Tag: Politique

  • Joseph Kabila opère le réaménagement technique du gouvernement Matata II

    Joseph Kabila opère le réaménagement technique du gouvernement Matata II

    kabila7-Onze nouveaux membres sont venus compléter l’équipe gouvernementale. Il est constaté une seule permutation au sein de l’exécutif national. Le ministre des Hydrocarbures va à la Défense nationale et vice versa.
    L’on s’y attendait. Le Chef de l’Etat Joseph Kabila vient de procéder, depuis vendredi 25 septembre 2015, à un réaménagement technique du gouvernement Matata II. 11 nouveaux membres sont venus compléter l’équipe gouvernementale.  Il est constaté une seule permutation au sein de l’exécutif national. Le ministre des Hydrocarbures va à la Défense nationale et vice versa.

    Ci-après cette Ordonnance.

    Ordonnance n°15/075 du 25 septembre 2015 portant réaménagement technique du gouvernement
    Le Président de la République, 

    Vu la Constitution, telle que modifiée par la loi n° 11/002, du 20 janvier 2011, portant révision de certains articles de la Constitution de la République démocratique du Congo, du 18 février 2006, spécialement en ses articles 79 et 90 ;

    Vu l’Ordonnance n° 15/014 du 21 mars 2015 portant organisation et fonctionnement du gouvernement, modalité pratique de collaboration entre le Président de la République et le gouvernement, ainsi qu’entre les membres du gouvernement, spécialement en son article 12 ;

    Vu l’Ordonnance n° 15/015 du 21 mars 2015 fixant les attributions des ministères ;

    Vu l’Ordonnance n° 012/2003 du 18 avril portant nomination d’un Premier ministre ;

    Vu l’Ordonnance n°15/069 du 17 septembre 2015, portant révocation des membres du gouvernement

    Revu l’Ordonnance n° 14/078 du 7 décembre 2014 portant nomination des vice-Premiers ministres, ministre d’Etat, ministres et vice-ministres, spécialement en ses articles 3 et 4 ;

    Vu l’urgence et la nécessité, sur proposition du Premier ministre, ordonne : 

    L’article 1er :

    Sont nommés ministres, les personnes ci-après :

    Défense nationale Anciens Combattants et Réinsertion, M. Crispin Atama Tabe Mogodi
    Plan et suivi de la Révolution de la modernité, M. Georges Wembi Lwambo
    Hydrocarbures, M. Aimé Ngoyi Mukena
    Environnement, Conservation de la nature et Développement rural, M. Robert Bopolo Bogeza
    Agriculture, Pêche et Elevage, M. Emile Mota Ndongo Kang
    Affaires foncières, M. Gustave Boloko Nkeli
    Fonction publique, M. Isumbisho Mwapu
    Affaires sociales et Actions humanitaires, Mme  Adèle Degbalase  Kanda
    Femme, Famille et Enfant, Mme Lucie Kipele Aki Azwa
    Jeunesse et Sports, M. Dénis Kambayi Tshimbumbu

    Article 2ème :

    Sont nommés vice-ministres, les personnes ci-après :

    Plan, M. Franklin Tshamala Maniku
    Transports et Voies de communication, M. Simplice Ilunga Monga

    Article 3ème :

    Sont abrogées toutes les dispositions antérieures contraires à la présente Ordonnance

    Article 4ème :

    Le Premier ministre est chargé de l’exécution de la présente Ordonnance qui entre en vigueur à la date de sa signature.
    Fait à Kinshasa, le 25  septembre 2015, 

    Joseph Kabila Kabange

    Augustin Matata Ponyo Mapon
    Premier ministre 

    Pour copie conforme et certifiée à l’original
    le 25 septembre 2015 
    Le cabinet du Président de la République
    Neemi Mwilanya Wilondja
    Directeur de cabinet
  • UDPS:des frondeurs de l’UDPS se choisissent un président par intérim

    UDPS:des frondeurs de l’UDPS se choisissent un président par intérim

    President Etienne Tshisekedi
    President Etienne Tshisekedi

    -C’est une étape de plus dans la crise de leadership qui agite l’Union pour la démocratie et le progrès social, le parti fondé par l’opposant historique Etienne Tshisekedi en République démocratique du Congo. En août dernier, déjà, dans une lettre ouverte, 25 membres influents de la diaspora de ce parti avaient pour la première fois directement désavoué leur président, absent de la scène politique depuis le début de sa convalescence en Belgique il y a plus d’un an. Cette fois, ils sont allés plus loin en désignant à sa place un président intérimaire.

    A la tête des frondeurs, il y a notamment André Kalonzo Ilunga, désigné président de l’UDPS par intérim. Sa mission : préparer un congrès extraordinaire d’ici novembre pour élire une nouvelle direction. Originaire du Kasaï, autrefois représentant de l’UDPS aux Etats-Unis et à l’ONU, André Kalonzo Illunga est à l’image de ce groupe de frondeurs composé en grande partie de cadres ou d’anciens cadres du parti aujourd’hui en exil.

    Pour eux, il faut définitivement tourner la page Etienne Tshisekedi, qu’ils accusent d’avoir falsifié les statuts du parti et dont l’absence prolongée a entraîné une terrible cacophonie sur la ligne politique de l’UDPS. Au point, craignent-ils, de menacer sa place sur l’échiquier politique. Mais quel peut-être l’impact d’une telle initiative, à laquelle aucun Congolais de l’intérieur n’a officiellement adhéré ? Rapahel Kashala, qui est au nombre des frondeurs, dit avoir le soutien de la base, même si, explique-t-il, beaucoup au Congo n’osent pas afficher leur soutien.

    « Ils ne sont pas légitimes », récuse Valentin Mubaké, l’un des conseillers du numéro 1 du parti. Rappelant que ces frondeurs sont tous depuis très longtemps à l’étranger, coupés de la base donc, et ce même si leur geste témoigne d’un « désarroi » partagé par beaucoup. Pour le porte-parole de l’UDPS, Bruno Tshibala, il s’agit tout simplement d’une « comédie de mauvais goût ». « S’ils ont des choses à dire, qu’ils les disent lors de notre prochain congrès », qui doit être convoqué promet-il d’ici la fin de l’année.

    (RFI)

  • UDPS:DÉCLARATION POLITIQUE DE LA PRÉSIDENCE DU PARTI

    UDPS:DÉCLARATION POLITIQUE DE LA PRÉSIDENCE DU PARTI

     
     Logo_UDPSLa Présidence du Parti, Exécutif national de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, s’est réunie ,sous la conduite du Secrétaire Général du Parti, ce mardi 22 Septembre 2015 au siège national sise 546, Zinnias Limete 10eme Rue ,pour examiner les agissements déplorables des prétendus 26 membres du Parti résidant à l’étranger ,en quête de positionnement et de gloriole, qui ont multiplié des rencontres et se  sont rendus coupables  de déclarations insolites au mépris des textes qui régissent l’UDPS ;
    Après analyses, échanges et délibérations,  rend publique la Déclaration suivante :
    1.    Concernant le soit disant CONCLAVE : aucune disposition des Statuts ne prévoit un tel forum, donc il est illicite ;
    2.    Il n’a jamais existé de vacance à la tête du Parti ; et les instances dirigeantes et compétentes de l’UDPS n’ont jamais constaté un tel fait insolite.
    Son Excellence Dr Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA, Président Elu de la RD CONGO et Président du Parti, en qui tous les cadres et membres du Parti ont leur confiance, continue à diriger, de main de Maitre, aux destinées de l’UDPS, principale force politique de la République Démocratique du Congo ;
    La tenue dudit Conclave relève donc de la pire rébellion dans le chef de ses organisateurs qui ont violé intentionnellement les dispositions pertinentes de l’Article 19 des Statuts ;
    3. Pour ce qui est de la désignation du Candidat du Parti à l’élection présidentielle,  seul le Congrès, Organe Suprême,  en a la compétence ;
    4. Par conséquent, à dater de ce jour, la Présidence du Parti :
    a)    Prend acte de l’auto-exclusion du Parti les personnes dont les noms suivent :
    1.      André KALONZO
    2.      Raphael KASHALA
    3.      François TSHIPAMBA MPUILA
    4.      Leonard MPOYI MWADIAMVITA
    5.      Ange KALONJI TSHIDIMBA
    6.      Madame KASHIKA
    7.      Sylvain NSENDA KALALA
    8.      Raymond KABALU KADIMA
    9.      Urbain NDONDO
    10. Oscar MUTOMBO
    11. Marcelin KWILU MONDO
    12. Papy BISUNGU
    13. Touré KABONGO
    14. Nono ILUNGA BUKASA
    15. André KABEMBA
    16. Eddy BOZINGA
    17. Sage GAYALA
    18. Bernard KABEYA TSHILUMBAYI
    19. Liévin TSHIEMBE NTAMBUE
    20. Philippe MANDANGI
    21. Albert MUKENDI
    22. Placide KANEMA
    23. Felix MULAMBA
    24. Georges MBOA
    25. Marie TSHIBWABWA
    26. Jean Claude MAKENGA BOF
     
    b)    Prononce leur radiation de  tous les registres du Parti ;
    c)     Conformément à l’article 7 du Règlement Intérieur leur interdit, sous peine de poursuites judiciaires, d’utiliser  la dénomination du Parti, ses insignes, logos et  de parler en son nom ;
    d)    Invite toutes les combattantes et tous les combattants à la vigilance pour mettre hors d’état de nuire toutes ces brebis égarées.
            Fait à Kinshasa, le22/09/2015
     
    Pour  La Présidence du Parti
                                                                                                      
     
                                                                     Bruno MAVUNGU PUATI,
  • RDC: Kinshasa va nommer des commissaires dans les nouvelles provinces

    RDC: Kinshasa va nommer des commissaires dans les nouvelles provinces

    Nouvelle carte RDC-En République démocratique du Congo, les provinces de création récente seront gérées par des commissaires spéciaux et des commissaires spéciaux adjoints. Une décision du gouvernement annoncée par son porte-parole. A Kinshasa, l’opposition dénonce une violation de la Constitution de plus.

    Selon Lambert Mende Omalanga, porte-parole du gouvernement congolais, cette option a été choisie pour se conformer à l’arrêt de l’accord constitutionnel, en attendant les élections des gouverneurs et de leurs adjoints.

    La demande avait en effet été faite à l’exécutif de prendre des dispositions transitoires et exceptionnelles, en vue de faire régner l’ordre public et la sécurité, d’assurer également la régularité et la continuité des services publics dans les nouvelles entités.

    D’où viendront les commissaires spéciaux et leurs adjoints ? Réponse de Lambert Mende : « Le gouvernement va désigner des personnes qu’il estime capables de gérer les nouvelles provinces. » L’opposition, elle, dénonce une violation de la Constitution. Le titre de commissaire spécial n’est prévu par aucun texte, explique Baudouin Mayo Mambeke, député de l’Union pour la nation congolaise (UNC).

    Pour lui, le gouvernement doit se fonder sur l’arrêt de la Cour constitutionnelle. Cette cour, estime Baudouin Mayo Mambeke, a pour rôle de juger de la constitutionnalité et non d’attribuer aux institutions des compétences qu’elles n’ont pas reçues de la Constitution. En tout cas, l’opposition soupçonne la majorité de vouloir nommer des personnes de son obédience.

    RFI

  • RDC : violents heurts en marge d’une manifestation de l’opposition à Kinshasa

    RDC : violents heurts en marge d’une manifestation de l’opposition à Kinshasa

    kin-Deux à trois mille manifestants étaient rassemblés à Kinshasa mardi lors d’une marche convoquée par des partis d’opposition, farouchement opposés à un changement du calendrier électoral. Des heurts ont alors éclaté en marge de cette mobilisation.

    Une dizaine de jeunes participants à la manifestation ont violemment frappé pendant plusieurs minutes un homme gisant au sol. Aucun représentant des forces de l’ordre n’est venu mettre fin à ce lynchage. La situation a dégénéré peu avant 14h sur la place Sainte-Thérèse de Ndjili, dans le sud de la capitale.

    Contre un report du calendrier électoral 

    Deux à trois mille personnes étaient réunies à l’appel d’un collectif d’opposants au président Joseph Kabila. Objectif : exiger la tenue dans les temps de la prochaine présidentielle, devant avoir lieu en novembre 2016 et à laquelle la Constitution interdit au chef de l’État de se présenter.

    Une dizaine de dirigeants de partis rassemblés au sein de la Dynamique de l’opposition se sont succédés à la tribune pour appeler au départ de Joseph Kabila en 2016, jusqu’à ce que le rassemblement soit attaqué à coup de pierres par au moins une dizaine de personnes, armées de bâtons.

    Situation tendue

    Très vite, la place s’est vidée dans un grand désordre. Une vingtaine de policiers armés de matraques ont fini par intervenir pour faire cesser la bastonnade et récupérer un corps grièvement blessé. La situation restait tendue, alors que des renforts de policiers affluaient dans le quartier et que de petits groupes se formaient sur la place et dans les rues adjacentes. Certains groupes de jeunes vindicatifs, sans aucune appartenance politique visible, s’en prenaient aux forces de l’ordre, leur jetant parfois des pierres, mais celles-ci observaient en retour la plus grande retenue.

    La semaine passée, la Cour constitutionnelle avait ordonné que les élections des gouverneurs des provinces nouvellement créées se tiennent avant les provinciales, ouvrant la voie à un report du cycle électoral devant mener à la présidentielle de fin 2016.

    Jeune Afrique

  • RDC : Pas d’Élections, les 21 nouvelles Provinces seront gérées Provisoirement par les hauts fonctionnaires

    RDC : Pas d’Élections, les 21 nouvelles Provinces seront gérées Provisoirement par les hauts fonctionnaires

    COUR constitutionnelle-Cour constitutionnelle : Une source de la Cour constitutionnelle a confié mercredi 9 septembre à Radio Okapi que le gouvernement peut confier provisoirement à des hauts fonctionnaires de l’Etat la gestion des vingt et une nouvelles provinces. Cette source qui s’est exprimée sous le sceau de l’anonymat affirme qu’une telle démarche ne viole pas la constitution.

    Dans un arrêt rendu mardi 8 septembre, la Cour constitutionnelle a ordonné au gouvernement de prendre « sans tarder les dispositions transitoires exceptionnelles pour faire régner l’ordre public, la sécurité et assurer la régularité ainsi que la continuité des services publics dans les provinces » nouvellement créées.

    Selon notre source, il existe des hauts fonctionnaires de l’Etat dans les 21 nouvelles provinces pour assurer la continuité de l’Etat.

    L’élection des gouverneurs de ces provinces a pris du retard. Saisie par la Commission électorale en interprétation de la loi sur l’installation des nouvelles provinces en RDC, la Cour constitutionnelle a dit constater « la force majeure » empêchant la Commission électorale nationale indépendante d’organiser dans les délais légaux les élections des gouverneurs et des vice-gouverneurs.

    La Cour constitutionnelle a aussi ordonné à la Ceni d’organiser les élections des gouverneurs avant les autres élections prévues dans le calendrier électoral.

    Certains opposants ont estimé que cette décision risque d’occasionner un glissement qui aboutirait au report des prochaines élections.

    Mais pour notre source, la Cour constitutionnelle ne consacre pas un quelconque glissement. « S’il y en a, c’est une affaire des politiques », estime-t-elle.

    Les juges ont mis la Ceni et le gouvernement devant leurs responsabilités, indique la même source. Selon elle, le calendrier électoral n’est pas crédible.

    On peut organiser les élections des gouverneurs, fiabiliser le fichier électoral avec l’enrôlement d’anciens et de nouveaux majeurs endéans 9 mois, souligne-t-elle. Ce serait une question de volonté politique et d’argent.

    Dans son arrêt, conclut notre source, la Cour constitutionnelle a aidé la Ceni à décharger 2016 de plusieurs scrutins.

    La Monusco se réserve de tout commentaire

    Interrogé au cours de la presse hebdomadaire des Nations unies mercredi 9 septembre, le directeur de la Division de l’information publique de la Monusco, Charles-Antoine Bambara, s’est réservé de commenter l’arrêt de la Cour constitutionnelle.

    « Cela relève de la souveraineté nationale. Pour ce qui nous concerne, on n’allons pas commenter cette décision mais nous voulons juste rappeler que la communauté internationale est prête à accompagner la RDC dans l’organisation des élections dans leur ensemble et particulièrement les législatives et la présidentielle de l’année prochaine », a-t-il déclaré.

    Charles-Antoine Bambara a, en outre, réaffirmé la volonté de la mission onusienne  d’accompagner la RDC à organiser des élections apaisées conformément à la résolution 2211 du Conseil de sécurité de l’ONU.

    Vous pouvez écouter les propos du directeur de l’information publique de la Monusco.

  • RDC : la communauté internationale s’inquiète de la situation à l’approche des élections

    RDC : la communauté internationale s’inquiète de la situation à l’approche des élections

    Joseph Kabila
    Joseph Kabila

    -La communauté internationale tire la sonnette d’alarme concernant les élections en RDC et appelle tous les acteurs politiques à participer activement à la tenue des scrutins d’ici à fin 2016.           La RDC prévoit de tenir une série d’élections à partir d’octobre pour aboutir en novembre 2016 à la tenue de l’élection présidentielle et aux élections législatives, mais l’organisation mise en place accumule les retards. De plus, l’arrestation de nombreux opposants ou militants de la société civile au cours des derniers mois a contribué à maintenir les tensions politiques, exacerbées en janvier par la répression meurtrière de manifestations hostiles au pouvoir.

    L’opposition soupçonne le président Joseph Kabila, à la tête du pays depuis 2001, de gagner du temps afin de se maintenir à son poste, alors que son mandat prend fin en décembre 2016 et que la Constitution lui interdit de se représenter.

    Mesures urgentes

    Dans un communiqué commun publié jeudi par l’ONU, les envoyés spéciaux et représentants internationaux pour les Grands Lacs (ONU, Union africaine, États-Unis, Union européenne, Belgique) insistent sur la nécessité de prendre sans tarder des mesures pour permettre la tenue d’élections transparentes et crédibles. Ensemble, ils « lancent un appel à tous les acteurs politiques en vue de parvenir rapidement à un accord » pour organiser la présidentielle et les législatives dans les délais constitutionnels.

    En juin, Joseph Kabila, qui entretient le doute sur son avenir politique, a lancé des consultations politiques en vue d’un éventuel dialogue national censé favoriser la tenue d’élections apaisées. Mais, une partie de l’opposition a d’ores et déjà rejeté cette offre, y voyant une manœuvre pour reporter les échéances électorales.

    Néanmoins, le clan de l’opposant historique Étienne Tshisekedi, battu lors des élections de 2011 entachées de fraudes massives et à l’origine de la crise politique actuelle, a fait volte-face en juin, en annonçant sa disposition à dialoguer avec le pouvoir, sous certaines conditions.

    Portée historique

    « Tout sera fait conformément au calendrier de la Ceni », la Commission électorale nationale indépendante, qui prévoit la tenue de quatre scrutins au suffrage direct et plusieurs autres élections indirectes en 13 mois, assure Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement qui se dit confiant.

    Il reproche cependant à la communauté internationale de contraindre la RDC à ne compter que sur ses maigres ressources budgétaires en rechignant à soutenir financièrement le processus électoral. En juin, l’Union européenne et les États-Unis avaient indiqué qu’ils comptaient limiter leur soutien, sous conditions, à la présidentielle et aux législatives de 2016.

    Dans leur déclaration, les représentants de la communauté internationale soulignent pourtant la portée historique de ces scrutins censés renforcer de la sécurité dans un pays ravagé par deux guerres et par la violence de nombreuses milices toujours actives, notamment dans l’Est.

    À cela, s’ajoute la mise en place de 21 nouvelles provinces qui vient compliquer davantage la tâche de la Ceni, laquelle a décidé de s’en remettre à la Cour constitutionnelle – récemment créée – pour décider de l’attitude à adopter pour désigner les gouverneurs de ces nouvelles entités, qui devaient initialement être élus au scrutin indirect en juillet et août. Leur entrée en fonction est un préalable à la tenue des premières élections locales de l’histoire du pays devant avoir lieu le 25 octobre.

    (Jeune Afrique)

  • Le glissement est déjà là?

    Le glissement est déjà là?

    Bureau de la  CENI
    Bureau de la CENI

    -La publication du calendrier global comprenait 23 contraintes à sa réalisation, le fait d’avoir attendu plus de 3 mois la promulgation de certaines lois fait que “tout le monde doit savoir qu’il y aura des conséquences sur le calendrier”, a dit à TOP CONGO FM, le rapporteur de la Commission Électorale Nationale Independante.

    Pour Emery Kalamba, les écueils restant sont tout aussi nombreux, “il y a le problème des nouveaux majeurs, il y a la loi d’engagement, il y a aussi des options à lever, faut-il coupler ou non certaines élections?”

    Il faut que la classe politique réévalue tout le processus.

    “Je n’appelle pas cela dialogue, appelez cela comme vous voulez car si je dis dialogue on me dira que comme Kabila a dit dialogue, lui de la CENI n’est pas indépendant car il a dit aussi dialogue. Le terme Concertations a aussi été utilisé, quel est l’autre terme pour désigner les gens qui parlent d’hommes à hommes”, s’interroge ironiquement Emery Kalamba, qui note que la tripartite CENI-Majorité-Opposition ne peut pas prendre de décisions aussi importantes.

    “Nos échanges de la CENI portent sur des aspects techniques”.

    La CENI n’a pas la latitude de décider des implications financières ou temporaires qui modifieraient le calendrier, souligne le rapporteur.

    Selon Emery Kalamba, la solution est que les grandes décisions soient prises dans un cercle élargi à ceux qui ont les moyens de la décision “car les conséquences des décisions prises nous conduiront à d’autres réactions”.

    Sous entendus, au glissement tant décrié par l’opposition mais inévitable au regard de la tournure des événements:

    Le glissement est déjà là? 

    L’article 70 de la Constitution, alinéa 2, stipule qu’à “la fin de son mandat, le Président de la Republique reste en fonction jusqu’à l’installation effective du nouveau président élu”.

    A décembre 2016, vu les difficultés rencontrées jusqu’aujourd’hui dans l’organisation des scrutins, tout porte à croire que l’élection présidentielle n’aura pas eu lieu.

     La CENI évoque des problèmes financiers, la communauté internationale, qui insiste particulièrement sur la tenue dans les délais de l’élection présidentielle, ne s’exprimant toujours pas sur la hauteur de son financement, qui dela Majorité ou de l’Opposition reconnaîtra en premier le fait qu’il est désormais impossible de tenir ce scrutin dans les délais?
    (TopCongo)