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  • Les évêques demandent à Kabila de partir en 2016

    Les évêques demandent à Kabila de partir en 2016

    Evequescardinal-DIAS1-Dans un communiqué rendu public mardi, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a exhorté le président Joseph Kabila à ne pas briguer un troisième mandat en 2016 pour permettre une alternance démocratique en RDC.
    En 2016, Joseph Kabila, partira ou partira pas ? La question ne cesse d’alimenter les débats à Kinshasa. Le président congolais, lui, continue d’entretenir le suspense : aucun mot sur la question lors de son discours à la nation le 29 juin à la veille de la commémoration du 54e anniversaire de l’indépendance du pays. Un silence qui a poussé les évêques de la RDC à prendre les devants, dans un communiqué publié le 1 juillet, pour l’exhorter à ne pas se représenter à la présidentielle prévue en 2016.

    La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a également appelé la population congolaise à “faire preuve de vigilance pour s’opposer par tous les moyens légaux et pacifiques à toute tentative de modification des articles verrouillés de la Constitution”.

    La Constitution actuelle du pays stipule en effet que “le président de la République est élu au suffrage universel pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois”. Et cette disposition est verrouillée par l’article 220, selon lequel “le principe du suffrage universel et le nombre et la durée des mandats du président de la République (…) ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle”.

    “Il faut respecter la Constitution”

    “Ce que dit la Constitution est clair, a déclaré le porte-parole de la CENCO, l’abbé Léonard Santedi, lors d’une conférence de presse. C’est pourquoi, les évêques disent cinq ans renouvelables une fois, c’est tout. Pour nous, il faut respecter la Constitution”.

    Le message de la Cenco publié à l’issue d’une assemblée plénière des évêques va plus loin et “désapprouve également toute sorte d’initiative qui, sans modifier directement l’article 220, viserait à le vider de son contenu essentiel, alors que celui-ci a été conçu pour assurer la stabilité du pays et garantir la nature de l’État congolais, qui est une République et non une monarchie”. Allusion faite au projet de révision constitutionnelle annoncé début juin par le gouvernement congolais qui voudrait notamment organiser l’élection des députés provinciaux en 2015 au scrutin indirect alors que, constitutionnellement, cette consultation doit avoir lieu au scrutin direct.

    Les évêques, qui avaient déjà mis en garde en février contre une telle manœuvre, critiquent cette décision qui, estiment-ils, “privera le peuple de son droit de désigner ses gouvernants”

  • Réunion de Luanda: l’occasion de s’expliquer pour la RDC et le Rwanda

    Réunion de Luanda: l’occasion de s’expliquer pour la RDC et le Rwanda

    KABILA - KAGAME- ZUMA-Ce mardi s’ouvre à Luanda une réunion au niveau ministériel de deux organisations sous-régionales : la CIRGL, la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs et la SADC, la Communauté de développement d’Afrique australe. C’est la première réunion de ce genre depuis le sommet des chefs d’Etat à Pretoria en novembre 2013. L’occasion pour le Rwanda et la RDC de discuter de leurs nombreux différends.

    La principale pomme de discorde en la RDC et le Rwanda est la rébellion des FDLR. Seuls quelque 188 combattants ont accepté de déposer les armes volontairement. « Le gouvernement du Congo et la Monusco cherchent tous les prétextes pour éviter l’application des résolutions du Conseil de sécurité », explique une source officielle rwandaise, autrement dit de lancer les opérations contre les FDLR.

    Kigali ne décolère après la réunion de Sant’Egidio entre émissaires de la communauté internationale, du gouvernement congolais et des FDLR la semaine dernière. « On leur donne de l’importance alors qu’on devrait faire de véritables pressions militaires », explique encore cette source.

    Les incidents frontaliers aussi à l’ordre du jour

    Côté congolais, on estime que lors du dernier sommet des chefs d’Etat de la CIRGL, le 25 mars, une fenêtre avait été ouverte pour le désarmement volontaire. Une avancée serait que les deux pays se mettent d’accord sur une date limite avant les opérations militaires. « Mais qu’en fait-on ensuite ?, s’interroge l’un des membres de la délégation congolaise. Si le gouvernement rwandais refuse de discuter avec eux, il faut que la communauté internationale les prenne en charge et leur offre une perspective pour accélérer le désarmement », précise-t-il ajoutant qu’il était hors de question que les FDLR restent au Congo.

    Mais la délégation congolaise souhaite aussi aborder l’épineuse question des incidents frontaliers. Kinshasa estime que cinq ressortissants congolais ont été exécutés par l’armée rwandaise alors que trois autres, deux officiers et un membre de la société civile, sont toujours portés disparus. Un rapport d’enquête remis à la CIRGL ne confirmait pas la version rwandaise des faits pour qui ces personnes étaient mortes lors de combats. Mais pour le ministère rwandais de la Défense, ce document est factuellement et méthodologiquement faux.

    RFI

  • Visa imposé aux Rwandais voulant entrer en RDC

    Visa imposé aux Rwandais voulant entrer en RDC

    visa RWANDAIS-Les services d’immigration congolais ont commencé à imposer aux rwandais désirant entrer au Congo-Kinshasa de payer le visa selon les catégories.
    La décision est déjà d’application depuis vendredi,a assuré un agent de la Direction générale d’Immigration trouvé à la grande barrière à la frontière rwando-congolaise à Goma. Les étudiants rwandais inscrits dans les universités congolaises sont contraints de payer 250 dollars par trimestre alors que les élèves doivent débourser 150 dollars. La plupart des étudiants rwandais ont été bloqués à la frontière ne sachant que faire, a déploré un notable rwandais de Rubavu.
    A Goma, les responsables locaux de la DGM disent que la décision est venue de Kinshasa et eux ne font que l’appliquer. Les pleurs des rwandais sont manifestes à travers les petits commerçants, de petits vendeurs à qui on somme de payer 50 dollars pour traverser la frontière. ‘‘Ils sont méchants les congolais. Ils nous imposent de payer 50 dollars comment je vais gagner avec les légumes d’une valeur de 30 dollars’’, s’est plaint Hakizimana Jules, un petit commerçant rwandais habitant de l’autre coté de la frontière.
    Kigali n’a pas encore pipé mot sur cette décision des autorités congolaises. Coté rwandais, les congolais payent comme d’habitude le prix normal du laissez-passer pour franchir la frontière. Mais à Goma et Bukavu, les habitants savent que Kagame va aussi corser les mesures d’entrée au Rwanda, ce qui va compliquer davantage la cohabitation entre les deux peuples.
    Entre-temps, certains produits qui proviennent souvent du Rwanda, ont vu déjà leurs prix prendre de l’ascenseur. ‘‘ Si ça continue comme ça, on risque de passer des moments difficiles’’, a prévenu un opérateur économique de la capitale du Nord-Kivu.
    Depuis les incidents de Kanyesheja, la tension est montée d’un cran entre Kigali et Kinshasa. Les autorités rwandaises réclament sans honte deux collines se trouvant sur le territoire de Nyiragongo au Nord-Kivu comme les appartenant. Kinshasa a déjà dit niet et a renforcé ses troupes à toutes les frontières avec le Rwanda pour contrer toute éventuelle attaque contre son territoire…

    Congo24
  • Défilé militaire inédit à Kinshasa pour la fête de l’Indépendance

    Défilé militaire inédit à Kinshasa pour la fête de l’Indépendance

    defile_kabila-Les forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont organisé un défilé militaire inédit lundi à Kinshasa à l’occasion de la fête de l’Indépendance du pays.

    Le traditionnel défilé de civils et de troupes à pied du 30 juin à cédé la place cette année à une parade exclusivement militaire et policière, terrestre et aérienne, avec beaucoup de matériels de conception soviétique, selon les images diffusées par la télévision publique.

    Plusieurs dizaines de chars de combats T-55 et T-72 ont remonté le boulevard Triomphal devant la tribune présidentielle installée en face du Parlement, précédant les “orgues de Staline” (lance-roquettes multiples), obusiers ou autres canons automoteurs de différents calibres.

    Au-dessus de la parade, deux avions de transport militaire Antonov An-26, quatre hélicoptères d’attaque Mi-24 et quatre avions de combat Sukhoï Su-25 ont fait plusieurs passages.

    Cette démonstration de force intervient après des accrochages, les 11 et 12 juin, entre troupes rwandaises et congolaises à la frontière RDC-Rwanda au cours desquels cinq militaires congolais ont été tués.

    Le président congolais Joseph Kabila avait placé dimanche les cérémonies du 30 juin sous le signe d’”un hommage vibrant et solennel” aux FARDC pour leurs récentes victoires dans l’Est du pays.

    Longtemps réputée pour son indiscipline et son inefficacité, l’armée congolaise a défait en novembre dans l’est du pays, avec le soutien de l’ONU, la rébellion du Mouvement du 23 Mars (M23), remportant ainsi sa première victoire depuis l’accession à l’indépendance de l’ancien Congo belge, le 30 juin 1960.

    Depuis le début de l’année, les FARDC ont enregistré des succès importants dans leur lutte contre d’autres groupes armés dans l’est, comme les rebelles ougandais de l’Alliance des forces démocratiques (ADF).

    La pacification est cependant encore loin d’être achevée, et des dizaines de milices continuent de sévir dans de nombreuses zones de la moitié est du pays.

    Dans ses efforts pour se doter d’une armée moderne et professionnelle, la RDC bénéficie de l’appui de l’Union européenne par le biais de son programme de conseil et d’assistance EUSEC. L’Afrique du Sud, la Belgique, la Chine, les Etats-Unis et la France contribuent par ailleurs activement à la formation des officiers, sous-officiers, et de plusieurs unités.

    AFP
  • Coupe du monde classements vers la 8eme de finale

    Coupe du monde classements vers la 8eme de finale

    Brasil worldcup

     

     

     

     

     

     

    -GROUPE A

    Classement

    Rang Pts J G N P. Bp Bc Diff.*
    1  Brésil 7 3 2 1 0 7 2 +5
    2  Mexique 7 3 2 1 0 4 1 +3
    3  Croatie 3 3 1 0 2 6 6 0
    4  Cameroun 0 3 0 0 3 1 9 -8

    *Abréviations : J : Nombre de journées, G : matchs gagné, N : matchs nul, P : matchs perdus, Bp : Buts pour, Bc : Buts contre

     

    GROUPE B

     

    Classement

    Rang Pts J G N P. Bp Bc Diff.*
    1 Pays-Bas 9 3 3 0 0 10 3 +7
    2 Chili 6 3 2 0 1 5 3 +2
    3 Espagne 3 3 1 0 2 4 7 -3
    4 Australie 0 3 0 0 3 3 9 -6

    *Abréviations : J : Nombre de journées, G : matchs gagné, N : matchs nul, P : matchs perdus, Bp : Buts pour, Bc : Buts contre

     

    GROUPE C

    Classement

    Rang Pts J G N P. Bp Bc Diff.*
    1  Colombie 9 3 3 0 0 9 2 +7
    2  Grèce 4 3 1 1 1 2 4 -2
    3  Côte d’Ivoire 3 3 1 0 2 4 5 -1
    4  Japon 1 3 0 1 2 2 6 -4

    *Abréviations : J : Nombre de journées, G : matchs gagné, N : matchs nul, P : matchs perdus, Bp : Buts pour, Bc : Buts contre

     

    GROUPE D

    Classement

    Rang Pts J G N P. Bp Bc Diff.*
    1  Costa Rica 7 3 2 1 0 4 1 +3
    2   Uruguay 6 3 2 0 1 4 4 0
    3 Italie 3 3 1 0 2 2 3 -1
    4  Angleterre 1 3 0 1 2 2 4 -2

    *Abréviations : J : Nombre de journées, G : matchs gagné, N : matchs nul, P : matchs perdus, Bp : Buts pour, Bc : Buts contre

    GROUPE E

    Classement

    Rang Pts J G N P. Bp Bc Diff.*
    1 France 7 3 2 1 0 8 2 +6
    2 Suisse 6 3 2 0 1 7 6 +1
    3 Équateur  4 3 1 1 1 3 3 0
    4  Honduras 0 3 0 0 3 1 8 -7

    *Abréviations : J : Nombre de journées, G : matchs gagné, N : matchs nul, P : matchs perdus, Bp : Buts pour, Bc : Buts contre

     

    GROUPE F

    Classement

    Rang Pts J G N P. Bp Bc Diff.*
    1 Argentine 9 3 3 0 0 6 3 +3
    2 Nigeria 4 3 1 1 1 3 3 0
    3 Bosnie-Herzégovine 3 3 1 0 2 4 4 0
    4 Iran 1 3 0 1 2 1 4 -3

    *Abréviations : J : Nombre de journées, G : matchs gagné, N : matchs nul, P : matchs perdus, Bp : Buts pour, Bc : Buts contre

     

    GROUPE G

    Classement

    Rang Pts J G N P. Bp Bc Diff.*
    1  Allemagne 4 2 1 1 0 6 2 +4
    2 États-Unis 4 2 1 1 0 4 3 +1
    3  Ghana 1 2 0 1 1 3 4 -1
    4  Portugal 1 2 0 1 1 2 6 -4

    *Abréviations : J : Nombre de journées, G : matchs gagné, N : matchs nul, P : matchs perdus, Bp : Buts pour, Bc : Buts contre

     

    GROUPE H

    Classement

    Rang Pts J G N P. Bp Bc Diff.*
    1 Belgique 6 2 2 0 0 3 1 +2
    2  Algérie 4 2 1 0 1 5  4 +1
    3 Russie 1 2 0 1 1 1 2 -1
    4   Corée du Sud 1 2 0 1 1 3 5 -2

    *Abréviations : J : Nombre de journées, G : matchs gagné, N : matchs nul, P : matchs perdus, Bp : Buts pour, Bc : Buts contre

  • Le visa est exigé désormais aux étudiants, petits commerçants et travailleurs étrangers entrant en RDC

    Le visa est exigé désormais aux étudiants, petits commerçants et travailleurs étrangers entrant en RDC

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    A partir du mercredi 25 juin 2014, « trois » catégories d’étrangers entrant en République démocratique du Congo devront désormais payer un visa d’étude ou de travail, en application par la Direction générale de migration  (DGM) d’une mesure du ministère de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières.


    « Cette mesure est en vigueur depuis trois mois et les documents du ministère de l’Intérieur sont arrivés à Goma depuis le 19 juin 2014 », rapporte radio Kivu 1 émettant au Nord-Kivu.

    Sont ainsi concernés spécifiquement, « les étudiants étrangers qui entrent en RDC payeront 30 USD par an de visa d’étude ; les (petits) commerçants payeront 50 USD par trimestre de visa de permis de commerce et travail ; les travailleurs étrangers, qui ont des contrats avec des grandes entreprises ou des ONG, payeront 250 USD par mois de visa de permis de travail ».

    « Ces mesures, selon la DGM, concernent tous les ressortissants de tous les pays frontaliers de la RDC. Il y a aussi 2000 Fc de la fiche à remplir. Pour la circulation dans la région de la CEPGL, +la libre circulation est garantie », souligne radio Kivu 1.

    Critère d’analyse des demandes des visas spécifiques

    « En exécution de la note de service n°06/DGM/DG/1279/012 du 07 août 2012 relative aux visas de travail spécifique », la DGM indique les éléments à présenter par les requérants en vue de l’obtention des VETS.

    Elle précise que « les prix des Visas sont fixés par arrêté interministériel (Ministère des Finances, du Budget et de l’Intérieur, Décentralisation et Sécurité).

     En voici le libellé :

    A. CAS DES PRESTATIONS TEMPORAIRES

    1. Lettre de demande de VETS avec motivation de la nature temporaire du travail;
    2. Formulaire dûment rempli;
    3. Lettre d’invitation de l’entreprise requérante locale auprès du consultant et / ou expert en cas d’un indépendant;
    4. Les statuts, Nouveau Registre de Commerce, Identification Nationale et fisc de l’entreprise requérante;
    5. Le planning des prestations temporaire pour l’année


    B. CAS DES INVESTISSEURS

    Pour les investisseurs étrangers qui ont besoin d’un délai suffisant en vue d’explorer le marché et accomplir les formalités administratives nécessaires;
    1. Lettre de motivation pour le VETS;
    2. Formulaire dûment rempli;
    3. Preuve de la qualité d’investisseur et domaine de prospection pour investir.

    C. A LA FIN DE LA PRESTATION TEMPORAIRE, LE REQUERANT EST TENU DE QUITTER LE TERRITOIRE NATIONAL.

    Les VETS ne sont pas renouvelables.

    Conformément à la Loi et aux textes réglementaires, la Direction générale de migration est habilitée à délivrer les visas aux expatriés désireux de venir visiter la RDC ou pour s’y établir.

    Le visa ne peut être accordé qu’aux requérants qui remplissent les conditions déterminées par les textes légaux et réglementaires.

    A. Nomenclature des visas et conditions d’octroi.


    La nomenclature des visas délivrés par la DGM et les conditions d’octroi se présentent comme suit :

    1. Visa volant : autorisation accordée par le Directeur général à un expatrié venant d’un pays où la RDC n’a pas de représentation diplomatique ou consulaire. Cette autorisation permet à l’Intéressé d’arriver à la frontière et de bénéficier d’un visa aéroportuaire ou portuaire pour accéder sur le territoire Congolais. Il est également accord é aux invités du Gouvernement congolais.
    Conditions pour bénéficier d’un visa volant :

    •  Lettre de demande adressée par le requérant au Directeur Général de la Direction Générale de Migration
    •  Photocopie du passeport du requérant,
    •  Photocopie de l’identité du preneur en charge, s’il est congolais ou du passeport, s’il est étranger.

    2. Visa aéroportuaire/Portuaire : délivré au poste d’entrée au bénéficiaire du Visa Volant ou sur autorisation expresse du Directeur Général. Sa validité est de 7 jours. Après ce délai, le requérant devra régulariser son séjour auprès des Services de la Chancellerie à la Direction Générale ou Provinciale de Migration.
    3. Visa de voyage : délivré par les Services près des Missions diplomatiques et consulaires de la RDC à l’étranger, il donne la possibilité au bénéficiaire de franchir la frontière s’il remplit les conditions suivantes :
    •  Etre détenteur d’un passeport en cours de validité,
    •  Disposer des moyens de subsistance suffisants,
    •  Etre pris en charge par une personne morale ou physique régulièrement établie en RDC.
    NB : Le Visa de voyage n’autorise pas l’exercice d’une activité rémunérée en RDC. La validité de ce visa est de 6 mois maximum. Ce visa peut être prorogé par la Direction Générale de Migration pour une durée d’un, deux ou trois mois en vue de totaliser les six mois révolus.

    4. Visas d’Etablissement

    •  Délivrés aux étrangers désireux de s’établir en RDC,
    •  Confèrent à ces derniers, non seulement le statut de résident, mais aussi la possibilité d’exercer des activités professionnelles ou économiques aux conditions fixées par la Loi.

    Types de Visas d’établissement

    •  Visa d’établissement ordinaire
    •  Visa d’établissement de travail
    •  Visa d’établissement de travail spécifique
    •  Visa d’établissement pour études
    •  Visa d’établissement pour conjoints étrangers des nationaux (matrimonial)
    •  Visa d’établissement spécial
    •  Visa d’établissement permanent

    Conditions générales pour tous les Visas d’établissement

    •  Etre en séjour régulier en RDC
    •  Avoir séjourné pendant six mois au moins en RDC
    •  Détenir un passeport en cours de validité (au moins six mois)
    •  Remplir scrupuleusement le formulaire
    •  Remplir scrupuleusement la fiche d’immatriculation
    •  Présenter 4 photos passeports récentes et identiques
    •  Présenter une carte de vaccination internationale
    •  Présenter une attestation de bonne vie et mœurs de son pays et de la commune de résidence (datant de moins de 3 mois)
    •  Présenter une attestation de résidence délivrée par la commune de résidence (datant de moins de 3 mois)
    •  Présenter l’original et la copie de l’attestation consulaire ou immatriculation
    •  Disposer de moyens de subsistance suffisants

    a) Visa d’Etablissement ordinaire (3 ans)
    Conditions particulières

    1. Pour les Commerçants
    •  Statuts de la Société (notariés)
    •  Nouveau Registre de commerce (NRC)
    •  Numéro d’Identification Nationale (Id. Nat.)
    •  Preuve de régularité vis-à-vis du fisc
    •  Preuves d’affiliation à l’INPP, INSS et à un Syndicat patronal reconnu en RDC (Ex :FEC, COPEMECO, FENAPEC, …)
    •  Preuve d’un fonds de roulement dans une banque locale (extrait de compte bancaire)
    •  Ne pas exercer le petit commerce

    2. Pour les professions libérales à caractère lucratif

    •  Agrément ou licence de la corporation
    •  Preuve de régularité vis-à-vis du fisc
    •  Preuve de fonds de roulement dans une banque locale pour un montant de USD 5.000 au minimum
    •  Nouveau Registre de commerce (NRC)
    •  Numéro d’Identification Nationale (Id. Nat.)

    3. Pour les professions libérales à caractère philanthropique (Missionnaires)

    •  Lettre de demande du Représentant Légal de la Communauté ou congrégation adressées au Directeur Général de la DGM
    •  Agrément (photocopie) de la communauté ou de l’ASBL
    •  Attestation missionnaire ou de service
    •  Engagement de prise en charge légalisé du Représentant Légal

    4. Pour les Comptoirs de Diamant et d’Or

    •  Photocopie légalisée de l’Arrêté d’agrément du Ministère de Mines
    •  Preuve de dépôt de USD 50.000 dans une banque locale
    •  Photocopie légalisée du Nouveau Registre de commerce
    •  Photocopie légalisée de l’Identification Nationale
    •  Preuve de régularité vis-à-vis du fisc
    •  Preuves d’affiliation à l’INPP, INSS et à un Syndicat patronal reconnu en RDC
    b) Visa d’établissement de travail (1 à 2 ans)

    Délivré aux étrangers désireux de travailler sous contrat de travail en RDC. La validité du visa de travail est celle de la carte de travail.
    Conditions particulières :

    •  Etre détenteur d’une carte de travail
    •  Présenter un contrat de travail visé par l’Office National de l’Emploi
    •  Avoir la qualification et en présenter la preuve
    •  Présenter une attestation de service
    c) Visa d’établissement de travail spécifique
    Il est accordé pour une durée qui ne peut dépasser 1 an. Il n’est pas renouvelable.
    d) Visa d’établissement pour études
    •  Preuve d’admission dans un établissement d’enseignement agréé
    •  Engagement de prise en charge notarié ou preuve d’une bourse d’études
    •  Pour les chercheurs, document visé par le Ministère ayant la recherche scientifique dans ses attributions (ayant encore au moins 3 mois de validité)

    e) Visa d’établissement pour conjoints étrangers des nationaux (Matrimonial)
    •  Acte de mariage (photocopie)
    •  Photocopie légalisée de la carte d’identité du conjoint
    •  Photocopie légalisée de l’autorisation maritale (pour les épouses)

    NB : Le Visa Sortie-Retour est accordé pour un ou plusieurs voyages à tout étrangers détenteur d’un Visa d’Etablissement qui voudrait se déplacer pour l’extérieur du pays. Sa validité est de 7 mois à partir de la première sortie et de 11 mois pour les professions libérales à caractère philanthropique, les Missionnaires et les ASBL.

    f) Visa d’établissement spécial (5 à 10 ans)
    Accordé aux promoteurs ou mandataires des entreprises nouvelles, agréées au code des investissements. Le détenteur du visa spécial bénéficie de la gratuité du visa de sortie-retour.

    Conditions particulières

    •  Adresser au Directeur Général de la Direction Générale de Migration une lettre de demande
    •  Présenter l’agrément de l’Agence Nationale pour la Promotion des Investissements (ANAPI)
    •  Joindre l’Arrêté interministériel d’agrément du projet
    g) Visas d’établissement permanent
    Le Visa d’établissement Permanent a une durée indéterminée. Son détenteur est dispensé de visa de sortie-retour.
    Conditions particulières
    •  Adresser une lettre de demande au Directeur Général de la Direction générale de Migration
    •  Avoir séjourné régulièrement en RDC sans interruption pendant au moins 15 ans
    •  Exercer des activités agricoles, libérales, commerciales ou industrielles
    •  Etre en règle vis-à-vis du fisc
    NB : Tout étranger détenteur du Visa permanent est exempté du visa Sortie-retour.
    B. Cas de dispense du passeport et du visa


    1. Passeport et Visa

    a) Les étrangers âgés de moins de 15 ans, à la condition que leur identité soit indiquée sur le passeport de l’auteur, de l’ascendant ou du tuteur qu’ils accompagnent ;
    b) Les étrangers membres du personnel naviguant de lignes aériennes ou maritimes faisant escale en RDC, à la condition qu’ils soient porteurs d’une licence ou d’un certificat valable de membre d’équipage.

    2. Visa de transit

    a) Les étrangers en transit empruntant exclusivement les voies aériennes ou maritimes à condition qu’ils ne sortent pas des limites aéroportuaires ou portuaires durant l’escale :
    b) Les étrangers qui transitent par la RDC, en empruntant exclusivement la voie aérienne et qui doivent attendre le temps strictement nécessaire pour prendre la première correspondance leur permettant de continuer leur voyage ;
    c) Les étrangers qui, passagers d’une compagnie aérienne, font escale à l’aéroport de Kinshasa et poursuivent leur voyage par avion au départ de l’aéroport de Brazzaville, étant entendu qu’ils peuvent également bénéficier de cette dispense dans le sens Kinshasa – Brazzaville ;
    d) Les membres du personnel naviguant des lignes aériennes ou maritimes faisant escale en RDC, à la condition qu’ils soient porteurs d’une licence ou d’un certificat valable de membre d’équipage.

    le potentiel

  • RDC-Rwanda : une question de frontière

    RDC-Rwanda : une question de frontière

    Kabila- Kagame-La BBC a pu avoir accès en exclusivité au rapport sur l’incident qui a opposé le 11 juin l’armée congolaise à celle du Rwanda, à la frontière des deux pays.

    Le rapport, rédigé par le Mécanisme conjoint élargi de vérification des frontières pour la région des Grands Lacs, dont les membres sont originaires de 10 pays différents, n’a pas été signé par le Rwanda.
    Une fusillade avait éclaté le 11 juin entre les troupes congolaises et l’armée rwandaise, dans la province du Nord-Kivu, à la frontière entre les deux pays qui entretiennent des relations tendues depuis des années.

    Au lendemain des affrontements, le Rwanda avait remis cinq cadavres à la RDC. Mais les circonstances de leurs morts ainsi que leur identité restent floues.

    Alors que la RDC affirme qu’ils ont été exécutés, le Rwanda soutient que ces hommes ont péri au combat. La RDC affirme que les troupes rwandaises ont traversé la frontière, puis enlevé et tué un soldat congolais d’une balle dans la tête.

    De son côté, le Rwanda explique que ce sont les militaires congolais qui sont entrés sur son territoire, en tirant sur les troupes rwandaises.

    En effet, la ministre rwandaise des Affaires étrangères, cliquer Louise Mushikiwabo, interrogée vendredi sur ces nouveaux éléments lors d’une conférence de presse, a confirmé qu’il y avait eu un incident entre les deux pays. Toutefois, pour elle, ce sont “des soldats congolais qui ont traversé la frontière et se sont retrouvés dans le district de Musasamana”.
    “Il y a eu des échanges de tirs parce qu’ils ne voulaient pas retraverser la frontière pour retourner en RDC”, a-t-elle indiqué.
    Une question de territoire

    Si le rapport sur l’incident, rédigé par le Mécanisme conjoint élargi de vérification des frontières pour la région des Grands Lacs, ne permet pas de comprendre exactement ce qui s’est passé le 11 juin dernier, il éclaircit toutefois plusieurs points.
    Tout d’abord, sur la question de la frontière, le rapport comporte en annexe une photo de Google Maps, sur laquelle les deux collines où les combats ont eu lieu, Kanyesheja 1 et 2, sont placées en territoire congolais. Le Rwanda affirme que Kanyesheja 2 est dans son territoire, mais selon un soldat congolais cité dans le rapport, les deux pays se disputent la colline depuis la fin de la rébellion du M23, et s’étaient mis d’accord pour ne pas l’occuper.

    Le rapport adresse également les circonstances de la mort des cinq hommes. Sur les photos incluses dans le rapport, quatre d’entre eux ont des blessures visibles au crâne. Les auteurs recommandent une autopsie, précisant qu’il pourrait y avoir eu étranglement ou asphyxie.
    “un sommet immédiat”

    Le Rwanda affirme que les hommes ont été tués dans une embuscade mais selon les auteurs du rapport qui se sont rendus sur les lieux, il n’y avait pas de cartouche vide à l’endroit où le Rwanda affirme que les affrontements ont eu lieu. Selon un médecin militaire congolais qui a examiné les corps, il est plus probable qu’ils aient été exécutés, ce qu’a confirmé Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais qui affirme que seulement un homme sur les cinq est un soldats congolais.

    Dans le rapport, il est precisé que les cinq hommes etaient en uniforme FARDC.

    Le rapport conclut que les deux pays doivent éviter de déployer des troupes sur Kanyesheja 2 tant que le différend n’est pas résolu, et appelle à un sommet immédiat entre les deux pays sur la question de la frontière.
    Etant donné que le Rwanda n’a pas signé le rapport, il est difficile de savoir dans quelle mesure ces recommandations seront prises en compte.

    BBC
  • France: bloqué par Greenpeace, un cargo de bois supposé “illégal” a accosté

    France: bloqué par Greenpeace, un cargo de bois supposé “illégal” a accosté

    bois_rdc-Un cargo bloqué dimanche soir par des militants de Greenpeace l’accusant d’importer en France du bois illégal de République démocratique du Congo (RDC), a accosté lundi à La Rochelle (ouest de la France), a constaté un photographe de l’AFP.

    Le cargo battant pavillon britannique avait tout d’abord dû rebrousser chemin, dimanche en début de soirée, lorsque des militants de Greenpeace embarqués sur trois canots pneumatiques avaient plongé dans le bassin du port de commerce rochelais de La Pallice pour l’empêcher d’accoster. Le cargo était parti mouiller au large.

    Peu auparavant, les défenseurs de la cause environnementale avaient approché le cargo dans l’avant-port et peint “Bois illégal” en grande lettres blanches sur ses flancs.

    Lundi dans la matinée, vêtus de combinaisons vertes et portant un casque de protection blanc, des militants se sont postés sur les grues de déchargement à l’endroit où le cargo devait accoster. Ils ont déployé une large banderole où l’on pouvait lire “bois illégal, France laxiste”.

    C’est finalement sur une autre zone du port que le cargo est venu accoster. Les militants de Greenpeace empêchaient cependant le déchargement du navire.

    Selon Greenpeace, une partie des 3.000 m3 de bois (bossé, sipo, sapelli notamment) transporté par le cargo Safmarine Sahara est du bois illégal.

    5 à 15% du bois importé dans l’Union européenne serait illégal selon le ministère de l’Agriculture, 15 à 30% selon Greenpeace.

     

     

    AFP
  • Etienne Tshisekedi se porte bien, assure l’UDPS

    Etienne Tshisekedi se porte bien, assure l’UDPS

    President Etienne Tshisekedi
    President Etienne Tshisekedi

    -Le président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Etienne Tshisekedi, se porte bien. Son directeur de cabinet, Abbé Théodore Tshilumba, l’a affirmé lundi 17 juin au cours d’un entretien avec Radio Okapi.

     
    Interviewé à son tour sur la même question, le secrétaire général de ce parti de l’opposition, Bruno Mavungu, a confirmé cette information :
    « L’UDPS se porte très bien et son président va aussi bien ».
    Concernant des allégations sur son transfert à l’hôpital général de référence de Monkole, Bruno Mavungu rassure :
    « Le président se trouve chez lui [à Limete]».
    Le secrétaire général de l’UDPS a néanmoins reconnu qu’Etienne Tshisekedi a eu « un malaise à ne pas dramatiser ».
    Selon RFI, Etienne Tshisekedi serait hospitalisé depuis le 20 mai dernier suite à un accident vasculaire cérébral. Une maladie qui le priverait, pour l’instant, de l’usage de ses jambes.
    Pour Bruno Mavungu, ceux qui propagent ces informations cherchent tout simplement à « nuire » à l’UDPS. Il affirme que lui-même voit régulièrement Etienne Tshisekedi, « chaque fois que cela s’avère nécessaire ».
    Succession d’Etienne Tshisekedi
    S’agissant de la succession à la tête de son parti en cas d’empêchement avéré, le secrétaire général de l’UDPS indique qu’il n’y a pas vacance à la présidence de son parti.
    « Je dois vous dire qu’on ne prépare pas la succession aujourd’hui, parce que ce n’est pas un point à l’ordre du jour », a affirmé Bruno Mavungu, qui a souligné :
    « Etienne Tshisekedi est bel et bien là. Il est le président de l’UDPS ».
    Le secrétaire général de l’UDPS indique toutefois que le statut de son parti « n’est pas muet à ce sujet ».
    « Nous savons qu’il peut arriver que quelqu’un soit indisponible. Le statut prévoit que le président de la convention démocratique, le président de la commission permanente de la commission électorale et le secrétaire général dirigent de la manière collégiale la transition jusqu’aux élections », a précisé Bruno Mavungu.
    Etienne Tshisekedi était candidat à la présidentielle de 2011. Il est arrivé en deuxième position (32,33%) derrière Joseph Kabila (48,95%), réélu pour un second mandat. Mais le président de l’UDPS a toujours contesté cette réélection, et se fait appeler le président élu.
    La dernière apparition en public du leader maximo a eu lieu le 9 décembre 2013. C’était lors des obsèques nationales du chanteur Tabu Ley Rochereau, au Palais du peuple de Kinshasa.
    Il n’a pas quitté la RDC depuis plus d’une année. Son dernier voyage date de février 2013 lorsqu’il s’était rendu en Afrique du Sud. En janvier 2014, Etienne Tshisekedi devrait se rendre en France. Il avait même obtenu un visa mais le voyage avait été annulé « faute de moyens », d’après ses proches
    Radio Okapi
  • Pour le GPS de l’armée congolaise, Kanyesheza n’est pas au Rwanda

    Pour le GPS de l’armée congolaise, Kanyesheza n’est pas au Rwanda

    soldast_gom-Selon le GPS du capitaine congolais à la tête des commandos qui se sont affrontés avec l’armée rwandaise les 11 et 12 juin, il n’y a pas doute : la colline de Kanyesheza se trouve bien en République démocratique du Congo.

    Le système de localisation indique que la frontière internationale entre la RDC et le Rwanda est à un kilomètre environ de sa position. On aperçoit pourtant des soldats rwandais à l’orée du bois d’eucalyptus à cinq cents mètres et plus près encore, sur la colline voisine, même s’ils tentent de se cacher.

    Ils sont revenus à la faveur des derniers combats, explique le lieutenant Barabas (un surnom), du 391e bataillon commando, formé par les Etats-Unis.

    Kanyesheza n’est qu’une butte au bout du plateau de savane herbeuse de Kibaya, qui s’étend à environ 2.000 m d’altitude au pied du volcan Nyiragongo. Le village congolais le plus proche est à une petite heure de marche. A vol d’oiseau, la ville de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu se trouve à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest.

    Le 10 juin à l’aube, “le chef de section a vu une compagnie rwandaise qui avançait là”, à quelques dizaines de mètres, indique le lieutenant Barabas, “ils disaient que la colline leur appartient”. Mais le petit effectif congolais ne se démonte pas et les soldats rwandais finissent par partir.

    Echaudés par l’incident, les militaires congolais décident de placer deux hommes en poste d’observation avancé, mais toujours en territoire congolais, assurent-ils.

    Le lendemain à l’aube, selon eux, l’un des deux éclaireurs est “capturé”. L’autre parvient à s’enfuir et c’est alors qu’éclatent les premiers combats, à l’arme automatique.

    – Anciens frères d’armes –

    Après une trêve, la situation dégénère en affrontements à l’arme lourde dans l’après-midi. L’armée congolaise et des témoins accusent les Rwandais d’avoir alors ouvert le feu sur une délégation de soldats et de civils venus parlementer.

    Après un nouvel et bref échange de tirs d’armes lourdes le jeudi 12 au matin, le calme est revenu et un corps, celui du soldat en poste d’observation avancé qui n’avait pas pu se replier, a été rendu à l’armée congolaise.

    “On se parle de nouveau” de part et d’autre de la frontière, dit le lieutenant Barabas.

    Ironie de l’histoire, les hommes qui viennent de croiser le feu, sont de vieux compagnons d’armes pour certains.

    En face, il y a un adjudant rwandais, John. “Il est entré au Congo avec l’AFDL. On le connaît. On a vécu avec lui à Kinshasa, il a même épousé une Kinoise”, dit le capitaine.

    L’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) est le mouvement rebelle de Laurent-Désiré Kabila (père de l’actuel président de la RDC, Joseph Kabila), qui, avec l’aide du Rwanda, a chassé du pouvoir, en 1997, le dictateur Mobutu Sese Seko.

    Joint au téléphone par l’AFP, l’adjudant John confirme avoir participé à la campagne de l’AFDL et vécu à Kinshasa, mais refuse de parler des derniers incidents de frontière.

    Entre la RDC de Kabila et Kigali, c’est d’abord la lune de miel : le chef d’état-major de la nouvelle armée congolaise est James Kabarebe, aujourd’hui ministre de la Défense du Rwanda, et de nombreux soldats rwandais stationnent à Kinshasa.

    Mais en 1998, Laurent-Désiré Kabila renvoie ses conseillers militaires rwandais. Eclate alors la deuxième guerre du Congo, qui saignera un pays déjà à bout de souffle jusqu’en 2003. Pendant le conflit, Goma et ses environs seront administrés par une milice soutenue par Kigali.

    Depuis la fin de la guerre, plusieurs autres milices congolaises, à dominante tutsi et soutenues par le Rwanda, ont pris la place de l’Etat dans la région jusqu’à la chute de la dernière d’entre elles, le Mouvement du 23 Mars (M23), en novembre 2013, dont les hommes du 391e bataillon, bien équipés, occupent désormais les positions le long de la frontière.

    Le capitaine congolais, qui ne veut pas donner son nom, fait écouter la conversation téléphonique qu’il a enregistrée samedi avec l’adjudant John. On se chamaille : “Ici c’est chez nous.” “Non, c’est chez nous.” On ne se met pas d’accord mais on finit par convenir qu’”il faut se voir et se parler comme avant.”

    afp