouvelle et imposante chancellerie ultra-moderne à Kinshasa, la Belgique marque un retour en force en RDC où elle tient à moderniser le réseau ferroviaire qu’elle avait d’ailleurs lancé au début du siècle dernier au tant de la colonisation

    La Belgique qui a construit le chemin de fer Kinshasa-Matadi au 19ème siècle est venue s’inscrire dans le projet de la Rdc, qui consiste en la modernisation de son réseau ferroviaire. Venu pour la pose de la première pierre de la future chancellerie de l’Ambassade de Belgique à Kinshasa, Armand De Decker a défendu auprès du Premier ministre la candidature d’un consortium belge autour du port d’Anvers et de chemin de fer belge 

    Quoi de plus de normal pour un pays aussi important comme la Belgique qui connaît les forces et les faiblesses de la Rd Congo de revenir à travers ces investissements. Ceci rencontre l’appel lancé dernièrement par le Chef de l’Etat aux hommes d’affaires français leur demandant de venir investir en Rd Congo.

    Si investir, en acceptant de supporter les risques de tous genres peut profiter aux populations belges et congolaises, c’est la Rdc qui tire le grand bénéfice, car elle va se développer

    Venu à Kinshasa pour la pose de la première pierre de la future chancellerie de l’Ambassade de Belgique à Kinshasa, Armand De Decker se devait de rencontrer les autorités du pays pour discuter sur des sujets d’intérêt commun.

    C’est dans cette optique qu’il a été reçu par le Premier ministre Matata Ponyo, avec lequel il a fait le point sur quelques dossiers importants, notamment en matière d’infrastructures, de transports, de chemin de fer.

    Il s’agit donc des grands projets pour la Rdc pour lesquels la Belgique souhaite apporter son expertise. C’est ici qu’il a cité à titre illustratif le chemin de fer entre Kinshasa et Matadi. Chemin de fer construit par les Belges au 19è siècle et qui se trouve dans un état qui exige des investissements conséquents.

    A voir ce chemin de fer, c’est tout à fait normal de se demander comment trouver l’énergie, les moyens et la force des travaux de telle ampleur. Et ce, pendant que la Rdc est déterminée à moderniser son réseau de chemin de fer. Profitant de son audience chez le Premier ministre, Armand De Decker a défendu la candidature d’un consortium belge autour du Port d’Anvers et de chemin de fer belge.

    L’homme d’Etat belge a souligné qu’il y a une vraie volonté de partenariat très étroit. Il a expliqué que la Rd Congo est indépendant depuis 54 ans et que la Belgique a toujours été au côté de la population congolaise dans les moments peu faciles, voire dans les moments plus difficiles. Mais la Belgique a toujours été là et n’a jamais cessé de collaborer avec le Congo. C’est dans cet esprit de travail d’équipe, de partenariat qu’il espère continuer à investir dans ce grand pays au cœur d’Afrique.

    La Belgique revient

    Quoi de plus de normal pour un pays aussi important comme la Belgique qui connaît la Rd Congo dans tous ses détails de revenir à travers ces investissements. Ceci rencontre l’appel lancé dernièrement par le Premier ministre aux hommes d’affaires français leur demandant de venir investir en Rd Congo. Si investir, en acceptant de supporter les risques de tous genres peut profiter aux populations belges et congolaises, c’est le pays qui en sort bénéficiaire, car il va se développer.

    Si à l’instar des Etats-Unis d’Amérique la Belgique a enfin compris qu’il faut vite récupérer les parts du marché congolais laissées aux Chinois, tant mieux et c’est la Rdc, profitant de cette concurrence, qui en doit en sortir gagnante. Et si le chemin de fer Kinshasa-Matadi doit connaître dans les jours à venir des investissements belges, on ose croire que le même élan se poursuivra à Lubumbashi où la Société nationale des chemins de fer rencontre d’énormes difficultés pour sa relance.

    Par cette volonté politique évidente, le geste de la Belgique est significatif et prouve aux yeux du monde que les liens entre ce pays et son ancienne colonie sont séculaires et ne peuvent souffrir en aucune manière.

    La modernisation du réseau ferroviaire entre Matadi et Kinshasa est plus qu’indispensable. Elle faciliterait les choses en faveur des populations riveraines de ce chemin de fer comme dans le bon vieux temps colonial.

    Nul n’ignore l’importance que revêt le chemin de fer dans l’économie nationale. Cela résoudrait également une bonne proportion des difficultés dont souffre actuellement la Société congolaise des Transports et des Ports (SCTP).

    C’est donc une bonne chose que la Belgique revienne pour le bonheur du peuple congolais.

    L’Avenir

  • Rwanda et RDC s’accordent sur leur frontière commune

    Rwanda et RDC s’accordent sur leur frontière commune

    Kabila-kagame 1-Cette semaine, du 25 au 30 août, une équipe d’experts ainsi que des représentants des autorités locales doivent mener une délicate mission : matérialiser un peu plus de 200 km de frontière entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. Une frontière à la fois terrestre (de Gomas à Gisensy), lacustre (à travers le lac Kivu) et fluviale (le long de la rivière Ruzizi), marquée par de multiples tensions et exactions depuis des années.

    C’est au cours d’une rencontre bipartite, qui s’est tenue début août dans la ville congolaise de Goma dans le Nord-Kivu, que la décision a été prise. Le Rwanda et la République démocratique du Congo vont matérialiser leur frontière commune par des bornes sur la partie terrestre et par des bouées au niveau du lac Kivu.

    A priori, le tracé de la frontière n’a pas été source de discorde. Les délégués des ministères congolais et rwandais de l’Intérieur ainsi que les membres de la commission permanente des frontières Rwanda–RDC se sont facilement mis d’accord en se basant sur la carte coloniale dressée en 1911, entre la Belgique (le premier colonisateur du Congo)et l’Allemagne (le second colonisateur du Rwanda).

    A la sortie de la réunion, le vice-gouverneur du Nord-Kivu, Feller Lutayichirwa Muiwahale, a assuré que les travaux de démarcation iraient jusqu’à leur terme, d’autant que six bornes-frontières sur les vingt-deux mises en place à l’époque coloniale ont déjà été localisées. Du côté rwandais, le chef de la délégation James Ngango a affiché la même confiance. « Le procès-verbal qui vient d’être lu et signé l’atteste, il n’y a aucune seule raison de penser que ce qui vient d’être signé ne sera pas appliqué », a-t-il déclaré devant la presse sur place. Les deux parties se sont même engagées à se revoir en septembre pour évaluer l’opération de terrain.

    Au regard de la situation mouvementée dans l’Est de la RDC, cette entente peut surprendre. Kigali est régulièrement accusé d’ingérence et soupçonné de nourrir des ambitions territoriales du côté congolais, tandis que Kinshasa a bien du mal à imposer son autorité sur son immense territoire. Mais force est de constater que la donne a changé depuis que la rébellion du M23 dans le Nord-Kivu a déposé les armes après l’offensive, en octobre dernier, des forces congolaises appuyées par les casques bleus de l’ONU.

    Un signe ?

    « La RDC a repris la main et a fait évoluer sa politique », observe le géographe et diplomate français, Michel Foucher. Pour le spécialiste, auteur de Frontières d’Afrique pour en finir avec un mythe (CNRS Editions), c’est ce que révèle ce travail de délimitation frontalière. « C’est un vrai signe de pacification, souligne-t-il dans une interview à la rédaction de TV5MONDE. Les deux capitales sont désormais prêtes à s’entendre sur l’usage de la frontière. » « En rendant la frontière visible, on supprime tout prétexte d’incursion pour telle ou telle force armée », poursuit Michel Foucher.

    Dans cette zone stratégique qui fait le pont entre l’ouest et de l’est du continent, c’est aussi l’annonce d’une frontière normalisée facilitant les échanges. « C’est cela le but de l’opération : mettre fin au racket des douaniers, lutter contre la contrebande, encourager le commerce transfrontalier. Dès lors, analyse Michel Foucher, la frontière ne sera plus vécue comme une barrière mais deviendra une ressource pour les populations locales. »

    La démarche semble d’autant plus prometteuse que la République démocratique du Congo a également entrepris un abornement de sa frontière plus au sud avec son voisin ougandais. « A la demande des deux pays, un dossier est en cours », affirme Michel Foucher. A croire que le très sarcastique adage rwandais, « là où finit la logique, commence le Congo », est sur le point de tomber en désuétude…

    Un programme continental

    A l’échelle africaine, l’affirmation des frontières est largement encouragée depuis le lancement en 2007 d’un programme spécifique sous l’égide de l’Union africaine. « Initié par l’ancien président du Mali Alpha Oumar Konaré et financé par la coopération allemande, précise Michel Foucher, le programme fonctionne très bien dans l’ouest, autour du Mali, du Sénégal et du Burkina, ainsi qu’autour du Mozambique qui a développé des politiques spécifiques. En revanche, ça ne marche pas du tout dans la corne de l’Afrique, autour de l’Ethiopie, de la Somalie et du Soudan » où les conflits politico-territoriaux sont loin d’être réglés.

    Les Etats n’ont pas obligation de se conformer au programme. « Cela se fait sur la base du volontariat, explique le géographe. Quand ils le veulent, les Etats déclarent leur situation frontalière et s’engagent à procéder à la démarcation. Cela va même jusqu’à la création d’un poste unique de contrôle sur les grandes axes routiers et à la création d’écoles dans le cadre d’une coopération transfrontalière d’initiative locale », se réjouit Michel Foucher. Il est prévu que ce programme prenne fin d’ici 2020.

    Par Camille Sarret

    TV5
  • Après l’arrestation de leur collègue, des journalistes manifestent contre le Cardinal Mosengwo

    Après l’arrestation de leur collègue, des journalistes manifestent contre le Cardinal Mosengwo

    L. Mosengwo-En Rd Congo, l’archidiocèse de Kinshasa nie toute implication du Cardinal Laurent Monsengwo dans l’arrestation du journaliste Mike Mukebayi Nkoso. Le propriétaire du bihebdomadaire CongoNews est incarcéré depuis le 21 août au parquet de Grande instance de Kinshasa/Gombe.

    L’archidiocèse de Kinshasa a publié un communiqué à la suite du sit-in des journalistes devant la résidence officielle du Cardinal Monsengwo, ce lundi 25 août 2014. Le prélat est accusé d’être derrière l’arrestation de Mike Mukebayi Nkoso. Le journaliste et le collectif qui le défend ont également publié un communiqué indiquant que Mike Mukebayi Nkoso est le prisonnier personnel du Cardinal.

    Mgr Monsengwo est accusé d’avoir usé de la position de son jeune frère, le sénateur François Kaniki. Ce dernier est d’ailleurs invité à cesser tout trafic d’influence et de laisser la justice faire son travail. Une confrontation judiciaire entre le journaliste et le Cardinal est exigée par le collectif « Liberez Mike ». L’Archidiocèse de Kinshasa taxe de mensonges toutes ces accusations, et appelle l’opinion à ne pas se laisser prendre à la distraction et la confusion.

    La justice congolaise reproche à Mike Mukebayi Nkoso la publication dans son journal d’un article intitulé « Monsengwo : Honte et opprobre à un cardinal vendu au régime ». Voici un extrait du texte paru dans l’édition du 18 juillet 2014 : « Honte et opprobre pour le primat de l’église catholique romaine de la Rd Congo pour avoir prêté son visage et sa voix à un spot publicitaire de Vodacom. Montant perçu : un million de dollars sous couvert d’assistance à l’Eglise ».

    « Imputations dommageables », voilà l’accusation retenue contre Mike Mukebayi Nkoso qui a été arrêté à sa résidence au petit matin du 21 août dernier par des éléments de la Police nationale en tenue civile. Ils étaient porteurs de deux mandats d’amener. L’un contre Mukebayi et l’autre contre John Tshingombe Lukusa, directeur de la publication CongoNews. M. Mukebayi a été entendu sur procès-verbal par un inspecteur des parquets. La rédaction du journal affirme que John Tshingombe Lukusa quant à lui, est entré en clandestinité après de multiples intimidations de Mgr Monsengwo.

    Agence Ecofin
  • Tshisekedi à Bruxelles : les premiers tests rassurent

    Tshisekedi à Bruxelles : les premiers tests rassurent

    President Etienne Tshisekedi
    President Etienne Tshisekedi

    Etienne Tshisekedi a pris son avion (un jet privé), le samedi 16 août 2014 vers 5 heures du matin pour Bruxelles, qu’il a atteint le même jour autour de 15 heures, après deux escales respectivement à Douala et Alger. Accompagné de son épouse, Marthe Kasalu, et d’un de ses enfants, il a quitté sa résidence de Limete en marchant sur ses deux pieds et s’est livré aux formalités aéroportuaires toujours débout sur ses deux jambes.


    Il est monté dans l’avion sans l’aide d’une tierce personne, d’une béquille ou d’un fauteuil roulant et a débarqué à Bruxelles dans les mêmes conditions. Au départ de Kinshasa, il a été salué par un groupe restreint de cadres de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social), avant d’être accueilli à Bruxelles également par un comité restreint des membres de son parti. Aussitôt après son arrivée dans la capitale belge, il est allé poser ses valises dans sa résidence de la commune d’Oloway.


    Selon nos sources, c’est en début de soirée de samedi qu’il a subi ses premiers tests médicaux. Aux dires de son entourage, ceux-ci rassurent quant à son état de santé. Il a été donné d’apprendre que les examens médicaux passés à Bruxelles ont remis en question le bulletin médical établi à Kinshasa. Cela pourrait laisser penser que la prise en charge médicale au pays n’était pas très correcte.


    D’autres tests médicaux sont programmés jusqu’à la fin du mois d’août, question pour ses médecins traitants d’avoir une vue générale et exacte de son état de santé. Bien que les détails de tous les examens médicaux à subir par Etienne Tshisekedi ne nous aient pas été communiqués, ses proches se montrent très optimistes pour la suite, compte tenu du fait que le présumé mourant ne présente pas des signes indiquant que sa situation frôlerait le pire.

    Activités politiques dès septembre

    Selon les pronostics médicaux enregistrés le week-end, le président national de l’UDPS pourrait reprendre ses activités politiques dès le début du mois de septembre prochain. A cet effet, un agenda de travail fort chargé pour lui serait déjà en chantier. L’on annonce une longue série de rencontres avec les Congolais de la diaspora, aussi bien des membres de son parti que des compatriotes résidant en Europe et désireux d’avoir sa lecture de la situation sécuritaire, politique, économique et sociale de l’heure en République Démocratique du Congo.


    L’on croit savoir que le projet de révision constitutionnelle, une initiative très critiquée au pays comme à l’étranger, et la nécessité d’organisation d’un dialogue national inclusif en vue de résoudre la crise de légitimité au sommet de l’Etat, seraient au nombre des sujets les plus partagés au sein de la communauté congolaise de Belgique et d’ailleurs.


    On nous signale aussi qu’Etienne Tshisekedi pourrait échanger, avec des membres du gouvernement belge et de l’Union Européenne, autour du cycle électoral de 2014 à 2015, avec en ligne de mire la révision constitutionnelle et la fin de mandat du Chef de l’Etat présentement en fonctions.
    Bref, le séjour bruxellois du président national de l’UDPS a plutôt bien démarré, contrairement aux rumeurs qui laissaient croire que l’homme se trouvait dans un état critique, incapable de se tenir sur ses deux jambes et de supporter un long voyage entre Kinshasa et Bruxelles. Le départ effectif de Tshisekedi pour Bruxelles, après une semaine de retard dominée par de nouvelles alarmantes données sur sa santé, a au moins apporté aux Congolaises et Congolais la preuve que son bulletin médical n’était pas aussi catastrophique qu’on voulait le faire croire. 

    Le Phare

  • L’opposant Tshisekedi se rend à Bruxelles à bord d’un avion médicalisé

    L’opposant Tshisekedi se rend à Bruxelles à bord d’un avion médicalisé

    Etienne-Tshisekedi.-Portrait 1-L’opposant congolais Etienne Tshisekedi, 81 ans, a quitté samedi à l’aube Kinshasa à bord d’un avion médicalisé qui a pris la route de Bruxelles, a constaté un journaliste de l’AFP.

    Il a décollé à 05H25 (04H25 GMT) à bord d’un jet avec son épouse Marthe, l’un de ses enfants et un médecin. Son fils Félix, chargé des relations extérieures de son parti, s’était rendu à l’aéroport mais est resté à Kinshasa.

    L’avion devrait faire plusieurs escales avant d’arriver à Bruxelles, la première à Douala, au Cameroun.

    Depuis plusieurs mois, la santé de l’ex-candidat à la présidentielle, qui souffre notamment de diabète depuis de longues années, fait l’objet de spéculations et de rumeurs, alimentées par son absence de la scène publique.

    Avant le décollage, la voiture de l’opposant a été amenée tout près du jet allemand d’Air Alliance. De là, sous le regard d’une dizaine de membres de sa sécurité, l’opposant, trop faible pour marcher, a été transporté dans le jet.

    Dans un communiqué publié samedi matin, sa formation, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), premier parti d’opposition, a confirmé que M. Tshisekedi s’était envolé “à destination de Bruxelles”.

    “Contrairement à la propagande essaimée ces derniers temps” par le pouvoir, M. Tshisekedi “n’est pas dans un état critique”, a-t-il cependant affirmé.

    “Après quelques semaines de repos, il entamera des activités politiques et diplomatiques avec les partenaires du Congo” et “rencontrera également la diaspora”, a-t-il assuré.

    Le dimanche 10 août, un proche collaborateur de l’homme politique et une source gouvernementale avaient indiqué qu’une évacuation sanitaire était envisagée, la santé de l’opposant s’étant beaucoup dégradée.

    Selon des documents rendus publics, un avion d’Air Alliance avait même reçu l’autorisation d’atterrir ce jour-là. Mais “la famille refuse qu’il aille en Afrique du Sud, comme le veut son médecin, et préfère Bruxelles”, avait expliqué la source gouvernementale.

    Mais le secrétaire général de l’UDPS, Bruno Mavungu, avait démenti toute évacuation sanitaire.

    “Il devait voyager mais pour se rendre aux Etats-Unis, en Belgique et en Allemagne pour des raisons personnelles et politiques”, avait-il précisé, accusant les autorités de vouloir “créer la confusion”.

    M. Tshisekedi avait été battu à la présidentielle de 2011 par le chef de l’Etat sortant Joseph Kabila. Il avait rejeté le résultat du scrutin et s’était proclamé “président élu”.

    Joseph Kabila, arrivé au pouvoir en 2001, a été élu en 2006 au terme des premières élections libres de République démocratique du Congo (RDC) et réélu en 2011. Selon la Constitution, il ne peut pas se représenter en 2016 mais l’opposition soupçonne son camp de manoeuvrer pour changer la donne.

     

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