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  • Forum des As : «Etienne Tshisekedi conduira la délégation de l’UDPS et alliés au dialogue»

    Forum des As : «Etienne Tshisekedi conduira la délégation de l’UDPS et alliés au dialogue»

    Etienne Tshisekedi, candidat  # 11
    Etienne Tshisekedi, candidat # 11

    -Revue de presse kinoise de lundi 23 novembre 2015.

    La presse kinoise s’intéresse ce lundi 23 novembre au dialogue politique prôné par le chef de l’Etat en juin dernier, à l’issue des consultations nationales.

    Forum des As annonce à la une : «Etienne Tshisekedi conduira la délégation de l’UDPS et alliés au dialogue.»

    Le « lider maximo » va boucler ses valises le jour même où sera convoqué le Dialogue pour venir conduire lui-même la délégation de l’UDPS et les forces de changement à ce forum, rapporte le quotidien qui cite Bruno Mavungu, le secrétaire général de l’UDPS. Bruno Mavungu l’a dit samedi 21 novembre, au meeting du parti où les militants étaient venus en masse l’écouter, relate Forum des As.

    Pendant près de 40 minutes, Bruno Mavungu a expliqué aux militants que seul le dialogue aidera le pays à résoudre la crise à laquelle il fait face. «Ceux qui refusent d’aller au dialogue n’ont pas de solution aux problèmes que connait le pays. L’UDPS va au dialogue pour rencontrer Kabila. Ce sera Kabila-Tshisekedi», poursuit le quotidien.

    Le quotidien note que Mavungu pense que la solution viendra de ce face-à-face avec Kabila, et non avec la Tripartite (Majorité-CENI-Opposition) comme le recommandent certains opposants.

    Le Phare, revient aussi sur le meeting de l’UDPS et écrit : «Mavungu muet sur l’ultimatum d’Etienne Tshisekedi.»
    Le président national de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) avait lancé, à partir de Bruxelles, un ultimatum au Secrétaire Général de l’ONU pour la convocation urgente du dialogue politique entre Congolais au plus tard le 30 novembre 2015, rappelle le journal qui note qu’Etienne Tshisekedi avait prévenu que si cela n’était pas fait après l’expiration de ce délai, son parti se désengagerait automatiquement de ce forum.

    Pour le journal, la «base» était chauffée à blanc à la suite des informations faisant état d’une rupture imminente de contacts entre l’UDPS et la Majorité présidentielle. Elle s’attendait à un message fort, annonciateur des actions à mener dans l’hypothèse de la non-convocation du Dialogue national avant le 30 novembre.

    Mais, poursuit le quotidien, la déception se lisait sur de nombreux visages car, tout au long de son adresse, Bruno Mavungu est resté muet sur le délai butoir du 30 novembre 2015. En dépit du fait que dans la foule, certains combattants scandaient «Etikali 9 jours !!!» (NDLR : il reste 9 jours), le Secrétaire général de l’UDPS s’est gardé de risquer le moindre commentaire sur le sujet.

    Son intervention s’est plutôt transformée en un violent réquisitoire contre les anti-dialogue, qui se recrutent, selon lui, aussi bien au sein du G7 et que de la Dynamique de l’Opposition. Mavungu a tiré à boulets rouges sur le président de l’UNC (Union pour la Nation Congolaise), Vital Kamerhe, qu’il a accusé d’instrumentaliser plusieurs médias pour diaboliser l’UDPS et la famille biologique de son président, Etienne Tshisekedi.

    Le Potentiel révèle que le dialogue pourrait se dérouler sous la facilitation internationale.

    Dans sa machette : «Dialogue, Kabila sollicite l’implication de l’Onu», le journal indique que le Président de la République a saisi le secrétaire général de l’ONU à travers son émissaire Raymond Tshibanda, afin d’obtenir l’implication de la communauté internationale dans la tenue du dialogue national.

    Facilitation ou médiation, peu importe la forme, écrit le journal qui croit savoir que le chef de l’Etat est «déterminé à ratisser large et voudrait montrer patte blanche dans un contexte où il est soupçonné de jouer son va-tout afin de rempiler à travers un glissement du processus électoral.»

    Pendant ce temps, L’Avenir revient sur la position des deux députés nationaux de l’opposition. Pour le journal, «Bitakwira et Mbikayi disent non à l’ingérence occidentale.»

    L’Avenir estime que ces deux élus nationaux ont en commun la fibre patriotique, le nationalisme, l’opposition citoyenne, la non-ingérence dans les affaires internes de la République Démocratique du Congo et la nécessité d’un dialogue franc.

    Ces anciens membres du Groupe parlementaire UNC et Alliés, tous démissionnaires en raison de la condescendance des chefs du parti et président du Groupe parlementaire, Justin Bitakwira à la tête de l’opposition citoyenne et Steve Mbikayi à la tête de la nouvelle classe politique et sociale, comptent signer une charte dans leur lutte politique.

    A en croire L’Avenir, les deux forces politiques de l’opposition pensent que la seule possibilité de sauver la RD Congo est le dialogue congolais, que toutes les forces y prennent part, à une seule condition : pas des mains extérieures, car soutiennent-ils, «55 ans aprèsl’indépendance c’est assez d’être manipulés par l’extérieur qui ne voit que ses propres intérêts».

    «Plus le temps passe, Azarias Ruberwa craint la dévaluation du Dialogue !», c’est ce qu’écrit La Prospérité à la une.

    C’est déjà maintenant qu’il faut convoquer le dialogue, demain sera tard, pense Azarias Ruberwa, cité par le quotidien.
    Le président du RCD estime que c’est très ahurissant de soutenir une idée et ne pas la concrétiser.

    «Si le dialogue n’est pas convoqué illico presto, l’idée même du dialogue va se dévaluer. Pourtant, plusieurs questions auraient pu être réglées», déplore Ruberwa, qui soutient que dans l’état actuel des choses, un troisième mandat poserait un problème sérieux au pays.Mais, la crainte du glissement ne peut pas justifier le refus d’aller au dialogue.

    Une chose est certaine, écrit La Prospérité : le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD) va participer au dialogue pour éviter qu’une crise majeure ne frappe le pays. Le contexte régional, caractérisé par la situation de crise dans laquelle le Président Pierre Nkurunziza a plongé son pays, le Burundi, doit faire réfléchir les acteurs politiques congolais, avertit le quotidien.

  • RDC: le fichier électoral n’est pas encore au point, selon l’OIF

    RDC: le fichier électoral n’est pas encore au point, selon l’OIF

    CENI-La révision du fichier électoral est une question cruciale pour la crédibilité du processus électoral en RDC, mais aussi une source de tension entre majorité et opposition. Une mission de l’OIF a rendu public ce jeudi un rapport d’audit sur le fichier dont dispose le pays et qui estime le corps électoral à un peu plus de 30,7 millions d’électeurs. A un an de l’élection présidentielle, la commission électorale a encore du pain sur la planche.

    La mission d’audit de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) relève que le fichier électoral même s’il a été officiellement « stabilisé » ou « fiabilisé » ne peut permettre d’organiser des élections répondant aux standards internationaux. Pourtant, entre l’élection très contestée de 2011 et aujourd’hui, la commission électorale a déjà radié pas moins de 840 000 inscrits, des doublons, et il y en aurait encore 250 000 à 300 000, selon cette mission d’audit de l’OIF.

    20% du corps électoral absent du fichier électoral

    La grosse faiblesse de ce fichier est qu’il n’inclut pas les quelque 8,5 millions de jeunes ayant passé la barre des 18 ans depuis 2011 et n’a pas exclu les 1,6 million de personnes décédées depuis.

    Malgré un phénomène de surinscription sur les générations précédentes, 7 millions d’électeurs « réels » potentiels pourraient, si rien n’est fait, ne pas pouvoir voter. Pour le général Sangaré, qui est à la tête de cette mission d’audit, il est très clair que si 20% du corps électoral est exclu, c’est contraire à l’idée d’un suffrage universel ou même crédible. Il faudrait donc, estime cette mission d’audit, réviser la loi congolaise qui prévoit que les provinciales, les municipales et les locales soient organisées sur base de ce fichier.

     Une révision pour rendre le processus crédible

    La révision du fichier électoral est un sujet qui crée beaucoup de tension. La majorité souhaiterait un recensement général de la population pour avoir un fichier électoral « parfait » et pas seulement « acceptable ». Une opération qui pourrait prendre deux à quatre ans, selon les experts et prolonger d’autant le mandat du président Joseph Kabila. Une idée qui fait hurler l’opposition. L’opposition, elle, n’est pas contre le principe d’une révision, mais d’un simple enrôlement.

    Pour la mission de l’OIF, enrôler les nouveaux électeurs et radier ceux qui sont décédés suffiraient à rendre le processus crédible. Elle encourage toutefois le gouvernement à moyen terme à créer un véritable état civil avec une liste électorale mise à jour chaque année, mais aussi à délivrer des pièces d’identité valant preuve de nationalité.

    Des délais techniquement tenables

    Pour le rapporteur de la Céni, Jean-Pierre Kalamba Mulumba, toutes ces questions doivent faire l’objet d’un consensus entre la majorité et l’opposition. Mais techniquement, si on lui donne enfin les moyens et les machines nécessaires, la commission estime pouvoir tenir les délais impartis.

    Pour l’envoyé spécial de l’OIF pour les Grands Lacs, avoir un fichier acceptable et respecter les délais constitutionnels pour la présidentielle seraient possible s’il y avait la volonté, à un ou deux mois près.

    Un autre enjeu serait de mieux équilibrer la répartition des électeurs par centres de vote. 14% des sites accueillent moins de 50 électeurs. 2% plus de 10 000. La mission relève également qu’il y a des centres de vote qui ont été géolocalisés hors de du territoire de la RDC par erreur et que 1,3% des électeurs ne sont toujours affectés à aucun centre de vote.

    RFI

  • Sous réserve du “respect absolu de la constitution et des institutions”, l’église catholique soutient le dialogue.

    Sous réserve du “respect absolu de la constitution et des institutions”, l’église catholique soutient le dialogue.

    Monseigneur Nicolas Djomo, président de la CENCO le 4/12/2011 à Kinshasa, lors d’un point de presse en rapport avec le déroulement des élections de 2011 en RDC. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
    Monseigneur Nicolas Djomo, président de la CENCO le 4/12/2011 à Kinshasa, lors d’un point de presse en rapport avec le déroulement des élections de 2011 en RDC. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

    -“Le dialogue est une voie royale et pacifique de sortie de crise. Il est un élément constructif de tout système démocratique”.

    Dans un communiqué publié le 12 novembre, l’évêque Nicolas Djomo (photo), President de la CENCO, conférence épiscopale nationale du Congo, aux délégués au dialogue, demande

    1- de s’engager à respecter la constitution et les institutions de la Republique

    2- qu’aucune transition ne soit organisée, car contraire à la constitution

    3- qu’aucune institution extraordinaire ne soit créée

    4- que les délais constitutionnels concernant l’organisation des scrutins soient respectés.

    Au cours des consultations, lors de sa rencontre avec le Président de la République, la CENCO rappelle avoir proposé un réaménagement dans l’ordre des élections, provinciales, des gouverneurs, sénatoriales, législatives et présidentielles en 2016, estimant que “dans ces conditions, les élections locales, municipales et urbaines pourraient se tenir en 2017”.

    La CENCO souhaite vivement que les conclusions du dialogue “soient consignées dans un accord politique électoral liant toutes les composantes représentées aux assises”.

    Top Congo

  • Kabila aux diplomates étrangers: “Le dialogue avec ou sans médiation étrangère”

    Kabila aux diplomates étrangers: “Le dialogue avec ou sans médiation étrangère”

    dialogue-Le président Joseph Kabila a annoncé lundi 9 novembre aux diplomates accrédités en RDC son intention de convoquer bientôt le dialogue national, avec ou sans médiation internationale. Cette médiation constitue pourtant la condition majeure posée par le principal parti de l’opposition, l’UDPS d’Etienne Tshisekedi.

    Joseph Kabila pense qu’après 50 ans d’indépendance, les Congolais sont capables de dialoguer avec ou sans la médiation étrangère, compte tenu du caractère souverain du processus électoral, a rapporté le doyen du corps diplomatique et ambassadeur du Cameroun en RDC, Chungong Ayafor, au sortir de la rencontre avec le chef d’Etat congolais.

    «Lui-même a (évoqué) le sujet (NDLR : de la médiation internationale) en indiquant que ce n’est pas un point de blocage. A notre entendement, c’est possible comme ce n’est pas possible», a poursuivi le diplomate camerounais.

    Néanmoins, Joseph Kabila souhaite un dialogue inclusif devant se tenir sur le sol congolais, a précisé Chungong Ayafor dans cet extrait sonore:

    Intervenant vendredi 6 novembre sur Radio Okapi, Bruno Tshibala, porte-parole de l’Union pour la démocratie et le progrès social, a affirmé que le parti d’Etienne Tshisekedi attendait plutôt le dialogue politique qui serait convoqué par un médiateur international neutre, à designer par le Secrétaire général de l’Onu.

    «Nous n’irons pas au dialogue convoqué par M. Kabila pour lui permettre un glissement quelconque qu’on ne veut d’ailleurs pas entendre à l’UDPS», avait-il martelé.

    Les parlementaires informés

    Le chef de l’Etat a donc communiqué aux ambassadeurs et chefs des missions diplomatiques accrédités en RDC les conclusions des consultations qu’il avait entamées en juin dernier en vue du dialogue national. Il avait annoncé les mêmes conclusions récemment aux chefs des principales institutions publiques du pays.

    Le contenu de cette réunion a été communiqué à huis-clos, ce même lundi, aux sénateurs et députés par les présidents des deux chambres du Parlement.

    Les députés et sénateurs ont appris les grandes lignes des matières à traiter au cours de ce dialogue :

    • l’enrôlement des nouveaux majeurs
    • la confection d’un calendrier électoral consensuel
    • les moyens financiers à mettre à la disposition de la Ceni
    • la sécurisation de prochaines élections.

    Radio Okapi

  • RDC: le président Kabila annonce le début d’un dialogue politique

    RDC: le président Kabila annonce le début d’un dialogue politique

    Joseph Kabila
    Joseph Kabila

    -En RDC, le président Joseph Kabila a multiplié les messages, depuis dimanche 8 novembre. Il a rencontré ce week-end les présidents des deux chambres qui eux-mêmes ont transmis, ce lundi 9 novembre, à huis clos, les détails de la rencontre aux députés et aux sénateurs. Pendant ce temps, le chef de l’Etat congolais s’entretenait avec les représentants de la communauté internationale, à Kinshasa. C’est le dialogue politique qui a été l’objet de cette communication tous azimuts.

    D’abord, il y a cette date limite pour le début du dialogue. Il doit débuter, au plus tard, « d’ici la fin du mois de novembre », a dit le président congolais Joseph Kabila. Dans les prochains jours, un comité préparatoire devrait être mis en place pour décider du lieu et de la composition de ce dialogue qui doit inclure « majorité, opposition et société civile», a ajouté le chef de l’Etat congolais, sans donner plus de détails.

    Il a également rappelé les cinq points qui, selon lui, doivent être les thèmes de ce dialogue. Tout d’abord, la révision, ou pas, du fichier électoral. Faut-il recenser notamment les jeunes qui n’étaient pas majeurs lors de la dernière élection, en 2011 ?

    Calendrier électoral, financement, médiation internationale

    Ensuite, la révision du calendrier électoral. C’est le point d’achoppement avec l’opposition qui craint un glissement, et la communauté internationale qui insiste depuis des mois sur le respect des délais constitutionnels. L’autre thème concerne la sécurisation du processus et la mise en place d’une sorte de code de bonne conduite « pour éviter la violence verbale », a insisté Joseph Kabila auprès des ambassadeurs.

    Le financement des élections figure également parmi les sujets. Rappelons que la Commission électorale s’était plainte de ne pas recevoir les fonds promis par le gouvernement. La communauté internationale refuse, pour l’instant, d’y contribuer. Et enfin, le rôle que doit jouer la communauté internationale. « Pas d’ingérence », a notamment insisté Joseph Kabila auprès des ambassadeurs.

    Mais la véritable nouveauté, c’est que le chef de l’Etat a surtout dit que s’il souhaitait, 55 ans après l’indépendance, que les Congolais trouvent des solutions par eux-mêmes. Il n’excluait plus, si d’autres insistent, « le recours à une facilitation internationale », a-t-il souligné.

    L’opposition divisée sur le dialogue

    Félix Tshisekedi chargé aux relations extérieures de l’UDPS 10/11/2015 – par Olivier Rogez Écouter

    Du côté de l’UDPS qui avait posé comme préalable à sa participation le recours à cette médiation, on se réjouit. Mais pour Félix Tshisekedi, secrétaire national chargé des relations extérieures du parti, il faut que la communauté internationale prenne le président Kabila au mot et désigne sans tarder un facilitateur. « Nous voulons que la communauté internationale nous serve de témoin », a dit l’opposant congolais.

    Un député de la majorité expliquait quant à lui à RFI qu’il appréciait la voie médiane choisie par Joseph Kabila entre « les extrémistes de son camp et ceux de l’opposition » qui, selon lui, serait de nature à permettre un dialogue plus inclusif. La semaine dernière, en effet, la Dynamique de l’opposition, une plateforme, avait annoncé qu’elle n’y participerait pas, dénonçant une volonté de glissement du calendrier. Convaincre l’opposition reste incertain. « Le dialogue n’est que sens que pour établir un calendrier électoral dans les délais constitutionnels, il n’y a pas de crise du Congo », souligne un ténor de l’opposition. Pas de besoin de dialogue, c’est aussi l’opinion de Jean-Bertrand Ewanga. « Si Joseph Kabila annonce qu’il ne se présente pas et qu’il respectera la Constitution, la situation va immédiatement se décrisper », promet le secrétaire général de l’UNC.

    Du côté de la communauté internationale, on reste prudent et on dit avoir insisté, une fois de plus, sur la nécessité de respecter les délais constitutionnels. Selon un diplomate étranger, le président Kabila aurait renvoyé cette question, comme d’autres, à ce qui sortirait du dialogue.

    Les réactions des parlementaires congolais à l’annonce du président Kabila Les députés des différentes formations politiques ont accueilli la nouvelle très différemment. 10/11/2015 – par Kamanda Wa Kamanda Écouter
    RFI
  • Victime d’injures et d’accusations gratuites : L’Udps confond ses détracteurs

    Victime d’injures et d’accusations gratuites : L’Udps confond ses détracteurs

    E.-Tshisekedi-Au cours d’un point de presse tenu hier, le parti cher à Etienne Tshisekedi réaffirme l’importance du dialogue conformément à l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et aux Résolutions 2098, 2147 et 2211 du Conseil de Sécurité des Nations Unies

    L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), par la voix de son Secrétaire général adjoint chargé des questions administratives et financières, Joseph Kapika, a exprimé son indignation face aux injures et accusations dont est victime son président national, Etienne Tshisekedi, de la part de certains opportunistes politiques et autres médias instrumentalisés par ces derniers.

    Réagissant à ces injures et accusations gratuites, l’UDPS vient de confondre ses détracteurs et a, par la même occasion, réaffirmé son attachement au dialogue dont l’organisation doit être conforme à l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et aux Résolutions 2098, 2147 et 2211 du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

    L’UDPS rappelle par ailleurs qu’Etienne Tshisekedi compte parmi les personnalités les plus respectées en Afrique et dans le monde.

    Aussi, le parti de Limete regrette-t-il de constater que certains politiciens véreux se plaisent à trainer dans la boue son leader Charismatique pour avoir exigé la tenue du dialogue politique recommandé par l’Accord-cadre d’Addis-Abeba. Surtout que tel est aussi le souhait de la majorité du peuple congolais et de la communauté internationale qui accompagne la RDC dans son processus de démocratisation.

    » Pourquoi épargner toutes les personnalités et organisations qui soutiennent la tenue de ce dialogue pour ne s’en prendre qu’à Etienne Tshisekedi ? « , s’interroge Joseph Kapika.

    Ce dernier a rappelé les Résolutions 2098, 2147 et 2211 du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui donnent mission au Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en RDC de promouvoir un dialogue politique sans exclusive entre toutes les parties prenantes en vue de favoriser la réconciliation et la démocratisation et d’encourager l’organisation d’élections crédibles et transparentes en Rd Congo.

    » Les ennemis de ce dialogue peuvent-ils soutenir que tous les signataires de l’ l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et des Résolutions 2098, 2147 et 2211 du Conseil de Sécurité des Nations Unies œuvraient déjà pour le glissement et pour le troisième mandat ? « , s’interroge encore Joseph Kapika.

    L’UDPS regrette de constater que ceux qui usent des injures à l’endroit d’Etienne Tshisekedi pour s’opposer aujourd’hui au dialogue sont ceux-là même qui se faisaient les défenseurs dudit dialogue et qui ont même créé des plateformes politiques telles que  » Coalition pour le vrai dialogue « ,  » Sauvons le Congo  » ou encore  » Forces politiques et Sociales « .

    Les Congolais qui n’ont pas la mémoire courte se souviennent encore des meetings, points de presse et marches que ces prétendues plateformes organisaient pour réclamer la tenue de ce forum.

    Le parti du Lider maximo s’en tient à sa feuille de route rendue publique en février dernier. Feuille de route dans laquelle Etienne Tshisekedi précise les objectifs du dialogue qui, selon lui, consiste à régler le problème du contentieux électoral de novembre 2011 et son corolaire qui est la crise de légitimité, définir un processus électoral consensuel sur le calendrier électoral, la restructuration de la Ceni et l’audit du fichier électoral, la restructuration de la Cour constitutionnelle, le renforcement du mandat de la Monusco pour sécuriser le processus électoral, la création d’un observatoire des élections chargé de la certification des résultats des élections.

    La feuille de route de l’Udps pour la sortie de la crise en RDC est un document apprécié aussi bien au pays qu’à l’extérieur et n’a jamais été contredit avec des contre-propositions, sauf sur la révision du quota, indique Joseph Kapika.

    » Qu’il pleuve ou qu’il neige, le dialogue se tiendra parce qu’il y va de l’intérêt supérieur de la nation. Et, croyez nous, ceux qui font semblant de s’y opposer y prendront part « , a insisté Joseph Kapika.

    Le secrétaire général adjoint de l’Udps chargé des questions administratives et financières a réitéré l’ultimatum de son parti qui exige que ce dialogue soit convoqué avant la fin du mois de novembre 2015 et insiste sur la médiation de la communauté internationale.

    Joseph Kapika précise que les accusations contre l’entourage d’Etienne Tshisekedi sont une diffamation. L’UDPS qui réclame le dialogue, insiste toujours aussi bien sur le respect des délais constitutionnels que sur la médiation de la communauté internationale.

    Jed, Omec, Csac, Unpc… interpellés

    L’Udps se dit inquiète du silence complaisant des organisations professionnelles de défense et de liberté de la presse en RDC comme Jed, Omec, Csac, Unpc… face aux injures par la voie de presse dont est victime son président.

    L’Udps qui a toujours lutté pour le respect des droits des journalistes, attend une réaction de la part de ces organisations au regard de ces dérives.  » Les journalistes ont des droits que l’UDPS a toujours respectés, mais ils ont aussi des devoirs « , martèle Joseph Kapika.

    » Hier votre confrère a craché sur le Cardinal injustement, aujourd’hui il traine le président Etienne Tshisekedi dans la boue injustement, à qui le prochain tour ? Votre confrère doit cesser de s’attaquer injustement aux monuments de notre pays « , tance Joseph Kapika.

    Avant de terminer son entretien avec la presse, l’UDPS a rendu hommage à Mme Esther Abedi, directrice générale de la Chaine de télévision Afrika TV décédée le samedi dernier suite à une courte maladie dans une clinique à Yolo, dans la commune de Kalamu.

    Par Godé Kalonji

    La Tempete de Tropique

  • A la veille de la convocation du dialogue : L’UDPS dit non à Kabila

    A la veille de la convocation du dialogue : L’UDPS dit non à Kabila

    Etienne Tshisekedi
    Etienne Tshisekedi

    -Alors que la convocation du dialogue est imminente, on enregistre une nouvelle tergiversation de la fille aînée de l’Opposition congolaise. « Nous n’irons pas au dialogue convoqué par Mr Kabila pour lui permettre un glissement quelconque qu’on ne veut d’ailleurs pas entendre à l’UDPSé, a déclaré vendredi 6 novembre Brunon Tshibala, porte-parole de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

    Selon lui, le parti d’Etienne Tshisekedi attend le dialogue politique qui sera convoqué par un médiateur international neutre, à designer par le Secrétaire général de l’Onu. Bruno Tshibala a réagi ainsi  aux affirmations faites par le Secrétaire général adjoint du PPRD, parti présidentiel, selon lesquelles «toute l’opposition sera (à ce forum), avec Tshisekedi en tête»

    Joint depuis Bruxelles par Radio Okapi, Bruno Tshibala a affirmé que la position de son parti n’avait pas changé sur le dialogue:

    «Nous insistons sur le fait que le dialogue qui doit se tenir,  c’est ce dialogue qui se conforme à l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et aux trois résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Donc c’est un dialogue qui sera modéré par la communauté internationale. Il ne sera jamais question, pour l’UDPS et son président, d’aller à un dialogue qui n’est pas modéré par la communauté internationale.»

    Ce parti, selon lui, s’appose à toute démarche de nature à permettre au président actuel, dont le dernier mandat doit s’achever en décembre 2016, de rester au pouvoir au-delà du délai constitutionnel. « Ceux qui accusent l’UDPS de vouloir ce dialogue pour permettre à Monsieur Kabila de pouvoir glisser, ils racontent des contre-vérités. Ils racontent des inepties», a-t-il affirmé.

    Selon la même source, l’UDPS en tant que parti politique, parti de gauche, pense que le dialogue est la voie royale pour régler les problèmes politiques, les crises politiques.

    «C’est pour cette raison que nous restons dans cette posture de rechercher la solution à la crise qui sévit dans notre pays par le dialogue», a poursuivi le porte-parole de l’UDPS, précisant que c’est le médiateur international neutre qui est habilité à convoquer le dialogue politique en lançant des invitations à toutes les parties prenantes. Et ce dialogue, selon lui, devra se dérouler à Kinshasa «au vu et su de tous les Congolais. Pas ailleurs!»

    «Toute l’opposition, avec Tshisekedi en tête»

    Bruno Tshibala réagissait aux propos du secrétaire général adjoint du PPRD, Emmanuel Ramazani Shadary, qui annonçait sur Radio Okapi jeudi la tenue «bientôt» d’un dialogue  avec des déléguées de l’opposition, dont l’UDPS d’Etienne Tshisekedi. Selon lui, les participants à ce forum politique  vont mettre à profit cette occasion pour  s’entendre sur les modalités de l’organisation des élections apaisées en RDC.

    Le député Ramazani Shadary a même fait état d’une augmentation du nombre de personnes favorables à ce dialogue:

    «Il y aura dialogue bientôt. Le chef (de l’Etat Joseph Kabila) l’a déjà annoncé, depuis le mois passé. Il a fait des consultations. Nous du PPRD, nous de la majorité, nous allons dialoguer avec nos compatriotes congolais. Ils sont déjà nombreux qui ont commencé à s’inscrire. Même ceux qui vous dit qu’ils ne viendraient pas là. Ils sont là. Ils viendront.»

    Shadary Ramazani annonce que  toute l’opposition sera à ce dialogue, avec Etienne Tshisekedi en tête. «Nous, nous voulons allers au dailogue, pour que nous puissions nous mettre d’accord sur les règles de jeu devant nous amener aux  élections libres, démocratiques, transparentes et apaisées. Des élections sécurisées », a-t-il spécifié.

    Les émissaires de l’UDPS avaient rompu en septembre dernier les négociations, entamées depuis mi-juillet en Belgique et en Italie, avec le PPRD en vue de la tenue d’un dialogue national. L’annonce avait été faite à travers un communiqué signé par Etienne Tshisekedi depuis Bruxelles où il se trouve en convalescence, sans préciser les raisons de la rupture des négociations.

    Il recommandait tout de même aux «forces politiques et sociales acquises au changement» de poursuivre les objectifs recherchés au travers du dialogue: L’organisation d’un processus électoral dans un climat apaisé ; L’élaboration d’un calendrier consensuel qui tienne compte des délais constitutionnels ; Le transfert pacifique du pouvoir en RDC.

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