Tag: Politique

  • Réactions au communiqué de l’ONU, UA, UE et OIF

    Réactions au communiqué de l’ONU, UA, UE et OIF

    OIF-Après le premier communiqué conjoint des Nations unies, de l’Union africaine, l’UE et l’organisation de la francophonie pour appeler à des élections en RDC «dans les conditions requises de paix, de transparence de régularité, et à bonne date», voici les premières réactions du côté du pouvoir et de l’opposition.

    ►Le point de vue d’Henri Mova du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD)

    « En tant que patriote je suis ahuri de voir des opérateurs politiques congolais attendre que l’extérieur leur dise : c’est bon, voici le chemin, explique pour sa part à RFI Henri Mova, secrétaire général du parti présidentiel, le PPRD. Lorsqu’il y a des problèmes dans une Nation, on se met autour d’une table, on en discute et on trouve des solutions responsables. Et je pense que c’est lié aussi à la tentative de l’opposition à faire une épreuve de force avec pouvoir, en faisant cette fameuse journée ‘pays mort’. Comme ça n’a pas tenu, je crois que les rapports de force sont clairs et donc la communauté internationale a compris que le chemin burkinabè ou libyen, c’est impossible au Congo ».

    RFI: Mais dans ce communiqué il y a également le fait que les élections doivent sepasser à date et dans le cadre de la Constitution. Donc ça veut dire pas de glissement du calendrier.

    Henri Mova : « Je ne pense pas qu’il y a eu un diktat de la part de la communauté internationale. A date, ça signifie quoi ? C’est vague ! Ils auraient pu avoir le courage de dire oui à un délai constitutionnel et ainsi de suite. On n’a pas à fixer des limites à un pays indépendant, à fixer des limites à des gens qui discutent de leur pays…»

    ►Le point de vue de Martin Fayulu, du mouvement Ecidé (Engagement pour la Citoyenneté et le Développement)

    La Dynamique de l’opposition et le G7 préparent un communiqué conjoint de réponse aux quatre organisations, mais le président de l’Ecidé, Martin Fayulu, qui est membre de la Dynamique, s’attendait à autre chose de la part de communauté internationale.

    « On aurait aimé que les quatre condamnent d’abord la répression, condamnent la violation systématique des droits de l’Homme. On aurait compris que les quatre ont pris la dimension du pouvoir kabiliste, qui veut museler tout : pas de place pour les libertés individuelles, pas de place pour les manifestations, pas de place pour des citoyens qui ne sont pas d’obédience kabiliste. Et le peuple congolais veut une seule chose, c’est la démocratie. Et pour avoir la démocratie il faut avoir les élections. Et pour avoir les élections il faut respecter la Constitution ».

    Pour rappel, les quatre organisations exhortent également les acteurs politiques congolais à apporter à Edem Kodjo, le facilitateur nommé par l’Union africaine pour suivre le dialogue convoqué par le président Kabila, leur entière collaboration alors que plusieurs plateformes comme la dynamique de l’opposition et le G7 refusent de le recevoir.

    RFI : que répondez-vous au fait qu’ils vous exhortent – vous, la dynamique et le G7 – à travailler avec Edem Kodjo et à aller au dialogue ?

    Martin Fayulu : Non, nous avons déjà donné la réponse pour Monsieur Edem Kodjo et je crois qu’on ne va pas revenir là-dessus. Et c’est vrai, nous voulons qu’on se comprenne avec la communauté internationale, mais que la communauté internationale nous comprenne aussi. Parce que ce que nous disons ici, ça vient du peuple !

    RFI : Donc ça veut dire que vous réitérez votre non au dialogue ?

    Martin Fayulu : Le dialogue de Monsieur Kabila… Nous avons déjà dit non et totalement non !

  • Dialogue sans l’UDPS de Tshisekedi : la Majorité y pense déjà

    Dialogue sans l’UDPS de Tshisekedi : la Majorité y pense déjà

    C’est dans ce contexte que la Majorité présidentielle (MP) a dépêche, depuis août 2015, ses cadres à Venise (Italie) et Ibiza (Espagne) pour des pré-dialogues avec les responsables du l’UDPS. Ces discutions n’ont été qu’un échec jusque-là dans la mesure où les deux parties n’ont jamais trouvé un compromis sur qui va convoquer ces pourparlers.
    Ni les missions exploratoires de l’Envoyé spécial du Secrétaire général des nations Unies, Saïd Djinnit, en décembre 2015, ni celles du facilitateur désigné du facilitateur désigné de l’Union africaine, Edem Kodjo, en janvier 2016, n’ont pu permettre un quelconque avancement.
    Les positions de l’UDPS sont restées les mêmes : la médiation doit revenir à la communauté internationale, l’ordre du jour doit comporter l’examen du contentieux électoral de 2011, la définition d’un nouveau cycle électoral de manière consensuelle, la révision du fichier électoral, la restructuration de la CENI, la recomposition de la Cour Constitutionnelle, le respect des délais constitutionnels pour les élections présidentielle et législatives nationales, le renforcement du mandat de la Monusco pour la sécurisation des élections, la mise sur pied d’un observatoire des élections pour la certification des résultats, etc.
    LA MP VEUT DIALOGUER SANS L’UDPS
    Face à l’intransigeance du principal parti de l’Opposition, s’achemine-t-on alors vers des concertations bis? En tout cas, des sources bien renseignées indiquent que la Majorité présidentielle a finalement levé l’option de participer au dialogue national politique inclusif sans l’UDPS d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba.
    Cette position a été prise lors de la dernière réunion des membres du bureau politique de la MP tenue le vendredi 12 février dernier à Kingakati en présence du président de la République et du premier ministre du gouvernement.
    Ce rétropédalage de la famille du chef de l’Etat s’expliquerait par la position de la fille ainée de l’opposition exprimée dernièrement à la suite de la rencontre du 4 février 2016 entre le facilitateur désigné de l’Union africaine, Edem Kodjo, et Etienne Tshisekedi à Bruxelles en Belgique.
    Plusieurs cadres de la MP dont le sénateur She Okitundu ont, par le passé, déclaré que le « dialogue national inclusif ne peut pas se tenir sans la participation de l’UDPS ». Ils considéraient que sans l’UDPS le dialogue ne serait ni crédible encore moins inclusif et surtout l’application de ses résolutions souffrirait de légitimité.
    Dans un communiqué du 4 février 2016 faisant le compte rendu de la réunion de Bruxelles entre Edem Kodjo et Etienne Tshisekedi, le Secrétaire national en charge des relations extérieures de l’UDPS, Félix Tshisekedi, a réaffirmé la position de son parti de ne pas participer à un dialogue convoqué par le Président Kabila. L’UDPS reste attachée à l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et tient au respect de la constitution et à l’alternance démocratique en fin 2016.
    Bien plus, Ya Tshitshi a même soutenu la «journée ville morte » décrétée le mardi 16 février 2016 par les parties de l’Opposition non favorables au dialogue dont la Dynamique de l’Opposition, le Front anti-dialogue, le G7 et plusieurs organisations de la société civile notamment l’Asadho, la Voix des Sans-voix.
    TIRER LES LEÇONS DES CONCERTATIONS NATIONALES
    Organiser le dialogue sans l’UDPS fait penser à la tenue des concertations nationales de 2013. Du 7 septembre au 5 octobre 2013, le président de la République, Joseph Kabila, avait organisé des Concertations nationales où la majorité des participants faisaient partie du camp présidentiel et auxquelles les principaux partis de l’opposition n’ont pas participé dont l’UDPS. Les quelques 679 résolutions arrêtées ce forum n’ont jamais été appliquées.
    En clair, ces concertations ont accouché d’une souris. Le renouveau de la RDC n’a jamais été amorcé. Les clivages politiques sont à leur paroxysme. Au point qu’aujourd’hui, la même MP tient mordicus au dialogue pour trouver un compromis en vue d’un «processus électoral apaisé».
    Faisant le compte rendu de la rencontre de Kingakati, le secrétaire général de la MP, Aubin Minaku, a annoncé l’imminence du dialogue. Il a indiqué que sa famille politique est prête à prendre part tant aux travaux du comité préparatoire du dialogue qu’au dialogue national lui-même.
    Par LP

     

  • Et si Bemba revenait…

    Et si Bemba revenait…

    Jean Pierre Bemba- President de du MLC
    Jean Pierre Bemba- President de du MLC

    -Et si le chairman recouvrait sa liberté ? Kinshasa retient son souffle. Et tous les yeux se tournent vers La Haye, où, le 21 mars, l’on connaîtra le verdict de la CPI dans l’affaire Jean-Pierre Bemba.

    Détenu et poursuivi depuis 2008, l’ancien vice-président de la RD Congo, arrivé deuxième à la présidentielle de 2006, saura enfin s’il est innocenté des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis en Centrafrique entre 2002 et 2003 par les hommes du Mouvement de libération du Congo (MLC), alors groupe rebelle, dont il assurait le commandement.

    S’il est reconnu coupable, la vie reprendra son cours. Mais s’il est acquitté – « hypothèse la plus probable », selon la défense -, les cartes devraient être rebattues au sein de la classe politique. « Surtout du côté de l’opposition, où il y a déjà trop de prétendants au fauteuil présidentiel », tacle Henri Mova Sakanyi, secrétaire général du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), principale formation de la coalition au pouvoir.

    Futur chef de l’opposition ?

    Même si « un Bemba à nouveau libre, ce sont des suffrages en moins pour le camp Kabila dans l’ouest du pays », réputé favorable au leader du MLC, rétorque un proche de ce dernier. « Son acquittement l’érigerait en héros, et sa libération lui donnerait une nouvelle légitimité pour s’imposer comme le chef de l’opposition face au président Kabila. »

    Mais en l’absence de Bemba, de grandes figures de l’opposition se sont regroupées au sein du Front citoyen 2016, qui prône l’alternance démocratique. On y trouve entre autres Moïse Katumbi, qui en détient le leadership tacite, Vital Kamerhe, très populaire dans le Kivu (Est), et Félix Tshisekedi, le fils de l’opposant historique. Seraient-ils prêts à s’effacer devant Bemba ? Pas évident. « S’il est libéré, il y aura certes un élan de sympathie à son égard dans tout le pays, mais pour réexister politiquement il aura tout à gagner à se rallier à notre cause », estime un membre du Front. Tout dépendra, une fois de plus, des ego des uns et des autres…

    JA

  • Fayulu maintient son appel à une journée ville-morte mardi

    Fayulu maintient son appel à une journée ville-morte mardi

    fayulu2-Martin Fayulu, leader de plusieurs plates-formes de l’opposition dont “Sauvons la RDC”, déclare dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux après sa libération que le mot d’ordre pour une journée ville-morte mardi 16 février 2016 à travers la RDC, était maintenue.

    Le député a été libéré et reconduit dimanche en fin d’après-midi à domicile, à Kinshasa, après quelques heures de détention dans les installations du renseignement militaire congolais.

    Il s’est plaint d’avoir fait l’objet de brutalité l’ayant laissé avec quelques égratignures en dépit de son immunité parlementaire.

    “Des militaires et agents de renseignement… cherchaient à étouffer la journée ville morte de mardi”, mais finalement “le gouvernement nous a fait une publicité”, affirme M. Fayulu.

    Le député explique que des militaires et agents de renseignement avaient fait irruption au siège parti de son parti, l’Engagement pour la citoyenneté et le développement (Ecidé), sous-prétexte d’investiguer sur des troubles.

    Libéré, le députe de l’opposition se plaint que la Détection militaire des activités anti-patrie (Démiap) ait confisqué son véhicule, un téléphone portable (dont ils auraient copié tout le contenu), des documents, quatre chéquiers, près de 700 dollars qu’il avait sur lui au moment de son interpellation, et plus de mille tracts appelant à la grève générale mardi. Ces allégations n’avaient pas pu être confirmées lundi.

    Pour Fayulu, les services de sécurité font preuve de la politique de deux poids deux mesures car pour le même mardi 16 février, date de la commémoration des martyrs chrétiens tués en réclamant la démocratie sous Mobutu, le parti du président Joseph Kabila projette de tenir une marche et “personne ne les dérange”, dénonce M. Fayulu.

    Après sa libération, beaucoup d’autres leaders des partis de l’opposition lui ont exprimé leur solidarité et réitéré leur appel à la journée ville-morte.

    L’opposition soupçonne le président Kabila de vouloir rester au pouvoir au-delà de 2016 même si la Constitution le lui interdit, limitant le nombre de mandats présidentiels à deux.

    Une incertitude pèse sur la tenue des élections prévues cette année dont la présidentielle. Le président Kabila a convoqué un dialogue autour des élections. Mais une bonne partie de l’opposition refuse d’y prendre part.

    VOA

  • RDC: retour sur l’arrestation et la libération du député Martin Fayulu

    RDC: retour sur l’arrestation et la libération du député Martin Fayulu

    Martin Fayulu-En République démocratique du Congo, l’un des principaux opposants, le député Martin Fayulu, a été arrêté en début d’après-midi au siège de son parti, Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé) à Kinshasa. Il a fini par être libéré dans la soirée et reconduit à son domicile.

    Je sors du bureau et je vois cinq militaires armés, ils viennent avec deux agents de la sécurité, ils disent ‘monsieur nous sommes venus ici parce qu’on nous a dit qu’il y a des troubles ici’, je dis mais vous avez vu des troubles ? Il n’y a pas de troubles (…) Ils ont commencé à me tabasser, ils m’ont blessé, regardez le sang… Ils m’ont insulté proprement

    C’est sous escorte militaire que le député d’opposition a été reconduit à son domicile, après avoir été détenu plusieurs heures, malgré son immunité parlementaire. Martin Fayulu était au siège de son parti pour préparer une campagne de sensibilisation sur la journée de protestation de mardi, quand il a été arrêté, dans des circonstances violentes qu’il a racontées à RFI.

    Conduit dans les locaux des renseignements militaires, Martin Fayulu a finalement été rejoint par son avocat. Sa libération, annoncée vers 20h30 par le porte-parole du gouvernement, n’a eu lieu qu’une heure plus tard.

    Selon Lambert Mendé, Martin Fayulu avait été arrêté pour incitation aux troubles à l’ordre public. « Une fois identifié en tant que député par un magistrat, il a été relâché » a expliqué le ministre de la Communication, qui précise qu’« un dossier a été ouvert, on verra les suites que l’Assemblée nationale donnera à l’affaire puisqu’il faut toujours que la justice ait l’autorisation de l’Assemblée pour poursuivre un député ».

    « Ils n’ont pas le droit »

    « Comment les militaires peuvent venir m’arrêter chez moi, au bureau, me tabasser ? Ils n’ont pas le droit de télécharger mes numéros privés, mes mails privés, mes SMS privés. Ils n’ont pas le droit, s’insurge Martin Fayulu. Je n’ai tué personne. Je n’ai pas enfreint la loi de la République. Nous avons fait une déclaration tous au niveau du Front citoyen, au niveau de la Dynamique, au niveau du G7, de la société civile. Nous appelons à la journée ville morte mardi 16. Mais c’est passé dans les radios, dans les télévisions. Alors ils me disent : vous avez des tracts. Ce ne sont pas des tracts, ce sont des documents pour appeler à la journée ville morte et ces documents sont signés. »

    Le président de l’UNC, Vital Kamerhe, qui s’était rendu sur les lieux de l’arrestation, l’a ensuite rejoint chez lui après sa libération pour lui faire part de sa solidarité. L’opposant réitère son appel à la mobilisation pour dire « non au troisième mandat ». Et nous ajoutons, précise-t-il : « Non à l’arbitraire. »

    Même au XXIe siècle, la Birmanie est en avance par rapport à nous. On ne doit pas comme ça aller prendre quelqu’un qui est dans son bureau pour essayer de nous faire peur à nous tous.

    Réactions

    L’envoyé spécial des Etats-Unis pour les Grands Lacs a exprimé sa préoccupation après cette arrestation. « Criminaliser l’opposition et toute voix dissidente ne peut que créer de l’instabilité », a déploré Tom Perriello sur Twitter.

    Le directeur du bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme s’est dit « très préoccupés par l’arrestation du leader national de l’opposition Martin Fayulu, (…) juste avant la convocation par l’opposition cette semaine. Pour nous, cela constitue un acte d’intimidation et confirme une restriction des libertés et l’espace politique ». « Sans un changement radical de la tendance répressive, il n’y aura pas l’espace politique nécessaire pour élections crédibles. Il faut respecter les libertés publiques consacrées par la constitution », a averti José Maria Aranaz

    Une inquiétude partagée par l’ONG Human Rights Watch. Pour Ida Sawyer, responsable de HRW pour la RDC, cette arrestation est un signe très inquiétant : « C’est le dernier cas de répression à l’encontre des opposants et des activistes de la société civile qui appellent au respect des délais constitutionnels dans le cadre de l’organisation des élections », explique-t-elle ajoutant que c’était un cas parmi plusieurs autres documentés par son organisation.

    Pour rappel, plusieurs plateformes de l’opposition et de la société civile accusent le gouvernement et la commission électorale de chercher à imposer le glissement du calendrier électoral pour permettre à Joseph Kabila qui termine son deuxième et dernier mandat constitutionnel de rester au pouvoir.

    RFI

  • La volonté d’organiser les élections dans les délais constitutionnels n’existe pas

    La volonté d’organiser les élections dans les délais constitutionnels n’existe pas

    Bureau d'election-En RDC, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a officiellement lancé, mercredi 10 février, son appel d’offres pour l’acquisition du matériel nécessaire à la révision du fichier électoral pour un montant d’environ 200 millions de dollars (autre annonce : l’élection des gouverneurs des nouvelles provinces qui aura lieu le 26 mars prochain). Le 10 février, c’était la ligne rouge du Front citoyen 2016 pour voir des avancées significatives dans l’organisation des élections. Ce regroupement de partis d’opposition et de la société civile estime que, malgré les annonces faites par la Commission électorale, la volonté d’organiser les élections dans les délais constitutionnels n’existe pas. Le Front citoyen appelle les Congolais à une journée ville morte le 16 février, et pourtant l’appel d’offres pour acquérir le matériel nécessaire au recensement est lancé. Une étape considérée comme cruciale par la Commission électorale.

    « On ne peut pas convoquer d’élections sans corps électoral », insiste-t-on du côté de la Commission électorale (Céni), d’où l’importance de cet appel d’offres.

    La Céni avait dénoncé en janvier, juste avant sa signature, un projet de contrat pour un marché par entente directe avec une société belge pour l’acquisition du matériel nécessaire à la révision du fichier électoral. Mais ce contrat, élaboré depuis plus de six mois, aurait été fait sans consulter l’assemblée plénière de la Céni. L’appel d’offres lancé hier, ouvert cette fois, a pour but d’identifier le meilleur opérateur pour répondre aux besoins de la Commission électorale. Selon le code de passation de marché, il faudra donc entre quatre et cinq mois pour désigner l’entreprise en question. Il est difficile de réduire ce délai, explique-t-on du côté de la Céni. La sélection finale interviendrait donc au mieux au mois de juin ou, au plus tard, début juillet.

    En revanche, précise la Céni, il serait possible avec plus de moyens, notamment en termes financiers et logistiques, de raccourcir la durée de l’opération de révision du fichier électoral. Or, selon la Constitution, le corps électoral doit être convoqué trois mois avant la fin du mandat du président. Pour respecter ce délai, il devrait l’être avant la fin du mois de septembre. Il faudrait donc qu’en trois ou quatre mois, le matériel soit livré et la révision terminée. Mission impossible ? On ne peut pas convoquer d’élection sans corps électoral, répète la Céni.

    Le Front citoyen 2016 appelle à une journée ville morte

    Malgré cette annonce d’appel d’offres, le Front citoyen 2016 estime que la volonté d’organiser les élections dans les délais constitutionnels n’existe pas. Dans une déclaration lue le 10 février par le doyen Charles Mwando Nsimba, président de l’Union nationale des démocrates fédéralistes (Unadef), le Front citoyen appelle à une journée ville morte, le 16 février prochain. « La démocratie est de nouveau menacée et le processus électoral est délibérément retardé par des velléités dictatoriales et des tentatives malveillantes de violer notre Constitution. Congolaises et Congolais, nous, Dynamique de l’opposition, G7, Front Anti-Dialogue, organisation de la société civile, lançons le présent appel pour que, tous, partout où nous nous trouvons, nous manifestions notre attachement à la Constitution de notre pays en observant une journée ville morte le 16 février 2016. Une journée pour honorer la mémoire de nos citoyens, victimes de la barbarie du 16 février 1992, rappeler à Joseph Kabila qu’il est le garant de notre Constitution et qu’il est de ce fait tenu de la respecter, dire non au glissement, dire non au troisième mandat, dire non à la présidence à vie, dire oui à l’organisation de l’élection présidentielle dans les délais constitutionnels ».

    RFI

  • Christopher Ngoy transféré de la prison à l’hôpital

    Christopher Ngoy transféré de la prison à l’hôpital

    christopher-Un militant associatif congolais incarcéré et poursuivi pour atteinte à la sûreté de l’État a été admis dans un centre médical spécialisé de Kinshasa pour y recevoir des soins après la dégradation de son état de santé, rapporte l’AFP.

    Selon son avocat et une source médicale, Christopher Ngoy, que les autorités tiennent pour l’un des principaux organisateurs des émeutes de janvier 2015 à Kinshasa, a été transféré lundi dans cette structure hospitalière du nord de la capitale de la République démocratique du Congo.

    M. Ngoy est arrivé en fin d’après-midi lundi et a été “stabilisé”, selon la source médicale.

    “Le premier diagnostic est l’hypertension”, a précisé Me Patrick Ngoy, son fils et avocat, mais d’autres examens sont en cours.

    M. Ngoy est apparu très affaibli et parlant difficilement alors qu’il subissait une transfusion sanguine dans sa chambre.

    Arrêté le 21 janvier 2015, M. Ngoy a été détenu au secret pendant près de trois semaines avant d’être déferré à la justice et de se faire signifier son inculpation pour dix chefs d’accusation, dont le plus grave est celui d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État.

    Selon Me Patrick Ngoy, M. Ngoy, président d’une petite association de défense des droits de l’Homme, refuse depuis le mois d’août de comparaître devant ses juges à l’absence de la presse, à qui le tribunal interdit de couvrir le procès.

    Me Ngoy dit avoir intenté une action auprès de la plus haute instance judiciaire du pays afin d’obtenir l’ouverture du procès aux médias.

    Christopher Ngoy comme l’un des principaux animateurs des manifestations lancées le 19 janvier 2015 à Kinshasa et dans d’autres villes du pays contre un projet de loi électorale controversé.

    Violemment réprimées par les forces de l’ordre, les manifestations avaient rapidement viré à l’émeute et aux pillages jusqu’au 22 janvier, faisant quelques dizaines de morts.

    Les contestataires dénonçaient initialement une disposition de ce texte qui aurait permis de prolonger le mandat du président Joseph Kabila au-delà de décembre 2016, date de la fin de son deuxième quinquennat, alors que la Constitution lui interdit de briguer un nouveau mandat.

    Avec AFP

  • Histoire recente: La Zambie demande à la RDC d’extrader un gouverneur accusé de corruption

    Histoire recente: La Zambie demande à la RDC d’extrader un gouverneur accusé de corruption

    katumbi-LUSAKA, (AFP) – La Zambie a demandé à la République démocratique du Congo (RDC) d’extrader le gouverneur de la province congolaise du Katanga (sud-est) accusé de corruption et détournement de fonds publics, a-t-on appris mercredi de source officielle.

    Max Nkole, chef de l’unité spéciale de lutte contre la corruption, a déclaré que le ministère zambien des Affaires étrangères avait transmis la requête à Kinshasa afin que Moses Katumbi, qui a la double nationalité zambienne et congolaise, soit extradé le plus rapidement possible.

    “Les suspects dont l’extradition est requise sont le gouverneur du Katanga en RDC, Katumbi, et (l’ancien patron des services de renseignement zambiens) Xavier Chungu”, a-t-il précisé dans un communiqué.

    Katumbi est accusé d’avoir détourné des fonds publics lors de contrats négociés avec son proche allié, l’ancien président zambien Frederick Chiluba (1991-2001), lui-même inculpé pour plusieurs affaires de corruption et de détournement de fonds publics.

    Les affaires et les biens de Katumbi en Zambie, qui comprennent une pêcherie et des minoteries, ont été confisqués au profit de l’Etat après sa fuite en RDC il y a environ trois ans.

    Max Nkole a ajouté que Lusaka cherchait à arrêter Chungu, qui a fui le pays et est soupçonné de s’être réfugié dans la RDC voisine.

    Chiluba, Chungu et Katumbi sont aussi accusés d’une fraude au détriment de l’Etat zambien d’un montant d’environ 25 millions de dollars lors d’un accord d’armement approuvé par l’ancien chef d’Etat.

    N.B:La congolité doit se poursuivre pour connaitre tous les étrangers qui dirigent le Congo Kinshasa,Moise KATUMBI CHAPWE elu gouverneur au KATANGA est de nationalité zambienne et doit comparaitre devant la justice de son pays, c’est à l’AMP de prendre de dsipostions necessaires pour eviter que la Zambie voisine vienne nous envahir avec ses militaires pour recuperer l’argent que le zambien KATUMBI avait amassé par les moyens illegaux.
    _________________
    Samy Musampa Batena Babo
    Liège
    Belgique

  • La chute des cours des matières premières pourrait compromettre le financement des élections en RDC

    La chute des cours des matières premières pourrait compromettre le financement des élections en RDC

    kabila-matata-Le Premier ministre congolais a déclaré que son gouvernement ne pourra pas financer les élections avec l’argent des ménages si le cours du cuivre tombait à 2.600 dollars la tonne.

    M. Matata estime que les prix allaient “descendre davantage” en 2016 du fait de la contraction de la demande chinoise qui va avoir “un impact direct” sur les recettes budgétaires du pays.

    Il a affirmé pouvoir se passer de l’aide du Fonds monétaire international.

    “Si le cours du cuivre tombe à 2.600 dollars la tonne et le baril de pétrole à 10 dollars et que toutes les entreprises minières ferment (…) nous n’allons pas financer les élections avec l’argent des ménages”, a expliqué lors d’une conférence de presse Augustin Matata Ponyo, en évoquant un scénario pessimiste.

    Fin janvier, le ministre de l’Intérieur Évariste Boshab avait affirmé que le gouvernement congolais s’engageait de manière “ferme, irrévocable et sans équivoque” à financer la révision du fichier électoral, en vue de la présidentielle qui est prévue en 2016. Selon la Commission électorale, les opérations devraient globalement coûter 1,2 milliard de dollars.

    Malgré les difficultés budgétaires, le Premier ministre a réaffirmé que “renouer” avec les institutions financières internationales n’était pas une priorité, “les performances économiques” du gouvernement se réalisant “sans programme avec le FMI”.

    “Vous n’êtes pas malade et vous voulez voir le féticheur?”, a résumé le Premier ministre.

    La RDC traverse une crise politique depuis la reconduction au pouvoir du président Joseph Kabila à l’issue d’élections marquées par des fraudes massives en novembre 2011.

    Depuis plus de deux ans l’opposition accuse le chef de l’État, au pouvoir depuis 2001 et dont le mandat expire en décembre, de chercher à tout faire pour se maintenir en poste au-delà de la fin de l’année, alors que la Constitution lui interdit de se représenter.

    Avec AFP

  • Tshisekedi dit non à Kabila, mais le PPRD reste confiant

    Tshisekedi dit non à Kabila, mais le PPRD reste confiant

    Etienne Tshisekedi
    Etienne Tshisekedi

    -En République démocratique du Congo, le chef historique de l’opposition a refusé de participer au dialogue national convoqué par le président Kabila. Et cela fait réagir dans la classe politique. Mais le parti au pouvoir, le PPRD, se dit confiant. Selon son secrétaire général adjoint, l’UDPS d’Etienne Tshisekedi finira par accepter de participer au dialogue.

    Dans une lettre adressée au médiateur de l’Union africaine Edem Kodjo, Etienne Tshisekedi a expliqué récemment que son parti, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) ne pouvait participer à un dialogue convoqué par le président Joseph Kabila.

    Car celui-ci est juge et partie, plaide l’opposant, qui demande donc à Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, de mandater un médiateur ou un facilitateur international pour mettre en place ce dialogue en RDC.

    Face à la position du leader de l’UDPS, le député Shadari Ramazani, secrétaire général adjoint du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) de Joseph Kabila, se dit néanmoins confiant. Selon lui, Etienne Tshisekedi ne fait que ménager la base de son mouvement politique :Nous sommes sereins. Si vous lisez la lettre de Tshisekedi comme il se doit, il n’a pas refusé le dialogue.

    RFI