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  • Brexit: l’UE accorde du rĂ©pit au Royaume-Uni

    Brexit: l’UE accorde du rĂ©pit au Royaume-Uni

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    Consultez notre Ă©dition spĂ©ciale sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union europĂ©enne

    Les dirigeants européens ont concédé mardi soir, à Bruxelles, un répit au Royaume-Uni.

    Ils ont aussi rappelĂ© que le temps Ă©tait comptĂ© pour engager le divorce de ce avec l’ UE.

    Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union reconnaissent “qu’un peu de temps est nĂ©cessaire pour que le calme revienne”, a dĂ©clarĂ© Ă  la presse le prĂ©sident du Conseil europĂ©en, Donald Tusk, Ă  l’issue d’un dĂźner des 28 consacrĂ© au Brexit.

    Son homologue de la Commission, Jean-Claude Juncker, a lui aussi dit “comprendre que David Cameron ait besoin de temps”, mais il a insistĂ© pour que Londres enclenche “aussi vite que possible” la procĂ©dure rĂ©gissant sa future sĂ©paration.

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    L’Allemagne, la France et l’Italie, les trois poids lourds fondateurs de l’UE et principales Ă©conomies de la zone euro, ont plaidĂ© pour donner une “nouvelle impulsion” au projet europĂ©en, aux contours encore flous. Au Royaume-Uni, le Brexit a cependant toujours du mal Ă  passer chez ceux qui ont votĂ© contre.

    La tourmente politique y est d’autant plus dĂ©vastatrice que revient au premier plan la menace d’une sĂ©cession de l’Ecosse, qui s’est prononcĂ©e Ă  62 % pour le maintien dans l’UE.

    La PremiĂšre ministre Ă©cossaise Nicola Sturgeon s’est dite “complĂštement dĂ©terminĂ©e” Ă  dĂ©fendre, malgrĂ© le Brexit, la place de sa rĂ©gion dans l’UE. Elle a prĂ©vu de venir plaider sa cause mercredi Ă  Bruxelles.

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  • Triple attentat Ă  l’aĂ©roport d’Istanbul

    Triple attentat Ă  l’aĂ©roport d’Istanbul

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    Treize Ă©trangers figurent parmi les personnes tuĂ©es. Cette attaque est l’une des plus meurtriĂšres, qui ont frappĂ© la Turquie durant ces derniers mois.

    Les autoritĂ©s turques soupçonnent le groupe Etat islamique d’avoir commis le triple attentat.

    Cette organisation djihadiste n’a pas encore revendiquĂ© l’attentat.

    Un porte-parole du dĂ©partement d’Etat, Mark Toner, a estimĂ© que “cet attentat meurtrier n’est que le dernier d’une longue sĂ©rie d’attaques destinĂ©es Ă  tuer et Ă  mutiler des civils innocents”.

    Les candidats Ă  la prĂ©sidentielle amĂ©ricaine de novembre ont eux aussi condamnĂ© le triple attentat suicide d’Istanbul.

    “Une campagne de haine et de violence”

    “Le monde est sidĂ©rĂ© et horrifiĂ©”, a affirmĂ© le rĂ©publicain Donald Trump, dans un communiquĂ©.

    Sa rivale dĂ©mocrate, Hillary Clinton, a estimĂ© que “tous les AmĂ©ricains doivent se montrer unis avec le peuple turc, face Ă  cette campagne de haine et de violence”.

    Tous les vols ont Ă©tĂ© suspendus au dĂ©part du plus grand aĂ©roport de Turquie, qui est le 11e dans le monde avec quelque 60 millions de passagers l’an dernier.

    La Turquie a Ă©tĂ© frappĂ©e depuis l’an dernier par une sĂ©rie d’attentats meurtriers, qui sont attribuĂ©s aux rebelles kurdes et au groupe Etat islamique.

    Les deux plus grandes villes de Turquie, Istanbul et Ankara, la capitale du pays, ont Ă©tĂ© secouĂ©es depuis l’annĂ©e derniĂšre par une vague d’attentats ayant fait prĂšs de 200 morts et de trĂšs nombreux blessĂ©s.

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  • Nouvelle Ă©tape pour une fusĂ©e vers Mars

    Nouvelle étape pour une fusée vers Mars

    La NASA, l’agence spatiale amĂ©ricaine, a rĂ©ussi le dernier test au sol d’une fusĂ©e d’appoint qui va Ă©quiper son futur lanceur lourd, le “Space Launch System” (SLS).

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    Le SLS, dĂ©crit par la NASA comme la “fusĂ©e la plus puissante au monde”, sera utilisĂ© pour des missions habitĂ©es vers Mars.

    Ce futur lanceur lourd sera Ă©quipĂ© de deux de ces fusĂ©es d’appoint pour le dĂ©collage.

    Longues de 54 mÚtres, elles fourniront 75% de la poussée pendant les deux premiÚres minutes du lancement.

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    Le dĂ©marrage du moteur de la fusĂ©e d’appoint s’est fait dans une tempĂ©rature froide pour simuler un lancement en hiver, quand le thermomĂštre tombe prĂšs de zĂ©ro degrĂ© Celsius.

    Pour créer ces conditions, les ingénieurs ont refroidi le moteur de la fusée pendant plusieurs semaines.

    Un premier test concluant avait eu lieu en mars 2015 avec des températures chaudes, pour simuler un décollage en été en Floride, aux Etats-Unis.

    Le SLS devrait effectuer son premier vol d’essai en 2018. Il lancera Ă  cette occasion la capsule spatiale Orion mais sans astronaute Ă  bord.

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  • “Brexit” : l’UE exigeante sur la sortie

    “Brexit” : l’UE exigeante sur la sortie

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    Le prĂ©sident de la Commission de l’UE, Jean Claude Juncker, a accusĂ© les autoritĂ©s britanniques d’entretenir l’incertitude sur le dĂ©but du processus de dĂ©part de l’Union europĂ©enne.

    Le Royaume-Uni “ne doit pas jouer au chat et Ă  la souris” avec l’UE, a-t-il dit lors d’une session extraordinaire du Parlement europĂ©en, ce mardi.

    Les dĂ©putĂ©s europĂ©ens ont adoptĂ© ce mardi une rĂ©solution enjoignant Londres de notifier “immĂ©diatement” son futur dĂ©part.

    Cette dĂ©marche est contraire Ă  celle de David Cameron, le Premier ministre britannique. Ce dernier a indiquĂ© que la procĂ©dure de divorce incombera Ă  son successeur, puisqu’il a promis de dĂ©missionner d’ici Ă  octobre prochain.

    “C’est nous qui dĂ©cidons de l’ordre du jour, pas ceux qui veulent quitter l’UE”, a soutenu Jean Claude Juncker, au sujet du calendrier du divorce.

    L’Allemagne, la France et l’Italie refusent toute nĂ©gociation avec le Royaume-Uni tant que Londres n’aura pas formalisĂ© sa demande de sortie.

    Le Premier ministre belge, Charles Michel, a exprimĂ© son refus d’une “prise d’otage” des EuropĂ©ens par le Royaume-Uni, en ce qui concerne le processus de sortie des Britanniques.

    Le “Brexit” a Ă©tĂ© votĂ© par 52% des Britanniques, jeudi dernier.

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  • Cameron condamne les actes de racisme

    Cameron condamne les actes de racisme

    Dans un discours, le Premier ministre David Cameron a condamnĂ© ce qu’il a qualifiĂ© d’”actes racistes ignobles” contre les immigrĂ©s et les minoritĂ©s ethniques au Royaume-Uni.

    Ces incidents ont nettement augmentĂ© aprĂšs le rĂ©fĂ©rendum sur la sortie du pays de l’Union europĂ©enne.

    Certains cas ont Ă©tĂ© rapportĂ©s Ă  la police, mais d’autres paroles racistes ont Ă©tĂ© publiĂ©es sur les rĂ©seaux sociaux.

    David Cameron a insistĂ© sur la responsabilitĂ© des politiciens dans le renforcement de l’unitĂ©.

    Il a ajouté que les actes qui ont été commis contre la communauté polonaise, avec un centre communautaire vandalisé et des agressions verbales, ne seront pas tolérés.

    L’ambassade de Pologne se dit choquĂ©e par les injures ou les actes racistes envers ses citoyens et les invitent Ă  les dĂ©noncer s’ils en sont la cible.

    La police britannique a fait savoir que des enquĂȘtes Ă©taient en cours pour Ă©tablir les responsabilitĂ©s.

    De son cĂŽtĂ©, le maire de Londres, Sadiq Khan, s’est dit prĂ©occupĂ© par les appels de musulmans signalant des comportements racistes.

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  • Brexit : l’anglais boudĂ© Ă  Bruxelles

    Brexit : l’anglais boudĂ© Ă  Bruxelles

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    La commission des institutions europĂ©ennes ne doit garder que le Français et l’Allemand comme langues de travail ; l’anglais doit ĂȘtre ĂŽtĂ© de la liste.

    Certains politiciens europĂ©ens d’extrĂȘme-droite l’ont fait savoir aprĂšs le rĂ©fĂ©rendum du 23 Juin dernier au cours duquel les Anglais ont votĂ© pour leurs dĂ©parts de l’Union europĂ©enne.

    C’est le cas de Jean-Luc MĂ©lenchon leader du parti français d’extrĂȘme-gauche.

    Le maire de BĂ©ziers, dans le Sud de la France, Robert Menard a dĂ©clarĂ© sur tweeter que ” la langue anglaise n’a plus aucune lĂ©gitimitĂ© Ă  Bruxelles “.

    Si le Royaume-Uni a dĂ©cidĂ© de se retirer de l’Union europĂ©enne, certains Etats-membres anglophones tels que l’Irlande et l’üle de Malte seront toujours membres de l’UE.

    L’anglais reste donc lĂ©gitime Ă  Bruxelles.

    L’Union europĂ©enne a 24 langues officielles qui sont aussi des langues de travail.

    Les documents produits par le parlement europĂ©en et toutes les discussions engagĂ©es entre les membres de l’assemblĂ©e sont traduits dans toutes les langues officielles reconnues par l’institution.

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  • Michelle Obama au Cap-Vert

    Michelle Obama au Cap-Vert

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    La PremiĂšre dame des Etats-Unis est arrivĂ©e dimanche soir au Cap-Vert, oĂč elle entame une tournĂ©e pour promouvoir l’accĂšs des filles Ă  l’Ă©ducation, selon la presse.

    L’avion transportant Mme Obama, ses deux filles, Malia et Sasha, ainsi que sa mĂšre, Marian Robinson, a atterri peu avant 21H00 GMT Ă  l’aĂ©roport de l’Ăźle de Sal, dans le nord de l’archipel.

    La PremiĂšre dame amĂ©ricaine n’a pas fait de dĂ©claration Ă  son arrivĂ©e Ă  Sal, situĂ©e au nord-est de l’Ăźle de Santiago, qui abrite Praia, la capitale, selon la presse cap-verdienne, qui a fait Ă©tat d’un important dispositif de sĂ©curitĂ© entre l’aĂ©roport et l’hĂŽtel oĂč sĂ©journera la famille Obama.

    D’aprĂšs le protocole d’Etat, avant de quitter Sal lundi matin pour Monrovia, la capitale libĂ©rienne, Michelle Obama doit rencontrer la PremiĂšre dame du Cap-Vert, Ligia Fonseca et faire une brĂšve dĂ©claration Ă  la presse sur sa campagne, “Let Girls Learn” (“Laissez les filles apprendre”), qui promeut l’accĂšs des filles Ă  l’Ă©ducation.

    Au Liberia, un des trois pays d’Afrique de l’Ouest les plus sĂ©vĂšrement affectĂ©s par la rĂ©cente Ă©pidĂ©mie d’Ebola, Michelle Obama rencontrera la prĂ©sidente Ellen Johnson Sirleaf, qui se joindra Ă  son programme, d’aprĂšs un communiquĂ© diffusĂ© par la prĂ©sidence amĂ©ricaine.

    AprĂšs le Liberia, Mme Obama se rendra au Maroc jusqu’au 29 juin, puis en Espagne jusqu’au 30 juin. Elle multiplie les interventions sur ce thĂšme l’accĂšs des filles Ă  l’Ă©ducation, aux Etats-Unis comme lors de ses dĂ©placements Ă  l’Ă©tranger.

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  • La ville de Fallouja entiĂšrement libĂ©rĂ©e

    La ville de Fallouja entiÚrement libérée

    Devant l’hĂŽpital de la ville de Falluja, drapeau irakien autour du cou, le Premier ministre irakien, Haider al Abadi, a invitĂ© chaque irakien Ă  se rĂ©jouir, aprĂšs la reprise de la ville de Falluja.

    Ville qui était aux mains du groupe Etat islamique depuis janvier 2014.

    Haider al Abadi a dĂ©clarĂ© que les forces de sĂ©curitĂ© du pays allaient bientĂŽt libĂ©rer aussi Mosul, la plus grande ville irakienne encore dĂ©tenue par l’Etat islamique.

    Un gĂ©nĂ©ral de l’armĂ©e irakienne avait annoncĂ© tĂŽt dans la matinĂ©e, que la bataille pour la reprise de Falluja Ă©tait finie et que la ville Ă©tait entiĂšrement reprise par les forces irakiennes.

    AprĂšs plusieurs semaines de combat, les hommes de l’Etat islamique ont Ă©tĂ© chassĂ©s du dernier quartier sous leur contrĂŽle.

    L’opĂ©ration militaire qui a permis de reprendre Fallouja au groupe Etat islamique n’a pas causĂ© de destruction majeure, a indiquĂ© par ailleurs, le commandant des forces irakiennes.

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  • Classement des pays africains les plus prospĂšres en 2016, selon Legatum Institute

    Classement des pays africains les plus prospĂšres en 2016, selon Legatum Institute

    Pretoria-Food-Coop2 – IntitulĂ©e «Africa Prosperity Report 2016», l’étude classe 38 pays africains en fonction de la prospĂ©ritĂ© qui y rĂšgne.  L’Afrique du Sud reste le pays africain le plus prospĂšre en Afrique, selon ce rapport publiĂ© le 1er juin par le think tank londonien Legatum Institute.

    Legatum Institute Ă©tablit son classement en se basant les niveaux de PIB par habitant ainsi que sur 89 facteurs qu’il regroupe en huit grandes catĂ©gories: l’Ă©conomie, la prĂ©sence d’opportunitĂ©s d’entrepreneuriat, la gouvernance, l’Ă©ducation, la santĂ©, la sĂ©curitĂ©, la libertĂ© personnelle et enfin le capital social. La catĂ©gorie «libertĂ© personnelle» inclut, entre autres, la libertĂ© d’expression et de conscience ainsi que la tolĂ©rance Ă  l’égard les minoritĂ©s.

    Bien qu’elle n’occupe actuellement que le rang de 3Ăš puissance Ă©conomique du continent derriĂšre le Nigeria et l’Egypte, la nation-arc-en ciel doit sa suprĂ©matie en matiĂšre de prospĂ©ritĂ© Ă  ses bonnes performances dans les catĂ©gories Ă©ducation, capital social, santĂ©, gouvernance, prĂ©sence d’opportunitĂ©s d’entrepreneuriat et libertĂ© personnelle. L’économie la plus industrialisĂ©e du continent rĂ©alise cependant des performances moyennes dans les domaines de l’économie avec un score de 12  points et de sĂ©curitĂ© avec un score de 19 points. Plus le nombre de points attribuĂ©s est important, plus la catĂ©gorie est problĂ©matique pour le pays.

    Le Botswana est le deuxiĂšme pays le plus prospĂšre du continent, Et c’est ce sont les catĂ©gories Ă©ducation,  gouvernance, prĂ©sence d’opportunitĂ©s d’entrepreneuriat,  sĂ©curitĂ© et  libertĂ© personnelle qui ont tirĂ© ce pays vers le haut.

    Le Maroc occupe la troisiĂšme position dans ce classement devant la Namibie, l’AlgĂ©rie, la Tunisie, le SĂ©nĂ©gal, le Rwanda et le Ghana. Le Burkina Faso ferme le Top 10.

    (Voir le classement des 38 pays africains étudiés ci-dessous).

    Legatum Institute souligne, que le Rwanda a rĂ©alisĂ© la plus forte progression par rapport Ă  la prĂ©cĂ©dente Ă©dition du classement grĂące notamment aux rĂ©formes lancĂ©es dans le domaine du renforcement de l’Etat de droit et de la lutte contre la corruption.

    Le SĂ©nĂ©gal et le Burkina Faso ont aussi rĂ©alisĂ© de belles progressions du fait de l’amĂ©lioration de leurs performances dans les domaines de la libertĂ© personnelle et de la gouvernance.

    Classement des pays africains les plus prospÚres :

    1-Afrique du Sud

    2-Botswana

    3-Maroc

    4-Namibie

    5-Algérie

    6-Tunisie

    7-Sénégal

    8-Rwanda

    9-Ghana

    10- Burkina Faso

    11-Kenya

    12-Bénin

    13-Egypte

    14-Mali

    15-Zambie

    16-Niger

    17-Ouganda

    18-Cameroun

    19-Tanzanie

    20-Cîte d’Ivoire

    21-Mozambique

    22-Djibouti

    23-Mauritanie

    24-Malawi

    25-Sierra Leone

    26-Nigeria

    27-Ethiopie

    28-République du Congo

    29-Zimbabwe

    30-Togo

    31-Guinée

    32-Liberia

    33-Angola

    34-Soudan

    35-RD Congo

    36-Burundi

    37-Tchad

    38-Centrafrique

    (Avec Agence Ecofin)

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    20/03/2016 – Classement des pays africains selon le Rapport mondial sur le bonheur : l’AlgĂ©rie en tĂȘte

    04/03/2016 – Classement des pays africains dans l’indice de la mondialisation 2016 Ă©tabli par l’ EPF-Zurich  

    08/12/2015 – Le classement de 74 villes africaines ayant le plus fort potentiel en matiĂšre de croissance inclusive  

    01/02/2016 – Classement des pays africains dans l’édition 2016 de l’indice de libertĂ© Ă©conomique

    18/12/2015 – La RD Congo gagne 11 rangs dans l’indice mondial de dĂ©veloppement humain

  • Afrophobie Ă  l’indienne: les diplomates africains montent au crĂ©neau

    Afrophobie Ă  l’indienne: les diplomates africains montent au crĂ©neau

    africains-Les diplomates africains à New Delhi se sont réunis suite à un éniÚme crime raciste perpétré contre un étudiant noir. Ils ont interpellé le gouvernement indien et menacent de recommander à leurs pays de ne pas envoyer de nouveaux étudiants en Inde tant que leur sécurité ne sera pas garantie.

    Les diplomates africains en Inde avaient menacĂ© de ne pas participer ce jeudi 26 mai, aux cĂ©lĂ©brations de l’Africa Day qui sont organisĂ©es par le conseil indien pour les relations culturelles. Finalement, ils ont maintenu leur participation. « Une participation somme toute reprĂ©sentative pour ne pas embarrasser le gouvernement indien », selon Aziz Loum, conseiller politique Ă  l’ambassade du SĂ©nĂ©gal.

    L’explication de ce boycott Ă©vitĂ© de justesse se trouve dans le communiquĂ© publiĂ© par le collectif des ambassadeurs africains en poste Ă  New Delhi : « C’est parce que nous sommes encore endeuillĂ©s par le meurtre tragique du jeune ressortissant congolais dans les rues de New Delhi la semaine derniĂšre ». « Nous avions d’ailleurs demandĂ© au gouvernement indien de reporter les festivitĂ©s de la journĂ©e africaine », ajoute Alem Tsehage Wodemariam, ambassadeur de l’ErythrĂ©e et doyen des chefs de missions africains en poste dans la capitale indienne.

    Que New Delhi ait choisi de ne pas accĂ©der Ă  la demande des diplomates tĂ©moigne moins de l’insensibilitĂ© que de l’embarras grandissant du gouvernement indien confrontĂ© Ă  la multiplication des violences racistes dans les grandes mĂ©tropoles du pays.

    Le meurtre du jeune Congolais Olivier Masundo Kitanda survenu dans la nuit du vendredi 20 mai, est le dernier d’une sĂ©rie d’agressions contre les ressortissants africains en Inde depuis plusieurs mois. AgĂ© de 29 ans, le jeune homme, originaire de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC), enseignait le français dans une Ă©cole de langues Ă  New Delhi, tout en poursuivant des Ă©tudes en informatique.

    Vendredi soir, vers minuit, suite Ă  une dispute qui l’a opposĂ© Ă  trois Indiens qui voulaient monter dans la moto-taxi qu’il venait d’hĂ©ler pour rentrer chez lui dans le quartier sud de la capitale, Olivier Kitanda a Ă©tĂ© tuĂ© Ă  coups de pierres et de briques. Les vidĂ©os de surveillance ont filmĂ© l’agression et ont, depuis, permis d’arrĂȘter deux des trois agresseurs aux casiers judiciaires, semble-t-il, particuliĂšrement chargĂ©s.

    Racisme anti-africain

    Etait-ce une agression raciste ? Pour les policiers qui mĂšnent l’enquĂȘte, le meurtre du Congolais n’aurait aucune connotation raciale. Toutefois les attaques contre les ressortissants africains sont frĂ©quentes en Inde. Ils subissent rĂ©guliĂšrement des insultes ouvertement racistes qui dĂ©gĂ©nĂšrent rapidement en violences physiques. En janvier dernier, Ă  Bangalore – la « Silicon Valley » de l’Inde – une Ă©tudiante tanzanienne de 21 ans a Ă©tĂ© extirpĂ©e de sa voiture en mĂȘme temps que ses trois compagnons, par une foule en colĂšre suite Ă  un accident mortel impliquant un conducteur soudanais. La voiture de la jeune fille a Ă©tĂ© incendiĂ©e et celle-ci et ses amis ont Ă©tĂ© passĂ©s Ă  tabac. Les malheureux ont eu la vie sauve grĂące Ă  l’arrivĂ©e de la police.

    L’agression de trois Ă©tudiants africains dans une station du mĂ©tro de New Delhi. La foule en colĂšre avait pris d’assaut l’abri de police oĂč les Ă©tudiants pourchassĂ©s s’Ă©taient rĂ©fugiĂ©s.

    En 2014, trois jeunes Ă©tudiants gabonais et burkinabĂš ont failli ĂȘtre lynchĂ©s dans une station de mĂ©tro de New Delhi. Quelques mois avant, un ministre du gouvernement local a personnellement menĂ© une Ă©quipe de policiers en pleine nuit dans un quartier populaire de la capitale pour arrĂȘter des Ougandaises dĂ©noncĂ©es par leurs voisins comme Ă©tant des prostituĂ©es et des droguĂ©es.

    En 2013, la tĂ©lĂ©vision indienne a rapportĂ© l’histoire tragique de l’étudiant burundais Yannick Nihangaza, venu se perfectionner en informatique dans une universitĂ© du Punjab, au nord de l’Inde. Le jeune homme a passĂ© neuf mois dans le coma aprĂšs s’ĂȘtre fait fracasser la tĂȘte par une bande de voyous. Selon le rapport de la police que le pĂšre de la victime a pu consulter, l’attaque Ă©tait de nature raciste. Le jeune homme est depuis sorti du coma mais ne pourra plus jamais mener une vie normale.

    « Cette fois, la coupe est pleine, s’exclame Kasongo Musenga, conseiller Ă  l’ambassade de la RDC en Inde. Ce pays est une destination prisĂ©e de nos Ă©tudiants. Or depuis quelques mois, pas une semaine ne passe sans qu’on reçoive des demandes d’aide de la part de nos jeunes, se plaignant d’harcĂšlements et de violences qu’ils subissent quotidiennement. Souvent, ils ont besoin d’aide pour trouver des logements parce que les propriĂ©taires refusent de leur louer des chambres. Mon ambassade pouvait difficilement laisser passer le meurtre d’Olivier sans rĂ©agir.»

    En effet, exaspĂ©rĂ© par le peu d’empressement tĂ©moignĂ© par les autoritĂ©s indiennes pour engager des poursuites judiciaires sĂ©rieuses contre les auteurs d’agressions racistes, le collectif des chefs de missions africains s’est rĂ©uni aprĂšs le meurtre de l’étudiant congolais pour rĂ©flĂ©chir Ă  un mode de protestation adaptĂ©. D’aprĂšs leur communiquĂ© de presse, les ambassadeurs africains envisagent de demander Ă  leurs gouvernements de ne pas envoyer de nouveaux Ă©tudiants en Inde tant que leur sĂ©curitĂ© ne sera pas garantie. « Nos diplomates ont Ă©galement demandĂ© Ă  rencontrer la ministre des Affaires Ă©trangĂšres pour lui rappeler la nĂ©cessitĂ© de mettre au point rapidement des programmes Ă©ducatifs pour lutter contre les stĂ©rĂ©otypes et le racisme qui brouillent la vision qu’a le grand public indien de l’Afrique », a confiĂ© Kasungo Musenga.

    Alem Tsehage Woldemariam est l’ambassadeur d’ErythrĂ©e en Inde et doyen des ambassadeurs africians en poste Ă  New Delhi. © DR

    Ces interpellations par les diplomates africains gĂȘnent les autoritĂ©s indiennes dont l’embarras n’a d’égal que l’ampleur de leurs ambitions Ă©conomiques africaines. Les enjeux sont en effet considĂ©rables pour l’Inde qui a rĂ©uni en octobre dernier, Ă  New Delhi, les chefs d’Etat et de gouvernement des 54 Etats africains dans le cadre du troisiĂšme sommet Inde-Afrique. L’objectif Ă©tait de donner une nouvelle impulsion Ă  leur coopĂ©ration Ă©conomique et commerciale. Economie Ă©mergente, l’Inde a besoin de l’Afrique pour assurer les besoins de son industrie en ressources naturelles et en Ă©nergie.

    Les entreprises indiennes convoitent aussi les marchĂ©s africains en pleine expansion, oĂč elles sont en compĂ©tition avec leurs homologues chinois et occidentaux implantĂ©s sur le continent depuis plus longtemps. Pour rattraper son retard, l’Inde a proposĂ© aux pays africains un partenariat « gagnant-gagnant » basĂ© sur les transferts de technologies et de savoir-faire. New Delhi a aussi annoncĂ© Ă  l’occasion du sommet d’octobre dernier le doublement des bourses accordĂ©es aux Ă©tudiants africains dĂ©sireux de venir Ă©tudier en Inde.

    Rappelons que les universitĂ©s indiennes ont une longue tradition d’accueil d’étudiants africains. L’universitĂ© Barakhatulla dans l’Etat indien du Madhya Pradesh a attribuĂ© l’annĂ©e derniĂšre un doctorat honoris causa au prĂ©sident somalien Hassan Sheikh Mohamund dans le cadre d’une cĂ©rĂ©monie Ă©mouvante pendant laquelle le Somalien est revenu sur ses annĂ©es d’études en Inde, il y a presque trois dĂ©cennies.

    Plus de bourses, mais aussi le coĂ»t peu onĂ©reux des Ă©tudes dans les institutions supĂ©rieures indiennes, privĂ©es ou publiques, attirent aujourd’hui de plus en plus de jeunes africains dans les campus universitaires Ă  travers le sous-continent. Certains avancent qu’ils seraient au nombre de 30 000, alors qu’ils n’étaient qu’une petite poignĂ©e dans les annĂ©es 1990. Or avec le grand public indien nourri de stĂ©rĂ©otypes coloniaux sur l’Afrique et les Africains, la cohabitation Africains-Indiens s’est rĂ©vĂ©lĂ©e conflictuelle, conduisant Ă  des agressions racistes qui font dĂ©sormais la Une de la presse internationale.

    OpĂ©ration de com’

    L’indignation suscitĂ©e dans le milieu diplomatique par le meurtre de l’étudiant congolais de New Delhi a poussĂ© cette fois les autoritĂ©s indiennes Ă  rĂ©agir. Craignant que ces violences ne compromettent la bonne image de partenaire Ă©conomique viable dont jouit l’Inde sur le continent africain, le porte-parole du ministĂšre indien des Affaires Ă©trangĂšres a condamnĂ© le meurtre, sans pour autant le qualifier de « raciste ».

    La ministre Sushma Swaraj elle-mĂȘme a expĂ©diĂ© un tweet annonçant le lancement d’un programme de sensibilisation pour rappeler aux Indiens que ces agressions contre les Ă©trangers « embarrassent » le pays. Ces timides prises de position suffiront-elles pour mettre fin aux violences ? On peut en douter car, comme l’a Ă©crit la presse indienne, les propos de la ministre sonnent plus comme une banale opĂ©ration de communication plutĂŽt que comme une vĂ©ritable condamnation de la montĂ©e du racisme anti-africain, alors que la situation exige un geste exceptionnel de la part des responsables au sommet de l’Etat.

    « J’aimerais voir le Premier ministre en personne prendre la parole Ă  la tĂ©lĂ©, Ă©crivait un Ă©ditorialiste respectĂ© de Bangalore au lendemain de l’attaque raciste perpĂ©trĂ©e contre la Tanzanienne en fĂ©vrier dernier, et exprimer en sa qualitĂ© de haut reprĂ©sentant de l’Etat sa repentance pour cette agression raciste. Il devrait inviter la jeune femme Ă  New Delhi pour se faire photographier avec elle, en train de lui offrir de vive voix la repentance de la nation tout entiĂšre. »

    Et Tunku Varadarajan d’ajouter : « Il enverra ainsi un message clair Ă  l’Afrique et aux Africains – et par lĂ  mĂȘme Ă  tous les Indiens – qu’un grand pays comme le nĂŽtre ne peut tolĂ©rer le racisme. » Pour calmer l’inquiĂ©tude des diplomates africains en colĂšre, c’est sans doute ce qu’il conviendrait de faire lorsque les parents du jeune Congolais assassinĂ© seront prochainement Ă  New Delhi pour ramener chez eux le corps de leur fils disparu.

    rfi