Tag: Politique

  • RDC : un document interne de la Céni sème le doute sur la tenue des élections en 2016

    RDC : un document interne de la Céni sème le doute sur la tenue des élections en 2016

    ceni-La Commission électorale indépendante (Céni) de la RDC reconnaît l’authenticité de ce document mais nie l’avoir posté sur les réseaux sociaux.

    Le rapporteur de la Céni, Jean-Pierre Kalamba, que VOA Afrique a interviewé après une réunion au cours de laquelle le gouvernement congolais a promis de financer la révision du fichier électoral, attribue la publication du document sur la toile “à des individus en mal de sensationnel “.

    “C’est un document qui ne peut être pris pour parole d’évangile dès lors que c’est une note interne d’études dans laquelle on déroule les différentes hypothèses, la faisabilité de la chose en ce qui concerne les cas de la révision – partielle ou totale – du fichier électoral”, affirme M. Kalamba.

    Selon lui, le document tentait de résoudre les revendications de différentes parties en ce qui concerne le fichier électoral jugé corrompu par l’opposition.

    Ce fichier électoral a été constitué depuis avant les élections de 2006 et n’a jamais été revisité.

    Entre-temps, beaucoup de cas de décès et des jeunes qui ont atteint l’âge de voter ont été enregistrés.

    Jean-Pierre Kalamba joint par Eddy Isango


    Le document à la base des inquiétudes pose la problématique des moyens financiers que la Céni soutient ne pas avoir pour tenir les prochaines élections.

    La Céni reconnaît donc un blocage à ce niveau.

    M. Kalamba rappelle cependant que le document a été élaboré avant la réunion tenue jeudi avec les bailleurs de fonds, au cours de laquelle le gouvernement a promis de financer la révision dudit fichier.

    Quant à savoir si le laps de temps restant permettrait à la Céni d’organiser l’élection présidentielle avant novembre 2016 comme le prévoit la Constitution congolaise, M. Kalamba évoque plutôt les consultations qui sont menées par son institution pour trouver une solution consensuelle.

    “Voilà pourquoi la Céni consulte les uns et les autres pour s’entendre, compte-tenu des difficultés de finances au niveau où nous nous trouvons, compte-tenu du temps qui nous reste d’ici là, nous voulons trouver un consensus”, affirme-t-il.

    voa

  • 15 ans de pouvoir de Joseph Kabila: réactions de l’opposition et de la majorité

    15 ans de pouvoir de Joseph Kabila: réactions de l’opposition et de la majorité

    Kabila-Interrogés sur le bilan des 15 années de Joseph Kabila à la tête de la RDC, Joseph Bangakya de la Majorité présidentielle met en avant les efforts du président de la République pour la réunification du pays alors que l’opposant Franck Diongo évoque « un espoir déçu ».

    Joseph Kabila a totalisé ce 26 janvier quinze ans au pouvoir.                                                                      Joseph Bangakya, cadre de la Majorité présidentielle et président du parti Nouveaux républicains pour la justice (NRJ) estime que pendant ces 15 années au pouvoir, le chef de l’Etat a permis de réunifier le pays dont certaines parties étaient occupées par les rébellions du MLC et du RCD en 2001 quand il est arrivé au pouvoir.

    « En 2001, on ne savait même pas qu’on resterait un seul Etat. La RDC était divisée. On pouvait connaître le sort peu enviable que connaissent les pays comme la Lybie, la Somalie, la Syrie, des pays en état d’implosion totale. Aujourd’hui, 15 ans plus tard, la RDC existe », fait-il savoir.

    Ce cadre de la majorité affirme également que pendant les quinze dernières années la RDC a fait des progrès dans les infrastructures et la démocratie.

    Mais il reproche au président Kabila de ne pas avoir réussi à renouveler la classe politique.

    «La chose que le président de la République aurait vraiment dû faire, c’est le renouvellement de la classe politique pour mener la RDC vers des horizons meilleurs et différents. La population attendait que très vigoureusement que les antivaleurs du régime passé soient totalement combattues avec une dernière énergie par le pouvoir du jeune président mais il y a eu beaucoup d’effets d’annonce mais il y a eu peu de résultats », argumente Joseph Bangakya.

    « Un espoir déçu »

    Franck Diongo, président du parti de l’opposition Mouvement lumumbiste progressiste (MLP), estime, pour sa part, que les années de pouvoir de Joseph Kabila ont été « un espoir déçu ».

    Sur le plan démocratique, l’opposant affirme que Joseph Kabila est « un obstacle à la démocratie ».

    « Au niveau de la gouvernance, le pays sous son règne est dans la mauvaise gouvernance politique et économique. A tel point qu’aujourd’hui, le Congo est parmi les trois pays les plus corrompus de la planète. Et là, vous ajouterez l’impunité. Le bilan est donc, totalement négatif, c’est un recul sur le plan social, sur le plan économique, sur le plan démocratique », ajoute Franck Diongo.

    Pour l’opposant, le cadeau que le président Kabila peut offrir au peuple congolais est d’organiser des élections.

    « Le plus grand cadeau que monsieur Kabila doit donner à la République, c’est de laisser un pays uni, démocratique c’est-à-dire, organiser les élections démocratiques et faire la passation civilisée du pouvoir entre un président sortant et un président entrant », conclut-il.

    Le deuxième mandat de Joseph Kabila arrive à terme cette année. La constitution lui interdit de briguer un nouveau mandat.

    Radio Okapi

  • La Belgique appelle à des élections “dans les délais impartis” en RDC

    La Belgique appelle à des élections “dans les délais impartis” en RDC

    Kabila-Reynders-Bruxelles demande au président congolais d’organiser une “transition démocratique et pacifique au sommet de l’Etat” en tenant les élections à venir “dans les délais impartis”, au cœur d’un bras de fer entre pouvoir et opposition.

    Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a lancé cet appel de son gouvernement lundi devant le corps diplomatique belge à Bruxelles.

    “Le président Kabila a réussi au cours de cette dernière décennie à sortir son pays d’une terrible guerre civile, à le réunifier et le stabiliser, même si des groupes armés continuent à sévir à l’Est”, a déclaré le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, devant le corps diplomatique belge à Bruxelles.

    “Aujourd’hui, il a la possibilité de parachever cette œuvre en assurant pour la première fois dans l’histoire de son pays une transition démocratique et pacifique au sommet de l’Etat, au terme d’élections présidentielles”, a-t-il ajouté.

    “Le peuple congolais attend ce moment. La communauté internationale aussi. Certes, nous connaissons les défis logistiques de l’organisation d’élections dans ce grand pays. Mais quelles que soient les difficultés, il est impératif que ces élections aient lieu, conformément à la Constitution et dans les délais impartis par celle-ci”, a insisté M. Reynders.

    “Toute autre perspective serait très inquiétante. C’est pourquoi il est aujourd’hui urgent que les préparatifs des élections soient réellement lancés”, a-t-il estimé.

    Le mandat de M. Kabila, réélu en 2011 à l’issue d’un scrutin controversé, expire en décembre et la Constitution interdit au chef de l’État de se représenter.

    L’opposition, l’ONU et diverses organisations de défense des droits de l’Homme dénoncent depuis plusieurs mois la politique répressive des autorités congolaises.

    Alors que la majorité affirme que l’organisation de scrutins viables est impossible avant deux à quatre ans, pour des raisons financières et techniques, M. Kabila a proposé un “dialogue national” en vue d’élections “crédibles”, à laquelle l’opposition refuse de participer.

    La RDC est devenue indépendante de la Belgique en 1960.

    Avec AFP

  • RDC : ouverture du procès des étudiants poursuivis pour offense à la personne du chef de l’État

    RDC : ouverture du procès des étudiants poursuivis pour offense à la personne du chef de l’État

    cour de justice rdc-Le procès de trois étudiants congolais détenus pendant huit mois et demi sans motif et poursuivis désormais pour “offense à la personne du chef de l’État” s’est ouvert vendredi à Kinshasa.

    La défense de Joël Bukuru, Giresse Bagombisa et Léon Nguwa a plaidé pour “l’annulation” des procès-verbaux établis selon elle de façon “irrégulière”, après leur arrestation le 28 mars à l’Université de Kinshasa.

    Âgés de 22 à 24 ans, ces sympathisants de l’Union pour la Nation congolaise (UNC) ont été arrêtés pour avoir appelé à soutenir le chef de ce parti d’opposition, Vital Kamerhe, ancien allié du président congolais Joseph Kabila.

    Ils ont été détenus au secret à l’Agence nationale des renseignements (ANR) et n’ont été transférés à la prison centrale de Kinshasa que le 15 décembre après leur inculpation par le parquet.

    Lors de cette première audience, les avocats de la défense ont dénoncé la détention prolongée de leurs clients par l’ANR, alors que la Constitution dispose que nul ne peut être gardé à vue plus de 48 heures.

    Le Ministère public a pour sa part, appelé les juges à “ne pas prendre à la légère” une affaire qui “touche au sommet de l’État”. L’audience a été renvoyée au 29 janvier.

    Le climat politique est tendu depuis des mois en RDC, où M. Kabila, au pouvoir depuis 2001 et frappé par une interdiction constitutionnelle de se représenter, arrive en fin de mandat en décembre.

    Ses opposants le soupçonnent de vouloir se maintenir au pouvoir et apparaissent divisés entre ceux qui sont prêts à accepter le “dialogue national” en vue d’”élections apaisées” (mais retardées) que leur propose M. Kabila et ceux (comme l’UNC) qui pressent le pouvoir d’organiser les élections dans les temps prévus par la Constitution.

    Près de 5.000 personnes ont manifesté mardi à Bukavu (fief de l’UNC, dans l’est) pour réclamer la tenue de la présidentielle en 2016, mais à Kinshasa et Lubumbashi, la police a empêché les rassemblements que prévoyait l’opposition à la mémoire des quelques dizaines de morts de la répression, en janvier 2015, d’émeutes contre le pouvoir ayant frappé la capitale et d’autres villes du pays.

    L’opposition, l’ONU et diverses organisations de défense des droits de l’Homme dénoncent depuis plusieurs mois la politique répressive des autorités congolaises.

    Avec AFP

  • Les plans de l’opposant Étienne Tshisekedi pour 2016

    Les plans de l’opposant Étienne Tshisekedi pour 2016

    Tshisekedi-En convalescence à Bruxelles, l’opposant historique Étienne Tshisekedi a annoncé samedi, une fois de plus, son retour imminent en RDC. Le leader de l’UDPS a également préconisé, dans son message de voeux, le rassemblement de “toutes les forces acquises au changement” pour exiger notamment la tenue des élections dans les délais constitutionnels.

    En RDC, le jeu du chat et de la souris continue entre le président Joseph Kabila et l’opposant Étienne Tshisekedi. Ce dernier accuse désormais le chef de l’État de « [multiplier] des actes inacceptables d’intimidation, de manipulation et de provocation pour détourner les nobles objectifs préconisés par le dialogue [politique annoncé] », le soupçonnant de vouloir « perpétuer son règne ».

    Dans un message de vœux (écrit et vidéo) au peuple congolais rendu public le 9 janvier, dont Jeune Afrique s’est procuré l’intégralité, le leader de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), principal parti de l’opposition congolaise, a dévoilé ses intentions pour l’année 2016.

    • Retour imminent au pays

    L’opposant historique se trouve à Bruxelles depuis la mi-août pour des raisons de santé. « Aujourd’hui, il va mieux », assure l’un de ses proches. Mais quand est-ce qu’il compte regagner Kinshasa ?Pour l’instant, aucune date n’est avancée.

    « J’annonce pour proche mon retour au pays, s’est contenté d’indiquer Étienne Tshisekedi à ses partisans. Je viens me joindre à vous pour qu’ensemble nous volions au secours du navire Congo qui tangue, secoué par des vagues et des tempêtes. »

    Un retour souhaité par le pouvoir qui espère que le chef de l’UDPS prendra part au dialogue politique préconisé par le président Joseph Kabila. Des pourparlers boudés par une bonne frange de l’opposition et de la société civile congolaise, regroupée au sein du Front citoyen 2016.

    « La position de mon parti, maintes fois réitérée, était de voir ce forum se tenir sous la médiation internationale, à Kinshasa, et avec comme témoin l’ensemble de notre peuple (…). Force est de constater que les Nations unies, auxquelles nous nous sommes adressés, afin de nous accompagner dans cette démarche par la désignation d’un facilitateur, demeurent à ce jour sans solution », déplore pour sa part le « Sphinx de Limété ».

    • Rassembler « toutes les forces acquises au changement »

    Mais Étienne Tshisekedi n’a pas adhéré au Front citoyen 2016. Se considérant comme « le chef du camp de changement », il voudrait lui en créer un autre : « Je prendrai incessamment l’initiative de rassembler et de canaliser les énergies de toutes les forces acquises au changement pour qu’ensemble nous puissions défendre valablement les valeurs de la République, scellées dans notre Constitution, obtenir un consensus sur un processus électoral crédible, nous impliquer dans l’organisation des élections présidentielle et les législatives dans les délais constitutionnels et dans un climat apaisé. »

    L’opposant estime également que « seul le peuple constitue l’ultime recours » face aux « obstacles à la réalisation du dialogue tant souhaité. Va-t-il lancer un « mot d’ordre » à ses partisans pour exiger que le dialogue préconisé conduise à la tenue des législatives et de la présidentielle dans les délais constitutionnels ? La stratégie n’a pas été dévoilée.

    • Régler le contentieux électoral de 2011 et réformer la Commission électorale nationale indépendante

    En attendant, Étienne Tshisekedi qui s’estime toujours comme étant le « président élu » à l’issue de la dernière présidentielle, souhaite que le contentieux électoral de 2011 soit levé avant d’engager le pays vers un nouveau processus.

    Et pour que les élections à venir soient « [exemptes] des tripatouillages des résultats et des violences », le président de l’UDPS plaide enfin pour la refonte de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Ce n’est que de la sorte, selon Étienne Tshisekedi, que les scrutins prévus en 2016 – présidentielle et législatives notamment – se dérouleront dans un climat apaisé et favoriseront le « transfert pacifique du pouvoir dans le respect de l’expression [du] peuple ».

    Intégralité du message de vœux d’Étienne Tshisekedi

    Message de vœux de l'opposant Étienne Tshisekedi

  • Joseph Kabila : 2016 ne se fera pas sans lui

    Joseph Kabila : 2016 ne se fera pas sans lui

    kabila 1-Dresser la liste des personnalités qui marqueront l’Afrique en cette année qui débute est un exercice périlleux, même si les élections, les crises dont l’épilogue se fait attendre ou les événements sportifs et culturels mettront certainement en avant des protagonistes bien connus. Jeune Afrique vous propose une liste non-exhaustive. Parmi eux, Joseph Kabila, président de la RDC.

    « Une énigme enveloppée de mystère », disait de lui Jacques Chirac. À 44 ans, Joseph Kabila cultive plus que jamais sa nature profonde : secrète, imprévisible, déroutante – impénétrable, y compris pour son proche entourage. Où sera-t-il, que fera-t-il dans un an, au terme d’une année 2016 perçue comme celle de tous les dangers dans ce pays-continent de 80 millions d’habitants ? Pour ses opposants, qui n’ont en commun que l’impatience de le voir rendre le pouvoir, en novembre prochain, comme pour la communauté internationale, dont l’unique antienne est le respect des échéances constitutionnelles, il va de soi que le fils du Mzee aura rejoint le rayon des jeunes retraités de l’Histoire.

    Reste que le processus électoral est en panne : calendrier global dépassé, fichier corrompu, insuffisance des moyens financiers, résidus d’insécurité préoccupants dans l’Est et au nord du Katanga – autant de raisons objectives pour souscrire à ce « dialogue national politique inclusif » que Kabila appelle de ses vœux. Regroupés au sein du Front citoyen 2016, les leaders de l’opposition s’y refusent et menacent de recourir à la désobéissance civile – autant dire à l’épreuve de force – pour conjurer tout « glissement » du calendrier. Joseph Kabila, lui, joue la carte du nationalisme, des grands travaux, des forces de sécurité qui lui sont très largement acquises et des Églises du réveil, sans rien dévoiler de ses intentions. Persuadé que, quelle que soit l’issue de l’année qui s’ouvre, elle ne s’écrira pas sans lui, ni contre lui.

    François Soudan

  • Election présidentielle: le grand défi de Kabila»

    Election présidentielle: le grand défi de Kabila»

    Kabila-Les quotidiens de Kinshasa reviennent sur les défis  auxquels doit faire face la RDC en 2016, l’adhésion de Moïse Katumbi à l’opposition  et les manifestations organisées à l’occasion de la commémoration de la journée consacrée aux  martyrs de l’indépendance.
    Le Phare fait de l’élection présidentielle en 2016 le principal défi que doit relever le président de la RDC. Le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, a adressé à ses compatriotes trois messages successifs avant la fin de l’année 2015 : le 28 novembre, le 14 et le 31 décembre. A chacune de ces occasions, il a parlé de tout, sauf de ce qui préoccupe la majorité d’entre eux : l’élection présidentielle, qui devrait marquer l’expiration de son second mandat à la tête du pays, fait remarquer le quotidien.

    Même si  le dialogue s’affiche comme un défi politique majeur mais l’équivoque que les forces politiques et sociales acquises à l’alternance au sommet de l’Etat voudraient le voir levée, poursuit le quotidien kinois, c’est celle relative à son avenir politique, qui passe par les élections.
    «Moïse Katumbi s’affiche désormais opposant », titre La prospérité. « Je n’ai rejoint aucun parti politique d’opposition, je n’ai pas créé un parti politique d’opposition », a-t-il fait savoir, en précisant toutefois être membre du «Front citoyen2016 », une plateforme politique qui regroupe beaucoup de partis politiques de l’opposition et qui milite, cette plateforme, pour le respect strict de la Constitution, renseigne le journal.
    Par ailleurs, face aux enjeux électoraux qui se profilent à l’horizon, Moïse Katumbi, acteur politique, soutient qu’il appartient à l’opposition de se préparer et d’envisager une candidature unique à la présidentielle de cette année 2016.
    Le phare, qui commente aussi cette actualité, indique que  Moïse Katumbi, a franchi le Rubicon en clamant tout haut ce que tout le monde chuchotait tout bas depuis quelque temps, à savoir : sa rupture définitive avec le régime au pouvoir et son entrée dans l’opposition.  Pour ce quotidien kinois, les signes avant-coureurs de ce revirement étaient visibles depuis ses déplacements en Europe où il a eu à s’entretenir à deux reprises avec Etienne Tshisekedi, et la présence de ses délégués aux différentes manifestations organisées le tour à tour par le G7 et du Front Citoyen2016 contre le dialogue, le glissement et la révision constitutionnelle.
    Congo Nouveau consacre certaines pages à la création, par l’opposition congolaise, d’une nouvelle plate-forme dénommée : «Front des démocrates».  Ce regroupement  des sept partis et personnalités de l’opposition a pour objectif de mettre en commun des forces en vue de prochaines élections, se rassembler autour des valeurs prônées par l’opposition politique et forces vives  pro-alternance politique et adopter des positions communes  face aux enjeux de l’heure, renseigne le trihebdomadaire.
    La prospérité revient sur la commémoration de la journée des Martyrs de l’indépendance et l’appel pro-dialogue d’Henri Mova, secrétaire général du PPRD, au peuple congolais. Il  trouve beaucoup de similitudes entre la situation de 1959 et les enjeux auxquels doit faire face la RDC, 57 ans plus tard. Il note que le combat de la pleine autodétermination bat encore son plein.
    Le souvenir du martyre enduré par les héros du 4 janvier 1959 devrait, de l’avis de Mova,  appeler à plus de sens de responsabilité.  Surtout en ce moment où la jeune démocratie congolaise négocie un tournant historique de grande envergure avec des échéances électorales prochaines. D’où la nécessité d’aller au dialogue, rapporte le quotidien kinois.

    Radio Okapi

  • En RDC, les plateformes se créent les unes après les autres dans l’opposition

    En RDC, les plateformes se créent les unes après les autres dans l’opposition

    front-de-democrate-En RDC, les plateformes se créent les unes après les autres. Le Front citoyen 2016 est né après la Dynamique de l’opposition et le G7. Hier lundi 4 janvier, journée des martyrs de l’Indépendance, un nouveau regroupement a vu le jour : le Front des démocrates qui regroupe sept partis politiques et des personnalités de l’opposition. Mais ce foisonnement des plateformes de l’opposition inquiète quelques analystes de la scène politique congolaise.

    Les objectifs du Front des démocrates sont les mêmes que ceux des autres plateformes de l’opposition : empêcher le président Joseph Kabila de briguer un troisième mandat à la tête du pays, pas de révision de la Constitution et tenir les élections législatives et présidentielle en 2016. Au sein de cette nouvelle plateforme figurent des partis et des personnalités qui appartiennent aussi au Front citoyen 2016 et à la Dynamique de l’opposition.

    Mais ce foisonnement des plateformes suscite chez certains des inquiétudes. Notamment des inquiétudes quant à l’efficacité des actions à mener, surtout lorsqu’arrivera le moment de décider d’une probable candidature unique de l’opposition pour la future présidentielle. Ce que réfute Jean-Lucien Busa, leader de la Convention des démocrates républicains (CDR) et porte-parole du Front des républicains : « Regardez les primaires dans les pays les plus avancés. Aux Etats-Unis, les démocrates, les républicains. Vous avez 7, 8[candidats] et puis l’élimination est facile. Donc le regroupement permet d’améliorer le choix des candidats et de pouvoir faciliter la sélection du candidat. »

    Répondant à une question des journalistes lors de son entretien dimanche 3 janvier avec la presse à Lubumbashi, Moïse Katumbi, désormais opposant, a laissé entendre que des débats sont en cours au sein de l’opposition pour une possible candidature unique à la présidentielle de novembre prochain.

    RFI

  • RDC : une note de l’ANR sur la réunion de Gorée fait polémique

    RDC : une note de l’ANR sur la réunion de Gorée fait polémique

    opposants_goree-L’opposition congolaise dénonce un rapport de l’Agence nationale de renseignements (ANR) qui décrit leur rencontre au Sénégal comme « une coalition de déstabilisation de la RDC ». Une note jugée « scandaleuse et mensongère » par les participants.

    C’est une note de l’Agence nationale de renseignements (ANR) qui passe mal. Un rapport de l’agence sur une réunion d’opposants politiques dans l’île de Gorée au Sénégal a été envoyé au Président du Sénat congolais… et son contenu fait grincer des dents. Retour en arrière. Du 11 au 15 décembre dernier, une quarantaine de leaders politiques et membres de mouvements citoyens de l’opposition et de la société civile, avaient choisi de se réunir à Dakar pour discuter du blocage du processus électoral et des élections de 2016. Une réunion qui n’a pas été du goût des autorités congolaises qui ont aussitôt accusé ces opposants de vouloir « déstabiliser les institutions du pays ». Kinshasa s’en était même ouvert à Dakar, « un pays frère et ami », pour protester contre l’organisation d’une telle manifestation au Sénégal. Présents sur île de Gorée, on trouvait la fine fleur de l’opposition congolaise : Félix Tshisekedi et Samy Badibanga pour l’UDPS, Vital Karmerhe pour l’UNC, Eve Bazaiba pour le MLC ou encore Martin Fayulu des FAC et Olivier Kamitatu pour le G7.

    La note des services de renseignements congolais (ANR), envoyée au Président du Sénat, a fait bondir l’opposition. Il faut dire dans le document qui a fuité, la réunion est qualifiée de « coalition de déstabilisation de la RDC à partir de Dakar sous la supervision des parrains étrangers » – voir l’intégralité de la note. L’ANR y dresse une liste des participants (avec bons nombres d’erreurs) et affirme que la rencontre de Gorée avait pour objectif de « constituer un front anti-dialogue et mettre sur pied des structures subversives ». Plus inquiétant, les services congolais affirment vouloir « pénétrer ce groupe d’opposants en vue de son implosion, prendre en charge les participants dès leur retour du Sénégal et doter la Police nationale congolaise en armes non létales et en matériels anti-émeutes pour faire face aux manifestations éventuelles ».

    « Police politique » ?

    Le rapport de l’ANR est jugé « scandaleux » par la Lucha, l’un des mouvements citoyens participant à la rencontre de Gorée. Le document prouve, selon ces activistes, que l’ANR est bien devenue « une police politique au service du régime ». La Lucha dénonce également « l’amateurisme » de l’Agence nationale de renseignements : « le rapport invente des bailleurs et des participants à la réunion ». Pour ce mouvement, les services congolais se seraient tout simplement renseignés… sur internet et sur Facebook. Eve Bazaïba, au nom de la Dynamique de l’opposition, a également dénoncé la note de l’ANR, qualifiant ces allégations de « mensongères ». Un rapport qui « met à nu la collusion avérée entre l’ANR et le régime en place contre l’opposition politique congolaise » et de rappeler que « conformément à l’article 8 de la Constitution, l’opposition politique est reconnue en RDC ». Le patron de l’ANR, le très redouté Kalev Mutondo, n’a pas réagi à la note de son agence publiée dans la presse et les autorités doutent de son authenticité.

    Christophe RIGAUD

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