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  • Afrophobie à l’indienne: les diplomates africains montent au créneau

    Afrophobie à l’indienne: les diplomates africains montent au créneau

    africains-Les diplomates africains à New Delhi se sont réunis suite à un énième crime raciste perpétré contre un étudiant noir. Ils ont interpellé le gouvernement indien et menacent de recommander à leurs pays de ne pas envoyer de nouveaux étudiants en Inde tant que leur sécurité ne sera pas garantie.

    Les diplomates africains en Inde avaient menacé de ne pas participer ce jeudi 26 mai, aux célébrations de l’Africa Day qui sont organisées par le conseil indien pour les relations culturelles. Finalement, ils ont maintenu leur participation. « Une participation somme toute représentative pour ne pas embarrasser le gouvernement indien », selon Aziz Loum, conseiller politique à l’ambassade du Sénégal.

    L’explication de ce boycott évité de justesse se trouve dans le communiqué publié par le collectif des ambassadeurs africains en poste à New Delhi : « C’est parce que nous sommes encore endeuillés par le meurtre tragique du jeune ressortissant congolais dans les rues de New Delhi la semaine dernière ». « Nous avions d’ailleurs demandé au gouvernement indien de reporter les festivités de la journée africaine », ajoute Alem Tsehage Wodemariam, ambassadeur de l’Erythrée et doyen des chefs de missions africains en poste dans la capitale indienne.

    Que New Delhi ait choisi de ne pas accéder à la demande des diplomates témoigne moins de l’insensibilité que de l’embarras grandissant du gouvernement indien confronté à la multiplication des violences racistes dans les grandes métropoles du pays.

    Le meurtre du jeune Congolais Olivier Masundo Kitanda survenu dans la nuit du vendredi 20 mai, est le dernier d’une série d’agressions contre les ressortissants africains en Inde depuis plusieurs mois. Agé de 29 ans, le jeune homme, originaire de la République démocratique du Congo (RDC), enseignait le français dans une école de langues à New Delhi, tout en poursuivant des études en informatique.

    Vendredi soir, vers minuit, suite à une dispute qui l’a opposé à trois Indiens qui voulaient monter dans la moto-taxi qu’il venait d’héler pour rentrer chez lui dans le quartier sud de la capitale, Olivier Kitanda a été tué à coups de pierres et de briques. Les vidéos de surveillance ont filmé l’agression et ont, depuis, permis d’arrêter deux des trois agresseurs aux casiers judiciaires, semble-t-il, particulièrement chargés.

    Racisme anti-africain

    Etait-ce une agression raciste ? Pour les policiers qui mènent l’enquête, le meurtre du Congolais n’aurait aucune connotation raciale. Toutefois les attaques contre les ressortissants africains sont fréquentes en Inde. Ils subissent régulièrement des insultes ouvertement racistes qui dégénèrent rapidement en violences physiques. En janvier dernier, à Bangalore – la « Silicon Valley » de l’Inde – une étudiante tanzanienne de 21 ans a été extirpée de sa voiture en même temps que ses trois compagnons, par une foule en colère suite à un accident mortel impliquant un conducteur soudanais. La voiture de la jeune fille a été incendiée et celle-ci et ses amis ont été passés à tabac. Les malheureux ont eu la vie sauve grâce à l’arrivée de la police.

    L’agression de trois étudiants africains dans une station du métro de New Delhi. La foule en colère avait pris d’assaut l’abri de police où les étudiants pourchassés s’étaient réfugiés.

    En 2014, trois jeunes étudiants gabonais et burkinabè ont failli être lynchés dans une station de métro de New Delhi. Quelques mois avant, un ministre du gouvernement local a personnellement mené une équipe de policiers en pleine nuit dans un quartier populaire de la capitale pour arrêter des Ougandaises dénoncées par leurs voisins comme étant des prostituées et des droguées.

    En 2013, la télévision indienne a rapporté l’histoire tragique de l’étudiant burundais Yannick Nihangaza, venu se perfectionner en informatique dans une université du Punjab, au nord de l’Inde. Le jeune homme a passé neuf mois dans le coma après s’être fait fracasser la tête par une bande de voyous. Selon le rapport de la police que le père de la victime a pu consulter, l’attaque était de nature raciste. Le jeune homme est depuis sorti du coma mais ne pourra plus jamais mener une vie normale.

    « Cette fois, la coupe est pleine, s’exclame Kasongo Musenga, conseiller à l’ambassade de la RDC en Inde. Ce pays est une destination prisée de nos étudiants. Or depuis quelques mois, pas une semaine ne passe sans qu’on reçoive des demandes d’aide de la part de nos jeunes, se plaignant d’harcèlements et de violences qu’ils subissent quotidiennement. Souvent, ils ont besoin d’aide pour trouver des logements parce que les propriétaires refusent de leur louer des chambres. Mon ambassade pouvait difficilement laisser passer le meurtre d’Olivier sans réagir

    En effet, exaspéré par le peu d’empressement témoigné par les autorités indiennes pour engager des poursuites judiciaires sérieuses contre les auteurs d’agressions racistes, le collectif des chefs de missions africains s’est réuni après le meurtre de l’étudiant congolais pour réfléchir à un mode de protestation adapté. D’après leur communiqué de presse, les ambassadeurs africains envisagent de demander à leurs gouvernements de ne pas envoyer de nouveaux étudiants en Inde tant que leur sécurité ne sera pas garantie. « Nos diplomates ont également demandé à rencontrer la ministre des Affaires étrangères pour lui rappeler la nécessité de mettre au point rapidement des programmes éducatifs pour lutter contre les stéréotypes et le racisme qui brouillent la vision qu’a le grand public indien de l’Afrique », a confié Kasungo Musenga.

    Alem Tsehage Woldemariam est l’ambassadeur d’Erythrée en Inde et doyen des ambassadeurs africians en poste à New Delhi. © DR

    Ces interpellations par les diplomates africains gênent les autorités indiennes dont l’embarras n’a d’égal que l’ampleur de leurs ambitions économiques africaines. Les enjeux sont en effet considérables pour l’Inde qui a réuni en octobre dernier, à New Delhi, les chefs d’Etat et de gouvernement des 54 Etats africains dans le cadre du troisième sommet Inde-Afrique. L’objectif était de donner une nouvelle impulsion à leur coopération économique et commerciale. Economie émergente, l’Inde a besoin de l’Afrique pour assurer les besoins de son industrie en ressources naturelles et en énergie.

    Les entreprises indiennes convoitent aussi les marchés africains en pleine expansion, où elles sont en compétition avec leurs homologues chinois et occidentaux implantés sur le continent depuis plus longtemps. Pour rattraper son retard, l’Inde a proposé aux pays africains un partenariat « gagnant-gagnant » basé sur les transferts de technologies et de savoir-faire. New Delhi a aussi annoncé à l’occasion du sommet d’octobre dernier le doublement des bourses accordées aux étudiants africains désireux de venir étudier en Inde.

    Rappelons que les universités indiennes ont une longue tradition d’accueil d’étudiants africains. L’université Barakhatulla dans l’Etat indien du Madhya Pradesh a attribué l’année dernière un doctorat honoris causa au président somalien Hassan Sheikh Mohamund dans le cadre d’une cérémonie émouvante pendant laquelle le Somalien est revenu sur ses années d’études en Inde, il y a presque trois décennies.

    Plus de bourses, mais aussi le coût peu onéreux des études dans les institutions supérieures indiennes, privées ou publiques, attirent aujourd’hui de plus en plus de jeunes africains dans les campus universitaires à travers le sous-continent. Certains avancent qu’ils seraient au nombre de 30 000, alors qu’ils n’étaient qu’une petite poignée dans les années 1990. Or avec le grand public indien nourri de stéréotypes coloniaux sur l’Afrique et les Africains, la cohabitation Africains-Indiens s’est révélée conflictuelle, conduisant à des agressions racistes qui font désormais la Une de la presse internationale.

    Opération de com’

    L’indignation suscitée dans le milieu diplomatique par le meurtre de l’étudiant congolais de New Delhi a poussé cette fois les autorités indiennes à réagir. Craignant que ces violences ne compromettent la bonne image de partenaire économique viable dont jouit l’Inde sur le continent africain, le porte-parole du ministère indien des Affaires étrangères a condamné le meurtre, sans pour autant le qualifier de « raciste ».

    La ministre Sushma Swaraj elle-même a expédié un tweet annonçant le lancement d’un programme de sensibilisation pour rappeler aux Indiens que ces agressions contre les étrangers « embarrassent » le pays. Ces timides prises de position suffiront-elles pour mettre fin aux violences ? On peut en douter car, comme l’a écrit la presse indienne, les propos de la ministre sonnent plus comme une banale opération de communication plutôt que comme une véritable condamnation de la montée du racisme anti-africain, alors que la situation exige un geste exceptionnel de la part des responsables au sommet de l’Etat.

    « J’aimerais voir le Premier ministre en personne prendre la parole à la télé, écrivait un éditorialiste respecté de Bangalore au lendemain de l’attaque raciste perpétrée contre la Tanzanienne en février dernier, et exprimer en sa qualité de haut représentant de l’Etat sa repentance pour cette agression raciste. Il devrait inviter la jeune femme à New Delhi pour se faire photographier avec elle, en train de lui offrir de vive voix la repentance de la nation tout entière. »

    Et Tunku Varadarajan d’ajouter : « Il enverra ainsi un message clair à l’Afrique et aux Africains – et par là même à tous les Indiens – qu’un grand pays comme le nôtre ne peut tolérer le racisme. » Pour calmer l’inquiétude des diplomates africains en colère, c’est sans doute ce qu’il conviendrait de faire lorsque les parents du jeune Congolais assassiné seront prochainement à New Delhi pour ramener chez eux le corps de leur fils disparu.

    rfi

  • Les vieux démons de la dette ressurgissent en Afrique

    Les vieux démons de la dette ressurgissent en Afrique

    dollars-L’effondrement brutal des cours des matières premières et le recours grandissant aux émissions obligataires ont fait ressurgir ces dernières années le spectre de la dette en Afrique, qui semblait éloigné depuis les mesures d’allègement des années 2000, s’inquiètent différents observateurs.

    “Il s’agit clairement d’une source de préoccupation. Les gens ne l’ont pas vu venir”, explique à l’AFP Julien Marcilly, chef économiste de l’assureur-crédit Coface.

    “Nous devons faire en sorte de ne pas retomber dans le piège de la dette”, a lancé la semaine dernière à Abidjan devant un parterre de dirigeants le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina.

    Cette dégradation est d’autant plus inattendue que la dette de 30 pays africains avait été allégée massivement de 2000 à 2014 dans le cadre d’une initiative Pays pauvres très endettés (PPTE), ramenant selon une étude du Trésor français leur dette publique extérieure en moyenne de 119% du PIB à 33%, en contrepartie de réformes d’inspiration libérale.

    Libérés sous conditions d’une bonne partie de ce fardeau, chaque Etat a disposé d’une marge de manoeuvre budgétaire plus large qui lui a permis d’accélérer la croissance déjà dopée par le bond des cours des matières premières.

    Les pays africains ont bénéficié “de conditions de financement inhabituellement favorables”, a récemment rappelé Standard and Poor’s.

    Du coup, ils ont recommencé à s’endetter. Mais cette fois largement auprès des marchés. Les créanciers ne sont donc pas forcément des pays qui peuvent effacer une ardoise d’un trait de plume.

    Il s’agit de créanciers privés qui peuvent avoir la dent dure, comme l’a illustré l’interminable feuilleton des créanciers de l’Argentine qui ont bataillé en justice pendant des années jusqu’à obtenir gain de cause. La Chine est également un acteur important.

    Quelques pays sont tombés dans les travers d’antan, “se ré-endettent à un rythme très soutenu”, a souligné le Trésor, signalant que 13 des 30 pays du PPTE “ont vu leur dette croître de plus de 10 points de PIB dans les cinq dernières années”.

    Le Congo Brazzaville avec 25 points figure en tête de liste, suivi par le Niger (+23) et le Malawi (+19).

    Un pays comme le Ghana, par exemple, s’est vu contraint il y a un an à demander un prêt d’environ un milliard de dollars au FMI en contrepartie de réformes “douloureuses”, “parvenant à réduire le déficit, mais sans empêcher que le poids de la dette continue d’augmenter”, affirme M. Marcilly.

     

    – Les nuages s’amoncellent –

     

    Les nuages s’amoncellent pour les économies émergentes: outre la chute des prix des matières premières, elles font face au ralentissement de leurs économies et aussi à la chute de leurs monnaies.

    “La dépréciation des monnaies locales a gonflé la dette en devise étrangère dans de nombreux pays”, souligne S&P.

    Malgré cela, les pays africains restent moins endettés que nombre de pays riches. “La dette publique totale de l’Afrique atteignait 38% du PIB continental en 2014 contre près de 111% pour les pays de l’OCDE”, rappelle le secrétaire exécutif de la Commission économique de l’ONU sur l’Afrique Carlos Lopes. Mais “le mal a été de ne pas tenir compte de la volatilité des taux de change”.

    Pour les pays qui se sont financés sur les marchés internationaux, “la remontée attendue des taux d’intérêts et les risques de change liés à ces émissions, généralement libellés en devise” constitue un défi, constate le Trésor.

    “L’endettement va s’aggraver dans les pays ayant un faible niveau de discipline budgétaire et ceux qui empruntent excessivement”, prévient également M. Lopes, qui appelle chaque Etat “à renforcer ses capacités de gestion de la dette” et à “rendre compte de l’emploi des fonds empruntés”.

    Toutefois, il “n’y a pas lieu de craindre une nouvelle crise de surendettement à court terme pour la grande majorité des pays africains” qui avaient bénéficié de l’initiative TTPE, selon le Trésor français.

    Mais “un petit nombre d’entre eux a connu une période de ré-endettement très soutenu (…) et pourraient bientôt retrouver des niveaux d’endettement proches de ceux observés avant l’initiative”, prévient-il.

    Sept pays se trouvent en risque de “surendettement élevé” à fin 2015, selon lui: Burundi, Cameroun, Ghana, Mauritanie, République Centrafricaine, Sao Tome et Principe, et Tchad.

    Avec AFP

  • Faible affluence au Sénégal pour la réforme de la Constitution

    Faible affluence au Sénégal pour la réforme de la Constitution

    Le président sénégalais Macky Sall - AFP
    Le président sénégalais Macky Sall –
    AFP

    – Les Sénégalais se prononçaient dimanche par référendum sur des réformes constitutionnelles, dont la réduction du mandat du chef de l’Etat de sept à cinq ans, une consultation qui a pris des allures de vote pour ou contre le président Macky Sall.

    L’affluence était faible dans la matinée après l’ouverture à 08H00 (locales et GMT) des bureaux de vote, qui devaient fermer à 18H00, les premiers résultats officiels étant attendus lundi au plus tôt.

    La campagne express d’une semaine a été émaillée d’accusations de corruption, de trafic d’influence, de désinformation et même de violences, dans un pays réputé pour sa stabilité et présenté comme une démocratie modèle en Afrique, au point que plus de 3.000 policiers ont été appelés “en renfort pour sécuriser le vote”, selon le quotidien L’Obs.

    Le débat s’est cristallisé sur le retrait par M. Sall, sur avis du Conseil constitutionnel, de la disposition portant sur l’application du quinquennat au mandat en cours, signifiant qu’il irait donc jusqu’au bout de son septennat en 2019.

    Elu face à Abdoulaye Wade (2000-2012) qui briguait un troisième mandat en contournant la Constitution selon ses détracteurs, Macky Sall avait promis durant sa campagne le retour du quinquennat, avec effet immédiat.

    Plusieurs collectifs de l’opposition et de la société civile, dont “Y’en a marre”, un mouvement en pointe dans le combat contre un troisième mandat du président Wade, appellent à voter “Non”, reprochant à Macky Sall d’avoir manqué à sa parole et dénonçant son empressement à convoquer le référendum.

    Dans une école élémentaire de Mbao, en banlieue de Dakar, les rangs des électeurs étaient clairsemés, certains bureaux étant vides à l’ouverture du vote. Les seuls retards observés étaient dus à la mise en place du matériel électoral, a constaté un journaliste de l’AFP.

    La situation était similaire dans des bureaux de vote du quartier Castors de la capitale. “Les électeurs viennent au compte-gouttes”, expliquait un président de bureau de vote. “Ce n’est pas le même engouement que lors des présidentielles et des législatives”, a reconnu un représentant de la Commission électorale.

    – Présidentielle de 2019 à l’horizon –

    Jusqu’au dernier jour de campagne vendredi, le président Sall a sillonné le pays, rendant notamment visite aux chefs des confréries religieuses islamiques, très influentes dans ce pays majoritairement musulman.

    Le front du “Non” s’est élargi à des responsables de la majorité, dont des députés et des maires, notamment celui de Dakar, Khalifa Sall, considéré comme un potentiel candidat à la présidentielle de 2019.

    La controverse sur la durée du mandat a occulté les autres dispositions de la révision constitutionnelle en 15 points, qui porte également sur le renforcement des droits des citoyens et de l’opposition, ainsi que des pouvoirs législatif et judiciaire.

    La plupart des citoyens interrogés par les médias ont indiqué vouloir sanctionner positivement ou négativement le bilan du chef de l’Etat.

    Le camp présidentiel a accusé ses adversaires de se livrer à “de la confusion, de la désinformation et de l’intoxication”. La présidence a d’ailleurs publié sur son site internet un “vrai-faux du référendum” pour réfuter les rumeurs ou les affirmations de certains militants du “Non”.

    Il y est ainsi précisé que la révision constitutionnelle “ne permettra pas au président Macky Sall de faire un éventuel troisième mandat à partir de 2024” en jouant sur le passage du septennat au quinquennat, et qu’elle n’a pas pour objet d’encourager l’homosexualité, illégale au Sénégal.

    Le camp du “Oui” a également été accusé d’”achat de consciences” en distribuant de l’argent et du riz pendant la campagne, selon ses détracteurs, une pratique qualifiée par Khalifa Sall de “forme de violence” et de “viol de la conscience des citoyens”.

    Ces soupçons ont été alimentés par les déclarations d’un responsable du parti présidentiel, le député Moustapha Cissé Lô, selon lequel “l’argent va couler à flot”.

    Le chef de l’Etat “a transformé une promesse électorale en enjeu plébiscitaire”, en organisant une “présidentielle à candidature unique” lors de laquelle il faut répondre “oui ou non à Macky”, commentait l’hebdomadaire privé Nouvel Horizon.

    A travers ce référendum, il “cherche à se rassurer” en prévision des législatives prévues en 2017 et avant la présidentielle de 2019, selon des analystes.

    Avec AFP

  • L’Afrique: porte d’entrée et de transit du trafic de drogue

    L’Afrique: porte d’entrée et de transit du trafic de drogue

    liberia-drogue-france_0-L’organe international de contrôle des stupéfiants présente son rapport pour l’année 2015. Une donnée connue de longue date se confirme : l’Afrique est bel et bien une porte d’entrée, une zone de transit pour tous types de drogues qui sont ensuite acheminées vers les Etats-Unis, l’Europe et l’Asie. Fait nouveau, le continent devient aussi une zone de fabrication de drogues de synthèses.

    Avec notre correspondant à Dakar, Guillaume Thibault

    Cocaïne à l’Ouest, héroïne à l’Est, drogues de synthèse et marijuana partout. Le continent africain est toujours une porte d’entrée pour tous types de drogues. « Le trafic de cocaïne demeure une préoccupation majeure », pointe le rapport. La Guinée-Bissau, la Gambie ou encore le nord du Mali sont des zones d’arrivées et de transit connues, mais, signe que ce dossier est ultrasensible, aucun de ces pays n’est cité dans le rapport. Seul le Cap-Vert est présenté comme une plaque tournante du trafic de cocaïne, une demi-tonne a été saisie.

    Dans ce rapport, aucun lien n’est établi entre les cartels d’Amérique latine et les groupes jihadistes présents en Afrique de l’ouest. De plus, il ne donne aucun détail sur l’argent généré par ce trafic.

    Changement de méthode

    Les trafiquants d’Amérique latine ont changé de méthode. Moins de grosses cargaisons, c’est via des colis plus petits que la cocaïne est acheminée en Afrique, notamment de l’Ouest. La multiplication des vols commerciaux depuis le Brésil explique en partie cette augmentation : 120 kilos saisis à Lagos en 2014, 286 kilos à Lomé.

    Autre élément, la confirmation que l’Afrique, notamment de l’Est est une zone de transit de l’héroïne. Les saisies ont fortement augmenté en Tanzanie, au Kenya, en Egypte. Dans ce dernier pays, 260 kilos ont été saisis en 2013 et plus de 600 kilos en 2014.

    Dernier point qui inquiète, l’Afrique de l’Ouest, notamment au Nigeria, en Côte d’Ivoire et Guinée, est devenue une zone de fabrication de drogues de synthèse. Dix laboratoires ont été démantelés l’an dernier. Plus de 100 kilos de méthamphétamine en provenance du Mali ont été saisis au Sénégal.

    Pour fabriquer ces drogues, il faut des produits chimiques, par exemple de l’éphédrine. Des produits légaux et qui sont importés en toute légalité sur le continent africain. Pour le moment, les contrôles pour savoir quelle est la destination finale de ses produits sont insuffisants.

    Enfin, le continent africain reste une terre très fertile pour la production de marijuana. L’herbe pousse en effet partout et très bien. Malgré les efforts des autorités, le Maroc est considéré comme l’un des premiers producteurs de cannabis au monde. Et une production importante rime avec consommation. Au Maroc, l’usage de cannabis concerne 12,4 % des personnes âgés de 15 à 64 ans, un chiffre beaucoup plus élevé que le niveau mondial qui est de 3,9%.

    L’organe note qu’il y a une apparition de centres illicites de production et de transformation de drogues.
    Erik Van Der Veen
    RFI
  • Grandeur et déclin de Kwame Nkrumah, père du panafricanisme

    Grandeur et déclin de Kwame Nkrumah, père du panafricanisme

    Kwame Nkrumah 02_0-Il y a cinquante ans, le Ghanéen Kwame Nkrumah se faisait évincer de la présidence de son pays par des militaires. Artisan de l’indépendance du Ghana, le leader déchu était accusé d’avoir ruiné son pays. Tombé dans l’excès de la mégalomanie et le culte de la personnalité, l’homme n’en reste pas moins l’un des plus grands penseurs de l’unité africaine. Et si la radicalité de sa pensée panafricaniste, en avance sur son temps, était la véritable cause de sa chute ?

    Le 24 février 1966, Kwame Nkrumah, premier président de la République du Ghana, est renversé lors d’un coup d’Etat. L’armée ghanéenne a profité de l’absence de ce dernier, en visite officielle en Chine, pour s’emparer du pouvoir. Le Ghana devient ainsi le septième pays en Afrique noire à connaître le syndrome des coups d’Etat militaires depuis le début des indépendances.

    Le mécontentement contre le régime grondait depuis plusieurs années, comme en témoigne la multiplication des grèves et des manifestations à travers le pays pour protester contre la pratique de plus en plus mégalomaniaque et solitaire du pouvoir par le chef de l’Etat. A l’annonce du coup d’Etat, la population descend dans la rue pour faire la fête, allant jusqu’à traîner à terre la statue du président qui s’élevait devant le Parlement.

    Pour expliquer ce coup de force, les putschistes évoquent, pour leur part, la grave crise économique ghanéenne, une dette extérieure insupportable, l’épuisement des réserves nationales, les pénuries, le chômage, la dévaluation de la monnaie ainsi que la dérive totalitaire du Convention People’s party (CPP) du président déchu. Certains voient dans ce putsch la main de puissances occidentales pour lesquelles le rapprochement du leader ghanéen avec l’Union soviétique et la Chine, doublé de son engagement pour l’unité panafricaine et le nationalisme économique, le plaçait, de facto, dans le camp communiste. D’ailleurs, des documents du Département d’Etat américain, déclassifiés depuis, ont montré que le putsch avait été mené par, comme l’a écrit le sociologue et militant tiers-mondiste Jean Ziegler, « deux officiers subalternes, intimement liés à l’Intelligence Service britannique ».

    Toujours est-il que, déclaré persona non grata au Ghana par le Conseil de libération qui s’établit à la tête du gouvernement à Accra, Nkrumah ne remettra plus les pieds de son vivant dans son propre pays. Il trouve asile en Guinée où il restera jusqu’à la fin de ses jours, avant de mourir d’un cancer à Bucarest en 1972.

    Retour sur un mythe

    La population ghanéenne avait pourtant ovationné Kwame Nkrumah lorsque, en 1957, celui-ci avait arraché l’indépendance du pays aux colonisateurs britanniques, hissant le Ghana à la souveraineté internationale. Il était extrêmement populaire, jusqu’au moment où son mythe a commencé à s’effriter sous la pression de la réalité du pouvoir, transformant l’homme providentiel en un « dictateur » honni, alors même que sa pensée visionnaire sur l’intégration africaine commençait à s’enraciner dans les esprits à travers le continent, faisant de l’auteur de L’Afrique doit s’unir le symbole vivant du panafricanisme. C’est l’intellectuel kényan Ali Mazrui qui résume en une formule éloquente le paradoxe de Nkrumah : « Il est devenu simultanément un héros africain et un dictateur ghanéen ».

    Rien ne prédisposait toutefois cet homme éclairé, soucieux de faire de la politique un moyen de libérer son peuple et unir l’ensemble du continent africain, à finir sa carrière nationale dans la tyrannie et la déchéance. Né en 1909 dans une famille modeste dans un village du sud-ouest du Ghana qu’on appelait à l’époque la Côte d’Or, le jeune Kwame Nkrumah s’est élevé par la force de son intelligence et ses aspirations.

    Son premier cycle d’études terminé, Nkrumah part en 1935 pour les Etats-Unis où il fait des études d’économie et de sociologie à l’université noire Lincoln, en Pennsylvanie. Il y découvre, d’une part, les thèses socialistes (Marx, Lénine) et, d’autre part, les auteurs noirs américains, tels que Marcus Garvey et W.E.B. Du Bois, dont la pensée pan-négriste et panafricaniste alimentent sa propre prise de conscience de nationaliste africain. Diplômé en 1939, il publie son premier ouvrage Towards colonial freedom : c’est une analyse des ressorts du colonialisme occidental et en même temps sa dénonciation en tant qu’outil d’oppression et d’exploitation.

    Parallèlement, le jeune Kwame se lance dans le militantisme et rejoint l’association des étudiants africains des Etats-Unis et du Canada, dont il devient le président. C’est le militantisme estudiantin qui le conduit ensuite en Angleterre où il s’impose très vite comme un des hommes-clés du mouvement panafricain. A ce titre, il organise le 5e congrès panafricain qui se tient à Manchester en 1945.

    Son séjour en Angleterre est aussi l’occasion pour le jeune nationaliste panafricaniste de nouer des contacts avec la diaspora africaine, dont le Zambien Kenneth Kaunda, le Kenyan Jomo Kenyatta, le Zimbabwéen Joshua Nkomo ainsi que le Tanzanien Julius Nyerere qui sont encore étudiants, mais qui vont bientôt jouer des rôles de premier plan dans le mouvement anti-colonial dans leurs pays respectifs, avant de prendre – pour certains – les rênes du pouvoir, une fois l’indépendance acquise. Nkrumah lui-même ne tardera pas à rentrer dans son pays, où sa réputation de militant indépendantiste le précédé, faisant de son nom un synonyme de radicalisme aux yeux de l’administration coloniale de la Gold Coast.

    Kwame Nkrumah en 1960, après son élection à la présidence du Ghana. © Getty Images

    Dès son retour au pays natal en 1947, Nkrumah devient ainsi la bête noire des colonisateurs britanniques qui ne tarderont pas à le jeter en prison pour agitation politique, faisant de ce militant quadragénaire le héros de la population ghanéenne qui aspire à la liberté et à l’indépendance. C’est ainsi que naît le mythe de Nkrumah, symbole vivant du nationalisme africain éclairé qui choisit le chemin de la négociation plutôt que celui de la confrontation pour libérer son pays. Militant devenu leader du mouvement indépendantiste, Nkrumah crée son propre parti, le CPP, qui en 1952 remporte triomphalement les élections locales et entre dans le gouvernement colonial. Il participe, aux côtés des Britanniques, à la gestion politique du pays, jusqu’à l’avènement de l’indépendance 5 ans plus tard. Le 6 mars 1957, la Côte d’Or se libère du joug colonial sous le nom du Ghana, en hommage à l’ancien empire ashanti. Le Ghana est le premier Etat indépendant de l’Afrique après le Soudan en 1956. Nkrumah est son Premier ministre, puis président à partir de l’introduction de la nouvelle Constitution en 1960.

    Les années Nkrumah

    Arrivé au pouvoir, le Ghanéen n’abandonne pas pour autant ses idéaux panafricanistes et s’intéresse aux autres pays du continent plongés dans la lutte coloniale. « Le nationalisme africain ne se limite pas seulement à la Côte d’Or », affirme-t-il, rappelant lors des nombreuses réunions panafricanistes qu’il accueille dans son pays que la décolonisation nationale n’était pas la dernière étape du combat anticolonial, mais le point de départ de la lutte pour une Afrique réunie.

    Sous son égide, dans les années 1960, le Ghana est devenu le refuge très recherché des panafricanistes du monde entier, notamment celui des Africains-Américains dont les ouvrages avaient permis de structurer la pensée politique du futur président. Outre le célèbre Docteur W.B. Du Bois à qui il rend hommage en lui accordant la nationalité ghanéenne, Nkrumah accueille des militants et intellectuels reconnus pour leur contribution à la réflexion sur l’identité noire : la poétesse Maya Angelou, le militant Malcolm X, la communiste Vicki Holmes Garvin, l’essayiste Julius Mayfield pour ne citer que ceux-là.

    Parallèlement, joignant l’idéologie à l’action, le leader ghanéen propose dès 1958 une union fédérale à la Guinée, mise au ban de la communauté française pour avoir osé dire « non » à de Gaulle. En guise de soutien à son ami le président Sékou Touré, il lui consent un prêt de 25 millions de dollars lorsque la France coupe les ponts brutalement avec Conakry, suite à la déclaration d’indépendance de son ancienne colonie. En 1960, Nkrumah va encore plus loin, en inscrivant dans la Constitution du Ghana la possibilité d’un abandon de souveraineté au profit d’une fédération africaine, suivant ainsi dans les pas de Sékou Touré qui avait été le premier Africain à avoir envisagé une telle éventualité. En 1963, Nkrumah est l’un des pères fondateurs de l’Organisation de l’Union africaine (OUA). Son discours à la cérémonie de la signature du traité créant cette première entité panafricaine éblouit et fait peur à la fois.

    « Je fais partie de ceux qui pensent, explique Amzat Bokhari-Yabara, auteur d’une histoire exhaustive du panafricanisme (1), que c’est la radicalité de la vision panafricaniste de Nkrumah appelant à la création des Etats-Unis d’Afrique comme le seul rempart possible contre le néocolonialisme et la poursuite de l’exploitation du continent par les grandes puissances, qui était peut-être la véritable cause de la ruine de ce grand homme, en avance sur son temps. Aujourd’hui encore, près de cinquante ans après la disparition de Nkrumah, son idée de l’abandon de souveraineté au profit d’une Union africaine fait débat et divise les pays africains ».

    En pleine guerre froide, cette radicalité est perçue  par les ex-puissances coloniales comme une manoeuvre pour soumettre toute l’Afrique au communisme en l’arrachant à leurs influences. A cette inquiétude, il faut sans doute ajouter la pénurie et le mécontentement qui étaient réels à l’époque au Ghana, tout comme le culte de la personnalité paranoïaque dans lequel était tombé le président ghanéen dans les dernières années de son règne, justifiant aux yeux de ses adversaires, intérieurs comme extérieurs, le coup d’Etat du 24 février 1966.

    « Cinquante ans après le coup d’Etat, Nkrumah reste un grand Africain en raison de la portée visionnaire de son ambition panafricaine », affirme le checheur Bokhari-Yabaara. Sa réconciliation avec son pays natal est sans doute aussi à l’oeuvre. L’audience retrouvée de son parti le CPP que dirige aujourd’hui sa fille Samia Nkrumah, en est peut-être le signe. »

    RFI

  • ONU, UA, UE et OIF demandent la tenue des scrutins «à bonne date»

    ONU, UA, UE et OIF demandent la tenue des scrutins «à bonne date»

    African_Union-Les élections en RDC doivent avoir lieu « à bonne date ». Quatre organisations internationales le demandent dans un communiqué conjoint : l’Union Africaine, les Nations unies, l’Union européenne et l’Organisation internationale de la francophonie. Elles soutiennent la tenue d’un dialogue politique en vue de l’organisation de ces élections et appuient le travail du facilitateur Edem Kodjo.

    Les quatre organisations insistent sur l’importance cruciale de ces élections, qui doivent se tenir dans 9 mois. Le communiqué n’appelle pas ouvertement le respect des délais constitutionnels mais parle de l’importance de tenir ces scrutins « à bonne date » et fait référence au respect du cadre de la Constitution.

    Pas une remarque en revanche sur la restriction de l’espace politique et les violations des droits de l’homme alors que des observateurs estiment que cela menace déjà la crédibilité du processus électoral.

    Les quatre organisations exhortent par ailleurs les acteurs politiques congolais à apporter leur « entière coopération » à l’envoyé spécial de l’Union africaine Edem Kodjo. Un message à ceux qui dans l’opposition n’ont pas voulu le rencontrer, comme la Dynamique de l’opposition ou le G7. Un message aussi à l’opposant Etienne Tshisekedi et son parti l’UDPS qui après avoir rencontré Edem Kodjo ont refusé le dialogue tel que convoqué par Joseph Kabila.

    Comme pour rassurer tous ces interlocuteurs, les organisations citent la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, qui prône dans son article 5 le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance.

    RFI

  • Vidéo- Afrique: les chefs d’Etats qui ne s’accrochent pas au pouvoir

    Vidéo- Afrique: les chefs d’Etats qui ne s’accrochent pas au pouvoir

    ‘Afrique fait souvent parler d’elle pour ses chefs d’Etats qui refusent de quitter le pouvoir et modifient la Constitution pour conserver leur siège. Pourtant, de nombreux pays donnent l’exemple contraire avec des dirigeants qui cèdent le pouvoir au terme d’élections démocratiques et respectent la limitation des mandats. Découvrez les dans notre poster vidéo.

    RFI

  • Quelle durée de mandat pour les présidents africains actuels ?

    Quelle durée de mandat pour les présidents africains actuels ?

    AFRIQUE- NATIONALITE-Quelle longévité politique pour les présidents africains actuels ?

    Le continent compte quelques-uns des plus anciens chefs d’Etat du monde.

    Teodoro Obiang Nguema Mbasogo et José Eduardo dos Santo sont au pouvoir depuis plus de 30 ans.

    Mais l’Afrique est en perpétuel renouveau. Sur le continent, 25 présidents sont restés à la tête de l’Etat pour un mandat de cinq ans ou moins. Et une douzaine de chefs d’Etat ont été nouvellement élus ces deux dernières années.

    Avec notre carte interactive, découvrez combien de temps chaque président a gardé le pouvoir.

    Longévité politique

    Utilisez votre souris pour en savoir plus !

    Première année de mandat
    Pays
    1979 Guinée équatoriale – Teodoro Obiang Nguema Mbasogo
    1979 Angola – José Eduardo dos Santos
    1982 Cameroun – Paul Biya
    1979 – 92 1997 Congo – Denis Sassou Nguesso
    1986Ouganda – Yoweri Museveni
    1987 Zimbabwe – Robert Mugabe
    1989Soudan – Omar el-Béchir
    1990Tchad – Idriss Déby Itno
    1991Erythrée – Issayas Afewerki
    1994 Gambie – Yahya Jammeh
    1975 – 91 2011 São Tomé and Príncipe – Manuel Pinto da Costa
    1999 Djibouti – Ismaïl Omar Guelleh
    1999 Algérie – Abdelaziz Bouteflika
    2000 Rwanda – Paul Kagame
    2001 RDC – Joseph Kabila
    2004 Seychelles – James Michel
    2005 Togo – Faure Gnassingbé
    2005 Burundi – Pierre Nkurunziza
    2006 Liberia – Ellen Johnson Sirleaf
    2006 Bénin – Thomas Boni Yayi
    2007 Sierra Leone – Ernest Bai Koroma
    2008 Botswana – Ian Khama
    2009 Afrique du Sud – Jacob Zuma
    2009 Mauritanie – Mohamed Ould Abdel Aziz
    2009 Gabon – Ali Bongo Ondimba
    2010 Côte d’Ivoire – Alassane Ouattara

    2010 Guinée – Alpha Condé

    2011 Niger – Mahamadou Issoufou

    2011 Comores – Ikililou Dhoinine

    2011 Soudan du Sud – Salva Kiir Mayardit

    2011 CapeVert – Jorge Carlos Fonseca

     2015 Nigeria – Muhammadu Buhari

    2012 Sénégal – Macky Sall

    2012 Ghana – John Dramani Mahama

    2012 Somalie – Hassan Cheikh Mohamoud

    2013 Kenya – Uhuru Kenyatta

    2013 Mali – Ibrahim Boubacar Keïta

    2013 Ethiopie – Mulatu Teshome

    2014 Centrafrique – Catherine Samba-Panza

    2014 Madagascar – Hery Rajaonarimampianina

    2014 Malawi – Peter Mutharika

    2014 Egypte – Abdel Fattah al-Sissi

    2014 Guinée-Bissau – José Mário Vaz

    2014 Tunisie – Beji Caïd Essebsi

    2015 Mozambique – Filipe Nyusi

    2015 Zambie – Edgar Lungu

    2015 Namibie – Hage Geingob

    2015 Maurice – Ameenah Gurib-Fakim

    2015 Tanzanie – John Magufuli

    2015 Burkina Faso – Roch Marc Christian Kaboré

    (voa)

  • Calendrier Chan 2016

    Calendrier Chan 2016

    chan-2016--L’heure indiquée pour les matchs est celle de Kinshasa (GMT+1)

    Finale

    Dim, 07/02 RDC 17:30 Mali

    Petite finale

    Dim, 07/02 Guinée 15:00 Côte d’Ivoire

    Demi-finales

    Mer, 03/01 RDC 1-1 (5-4, t.a.b) Guinée
    Jeu, 04/01 Mali 1-0 Côte d’Ivoire

    Quart des finales

    Sam, 30/01 Rwanda 1-2 RDC
    Cameroun 0-3 Côte d’Ivoire
    Dim, 31/01 Tunisie 1-2 Mali
    Zambie 0-0 (4-5, t.a.b) Guinée

     

    Phase de poule

    Sam, 16/01 Rwanda 1-0 Côte d’ivoire
    Gabon 0-0 Maroc
    Dim, 17/01 RDC 3-0 Ethiope
    Angola 0-1 Cameroun
    Lun, 18/01 Tunisie 2-2 Guinée
    Nigeria 4-1 Niger
    Mar, 19/01 Zimbabwe 0-1 Zambia
    Mali 2-2 Ouganda
    Mer, 20/01 Rwanda 2-1 Gabon
    Maroc 0-1 Côte d’Ivoire
    Jeu, 21/01 RDC 4-2 Angola
    Cameroun 0-0 Ethiopie
    Ven, 22/01 Tunisie 1-1 Nigéria
    Niger 2-2 Guinée
    Sam, 23/01 Zimbabwe 0-1 Mali
    Ouganda 0-1 Zambie
    Dim, 24/01 Maroc 4-1 Rwanda
    Côte d’Ivoire 4-1 Gabon
    Lun, 25/01 Cameroun 3-1 RDC
    Ethiopie 1-2 Angola
    Mar, 26/01 Niger 0-5 Tunisie
    Guinée 1-0 Nigéria
    Mer, 27/01 Ouganda 0-0 Zimbabwe
    Zambie 1-1 Mali

     

  • CHAN RWANDA 2016: DERNIÈRES NOUVELLES

    CHAN RWANDA 2016: DERNIÈRES NOUVELLES

    chan-2016--Les primes de qualification des A prime payées.
    Les 23 joueurs de l’équipe nationale A’ sont passé a la caisse ce mardi matin 26/01/2016. Toutes les primes ont été payé. Selons le capitaine Hugo Nyame, “nous sommes content parce qu’ils ont tout donné comme prevu, et nous nous concentrons deja pour le prochain match contre la Cote d’Ivoire.”

     

    Rwanda – RD Congo et Cameroun – Côte d’Ivoire en quarts de finale

    Les deux premiers quarts de finale sont connus. Le Rwanda recevra la RD Congo samedi 30 janvier au stade Amahoro à Kigali ; en deuxième heure le Cameroun et la Côte d’Ivoire s’affronteront au stade d’Huye. La question du jour était de savoir qui de la Côte d’Ivoire ou de l’Ethiopie rejoindrait le trio des trois qualifiés. Le Cameroun avait l’avantage sur son rival de pouvoir se contenter du point d’un match nul.

    Le Cameroun a fait mieux. Il a remporté sa deuxième victoire dans le groupe B en l’emportant par 3 buts à 1 face aux Léopards et terminé en tête du groupe.
    A l’évidence les Camerounais avaient bien en tête les données du problème. La consigne de Martin Ndtoungou Mpilé était simple : « les gars on gagne ». Florent Ibenge était dans une toute autre disposition. Il n’avait gardé qu’un joueur de champ ayant disputé l’intégralité des deux matches précédents, le milieu de terrain du TP Mazembe, Merveille Bope. La partie se déroula comme on l’avait imaginée. Les Camerounais prenaient d’entrée l’initiative du jeu, tandis que les Congolais se contentaient de voir venir, tranquilles.  A tour de rôle, les Samuel Nlend, Nicolas Ngamaleu, Yazid Atouba et Anthony Mfede se déployaient sur la ligne d’attaque, cherchant l’ouverture devant le gardien Ley Matampi qui, par certains de ses gestes n’est pas sans rappeler son légendaire prédécesseur, Robert Kidiaba, mais cela ne passait pas. D’une part parce que Matampi réalisait un sans-faute, d’autre part parce que les Camerounais, plus lionceaux que Lions, se montraient souvent maladroits dans la réalisation et dans la finition. Jusqu’à la 40e minute lorsque à la réception d’un centre parfait de Ngamaleu, Atouba reprenait de pleine volée l’offrande pour la catapulter dans les filets congolais. 1-0 à la mi-temps. Le Cameroun avait fait un pas supplémentaire en direction des quarts de finale.

    On venait à peine de reprendre que le jeu qu’au terme d’un une-deux en trois temps magnifique avec, au départ de l’action Christian Ngudikama, Jean-Marc Mundele égalisait (47’). Les camarades de Guy Lusadisu reprenaient l’avantage peu après. Un centre de Jonathan Ngwem impeccable pour Ngamaleu et direct dans les filets (51’). On faillit assister à la réplique parfaite de l’action – débordement sur le côté droit, centre ajusté dans la surface au deuxième poteau, avec les mêmes joueurs, mais cette fois le ballon passa au-dessus de la transversale (62’).

    Quelques instants plus tard, les Camerounais ajoutaient un troisième but par Nlend après une série d’erreurs défensives congolaises.

    Un match plaisant car une fois encore dans ce groupe B, le plus prolifique pour le moment, on avait assisté à des buts, les quatre de Cameroun – RD Congo, et les trois d’Angola – Ethiopie (2-1). Une partie qui avait attiré les entraîneurs du Rwanda et de la Côte d’Ivoire, avides de connaître leurs futurs adversaires dont ils ignoraient le nom. Il y avait également le toujours jeune Monsieur Roger Milla, très attentif au jeu de ses « successeurs ». Le Cameroun avait logiquement gagné. Question : et si Florent Ibenge n’était pas malheureux de rencontrer le Rwanda plutôt que la Côte d’Ivoire ? Une chose est sûre un Cameroun – Côte d’Ivoire fait déjà saliver le football africain.

    Retro: Comment départager les équipes en cas d’égalité de points 
    En cas d’égalité de points entre deux équipes
    (Article 74-1 du règlement du CHAN 2016)

    En cas d’égalité de points entre deux équipes, au terme des matches de groupe, les équipes seront départagées selon les critères suivants dans l’ordre indiqué ci-dessous :

    – Le plus grand nombre de points obtenus lors de la rencontre entre les deux équipes concernées ;

    – La différence de buts sur l’ensemble des parties disputées dans le groupe ;

    – Le plus grand nombre de buts marqués sur l’ensemble des matches de groupe ;

    – Un tirage au sort effectué par la Commission d’Organisation.

    En cas d’égalité de points entre plus de deux équipes

    (Article 74-2 du règlement du CHAN 2016)

    En cas d’égalité de points entre plus de deux équipes à l’issue des matches de groupe, les équipes seront départagées selon les critères suivants dans l’ordre indiqué ci-dessous :

    74.2.1 Le plus grand nombre de points obtenus dans les rencontres entres les équipes concernées ;

    74.2.2 La meilleure différence de buts dans les rencontres entres les équipes concernées ;

    74.2.3 Le plus grand nombre de buts marqués dans les rencontres entres les équipes concernées ;

    74.2.4 Si, après avoir appliqué les critères 74.2.1 à 74.2.3, deux équipes sont encore à égalité, les critères de 74.2.1 à 74.2.3 sont à nouveau appliqués aux matches disputés entre les deux équipes en question pour déterminer le classement final des deux équipes.

    Si cette procédure ne permet pas de les départager, les critères de 74.2.5 à 74.2.7 sont appliqués dans l’ordre indiqué ;

    74.2.5 Meilleure différence de buts dans tous les matches du groupe ;

    74.2.6 Plus grand nombre de buts marqués dans tous les matches du groupe ;

    74.2.7 Un tirage au sort effectué par la Commission d’Organisation.

    Sport.be