-En Afrique du Sud, le procès de 20 Congolais présentés comme des rebelles devait s’ouvrir ce lundi 21 juillet à Pretoria. Il a finalement été reporté à la semaine prochaine. Ces hommes seraient tous membre de l’UNR, l’Union des nationalistes pour le renouveau. Arrêtés l’an dernier après une longue opération d’infiltration de la police sud-africaine, ces hommes sont accusés d’avoir préparé un coup d’Etat contre Kinshasa. La justice sud-africaine dit détenir de nombreuses preuves de leur projet pour renverser Joseph Kabila. Leurs proches parlent eux d’une machination montée de toutes pièces par la police sud-africaine et Kinshasa.
Les 20 rebelles congolais présumés devaient comparaître ce lundi devant la Haute cour de justice de Pretoria, 17 mois après leur arrestation. Finalement, le procès a été reporté d’une semaine. Selon l’accusation, une liste de personnes à abattre a été retrouvée dans l’ordinateur de l’un des accusés. Le nom de Joseph Kabila y figure, ainsi que ceux d’autres dirigeants congolais.
L’arrestation de ces « complotistes » présumés a été rendue possible grâce à l’infiltration d’une taupe de la police sud-africaine. Pendant six mois, les rencontres du groupe ont été filmées et de nombreux mails échangés. Le policier infiltré se serait même fait remettre une liste de matériel et d’armes que les rebelles présumés cherchaient à obtenir.
Un complice présumé toujours recherché
Au terme de cette enquête, 19 Congolais ont été interpellés en février 2013.
Etienne Kabila, présenté comme l’un des chefs de l’opération est à son tour arrêté quelques jours plus tard alors qu’un 21e complice présumé est toujours recherché. Le procès devrait durer près de six semaines. Les 20 accusés risquent de lourdes peines de prison et l’extradition.
L’opposant congolais Etienne Tshisekedi n’a pas été vu en public depuis plusieurs mois. Comment va-t-il ? Comment l’UDPS réglera-t-elle ses conflits internes pour se mettre en ordre de bataille pour les élections en RDC ? Secrétaire national de l’UDPS chargé des relations extérieures, Félix Tshisekedi, assure que son père n’est pas hospitalisé.
Comment va Etienne Tshisekedi ? C’est une question autour de laquelle beaucoup spéculent à Kinshasa. On a dit le président de l’UDPS hospitalisé, voire même paralysé. Son fils, Félix Tshisekedi, assure qu’il se porte bien, et qu’il n’est pas hospitalisé.
« On ne le voit pas… Evidement, ça alimente la rumeur », reconnaît celui qui est aussi le secrétaire national chargé des relations extérieures. « Nous on le met à l’abri de tout ça, pour le ménager d’abord et ne pas trop le surcharger. Il a déjà sa santé à recouvrer », a assuré Félix Tshisekedi, invité de la rédaction Afrique de RFI, jeudi soir. L’opposant congolais a dû, selon son fils « aller une ou deux fois à des consultations. C’est normal. Il ne doit pas recevoir des soins qu’à la maison. Donc, il y a parfois nécessité de se déplacer, d’aller en observation, des choses comme ça. Mais il n’est pas hospitalisé. Il est à la maison, il récupère tout à fait normalement. »
Evoquant les rumeurs concernant une éventuelle paralysie d’Etienne Tshisekedi, il affirme qu’il convient d’attendre. « On verra dans quelques semaines, lorsqu’il sera là. On verra qui – de ceux qui disent ça et de nous – avaient raison », a-t-il martelé.
[Etienne Tshisekedi] n’est pas hospitalisé. Il est à la maison, il récupère tout à fait normalement.
Félix TshisekediFils de l’opposant Etienne Tshisekedi 18/07/2014 – par Sonia Rolley écouter
– La publication des résultats de l’Examen d’Etat édition 2013-2014 pour toutes les sections de la ville de Kinshasa, commence ce lundi 14 juillet dans la soirée, a annoncé le même jour le ministre de l’Enseignement
primaire secondaire et professionnel (EPSP), Maker Mwangu.«Je peux confirmer, sauf modification de dernière minute, la publication des résultats cet après-midi», a déclaré Maker Mwangu, ajoutant que les résultats des autres provinces du pays seraient connus «avant la fin du mois.»
En rapport avec cette publication des résultats de l’examen d’Etat, le gouvernement provincial de Kinshasa porte à la connaissance des lauréats, parents et autres responsables éducationnels que les manifestations et autres comportements excessifs ne seront pas tolérés sur la voie publique.
-La ville de Lubumbashi est sous tension vendredi pour l’anniversaire de la sécession katangaise. Des forces de sécurité ont été déployées en prévention d’une attaque des rebelles Kata Katanga qui avaient menacé, en juin, d’intervenir pour proclamer l’indépendance de la région.
Les forces de l’ordre étaient déployées en nombre, vendredi 11 juillet, à Lubumbashi, la deuxième ville de la République démocratique du Congo (RDC), sous tension à l’occasion de l’anniversaire de la sécession katangaise.
Des renforts policiers et militaires lourdement armés étaient présents devant la radiotélévision publique, à l’aéroport, sur la place de la Poste ou encore aux abords du gouvernorat de la capitale de la province du Katanga, dans le sud-est du pays.
Les rebelles Kata Katanga ont annoncé à plusieurs reprises en juin qu’ils attaqueraient la ville le 11 juillet pour y proclamer l’indépendance du Katanga et hisser le drapeau sécessionniste en face de la Poste, à côté de la statue de Moïse Tshombe, père et président d’une éphémère République du Katanga (1960-1963), jamais reconnue par la communauté internationale.
Des arrestations musclées
Dans l’est de la ville, des coups de feu ont été entendus à l’aube et dans la matinée, selon des habitants. Une source municipale indique que des soldats ont tiré en l’air pour disperser des mineurs clandestins qui avaient envahi la concession chinoise de la Ruashi Mining Company et que les incidents de ce genre sont fréquents. Plusieurs personnes affirment néanmoins avoir entendu des échanges de tirs.
Les taxis étaient bien moins nombreux que d’habitude. Beaucoup de boutiques avaient fermé à la mi-journée et les quartiers habituellement animés étaient faiblement fréquentés. Plusieurs jeunes hommes en guenilles ont été arrêtés de façon musclée par des soldats apparemment nerveux.
Soutenue par l’Union minière du Haut-Katanga, une entreprise belge qui allait être nationalisée en 1967, Moïse Tshombe avait proclamé l’indépendance du Katanga, le 11 juillet 1960. Cela avait déclenché une guerre civile quelques jours seulement après l’accession de l’ex-Congo belge à l’indépendance, le 30 juin 1960. La province rebelle allait être rattachée de force à la jeune république congolaise début 1963, après l’intervention d’une force militaire onusienne.
Une région riche en minerais
Le Katanga est la région la mieux dotée de la RDC, du fait de son sous-sol extrêmement riche en minerais (cobalt et cuivre notamment). Mais, à l’image du reste du pays, la plus grande partie de la population vit dans la misère.
La rébellion Kata Katanga (Détacher le Katanga, en swahili) est revenue sur le devant de la scène en 2011 peu avant l’élection présidentielle qui a permis, cette année-là, au président congolais Joseph Kabila de se maintenir au pouvoir pour un nouveau mandat de cinq ans.
Selon le groupe d’experts de l’ONU pour la RDC, le mouvement manque de coordination et serait instrumentalisé par certaines élites politiques et économiques nationales et provinciales au gré de leurs intérêts.
Plus de 140 miliciens Kata Katanga libérés
En mars 2013, près de 250 combattants se réclamant du mouvement Kata Katanga étaient entrés dans la ville sans être inquiétés, jusqu’à ce que des combats éclatent sur la place de la Poste après qu’ils eurent abaissé le drapeau national pour hisser celui, blanc, vert et rouge, du Katanga indépendant. Ces affrontements avaient fait officiellement 23 morts, et une centaine de miliciens s’étaient rendus ce jour-là à la Mission de l’ONU en RDC (Monusco).
Le gouvernement congolais a annoncé, mercredi, la libération de plus de 140 miliciens Kata Katanga qui ont bénéficié de la loi d’amnistie promulguée en février. Pour bénéficier de cette loi, les personnes concernées doivent signer un engagement personnel à ne plus jamais prendre les armes.
-Dans le mythique stade du Maracana, à Rio de Janeiro, les supporters ont tremblé durant 113 minutes, au moment où Schurrle a offert un beau centre pour Goetze qui, après un contrôle orienté, a enfin trompé le gardien de l’Argentine (1-0, score final).
La Coupe du monde a pris pour la quatrième fois la direction de l’Allemagne victorieuse de l’Argentine (1-0), grâce à un éclair de Götze durant la prolongation en finale dimanche à Rio, déclenchant une vague d’enthousiasme dans tout le pays.
Ce but providentiel apporte une quatrième étoile à l’Allemagne, déjà sacrée en 1954, 1974 et 1990. Et il prive Lionel Messi, quatre fois Ballon d’or, du titre suprême, au terme d’une performance sans grand relief, achevée par un coup franc dans les nuages au bout de la prolongation.
Le cours du match s’est joué au-delà des 90 minutes car les deux équipes étaient à égalité (0-0) à l’issue du temps réglementaire.
Epilogue serré et tendu d’un Mondial plein de joie et de couleurs, le match s’est joué sur “un coup de dés”… Un débordement de Schürrle côté gauche, une ouverture dans la surface de réparation pour Götze, entré en jeu à la 88e minute. Contrôle de la poitrine et reprise du pied gauche, après 113 minutes de jeu. A sept minutes du terme de la prolongation, Götze, l’une des déceptions du Mondial côté allemand tenait sa revanche, offrant le titre à son pays.
Clin d’oeil de la nuit… Ce but est le 171e inscrit en 64 matches disputés au Brésil depuis le 12 juin, ce qui égale le record établi en 1998.
Jusque-là, les deux équipes s’étaient créé un nombre équivalent d’occasions, même si les Argentins Higuain (20e) et son remplaçant Palacio (97e), s’étaient retrouvés seuls face au gardien allemand Neuer… Mais aucun des deux n’est parvenu à cadrer sa tentative.
Crescendo émotionnel
Impressionnante face au Brésil et à sa défense élastique (7-1) en demi-finales, l’Allemagne n’est jamais parvenue à trouver les mêmes espaces dans les rangs argentins. Peut-être en raison de l’absence du milieu de terrain Sam Khedira, contraint de laisser sa place juste avant le coup d’envoi en raison d’une blessure à un mollet. Son remplaçant, Kramer a lui quitté le terrain en milieu de première période, victime d’un choc.
Ce crescendo émotionnel a été suivi avec angoisse dans les deux pays, et notamment dans les deux capitales.
A Berlin, ils étaient 250.000, habillés aux couleurs nationales noir-rouge-or. Devant la Porte de Brandebourg, au coeur de la ville, des dizaines de milliers de personnes ont été refoulés, faute de place suffisante pour les accueillir. Les premiers étaient arrivés tôt dans l’après-midi. Mais de nombreux autres écrans étaient disponibles dans la capitale pour suivre le match, notamment aux terrasses des restaurants.
Et partout, ils ont sauté de joie et hurlé lorsque le but de la victoire a été inscrit. Le Christ rédempteur à Rio a été éclairé aux couleurs de l’Allemagne au coup de sifflet final.
A Buenos Aires, les supporters de l’Albiceleste, vêtus du célèbre maillot rayé bleu et blanc, se sont retrouvés place San Martin, dans la fraîcheur de l’hiver austral. Pleins d’espoirs, jusqu’au but de Götze…
300 manifestants dispersés
Dans les tribunes, non loin de la légende Pelé, arborant un Polo aux couleurs d’une compagnie aérienne, il y avait une grande fan de la Mannschaft, Angela Merkel. La chancelière allemande s’est installée la première en tribune d’honneur pour ne rien manquer de la cérémonie de clôture, plus d’une heure et demi avant le coup d’envoi. Elle a été rejointe par Joseph Blatter, président de la Fifa, et par le président russe Vladimir Poutine. Et elle a exulté à la fin.
La présidente brésilienne Dilma Rousseff, elle, avait remis symboliquement l’organisation de la Coupe du monde à Vladimir Poutine, dont le pays sera l’hôte du tournoi en 2018.
L’autre “match” s’est joué dans les rues autour du Maracana, où la police de Rio a dispersé avec des gaz lacrymogènes quelque 300 manifestants opposés à la Coupe du monde qui tentaient de forcer un cordon de sécurité pour s’approcher du stade, juste avant le coup d’envoi de la finale.
Les manifestants protestaient contre les sommes investies dans l’organisation du tournoi au détriment de l’amélioration des services publics (éducation et santé), au lendemain de l’arrestation de 19 activistes accusés de vandalisme lors de précédentes manifestations
Pour faire face aux manifestants et d’éventuels débordements, les grands moyens avaient été déployés à Rio: 25.787 hommes mobilisés dont 14.984 policiers militaires, 9.300 soldats, 800 policiers d’élite et 1.600 agents privés de la Fifa à l’intérieur du Maracana.
Un dispositif plus important que celui mis en place pour la visite du pape François en juillet 2013 pour les Journées mondiales de la jeunesse catholique (JMJ) à Rio.
-Dans un message adressé au Congrès américain, le Président OBAMA annonce une série de mesures urgentes en rapport avec la situation en RDC.
Barack OBAMA précise que ce quise passe en RDC est une menace inhabituelle et extraordinaire pour la politique étrangère des USA.
Ci-dessous, le résumé du texte du Président OBAMA.
AU CONGRÈS DES ÉTATS-UNIS :
Conformément à la loi sur les pouvoirs économiques d’urgence international (50 USC 1701 et suiv.) (IEEPA), je déclare par la présente que j’ai publié un décret («ordre») de prendre des mesures supplémentaires par rapport à la situation d’urgence nationale déclarée dans le décret 13413 du 27 Octobre 2006 (en EO 13413).
En E.O. 13413, il a été déterminé que la situation ou par rapport à la République démocratique du Congo, qui a été marquée par la violence et les atrocités qui continuent de menacer la stabilité régionale généralisée et a été adressée par le Conseil de sécurité des Nations Unies dans la résolution 1596 du 18 Avril 2005, la Résolution 1649 du 21 Décembre 2005, et la Résolution 1698 du 31 Juillet 2006, constitue une menace inhabituelle et extraordinaire pour la politique étrangère des États-Unis. Pour faire face à cette menace, E.O. 13413 blocs de la propriété et des intérêts dans des biens des personnes visées à l’annexe de la EO 13413 ou fixé par le Secrétaire au Trésor, en consultation avec le Secrétaire d’Etat, pour répondre aux critères spécifiés dans EO 13413.
Compte tenu de plusieurs résolutions du Conseil de sécurité supplémentaires des Nations Unies, y compris, plus récemment, la Résolution 2136 du 30 Janvier 2014, je délivre l’ordre de prendre des mesures supplémentaires pour faire face à la situation d’urgence nationale déclarée dans EO 13413, et à la question du maintien des activités qui menacent la paix, la sécurité ou la stabilité de la République démocratique du Congo et dans la région environnante, y compris les opérations par des groupes armés, la violence généralisée et les atrocités, les violations des droits de l’homme, le recrutement et l’utilisation d’enfants soldats, les attaques contre les soldats de la paix, l’obstruction des opérations humanitaires et de l’exploitation des ressources naturelles pour financer personnes engagées dans ces activités.
L’ordre modifie les critères de désignation visés à l’EO 13413. Tel que modifié par l’ordonnance, E.O. 13413 prévoit la désignation de personnes déterminé par le Secrétaire de la Trésor, en consultation avec le Secrétaire d’Etat :
D’être un leader politique ou militaire d’un groupe armé étranger opérant en République démocratique du Congo qui entrave le processus de désarmement, démobilisation, rapatriement volontaire, la réinstallation, ou la réinsertion des combattants;
D’être un leader politique ou militaire d’un groupe armé congolais qui entrave le désarmement, la démobilisation, le rapatriement volontaire, la réinstallation, ou la réinsertion des combattants;
D’être responsables ou complices, ou d’avoir eu, directement ou indirectement, de ce qui suit ou par rapport à la République démocratique du Congo:
·actions ou des politiques qui menacent la paix, la sécurité ou la stabilité de la République démocratique du Congo;
·actions ou des politiques qui minent les processus démocratiques ou les institutions de la République démocratique du Congo;
·le ciblage des femmes, des enfants ou des civils par la commission d’actes de violence (y compris les meurtres, les mutilations, la torture ou le viol ou d’autres violences sexuelles), l’enlèvement, le déplacement forcé, ou les attaques contre les écoles, les hôpitaux, les sites religieux, ou endroits où des civils ont trouvé refuge, ou par une conduite qui constituerait un grave abus ou de violation des droits de l’homme ou une violation du droit international humanitaire;
·l’utilisation ou le recrutement d’enfants par des groupes armés ou des forces armées dans le contexte du conflit dans la République démocratique du Congo;
·l’obstruction de la livraison ou la distribution, ou l’accès à l’aide humanitaire;
·les attaques contre les missions des Nations Unies, de présences internationales de sécurité, ou d’autres opérations de maintien de la paix; ou o le soutien aux personnes, y compris les groupes armés, impliqués dans des activités qui menacent la paix, la sécurité ou la stabilité de la République démocratique du Congo ou que saper les processus démocratiques ou des institutions de la République démocratique du Congo, à travers le commerce illicite des naturel ressources de la République démocratique du Congo;
Sauf ceux qui sont destinés pour le soutien autorisé des activités humanitaires ou l’utilisation autorisée par ou support de maintien de la paix des forces gouvernementales, internationales, ou, d’avoir directement ou indirectement fourni, vendu ou transféré à la République démocratique du Congo, ou ont-ils reçu en le territoire de la République démocratique du Congo de, armes et matériels connexes, y compris les aéronefs militaires et de l’équipement, ou des conseils, de la formation ou de l’aide, y compris le financement et l’aide financière, liée aux activités militaires;
D’être un leader de (i) une entité, y compris tout groupe armé, qui a, ou dont les membres ont, engagé dans aucune des activités décrites ci-dessus ou (ii) une entité dont la propriété et intérêts dans des biens sont bloqués en vertu de l’EO 13413;
Avoir considérablement aidé, parrainé ou fourni un soutien financier, matériel, logistique ou techniquement, ou des biens ou services à l’appui de (i) l’une des activités décrites ci-dessus ou (ii) toute personne dont les biens et intérêts dans des biens sont bloqués conformément à l’EO 13413; ou
Etre détenue ou contrôlée par, ou pour avoir agi ou prétendu agir pour le compte de, directement ou indirectement, toute personne dont les biens et intérêts dans des biens sont bloqués en vertu de l’EO 13413.
J’ai délégué au secrétaire du Trésor, en consultation avec le Secrétaire d’Etat, le pouvoir de prendre de telles mesures, y compris la promulgation de règles et de règlements, et à employer tous les pouvoirs conférés au Président par IEEPA et la Loi sur la participation des Nations Unies qui peuvent être nécessaires à la réalisation des buts de l’ordre. Toutes les agences du gouvernement des États-Unis sont invitées à prendre toutes les mesures appropriées relevant de leur compétence pour appliquer les dispositions de l’ordonnance.
-Le président de la République, Joseph Kabila, a nommé lundi 7 juillet les neuf membres de la Cour constitutionnelle de la RDC, dans une ordonnance présidentielle lue à la télévision nationale (RTNC). C’est la première fois de son histoire que le pays dispose de cet instrument juridique qui a la compétence de juger le président de la République et le Premier ministre. Les personnalités nommées sont soit professeurs de droit, soit anciens magistrats. Elles ont été désignées par le parlement, le conseil supérieur de la magistrature et le chef de l’Etat lui-même.
Attendue depuis octobre 2013 pour remplacer la Cour suprême de justice, la Cour constitutionnelle est juge de la constitutionnalité des lois, des actes ayant force de loi, des édits et des règlements intérieurs des chambres parlementaires.
Elle reçoit des recours en interprétation de la Constitution et tranche des conflits de compétences entre les pouvoirs législatifs et exécutifs.
Dans ses compétences, la cour Constitutionnelle est également la juridiction pénale du président de la République et du Premier ministre.
En matière électorale, la Cour a la compétence de connaitre les recours et trancher par ses arrêts les contentieux électoraux.
Les membres de la Cour constitutionnelle : qui sont-ils ?
Felix Vunduawe est docteur en droit public de l’université de Louvain et professeur de droit constitutionnel à l’université de Kinshasa (Unikin). Il a exercé les fonctions de vice-Premier ministre et ministre de l’administration du territoire sous le régime de feu le président Mobutu dont il était le dernier directeur de cabinet.
Jean-Louis Esambo est professeur de droit public à l’Unikin. Il exerce actuellement les fonctions de directeur de cabinet adjoint au ministère de l’Intérieur.
Politologue et coordonnateur national adjoint de la Conférence internationale sur la paix et la sécurité dans la région des Grands Lacs, le professeur Eugène Banyaku Luape enseigne aussi à l’Unikin. C’est un ancien conseiller à la présidence. Il a été ministre à plusieurs reprises sous le régime du président Mobutu.
Luamba Benda, un autre membre de la Cour a été président de la Cour suprême de justice.
Les quatre autres membres : Wasenda Corneille, Mpunga Sungu, Kalonda Kele et Kilomba Landa sont des avocats.
Cette nomination sera suivie de l’élection du président par les neuf membres. Ils devront ensuite désigner le procureur près la Cour constitutionnel. Ce dernier sera chargé de la mise en accusation et la plaidoirie en faveur de la République.
-Ils sont à peine 200 à avoir déposé les armes, mais, en RDC, la question de l’avenir des rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) se pose déjà.
Traqués par l’armée congolaise et la brigade d’intervention des Nations unies, les rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) stationnés dans l’est de la RDC ont commencé, fin mai, à déposer “volontairement” les armes. Pour timide qu’il soit encore – il concerne moins de deux cents combattants -, ce mouvement de reddition s’est traduit par une suspension de six mois des opérations militaires engagées contre eux.
“Nous espérons les inciter à continuer de se rendre”, explique une source onusienne. Reste à savoir où ils seront regroupés en attendant leur retour au Rwanda. Kinshasa propose Irebu, dans l’ouest du pays, où se trouve une base de la marine militaire. “Trop loin du Rwanda, répond La Forge Fils Bazeye, porte-parole des FDLR. Ce n’est pas pratique de nous envoyer à plus de 2 000 km de notre pays alors que nous déposons les armes précisément pour y retourner.”
Pour l’instant, ceux qui se sont rendus sont hébergés avec femme et enfants dans des camps de transit à Kanyabayonga et à Kigogo, dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Au grand dam des populations locales.
L’Ecole Nationale d’Administration (ENA) dont le Premier ministre Matata Ponyo Mapon a procédé à l’ouverture officielle, le samedi 28juin 2014, accueille dès ce 3 juillet sa première promotion constituée des 63 élèves.
C’était en présence de Mme Marylise Lebranchu, Ministre de la Décentralisation et de la Fonction Publique de la République française ainsi que de plusieurs membres du Gouvernement congolais.
Plus de quarante ans après, l’ENA renaît des cendres de I’EDA (Ecole Nationale de Droit et d’Administration). Cérémonie à la fois historique et symbole. Historique dans la mesure où cette ouverture intervient à l’avant-veille de la commémoration du 54ème anniversaire de l’indépendance du pays, le 30 juin. Symbole parce qu’elle consacre le couronnement d’une démarche entreprise par le gouvernement, sous l’impulsion du président de la République, Joseph Kabila Kabange, à se doter d’une administration publique qui n’a comme devise « servir l’Etat avec intégrité “.
S’adressant aux Enarques (élèves de l’ENA), l’homme à la cravate rouge les transmis un message d’espoir, d’abnégation et d’équité. Matata Ponyo a rappelé que l’administration publique constitue la colonne vertébrale du pays. Car elle est pérenne pendant que les cabinets ministériels sont sédentaires et souvent sporadiques. On ne peut pas envisager l’émergence de notre pays avec la médiocrité L’ENA doit être un vivier de l’excellence. Il n’y a pas de chemin rectiligne dans la vie, Il faut être les meilleurs là où vous travaillez. C’est un chemin qui nécessite la patience, l’abnégation, l’intégrité, la persévérance,… “, a conseillé le Premier ministre. Par ailleurs, il a précisé que l’engagement est au plus haut niveau du pays. Il a promis que le gouvernement ne ménagera aucun effort pour les conditions soient optimales dans le fonctionnement de l’ENA. Pour sa part, Mme Marylise Lebranchu, Ministre de la Décentralisation et de la Fonction Publique de la République française a souligné qu’avec cette nouvelle Ecole d’administration, la RDC construit elle aussi l’action publique et l’Etat de demain. Le pays met en place une administration efficace et de qualité, solide et exemplaire, pour construire les politiques publiques de redressement et de développement du pays. “Mesdames et messieurs, élèves de la nouvelle promotion de l’ENA de la RDC, vous êtes les garants de l’intérêt général et les ambassadeurs de ‘votre pays. Vous avez le devoir de servir votre “, a exhorté la ministre Lebranchu. “A travers les valeurs de mérite et d’excellence, mais aussi d’intégrité, d’impartialité et de professionnalisme que prône l’Ecole que vous venez d’intégrer, vous êtes désormais les garants du respect des lois de la République. La colonne vertébrale de toutes les politiques publiques également. C’est à vous de choisir demain comment servir l’Etat; ce que vous voulez en faire et quel héritage vous souhaitez laisser pour les futures générations “, a conseillé la ministre française de la Décentralisation et de la Fonction publique. Elle a promis le soutien de la France qui, comme toujours dans ses relations bilatérales avec la RDC, continuera à jouer le rôle catalyseur d’expertises. Sur les grands axes de réforme de la Fonction publique, ainsi que sur ceux des finances publiques de manière générale. Le ministre congolais de la Fonction Publique, Jean-Claude Kibal fonde l’espoir que cette première promotion de l’ENA devienne le levain qui fera monter l’administration publique congolaise. L’Ecole Nationale d’Administration congolaise a pour objectif premier la formation de cadres dirigeants de l’Administration publique, mais aussi des jeunes qui, à leur sortie de la formation des 12 mois, devront y occuper les postes-clés.
L’on rappelle qu’après l’indépendance, le gouvernement de la République a toujours été animé par la volonté de former les agents et fonctionnaires de l’Etat. C’est ainsi que dans le souci de combler le vide créé par le départ précipité des colons belges dans l’Administration publique, le gouvernement avait créé I’ENDA (Ecole Nationale de Droit et de l’Administration) pour former les cadres de l’Administration. Les produits de l’ENDA sont encore visibles à travers ses illustres personnages comme messieurs Léon Kengo wa Dondo, Désiré Konde vila Kikanda, Yoka Yakembe. Aujourd’hui encore, les mêmes préoccupations ont refait surface. Le gouvernement, après un diagnostic malheureux d’un Etat fragilisé depuis longtemps par les guerres, caractérisé par la mauvaise gestion du personnel dont le recrutement était plus basé sur le clientélisme, le tribalisme et le militantisme. En 2010, le gouvernement a diligenté un audit qui a révélé un déficit de qualification de plus ou moins des cadres dans l’Administration publique. Le gouvernement a mise en œuvre la vision du président Kabila de créer une école de formation de l’élite administrative et le renforcement des capacités des agents e activité. Basé sur des études de cas et des stages professionnels en Administration, son programme de formations est calqué sur le modèle de l’ENA/France et l’ENAP/ Canada, mais adapté au contexte congolais. L’Ecole Nationale d’Administration fonctionne au sein du bâtiment administratif de la Fonction publique.