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  • L’argent des Africains : Gloria, infirmière dans un centre hospitalier en RDC – 198 euros par mois

    L’argent des Africains : Gloria, infirmière dans un centre hospitalier en RDC – 198 euros par mois

    infirmier-Un infirmier s’est immolé début mai devant l’hôpital général de référence de Gemena, dans l’ouest de la RDC. Il réclamait sa prime de risques de 38 000 francs congolais, environ 38 euros. C’était son seul revenu, n’ayant pas le statut de salarié dans cet établissement public où il travaillait pourtant depuis 29 ans !

    À quelques centaines de kilomètres au sud-ouest de Gemena, Gloria* a accepté de nous « ouvrir » son portefeuille. Infirmière depuis 2004 dans un centre hospitalier privé, situé au cœur de la ville de Kinshasa, cette mère de famille – elle a trois enfants – a bien du mal à joindre les deux bouts. En cause : le « salaire insignifiant » qui lui est versé tous les mois.

    « Plus d’une fois l’idée de démissionner m’a déjà traversé l’esprit, confie-t-elle. Après 11 ans de travail, lorsque votre paie ne vous permet pas de vivre décemment, vous avez une seule envie : tout laisser tomber ! » Chaque mois, Gloria touche 111 090 francs congolais, soit 111 euros. « À ce salaire mensuel de base s’ajoutent une indemnité de logement équivalant à 33 euros, une prime de transport de 52 euros et une autre prime non spécifiée de 2 euros », précise-t-elle, yeux fixés sur les lignes de son bulletin de paie. Ce qui lui fait un revenu mensuel de 198 euros. Mieux lotie que d’autres dans un pays où le salaire mensuel moyen dépasse légèrement les 30 euros selon la Banque mondiale, il lui faut malgré tout batailler pour faire face au coût de la vie.

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    L’argent des Africains : Saïd, imam au Maroc – 325 euros par mois

    Provisions alimentaires pour la famille : plus de 60 euros

    « Si j’étais seule, avec trois enfants à charge, ce salaire de misère ne m’aurait pas permis de survivre. C’est mon époux qui pourvoit à l’essentiel de nos besoins », reconnaît cette femme de 44 ans, mariée à un employé d’une ONG locale de développement. « Comment aurais-je pu, par exemple, payer les frais de scolarité de mon premier fils qui s’élèvent à plus de 400 euros par an ? », interroge-t-elle.

    Si son mari prend en charge les frais de scolarité des enfants et le loyer de plus de 90 euros par mois – la famille vit dans un trois pièces dans le sud de Kinshasa -, Gloria se charge des provisions alimentaires pour le foyer. « Chaque mois, je fais le plein de fufu [farine de maïs et/ou de manioc], d’huile végétale et de haricots », explique-t-elle, précisant que « cela [lui] coûte mensuellement plus de 60 euros ».

    Transports : 42 euros par mois

    Résidant dans une commune très excentrée du centre-ville, notre infirmière doit effectuer chaque jour deux correspondances de bus pour se rendre sur son lieu de travail.

    Gloria débourse en effet tous les mois quelque 42 euros pour le transport. « Je me lève tous les matins à 5 heures 30 pour m’occuper des enfants avant leur départ à l’école », explique-t-elle. « Mais les routes sont en mauvais état et je ne parviens jamais à être à l’heure au travail », déplore-t-elle.

    « Pour ces retards réguliers au travail, j’ai déjà reçu plusieurs avertissements », poursuit-elle. Des remontrances qui lui restent en travers de la gorge. « Un jour, je finirai par rendre mon tablier et changer de métier », jure celle qui a grandi dans l’ex-province de Bandundu, dans l’ouest de la RDC. « Je retournerai dans mon village natal pour m’occuper des champs. Je crois qu’en tant que paysanne, je gagnerai mieux ma vie qu’en tant qu’infirmière dans la capitale », espère-t-elle.

    Épargne informelle : 27 euros

    En attendant, c’est à Kinshasa que Gloria se bat pour réaliser ses petits projets. « D’ici la fin de l’année, je voudrais acheter une machine à laver pour la famille », confie-t-elle. Mais l’appareil électroménager coûte environ 136 euros. Plus de 2/3 de son salaire mensuel.

    « Comme c’est impossible de sacrifier les autres dépenses pour me la payer, je participe depuis le début de l’année, avec neuf autres collègues, à une sorte de tontine : chaque mois et de manière rotative, chacun d’entre nous verse 27 euros à un membre du groupe. Ce dernier encaisse ainsi d’un coup 270 euros », explique Gloria qui attend son tour à la fin du mois d’octobre.

    Assistance familiale et « imprévus » : 65 euros

    Tous les mois, Gloria s’efforce également de ne pas tout dépenser. Elle garde toujours sur elle une soixante d’euros pour des « imprévus » qui sont principalement consacrés à la santé des enfants. « Mon mari est souvent en mission en dehors de la ville de Kinshasa. Pendant son absence, si un enfant tombe malade, je dois être en mesure de lui acheter quelques médicaments en urgence ou de le conduire à l’hôpital, s’il le faut », se justifie-t-elle.

    Une fois tous les trois mois, elle essaye également d’envoyer « quelque chose » à ses parents restés en province. « C’est ma plus grande peine : ne pas pouvoir aider financièrement ma mère et mon père alors qu’ils ont tout sacrifié pour me payer des études quand j’étais jeune », affirme-t-elle.

    « J’en souffre encore davantage lorsque mes oncles et tantes considèrent que je ne m’occupe pas de mes parents alors que, selon eux, j’ai réussi dans la vie parce que je travaille et vis à Kinshasa », ajoute-t-elle. Qu’à cela ne tienne, Gloria n’oublie jamais d’envoyer environ 10 euros « chaque trimestre » à son père et à sa mère, tous les deux retraités. « C’est triste mais c’est tout ce que je peux faire », lâche-t-elle, soulignant qu’elle-même ne s’autorise pas à acheter de nouveaux pagnes avec son salaire.

    Taux de conversion établi à 1 euro pour 1000 francs congolais le 11 août 2015.


    *À la demande de l’intéressée, son prénom a été modifié.

    (Jeune Afrique)

  • Airbus de Congo Airways bloqué à Dublin : Kinshasa privilégie « l’arrangement à l’amiable »

    Airbus de Congo Airways bloqué à Dublin : Kinshasa privilégie « l’arrangement à l’amiable »

    congo airways-Le gouvernement congolais a reconnu mercredi devoir quelque 10 millions d’euros à la société américaine Miminco LLC qui a fait saisir un Airbus de Congo Airways à Dublin. Trois jours plus tôt, Kinshasa a dépêché des émissaires dans la capitale irlandaise pour tenter de trouver un « arrangement à l’amiable ».

    « Le conflit remonte à l’époque de la guerre de libération [entre 1996 et 1997]. Des soldats zaïrois qui auraient été conduits par l’un des fils du maréchal Mobutu avaient occupé des concessions diamantifères de Miminco LLC dans le territoire de Tshikapa […] », dans le centre du pays, a expliqué Kin-Kiey Mulumba, ministre congolais en charge des Relations avec le Parlement et porte-parole par intérim du gouvernement de la RDC, lors d’un point de presse organisé le 26 août à Kinshasa.

    À la suite d’une procédure arbitrale conduite devant le Centre international des règlements des différends d’investissement (CIRDI), la RDC avait accepté en 2007 de verser  11,4 millions de dollars (10,1 millions d’euros) à la compagnie minière américaine pour mettre fin au litige. Mais depuis, seulement 1,3 million d’euros ont été payés. Ce qui a poussé Miminco LLC à saisir la justice irlandaise pour obtenir la saisie d’un Airbus A320 de la compagnie nationale congolaise Congo Airways qui se trouvait à l’aéroport de Dublin pour des entretiens.

    Kinshasa veut éviter la vente aux enchères de l’avion

    « Le gouvernement est de bonne foi et tient à la crédibilité pleine et entière du projet Congo Airways et veut dans ce litige un arrangement à l’amiable. Ici comme ailleurs, un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès », a affirmé Kin-Kiey Mulumba.

    Selon nos informations, Kinshasa a envoyé depuis le 25 août ses émissaires à Dublin pour rencontrer ceux de la compagnie Miminco LLC. « Nous n’avons pas d’intérêt à laisser clouer au sol plus longtemps l’avion de la compagnie nationale qui s’apprête à se lancer », a confié à Jeune Afrique un proche du Premier ministre congolais qui suit de près le dossier.

    À l’en croire, « les tractations sont déjà en cours à Dublin mais l’accord n’a pas encore trouvé parce que l’autre partie exige que le gouvernement lui paye la totalité de la créance dans l’immédiat ». Ce qui risque d’être compliqué pour Kinshasa qui estime avoir « d’autres contraintes financières ». « Mais le gouvernement est prêt à payer la somme due suivant un calendrier à convenir entre les deux parties », assure-t-il.

    « Nous espérons que l’Airbus de Congo Airways arrivera ce weekend à Kinshasa », poursuit-il, soulignant que les autorités congolaises vont « tout faire pour éviter la vente aux enchères » de l’Airbus de Congo Airways. « Un appareil acheté 25 millions de dollars [22,2 millions d’euros] qui risque de perdre sa valeur marchande si on en arrivait là », conclut-il.

  • RDC : mode d’emploi d’un casse-tête électoral

    RDC : mode d’emploi d’un casse-tête électoral

    CENI-RDC1-Au moins 10 scrutins sont prévus en RDC, à tous les niveaux, entre 2015 et 2016 selon le calendrier initial des élections publié à la mi-février. Sans compter l’élection des gouverneurs des nouvelles provinces. Jeune Afrique a fait le point sur l’état d’avancement de l’organisation de ce marathon électoral.

    « Aujourd’hui, personne ne peut affirmer que les différents scrutins prévus en RDC auront lieu dans les délais impartis », glisse un expert congolais qui a travaillé au sein de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Le pays s’apprête à se lancer dans un vertigineux marathon électoral qui doit, en principe, s’étendre sur 11 mois, soit d’octobre 2015 à novembre 2016.

    Seulement voilà, aucune échéance majeure prévue dans le calendrier global des élections n’a été à ce jour respectée.  Outre les moyens financiers à mettre à disposition de la Ceni (environ 744 millions d’euros), un arsenal juridique devait également être mis en place dans un délai bien déterminé. Ce qui n’a pas été fait dans le temps imparti. En conséquence, le chronogramme des scrutins devient difficilement tenable.

    • 25 octobre 2015 – Élections provinciales, communales et locales : « couplées » ou « découplées » ?

    – Les communales au suffrage direct

    Tout porte à croire que les élections communales et locales au suffrage direct en vue d’élire les conseillers communaux, les conseillers de secteur et de chefferie n’auront pas lieu à la date fixée. Ces dernières sont prévues le 25 octobre, le même jour que les provinciales.

    La Ceni attendait depuis des mois la promulgation de la loi portant sur la répartition des sièges pour ces scrutins locaux. Suivant le calendrier électoral, le président de la République devait en effet promulguer ce texte législatif entre le 6 et 20 avril, après son examen et adoption au Parlement. Mais ce n’est que le 11 août, soit avec quatre mois de retard, que le projet de loi a été adopté en seconde lecture au Sénat, l’opposition ayant boycotté la deuxième session extraordinaire consacrée à l’adoption du texte.

    Sa promulgation, intervenue le 25 août, permettra a priori une reprogrammation éventuelle du dépôt des candidatures, les premières échéances, fixées entre le 26 mai et le 28 juillet, étant largement dépassées.

    – Les provinciales

    Quant à l’élection des députés provinciaux qui doivent se dérouler le même jour, le dépôt des candidatures a bien eu lieu. La Ceni affirme même avoir enregistrés 24 191 dossiers – dont 23 518 déclarés recevables – pour les 711 sièges à pourvoir dans les 26 provinces du pays. Tous les partis, majorité et opposition, ont présenté des candidats pour ces scrutins aux enjeux importants. Les députés provinciaux élus au suffrage universel direct constitueront le corps électoral pour l’élection des gouverneurs prévue début 2016.

    Malgré cet engouement apparent, il serait hasardeux d’affirmer que les provinciales auront lieu à la date fixée. Les provinciales étant couplées aux communales et aux locales, elles pourraient pâtir d’un éventuel retard de ces dernières. À moins que les provinciales soient découplées des communales. « Pour des raisons financières, nous avions décidé de coupler le vote des députés provinciaux à celui des conseillers communaux et de secteur/chefferie. Aujourd’hui, la Ceni seule ne peut pas découpler ces deux scrutins. Il appartient donc à la classe politique d’en décider », avance déjà Jean-Pierre Kalamba, rapporteur de la Ceni.

    Les députés provinciaux élus au suffrage universel direct en 2006 auraient déjà dû être renouvelés en 2011 mais faute d’élections, ces derniers sont toujours en place.

    • Entre le 13 et 15 janvier 2016 – Élection des sénateurs : hypothétique

    Si les provinciales ne se tiennent pas dans les délais prévus, l’organisation des sénatoriales à la mi-janvier sera hypothéquée, étant entendu que les sénateurs sont élus au second degré par les députés provinciaux.

    « C’est pourquoi il faut à tout prix privilégier les élections provinciales et décaler les locales après les législatives et la présidentielle prévues en novembre 2016 », préconise notre expert électoral. Un point de vue largement partagé au sein de l’opposition congolaise, voire par certains partis de la majorité, qui prônent le report de tous les scrutins locaux, communaux et urbains.

    « S’acharner à organiser ces élections […] équivaudrait, sans doute, à se lancer dans une aventure qui ne donnerait au peuple qu’une illusion démocratique », prévient pour sa part Christophe Lutundula, député frondeur de la majorité.

    • Entre le 20 janvier et le 7 mars 2016 – Élections urbaines, communales et locales indirectes : report ? 

    Le calendrier global des élections a fixé au 20 janvier 2016 le vote combiné des conseillers urbains, des bourgmestres et des chefs de secteur au suffrage indirect. Mais comme leur corps électoral est celui issu des élections locales directes dont l’organisation a pris du retard, beaucoup d’observateurs se demandent s’il faut, ou non, reporter également ces scrutins locaux indirects.

    Pour l’heure, rien n’est acté. Du côté de la classe politique, deux tendances diamétralement opposées fourbissent encore leurs arguments. D’un côté, les partisans du report des élections urbaines communales et locales et les défenseurs de la « démocratie à la base », membres de la majorité au pouvoir pour la plupart, qui veulent mordicus que ces scrutins locaux, bien que complexes à organiser, se tiennent avant les législatives et la présidentielle.

    De l’autre, on maintient qu’il faut faire l’impasse sur les élections locales et repartir sur un nouveau cycle électoral en commençant par les législatives et la présidentielle. C’est notamment le cas à l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) de l’opposant historique Étienne Tshisekedi. Mais la Majorité présidentielle (MP, coalition au pouvoir) ne l’entend pas de cette oreille.

    La question sera sans doute au cœur du nouveau dialogue politique préconisé par le président Joseph Kabila. Mais pour l’instant, chaque partie campe sur ses positions.

    • 31 janvier 2016 – Élection des gouverneurs et vice-gouverneurs : compromise ?

    Quid de l’élection des gouverneurs ? Là encore, la machine électorale peine à s’enclencher. En attendant l’élection des gouverneurs prévue fin janvier, le gouvernement congolais avait pourtant décidé d’installer d’abord les nouvelles autorités provinciales pour les 21 « provincettes » issues du récent découpage territorial du pays.

    Non prévu dans le calendrier global des élections, ce scrutin a été d’abord fixé au 31 août, puis reporté au 6 octobre. Mais le 21 août, la Ceni l’a finalement renvoyé à une date ultérieure, prétextant « diverses contraintes » dans l’installation même de nouvelles provinces.

    Certains observateurs y voient une manœuvre de Kinshasa qui chercherait à nommer des administrateurs pour ces nouvelles provinces, en attendant l’élection des gouverneurs pour l’ensemble des 26 provinces du pays prévue le 31 janvier. Un scrutin dont l’organisation est elle aussi conditionnée par la tenue en amont des provinciales, les députés provinciaux étant les électeurs des gouverneurs.

    • 27 novembre 2016 – Législatives et présidentielle : « glissement » ?

    Un dernier inconnu de la série des scrutins attendus en RDC, c’est le respect des délais constitutionnels pour la tenue des législatives et de la présidentielle prévues le 27 novembre 2016. L’opposition politique craint que le pouvoir ne retarde volontairement ces élections pour prolonger le mandat de Joseph Kabila qui, en l’état actuel de la Constitution congolaise, ne peut plus se représenter à sa propre succession.

    Mais pour organiser toutes ces élections – surtout la présidentielle – dans les délais, la Ceni avait prévenu qu’il faudrait au préalable remplir « 23 contraintes externes liées à la mise en oeuvre du calendrier électoral ». Autrement dit, des « tâches » à accomplir par les institutions de la République et des partenaires internationaux avant la tenue des scrutins.

    Il s’agit à la fois des lois se rapportant aux élections qui devaient être votées et promulgués et des moyens financiers à mettre à la disposition de la Ceni. Si le gouvernement verse au compte-gouttes sa part du budget électoral, la contribution de la communauté internationale se fait toujours attendre.

    « Tout le monde redoute le glissement du calendrier électoral pour la présidentielle mais rien n’est fait pour respecter scrupuleusement les échéances prévues en amont », déplore l’expert électoral, ancien employé au sein de la Ceni.

    (Jeune Afrique)

  • RDC/élections locales: le président Kabila “réaffirme sa volonté d’amener le peuple aux élections”

    RDC/élections locales: le président Kabila “réaffirme sa volonté d’amener le peuple aux élections”

    Kabila-Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a promulgué mardi la loi sur la répartition des sièges nécessaire à l’organisation d’élections locales, indiquant qu’il réaffirmait ainsi sa “volonté d’amener le peuple congolais aux élections”.

    “En promulguant cette loi, le chef de l’État réaffirme à nouveau sa volonté d’amener le peuple congolais aux élections conformément au calendrier global rendu public par la Céni”, la Commission électorale nationale indépendante, indique une ordonnance lue mardi soir sur la télévision publique.

    L’opposition a plusieurs fois réclamé le report des élections municipales et locales prévues en octobre estimant que, très complexes, elles ne pourront se tenir à temps et retarderont les autres scrutins – y compris la présidentielle de novembre 2016, ce qui permettrait au président de rester en poste au-delà de la fin de son deuxième quinquennat-.

    Le projet de loi sur la répartition des sièges avait été rejeté en juin en première lecture par les députés de la majorité et de l’opposition qui avaient renvoyé au gouvernement sa copie, estimant que le texte était bâclé.

    Les députés ont adopté le texte le 25 juillet lors d’une session extraordinaire. Le 11 août, lors d’une nouvelle session extraordinaire, les sénateurs ont voté la loi à l’unanimité, mais sans l’opposition, qui a jugé la session anticonstitutionnelle.

    La Céni a publié en février un calendrier global du cycle d’élections qui doit commencer en octobre et s’achever en novembre 2016 avec la présidentielle. Elle attendait avec impatience la promulgation de cette loi, rappelant qu’elle faisait partie des “préalables” requis pour organiser les élections locales d’octobre.

    La RDC, où le climat s’est tendu à l’approche des élections, traverse une crise politique depuis la présidentielle contestée de 2011 qui a reconduit M. Kabila à la tête du pays. Depuis, aucune des élections prévues – dont les locales – n’a été tenue.

    La constitution congolaise interdit au président Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se représenter. Il ne s’est jamais exprimé publiquement sur ses intentions mais l’opposition et une partie de la majorité accusent son camp d’oeuvrer pour qu’il puisse briguer un troisième mandat ou se maintenir en poste au-delà du délai légal.

    (Avec AFP)

  • Elections en RDC: les retards s’accumulent

    Elections en RDC: les retards s’accumulent

    CENI-En RDC, les retards se mutliplient pour organiser les sept scrutins prévus avant la présidentielle de 2016. Dernier exemple en date, l’élection des gouverneurs dans les 23 nouvelles provinces de la RDC. Initialement prévue le 31 août puis reportée au 6 octobre, cette élection pourrait être une nouvelle fois reportée du fait d’un certain nombre de problèmes dans l’installation de ces nouvelles provinces.

    Pour la Commission électorale indépendante, il n’y a pas de report de l’élection des gouverneurs mais des problèmes qui empêchent l’organisation de ce scrutin dans l’immédiat.

    D’abord la nécessité que les nouvelles assemblées provinciales siègent et qu’elles adoptent un bureau définitif. Car c’est ce bureau qui est chargé d’organiser ces élections. Or les assemblées ont clôturé leur session extraordinaire sans avoir adopté de bureau. Et il n’est pas clair quand elles siègeront à nouveau. Ce qui pose donc la question de savoir quand pourront avoir lieu les fameuses élections des gouverneurs des 23 nouvelles provinces, auxquelles se présentent 86 candidats.

    Mais cet exemple, n’en est qu’un dans la longue liste des retards qui s’accumulent. La loi sur la répartition des sièges pour l’organisation des locales. Attendue en mars, elle n’a été adoptée qu’en août et aux forceps. Idem avec le plan de décaissement exigé par la Céni. Le gouvernement n’a toujours pas annoncé quel budget sera alloué à quel scrutin.

    Résultat, presque tous les observateurs s’accordent à dire qu’il est sera impossible désormais d’organiser les deux autres élections prévues en 2015 : celle des députés provinciaux et celle des conseillers communaux.

    Du côté de la Céni, on se dédouane de toute responsabilité. Les 23 contraintes pour organiser toutes ces élections avaient été clairement listées dès février, affirme-t-on.

    Ces retards vont-ils avoir un effet domino sur les autres scrutins à venir ? En tout cas la crainte d’un glissement est là, partagée par toute l’opposition. Et pour de nombreux observateurs indépendants, le report de l’élection présidentielle prévue en novembre 2016 serait déjà en cours.

    RFI

  • 3ème mandat de Kabila: les médias publics accusés de partialité

    3ème mandat de Kabila: les médias publics accusés de partialité

    joseph_kabila-L’Association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho) a adressé une lettre ouverte au président congolais Joseph Kabila pour dire son opposition à éventuel un troisième mandat du chef de l’Etat, jugé anticonstitutionnel. L’organisation dénonce également une instrumentalisation des médias publics par les partisans du troisième mandat.

    C’est une nouvelle pierre que vient de jeter l’Asadho dans le débat autour de la question d’un éventuel troisième mandat de Joseph Kabila à la tête de la République démocratique du Congo. Dans une lettre envoyée lundi au président (reprise en intégralité sur plusieurs sites congolais), l’Asadho dénonce les « appels à la violation de la Constitution ».

    L’Asadho demande à Kabila de « rappeler ses troupes à l’ordre »

    Interrogé par RFI, Jean-Claude Katende, président de l’association de défense des droits de l’homme, fustige notamment les interventions régulières des proches du président Joseph Kabila, qui lancent des appels à un troisième mandat, notamment sur la Radio télévision nationale congolaise (RTNC).

    « La RTNC est une institution publique, financée par les contribuables congolais. Nous ne pensons pas qu’il soit acceptable que l’on se serve de cet outil, qui appartient à tous les Congolais, pour appeler à la violation de la Constitution », dénonce Jean-Claude Katende.

    L’Asadho pointe « le silence du président de la République, qui ne rappelle pas ces troupes à l’ordre ». Selon l’association, M. Kabila laisse faire les appels à une candidature de sa part à un troisième mandat, « alors que cette possibilité ne lui est pas reconnue par la Constitution de notre pays ».

    L’exemple burundais et la crainte des violences

    « Si la situation dégénère, ce sont nos vies qui vont être affectées », justifie Jean-Claude Katende, qui pointe les risques d’une escalade comparable à celle qui touche le Burundi.

    Il faut que Joseph Kabila « se prononce de manière claire pour dire qu’il ne va pas briguer un troisième mandat, demande le président de l’Asadho. Parce que, pour nous, le troisième mandat risquerait de nous plonger dans la crise qui est connue aujourd’hui par le Burundi. »

    Et pour Jean-Claude Katende, les violences qui résulteraient d’une telle crise seraient « très grandes par rapport à ce qui se passe au Burundi ». Pour lui, « le peuple n’est pas prêt à accepter une nouvelle transition, qui serait conduite par le président Kabila, et encore moins un nouveau mandat ou un troisième mandat pour ce dernier ».

    RFI

  • RDC: la liaison ferroviaire Kinshasa-Matadi est de retour

    RDC: la liaison ferroviaire Kinshasa-Matadi est de retour

    TRAIN KIN - MATADI-En République démocratique du Congo, après quinze ans d’interruption, revoici le train emblématique qui relie Kinshasa à la ville portuaire de Matadi, distantes d’environ 365 kilomètres. L’événement a eu lieu samedi 22 août à la gare de Kinshasa. Plusieurs passagers sont montés à bord de ce train, après avoir payé leur billet de voyage. RFI était là.

    Il est 7h30 lorsque le train quitte lentement la gare de Kinshasa à destination de la ville portuaire de Matadi. Le directeur général de la Société commerciale des transports et des ports (SCTP), l’ingénieur Kimembe Mazunga, est sur le quai.

    « Nous sommes au début, mais je suis content de l’engouement des gens. Je ne pensais pas avoir plus de dix personnes à bord. Pour un premier voyage, alors que les gens sont encore pessimistes, voir cette affluence, ça nous rassure », a déclaré, à RFI, Kimembe Mazunga.

    Pour réussir le pari, la nouvelle direction de la SCPT affirme n’avoir négligé aucun aspect.

    « Nous avons consolidé le travail et nous avons davantage stabilisé la voie, car il y avait les sections qui ne permettaient pas 20 km/h. Entre Kasangulu et Kinshasa (45 km), on mettait deux heures et demie. Aujourd’hui, on se permet des pointes à 90 km/h ! Les locomotives sont beaucoup plus fiables ; on a fait plusieurs essais. Et les voitures, vous avez vu le standing ! », a-t-il ajouté.

    La reprise du trafic sur la voie ferrée Kinshasa-Matadi permettrait également de relancer le tourisme dans la province du Congo central, affirme encore Kimembe Mazunga :

    « Kasangulu, Kisantu, Matadi, Iga… ce sont des sites hautement touristiques. Avec la voiture, il faut cinq heures et demie et on ne peut pas s’arrêter. Ici, nous avons le catering ; il y a tout. Nous avons allié le confort, la sécurité et la vitesse. »

    RFI
  • En Anglais:High Court grounds aircraft from DR Congo in Dublin over a 10m dispute

    En Anglais:High Court grounds aircraft from DR Congo in Dublin over a 10m dispute

    Congo-Airways-604x345-The High Court grounded an aircraft, allegedly belonging to a state airline of the Democratic Republic of Congo, from leaving Dublin Airport in a dispute over a debt of €10 million.

    The interim injunction prevents both the Democratic Republic of the Congo (DRC) and La Société Congo Airlines from moving, operating or otherwise interfering with the aircraft – an Airbus A320 undergoing works in Dublin – without their consent.

    The injunction also prohibits the aircraft’s removal from the jurisdiction. The interim injunction was granted, on an ex-parte basis where only one side was present in court, by Mr Justice John Hedigan.

    The order was sought by a US company Miminco LLC and two American citizens John Dormer Tyson and Ilunga Jean Mukendi who are owed some $11.5 million by the Congolese government. The US parties say they got into a dispute with the DRC in relation to the ownership of two diamond mines they bought.

    (The Irish Times)