Tag: Politique

  • Quasi certitude de libération : Bemba; Ses effets personnels ont déjà été évacués de sa cellule à la CPI

    Quasi certitude de libération : Bemba; Ses effets personnels ont déjà été évacués de sa cellule à la CPI

    Affaire Jean Pierre Bemba a la CPI- Dossier Juridiquement vide-Le sénateur Jean-Pierre Bemba plus que jamais proche de la sortie des geôles de la Cour pénale internationale de la Haye où il moisit voilà près de 7 ans. Selon ses proches, une bonne partie de ses effets personnels ont déjà été évacués de sa cellule de la CPI. Un autre signe qui annonce l’imminence de la libération du patron du MLC, c’est la forte délégation des cadres de son parti et des proches qui s’apprêtent à effectuer le voyage de la Haye. Proche parmi les poches, le député Fidèle Babala, sera du voyage. Son vol est booké pour la semaine prochaine. Un autre proche, Jacques Lungwana, doit lui s’envoler pour la Haye déjà le dimanche prochain. La Secrétaire générale Eve Bazaiba, nous apprend-on des sources proches du MLC, s’y rendra aussi. Personne ne veut donc rater la sortie de Bemba de taule. Au MLC c’est déjà presque l’euphorie avec la perspective de la sortie du sénateur Jean-Pierre Bemba. Au cours d’un meeting le mois passé, à l’occasion du lancement de la campagne MLC aux provinciales dans la commune de Limete avec le cadre Yves Bapa comme tête de liste, Babala avait dit qu’au plus tard, le 30 juin Bemba alias Igwe sera parmi nous. C’était la date butoir qu’avait avancée son ancien directeur de cabinet. Cela avait provoqué la joie des milliers des militants MLC venus soutenir Yves Bapa.

    (Congo News)

  • Abbé Malumalu : « Ma santé s’améliore positivement, mon retour pour bientôt » en RDC

    Abbé Malumalu : « Ma santé s’améliore positivement, mon retour pour bientôt » en RDC

    Abbe Malu_Malu-L’Abbé Apollinaire Muholongu Malumalu, président de la Commission électorale nationale indépendante, a annoncé son « retour au pays pour bientôt » et affirmé que sa « santé s’améliore » au cours de la réunion ordinaire de l’Assemblée plénière de la Ceni qu’il a présidé le samedi 11 avril 2015 en direct par vidéo-conférence (photo) à partir de l’Afrique du Sud. « Ma santé s’améliore positivement et mon retour au pays est pour bientôt », a-t-il rassuré, indiquant qu’il animera un point de presse cette semaine « pour fixer l’opinion nationale sur les enjeux électoraux de l’heure ».
    A cette occasion, il a salué les 10 membres de l’Assemblée plénière présents à Kinshasa pour examiner les cinq points inscrits à l’ordre du jour : 1.Ouverture des Bureaux de réception et traitement des candidatures (BRTC) ; 2. Préparation de la réunion du Comité de Partenariat des élections ; 3.L’audit externe du fichier électoral ; 4. La sensibilisation électorale et les parties prenantes au processus électoral ; 5.Divers.
    Réception des candidatures aux élections provinciales le 15 avril 2015
    Lors de cette réunion, le Secrétaire exécutif national de la Ceni a fait le point des préparatifs accélérés des opérations de réception et de traitement des candidatures. Il a signalé que « la cascade de la formation prend fin le samedi 11 avril 2015 dans les 26 pools opérationnels de la Ceni, le déploiement du matériel est en cours pour l’opérationnalisation des Bureaux de réception et traitement des candidatures(BRTC) à dater du 15 avril 2015 ». « Il en est de même des outils de sensibilisation tels que le guide du candidat, le guide de l’électeur, le dépliant et les affiches illustrant les différentes étapes à suivre par le candidat. Pour clôturer ce point,l’Assemblée Plénière a examiné et adopté le projet de décision portant convocation de l’électorat et inscription des candidats pour l’élection des députés provinciaux », renseigne un communiqué de la Ceni parvenu à Lepotentielonline.com.
     
    Audit externe du fichier électoral
    Parmi les autres questions évoquées, il a été annoncé « l’arrivée, dans les prochains jours à Kinshasa, des experts chargés de l’audit externe du fichier électoral ». « Dans la perspective des prochaines consultations électorales, l’Assemblée Plénière de la Commission électorale nationale indépendante a également passé en revue le niveau et la nature de l’implication des autres institutions et parties prenantes au processus électoral en vue de renforcer la sensibilisation électorale », précise le communiqué. « Non épuisé », ce dernier point sera réexaminé au cours de la prochaine Assemblée plénière de la Ceni dont la date n’a pas été dévoilée.
    (Le Potentiel)
  • RDC : action en justice pour relancer l’enquête sur la mort de Chebeya

    RDC : action en justice pour relancer l’enquête sur la mort de Chebeya

    John Numbi et Feu Chebeya
    John Numbi et Feu Chebeya

    -La famille du défenseur des droits de l’Homme congolais Floribert Chebeya, assassiné en juin 2010 à Kinshasa, a lancé vendredi une procédure judiciaire destinée à obtenir un complément d’enquête afin de faire toute la lumière sur sa mort, a-t-on appris auprès de son avocat.

    Me Jean-Joseph Mukendi a indiqué à des journalistes avoir déposé devant la Cour suprême de justice congolaise une “requête de prise à partie” contre le procureur général de la justice militaire, chargée d’instruire l’affaire.

    Cette procédure vise à obtenir que le général John Numbi, ancien chef de la police congolaise, soit entendu au cours de l’instruction.

    Fondateur de l’ONG La voix des sans voix (VSV), Floribert Chebeya avait été retrouvé mort dans sa voiture en périphérie de Kinshasa le 2 juin 2010. La veille, il s’était rendu à l’inspection générale de la police congolaise, avec son chauffeur, Fidèle Bazana, pour y rencontrer le général Numbi.

    A l’issue d’une enquête dénoncée comme bâclée par les parties civiles, des organisations de défense des droits de l’Homme et plusieurs chancelleries occidentales, cinq policiers ont été condamnés en 2011 (quatre à mort et un à la prison à vie) pour le meurtre de Chebeya et de Bazana, dont le corps n’a jamais été retrouvé.

    Les plaignants avaient demandé en vain la comparution du général Numbi : celui-ci avait été étendu par le tribunal comme simple témoin.

    En 2012, l’un des condamnés à mort, alors en fuite et réfugié aujourd’hui au Sénégal, avait mis en cause le général dans la fin tragique de Chebeya et Bazana. Sur la base de son témoignage, la famille de Chebeya a déposé une plainte visant l’officier la même année et attend depuis lors – en dénonçant un “déni de justice” – que la justice militaire (compétente pour les affaires impliquant des policiers) rouvre l’enquête.

    “Le souci de la famille Chebeya est uniquement la découverte de la vérité”, a déclaré Me Mukendi, “c’est dans ce souci de vérité [… que] nous avons déposé une plainte”.

    Le général Numbi a toujours affirmé n’avoir jamais rencontré Chebeya. Lors du procès, il avait déclaré ne lui avoir “jamais” donné rendez-vous. Suspendu de ses fonctions quelques jours après le meurtre, qui avait suscité une vive consternation en RDC et à l’étranger, le général a été officiellement démis en décembre 2013.

    Commencé en juin 2012, le procès en appel des cinq policiers condamnés en première instance (dont trois sont en fuite) a été suspendu en mai 2013. Il doit reprendre le 21 avril à Kinshasa devant la Haute Cour militaire congolaise.

    (AFP)

  • Alexander De Croo: « Nous voulons continuer à coopérer avec le Congo »

    Alexander De Croo: « Nous voulons continuer à coopérer avec le Congo »

    Decroo-Le vice-Premier ministre et ministre de la Coopération au développement, Alexander De Croo, a exposé les axes et ambitions de la politique belge de développement lors d’une conférence organisée mercredi à l’Université catholique de Louvain (UCL) et destinée aux étudiants de droit et de l’Institut d’études européennes. Il a également abordé la relation entre la Belgique et la République Démocratique du Congo (RDC).

    Alexander De Croo en visite en RDC en février dernier

    La coopération au développement de la Belgique, active dans 101 pays au travers de 206 organisations, se base sur « une approche fondée sur les droits humains », privilégie un travail de terrain et mise sur une « croissance économique inclusive et durable ».

    Notre pays a « une crédibilité particulière dans plusieurs domaines », a-t-il souligné. « Nous avons un passé colonial, certes, mais aussi une expertise. Nous restons le pays qui connaît le mieux le détail de ce qui se passe dans la région des Grands Lacs. » Ce passé ne doit pas « nous forcer à être prudents. On ne fait pas du développement pour rétablir ce qui a été fait dans le passé. Nous le faisons aujourd’hui parce que nous pensons que le monde peut être mieux. »

    Le ministre est ensuite revenu sur les relations entre la Belgique et la RDC. « On parle souvent de l’amitié belgo-congolaise. C’est une bonne chose, mais si ça reste dans les mots, cela ne sert pas à grand-chose », a-t-il déclaré. « Cela doit se traduire par une vraie coopération (…) Nous espérons pouvoir faire un pas dans cette direction au niveau politique congolais. Si ce n’est pas possible au niveau central, nous le ferons via les ONG ou les autorités locales, car il n’est pas question de se retirer du Congo. Nous voulons juste travailler avec des gens qui ont la même volonté que nous. »

    Lors d’une récente visite en RDC, Alexander De Croo avait été critiqué pour des propos concernant des « arrestations arbitraires » et des coupures d’internet à la suite des émeutes de janvier. Le ministre a brièvement abordé mercredi cette controverse « beaucoup plus présente en Belgique », « alors que cela n’avait créé aucun malaise lors des discussions entre collègues sur place et avec la société civile », a-t-il déclaré.

    A l’avenir, la Belgique souhaite davantage se concentrer sur les pays les moins avancés du « bottom billion », sans perspectives d’avenir, « alors que d’autres organisations quittent » ces États, a conclu M. De Croo.

    (Belga)

  • Parler du Rwanda et de Paul Kagamé serait-il un sujet tabou pour les politiques congolais ?

    Parler du Rwanda et de Paul Kagamé serait-il un sujet tabou pour les politiques congolais ?

    Interview de M. Tshiyoyo Mufoncol sur la liberation de la RD Congo!-Lors des élections de 2006, j’avais ouïe dire, et ce d’après un article du journal Le Phare de Kinshasa qui le rapportait, que le sieur Louis Michel aurait interdit aux Congolais, en particulier à la classe politique congolaise,  d’aborder la question de nationalité comme un des thèmes électoraux dans une campagne électorale dont les élections organisées concernaient d’abord et avant tout des sujets congolais de la République Démocratique du Congo.

     Ainsi dit et ainsi fait, les « politiques » congolais s’abstinrent d’en toucher un mot. Et ceux qui osèrent en parler, ce fut juste pour banaliser la question de nationalité dans ce sens que les « normaux », ceux qui se qualifiaient ainsi, le « bon chic, bon genre », refusèrent de se salir les mains. Et par des arguments qui frisèrent la légèreté et la corruption, des diplômés congolais, docteurs et autres professeurs d’université appuyaient sur l’inutilité de la question en allant jusqu’à comparer la RD-Congo à la France qui non seulement est une puissance dominatrice et coloniale, donc elle a un passé historique, mais également un État dont les structures institutionnelles subissent moins les soubresauts d’une agression extérieure et permanente comme c’est le cas avec le Congo-Kinshasa.

     La question de nationalité n’est pas reprise dans ce texte pour accuser des non-congolais d’y avoir pris part mais juste pour souligner le fait qu’il existe dans ce pays, en RD-Congo, des sujets, bien que touchant la RD-Congo et les Congolais, mais que ces derniers ne sont habilités à en parler, le dire dans le sens de leur souhait et selon des intérêts qui sont les leurs.  Et c’est encore aujourd’hui le cas de la question concernant le rôle du Rwanda en RD-Congo et du sieur Paul Kagamé. Des « politiques » congolais manifestent une peur bleue quand ils osent dire un mot sur le Rwanda et sur Paul Kagamé. C’est presque la langue de bois.  Ils reproduisent un discours conventionnel teinté du droit international et de ce que certains affirment être le savoir scientifique obtenu dans une faculté de science politique et en relation internationale. On vous chante le bon voisinage, comment apprendre et savoir traiter ses voisins directs alors que des Congolais n’ont jamais tué personne au Rwanda.

     Des candidats qui se présentent aux élections en 2016 en parlent mais pour soigner des relations qui devraient être bonnes et meilleurs entre le Rwanda et son voisin de 2 345 000 km2 et de plus 70 000 000 d’habitants. J’en rêve ou quoi ? Qui entre les deux pays devrait soigner ses relations avec l’autre ?  Et d’autres vous chantent qu’il en a toujours été ainsi, de la diplomatie et de la loi du plus fort. Mais d’entre eux n’a le culot de l’ancien conseiller de Bush, Karl Rover qui lui n’a pas fait l’université, ou l’a fait mais il ne s’est jamais présenté à un concours en vue d’en obtenir un diplôme et qui disait, je cite : « lorsque nous agissons, nous créons notre propre réalité. Et pendant que vous étudiez cette réalité, judicieusement, comme vous le souhaitez, nous agissons à nouveau et nous créons d’autres réalités nouvelles, que vous pouvez étudier également, et c’est ainsi que les choses se passent. Nous sommes les acteurs de l’histoire (…). Et vous, vous tous, il ne vous reste qu’à étudier ce que nous faisons », fin de citation.  Quel genre d’hommes politiques il y a en RD-Congo ? Et même ceux qui s’affirment jeunes !

     Bien sûr que je me moque de bien-pensants qui comme d’habitude s’interrogeront sur la qualité de Karl Rover.  Je m’entends dire qu’il soit ce qu’il est, mais comme la science, la leur ne permet pas aux Congolais de se libérer du joug de l’esclavagisme, parce que notre pays étant occupé et dominé, toutes les armes servent à sa libération. C’est ma position. Il s’agit là de mes convictions.  

     Herman Cohen, ce gars de toujours, de l’Amérique d’Obama, du même Obama qui, au parlement de la Turquie, tenait le discours suivant en avril 2009 : « la démocratie turque est votre propre réussite. Aucune puissance étrangère ne vous y a forcé », ne se gêne cet homme de parler à haute voix et au micro d’un compatriote congolais de l’occupation du Congo par le Rwanda. Herman Cohen affirme, et en rigolant presque, je cite : « […] Après l’invasion du Congo en 1998, l’armée du Rwanda occupait le Kivu pendant […] 6 à 7 ans, quand ils ont occupé le Kivu, ils n’étaient pas là pour des vacances, ils ont organisé les choses, les affaires », fin de citation. Jamais ce type de discours ne s’entend parmi des dirigeants congolais de haut rang. Ni Mende, ni que ce soit n’ose le dire et ce de cette manière. Même ceux de l’opposition à l’intérieur du système craignent d’aborder cette question parce qu’il leur faut l’aval de Paul Kagamé pour être candidat en 2016, pour circuler librement l’intérieur de la RD-Congo et pour briguer la présidence à Kinshasa. Et vous avez bien dit la « présidence » de de la République Démocratique du Congo ? Pourquoi ils se montrent incapables de Parler de Paul Kagamé. Par la suite, ils se demandent comment l’opinion refuse de les prendre au sérieux alors qu’en réalité, ils ne sont que des poupées, des jouets entre les mains du sous-traitant Anglo-Saxon de la RDC qui est Paul Kagamé.

     Face à Chiang Kai-scheik, Mao n’a jamais cherché le dialogue, l’entente entre des frères opposés mais par contre un affrontement qui se solda par les meilleurs d’entre eux, lesquels lèguent aujourd’hui et à l’histoire et au monde une nation qui non seulement s’est relevé et s’impose comme une identité autonome, mais aussi comme un peuple avec une âme, son âme.

     Si nous nous montrons incapables de nous unir, de former un ensemble, un tout alors j’avoue que le temps de nous affronter entre nous est plus que venu pour que les meilleurs des enfants de la RD-Congo en assument sa direction légendaire.  Un leadership est celui qui assume devant l’histoire le moment de son engagement et de toutes ses conséquences ultérieures.

     À notre jeunesse, nous disons : la RD-Congo ou rien.

     

    Likambo ya mabele, likambo ya makila

     

    Mufoncol Tshiyoyo  

    Le Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle Mouvement Politico-militaire,
    mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com,
    004745007236, Facebook : Mufoncol Tshiyoyo

     

  • Remous dans la majorité au sujet de la loi électorale

    Remous dans la majorité au sujet de la loi électorale

    Kabila moto pasi-Sept partis de la majorité congolaise (RDC) ont exprimé leurs inquiétudes sur la révision de la Constitution. Après une réunion agitée, ils ont fini par rentrer dans le rang.

    Les débats ont été houleux, et ont laissé entrevoir les divisions au sein de la majorité présidentielle congolaise (RDC). Dimanche, les partis de la majorité ont tenté d’aplanir les dissensions liées à la révision de la Constitution et à la loi électorale.

    “Dimanche, le président Kabila a ouvert une grande réunion rassemblant les partis de la majorité. Il est par la suite parti et nous (…) avons débattu pendant plusieurs heures, ouvertement, sans tabou”, a indiqué Aubin Minaku, le président de l’Assemblée nationale. “La conclusion est positive (…) la majorité présidentielle demeure unie, elle va se consolider davantage derrière son chef Joseph Kabila Kabange, qui va incessamment s’entretenir avec tous les députés nationaux de la majorité présidentielle ainsi que les sénateurs”, a résumé Aubin  Minaku.

    Inquiétudes

    Cette réunion avait été convoquée après que sept partis de la majorité ont fait part de leurs inquiétudes, dans une lettre adressée au chef de l’État. Évoquant les manifestations sanglantes de la fin du mois de janvier, à la suite du projet de révision de la loi électorale, ils dénonçaient, dans cette lettre, une “rupture du contrat de confiance entre notre pouvoir et le peuple d’une part, et entre nos institutions et la communauté internationale de l’autre”. Une fracture qui risque, selon les membres des sept partis, de planter le décor d’une crise politique grave et difficilement maîtrisable dans les jours à venir.

    “Ils se sont lâchés”

    “Cette lettre est inacceptable, ils se sont totalement lâchés en disant que, quasiment, la majorité n’avait plus de projet à proposer aux Congolais, a déclaré un haut-responsable ayant participé à la réunion. Ils ont pris fait et cause pour l’opposition”, a-t-il ajouté.

    Selon lui, les échanges ont été extrêmement houleux et il a été envisagé d’exclure les sept partis. Finalement, les représentants de ces formations ont fait machine arrière, et réaffirmé qu’ils appartenaient à la majorité présidentielle.

     (Avec AFP)

  • AURÉLIE FONTAINE (RTBF) RACONTE LES BRUTALITÉS DE LA POLICE KINOISE

    AURÉLIE FONTAINE (RTBF) RACONTE LES BRUTALITÉS DE LA POLICE KINOISE

    Aurélie-FONTAINE--Plusieurs membres de mouvements citoyens ainsi que des journalistes et un diplomate américain ont donc été arrêtés dimanche lors d’une réunion sur «l’engagement citoyen» à Kinshasa. Ils ont été détenus pendant plusieurs heures au siège de l’Agence Nationale du Renseignement (ANR). Aurélie FONTAINE, correspondante notamment pour la RTBF en RDC a été remise en liberté vers 20h00 locales. Voici son récit.

    «À la fin de la conférence de presse, des hommes en civil sont entrés et ont arrêté environ 30 personnes», a raconté lundi Aurélie FONTAINE, journaliste présente à Kinshasa depuis cinq mois. «Ils nous ont fait monter dans trois pick-up blancs. J’ai vu une dizaine de personnes entassées à l’arrière d’une camionnette. Certaines d’entre elles pouvaient à peine respirer», a-t-elle expliqué.

    Arrivées au siège de l’ANR, les personnes interpellées ont été disposées dans la cour, au soleil, raconte la journaliste belge. «Des policiers armés avaient pris une bâche annonçant le concert qui devait avoir lieu le soir même. Ils l’ont déposée sur les personnes arrêtées dans la cour et les ont prises en photo».
    «Les policiers les prenaient par la ceinture. Je les ai également vu brutaliser certains leaders sénégalais et burkinabés en les jetant contre une voiture», a poursuivi la journaliste.

    Les personnes arrêtées ont ensuite été séparées et interrogées. Aurélie FONTAINE ainsi que les autres journalistes (à l’exception du journaliste congolais) et le diplomate américain ont été relâchés vers 20h00, tandis que les autres protagonistes (une vingtaine) sont toujours privés de liberté.

    «Ils continuent à être entendus par la voie judiciaire» concernant leur «entreprise de déstabilisation» de la RDC, a déclaré à l’AFP le porte-parole du gouvernement, Lambert Vuvuzela MENDE. «On parle de préparation d’actes de violence», a-t-il ajouté, soulignant que la justice déciderait s’ils devaient être jugés ou expulsés.

    «J’ai pu récupérer mes papiers ce matin, mais je n’ai pu reprendre ni mon appareil photo ni mon téléphone», note encore Aurélie FONTAINE.

    Samedi et dimanche, des militants du mouvement sénégalais «Y’en a marre», burkinabè «Balai citoyen» et ou encore congolais « Filimbi » et «Lutte pour le changement» (Lucha) participaient à une réunion d’échange sur l’engagement citoyen.\

    (RTBF)

  • RDC, quatre partis nationaux sur 477 : UDPS, PPRD,	MLC et UNC au-dessus du lot

    RDC, quatre partis nationaux sur 477 : UDPS, PPRD, MLC et UNC au-dessus du lot

    logos-Profitant de la remise officielle à la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) de la liste actualisée des partis politiques agréés en République Démocratique du Congo, la Commission Africaine pour la Supervision des Elections (Case) a annoncé hier mercredi 18 mars à la Maison des élections, la publication du rapport sur leur taux d’implantation réelle et leur efficacité sur terrain. Cette enquête, menée par les observateurs à long terme de la « Case », déployés à travers le pays, révèle que sur 477 partis politiques agréés au ministère de l’Intérieur, seulement quatre présentent un taux d’implantation de 75% à travers la république. Il s’agit de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), le Mouvement de Libération du Congo (MLC) et l’Union pour la Nation Congolaise (UNC).

    Le rapport renseigne aussi que certains partis politiques n’existent que dans la capitale et ne se soucient aucunement de leur implantation en provinces, moins encore dans les communes, territoires, secteurs et chefferies. La « Case » a précisé que certains partis politiques existant à Kinshasa ne parviennent pas à couvrir les différentes communes de la capitale. A ce sujet, ce rapport indique que les partis politiques n’ayant aucune base réelle sur le terrain sont évalués à 461, soit 20% dans l’ensemble de la ville de Kinshasa.
    Par ailleurs, seulement 12 partis politiques ont réussi à implanter leurs structures politiques dans les chefs-lieux des provinces ou dans certains territoires dont sont originaires leurs leaders. Et la plupart de ces formations politiques ne sont pas connues de la population.

    En conclusion, comme il est démontré dans le rapport, 97% des partis politiques régulièrement agréés en RDC, ne sont suffisamment pas implantés et sont peu connus de la population. « Sur 100% des personnes interrogées sur l’organisation, le fonctionnement, l’implantation des partis politiques sur le terrain, 99% affirment n’avoir aucune connaissance desdits partis auxquels ils sont censés appartenir. D’autres par contre n’ont aucune connaissance de la signification de leurs sigles, projets de société ou du rôle qu’ils jouent auprès de la population », a fait remarquer le président de la « Case », Simaro Ngongo.

    D’après lui, cette réalité très interpellatrice mérite d’être connue et prise en compte, afin que le processus électoral se mène dans la vérité, la transparence et la responsabilité. Il a souligné aussi que sa structure n’en veut pas aux formations politiques du pays, mais que son plus grand souci est de mettre à la disposition de la classe politique congolaise des données fiables et vérifiables sur la santé des 477 partis politiques à la base et ce, à la veille de grandes échéances électorales en RDC.

    A l’en croire, le phénomène de création des partis politiques et leur prolifération inexpliquée à travers le pays, suscitent aussi bien des inquiétudes que des interrogations. « Il deviendra difficile au souverain primaire de savoir opérer un choix judicieux pour son engagement dans l’un ou l’autre parti politique tant qu’il en existe plusieurs. En plus, il y aura une confusion quand aux tendances réelles des uns comme des autres, qui ne permettent plus de distinguer les partis de la gauche de ceux de la droite », a-t-il martelé.
    C’est dans ce sens que la « Case » a invité les différentes autorités morales des partis politiques à prendre conscience des enjeux électoraux qui se précisent et qui deviennent de plus en plus incontournables. Elle a appelé ces personnalités à se rattraper par une implantation suffisante de leurs formations politiques sur toute l’étendue du territoire national et d’engager un programme de formation de leurs candidats et témoins, afin de mieux les armer pour les échéances électorales.

    15 avril 2015 : lancement de l’opération de réception et traitement des candidatures électorales
    En réaction à l’exposé ci-dessus, Marie-Desanges Keta Lokondjo, membre de l’assemblée plénière de la Ceni, a profité de cette occasion pour rappeler aux différents partis politiques qu’il est temps de se préparer aux échéances électorales qui se pointent à l’horizon. Car, dit-elle, la Ceni va lancer très bientôt, en date du 15 avril 2015, l’opération de réception et traitement des candidatures sur toute l’étendue du territoire national. Il devient urgent, poursuit-elle, que les formations politiques officiellement reconnues recrutent, dès à présent, leurs candidats et témoins à tous les niveaux des scrutins.

    Il sied de noter que la « Case », dans la stratégie utilisée pour réunir les données conformes à la vie de chaque parti politique, s’est servie d’une méthodologie adaptée tant aux réalités géographiques du pays qu’aux techniques de récolte des opinions, des avis de la population sur terrain, au sondage au travers de ses représentations provinciales, territoriales et sectorielles, dans sa cartographie d’implantation vérifiable sur l’ensemble du territoire national.
    Perside DIAWAKU(Le Phare)

  • RDC -Burkina Faso: Ouaga monte au créneau

    RDC -Burkina Faso: Ouaga monte au créneau

    arrestationLe gouvernement burkinabé a annoncé avoir contacté les autorités congolaises pour s’enquérir des circonstances de cette arrestation et obtenir sa relaxe de Sibiri OUEDRAOGO Johanni.

    Une sortie prudente par laquelle Ouagadougou dit suivre avec intérêt l’évolution de la situation.

    Cet artiste musicien est membre du balai Citoyen, une des organisations de la société civile a l’origine de la mobilisation populaire qui a conduit à la démission de Blaise Compaoré en octobre 2014.

    Le communique du gouvernement burkinabè confirme également que l’activiste pro démocratie est gardés à l’Agence nationale de renseignements.

    Tout en affirmant être soucieux de la protection de ses ressortissants à l’étranger, le gouvernement du Burkina Faso reste prudent dans sa démarche.

    Il ne faut surtout pas envenimer la situation, a confié une source gouvernementale à la BBC.

    Sibiri OUEDRAOGO a été arrêté dimanche à Kinshasa en compagnie de militants sénégalais et congolais alors qu’il participait à une rencontre destinée à sensibiliser la jeunesse congolaise sur les questions de gouvernance et de démocratie.

    Des journalistes de la presse étrangère avaient aussi été arrêtés, puis relâchés dimanche soir.

    M. Ouédraogo est membre du “Balai citoyen”, une des organisations qui ont ferraillé contre le projet du président burkinabé Blaise Compaoré de modifier la Constitution pour briguer un nouveau mandat après 27 ans de règne.

    L’organisation “Balai citoyen” aussi a appelé à la libération “sans condition” de M. Ouédraogo et des militants sénégalais arrêtés avec lui.

    Ces arrestations interviennent en plein débat sur un éventuel troisième mandat du président congolais Joseph Kabila.

    Le climat politique s’est fortement crispé en RDC depuis des manifestations violentes qui ont fait plusieurs morts du 19 au 22 janvier.

    Les contestataires dénonçaient un projet de révision de la loi électorale qui aurait permis au président congolais Joseph Kabila de briguer un nouveau mandat après la fin 2016, alors que la Constitution le lui interdit.

    (BBC)

  • Le Congo de papa ?

    Le Congo de papa ?

    de croo-Tonton Alexander De Croo est un Belge flamand né en 1975. Depuis novembre 2014, il est vice-Premier ministre et ministre de la Coopération au développement. Et puis, ce tonton a un humour caustique hérité de son père, l’oncle Hermann De Croo, pince-sans-rire devant les hommes, député depuis 1968. Pour les non-initiés, les Belges, anciens colonisateurs, sont les tontons des Congolais.

    Tonton Alexander De Croo était à Kinshasa fin février. À la presse médusée, il a tenu ces propos, en flamand : “La situation dans laquelle nous nous trouvons, avec son lot d’arrestations, de justice arbitraire et d’interruption de l’internet mobile et du trafic des SMS, n’est pas tolérable. Nous ne pouvons accepter le statu quo des dernières semaines en République démocratique du Congo.”

    Tonton De Croo n’a fait que de l’humour, cet humour dont nos tontons et tantines belges ont seuls le secret. Mais cela n’a pas plu, et je le comprends, à messire Lambert Mende Omalanga, ministre congolais de la Communication et des Médias. Il a vu rouge et enfourché sa belle plume pour rabattre le caquet au téméraire tonton. Je cite : “Votre discours […] témoigne en effet d’une méconnaissance du fait que le monde a changé depuis l’indépendance de notre pays, en 1960, et que les fictions infantiles de Tintin au Congo sont passablement dépassées, comme grille de lecture des faits et des idées.” L’incorrigible tonton De Croo n’a pas tenu compte de l’ire de messire Mende, qui lui reprochait son manque de “diplomatie”. À Bruxelles, il a dit à la presse : “Je ne suis pas diplomate, je suis ministre”, CQFD.

    Cette histoire me rappelle tonton Karel De Gucht, ex-ministre belge des Affaires étrangères, puis commissaire européen chargé de l’aide au développement et de l’action humanitaire. En avril 2008, à Kinshasa, il avait dit à Joseph Kabila : “Il y a beaucoup de corrompus autour de vous.” En décembre 2009, devant le Parlement européen, il ne voyait pas pourquoi l’Union européenne devait continuer à verser une aide humanitaire importante à la RD Congo, pays où “vous n’avez pas en face de vous des interlocuteurs politiques appropriés”. Pour lui, la RD Congo n’était qu’un “énorme gâchis, un pays où presque tout est à refaire, à commencer par la reconstruction de l’État, dont l’absence est au coeur du problème”. Début 2010, tonton De Gucht fut déclaré persona non grata en RD Congo.

    Ce qui m’embête, c’est que priver d’internet des millions de Congolais est, effectivement, une atteinte aux libertés individuelles.

    Tonton De Croo, pour revenir à lui, est-il un Tintin au Congo qui se serait trompé de siècle ? Je n’en suis pas convaincu. En 2010, Jeannette Kavira Mapera, ministre de la Culture, justifiait ainsi la bande dessinée d’Hergé : “À cette époque-là, décrite dans l’ouvrage, effectivement, pour remettre le Congolais au travail […], il fallait utiliser le bâton. Aujourd’hui encore, dans certains milieux, il faut y aller par des méthodes fortes.”

    Le Congo a-t-il changé depuis l’indépendance ? En 1960, il y avait déjà les Casques bleus de l’ONU comme aujourd’hui. Et la Belgique continue à aider, à financer des projets de développement. La souveraineté du Congo est en miettes depuis longtemps. Quand on est assisté, nul besoin de faire le malin ou le matamore.

    (Jeune Afrique)