Tag: Politique

  • MISE AU POINT DE L’UDPS DU 03/11/2015

    MISE AU POINT DE L’UDPS DU 03/11/2015

    Tshisekedi-En réponse aux interrogations émanant aussi bien de sa base que d’une frange importante du peuple congolais et de la communauté internationale, la direction politique prie l’opinion tant nationale qu’internationale de noter ce qui suit :
    1.     L’UDPS est derrière son Chef, son Excellence Dr Etienne TSHISEKEDI et le soutient sans réserve dans sa quête du dialogue politique sous la médiation de la communauté internationale afin d’engager le pays sur la voie de la réconciliation, condition d’organisation des élections libres, crédibles et apaisées.
    2.     L’UDPS dément la présence à Kinshasa d’émissaires envoyés par son chef le Président TSHISEKEDI en séjour à Bruxelles.
    3.     L’UDPS n’est concernée ni de près ni de loin par le colloque de la Dynamique de l’opposition à Fatima à Kinshasa
    4.     L’UDPS reste convaincue que le Dialogue demeure l’unique voie vers des élections crédibles et apaisées.
    5.     Parti ayant lutté pour l’avènement de la démocratie, l’UDPS respecte toute opinion contraire ; le parti met en garde tout individu ou groupe d’individus qui tente de diaboliser son Chef tout simplement par ce qu’il soutient la tenue du dialogue ; dialogue aujourd’hui réclamé par l’écrasante majorité de notre peuple ainsi que l’ensemble de la communauté internationale.
    Fait à Kinshasa, le 03/11/2015
    Augustin KABUYA
    Secrétaire National, Adjoint
    Chargé de communication information et medias
  • RDC: le dialogue politique pourrait être convoqué incessamment

    RDC: le dialogue politique pourrait être convoqué incessamment

    Boshab-Le dialogue politique sur le processus électoral « pourrait être convoqué incessamment », a annoncé lundi 2 novembre le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Evariste Boshab à l’issue d’une réunion des chefs de principales institutions de la RDC autour du président Kabila.

    Les participants à cette réunion ont dégagé « une vision commune sur l’impératif de rechercher un consensus sur le processus électoral», a indiqué M. Boshab dans un bref compte-rendu sur la RTNC, la télévision d’Etat.

    Les présidents de deux chambres du Parlement, le chef d’Etat-major général de l’armée, le Premier ministre, le Président de la Cour constitutionnelle, le Président de la Cour suprême de Justice, le Procureur général de la République ont participé à cette réunion dite interinstitutionnelle.

    Le bihebdomadaire C-News annonçait dès dimanche soir l’arrivée à Kinshasa des délégués de l’UDPS, le principal parti d’opposition, à ce dialogue. Officiellement, l’UDPS se dit favorable au dialogue sous la médiation internationale évoquant l’accord-cadre d’Addis-Abeba signé en février 2013 par onze Etats africains pour rétablir la paix et la sécurité dans la sous-région des Grands Lacs. D’autres forces de l’opposition à l’instar de l’UNC et du MLC rejettent l’idée du dialogue, estimant que ce forum représente à ce stade une stratégie pour faire « glisser le mandat présidentiel » au-delà de son terme constitutionnel.

    A un an de l’élection présidentielle prévue fin novembre 2016, le processus électoral bat de l’aile en RDC. Les élections provinciales, municipales, urbaines et locales prévues le 25 octobre 2015 dans le calendrier global de la Ceni n’ont pas été organisées. Ni celles des gouverneurs de vingt-et-une nouvelles provinces issues du récent découpage.

    La centrale électorale elle aussi est paralysée après la double démission de son président Apollinaire Malumalu pour raisons de santé et de son vice-président, André Pungwe après « plusieurs pressions » de sa famille politique.

    D’autres démissions à la Ceni ne sont pas totalement à exclure. Samedi, le Bureau de la Majorité Présidentielle (MP) a demandé aux membres de la Ceni dont les partis ont été récemment exclus de cette plate-forme à libérer leurs postes. Allusion à peine voilée à la questeure de la centrale électorale, Chantal Ngoy, membre du parti MSR ou encore Benjamin Bangala de l’ARC dont les partis sont exclus de la MP.

    Si ces membres venaient à quitter la Ceni, « cette situation pourrait aboutir à la restructuration de l’ensemble du bureau », prévient un observateur. La restructuration de la Ceni, un point qui figure dans la feuille de route de l’UDPS pour le dialogue.

    (Radio Okapi)

  • Requinqué par les résolutions du congrès du parti Unafec : Kyungu prêt au combat

    Requinqué par les résolutions du congrès du parti Unafec : Kyungu prêt au combat

    Antoine Kyungu-Pour les congressistes, le parti dirigé par « Baba wa Katanga » est un et indivisible. Plus rien ne sera comme avant à l’Union nationale des fédéralistes du Congo, (UNAFEC) où l’autorité morale, Antoine-Gabriel Kyungu wa Kumwanza, est décidé à se battre bec et ongles pour faire respecter les couleurs et la marque de sa formation politique. Cette ferme résolution, Kyungu l’a prise devant la base de l’UNAFEC qui, lors du Congrès extraordinaire organisé à Lubumbashi du 29 au 31 octobre, lui a renouvelé, à l’unanimité, sa confiance pour continuer la conduite des actions du parti après avoir rejeté sa lettre de démission. Pour défendre le label UNAFEC, Kyungu dit ne reculer devant rien, même pas la mort. Il n’y aura pas deux UNAFEC du vivant de ” Baba wa Katanga “.

    Kyungu a expliqué à ses militants réunis en congrès que ” des complots ont été montés pour déséquilibrer nos partis avec des menaces sur la vie de certains responsables. Voulant à tout prix déstabiliser les partis politiques prônant le respect de la Constitution et des valeurs fondamentales dans notre pays, les tenants du statu quo créent des frondes au sein des partis du G7 en violation flagrante de la loi portant organisation des partis politiques interdisant tout doublon de parti politique en RDC ”

    Il est malheureux, constate Kyungu, qu’au sein de l’UNAFEC, certains membres ont quitté délibérément le parti. Mais curieusement, ils se sont tapé le luxe, sans qualité, ni droit d’utiliser les instruments du parti en violation manifeste de la Constitution, de la loi 04/002 du 15 mars 2015 portant organisation et fonctionnement des partis politiques en Rd Congo ainsi que les statuts et règlement du parti.

    Le charismatique leader de l’UNAFEC rappelle que la loi 04/002 du 15 mars 2004 en son article 7 dispose qu’” aucun parti politique ne peut adopter la dénomination, le sigle, les symboles et les autres signes distinctifs d’un autre parti politique déjà enregistré par l’autorité publique compétente sous peine de sanctions prévues par la présente loi “.

    Le président de la Commission juridique de la Convention, le député Lama Mukalay, a rappelé qu’en date du 10 juillet de cette année, la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe, siégeant en matière de contentieux électoral a rendu sous RCE 024, l’Arrêt qui dispose in fine à son troisième feuillet ce qui suit :
    ” Sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens des parties, la Cour relève d’office, car d’ordre public celui de l’irrecevabilité tiré du défaut de qualité dans le chef de Monsieur Omba Sakatolo”.
    ” En effet, elle observe qu’il existe jusqu’aujourd’hui un seul parti politique, UNAFEC dont le Président est monsieur Antoine-Gabriel Kyungu-wA-Kumwanza et ce, eu égard aux pièces du dossier ”
    ” Au terme de l’article 29 alinéa 6 des statuts de l’UNAFEC, la même Cour rappelle que le pouvoir d’ester en justice appartient au président national qui l’exerce ou par celui qui le remplace en cas d’absence ou d’empêchement ”
    ” La même Cour ajoute in fine que le Sieur Sakatolo, secrétaire général n’a pas qualité et ne peut pas agir au nom de l’UNAFEC ou engager l’UNAFEC. ” Et donc, c’est sans qualité que monsieur Omba Sakatolo a agi dans cette cause, cette requête sera déclarée irrecevable ”

    Pour le président Kyungu, Sakatolo et consorts, ayant quitté délibérément le parti, ne doivent ni parler, moins encore, engager l’UNAFEC en toutes circonstances. A ce même sujet, une des résolutions du Congrès, très applaudie par l’assistance, considère que ” tous les frondeurs se sont auto exclus du parti et qu’une action judiciaire soit entamée contre eux pour usage abusif des insignes du parti.”

    L’UNAFEC est une et indivisible 

    Commentant cette disposition, Kyungu a demandé aux jeunes d’interpeller tous ceux qui vont se présenter avec les insignes du parti. Parce que ” notre Constitution ne permet pas de doublon des partis politiques. Ceux qui useront sans qualité de ces insignes ne s’en prendront qu’à eux-mêmes. En France Sarkozy a créé son parti et l’a baptisé le Républicain “, a indiqué le leader de l’UNAFEC. ” Il y a de noms de A à Z, insiste-t-il, chercher quel nom donner à votre parti politique, exemple Hippopotame, Zèbre, Phacochère, Crocodile… au lieu d’utiliser celui de l’UNAFEC “, déplore celui que la jeunesse du parti compare à Nelson Mandela.

    Pour le label UNAFEC, Kyungu est prêt à tous les sacrifices : “ pour ça nous allons mourir. Ce sera du tic au tac. Nous ne prônons pas la violence. Mais nous refusons le désordre. Les lois de ce pays, c’est nous qui les avons votées. Si ce n’est plus une République démocratique, qu’on nous le dise pour savoir à quoi nous en tenir… Nous UNAFEC nous nous engageons à défendre nos couleurs et notre marque… “, avertit-il.

    Le Congrès, s’appuyant sur les textes légaux, demande à l’UNAFEC d’écrire au président de l’Assemblée nationale pour obtenir l’invalidation des mandats des frondeurs députés nationaux. Il demande également aux instances du parti d’adresser une ” lettre ouverte au pouvoir dans laquelle l’UNAFEC dénonce la création camouflée des doublons dans tous les partis politiques soutenant l’alternance et le respect de la Constitution. ”

    Pour éviter les cas de récidive dans l’avenir, l’UNAFEC fera signer les actes d’engagement reprenant certaines conditions à observer par tous les candidats éligibles à tous les niveaux ainsi qu’à tous ceux qui pourront bénéficier d’un mandat public au nom du parti.

    Didier Kebongo
    Lubumbashi, 2/11/2015 (Forum des As)

  • RDC: l’appel de la société civile pour la reprise du dialogue politique

    RDC: l’appel de la société civile pour la reprise du dialogue politique

    kabila7-Pas de calendrier électoral ; absence de consensus sur la nature des élections à tenir en priorité, ou la manière de les organiser. En République démocratique du Congo, à un an de la présidentielle, des acteurs de la société civile tirent la sonnette d’alarme et lancent un manifeste « pour le salut de la nation par un dialogue citoyen ».

    Les signataires comptent aller voir l’ensemble des partis politiques du pays pour les faire adhérer à leur pacte républicain et relancer le dialogue. Selon les sept organisations qui ont rédigé cet appel, il faut que l’opposition et le pouvoir s’assoient autour d’une table et se mettent d’accord rapidement sur les élections, d’ici le délai constitutionnel de novembre 2016.

    Pourquoi ? « Le processus électoral est dans l’impasse aujourd’hui, répond Tshivis Thsivuadi, représentant de l’organisation Journaliste en danger et à l’initiative de ce manifeste. Nous n’avons pas de calendrier, il n’y a pas d’échéance électorale. La Céni est totalement paralysée ! Et donc, on ne sait pas de quoi demain sera fait, et tout le monde parle de glissement, tout le monde parle de délai constitutionnel. On oublie qu’il nous reste à peine 11 à 12 mois avant qu’on n’arrive à des échéances capitales.

    Et on n’a pas un calendrier, on n’a pas des échéances ! Nous constatons que lorsque Kabila appelle au dialogue, l’opposition dit : ‘Nous ne venons pas, parce que c’est un piège pour un glissement. ‘ Et lorsque l’opposition parle de son dialogue sous la médiation de la communauté internationale, le pouvoir en place refuse en disant que c’est un complot de l’opposition.

    Entre ces deux propositions, nous, la société civile, nous avons vocation à jouer un peu le rôle d’une force tampon pour essayer de rapprocher les vues, essayer de les aider à renouer le fil du dialogue. Tout le monde parle de l’alternance au pouvoir, et si nous voulons avoir cette alternance pacifique, je crois qu’il est temps, et plus que temps, qu’on puisse commencer à parler et redémarrer le processus. »

    RFI

  • SERAIT-ON ENFIN AU SEUIL D’UN TOURNANT DECISIF ? Tshisekedi invite Kabila à convoquer le dialogue

    SERAIT-ON ENFIN AU SEUIL D’UN TOURNANT DECISIF ? Tshisekedi invite Kabila à convoquer le dialogue

    Tshisekedi-Coup de théâtre ? Coup de poker ? Véritable tournant ? Les trois sans doute. L’Udps d’Etienne Tshisekedi s’en remet … au Raïs Kabila pour la convocation du Dialogue. Qui l’eût cru ? N’empêche. Le lider Maximo sait créer l’événement. La sensation aussi. Avec l’initiative signée  » Ya Tshitshi « , la perspective du Dialogue ne s’est jamais autant précisée.

    Les informations qui viennent fraichement de Bruxelles où continue à résider le chef charismatique de l’Udps montrent que l’option d’un dialogue inclusif n’est pas du tout enterrée. Loin s’en faut. Au contraire elle vient d’amorcer son dernier virage pour le sprint final.

    C’est l’intelligence qui est faite de l’appel que l’Udps lancé expressément à Joseph Kabila,  » lui qui exerce les plus hautes charges de l’Etat  » de convoquer en mode d’urgence un dialogue politique. C’est André Kabanda, Président Udps-Benelux (Belgique-Hollande-Luxembourg  » qui a joint la presse hier pour expliquer cette position de l’Udps prise lors d’une réunion de la direction du parti présidée par le Président national sur place. 
    Y avaient pris part le secrétaire général Me Bruno Mavungu et son adjoint Bruno Tshibala venus en consultation à Bruxelles. C’est aussi après la rencontre entre Tshisekedi et l’Envoyé spécial de Barack Obama pour les Grands lacs Tom Perriello qui, selon Kabanda, a insisté sur la nécessité de la tenue d’une concertation nationale qui devra se pencher sur le processus électoral. 
    Après avoir suspendu sa participation au pré-dialogue de Venise en Italie et Ibiza en Espagne, l’Udps, qui n’a pas rompu le processus du dialogue relance la machine. Le parti demande au Président Kabila de convoquer en toute urgence ce dialogue politique. Pourquoi Kabila ? Parce que, répond le Président de l’Udps-Benelux, c’est celui qui exerce les plus hautes fonctions de l’Etat. C’est à lui qu’incombe cette charge. 
    Mais le dialogue que le chef de l’Etat va convoquer ne se tiendra que sous une médiation internationale. On sait qu’au départ, entre l’Udps et le pouvoir, la pomme de discorde était justement la médiation de ce forum. 

    LES DEUX CAMPS AVAIENT MIS DE L’EAU DANS LE VIN

    L’Udps ne jurait que par une médiation de la communauté internationale tandis que le camp présidentiel tranchait dans le vif en argumentant que 55 ans après l’indépendance, les Congolais n’avaient pas besoin de la Communauté internationale pour se parler. 
    On sait que lors des négociations du predialogue d’Italie et d’Espagne, les deux camps avaient chacun mis de l’eau dans leur vin et qu’un compromis avait enfin été trouvé. Lequel ? On ne l’a jamais su. Car dans l’entretemps, le Lider Maximo de l’Udps a, toutes affaires cessantes, mis un terme à ces concertations Pouvoir-Udps. 
    A en croire des sources crédibles, en réalité les ponts n’ont jamais été coupés et que les deux parties continuaient à négocier secrètement. Si ces informations sont confirmées, cela voudrait dire que plusieurs points de discorde qui étaient restées en suspens auraient été levés. Ce qui, dans cette optique, annonce de meilleurs auspices pour la tenue du dialogue inclusif. 
    Hormis le front anti-dialogue mené par le Mlc de Jean-Pierre Bemba Gombo et l’Unc de Vital Kamerhe, les autres acteurs politiques apprécient à sa juste valeur le dialogue inclusif. On ne voit pas, sans ce cadre, comment la RDC sortirait de l’impasse dans laquelle se trouve le processus électoral. La CENI est sans calendrier à ce jour. 
    C’est l’imbroglio total. Les élections qui étaient prévues en octobre n’auront pas lieu et sont renvoyées aux calendes grecques. Entretemps, l’horloge elle, est irréversiblement en marche. Les Congolais, qui n’ont plus de temps à perdre doivent se retrouver dans le plus bref délai et trouver un compromis sur toutes ces matières qui sont dans l’impasse. 

    L’APPEL DE TOM PERRIELLO, L’ENVOYE SPECIAL D’OBAMA

    C’est cela la mission du dialogue. On comprend dès lors le sens de l’appel de Tom Perriello pour que les Congolais se concertent et ne retiennent dans le processus que les élections prioritaires notamment celles qui ont un délai constitutionnel. Mais le dialogue n’aura de valeur devant les Congolais que s’il est inclusif. 
    Il revient donc au chef de l’Etat de convaincre le front antidialogue conduit par le Mlc et l’Unc. Eux exigent un dialogue sans Kabila. L’argument convaincant ne manque pas. Kabila, en tant que Président de la République est incontournable pour toute concertation politique même si certains estiment qu’il fait partie du problème. 
    Qu’a-t-on fait à la CNS ? A-t-on exclu le Président Mobutu Sese Seko ? Et les concertations du Palais du Peuple ? Et, plus près de nous au dialogue intercongolais de Sun-City, avait-on exclu le même Kabila ? Et plus particulièrement au Mlc qui à l’inverse de l’Udps et de l’Unc a pris part aux Concertations nationales de 2013 convoquées par le même Raïs ? 

     

    KANDOLO M.

  • Le dialogue politique…,  le moindre mal !

    Le dialogue politique…,  le moindre mal !

    corneil-L’UDPS ne peut emporter les élections en RDC que si celles-ci sont bien organisées, dans la transparence, et avec un atterrissage en douceur. Ceci implique que le processus électoral  lui-même soit maîtrisé et contrôlé de bout en bout, et qu’un climat de confiance mutuel et de sérénité soit recréé au sein de la classe politique.

    Or, la majorité au pouvoir à Kinshasa a organisé un imbroglio généralisé en cette période pré-électorale : concentration de tous les scrutins électoraux et installation des nouvelles provinces dans un laps de temps trop court, non décaissement des moyens financiers nécessaires à la CENI, non actualisation du fichier électoral, etc.

    Ainsi donc, aller aux élections dans des conditions aussi brouillées ne peut profiter qu’aux pêcheurs en eaux troubles et aux puissances occultes qui cherchent à maintenir l’exploitation de notre pays en se servant de certains de nos compatriotes avides du pouvoir dans n’importe quelles conditions. De telles élections ne peuvent ni renforcer nos institutions, ni consolider notre démocratie. Elles ne peuvent que déstabiliser notre pays, et non servir notre peuple. La classe politique congolaise est donc piégée.

    L’UDPS, veut le changement, et non l’alternance. Elle s’est donné pour objectifs d’améliorer les conditions de vie des populations congolaises et de changer radicalement la face du Congo en se servant judicieusement de ses extraordinaires ressources naturelles. Notre parti a donc tout à perdre à emboiter le pas à tous ces braillards opportunistes, et spécialistes de la surenchère qui grouillent au sein de l’opposition congolaise. D’autant plus qu’un certain nombre d’entre eux ne crient plus fort que pour se vendre plus cher.

    L’UDPS doit, au contraire, s’assumer en tant que parti leader et indiquer la voie à suivre ; voie qui préserve les intérêts supérieurs de notre pays et de notre peuple.

    Le Congo est, en effet, grand. Il doigt être dirigé par des grands hommes. Sachons donc nous montrer grands, intelligents, sages, pragmatiques, réalistes, visionnaires, et patriotes.

    Seul un compromis politique, trouvé à l’issu d’un dialogue franc et sincère entre acteurs politiques et sociaux congolais, peut sortir notre pays de ce piège.

    Ne prenons pas le risque de nous faire ramener à la case « départ » par suite des coups d’Etat ou des « tsunami » populaires. C’est, en effet, sur cette voie que veulent nous entraîner des « esprits malins », avec le risque de revivre les suspensions de la constitution et des activités des partis politiques, fermetures du parlement, couvre-feux, mises entre parenthèses des libertés fondamentales, exils pour les nantis, clandestinités pour les autres, le parachutage des hommes providentiels, et un « glissement » de fait.

    Faisons attention ! Les bateaux chavirent souvent à l’accostage. Le mandat de l’actuel chef de l’Etat est arrivé à son terme. Montrons-nous matures en sachant distinguer l’essentiel de l’accessoire. Faisons en sorte que rien ne dérape à la dernière seconde, afin que l’UDPS, notre parti, saisisse, enfin, l’opportunité d’accomplir la mission lui dévolue au service de notre peuple.

    Dans les conditions actuelles, le dialogue politique reste le moindre mal pour sortir indemnes de l’impasse dans lequel se retrouve le processus.

    Par Corneille MULUMBA(*)

    (*)Membre co-fondateur de l’UDPS (Tél. +243 9 94840000)

    Kinshasa, le 15 octobre 2015

  • RDC: la succession à la présidence de la Céni est ouverte

    RDC: la succession à la présidence de la Céni est ouverte

    Malumalu

    -En République démocratique du Congo, après la démission de l’abbé Malu Malu, s’ouvre la succession de la présidence de la Céni, un poste clef à un an de la présidentielle. La loi organique portant organisation et fonctionnement de la Céni est claire : ce poste revient à la société civile. Et il avait été convenu entre les composantes de la société civile que le président serait choisi par les huit confessions religieuses reconnues dans le pays. Un arrangement qui semble aujourd’hui encore faire consensus. Et une réunion a déjà eu lieu lundi après-midi.

    Il s’agissait d’une réunion des confessions religieuses pour prendre acte de la situation, à savoir que le président de la Céni a formellement démissionné et qu’elles doivent lui trouver un remplaçant. On est très loin de la désignation définitive.

    Formellement, les confessions proposent, l’Assemblée nationale confirme et le chef de l’Etat investit par ordonnance, c’est ce qu’explique la communication de la Commission électorale. Pour cette première étape, précisent plusieurs responsables religieux, il faut d’abord se mettre d’accord en interne sur des critères de désignation.

    « C’est l’occasion de réaffirmer des principes », explique Monseigneur Fridolin Ambongon, insistant sur le fait que l’indépendance était un critère important pour la conférence épiscopale.

    On se souvient que la désignation de l’abbé Malu-Malu avait fait grincer des dents l’Eglise catholique qui estimait à l’époque qu’il s’agit d’une nomination politique, qu’il avait été coopté par le pouvoir. « Il y a tellement de pressions », reconnaît le chef de l’Église du Christ au Congo.

    Pour le protestant Pierre Marini Bodho, il faut de la droiture, de la rectitude, mais aussi savoir dégager un consensus. « Il faut des élections, mais de la bonne élection », ajoute-t-il.

    Pour plusieurs experts, même si officiellement chaque confession religieuse va proposer un candidat, la bataille va surtout se jouer entre les catholiques considérés comme hostiles à l’idée d’un glissement et les protestants, voire les évangélistes, vus comme plutôt proches du pouvoir.

    Le ministre de la Communication Lambert Mendé assure, quant à lui, qu’il s’agit d’un arrangement interne à la société civile et que le gouvernement ne s’en mêlera pas.

    RFI

  • Moïse Katumbi a-t-il une chance d’accéder au sommet de l’Etat ?

    Moïse Katumbi a-t-il une chance d’accéder au sommet de l’Etat ?

    moise-katumbi-kabila-Moïse Katumbi a-t-il une chance d’accéder au sommet de l’Etat ?

    Dans un pays aussi vaste et divisé que la RD Congo, cela ne suffirait de toute façon pas à le porter facilement jusqu’au sommet de l’État. Certes, sa présidence du club TP Mazembe de Lubumbashi et les résultats obtenus dans sa province l’ont rendu populaire. On ignore en revanche si ce point de départ est susceptible de susciter un véritable élan en sa faveur.

    Pour avoir de bonnes chances de succès, Katumbi devra s’allier avec au moins un ténor de l’opposition

    Dans ce pays fortement divisé entre Est swahiliphone et Ouest lingalaphone, le degré d’importance du soutien dont il bénéficie à Kinshasa et dans ses environs reste flou. Pour avoir de bonnes chances de succès, Katumbi devra s’allier avec au moins un ténor de l’opposition. Or, si des discussions sont en cours depuis plusieurs semaines, aucun accord n’a encore été scellé.

    Jean-Pierre Bemba ? Il a beau être détenu par la Cour pénale internationale (CPI),ses partisans ne désespèrent pas de le voir revenir dans l’arène. Lors de l’élection présidentielle de 2011, il avait préféré rester neutre, jugeant insuffisants les nombreux appels du pied qu’on lui avait adressés. Étienne Tshisekedi ? Ces dernières semaines, l’homme d’affaires Katebe Katoto, le frère de Katumbi, l’a rencontré en Belgique, où il est en convalescence depuis près d’un an.

    Mais le vieil opposant de 82 ans est peu enclin au compromis. « Un ticket serait intéressant pour nous, à condition que Katumbi soutienne notre candidature », indique un de ses proches. Pas gagné. Reste Vital Kamerhe, apprécié dans les grandes villes de l’extrême Est. Pour beaucoup d’opposants cependant, la fiabilité de cet homme, qui fut un des plus proches collaborateurs du président Kabila, reste sujette à caution.

    Le plan de Joseph Kabila

    Évidemment, Kinshasa fera tout pour faire capoter de telles alliances. Le président Kabila garde en effet de nombreux atouts en main, à commencer par la maîtrise du temps. Et rien n’indique qu’il soit prêt à se hâter. Le fameux « glissement » redouté par une bonne partie de la classe politique – la stratégie qui consisterait à laisser le calendrier électoral prendre du retard, pour prolonger le mandat du chef de l’État – a en réalité déjà commencé. Initialement prévues pour octobre 2015, les élections locales ne seront de toute évidence pas organisées avant l’année prochaine, au mieux.

    Sans sa carapace de gouverneur, Katumbi est nu, assure Tryphon Kin-Kiey Mulumba

    Katumbi aura-t-il assez de souffle pour tenir pareil marathon ? Sa fortune, acquise avant qu’il se lance en politique, passe pour considérable. Mais, en RD Congo, une campagne présidentielle coûte cher. Très cher. Kinshasa n’hésitera pas à s’en prendre à ses intérêts, notamment dans les mines et la logistique, et menace déjà d’ouvrir certains dossiers financiers. « Sans sa carapace de gouverneur, Katumbi est nu, assure Tryphon Kin-Kiey Mulumba, le ministre des Relations avec le Parlement. Quelqu’un qui a exercé ces fonctions a forcément des choses à se reprocher. » Voilà qui promet…

    Cela étant, Katumbi a certainement pris ses précautions. Il a tout intérêt, désormais, à mettre une pression maximale sur le pouvoir afin que celui-ci respecte strictement le calendrier et la Constitution. C’est sur cet argument clé qu’il compte mobiliser l’alliance la plus large possible, des déçus de la majorité aux opposants radicaux, en passant par la société civile.

    Il a déjà commencé à l’étranger, notamment en recrutant le cabinet de lobbying Akin Gump à Washington, qui plaide sa cause auprès du département d’État. Mining company of Katanga, sa société, dirigée par Carine Katumbi, son épouse, a déboursé pour cela plusieurs centaines de milliers de dollars. En réalité, les capitales occidentales sont déjà convaincues. Les Constitutions sont de plus en plus des textes sacrés…


    Dans la famille Katumbi

    Katebe Katoto, frère et mentor de Moïse Katumbi, fera-t-il bénéficier son cadet de son expérience politique ? Tous deux hommes d’affaires, ils ont marché dans les pas de leur père, Nissim Soriano, un Grec de confession juive. Mais Katebe Katoto, qui sert d’ores et déjà d’émissaire à son frère, en sait plus long sur le monde cruel de la politique. Au tournant des années 2000, il a été un membre très influent du RCD-Goma, une rébellion à l’époque proche du Rwanda.

    Ce lien pourrait éveiller des soupçons dans l’Ouest du pays, où toute connexion réelle ou supposée avec Kigali est souvent utilisée à des fins politiciennes. Les origines burundaises de son épouse, Carine, qui a géré ses affaires tandis qu’il était gouverneur du Katanga, pourraient également être retenues contre lui. Dans une campagne où tous les coups seront permis, nul doute que son métissage lui sera également reproché. Même si Kabila lui-même est également attaqué par ses détracteurs sur ses prétendues origines rwandaises.

    Pierre Boisselet

  • Etienne Tshisekedi Vs Andre Kalonzo, qui exclut qui de l’UDPS?

    Etienne Tshisekedi Vs Andre Kalonzo, qui exclut qui de l’UDPS?


    Kalonzo-Tshisekedi-Présidence
    du Parti Le Président
    Monsieur Étienne Tshisekedi Président de  l’UDPS AABL (Association à But Lucratif)  À Bruxelles.
    Monsieur le Président, 

    Nous avons pris connaissance de la décision n°16/UDPS/PP/2015 portant exclusion de 27 Membres du Parti publiée dans le journal « le Phare » du 29 septembre 2015. Cette décision est nulle et de nul effet pour les raisons qui suivent.

    D’entrée de jeu, nous trouvons injuste d’aller chercher M. Pierre Adolphe Mbuyi Kabanda, Président de la Fédération de Belgique, là où il s’est retiré pour venir l’ajouter sur la liste des exclus, alors qu’il n’a ni signé la Déclaration ni participé au Conclave. Il y a pourtant pas mal de Cadres au Parti qui ne sont pas d’accord avec vous. C’est sans doute pour avoir dénoncé le transfert frauduleux de l’argent du Parti sur le compte bancaire de Maman Marthe sur vos instructions.

    Pour justifier votre décision d’exclusion des Cadres légalistes qui n’ont rien fait qu’exercer leurs droits démocratiques dans un Parti supposé être le champion de la démocratie au Congo , vous vous référez aux Statuts modifiés, complétés et corrigés  du 25 Janvier 2013 que vous voulez imposer à tout prix comme les nouveaux statuts du Parti. Faut-il vraiment passer le temps à expliquer à votre Excellence que: 

    1) ces statuts n’ont jamais été approuvés par le Congrès, organe suprême du Parti et se rapportent à une Association à But Lucratif (AABL) que vous avez créée tout seul.

    2) Nous ne faisons pas partie de cette organisation familiale et ne sommes aucunement concernés par les décisions qui sont prises dans le cadre de cette organisation. 

    En créant une  UDPS/AABL vous avez, volontairement, pris congé de l’UDPS parti politique. Par conséquent, vous ne pouvez pas appliquer vos statuts de 2013 sur le parti politique UDPS qui est, lui, régi par les statuts de 2010, les seuls valables. Voici ce qui a motivé votre décision : “Considérant des manquements graves et de violation manifeste des Statuts et du règlement intérieur du Parti en s’arrogeant, sans qualité, le pouvoir dévolu au Congrès du Parti spécialement en son article 18 alinéa 6”.

    Monsieur le Président,

    La motivation de votre décision n’est pas fondée. En évoquant l’article 18 alinéa 6 dans vos motivations, vous vous référez clairement aux statuts que vous avez fabriqués en 2013. Comme nous l’avons dit plus haut, ces statuts se rapportent à une association à but lucratif (AABL) et non au parti politique UDPS qui, lui, est régi par les statuts issus du 1er Congrès de décembre 2010 et demeure celui fondé par les 13 parlementaires le 15 février 1982. L’opinion ne sait plus à quel saint se vouer avec la deuxième organisation que vous avez créée. Est-ce l’UDPS parti politique auquel nous appartenons, ou l’UDPS AABL familiale que vous dirigez depuis 2013. 
    Pour notre part, l’UDPS parti politique est restée sans tête depuis la création de votre AABL en 2013. Il était donc impérieux de combler le vide ainsi créé et de contribuer à la promotion de la démocratie au sein de l’UDPS en mettant fin au dysfonctionnement et à la traîtrise affichée par le non-respect des textes. 

    A l’instar de la situation vécue en 1987, lorsque le leadership du mouvement vous y compris, avait signé les Accords de Gbadolite, acceptant de rentrer dans le MPR parti-état et que vous-même aviez par la suite décidé de quitter la politique, le parti s’était retrouvé abandonné à lui-même. Les cadres  du Parti avaient alors créé la Direction Politique Rénovée (DPR), et plus tard se sont réunis dans un Conclave à Boston pour confier les rênes du Parti à Marcel Lihau Ebua qui nous a conduits jusqu’à la Conférence Nationale Souveraine. Nous venons de prendre une initiative du même genre en organisant un Conclave à Bruxelles qui a  désigné un président intérimaire pour nous amener au Congrès. C’est le Congrès qui élira le futur président du parti et le candidat aux élections présidentielles. 

    Revenant à votre décision, elle se circonscrit en droit et en fait sur les considérations suivantes : 

    1.En droit   : 

    Les articles auxquels vous faites référence sont sujets à caution et relèvent d’une interprétation erronée de votre part. Les articles 22, 23 et 28 notamment, parlent de la Présidence, de sa composition et de ses attributions, ils sont donc hors sujet.  En date du 14/12/2010, vous avez signé les Statuts issus du Congrès de l’UDPS qui s’est tenu du 10 au 14/12/2010. Ces statuts ont été notariés le 21 janvier 2011. En date du 25/01/2013, vous avez apposé votre signature sur un autre document appelé Statuts, notarié le 1/03/2013 sans avoir été soumis au Congrès, en violation flagrante de l’article 17 en son point 4 des Statuts légaux issus du Congres et de l’article 18, point 4 de vos propres Statuts illégaux du 21/01/2013. Enconséquence nous nous trouvons devant deux organisations de naturedifférente, une AABL que vous dirigez et le parti politique UDPS sans têtedepuis 2013 mais qui vient de se doter d’une présidence provisoire en date du 20 septembre 2015. 

    2. En fait 

    En votre qualité de Président de l’UDPS ayant viole les Statuts en vous attribuant les prérogatives du Congres, les actes que vous posez n’ ont aucun effet juridique ; ils sont aussi illégaux.

    A quels Statuts faites-vous allusion lorsque vous mentionnez les faits qui, selon vous, sont contraires aux idéaux de l ‘UDPS ? 

    Voila plus d’une année vous avez brille par une indisponibilité et une gestion inexistante des affaires du Parti ou la famille biologique a pris de l’ascendance sur les structures du Parti. Comment pouvez-vous expliquerqu’étant en soins a Bruxelles au mois de janvier 2015 vous ayez pu signer les actes de nomination des Représentants et leurs Adjoints a Kinshasa! Ceci démontre l’incompétence et la megestion des affaires du parti. 

    Ayant modifie l’objectif principal du parti politique UDPS, en l’occurrence l’article 10 des Statuts légaux sans l’ aval du Congres, vous êtes en droit et en fait incompétent pour poser. les actes qui doivent engager l’UDPS, Parti politique dont nous sommes membres, et duquel vous avez déjà pris congé. 

    N’étant plus Président de l’UDPS parti politique depuis 2013, nous ne vous reconnaissons plus aucun droit de parler au nom et pour compte de l’UDPS parti politique auquel nous appartenons, sous peine de poursuites judiciaires. D’ores et déjà nous réaffirmons que votre décision est nulle et de nul effet. 

    Fait à New York, le 2 octobre 2015 

    André Kalonzo Ilunga

    Président intérimaire