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  • FIN DE L’ANNÉE ACADÉMIQUE À KANANGA : L’Ecole d’administration et l’Académie militaire ferment leurs portes

    FIN DE L’ANNÉE ACADÉMIQUE À KANANGA : L’Ecole d’administration et l’Académie militaire ferment leurs portes

    FARDC- KANANGA-Véritable double cérémonie à Kananga au Kasaï Occidental. L’Ecole d’administration et l’Académie militaire de cette capitale provinciale ont clôturé leur année académique.

    125 stagiaires sur les 177 entrés à l’Ecole d’administration ont reçu leurs brevets 1, 2 et 3. A l’académie militaire, ce sont 71 sur les 126 stagiaires inscrits pour le cycle de trois ans. Ces stagiaires de l’Académie militaire sont les premiers à avoir suivi, depuis 1997, la totalité de leur cursus de formation en RD-Congo. Cette 26ème promotion ordinaire est ainsi très fière d’avoir terminé toute leur formation au pays et d’être désormais des produits made in DRC. Cette double cérémonie a été présidée par le vice- Premier ministre et ministre de la Défense nationale et des anciens combattants, Alexandre Luba Ntambo.
     
    Faisant partie de la 4ème région militaire de Kananga, l’Ecole d’administration et l’Académie militaire ont organisé leurs premières collations après leur rénovation en 2011 et 2012. Véritable relance du système de la formation militaire. Cette relance s’inscrit dans le cadre du programme d’action élaboré et signé conjointement par le ministère de la Défense nationale et des anciens combattants et la Mission de conseil et d’assistance en matière de réforme du secteur de sécurité dans le domaine de la défense -EUSEC/RD-Congo en janvier 2010. Renouvelé annuellement, ce programme d’action soutient la mise en œuvre du plan de réforme de l’armée tel que défini par les autorités RD-congolaises. «A la fin de leur formation, les officiers et sous-officiers de l‘Ecole d’administration vont appuyer le ministère de la Défense et des anciens combattants ainsi que les Forces armées dans la gestion du personnel, des matériels et des finances dans les unités et services centraux.

    Ces promotions ont également été formées en Système informatique pour la gestion et l‘administration des militaires –SINGAMIL- afin de faciliter la mise à jour de la base de données des militaires», précise le communiqué de presse d’EUSEC/RD-Congo. Le même document a révélé qu’à l’Académie militaire, les élèves officiers de la 26ème promotion ordinaire ont obtenu le diplôme de gradué en Sciences sociales et militaires. Egalement. indique-t-on, durant ces trois ans d’études, ils ont été formés aux plans académique, militaire, éthique, mental et physique par un encadrement sélectionné avec l’appui du partenariat militaire belge. Pour le petit rappel, c’est depuis janvier 2010 qu’EUSEC/RD-Congo finance les travaux de rénovation des bâtiments et la fourniture de mobilier adéquat pour ces deux instituts. «La Mission EUSEC/RD-Congo continue d’aider ces deux écoles avec des supports de cours, des kits scolaires, du matériel informatique et en rémunérant les indemnités des professeurs civils.

    L‘amphithéâtre de l‘Académie militaire d’une capacité d’accueil de 471 places assises est en cours de rénovation par EUSEC/RDCongo et sera prochainement remis au commandant de l’académie», signale-t-on. Plusieurs autorités militaires et civiles de la RD-Congo ont pris part à cette double cérémonie. Il s’agit notamment du vice- Premier ministre et ministre de la Défense nationale et des anciens combattants, Alexandre Luba Ntambo, qui a également représenté le Chef de l’Etat et Commandant suprême des Forces armées. Le représentant du Raïs était accompagné du général de brigade Ekuba, chef d’Etat-major général adjoint, chargé des opérations et représentant du chef d’Etat-major général, du commandant de l’Ecole d’administration, le brigade Sasa sans oublier le commandant de l’Académie militaire, le général Kibonge.

    AfricaNEWS

  • Une réserve de 3 milliards de barils de pétrole trouvée dans l’est de la RDC

    Une réserve de 3 milliards de barils de pétrole trouvée dans l’est de la RDC

    -Une réserve potentielle de trois milliards de barils de pétrole a été découverte dans l’est de la République Démocratique Du Congo par une filiale du groupe Fleurette, appartenant au puissant homme d’affaires israélien Dan Gertler, annonce le groupe dans un communiqué. Après deux phases de tests sismiques au niveau des blocs I et II du lac Albert, des « analyses indiquent l’existence d’environ trois milliards de barils », une réserve qui pourrait être de même ampleur côté ougandais du lac, explique le communiqué. Le résultat des tests sismiques, qui ont coûté « plus de 20 millions de dollars », « montrent des ressources potentielles considérables qui peuvent » augmenter « fondamentalement (…) le PIB de la RDC si elles sont extraites et exportées de façon sûre et économique », précise le texte. Selon Oil of DRCongo, la filiale pétrolière de Fleurette, une production de 50.000 barils par jour « augmenterait le PIB de la RDC de 25 % ». Elle est actuellement en pleine étude de faisabilité et s’est notamment fixée pour prochaine étape de forer deux puits d’exploration. La préparation des activités de forage nécessitera d’importants travaux, comme de nouvelles routes et un nouveau port, et se traduira par une « délocalisation de certaines communautés locales » de la région, nichée dans le nord de la province riche et instable du Nord-Kivu. M. Gertler, dont le magazine spécialisé américain Forbes évalue la richesse à 2,2 milliards de dollars, est un proche du chef de l’État congolais Joseph Kabila. Il a consolidé sa fortune en achetant des permis miniers en RDC dans des conditions opaques.

    (Avec les rédactions du Soir en ligne, du Soir, d’AFP, d’AP et de Belga)

  • Pressé par les milieux d’affaires américains, Obama renoue avec un continent qui attendait beaucoup de lui

    Pressé par les milieux d’affaires américains, Obama renoue avec un continent qui attendait beaucoup de lui

     
    macky sall - Obama-Le discours sur les « opportunités » de l’Afrique, qui dominera le sommet, s’accompagne d’un grand pragmatisme de la part de Washington sur les enjeux de sécurité.
    «L’Afrique a besoin d’institutions fortes, pas d’hommes forts», avait lancé, en juillet 2009, Barack Obama au Ghana, où il effectuait son premier voyage sur le continent d’origine de son père, kényan. Encore tout auréolé par son élection historique, le premier président métis de l’histoire américaine avait tenu un discours de vérité à ses hôtes, appelant le continent à assumer ses responsabilités, au lieu de blâmer l’Occident pour ses échecs.
    Cinq ans plus tard, sous la pression d’un monde des affaires américain qui constate la spectaculaire percée économique de la Chine sur le continent, Barack Obama relance sa politique africaine, en conviant à Washington la plupart des dirigeants d’Afrique pour un sommet sans précédent dans l’histoire des États-Unis. Pendant trois jours, pour une grande première, la capitale américaine va se mettre à l’heure africaine, avec près de cent événements autonomes, organisés en marge de la réunion officielle des chefs d’État. Mais cette fois, l’angle d’attaque est l’économie et l’investissement, même si les officiels s’empressent de souligner que la bonne gouvernance reste «un élément indispensable au succès du développement à long terme». «La priorité est de changer l’image de l’Afrique» jusqu’ici surtout définie par ses conflits, explique au Figaro le sous-secrétaire d’État en charge des Affaires africaines, Robert Jackson.

    Partenariat stratégique

    À l’exception des dirigeants de Centrafrique et de ceux d’Erythrée, du Soudan et du Zimbabwe à l’index de la communauté internationale, tous les chefs d’État ont été invités, même si certains violent des droits de l’homme. «Il y a une prise de conscience sincère que l’Afrique pèse de plus en plus lourd. Douze des vingt économies à la croissance la plus rapide sont en Afrique», poursuit le diplomate, soulignant l’importance du partenariat stratégique avec le Nigéria, l’Angola et l’Afrique du Sud.
    «Nous devons être plus engagés et souligner les promesses économiques du continent africain», insiste Jackson, citant l’importance du soutien que le président veut apporter «aux jeunes leaders», avec lesquels un sommet informel s’est tenu la semaine dernière. Malgré les guerres et conflits à répétition, le directeur du programme Afrique de l’Atlantic Council, Peter Pham, confirme qu’il «est urgent de redéfinir la perception américaine de l’Afrique, que nous continuons de voir, à tort, comme une terre où il faut faire l’aumône au lieu de percevoir les opportunités d’investissement». «Nous sommes en retard, dans tous les sens du terme», martèle aussi la représentante Karen Bass, très impliquée.
    Beaucoup d’observateurs affirment que la présidence Obama n’a pas été à la hauteur des espoirs qu’avaient mis en lui les Africains. «Leurs attentes étaient trop grandes, si on lit le programme électoral d’Obama, on voit bien qu’il n’y parlait pas beaucoup de l’Afrique», tempère Peter Pham.
    La représentante Karen Bass affirme pour sa part que les multiples initiatives lancées par un président qui ne s’est rendu que deux fois en Afrique n’ont pas «la reconnaissance médiatique qu’elles méritent». Elle affirme toutefois que l’Amérique doit mettre les bouchées doubles en matière d’investissements, face à une Chine dont les échanges commerciaux avec l’Afrique ont atteint 210 milliards en 2013, contre 85 pour les États-Unis. Les Américains travaillent actuellement sur de grands projets d’électrification, menés par la compagnie General Electric, précise-t-elle. «Alors que Pékin apporte sa propre main-d’œuvre, GE investit dans la formation de la main-d’œuvre, un plus à long terme», dit Bass.

    Le Figaro

  • Dementi de l’UDPS au sujet de l’evacuation du President E. Tshisekedi

    Dementi de l’UDPS au sujet de l’evacuation du President E. Tshisekedi

    Etienne Tshisekedi revele son message de Campagne et de son gouvernement-La Radio et Télévision Nationale Congolaise, RTNC en sigle, vient de diffuser sur une bande passante durant l’émission de chronique musicale Karibu Variétés, ce dimanche 10 août 2014, les nouvelles inquiétudes autour de la santé du Leader de l’opposition M. Etienne TSHISEKEDI.

    Le correspondant international de la RTNC à l’aéroport international de N’djili affirme que l’autorisation de survol et d’atterrissage d’un avion ambulance a été accordé pour évacuer en Afrique du Sud ou en Europe, Etienne TSHISEKEDI qui était admis pour les soins intensifs depuis le 3 juillet 2014 à l’hôpital Monkole de Kinshasa.

    Selon les différentes sources contactées sur place à Kinshasa dont les membres de la famille biologique ainsi que le Directeur de cabinet du Président Etienne TSHISEKEDI ont démenti la nouvelle reprise dans le corps du journal télévisé des 13h30’ locales.
    Il faut noter que le Secrétaire national de l’UDPS chargé des relations extérieures, Félix Tshisekedi, contacté en juillet dernier par la RFI, avait assuré que son père n’est pas hospitalisé et se porte bien.
    L’opposant congolais a dû, selon son fils « aller une ou deux fois à des consultations. C’est normal. Il ne doit pas recevoir des soins qu’à la maison. Donc, il y a parfois nécessité de se déplacer, d’aller en observation, des choses comme ça. Mais il n’est pas hospitalisé. Il est à la maison, il récupère tout à fait normalement. »
    Evoquant les rumeurs concernant une éventuelle paralysie d’Etienne Tshisekedi, il affirme qu’il convient d’attendre. « On verra dans quelques semaines, lorsqu’il sera là. On verra qui – de ceux qui disent ça et de nous – avaient raison », a-t-il martelé.
    Selon les mêmes sources, le Président Etienne Tshisekedi prépare des tournées à l’extérieur du pays pour des contacts et le bilan médical.

    Rédaction

  • Obama va annoncer 14 milliards de dollars d’investissements américains en Afrique

    Obama va annoncer 14 milliards de dollars d’investissements américains en Afrique

    obama dubbing-Les dirigeants des Etats-Unis et de l’Afrique, réunis en sommet historique à Washington, vont parler mardi commerce et investissements, avec l’espoir pour l’Amérique de refaire une partie de son retard sur l’Europe et la Chine.

    Le président Barack Obama va annoncer qu’un ensemble de sociétés américaines se sont engagées à investir 14 milliards de dollars sur le continent, selon un responsable de la Maison Blanche.

    Ces investissements, dont le calendrier n’a pas été précisé, se concentreront sur les secteurs de la construction, des énergies propres, de la banque et des technologies de l’information.

    Après une première journée lundi consacrée à la démocratie et aux droits de l’homme, le sommet Etats-Unis/Afrique doit se recentrer sur l’objectif central de cette réunion préparée pendant un an par le président Barack Obama qui voit dans le continent africain la “prochaine +success story+ mondiale”.

    L’administration américaine et les géants de l’industrie espèrent tisser des liens économiques solides avec l’une des régions les plus prometteuses de la planète au taux de croissance plus élevé que ceux du reste du monde. Le FMI table sur un taux de 5,8% en 2015.

    Il faut dire que la première puissance mondiale est largement distancée en Afrique par l’Union européenne, solidement en tête grâce aux liens historiques et coloniaux de certains Etats membres, et par la Chine qui a soif de matières premières.

    En 2013, les échanges commerciaux entre l’Afrique et Pékin ont atteint 210 milliards de dollars, contre 85 milliards de dollars entre Washington et les pays africains.

    Le secrétaire d’Etat John Kerry n’y est pas allé par quatre chemins lundi: “Je le dis sans complexe: nous voulons et nous allons travailler dur pour que davantage d’entreprises américaines investissent en Afrique”.

    “Nous voulons également qu’il y ait plus d’entreprises africaines qui investissent ici, aux Etats-Unis, et il n’y a pas de raison qu’elles ne le puissent pas”, a martelé le ministre des Affaires étrangères.

    Le président Obama, son prédécesseur Bill Clinton, John Kerry et un aréopage de capitaines d’industrie (General Electric, Coca-Cola, Walmart) devraient s’exprimer mardi devant le forum des Affaires USA-Afrique.

    “La croissance est là, maintenant, et pour de vrai. Il n’y a aucune raison que les milieux d’affaires américains ne rattrapent pas” leur retard, a lancé le patron de General Electric Jeffrey Immelt.

     

    – “Ils sont venus et ont investi”-

     

    Mais même des responsables officiels américains reconnaissent que le principal outil d’échanges entre l’Amérique et l’Afrique – l’Agoa (African Growth and Opportunity Act) – n’est plus adapté. Ce programme américain accordant des avantages commerciaux à certains produits africains date de 2000 et doit en principe être renouvelé en 2015.

    “Il est clair que l’Afrique de 2014 n’est pas l’Afrique de 2000”, a reconnu le représentant américain au Commerce, Michael Froman.

    “Beaucoup d’entre vous se détournent de ce système unilatéral d’avantages et scellent des accords avec des partenaires commerciaux, comme le fait l’Union européenne”, a-t-il dit devant des chefs d’entreprise.

    Mais il faudra aussi rompre avec une image de l’Afrique trop souvent associée “aux conflits, à la maladie et la pauvreté”, comme l’a reconnu Susan Rice, conseillère à la sécurité nationale de la Maison Blanche, admettant que les Américains avaient “encore beaucoup de travail pour faire évoluer une vision dépassée dans laquelle l’Afrique est souvent marginalisée”.

    Des entrepreneurs africains dénoncent aussi les vieux stéréotypes qui ont la vie dure aux Etats-Unis.

    “Je suis un peu surpris par tous ces Africains que j’ai rencontrés dans l’avion (…) venant en Amérique pour dire à des hommes d’affaires chevronnés +eh vous savez, il y a de bonnes opportunités en Afrique+”, a ainsi ironisé le magnat des télécoms Mo Ibrahim, d’origine soudanaise et devenu l’un des premiers milliardaires africains.

    “Partout en Afrique il y a des hommes d’affaires chinois, brésiliens. Aucun d’entre nous n’est allé au Brésil, en Asie ou en Chine pour leur demander de venir et d’investir en Afrique. Ils se sont débrouillés, ils sont venus et ont investi”, a conclu l’entrepreneur.

    AFP

  • A Washington, Evariste Boshab dévoile l’absurdité de la rigidité d’une constitution

    A Washington, Evariste Boshab dévoile l’absurdité de la rigidité d’une constitution

    boshab-Au nombre des sujets qui occupent les participants au sommet USA-Afrique qui s’est ouvert lundi 4 août 2014 à Washington, les questions politiques occupent une bonne place. Le meeting organisé hier sur la question a connu une grande affluence aussi bien des élus américains que de plusieurs acteurs politiques des pays invités.

    Parmi les intervenants d’hier, Evariste Boshab, Secrétaire Général du PPRD, a planché sur le thème de « la problématique de la stabilité constitutionnelle en République démocratique du Congo ».

    Après avoir fait un rappel des révisions constitutionnelles intervenues depuis l’époque coloniale jusqu’à ce jour en insistant sur les motivations de ces révisions, le professeur Boshab, auteur d’un ouvrage sur la révision constitutionnelle, a commencé par dissiper les malentendus autour des révisions constitutionnelles que d’aucuns croient être des germes d’instabilité des pays concernés. Il a noté que la Constitution congolaise portait déjà les germes de la nécessité de son réaménagement, déjà par le fait que les « constituants » de l’époque n »étaient pas des élus du peuple, mais des représentants de leurs formations politiques respectives. Déjà en son temps, après le référendum constitutionnel, la Conférence Episcopale Nationale du Congo avait, dans une déclaration, appelé à des aménagements, en ces termes : « parmi les tâches premières à accomplir dès le début de la première législature de la troisième République, les suivantes sont prioritaires, celle de procéder, au niveau du Parlement National, à l’examen de propositions d’amendements ou de compléments jugés très importants, et même vitaux, pour garantir le bon avenir du pays, sur le plan politique et économique. »

    Abordant la question de la fréquence et des moments de la révision de la constitution, le SG du PPRD a noté que la constitution congolaise prévoit clairement les contextes où ne peut intervenir aucune constitution. Celle-ci peut, indique Boshab qui cite Charles Debbasch et Jean-Marie Pontier, peut intervenir à tout moment, sauf dans le cas de la République Démocratique du Congo, dans les 5 hypothèses prévues à l’article 219 de la Constitution : « Aucune révision ne peut intervenir pendant l’état de guerre, l’état d’urgence ou l’état de siège ni pendant l’intérim à la présidence de la République ni lorsque l’Assemblée nationale et le Sénat se trouvent empêchés de se réunir librement ».

    Il est donc absurde de parler de révisions répétitives d’une constitution parce que, selon Evariste Boshab, « Parler des révisions répétitives de manière abstraite, semble abusif. En effet, faudra-t-il établir un séquencement qui indique la durée à partir de laquelle une révision peut être opérée, alors que le constituant n’a rien prévu de pareil ? Si tant est que toute révision de la Constitution est une réponse à une question non résolue, oubliée ou nouvelle, comment peut-on à l’avance deviner que pareille préoccupation n’apparaitrait qu’après tant d’années ? Pareil calcul ne serait qu’illusoire. »

    Quant aux dispositions dites intangibles de la constitution qui font débat aujourd’hui en Afrique, l’orateur, qui les considère comme « des normes supra-constitutionnelles », estime que ce serait une reconnaissance de « la possibilité de limiter le pouvoir souverain et, par conséquent, de supprimer la souveraineté du peuple exerçant la compétence constituante », la doctrine majoritaire pense que « il ne peut pas y avoir d’autolimitation du pouvoir constituant, en imposant par exemple le respect de tel ou tel principe, ou encore le maintien de telle ou telle autre forme de Gouvernement, car jamais une volonté n’est éternellement limitée par le seul effet des obligations qu’elle donne. Il est toujours possible que le souverain revienne sur les règles qu’il avait définies et qu’il en adopte de nouvelles ».

    Et qu’en est-il du sort et du rôle du peuple, souverain primaire, dans tout cela ? Sur cette question, Evariste Boshab considère qu’en l’absence de statistiques sur une éventuelle consultation du peuple dans ce débat, il est difficile d’évaluer le dé de sa consultation. « Pour l’instant, ce sont les officines politiques qui distillent ce qu’elles veulent bien dire, sans devoir étaler toutes les possibilités afin que le peuple fasse un choix utile. Il revient aux partis politiques et aux pouvoirs publics de ramener ce débat au niveau de la population, source de tout pouvoir, afin que celle-ci s’en approprie et tranche ».

    Enfin, abordant la problématique de l’alternance politique en 2016, le SG du PPRD a été on ne peut plus clair : « A la veille de chaque élection démocratique, l’alternance est toujours à l’ordre du jour. Il semble cependant important d’opérer une distinction entre le désir des hommes politiques et la sanction politique qui est de la compétence exclusive du peuple souverain. C’est au peuple seul qu’il appartient de sanctionner soit négativement en éconduisant la Majorité en place, soit positivement en la reconduisant.

    Dans le cas d’espèce, le juge de l’urgence, c’est le peuple souverain. Que l’on attende donc 2016 pour lui donner l’occasion de se prononcer librement, au lieu d’occulter par une campagne précoce, le fait que le mandat confié en 2011 à la Majorité actuelle est encore en cours, et que les règles et pratiques démocratiques exigent que le mandat soit consommé jusqu’à la nouvelle élection. Ne pas faire droit à cette exigence serait écourter, en fait, la durée du mandat. Or, le constitutionnalisme postule également que l’on ne puisse pas perturber, par des manœuvres politiciennes, l’exercice d’un mandat, régulièrement acquis du peuple.

    Quel entendement assigne-t-on à l’alternance démocratique ? Certes, changer de majorité est considéré, par moments, comme un indice de vitalité démocratique. Mais, si le peuple souverain reconduit la même majorité pendant un temps relativement long, va-t-on l’obliger à se dédire ? On ne peut pas demander à la Majorité en place de se saborder pour qu’il y ait alternance, mais plutôt, à ceux dont l’ambition est de remplacer la Majorité en place de mieux affiner leur projet de société pour gagner la préférence du peuple. »

    Ci-dessous l’intégralité de l’exposé d’Evariste Boshab à Washington.

    Yvon Ramazani

    Envoyé spécial BSC à Washington

    LA PROBLEMATIQUE DE LA STABILITE CONSTITUTIONNELLE EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

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    Par le professeur Evariste BOSHAB,

    Secrétaire Général du PPRD

    Washington DC, août 2014

    Parler de la stabilité constitutionnelle suppose s’intéresser à la manière dont la Constitution a été élaborée et aux mécanismes mis en place pour sa modification éventuelle. C’est en appréciation de ces mécanismes que l’on estime qu’une Constitution est soit rigide soit souple.

    En tout état de cause, une Constitution stable ne signifie pas une Constitution immuable, mais plutôt, celle qui enregistre les aménagements et réaménagements ultérieurs, en conformité avec les mécanismes prescrits à cet effet.

    Dans le cas de la République Démocratique du Congo, un bref rappel historique s’impose.

    A. La loi sur le Gouvernement du Congo-belge du 18 octobre 1908

    Accordant une personnalité juridique, au Congo, distincte de celle de la métropole, loi discriminatoire en ce qu’elle distingue les belges, les immatriculés et les indigènes, élaborée par le Parlement belge, cette loi ne peut pas être considérée comme une véritable Constitution quand bien même une bonne partie est consacrée à l’exercice du pouvoir. Il s’agit d’un pouvoir répressif auquel les Congolais ne participent pas. Ils le subissent. C’est la loi du plus fort.

    B. La loi fondamentale du 19 mai 1960 relative aux structures du Congo

    Constitution octroyée par le Parlement belge afin d’éviter un vide le jour de la proclamation de l’indépendance ; elle met en place les institutions tellement complexes et compliquées qu’en contact avec la réalité et surtout en raison de l’inexistence d’une culture démocratique, il va y avoir explosion et implosion à la suite de la manipulation extérieure, de sorte que la Constitution va s’avérer incapable de réguler pacifiquement les conflits internes.

    Tant et si bien que le vocable « congolisation » signifiant la Cour du roi Petaud, verra le jour. Le Congo va devoir s’enliser dans une profonde crise institutionnelle dont les séquelles se font encore sentir.

    C. La Constitution du 01 août 1964

    Alors que ce sont les chambres élues qui devraient faire cesser les provisoires en proposant à la nation une Constitution définitive, le Président Kasavubu crée[1]<!–[endif]–> une commission constitutionnelle qui se réunit à Luluabourg du 10 janvier au 11 avril 1964, pour produire un projet à soumettre au référendum. Les tergiversations du Président Kasavubu à désigner comme Premier Ministre le chef du Parti majoritaire à l’Assemblée Nationale, vont justifier, le 24 novembre 1965, l’intervention du Haut Commandement de l’Armée, dirigé par le Lieutenant-colonel Joseph-Désiré Mobutu, paralysant ainsi l’élan démocratique.

    D. La Constitution du 24 juin 1967

    Mettant en place un régime présidentiel qui, très vite, tournera au présidentialisme, cette Constitution avait été élaborée par un groupe restreint avant d’être soumise au référendum. Elle connaitra tellement des modifications que la révision du 15 août 1974 est considérée comme une nouvelle Constitution, tant elle est en rupture profonde avec le texte de base de 1967. Elle installera la dictature jusqu’à ce que la voix de sans voix triomphe pour la tenue d’une conférence nationale souveraine. Il va s’en suivre une transition transitionnaire qui sera balayée par les forces de l’AFDL.

    E. Les périodes de transition

    Du 25 novembre 1990 au 04 avril 2003, se succéderont plusieurs Constitutions et lois constitutionnelles élaborées par les protagonistes pour essayer, en vain, de mettre fin à la crise institutionnelle. La longue période de dictature a créé un pli mental tel que se référer au peuple de qui procède tout pouvoir devient une véritable gageure.

    F. La Constitution du 18 février 2006

    La transition débutant le 04 avril 2003 avec un Président de la République, 4 Vice-présidents et un Gouvernement atypique dont les membres sont désignés par leurs composantes et entités, ayant permis tant soit peu une certaine stabilité, l’erreur congénitale de confier la rédaction de la Constitution aux personnalités n’ayant reçu aucun mandat du souverain primaire se perpétue : l’avant-projet et le projet de Constitution seront rédigés par le Sénat et l’Assemblée Nationale dont les membres n’ont pas été élus, mais plutôt, désignés discrétionnairement par les anciens belligérants.

    Ceci pousse la Conférence épiscopale nationale du Congo, dans sa déclaration du 04 mars 2006, à dire : « parmi les tâches premières à accomplir dès le début de la première législature de la troisième République, les suivantes sont prioritaires, celle de procéder, au niveau du Parlement National, à l’examen de propositions d’amendements ou de compléments jugés très importants, et même vitaux, pour garantir le bon avenir du pays, sur le plan politique et économique. »

    Alors que la Constitution du 18 février 2006 n’avait même pas totalisé un mois, les pères de l’église ont estimé qu’il y avait tellement des mal façons qu’un toilettage intégral devrait être décrété et exécuté par les personnes dûment mandatées par le peuple, c’est-à-dire les élus.

    C’est donc, cette logique qui doit pouvoir nous guider pour répondre aux interrogations qui nous préoccupent en ayant présent à l’esprit que depuis l’indépendance de la République Démocratique du Congo jusqu’à ce jour, le mode d’élaboration de différentes Constitutions, péchant contre l’exigence de confier cette tâche aux personnes mandatées à cet effet par le peuple, constitue l’une des grandes faiblesses sinon l’une des causes majeures du tango constitutionnel qui ne permet pas au pays d’émerger, en s’assumant par les options qui sécurisent le présent, tout en balisant le chemin de l’avenir.

    C’est en tenant compte de cet impératif majeur qu’il va falloir rencontrer brièvement les 5 interrogations soumises à notre réflexion.

    1. L’importance du respect de la Constitution dans le renforcement des institutions démocratiques

    Il est indéniable qu’entendue comme Loi suprême, la Constitution est entourée d’une protection spéciale en ce que son respect contribue à l’équilibre des pouvoirs. Ceci signifie que des mécanismes particuliers doivent être prévus pour sa révision. Mais, si le constituant lui-même n’a rien prévu de pareil, la Constitution peut être modifiée comme toute autre loi. Ceci pour simplement dire que c’est le constituant qui doit prévoir une protection plus accrue de la Constitution pour garantir, par ricochet, les droits et libertés des citoyens. Il ne saurait donc, y avoir respect de la Constitution tant que le constituant ne l’a pas, par les mécanismes spécifiques, placée au-dessus d’autres lois.

    La tendance aujourd’hui, avec le triomphe du constitutionnalisme et la mise en place des Cours constitutionnelles, est d’accorder une place de choix à la Constitution, dans la hiérarchie des normes, pour mieux protéger les citoyens. C’est en combinant le contrôle de la constitutionnalité des lois et les mécanismes spéciaux de la révision que la protection de la Constitution se trouve mieux assurée.[2] La République Démocratique du Congo s’est inscrite dans cette logique par la mise en place de sa Cour constitutionnelle.

    S’agissant des dispositions dites intangibles qui font débat aujourd’hui en Afrique, et donc, des normes supra-constitutionnelles, ce serait une reconnaissance de « la possibilité de limiter le pouvoir souverain et, par conséquent, de supprimer la souveraineté du peuple exerçant la compétence constituante[3] », la doctrine majoritaire pense que « il ne peut pas y avoir d’autolimitation du pouvoir constituant, en imposant par exemple le respect de tel ou tel principe, ou encore le maintien de telle ou telle autre forme de Gouvernement, car jamais une volonté n’est éternellement limitée par le seul effet des obligations qu’elle donne. Il est toujours possible que le souverain revienne sur les règles qu’il avait définies et qu’il en adopte de nouvelles[4] ».

    Dans le cas de la France, la thèse de la non-existence des normes supra-constitutionnelles a été confirmée par une jurisprudence constante du Conseil constitutionnel.

    2. Dans quelles circonstances les révisions constitutionnelles sont-elles justifiées ?

    Il serait hasardeux d’énumérer les circonstances dans lesquelles on peut estimer une révision constitutionnelle justifiée ; car en réalité, qu’il s’agisse de l’opportunité, des omissions ou des problèmes nouveaux qui surgissent (l’environnement), chaque cas spécifique est un, sinon unique ; car en cette matière, la similarité ne joue point. Il s’agit d’apprécier au cas par cas, en tenant compte du parcours historique de chaque Etat.

    Cependant, une réponse laconique consiste à dire qu’une révision est justifiée dès lors qu’elle rencontre les aspirations du peuple. Celui-ci n’est pas une bulle difforme ni informe. Il doit être consulté par des mécanismes démocratiques mis en place afin de tenir compte de ses avis.

    3. Quelle est l’attitude des citoyens par rapport au débat sur le changement de la Constitution ? Sont-ils suffisamment consultés sur ce sujet ?

    Faute de statistiques contradictoires, il parait hasardeux de prêter aux citoyens la parole qui n’est pas la leur. Toutefois, en matière de gestion de l’opinion publique, s’agissant du débat sur la révision constitutionnelle en République Démocratique du Congo, pour l’instant, ce sont les officines politiques qui distillent ce qu’elles veulent bien dire, sans devoir étaler toutes les possibilités afin que le peuple fasse un choix utile. Il revient aux partis politiques et aux pouvoirs publics de ramener ce débat au niveau de la population, source de tout pouvoir, afin que celle-ci s’en approprie et tranche.

    Plusieurs canaux, outre les partis politiques, dont notamment, les églises et les ONG s’investissent dans ce domaine d’éducation civique et politique. C’est une chance pour permettre à la population d’opérer des choix éclairés.

    Dans le cas de la République Démocratique du Congo, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) détient également, dans ses prérogatives, la mission de sensibilisation de la population avant tout scrutin. Ce qui permet de dire qu’avant de se prononcer, les citoyens auront été suffisamment consultés. Il importe de dire également que lorsque le peuple confie, à l’issue d’une élection démocratique, un mandat à une Majorité, celle-ci a le devoir d’impulser toutes les réformes nécessaires pour créer le bonheur collectif.

    Et donc, lorsqu’on dit laconiquement « Gouverner c’est Prévoir », c’est affirmer par-là que les promesses électorales doivent se traduire sous forme des réformes pour éviter la distance entre ce qui est dit et ce qui est fait. Les réformes, dès lors qu’elles ont pour objet de réaliser les promesses électorales, elles bénéficient de la même légitimité que l’onction populaire qui couvre les dirigeants élus.

    4. Les conséquences des révisions constitutionnelles répétitives pour les générations futures

    Parler des révisions répétitives de manière abstraite, semble abusif. En effet, faudra-t-il établir un séquencement qui indique la durée à partir de laquelle une révision peut être opérée, alors que le constituant n’a rien prévu de pareil ? Si tant est que toute révision de la Constitution est une réponse à une question non résolue, oubliée ou nouvelle, comment peut-on à l’avance deviner que pareille préoccupation n’apparaitrait qu’après tant d’années ? Pareil calcul ne serait qu’illusoire.

    La question peut être reformulée autrement. S’agit-il du moment où la révision peut intervenir ?

    Celle-ci peut, selon Charles Debbasch et Jean-Marie Pontier intervenir à tout moment[5]<!–[endif]–>, sauf dans le cas de la République Démocratique du Congo, dans les 5 hypothèses prévues à l’article 219 de la Constitution : « Aucune révision ne peut intervenir pendant l’état de guerre, l’état d’urgence ou l’état de siège ni pendant l’intérim à la présidence de la République ni lorsque l’Assemblée nationale et le Sénat se trouvent empêchés de se réunir librement[6]<!–[endif]–> ».

    La révision de 1962 qui a permis à la France d’inscrire dans la Constitution de 1958, l’élection du Président de la République au suffrage universel direct, était justifiée par la recherche d’un antidote à l’instabilité gouvernementale et au rôle particulier à assigner au Chef de l’Etat dans le contexte particulier de la nouvelle Europe. Toute généralisation parait abusive, il faut donc, spécifier chaque cas.

    La critique majeure faite à l’Afrique est que les Constitutions africaines subissent souvent des retouches. La réponse parait simple. Ces retouches régulières sont une réponse à l’inadaptation des textes qui, fort souvent, pour le besoin de la cause, juxtaposent plusieurs logiques au lieu d’une véritable alliance. Conséquence, cet attelage brinquebalant ne peut pas aller plus loin. Plus qu’un simple mimétisme, il faut déplorer l’éclectisme constitutionnel qui trouve le terrain fertile en Afrique.

    Le constitutionnalisme auquel aspire l’Afrique postule le respect de la Constitution et non l’immobilisme. On peut donc dire qu’une certaine sacralité entourant la Constitution contribue au respect de celle-ci et moule les générations futures dans cette forme de religiosité. Mais comme il est certain que les problèmes d’aujourd’hui ne seront pas identiques à ceux qui se poseront demain, aucune génération ne peut avoir la prétention de lier l’autre.

    Ce qui signifie qu’en procédant à l’adaptation du temps et des circonstances, les générations futures s’attèleront à résoudre les problèmes spécifiques de leurs temps, sans omettre un regard critique ou admiratif sur la manière dont les générations précédentes ont procédé pour concilier temps et circonstances.

    5. Pourquoi une alternance démocratique en 2016 est si urgente ?

    A la veille de chaque élection démocratique, l’alternance est toujours à l’ordre du jour. Il semble cependant important d’opérer une distinction entre le désir des hommes politiques et la sanction politique qui est de la compétence exclusive du peuple souverain. C’est au peuple seul qu’il appartient de sanctionner soit négativement en éconduisant la Majorité en place, soit positivement en la reconduisant.

    Dans le cas d’espèce, le juge de l’urgence, c’est le peuple souverain. Que l’on attende donc 2016 pour lui donner l’occasion de se prononcer librement, au lieu d’occulter par une campagne précoce, le fait que le mandat confié en 2011 à la Majorité actuelle est encore en cours, et que les règles et pratiques démocratiques exigent que le mandat soit consommé jusqu’à la nouvelle élection. Ne pas faire droit à cette exigence serait écourté, en fait, la durée du mandat. Or, le constitutionnalisme postule également que l’on ne puisse pas perturber, par des manœuvres politiciennes, l’exercice d’un mandat, régulièrement acquis du peuple.

    Quel entendement assigne-t-on à l’alternance démocratique ? Certes, changer de majorité est considéré, par moments, comme un indice de vitalité démocratique. Mais, si le peuple souverain reconduit la même majorité pendant un temps relativement long, va-t-on l’obliger à se dédire ? On ne peut pas demander à la Majorité en place de se saborder pour qu’il y ait alternance, mais plutôt, à ceux dont l’ambition est de remplacer la Majorité en place de mieux affiner leur projet de société pour gagner la préférence du peuple.

    Bref, s’il faut répondre à toutes les questions qui ont été soumises à notre réflexion sur le plan purement théorique, alors que toute Constitution suppose son insertion dans un espace spatio-temporel, nous n’aurons pas fait œuvre utile, encore moins, inventer la spécificité constitutionnelle dont l’Afrique a tant besoin pour réaliser le rêve de pères de l’indépendance.

    Evariste BOSHAB

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    <!–[endif]–>
    [1]<!–[endif]–> A la décharge du Président Kasavubu, il importe de relever qu’il avait sommé, sans succès, l’Assemblée nationale à s’acquitter de sa charge en élaborant une Constitution définitive. C’est la raison pour laquelle, face à la carence constatée, il créa la Commission constitutionnelle.

    [2]<!–[endif]–> J. GICQUEL, J-E. GICQUEL, Droit constitutionnel et institutions politiques, 24ème éd., Paris, Montchrestien, 2010, p.259

    [3]<!–[endif]–> D. G. LAVROFF, le Droit Constitutionnel de la Vè République, 3ème éd., Paris, Dalloz, 1999, p.129

    [4]<!–[endif]–> Ibidem

    [5]<!–[endif]–> C. DEBBASCH, J-M. PONTIER, J. BOURDON, J-C. RICCI, Droit constitutionnel et institutions politiques, 4ème éd., Paris, économica, 2001, p. 616

    [6]<!–[endif]–> Constitution de la RDC, JORDC, 5 février 2011, numéro spécial, p.73

  • Accusé de “trafic d’armes”, le général Gabriel Amisi “blanchi”

    Accusé de “trafic d’armes”, le général Gabriel Amisi “blanchi”

     Le général Amisi Kumba Gabriel( Tango fort)
    Le général Amisi Kumba Gabriel( Tango fort)

    -Le Conseil supérieur de la défense a annoncé jeudi avoir “blanchi” le général Gabriel Amisi, ex-chef d’état-major des forces terrestres de l’armée congolaise. L’officier était accusé de trafic d’armes à destination de braconniers et de groupes armés de l’est de la RDC.

    C’est une décision qui risque de surprendre plus d’un observateur de la situation sécuritaire en RDC. “Après examen des éléments supplémentaires apportés par la commission d’enquête (. . . ) et faute d’autres preuves probantes exigées”, le Conseil supérieure de la défense en RDC a “approuvé”, le 31 juillet, le rapport ayant “blanchi” le général Gabriel Amisi dit Tango Fort de toutes les accusations qui pesaient sur lui.

    Le 15 novembre 2012 en effet, un groupe d’experts de l’ONU avait publié un document dans lequel il expliquait que le général Amisi, alors chef d’état-major des forces terrestres de l’armée congolaise, “contrôlait un réseau de distribution de munitions de chasse à destination de braconniers et de groupes armés“.

    “Des réseaux criminels”

    Des proches du général étaient également mis en cause dans le trafic de munitions, de même que d’autres haut gradés.”Les forces armées congolaises continuent d’être gangrenées par des réseaux criminels qui permettent aux officiers supérieurs de s’enrichir à travers leur emprise sur les ressources naturelles et la contrebande, notamment le trafic d’ivoire mené par les groupes armés”, avait conclu le rapport des experts onusiens.

    Le 22 novembre 2012, le président Joseph Kabila a suspendu le général Amisi et ordonné une “enquête approfondie” sur “les responsabilités dans ce trafic illégal et criminel”.

    Depuis la suspension – intervenue alors que Goma, capitale du Nord-Kivu, était aux mains de la rébellion Mouvement du 23-Mars (M23), c’est le général François Olenga qui a été désigné pour assurer le rôle de chef d’état-major de l’armée de terre.

    Le compte-rendu ne précise cependant pas si le général Amisi reprendra ce poste. En attendant, il continue de présider l’Association sportive Vita Club (AS V Club), un club de football très populaire à Kinshasa.

    (Avec AFP)

  • Lambert Mende à Kisangani pour rassurer sur l’arrivée des FDLR

    Lambert Mende à Kisangani pour rassurer sur l’arrivée des FDLR

    Un soldat de la Monusco près d'un dépôt de munitions à Kisangani, en octobre 2013.
    Un soldat de la Monusco près d’un dépôt de munitions à Kisangani, en octobre 2013. © Monusco photos

    Lambert Mende, ministre de la Communication de RDC et porte-parole du gouvernement, est à Kisangani depuis matin. Objectif : calmer les inquiétudes de la population du chef-lieu de la Province orientale qui devrait accueillir la semaine prochaine un premier groupe d’ex-rebelles des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR).

    “Je suis confiant. Tout le monde ici à Kisangani commence à comprendre la nécessité de l’opération de désarmement des FDLR.” Ce vendredi 25 juillet, à la mi-journée, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, est pourtant arrivé en terrain miné.

    Pour protester contre l’arrivée en provenance du Nord et du Sud-Kivu d’ex-Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), une vingtaine d’organisations de la société civile de la Province orientale avaient en effet organisé le même jour une “opération ville morte”.

    Un premier groupe de 70 ex-FDLR, dont l’arrivée a été annoncée puis annulée à plusieurs reprises, devrait être cantonné à Kisangani, “la semaine prochaine”. Au total, toujours selon le ministre, ils devraient être “entre 1 200 et 1 400 à séjourner moins d’un mois à Kisangani avant de poursuivre leur chemin vers la province de l’Équateur et le Rwanda.” Une précision importante, car la Monusco, le 16 juillet dernier, avait parlé de “Kisangani comme de la destination finale de ces rebelles en attendant de trouver des pays tiers pouvant les accueillir.”

    Pas encore rassurés…

    La société civile de Kisangani ne semble pas encore totalement rassurée. “Les ex-FDLR doivent être directement acheminés dans un autre pays. Même s’ils ne restent que provisoirement, ils menaceront la sécurité de la population”, redoute un membre de la plate-forme Société civile force de l’Orientale (Socifor), signataire de l’appel “opération ville morte”.

    Un appel lancé par une société civile divisée, qui a finalement été peu suivi aujourd’hui à Kisangani. “Jusqu’à 9 heures, certaines administrations et certains magasins étaient encore fermés. Toutefois, ce midi, motos et taxis vélos circulaient comme d’habitude”, observe Ernest Mukuli, rédacteur en chef du journal Mongongo et coordonateur de l’ONG Mepad (Médias pour la paix et la démocratie).

    Une semaine plus tôt, tout le monde ne parlait déjà que de l’arrivée des ex-FDLR. La psychose régnait sur la ville, qui se sent fragilisée par la présence, non loin de là, de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) et des Mbororo, les éleveurs armés.

    Des députés nationaux de la Province orientale et l’Église protestante s’étaient aussi publiquement opposés à l’accueil des FDLR.

    Lambert Mende rencontrera demain samedi des acteurs de la société civile de Province orientale, mais aussi d’Equateur, du Nord et du Sud-Kivu pour tenter d’apaiser les craintes tenaces des uns et des autres.

    Jeune Afrique

  • Retour au calme à Kinshasa après l’attaque du camp militaire Tshatshi

    Retour au calme à Kinshasa après l’attaque du camp militaire Tshatshi

    Des soldats de RDC patrouillent dans les rues de Kinshasa, le 12 octobre 2013. Des soldats de RDC patrouillent dans les rues de Kinshasa, le 12 octobre 2013. © AFP

    Les autorités congolaises ont affirmé mardi avoir déjoué l’attaque d’un groupe d’inconnus armés contre le camp militaire Tshatshi, à Kinshasa. Le calme était de retour en fin d’après-midi, après environ une heure de tension et de panique dans les rues.

    Un vent de panique a traversé Kinshasa, mardi 22 juillet dans l’après-midi, alors qu’un groupe d’hommes armés prenait d’assaut le camp militaire Tshatshi. Vers 16h20 (15h20 GMT), le gouverneur de la ville, André Kimbuta, est apparu à la télévision publique pour rassurer la population et affirmer que la situation était de nouveau sous contrôle. “Un groupe d’inciviques […] a tenté de créer de l’insécurité dans la ville et ce groupe-là, [d’]une vingtaine à une trentaine de personnes, a été maîtrisé”, a-t-il déclaré, appelant les Kinois à reprendre leur travail et à “vaquer librement à leurs occupations”.

    Quelques minutes plus tôt, un haut responsable sécuritaire avait déclaré qu’”un petit groupe de voyous [avait] tenté une infiltration au camp Tshatshi” mais que “l’affaire [avait] été vite réglée”. Au camp Tshatshi, un officier de la Garde républicaine (GR) a pour sa part indiqué que les soldats de cette unité d’élite, chargée de la protection du président, avaient pu maîtriser “une vingtaine de personnes habillées en civil” et en possession d’armes blanches (couteaux et machettes).

    Évacuation de l’aéroport Ndjili

    Selon plusieurs journalistes de l’AFP, la GR s’est déployée en force dans le quartier du palais présidentiel, dans le nord-ouest de la capitale, installant plusieurs points de contrôles et évacuant toutes les personnes y travaillant. Vers 14h30, plusieurs centaines de soldats de la même unité, armés de mitrailleuses lourdes et de lance-roquettes, avaient fait évacuer en urgence toutes les personnes présentes à l’aéroport international de Ndjili, à l’est de la ville. Cette intervention à l’aéroport semble avoir suivi les premiers coups de feu en provenance du camp Tshatshi.

    Pendant environ une heure, la vie s’est arrêtée dans la capitale, avant de reprendre son cours normal en fin d’après-midi : les voitures roulaient de nouveau tandis que des centaines de personnes arpentaient les rues à pied pour rentrer chez elles.

    Kinshasa avait été le théâtre d’un apparent coup de force le 30 décembre dernier lorsque plusieurs dizaines d’assaillants, armés essentiellement d’armes blanches, avaient attaqué de manière concertée l’aéroport de Ndjili, le siège de la radio-télévision publique et le camp Tshatshi. Ces étranges attaques, sur lesquelles toute la lumière n’a pas encore été faite, avaient été noyées dans le sang.

    (Avec AFP)