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  • RDC-Rwanda: les arbres de la discorde

    RDC-Rwanda: les arbres de la discorde

     “C’est chaque fois la même chose. Les Rwandais se déploient comme s’ils allaient attaquer. Ils avancent jusqu’à quelques mètres de nos positions, nous disent que cet arbre leur appartient et que nous devons le couper de gré ou de force.”L’eucalyptus est toujours là, mais l’incident se reproduit deux ou trois fois par semaine, assure ce lieutenant de l’armée congolaise déployé depuis quatre mois à la frontière entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda.

    L’affaire se dénoue par un dialogue plus ou moins courtois, dit l’officier, qui déplore des “provocations” et “menaces” permanentes des soldats rwandais.

    “Ils nous accusent de ne pas être des Congolais, mais des FDLR”, les Forces démocratiques de libération du Rwanda, une milice hutu rwandaise installée au Congo et accusée d’avoir participé en 1994 au génocide des Tutsi de leur pays, ajoute l’officier natif de Kinshasa.

    A Nakabumbi, à une trentaine de kilomètres au nord-est de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, dans l’est de la RDC, les hommes du 391e bataillon commando ont creusé une tranchée derrière une rangée d’eucalyptus qui marque, disent-ils, la frontière.Tous les 30 mètres environ, une sentinelle, armée d’une mitrailleuse ou d’une kalachnikov, surveille ce qui se passe de l’autre côté. Chaque poste de garde est doté d’une petit abri de branchages où le soldat peut passer la nuit.

    Un champ de maïs les sépare du bâtiment abritant des soldats rwandais et des habitations du village d’en face, à environ 300 mètres.

    D’après le lieutenant, les Rwandais revendiquent également trois autres arbres un peu plus jeunes, situés à quelque distance le long de la ligne arborée. “Une fois, ils ont même envoyé un général”, s’amuse-t-il.

     

    – ‘Ils massacraient nos cultures’ –

     

    La frontière congolo-rwandaise a connu un brusque regain de tension à quelques kilomètres de là, mercredi et jeudi. Des combats ont coûté la vie à cinq militaires congolais. La situation est revenue au calme depuis lors.

    Majoritairement hutu, les habitants de Nakabumbi gardent un souvenir amer de l’intervention des troupes rwandaises lors des deux guerres du Congo (1996-1997 et 1998-2003), qui se sont accompagnées de nombreux massacres, et des vexations quotidiennes sous la coupe des milices rebelles congolaises à dominante tutsi, soutenues par le Rwanda, qui se sont succédé dans la région jusqu’à la chute de la dernière d’entre elles, le Mouvement du 23 Mars (M23), en novembre 2013.Les trois arbres, “des Rwandais sont venus les planter au Congo à l’époque du RCD, et maintenant ils disent vouloir les couper”, dit Deo Makombe, chef du groupement de Buhumba, dont dépend Nakabumbi.

    Contrôlée en sous-main par Kigali, la milice du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) a administré la zone pendant la deuxième guerre du Congo.

    Après sa victoire sur le M23, l’armée congolaise s’est déployée à Nakabumbi, à une centaine de mètres en retrait de la frontière.

    Mais les soldats rwandais “envoyaient les civils (d’en face) avec leur bétail pour venir paître ici”, accuse un villageois.

    Alors les hommes du “bataillon américain” – ils ont été formés par les Etats-Unis – ont avancé leurs positions jusqu’à leur emplacement actuel.

    Pendant des années, les habitants du village rwandais voisin ont pris de mauvaises habitudes, “ils venaient couper des arbres comme ils le voulaient et ils se moquaient de nous”, ou alors ils venaient avec leurs troupeaux et “massacraient nos cultures”, dit Moïse Rame, agriculteur veuf de 53 ans.”Notre armée nous aide beaucoup. Maintenant, il n’y a plus d’infiltrations”, ajoute-t-il.

    Intrigué par le rassemblement de curieux provoqué par la présence de trois journalistes de l’AFP, un petit groupe de soldats rwandais s’approche des lignes congolaises mais reste à distance. “Comment ça va aujourd’hui?”, leur lance en swahili (langue comprise largement en Afrique de l’Est) le capitaine escortant la presse. On répond par un pouce levé.

    Mais pas question d’autoriser les journalistes à traverser pour écouter ce que ceux d’en face auraient à dire. “Cela compromettrait votre sécurité”, affirme l’officier.

    AFP

  • Retour au calme à la frontière entre la RDC et le Rwanda

    Retour au calme à la frontière entre la RDC et le Rwanda

    Des soldats de RDC patrouillent à Kimbumba, à 5 km de la frontière avec le Rwanda, le 13 juin 2014

    voir le zoom : Des soldats de RDC patrouillent à Kimbumba, à 5 km de la frontière avec le Rwanda, le 13 juin 2014
     Le calme est revenu vendredi à la frontière entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, où les familles ayant fui les affrontements des deux jours précédents ont commencé à rentrer chez elles.

    L’armée congolaise a néanmoins renforcé nettement sa présence dans la zone des troubles, selon trois journalistes de l’AFP arrivés sur les lieux dans l’après-midi.

    Les troubles de mercredi et jeudi ont éclaté autour de la colline de Kanyesheza, à une vingtaine de kilomètres de Goma, capitale de la province congolaise du Nord-Kivu (est).

    Minée par les conflits depuis 20 ans, la région des Kivus (Nord et Sud) est particulièrement instable et a été le berceau de plusieurs conflits régionaux.

    A Kibati, à une dizaine de kilomètres au nord de Goma, deux chars, une automitrailleuse et un véhicule de transport de troupes stationnent, bâchés, et ils rentreront à leurs base à la nuit tombée.

    Plus haut, sur le plateau de Kibumba, une vingtaine d’hommes du 321e bataillon commando s’apprêtent à ravitailler les positions avancées de l’armée congolaise à Kanyesheza, à cinq kilomètres de là. Ils rejoindront à pied leurs camarades.

    “C’est calme aujourd’hui”, dit un officier supérieur, “les Rwandais n’ont pas tiré”. Les journalistes ne seront cependant pas autorisés à aller jusqu’à la frontière où, selon l’officier, les lignes rwandaises et congolaises sont distantes de deux cent mètres environ et s’observent.

    “Le moral est au zénith”, ajoute-t-il, “nous mangeons trois fois” par jour. Selon des sources militaires, un bataillon, soit environ 750 hommes, a été déployé en renfort dans la zone.

    Les habitants rencontrés disent avoir globalement confiance dans l’armée pour les protéger, mais la vie économique tourne encore au ralenti. Le marché de l’entrée de Kibumba, d’habitude grouillant d’activité, est presque désert et plusieurs écoles n’ont pas ouvert leurs portes pour le troisième jour de suite.

     

    – Cinq corps remis à la RDC –

     

    A Buhumba, chef-lieu du groupement dont dépend Kanyesheza, les habitants des localités proches des combats qui étaient venus se réfugier sont sur le retour. Dans cette zone agricole dépourvue d’électricité, le trajet se fait à pied, sur des chemins accidentés bordés d’eucalyptus.

    “Moi, je rentre parce que les autres sont déjà rentrés”, explique Florence, une jeune femme.

    Selon le chef du groupement, Deo Makombe, il y a eu près de 2.000 déplacés. “La plupart sont rentrés”, précise-t-il.

    Leur arrivée n’a pas provoqué de perturbations massives, indique Jean Bizoza, 53 ans, expliquant qu’ils ont été hébergés par les habitants dans plusieurs villages alentours.

    La RDC et le Rwanda, qui entretiennent des relations tendues depuis des années, se sont mutuellement renvoyé la responsabilité des affrontements de mercredi et jeudi, dont les causes restent encore obscures en l’absence d’explications de sources indépendantes.

    Après plusieurs heures d’échanges de tirs à l’arme automatique mercredi à l’aube, les choses avaient dégénéré en combats à l’arme lourde dans l’après-midi.

    La situation avait commencé à s’apaiser jeudi, où des tirs d’armes lourdes avaient été entendus pendant une demi-heure en début de matinée mais n’avaient été suivis d’aucun autre incident.

    La télévision rwandaise a diffusé des images de cinq cadavres portant l’uniforme des FARDC, l’armée congolaise. Kinshasa a dénoncé une manoeuvre de propagande, affirmant n’avoir perdu qu’un soldat dans les combats.

    Le Mécanisme conjoint de vérification (JVM), organisme de surveillance de la frontière congolo-rwandaise auquel participent la RDC, le Rwanda, d’autres pays de la région et l’ONU, a enquêté jeudi après-midi sur les lieux des incidents.

    Une source au sein du JVM a déclaré vendredi à l’AFP que les cinq corps avaient été remis jeudi soir à la RDC.

    © 2014 AFP

  • Nouveaux tirs d’armes lourdes à la frontière entre RDC et Rwanda

    Nouveaux tirs d’armes lourdes à la frontière entre RDC et Rwanda

    fardc-Des tirs d’armes lourdes ont de nouveau retenti jeudi matin pendant une demi-heure à la frontière entre le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC), au lendemain d’affrontements entre leurs deux armées dans cette région instable des Grands Lacs.

    Après une nuit calme, les détonations ont repris vers 08H00 (06H00 GMT) pour cesser environ une demi-heure après, ont indiqué un habitant et un responsable administratif de la zone de Kanyesheza, à une vingtaine de kilomètres au nord-est de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu (est de la RDC).

    Comme la veille, les deux parties se sont renvoyé la responsabilité des violences, premiers incidents de cette ampleur à la frontière entre le Rwanda et la RDC depuis la fin du mois d’octobre 2013, quand l’artillerie rwandaise avait procédé à quelques tirs ciblés pour empêcher la progression de l’armée congolaise dans son offensive finale contre les rebelles du Mouvement du 23 Mars (M23).

    Le Kivu est une zone particulièrement instable, d’où sont partis plusieurs conflits régionaux et où s’entrecroisent conflits fonciers et ethniques.

    Selon une source gouvernementale à Kigali, il y a eu “des tirs venant du côté de la RDC”, auxquels l’armée rwandaise n’a pas répondu. Cette version contredit celle donnée par une source militaire rwandaise, qui a parlé de nouveaux “affrontements”, mais pas “graves”.

    Le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, a affirmé, après le retour au calme, que “les Rwandais (avaient) tiré sur (les) positions” congolaises. Selon lui, les Forces armées de la RDC (FARDC) n’ont “pas répliqué”.

    “Nous sommes seulement en train de renforcer nos positions”, a-t-il ajouté. Un habitant de Kanyaruchinya, localité située entre Goma et Kanyesheza, a indiqué jeudi matin avoir vu passer trois chars congolais et des auto-mitrailleuses se dirigeant vers la zone des combats.

    Signe d’un possible apaisement, le Mécanisme conjoint de vérification (JVM) a été autorisé par l’armée rwandaise et les FARDC à envoyer une équipe sur les lieux, selon une source au sein de cet organisme chargé de contrôler la frontière. La RDC, le Rwanda, l’ONU et d’autres pays de la région participent au JVM, dont une équipe avait dû rebrousser chemin mercredi.

    Mercredi, un soldat congolais avait été tué dans un brusque embrasement à la frontière, au niveau de Kanyesheza. Après des affrontements à l’aube à l’arme automatique entre FARDC et troupes rwandaises, la situation avait viré aux combats à l’arme lourde dans l’après-midi.

    – Rebelles rwandais –

    Les raisons de l’accès de violence des dernières 36 heures restaient obscures jeudi.

    L’ONU a appelé la RDC et le Rwanda à faire preuve de retenue et à ramener la sécurité à leur frontière. Un habitant en territoire congolais a indiqué que “30 familles”, soit plusieurs centaines de personnes, fuyaient la frontière jeudi.

    Les relations entre le Rwanda et la RDC sont tendues depuis des années. Le régime tutsi de Kigali a combattu le gouvernement central de Kinshasa lors des deux guerres du Congo (1996-1997 et 1998-2003).

    La RDC reproche au Rwanda de chercher à la déstabiliser depuis la fin de ces conflits, en soutenant les diverses milices à dominante tutsi qui se sont soulevées contre le gouvernement central de Kinshasa.

    Kigali et la RDC s’accusent aussi régulièrement d’instrumentaliser la question des rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) pour faire avancer leurs revendications réciproques.

    Cette milice compte parmi ses fondateurs et ses plus anciens membres des personnes ayant participé activement au génocide des Tutsi de 1994 au Rwanda.

    Pour les autorités congolaises, Kigali cherche à casser le processus de reddition des FDLR en créant de l’insécurité pour que, comme cela s’était produit en 2008, les membres de cette milice qui ont accepté de déposer les armes et d’être cantonnés fuient et repartent en brousse.

     AFP

  • RDC-Brazzaville: la fin des expulsions?

    RDC-Brazzaville: la fin des expulsions?

    refoules-La RDC et le Congo discutent sur un nouvel accord de circulation entre leurs deux pays.

    Après la vague d’expulsion de ressortissants de la RDC du Congo, une nouvelle convention sur la circulation des personnes a été proposée mardi lors d’une rencontre à Kinshasa entre des délégations des deux pays.

    La convention devra être ratifiée par les assemblées nationales des Congo. Le contenu de la convention n’a pas été rendu public, mais selon des sources officielles à Brazzaville, il prévoirait que toute personne munie d’un laissez-passer et d’un passeport puisse se rendre de l’autre côté du fleuve Congo pour 72 heures.

    La seule condition est de rester dans la zone riveraine.

    Pour des durées plus longues, le visa deviendrait obligatoire. Difficile de savoir pour le moment quel impact ce nouvel accord aura sur les expulsions.

    Déjà plus de 130 mille citoyens de la RDC ont dû quitter le Congo depuis le mois d’avril. Brazzaville affirme que la grande majorité d’entre eux n’était pas en règle avec les services d’immigration.

    Les expulsés affirment avoir été brutalisés par la police. Sur ces allégations de mauvais traitements, une commission d’enquête mixte sera mise en place.

    BBC

  • Les soldats congolais sans solde en Centrafrique

    Les soldats congolais sans solde en Centrafrique

    Militaires FARDC
    Militaires FARDC

    -Les FARDC stationnés en République centrafricaine (RCA) sont-ils abandonnés ? Selon une source centrafricaine proche des autorités de Bangui, les 850 soldats congolais et les 150 policiers présents en Centrafrique dans la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misac) n’ont pas perçu leurs soldes depuis près de 4 mois. Ironie du sort pour cette source, les soldats congolais « font un excellent travail au sein de la Misca et sont très appréciés des Centrafricains« .

    Surveillance des anciens Séléka à Bangui

    Depuis le retrait mi-avril des troupes tchadiennes de la Misca, les soldats de la République démocratique du Congo (RDC) composent le gros des troupes africaines en RCA et se retrouvent en première ligne. Les FARDC constituent désormais une pièce maîtresse du dispositif sécuritaire déployé en Centrafrique aux côtés des 2.000 soldats français de Sangaris. Une compagnie congolaise est stationnée à Bangui, en charge de la surveillance des anciens éléments de la Séléka restés dans la capitale et encore armés. Les autres soldats sont basés à Bossangoa, Bria, Mobaye ou Batangafo, où ils ont remplacé les éléments tchadiens qui se sont retirés de la Misca.

    Une neutralité dans le conflit

    En Centrafrique, les soldats congolais ont une bien meilleure image que dans leur propre pays. Il faut dire que ce sont des troupes d’élites, les meilleures dit-on, qui ont été envoyées en RCA. « Lorsqu’ils stationnaient dans le quartier Fatima, où ils ont été remplacés par des Burundais, explique notre source centrafricaine, la population n’a cessé de les réclamer« . Contrairement aux Burundais, accusés par la population de soutenir « les musulmans« , « les Congolais affichent une neutralité autant vis à vis des anti-balakas que des ex-Séléka« , constate ce conseiller.

    « Ils vivent en revendant les packs d’eau de la Misca »

    Pourtant, les soldats congolais vivent dans des conditions « plus que précaires » en Centrafrique. En témoigne notre source proche de la présidence centrafricaine : « pour l’instant, ils n’ont pas encore touché la moindre solde. Cela fait 4 mois qu’ils sont en Centrafrique et ils n’ont qu’une seule tenue militaire. Ils n’ont pas de rechange, pas de télévision, ils dorment à même le sol et n’ont que 3 ou 4 vieilles Jeeps pour les interventions. L’armement est aussi très sommaire : ce sont essentiellement de vieilles Kalachnikovs. Les militaires n’ont pas d’argent pour acheter des crédits téléphoniques. Le service du renseignement du bataillon n’a pas d’abonnement téléphonique. Ils sont obligés d’acheter des petits crédits de 1000 F CFA pour téléphoner à ceux qui sont sur le front. Ils vivent en revendant aux Centrafricains les packs d’eau qu’offre la Misca (2.000 F CFA) pour pouvoir s’acheter des cigarettes ou des crédits téléphoniques. C’est un peu la honte« , conclut-il.

    « Les soldes incombent à la Misca » selon Kinshasa

    Un ancien officier congolais, présent en Centrafrique, s’est ému de la situation de ses ex-collègues. Il a décidé de contacter le Vice-premier ministre en charge de la Défense nationale, Alexandre Luba Ntambo, ainsi que le Chef d’Etat major général, qui a donné pour toute réponse que « la RDC était un pays post-conflit« . Pour Alexandre Luba, « il ne revient pas à la RDC de payer ses soldats, mais cela incombe à l’Union africaine« . Selon cet ancien officier congolais, la Misca aurait demandé à la RDC d’ouvrir un compte bancaire pour ses soldats en Centrafrique, ce qui aurait été fait. Il ne resterait plus qu’à la Misca de régulariser la situation. Concernant le manque de matériel et de logistique, le Vice-premier ministre congolais affirme « ne pas être au courant de la situation« .

    Les FARDC futurs casques bleus ?

    La révélation des conditions exécrables dans lesquelles travaillent les soldats congolais en Centrafrique tombe au plus mauvais moment. Les autorités centrafricaines, la France et désormais les Nations-unies qui préparent l’envoi de casques bleus en RCA, ont besoins de nouvelles troupes africaines pour composer leurs contingents. Et depuis la semaine dernière, la capitale centrafricaine renoue avec la violence après l’attaque de l’église Notre-Dame de Fatima. La Centrafrique pousse donc la communauté internationale pour que la RDC puisse intégrer la mission de l’ONU. François Hollande souhaite également que la RDC s’implique davantage dans la crise centrafricaine en augmentant le nombre de ses soldats. En  contre-partie, la France devrait user de son influence au Conseil de sécurité pour la RDC fasse partie intégrante de la future mission des Nations unies en Centrafrique prévue à l’automne, mais plus vraisemblablement fin 2014.

    Christophe RIGAUD – Afrikarabia

  • Kabila juge inacceptable la renaissance du défunt CIAT

    Kabila juge inacceptable la renaissance du défunt CIAT

    Écrit par Le Potentiel
    http://www.digitalcongo.net/dc_video/100186-0-1.jpg

    Ferme rappel à l’ordre aux diplomates accrédités à Kinshasa
     
    Sans ambages, le président Kabila a dénié aux diplomates accrédités à Kinshasa, le droit de s’immiscer dans la gestion des affaires prévues dans la Constitution en vigueur. Les institutions de la République fonctionnent normalement. Il est hors de question que l’ex-Comité international d’accompagnement de la transition (CIAT), qui est une structure « sui generis », ne reprenne du service après son enterrement en 2006.
     
    Saluant l’amélioration de la situation sécuritaire du pays, après la déconfiture du M23, la neutralisation en cours des ADF/Nalu et la démobilisation des FDLR entamée depuis le vendredi 30 mai 2014, Joseph Kabila invite les pays amis à soutenir la croissance congolaise par des investissements massifs.
     
    Revenant à la charge, le chef de l’Etat a fustigé la mollesse à la limite de la complicité des pays partenaires nommément cités qui encouragent et semblent entretenir à l’intérieur de leurs frontières respectives, le phénomène « Combattant », en ce que ces « activités » procèdent par des voies de faits sur les officiels congolais en mission. Un rappel à l’ordre qui met en avance la souveraineté de la RDC qui a déjà organisé les concertations nationales.
     
    Ci-dessous, l’intégralité du communiqué rendu public par le ministre des Médias, Lambert Mende.
     
    COMMUNIQUE OFFICIEL
     
    Le président de la République, chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Joseph Kabila Kabange, a reçu ce samedi 31 mai 2014 au Palais de la Nation tous les ambassadeurs ainsi que le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies accrédités en République démocratique du Congo.
     
    Ont pris part à cette audience:
     
    1.     Le président de l’Assemblée nationale, l’Honorable Aubin Minaku Ndjalandjoko;
    2.     Le Président du Sénat, l’Honorable Léon Kengo wa Dondo;
    3.     Le ministre des Affaires étrangères, Coopération internationale et Francophonie, Son Excellence Raymond Tshibanda Ntungamulongo;
    4.     Le ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Son Excellence Richard Muyej Mangez Mans;
    5.     Le ministre des Médias, chargé des Relations avec le Parlement et de l’Initiation à la nouvelle citoyenneté, Son Excellence Lambert Mende Omalanga;
    6.     Le directeur du cabinet du président de la République, M. Gustave Beya Siku.
     
    Après un mot d’introduction du ministre des Affaires étrangères, le chef de l’Etat a pris la parole pour sa communication qui a porté respectivement sur:
     
    – La situation sécuritaire du pays,
    – L’état de l’économie,
    – Le processus de consolidation de la démocratie, La diplomatie.
     
    I. La situation sécuritaire
     
    Abordant la situation sécuritaire du pays, le président de la République s’est félicité de la victoire militaire de novembre 2013 sur les forces négatives du M23 qui avaient repris en 2012 le flambeau de la déstabilisation de l’Est de la RD Congo. Il a signalé que jusqu’à cette défaite du groupe armé le plus nocif dans cette partie du territoire, la priorité pour la RDC a été de pacifier durablement l’ensemble du territoire national pour éviter la réédition de la triste expérience vécue en 2009 avec le CNDP. La déroute du M23 juxtaposée à celle en cours de l’ADF-NALU et de la LRA autant que le désarmement volontaire des FDLR qui vient de s’amorcer illustrent que la RDC est sur une bonne voie pour sa pacification, a indiqué le chef de l’Etat avant d’attirer l’attention du corps diplomatique sur le lien de causalité qui existe entre la paix et l’amélioration de la situation des droits de l’homme dans le pays.
     
    Le chef de l’Etat a en outre déclaré que la paix ne dépendait pas que de la RD Congo et qu’il fallait pour y parvenir, s’assurer de la bonne foi de ceux des pays voisins qui sont devenus des acteurs clés dans les perturbations vécues à l’Est du Congo. De même, Il a épinglé le développement économique comme un remède efficace à la déstabilisation compte tenu du fait que la pauvreté est également un facteur de violence.
     
    II. Situation économique
     
    Exprimant Sa satisfaction devant l’amélioration constante de la situation macroéconomique du pays, le chef de l’Etat a fait part à ses invités de sa volonté de rattraper le temps perdu en guerres, séditions et destructions. Il leur a demandé d’aider la RDC en appuyant les nouveaux investissements qui sont possibles maintenant du fait du retour de la stabilité.
     
    III. Politique : Consolidation du processus démocratique
     
    Au chapitre politique, le président de la République a rappelé qu’il avait convié tous les acteurs politiques et sociaux aux concertations nationales de fin 2013 dans le but de construire la cohésion nationale face aux défis multiformes qui menaçaient la pacification de la RDC. Il a informé la Communauté Internationale de ce que ces concertations nationales ont abouti à une série de Résolutions pertinentes en cours ou en voie d’application comme la loi d’amnistie, le recensement administratif et le gouvernement de cohésion nationale. Il a fait remarquer qu’à ce jour les institutions publiques fonctionnaient normalement et que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) était opérationnelle conformément à la Constitution et aux lois congolaises en vigueur.
     
    S’agissant de l’expulsion brutale et sans avertissement de nos compatriotes du territoire du Congo-Brazzaville qui préoccupe tous les Congolais aujourd’hui, le président a annoncé la tenue d’une Commission mixte Congo/Brazzaville — Congo/Kinshasa à partir de ce lundi à Kinshasa afin de dégager des solutions acceptables.
     
    Il a annoncé la mise en priorité, conformément à la loi et aux vœux des concertations nationales du recensement et de l’identification de la population congolaise qui conditionnent non seulement de bonnes élections mais aussi la stabilité et le développement du pays. Faisant allusion aux rumeurs sur de nouvelles concertations entre des formations politiques et la CENI dans une chancellerie, le président de la République a rappelé que le Comité international d’accompagnement de la transition mis en place en 2003 n’avait été qu’une structure « sui generis » qui a cessé d’exister en 2006 et qu’actuellement la RDC, pays souverain qui n’est pas en crise institutionnelle ne peut accepter la réédition, même sous un autre forme, du défunt CIAT qui ne fut pas une expérience très heureuse.
     
    II a dénoncé les initiatives de certains de nos partenaires extérieurs qui donnent l’impression de vouloir créer anarchiquement des structures parallèles aux institutions légitimes en place en RDC pour gérer des questions relevant constitutionnellement de ces dernières. Pareilles initiatives seraient, selon le chef de l’Etat, nulles et de nul effet car ne répondant à aucune sollicitation des institutions étatiques de la RDC qui n’est pas un pays sous tutelle.
     
    Il a condamné ces initiatives qui projettent un mauvais signal en encourageant des entités anomiques réfractaires à la loi et dont les discours irresponsables et les accointances avec les forces négatives se sont manifestées à travers leur refus délibéré de participer aux concertations nationales.
     
    Le président a dit sa surprise de voir des représentants de pays démocratiques qui n’ont de cesse de mettre en quarantaine les partis extrémistes chez eux offrir dans leurs chancelleries une tribune aux partis extrémistes en RDC. « On peut certes se dire des vérités entre amis mais dans ce qui se passe ici, il ne s’agit pas que d’amitié. Il s’agit aussi d’intérêts nationaux du peuple Congolais dont nos institutions sont comptables» a-t-il dit en engageant ses interlocuteurs à respecter dorénavant le cadre légal qui existe pour les échanges car les missions diplomatiques n’ont pas vocation à devenir les Quartiers généraux pour des réunions sur des questions relevant de la politique intérieure.
     
    II. Diplomatie
     
    S’adressant spécifiquement à la Belgique, à la Grande-Bretagne, aux USA et à la France, le chef de l’Etat a clos son adresse en évoquant le phénomène dit des “combattants” qui désigne des groupes de membres des colonies congolaises dans ces pays qui se sont spécialisés ces derniers temps dans des actes de délinquance et/ou de criminalité contre la RDC derrière l’alibi de la lutte pour la démocratie.
     
    Il a souligné que la tolérance et l’impunité de ce phénomène par ces pays dans lesquels il se développe au vu et au su de tous risque de mettre à mal nos relations car il s’agit moins du confort des officiels congolais de passage qui sont houspillés, voire agressés ici et là que de l’idéologie de la haine ethnique que ces bandes véhiculent ouvertement et impunément à Londres, Paris, Bruxelles et New York et qui menace la paix, la sécurité nationale et la coexistence pacifique des communautés ayant en partage le territoire de la RDC.
     
    Pour le chef de l’Etat, il est incompréhensible que des pays amis qui partagent avec nous la nécessité d’éradiquer, au besoin par les armes, les idéologies négatives, dangereuses pour l’existence même de nos peuples et de notre pays les tolèrent ou les encouragent chez des délinquants en provenance de la RDC à l’intérieur de leurs frontières.
     
    Fait à Kinshasa, le 31 mai 2014
     
    Lambert MENDE OMALANGA
    Ministre des Médias, chargé des Relations avec et de l’Initiation à la Nouvelle Citoyenneté
  • RDC : les élections locales auront lieu en 2015

    RDC : les élections locales auront lieu en 2015

    Elections- Un bureau de vote en RDC-Initialement prévues pour la fin de l’année 2014, les élections locales en République démocratique du Congo (RDC) auront finalement lieu en 2015.

    Dans un communiqué publié sur son site internet, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a annoncé mardi 27 mai que les élections à l’échelle municipale, communale et locale auraient lieu en trois temps : les 14 juin, 29 août et 15 octobre 2015.

    La Ceni avait indiqué en janvier que ces consultations se tiendraient d’ici à la fin de l’année 2014, sans toutefois fixer de date précise. Elle n’a pas fourni d’explication à ce changement de calendrier. 

    Les dernières élections qui ont eu lieu dans le pays sont la présidentielle et les législatives de novembre 2011. Les différents scrutins qui devaient se succéder ont tous été reportés. Plusieurs chefs de l’opposition soupçonnent la Ceni, dirigée par l’abbé Apollinaire Malu-Malu, ancien conseiller du président Joseph Kabila, de vouloir jouer la montre pour retarder l’échéance de la présidentielle devant avoir lieu en 2016.

    La Commission s’en défend. “La Ceni ne sera jamais dans le club des gens qui veulent aller au-delà de 2016”, déclare l’abbé Malu-Malu dans le communiqué.

     

    Pour la Ceni, rien ne s’oppose désormais à la tenue des élections locales, notamment parce que la loi de finances pour 2014 promulguée début février règle la question du financement des élections urbaines, municipales et locales, dont le budget sera également pris en charge lors de l’exercice 2015.

    Calendrier électoral

    Le calendrier électoral rendu public ne règle cependant pas la question de l’élection des sénateurs nationaux, des députés et des gouverneurs provinciaux, censée avoir lieu avant la présidentielle de novembre 2016.

    En janvier, la Ceni avait indiqué vouloir tenir ces scrutins en 2015 mais avait provoqué des remous en proposant que l’élection des députés provinciaux puisse se faire au suffrage universel indirect. Cette idée – qui nécessite de modifier la Constitution, laquelle stipule actuellement que ces parlementaires sont élus au suffrage direct – avait été reprise par la coalition au pouvoir.

    Jean Pierre Kalamba, rapporteur de la Ceni, a indiqué que la Commission ne pourrait pas fixer le calendrier de ces élections tant que le budget nécessaire à leur tenue n’aura pas été approuvé par le Parlement.

    (Avec AFP)

  • Congo-Brazzaville ne veut « pas fléchir ou assouplir l’opération +Mbata ya bakolo+ » ayant expulsé 130 000 rd Congolais

    Congo-Brazzaville ne veut « pas fléchir ou assouplir l’opération +Mbata ya bakolo+ » ayant expulsé 130 000 rd Congolais

      refLe Congo-Brazzaville a annoncé clairement sa décision de poursuivre son opération « Mbata ya bakolo » qui a expulsé, du 5 avril au 24 mai 2014, 130 000 ressortissants de la République démocratique du Congo (RDC).

    « L’opération +Mbata ya bakolo+ va continuer, malgré les échanges entre les autorités de Kinshasa et celles de Brazzaville Nous n’allons pas fléchir ou assouplir l’opération. Le président nous a instruits de discuter avec nos homologues, pour trouver des voies et moyens pour que l’opération se fasse correctement, sans violence, selon les règles de l’art et selon les termes de nos conventions », a affirmé le ministre congolais de l’Intérieur et de la Décentralisation. 

    Raymond Zéphirin Mboulou a expliqué dans l’émission « Face aux auditeurs » de Radio-Congo du vendredi 16 mai 2014 que « le président du Sénat de la RDC a été porteur d’un message du président Kabila Kabange ; on ne peut pas être indifférent vis-à-vis des messages des chefs d’Etat ».

    « Pas permettre aux gens régulièrement installés de repartir »

    Cité par Star du Congo dans son édition du 22 mai 2014, il a précisé que la convention de 99 ne le « déroge pas » de ce qu’il doit faire. « Parce qu’on dit, également, dans cette convention, que les lois de la République du pays d’accueil doivent être respectées », a insisté le ministre congolais de l’Intérieur et de la Décentralisation.

    « Donc, nous attendons, nous avons souhaité discuter avec notre homologue et nous pourrons regarder également, comment faire pour essayer de résoudre le problème de nos frères d’en face », a déclaré Raymond Zéphirin Mboulou.

    Par ailleurs, a-t-il souligné, « nous devons voir, parce que nous constatons qu’il y a beaucoup de retours volontaires ; nous avons ceux qui sont régulièrement établis au Congo, parce que nous ne devons pas permettre à ces gens qui sont régulièrement installés, de repartir, parce qu’ils ont peur ».

    « Donc, ceux-là, nous examinerons les cas, parce que, entre-temps, tout le monde est parti d’un coup, alors qu’ils sont régulièrement installés », a-t-il relevé.

    L’Ue déplore les « violences »

    A la suite des souffrances endurées par les rd Congolais expulsés brutalement du Congo-Brazzaville, l’ambassadeur de l’Union européenne en RDC a déploré les « violences » qui ont accompagné leurs expulsions.

    « Les chiffres sont importants. C’est quelque 130 000 ressortissants de la République démocratique du Congo qui sont revenus. Nous avons constaté également des violences qui ont pu, dans certains cas, être documentées », s’est indigné Michel Dumont.

    S’il est vrai que « tout gouvernement peut faire ce qu’il veut dans le cadre de sa souveraineté concernant les ressortissants d’un pays étranger, mais cela doit se faire dans le respect des normes », a-t-il souligné, au sortir d’un entretien samedi 24 mai 2014 à Kinshasa avec le ministre de l’Intérieur de la RDC, Richard Muyej Mangez.

    L’ambassadeur Michel Dumont a averti que « si ces violations sont avérées, elles doivent être dénoncées et réprimées conformément aux règles en vigueur ». Il a dit attendre « un rapport documenté de la part de la ministre congolaise du Genre et du Bureau des droits de l’homme de la Monusco sur cette question ».

    « Nous déplorons évidemment ces violences. Il faut que les personnes soient traitées conformément aux normes internationales en vigueur. Il est clair que s’il y a eu violation des doits de l’homme, elles doivent être dénoncées et réprimées conformément aux règles en vigueur», a-t-il expliqué.

    En outre, il réaffirmé la disponibilité de l’Union européenne, à travers son bureau d’assistance humanitaire, à intervenir pour apporter une assistance aux victimes de ces expulsions.

  • Elections 2013-2016 : la Ceni publie le calendrier et se lave les mains

    Elections 2013-2016 : la Ceni publie le calendrier et se lave les mains

    Bureau de la CENI
    Bureau de la CENI

    -La Ceni (Commission Electorale Nationale Indépendante) a levé, hier lundi 26 mai 2014, un coin de voile sur une partie du cycle électoral de 2013-2016. Dans une sorte de « show médiatique » diffusé en direct
    par la RadioTélévision Nationale Congolaise (RTNC), son numéro un, l’abbé Apollinaire Malumalu, a présidé la cérémonie de présentation du calendrier des élections urbaines, municipales et locales. Selon les
    articulations de ce document, ces scrutins devraient se tenir entièrement en 2015.

    Toutefois, la CENI n’a avancé aucune date au sujet des élections des députés provinciaux, des sénateurs, des députés nationaux et du président de la République. Interrogé à ce sujet, l’abbé Apollinaire Malumalu a lancé la balle dans deux camps, celui du gouvernement et de l’Assemblée nationale. Tout en martelant que son institution allait respecter le chronogramme du cycle électoral devant courir de 2013 à 2016, il a fait savoir que son respect était lié à
    trois préalables, à savoir l’organisation du recensement administratif et la disponibilité des moyens financiers par le gouvernement ainsi que la détermination, par l’Assemblée Nationale, du mode de scrutin à appliquer pour les élections des députés provinciaux et du président de la République, entendez soit le suffrage direct, soit le suffrage indirect.

    La Ceni se lave ainsi les mains, à la manière de Ponce Pilate, en laissant au Gouvernement et à l’Assemblée Nationale, l’entière responsabilité de la prolongation ou non, au-delà de 2016, des mandats des députés provinciaux, des gouverneurs de provinces, des sénateurs et du Président de la République. L’Abbé Apollinaire Malumalu a insisté sur le fait que la Ceni ne peut pas se risquer à publier le calendrier des scrutins des députés provinciaux, des
    gouverneurs de provinces, des sénateurs, des députés nationaux et du président de la République tant que le gouvernement n’aura pas mené à son terme le recensement administratif de la population congolaise,
    coulé en exigence constitutionnelle. Elle ne peut pas non plus le faire tant que l’exécutif national n’aura pas disponibilisé, pour chaque scrutin, le budget y afférent. Il a même précisé que la Ceni a déjà déposé, sur la table du gouvernement, l’ensemble du budget relatif au cycle électoral de 2013 à 2014 et n’attend plus que la libération des fonds, conformément à sa « feuille de route ».

    S’agissant du mode de scrutin, il appartient à l’Assemblée Nationale de lever l’option au sujet soit du suffrage direct, soit du suffrage indirect pour l’élection des députés provinciaux. Dans l’hypothèse du suffrage indirect pour ces élus, selon la Ceni, toutes les élections (gouverneurs de provinces, sénateurs et président de la République au Second degré) ainsi que des députés nationaux pourraient avoir lieu dans les limites de l’année 2016. Mais dans le cas du
    suffrage direct pour les députés provinciaux, les prolongations seraient automatiques, c’est-à-dire au-delà de 2016, pour les élections législatives provinciales et nationales, sénatoriales et présidentielle.

    Bref, l’Abbé Apollinaire Malumalu a tenu à attirer l’attention de l’opinion tant nationale qu’internationale sur le fait que la responsabilité d’une éventuelle perturbation du cycle électoral de 2013 à 2016 devrait être rejetée, soit au gouvernement (recensement administratif et financement), soit à l’Assemblée nationale (suffrage direct ou indirect pour les députés provinciaux).

    Les observateurs notent que du côté du gouvernement comme de l’Assemblée Nationale , le «mot de la fin» viendra de la majorité Présidentielle. C’est elle qui décidera si les députés provinciaux seront élus au suffrage indirect ou direct et s’il faut ou non, donner la CENI les moyens d’organiser les élections dans les délais constitutionnels ou non.

    Dorcas Nsomue et Kimp

    Voici le calendrier électoral

    • Du 10 juin au 09 juillet 2014 : Accréditation des observateurs à long terme;

    • Du 01 octobre au 20 octobre 2014 : Audit externe du fichier électoral;

    • Du 03 au 20 novembre 2014 : Examen de l’annexe à la loi électorale
    portant répartition des sièges ;

    • Du 10 décembre 2014 au 18 janvier 2015: Convocation de l’électorat
    et dépôt des candidatures au niveau des bureaux de réception et
    traitement des candidatures ;

    • Du 19 au 23 janvier 2015 : Retrait, ajout ou substitution des candidatures ;

    • Le 13 février 2015: Publication de la liste provisoire des
    candidatures aux élections des Conseillers des communes et des
    secteurs/chefferies ;

    • Du 14 au 24 février 2015 : Dépôt des recours en contestation des
    listes des candidatures et leur traitement auprès et par les tribunaux
    administratifs ;

    • Le 25 février 2015: Publication des listes définitives des candidats
    aux élections des Conseillers des communes et des secteurs/chefferies;

    • Du 30 avril au 29 mai 2015 : Accréditation des témoins, des
    observateurs et des journalistes ;

    • Du 15 mai au 14 juin 2015 : Affichage des listes des électeurs par
    site de vote et bureau de vote;

    • Du 29 mai au 12 juin 2015 : Campagne électorale pour les élections
    des Conseillers des communes et des secteurs/chefferies;

    • Le 14 juin 2015: Jour du scrutin municipal et local; ouverture des
    bureaux de vote et de dépouillement pour les municipales et locales;

    • Le 30 juin 2015 : Annonce des résultats pour les élections des
    Conseillers des communes et des secteurs/chefferies;

    • Du 01 au 08 juillet 2015: Dépôt des recours relatifs au contentieux
    des élections des Conseillers des communes et des secteurs/chefferies;

    • Du 09 juillet au 06 septembre 2015: Traitement des contentieux des
    élections des Conseillers des communes et des secteurs/chefferies;

    • Du 15 juillet au 18 août 2015: Installation des Conseils municipaux et locaux;

    • Le 07 septembre 2015 :-Publication des résultats définitifs des
    élections des Conseillers des communes et des secteurs/chefferies;

    • Du 05 au 18 juillet 2015: Réception et traitement des candidatures
    des Conseillers urbains, des Maires, des Bourgmestres et des Chefs de
    secteur;

    • Le 3 août 2015 : Publication des listes provisoires des candidats
    Conseillers urbains, Maires, Bourgmestres et Chefs de secteur;

    • Du 04 au 12 août 2015: Contentieux des candidatures des Conseillers
    urbains, des Maires, des Bourgmestres et des Chefs de secteur (dépôt
    et traitement) ;

    • Le 14 août 2015 : Publication de la liste définitive des candidats
    Conseillers urbains, Bourgmestres et Bourgmestres adjoints, Chefs de
    secteur et Chefs de secteur adjoints;

    • Du 25 au 27 août 2015 : Campagne électorale des Conseillers urbains,
    des Bourgmestres et des Chefs de secteur;

    • Le 29 août 2015 : Jour du vote des Conseillers urbains, des
    Bourgmestres et des Chefs de secteur;

    • Du 29 au 30 août 2015 : Agrégation et annonce des résultats
    provisoires des Conseillers urbains, des Bourgmestres et des Chefs de
    secteur;

    • Du 31 août au 14 septembre 2015 : Recours et contentieux des
    résultats relatifs à l’élection des Bourgmestres et Bourgmestres
    adjoints, des Chefs de secteur et leurs adjoints;

    • Le 15 septembre 2015 : Proclamation des résultats définitifs des
    Bourgmestres et Bourgmestres adjoints, des Chefs de secteur et leurs
    adjoints;

    • Le 20 septembre 2015: Investiture des Bourgmestres et Bourgmestres
    adjoints et des Chefs de secteur et leurs adjoints;

    • Du 31 août au 06 novembre 2015 : Recours et contentieux des
    résultats des élections des Conseillers urbains ;

    • Du 14 septembre au 08 octobre 2015 : Installation des Conseils urbains;

    • Du 11 au 13 octobre 2015 : Campagne électorale des Maires et Maires adjoints;

    • Le 15 octobre 2015 : Jour de scrutin des Maires et Maires adjoints;

    • Le 15 octobre 2015: Agrégation et annonce des résultats provisoires
    des Maires et Maires adjoints;

    • Du 16 au 30 octobre 2015 : Recours et contentieux relatifs a
    l’élection des Maires et Maires adjoints;

    • Le 31 octobre 2015 : Proclamation des résultats définitifs des
    Maires et Maires adjoints;

    • Le 05 novembre 2015: Investiture des Maires et Maires adjoints.

    Fait à Kinshasa, le 26 mai 2014

    Jean-Pierre Kalamba Mulumba

    Ngalula

    DECISION N°012/CENI/AP/14 DU 26 mai 2014 portant publication du
    calendrier des élections urbaines, municipales et locales

    L’Assemblée Plénière,

    Vu, telle que modifiée à ce jour, la Constitution de la République
    Démocratique du Congo du 18 février 2006, spécialement l’article 211 ;

    Vu la Loi organique n°13/012 du 19 avril 2013 modifiant et complétant
    la loi n°10/013 du 28 juillet 2010 portant organisation et
    fonctionnement de la Commission Electorale Nationale Indépendante;

    Vu la loi n°11/003 du 25 juin 2011 modifiant la loi n°06/006 du 09
    mars 2006 portant organisation des élections présidentielle,
    législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales;

    Vu la Résolution de l’Assemblée Nationale n°004/CAB/P/AN/AM/2013 du 08
    juin 2013 portant entérinement de la désignation des membres de la
    Commission Electorale Nationale Indépendante:

    Vu l’Ordonnance n°°13/058 du 12 juin 2013 portant investiture des
    membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante;

    Vu le Règlement intérieur de la Commission Electorale Nationale
    Indépendante tel que déclaré conforme par la Cour Suprême de Justice
    suivant ~on Arrêt RCONST.267TSR du 06 décembre 2013;

    Vu la Décision n° 52 bis/CENI/BUR/11 du 18 août 2011 portant Mesures
    d’application de la loi n°11/003 du 25 juin 2011 modifiant la loi n°
    06/006 du 09 mars 2006 portant organisation des élections
    présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales ;

    Vu la nécessité; Après débat et délibération ;

    DECIDE:

    Article 1 : L’organisation du scrutin portant sur les élections
    urbaines, municipales et locales est arrêtée selon le calendrier en
    annexe.

    Article 2:

    Le Bureau et le Secrétariat Exécutif National sont chargés, chacun en
    ce qui le concerne, de l’exécution de la présente Décision qui entre
    en vigueur à la date de sa signature.

    Fait à Kinshasa, le 26 mai 2014

    Pour l’Assemblée Plénière

    Abbé Apollinaire MUHOLONGU

    MALUMALU

    Président

  • Albert Moleka demissionne officiellement de son poste

    Albert Moleka demissionne officiellement de son poste

    UNION POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES SOCIAL

    Presidence du Parti

    Logo_UDPS 
    N/R : 004/UDPS/PP/CAB/DPP/014

    Kinshasa, le 23 mai 2014.

     

     

     

     

     

     

     

     
    Monsieur le Président,
    Respectueusement, je me permets de vous adresser cette lettre pour vous faire part de mon malaise à poursuivre mes activités dans le rôle de Directeur de Cabinet et Porte-Parole conformément à votre décision numéro 007/UDPS/PP/011du 10 janvier 2011.

    En effet, j’ai pris connaissance par voie de presse et divers réseaux sociaux du contenu de la circulaire numéro 042/UDPS/PP/SG/2014 du 21mai 2014 de Monsieur le Secrétaire Général du Parti annonçant à l’opinion nationale et internationale, à toutes les structures et à tous les Comités de base du parti, et ce en exécution de vos instructions, que je ne suis plus membre de votre Cabinet.

    Si j’observe avec regret que la démarche de Monsieur le Secrétaire Général pêche contre le principe de l’acte contraire, il m’est difficile de ne pas prendre acte des conséquences de la publicité faite autour de ladite “note circulaire” qui contrarie effectivement la substance et la portée de mes responsabilités au sein de votre Cabinet.

    Par contre, fort heureusement, la “note circulaire” n’a pas réussi à secouer ma loyauté envers vous ni mon attachement aux idéaux que vous défendez.

    Je reste donc, comme toujours, à votre entière disposition et suspendu à vos instructions, sous réserve de la correction de la forme, pour pouvoir procéder à la remise-reprise avec mon successeur que vous désignerez.

    Dans cette attente, tout en vous renouvelant mes respects, veuillez croire, Monsieur le

    Président, en l’assurance de ma très haute considération.

    Se E. Albert Moleka

    Directeur de Cabinet

    Porte-Parole