– L’opposant Franck Diongo, président du Mouvement Lumumbiste Progressiste a dévoilé, en prévision du dialogue, le lieu, les participants et le contenu des récentes négociations secrètes entre les délégués du régime Kabila et ceux de l’Udps. Le président du Front Anti-dialogue-FAD rappelle que le devoir de vérité l’impose àTag: rdc
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Pré-dialogue secret UDPS-Pouvoir : Franck Diongo éventre le boa
– L’opposant Franck Diongo, président du Mouvement Lumumbiste Progressiste a dévoilé, en prévision du dialogue, le lieu, les participants et le contenu des récentes négociations secrètes entre les délégués du régime Kabila et ceux de l’Udps. Le président du Front Anti-dialogue-FAD rappelle que le devoir de vérité l’impose àdonner toutes les informations au peuple congolais. L’élu de la Lukunga dit avoir réuni tous les détails grâce aux patriotes congolais membres du FAD se trouvant au pays et à l’étranger. Il précise que les deux parties se sont retrouvées pendant une semaine à Rome en Italie soit du 11 au 17 aout. Des informations recoupées par le président duMlp renseignent que les négociateurs de l’Udps sont partis en deux groupes. Le premier groupe constitué de Norbert Yamba Yamba, Claude Mamba et Rubens Mikindu, est parti le 10 aout par Turkish Airlines alors que Me Jean Joseph Mukendi est parti seul, le jour suivant soit- le 11 aout par un vol régulier de la compagnie belge, Sn BruxellesAirlines. Les travaux ont eu lieu dans la villa Borghes à Sofitel Hôtel où 27 personnes étaient présentes. Maitre Joseph Mukendi conduisait la délégation de l’Udps alors que celle du pouvoir était chapeautée par Kalev Mutond, le patron de l’Agence nationale des renseignements. Me Mukendi était accompagné de trois personnes à savoir Norbert Yamba Yamba, Claude Mamba et Rubens Mikindu. Dans l’autre camp, Me Néhémie Mwilanya, le directeur de cabinet du chef de l’état, Me Nkulu Kilombo et François Mwamba étaient aussi de la partie. De quoi ont-ils parlé ?, le chercheur Franck Diongo indique qu’ils ont abordé tous les aspects majeurs du dialogue mais ils ne se sont mis d’accord que sur deux points. Le format de quinze participants dans chaque groupe et la co-médiation interne et internationale avec des acteurs à désigner consensuellement. Mais d’autres points tel que la cohabitation les a divisés et les deux parties ont promis de poursuivre les discussions pour arriver au compromis, précise l’élu de la Lukunga. Et Diongo de s’interroger : ‘‘ Pour quelle motivation, pour quel intérêt, l’Udps et le pouvoir ont fait ces négociations en cachette’’. Pour lui, le dialogue présente un caractère dangereux pour le pays. Il appelle les acteurs de deux parties à rendre public au plus vite les résultats de leurs négociations. ‘‘Ce qui est choquant et énervant, ce que la facture a été payée par le trésor public- hôtel et restauration pour les 27 personnes qui étaient présentes pendant une semaine à Sofitel à Rome en Italie’’, a dénoncé le radical opposant. Le leader du Mlp pense que le dialogue est une trahison et une supercherie qui va conduire le président Kabila de se représenter au-delà de ses deux mandats lui reconnus par la constitution. En termes de solutions pour résoudre la crise actuelle, le président du Front anti-dialogue propose au président Kabila de se désengager de la logique du dialogue et de se préparer au passage civilisé du pouvoir en décembre 2016. Aujourd’hui, la demande nationale, c’est le départ de M. Kabila du pouvoir, dit-il. Au sujet de l’Udps dont il reconnait avoir appris auprès de son leader Etienne Tshisekedi, le sens du combat de la liberté et de la démocratie, Diongo est tranchant : Aujourd’hui, ce n’est pas hier.Il insiste que depuis 1990 à ces jours, le peuple congolais a pris conscience parce que les réalités, répète-t-il, ne sont plus les mêmes. Tout leader qui se détournera de la volonté du peuple sera combattu. L’élu de la Lukunga promet de s’opposer à tout le monde même à Etienne Tshisekedi qu’il considère comme son maitre. ‘‘Je m’opposerai à tout le monde même à mon maître Etienne Tshisekedi auprès de qui j’ai beaucoup appris. Le disciple applique ce qu’il a pris à son maitre contre lui-même’’, gronde-t-il. En outre, il s’est attaqué aux propos qu’il juge xénophobes et séparatistes du député Ne Mwanda Nsemi, au discours propagandiste de Kin Kiey Mulumba et aux thèses de glissement de Lambert Mende. Discours, propos et thèses qu’il trouve totalement déconnecté des réalités politiques actuellesoù le peuple est prêt à s’assumer.7sur7 -

CONTACTS INDIRECTS POUR LE DIALOGUE INCLUSIF POUVOIR – UDPS : LE DÉSACCORD PERSISTE SUR LA MÉDIATION INTERNATIONALE
-Le dialogue inclusif n’est pas encore enterré comme certains pouvaient le penser. Des tractations se poursuivent en ce moment en Belgique entre les émissaires du chef de l’Etat et ceux du Lider Maximo de l’Udps, Etienne Tshisekedi Wa Mulumba. Il s’agit donc de concertations indirectes entre les deux camps. Celui qui les annonce de Bruxelles hier n’est pas n’importe qui.
C’est Félix Tshisekedi Tshilombo, Secrétaire national aux Relations extérieures du parti et fils du chef charismatique de l’Udps.L’émissaire du Lider Maximo est optimiste sur l’issue heureuse de ces contacts indirects avec les Envoyés spéciaux de Joseph Kabila et les délégués de son parti. Il nuance toutefois en relevant qu’il y a encore une grosse divergence qui n’a pas encore été élaguée.
C’est le point chaud concernant la médiation de ce forum. L’Udps ne jure que sur une médiation internationale conformément aux prescrits de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba. Alors que pour le camp présidentiel, l’argumentaire est que les Congolais sont suffisamment mûrs pour se parler directement, sans un intermédiaire international.
Comme on le voit, ces deux positions sont inconciliables entre ces deux camps qui sont d’accord pour la tenue d’un dialogue, le fond avec les matières, mais c’est sur la forme que les Romains s’empoignent : la médiation. S’ils ne se mettent pas d’accord, les chances de la tenue de ce dialogue seront compromises.UNE ASSISE SOCIOLOGIQUE INCONTESTABLE
« Un tel forum n’aura de légitimité suffisante qu’avec la participation d’un poids lourd comme Tshisekedi Wa Mulumba avec son assise sociologique incontestable », soutiennent les inconditionnels de l’UDPS. Mais hier même, le cabinet du Coordonateur du Mécanisme national de suivi (MNS) de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba a réagi, par son directeur de cabinet, sur cette conditionnalité de l’Udps.
Pour cette structure officielle, nulle part l’Accord-cadre d’Addis-Abeba ne parle de médiation internationale pour un dialogue comme un engagement du Gouvernement congolais. Mais, l’on croit savoir que c’est plutôt dans les deux Résolutions du Conseil de sécurité qui portent mise en œuvre de l’Accord-cadre, les Résolutions 2098 et 2211.LECTURES TRANCHEES DE L’ACCORD-CADRE
Ce sont ces Résolutions qui donnent mandat au Représentant spécial du secrétaire général de l’Onu d’assurer le suivi du processus électoral. Il n’y a rien sur la médiation internationale pour un dialogue, relève-t-on au MNS, la structure chargée de l’application de l’Accord-cadre.
Malgré ces lectures tranchées de l’Accord-cadre, les deux camps, c’est-à-dire l’Udps et la majorité présidentielle sont contraints de trouver une porte de sortie sur la question de la médiation qui les divise, avant de se séparer à Bruxelles.
Ce n’est qu’à ce prix que cette rencontre aura un sens plutôt que de livrer aux Congolais un piteux spectacle de queue de poisson sur une divergence d’approche, alors que, comme on le sait, ils sont d’accord sur l’essentiel.
Si tel n’était pas le cas, ils ne se seraient jamais rencontrés. A la différence des autres partis de l’Opposition comme le Mlc, l’Unc …, etc. Ceux-ci sont farouchement opposés à un dialogue avec Joseph Kabila, préférant à la place un autre cadre MP-CENI-Opposition, oubliant peut-être qu’ils ne peuvent traiter là que des questions d’ordre technique là où les attentes des populations sont purement politiques.POSITIONS DES DEUX CAMPS DIAMETRALEMENT OPPOSEES
Qu’en est-il alors des Médiateurs internationaux dans des crises politiques en RDC ? Ce vocable est arrivé dans le lexique congolais dans la transition du Maréchal Mobutu de 1990 à 1997. Il y a eu d’épisodiques tractations entre le camp présidentiel, conduit par le Maréchal Mobutu lui-même et l’Opposition avec son chef de file de l’époque, Etienne Tshisekedi Wa Mulumba, le Lider Maximo de l’Udps.
Comme très souvent, les positions des deux camps sont restées diamétralement opposées. Il fallait donc recourir aux Médiateurs internationaux. C’est ainsi qu’on a vu débarquer les Lakdar Brahimi, Emile Zinsu, Abdoulaye Wade, Moustapha Niasse,… malgré cette intervention de la flopée de Médiateurs internationaux, la crise a persisté jusqu’à un certain 17 mai 1997, jour où l’AFDL a chassé le Maréchal Mobutu par les armes.
Laurent-Désiré Kabila, qui accède au pouvoir dans les conditions que l’on connait, ne voit la paix que le temps d’une rose. En 1998, le Rwanda et l’Ouganda agressent la RDC, occupent une partie du pays et créent des rébellions de pacotille à leur solde.
En 1999, sous l’égide de l’Onu tous les belligérants signent un Accord de paix à Lusaka en Zambie, dénommé « Accord de paix de Lusaka ». Le Médiateur, c’est bien le Président zambien de l’époque, Frederic Chiluba. La RDC commence une nouvelle ère des Médiateurs internationaux.
A la manœuvre, Nelson Mandela dit « Madiba », Chiluba, Chissano, Tabo Mbeki, Ket Masire… A chaque rendez-vous crucial, la Communauté internationale est omniprésente, du début à la fin. Par exemple pour la bonne fin de la période de transition 1+4 de 2003 à 2006, la Communauté internationale assure une sorte de surveillance du fonctionnement des institutions par le biais du CIAT, le Comité international pour l’accompagnement de la transition.KANDOLO M.( Forum des As)
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UDPS : EtienneTshisekedi désavoué et invité à faire « un décompte complet et précis de l’argent reçu au nom du parti »
-Vingt-cinq (25) membres de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS, photo), après avoir constaté que le parti « traverse depuis janvier 2013 une crise aiguë de leadership commuée en crise grave de légitimité exacerbée par l’existence de deux statuts du Parti », exigent de « choisir un président du parti intérimaire ».
« Afin de mettre fin à l’indisponibilité du président, la mise en place d’un nouveau leadership s’impose. Nous organisons un mini-conclave du 11 au 13 septembre 2015 à Bruxelles qui sera suivi d’un Conclave plus inclusif à Kinshasa aux fins de nous choisir un Président du Parti intérimaire qui nous représentera jusqu’à la tenue d’un Congrès extraordinaire », affirment-ils dans une Déclaration. Publiée le 31 juillet 2015 à Bruxelles (Belgique), à l’issue de leur séminaire.
Durée et missions du président intérimaireIndiquant que le président du parti intérimaire « sera secondé par un vice-président qui le remplace en cas d’absence », ils invitent « tous les membres du Parti qui s’inscrivent dans cette logique à contribuer à l’organisation de ce conclave et à y participer activement afin de sortir le Parti de l’impasse actuelle ».
« La durée de la mission du Président intérimaire est de deux mois. Le Président intérimaire est chargé notamment de « mettre en place une structure légère pour la gestion administrative et politique du Parti; récupérer le patrimoine du Parti; négocier les termes de la réunification du Parti; organiser le Congrès extraordinaire qui élira le Président du Parti ainsi que notre candidat à la Présidence de la République ».
« Préoccupés par l’avancement et l’aboutissement d’une lutte qui a presque perdu ses repères », les 25 séminaristes déclarent avoir pris « l’initiative de réunir les délégués représentant les fédérations de l’UDPS aux fins d’ouvrir un dialogue interne pour préparer un Congrès extraordinaire qui établira un ordre nouveau respectueux des objectifs fondamentaux que notre Parti s’est fixé, à savoir la conquête, l’exercice, et la conservation démocratiques du pouvoir ».
Dans l’entendement des signataires de la Déclaration, le « mini-Conclave à la mi-septembre 2015 à Bruxelles, qui sera suivi d’un Conclave plus inclusif à Kinshasa, entend préparer le Parti à affronter efficacement les prochaines échéances politiques ».
« Il proposera notamment la mise en place de structures organisationnelles appropriées. Un leadership intérimaire et responsable sera désigné pour conduire la période de transition nous menant vers le Congrès. Le Fonds U.D.P.S. sera réorganisé pour permettre une meilleure collecte et gestion de fonds », soulignent-ils.
Manque de transparence et mauvaise gestion des finances du parti
Les 25 séminaristes insistent « sur la mise en place de la Convention Démocratique Nationale, dotée de ses commissions permanentes (contrôle financier et discipline), pour un meilleur contrôle de l’argent du parti et pour éviter des détournements ».
Ils proposent que, « désormais, la gestion de l’argent récolté à l’extérieur du pays soit confiée au «Fonds UDPS» qui doit être ré-organisé pour ce faire ».
En outre, ils exigent « du Président qu’il fasse un décompte complet et précis de l’argent reçu au nom du parti dans le cadre de la campagne électorale de 2011 et celui de la récupération de l’impérium », dans leur Déclaration ci-après.MINI-CONCLAVE POUR LA MISE EN PLACE D’UN NOUVEAU LEADERSHIP DE L’UDPS DU 11 AU 13 SEPTEMBRE 2015
I. LE FOND DU PROBLEME : MEGESTION DU PARTI ET NON TRIBALISME
L’UDPS traverse en ce moment une grave crise causée par différents actes et comportements répréhensibles et condamnables posés par le président du parti. L’éthique même dont se targue l’UDPS d’être le meilleur défenseur s’en trouve écorchée.
La condamnation de ces actes par des membres du parti et même par le public aurait mérité que la personne incriminée y apporte des réponses adéquates pour crever ce gros abcès et soulager le parti du malaise qui le ronge.
Malheureusement, pour toute réponse, et pour se donner de la contenance, ceux qui sont concernés par les faits, et qui sont les affidés bénéficiaires occultes de ces actes, veulent noyer le poisson, se voilent la face, et manipulent l’opinion publique en qualifiant d’injures et de tribalisme les dénonciations de faits avérés, risquant de conduire inutilement le pays dans une situation dramatique. Il s’agit en fait de créer une diversion afin d’éviter de répondre aux questions pertinentes qui leur sont posées.II. MISE AU POINT DE LA SITUATION : MANQUEMENTS GRAVES ET CAUSES PROFONDES DE LA CRISE ACTUELLE.
1. La crise actuelle a pour nom « Etienne Tshisekedi » et pour prénom «l’attentisme des cadres de l’UDPS qui ont peur et refusent de voir cette réalité en face ». Il y a des manquements graves qui constituent les causes multiples et profondes de la crise actuelle à l’UDPS.
2. Ce sont :
L’indisponibilité du président du Parti.
Les tripatouillages et la falsification des statuts par Etienne Tshisekedi.
L’ingérence de la famille biologique du président dans les affaires du parti.
Le manque de transparence et la mauvaise gestion des finances du parti.L’indisponibilité du Président du Parti
Depuis plus d’une année, le Président du Parti est malade, raison de son séjour prolongé en Belgique. De ce fait, il est absent du Parti, et ce dernier est littéralement paralysé. L’article 22 point 2- des statuts du 14 décembre 2010 stipule que «le président supervise et coordonne le fonctionnement des activités du Parti».
C’est dans ce cadre et au cours des réunions de la Présidence, localisée à Kinshasa, que les décisions sont prises sous sa supervision, conformément à l’article 21 des statuts. Mais cela n’a pas été le cas!
Le Président élu au 1er Congrès a abandonné le Parti. Il n’a organisé aucune réunion de la Présidence conformément à l’article 21 des statuts depuis plus d’un an. Pendant quatre ans depuis qu’il a été élu au Congrès, sa présidence n’a produit aucun rapport d’activité ni de projet de budget du Parti tel qu’exigé par les statuts au point 7 de l’article 20.
Aucune organisation respectable et démocratique ne peut fonctionner adéquatement en ignorant ses propres règles et même les règles élémentaires de fonctionnement et en l’absence de son principal gestionnaire.
L’absence prolongée de Etienne Tshisekedi revient pratiquement à son auto exclusion implicite de la gestion du Parti, aussi avons-nous le devoir et l’obligation de désigner rapidement un nouveau leadership disponible pour la conduite effective du parti.Les tripatouillages des statuts.
En ce qui concerne les tripatouillages, voici ce que révèle l’examen comparatif des deux statuts en présence, ceux issus du Congrès de 2010 qui avait réuni près de 800 délégués, et ceux modifiés par Etienne Tshisekedi tout seul.
Le constat est amer! Etienne Tshisekedi qui, pour la première fois depuis la création de l’UDPS en 1982, a été élu Président du Parti au Congrès de décembre 2010, s’est mis au-dessus du Congrès, organe suprême du parti, pour opposer à l’effort fait par celui-ci de créer un Parti fort, une centralisation à outrance et la confiscation des pouvoirs entre ses seules mains.
Le Parti est maintenant affaibli par sa maladie, ses prises de position contradictoires, et son absence continue du terrain des opérations.
Il a commis un forfait en violant de manière flagrante, l’article 62 des seuls statuts valables, ceux de décembre 2010, en nommant des Représentants/Présidents fédéraux, alors que ceux-ci devaient être élus.
Il n’a pas installé ou a supprimé des organes essentiels du parti tels que la Convention Démocratique du Parti et la Commission Electorale du Parti pour demeurer le seul maître à bord.
Il a modifié unilatéralement les Statuts pour justifier de manière tacite son renoncement à la lutte pour l’imperium. En outre lorsque la remarque lui est faite par des membres du parti à propos de cette modification arbitraire, Etienne Tshisekedi répond qu’il l’a fait parce que c’est lui qui incarne l’UDPS.
Nous disons non à cette allégation orgueilleuse, car l’UDPS est un patrimoine commun qui n’appartient à personne et elle survivra à chacun de nous.
Le Président Tshisekedi a modifié les objectifs du Parti et transformé ce dernier en un groupe de pression ou un syndicat familial, tout en s’arrogeant tous les pouvoirs.
Les Statuts signés par Etienne Tshisekedi le 25/10/2013, curieusement notariés le 01/03/2013, c’est-à-dire avant leur signature, ont été rédigés le 25 janvier 2013! Ceci montre qu’un crime n’est jamais parfait.
Ces Statuts modifient l’article 10 des statuts officiels adoptés au Congrès de 2010 en supprimant l’objectif principal que s’est fixé ce Congrès, et qui est le fondement même de tout parti politique, à savoir: « … la conquête, l’exercice et la conservation démocratiques du pouvoir en vue de réaliser son projet de société…».
En effet, voici ce que la Loi no 04/002 du 15 mars 2004 portant organisation et fonctionnement des Partis politiques en RDC dit à son Article 2:
«Aux termes de la présente loi, il faut entendre par parti politique, une association de personnes physiques de nationalité congolaise qui partagent la même idéologie et le même projet de société en vue de conquérir et d’exercer démocratiquement et pacifiquement le pouvoir d’Etat».
D’après le site La Toupie : «un parti politique est un groupe de personnes qui partagent les mêmes intérêts, les mêmes opinions, les mêmes idées, et qui s’associent dans une organisation ayant pour objectif de se faire élire, d’exercer le pouvoir et de mettre en œuvre un projet politique ou un programme commun. L’objectif de gouverner distingue les partis politiques d’autres organisations comme les groupes de pression, les corporations et les syndicats».
L’UDPS, parti politique auquel nous appartenons, a comme objectif d’accéder au pouvoir et de gouverner. L’UDPS familiale, non autrement identifiée, constitue un groupe de pression ou un syndicat familial dont l’objectif est le «changement». Il n’est pas clairement précisé quel est le modus operandi de ce changement.
Depuis deux ans, l’UDPS est orpheline. En supprimant l’objectif principal de conquête du pouvoir des statuts officiels, en étant toujours absent du terrain des opérations, et en renonçant à la lutte pour « l’imprium », Etienne Tshisekedi a tout simplement pris congé du grand parti UDPS qu’il a abandonné dans la rue.
Kwame Nkrumah, le premier Président du Ghana, paraphrasant la Bible, nous recommande ce qui suit: «cherchez d’abord le pouvoir politique (imperium) et vous pourrez par la suite appliquer votre programme». Malheureusement, certains parmi nous utilisent l’UDPS plus pour se remplir les poches que pour faire arriver le parti au pouvoir.L’ingérence de la famille biologique du Président dans les affaires du parti.
La question de l’ingérence de la famille biologique du Président dans les affaires du parti avait été dénoncée et largement traitée dans la déclaration de la Base du Parti, signée par plus de 40 fédérations de l’UDPS en novembre 2014.
Cette déclaration avait désavoué Messieurs Mavungu et Tshilombo respectivement Secrétaire Général et Secrétaire du Parti chargé des Relations Extérieures pour incompétence.
L’incompétence de ces deux « responsables » vient de s’étaler au grand jour par le fiasco criant de la liste de l’UDPS qu’ils ont présentée aux élections provinciales.
En effet cette liste est classée en 20ème position, loin derrière tous les nouveaux partis tels que le PPRD, le MSR, l’AFDC, le PALU, le CRC, l’UNC, le MCR, le PPPD, le PND, l’ARC, le BUREC, le CCU, le LDIC, l’UNADEF, le PDC et l’ACO.
Elle ne comprend que 276 candidats dont 21 femmes, soit à peine 8%, sur 711 sièges à pourvoir.
L’UDPS n’a présenté des candidats que dans 81 des 189 circonscriptions électorales. Ces statistiques sont sympomatiques d’un leadership défaillant qui doit être remplacé illico presto.
L’ ingérence de la famille s’est manifestée notamment par des interventions intempestives et par une volonté manifeste des membres de la famille biologique du président d’ostraciser des cadres du parti afin que ceux-ci ne rencontrent pas le président dans le cadre de leurs activités normales.
Aucune sanction n’a été prise à l’endroit des membres de la famille qui ont choisi de collaborer avec le pouvoir en place en allant siéger au parlement ou en touchant nuitamment les émoluments de parlementaire.
Par contre, les cadres consciencieux qui, bien que élus, se sont démarqués du pouvoir en respectant le mot d’ordre de Etienne Tshisekedi et les instructions du parti de ne pas siéger, se sont vus sanctionnés par ceux de la famille biologique qui ont pourtant trahi, et tout ceci, devant un silence assourdissant de Etienne Tshisekedi.
L’utilisation abusive de l’état de santé de Etienne Tshisekedi pour promouvoir un membre de sa famille, à qui tout est permis, en vue de placer le parti devant le fait accompli d’un remplaçant obligé du président du parti, est une démarche que nous refusons et rejetons de toutes nos forces.
Le manque de transparence et la mauvaise gestion des finances du parti
Des révélations avérées d’une gestion financière catastrophique des fonds de la dernière campagne électorale auraient dû susciter l’intervention des commissions de contrôle financier et de discipline.
Malheureusement, ces commissions prévues respectivement aux articles 57 des statuts et 69 du Règlement intérieur n’existent pas du fait que le Président du Parti n’a pas mis en place la Convention Démocratique Nationale du Parti, conformément à l’article 63 des Statuts et 74 du règlement d’ordre intérieur qui précisent que la Convention Démocratique du Parti devait être installée 4 jours après la clôture du Congrès.
Les actes suivants posés par le Président du Parti ne reflètent pas la bonne gouvernance et la transparence prônées par le parti, conformément à la résolution n°10 du Congrès.
De manière générale, le Président a mal géré les fonds récoltés dans le cadre de la dernière campagne électorale de 2011 qui ont échoué dans ses mains plutôt que dans les comptes du parti, conformément à l’article 63 du Règlement Intérieur du parti. A ce jour, le parti ignore le total des fonds reçus. Joseph Kasa-Vubu aurait été nettement plus transparent.
Il aurait spontanément communiqué le détail de toutes les sommes reçues, ainsi que les dépenses effectuées et remis le reliquat à la trésorerie.
Dans notre cas, les choses se sont très mal passées:
En décembre 2011, sur décision personnelle du Président, trois cents mille US dollars ont été remis au Secrétaire Général en mains propres en espèces sonnantes et trébuchantes sans document comptable pour des dépenses non budgétisées.
Quatre cents mille euros ont été, sur ordre du président, virés du compte de la fédération du parti en Belgique au compte privé de son épouse. A ce jour, le parti ignore l’usage qui a été fait de cet argent.
Contrairement au cas précédent pour lequel le responsable du parti impliqué a été emmené par le Président devant la justice du pouvoir que nous contestons pour justifier l’utilisation de l’argent reçu, dans le deuxième cas, c’est l’embargo total, et aucune explication n’a été donnée.
Bien au contraire, le responsable du parti en Belgique qui a révélé cette information a été débarqué arbitrairement de son poste avec comme motif fallacieux que cette révélation constituait une insulte à la famille.
Une propriété immobilière (Bercy), située sur le Boulevard Lumumba à Limete, acquise pour environ un million de US$ comme permanence de l’UDPS et payée avec des fonds reçus par le parti, a changé de propriété de manière inexpliquée en faveur de la famille du Président.
Certains cadres qui avaient perdu l’argent du parti avaient reçu ordre de le rembourser, tandis que les membres de la famille peuvent impunément s’approprier le patrimoine du parti.
Des fonds récoltés au Canada (plus de dix mille dollars) ont été transférés à New York sur ordre du Président, et ont ensuite pris une destination inconnue.
Les fonds récoltés à partir de 2012 dans le cadre de la campagne hypothétique de lutte pour la récupération de l’imperium et dont le montant est inconnu n’ont jamais été justifiés et leur gestion est totalement opaque.
Les cas sont légion où l’argent du parti a été mal géré. C’est ainsi que le parti continue à demeurer indigent alors que beaucoup d’argent qui lui revient a été détourné.
Malgré le fait qu’il y a eu autant d’argent, le président s’évertuait à dire aux candidats députés en 2011 qui avaient péniblement payé 150 US$ pour s’inscrire sur la liste du parti, qu’ils devaient se débrouiller et qu’il n’y aurait aucune contribution pour leur campagne, car le parti n’avait pas d’argent et que lui même avait déjà fait sa campagne par la «longue lutte» qu’il avait menée.
Il s’est avéré par la suite que le parti avait suffisamment d’argent et qu’il pouvait largement contribuer à la campagne de ses candidats.
3. Nous, membres du parti signataires de la présente déclaration, ayant analysé les causes profondes de la crise que traverse l’UDPS, avons jugé nécessaire de prendre les dispositions idoines permettant de mettre fin à cette situation délétère et stopper la gangrène.III. LEÇONS POSITIVES DE L’HISTOIRE DE NOTRE LUTTE.
4. A présent, il est grand temps que nous prenions une nouvelle initiative comme l’histoire de notre propre lutte nous l’apprend:
En 1987, lorsque le leadership du mouvement a signé les Accords de Gbadolite, acceptant de rentrer dans le MPR, des cadres du Parti ont créé la
Direction Politique Rénovée (DPR) pour continuer la lutte. Ils ont ainsi gardé le flambeau et l’esprit du mouvement.
Toujours en 1987, quand Sennen Andriamirado de Jeune Afrique a écrit que M. Frédéric Kibassa, Président en exercice de l’UDPS, avait, au cours d’une interview à l’aéroport de la Luano où il était détenu, accepté de travailler sous la houlette de Mobutu, Raymond Kabalu, Boniface Kayembe Mitonga et André Kalonzo ont rédigé un droit de réponse qu’ils ont fait signer à Kibassa par l’entremise de «petit Jean», un providentiel jeune compatriote trouvé par Mutombo Nzengeja, et qui faisait la navette entre Kibassa et le groupe. Le droit de réponse fut publié par Jeune Afrique à Paris, et l’on évita l’implosion du Parti.
En 1988, Etienne Tshisekedi ayant décidé d’abandonner la politique (trop tôt en ce moment-là, mais très encouragé aujourd’hui), une dizaine de cadres s’étaient alors réunis à Boston pour convaincre Marcel Lihau de prendre lesrênes du Parti.
Ce qui nous conduisit jusqu’à la Conférence Nationale où Tshisekedi fut élu Premier Ministre d’un gouvernement de Transition qui devait organiser les élections. Pourtant, seul contre tous ses collègues, Tshisekedi avait soutenu la tenue d’une Conférence Constitutionnelle en lieu et place de la Conférence Nationale. Ce n’est que par la persuasion qu’il finit par en accepter le principe.
L’ UDPS aurait dû organiser les élections à l’issue de la période transitoire de 24 mois, mais Etienne Tshisekedi avait choisi la confrontation et pas le dialogue avec Mobutu; et ce dernier le chassa de la Primature.
5. En conséquence de la situation catastrophique qui vient d’être décrite précédemment, en tant que membres à part entière de ce Parti et à l’instar des actions rappelées ci-haut qui ont permis à l’UDPS de survivre, nous prenons une nouvelle initiative qui se résume dans les résolutions ci-après pour sauver le Parti et redonner l’espoir à notrePeuple.IV. RESOLUTIONS
Sur l’indisponibilité du président du Parti
Afin de mettre fin à l’indisponibilité du président, la mise en place d’un nouveau leadership s’impose. Nous organisons un mini-conclave à la mi-septembre 2015 à Bruxelles qui sera suivi d’un Conclave plus inclusif à Kinshasa aux fins de nous choisir un Président du Parti intérimaire qui nous représentera jusqu’à la tenue d’un Congrès extraordinaire.
Il sera secondé par un vice-président qui le remplace en cas d’absence.
Nous invitons tous les membres du Parti qui s’inscrivent dans cette logique à contribuer à l’organisation de ce conclave et à y participer activement afin de sortir le Parti de l’impasse actuelle.
La durée de la mission du Président intérimaire est de deux mois. Le Président intérimaire est chargé notamment de:
mettre en place une structure légère pour la gestion administrative et politique du Parti;
récupérer le patrimoine du Parti;
négocier les termes de la réunification du Parti;
organiser le Congrès extraordinaire qui élira le Président du Parti ainsi que notre candidat à la Présidence de la République.
Sur les tripatouillages et la falsification des statuts par Etienne Tshisekedi.
En définitive, les statuts modifiés en 2013 par Etienne Tshisekedi sont illégaux et illégitimes. Les seuls statuts valables sont ceux approuvés au Congrès de 2010.
En conséquence, toutes les nominations faites par Etienne Tshisekedi au-delà de la période transitoire de trois ans après le Congrès de 2010 (fin 2013) sont toutes nulles et de nul effet.
Sur l’ingérence de la famille biologique du président dans les affaires du parti.
Le nouveau leadership mettra une ligne de démarcation nette entre les affaires du parti et celles des familles en évitant particulièrement d’œuvrer dans les propriétés privées des responsables du parti. Particulièrement, le nouveau président du Parti utilisera tous les moyens légaux pour récupérer la permanence actuellement confisquée par la famille du Président Etienne Tshisekedi.
Sur le manque de transparence et la mauvaise gestion des finances du parti.
Pour un meilleur contrôle de l’argent du parti et pour éviter des détournements, nous insistons sur la mise en place de la Convention Démocratique Nationale dotée de ses commissions permanentes (contrôle financier et discipline), et nous proposons que, désormais, la gestion de l’argent récolté à l’extérieur du pays soit confiée au «Fonds UDPS» qui doit être ré-organisé pour ce faire.
Nous exigeons du Président qu’il fasse un décompte complet et précis de l’argent reçu au nom du parti dans le cadre de la campagne électorale de 2011 et celui de la récupération de l’impérium.
Les manquements graves qui viennent d’être relevés dans la gestion du Parti auraient dû faire l’objet de la saisine par les Commissions de Contrôle financier et de Discipline du Parti, malheureusement inexistantes, mais ce sont là des fautes très graves qui devront être sévèrement sanctionnées, raison pour laquelle nous demandons au président intérimaire de mettre immédiatement en place la Convention Démocratique d’où seront issues les différentes commissions permanentes.
6. Nous nous sommes finalement souvenus de nos martyrs, ces héros qui ont payé de leur sang pour que vive ce parti, oubliés au détriment d’un culte personnel et l’encensement des profiteurs ayant vécu dans l’opulence en marge du combat.
Ils doivent sans doute aujourd’hui se retourner dans leurs tombes devant les abominations que connaît le parti et les violations des principes qui constituent le fondement même de la lutte pour laquelle ils ont fait le sacrifice suprême. Nous devrions penser à eux chaque fois que nous voulons poser un acte qui doit engager l’avenir du parti et de notre pays.
Nous voulons les répertorier tous, afin que, le moment venu, nous puissions leur rendre l’hommage qu’ils méritent. Nous citons Roger Kana Kange, Evrard Makota, Tshal Kalend, Cédric Nyanza; nous pensons aussi à tous les autres non encore identifiés, qui ont été jetés au fleuve ou dans des fosses communes.
Dans cette longue lutte de l’UDPS décrite comme un « bal de chauves », Il est très troublant de constater, si tard dans la lutte, que l’animateur principal de ce bal de chauves, le «DJ», n’est pas chauve!
Que faire, sinon constater cette triste réalité, la dénoncer, et se choisir un nouveau «DJ», réellement chauve à même de conduire le bal jusqu’à son épilogue.
En d’autres termes, nous devons trouver un nouveau leader qui va emmener le parti à concrétiser son objectif d’accéder au pouvoir.
7. Au nom de Robert Kane-Kange mort en relégation sous le régime de Mobutu, Tshal Kalend pendu par la sécurité de Mobutu à Lubumbashi, Evrard Makota abattu à bout portant par la DSP sur le Boulevard Lumumba à Debonhomme (Kinshasa), Cédric Nyanza immolé dans le Bas-Congo pour revendiquer la victoire électorale de Tshisekedi à l’élection présidentielle du 28 novembre 2011, et tant de nos membres fauchés par les différentes dictatures qui se sont succédées au pouvoir à Kinshasa, nous demandons à Etienne Tshisekedi de faire un sérieux examen de conscience si cela est encore possible, et de se retirer de la politique pour consacrer le reste de son temps à sa santé, car il est malade. Les rares sorties forcées qu’il a effectuées dernièrement prouvent éloquemment qu’il a vraiment besoin de repos.V. NON A LA PARTICIPATION DE L’UDPS AU DIALOGUE AVEC KABILA
8. Nous avons enfin examiné un problème d’actualité relatif à la proposition de Etienne Tshisekedi de faire participer l’UDPS à un dialogue avec le pouvoir dictatorial en place à un an de la fin du mandat en cours de Joseph Kabila, par ailleurs très controversé.
Nous sommes arrivés au constat amer que ce dialogue prôné par Etienne Tshisekedi n’était d’aucun intérêt pour la concrétisation des objectifs que nous poursuivons, à savoir: la conquête, l’exercice et la conservation démocratiques du pouvoir.
Au contraire, il est visiblement destiné à satisfaire des intérêts purement égoïstes. Pire encore, c’est une passe en or adressée à Joseph Kabila, car elle n’est rien de moins qu’une ouverture à la recevabilité de sa candidature pour un troisième mandat!
En effet ce dialogue débouchera inéluctablement sur la formation d’ un gouvernement (de Transition ou d’Union Nationale), ce qui correspond à l’ instauration d’ un nouvel ordre juridique conformément à la nouvelle pratique constitutionnelle.
Le partage du pouvoir dans un gouvernement (de transition ou d’union nationale) avec l’opposition, que l’UDPS accepte d’y participer ou non, induit l’interruption du mandat actuel de Joseph Kabila, par ailleurs très controversé et, celui-ci n’étant pas arrivé à son terme, offre de manière implicite à Joseph Kabila une source de légitimité pour briguer un troisième mandat.
Notons qu’une situation équivalente qui représente une jurisprudence sur le plan international, avait permis au Président Abdoulaye Wade du Sénégal de briguer un troisième mandat constitutionnellement prohibé, pour avoir modifié la durée de son mandat de 7 à 5 ans au cours de son deuxième et dernier mandat, mettant ainsi en place un nouvel ordre institutionnel.
En réclamant la tenue d’un dialogue en position de faiblesse, on donne à son interlocuteur le loisir d’imposer ses propres conditions, surtout si au départ on a invoqué un prétexte fallacieux pour le réclamer.
Il faut déplorer que dans les mêmes circonstances avec le pouvoir finissant de Mobutu hier, Etienne Tshisekedi avait forcé un dialogue avec Mobutu à Nice que tout le monde avait rejeté et qui avait permis à ce dernier de rebondir dans un retour triomphal à Kinshasa.
Nous savons que Mobutu en avait profité, l’UDPS n’en avait pas bénéficié, Dieu seul sait quel bénéfice personnel Etienne Tshisekedi en a tiré.
Par ailleurs, la feuille de route proposée par Etienne Tshisekedi reprend de nombreuses dispositions de la loi électorale qui doivent être respectées, mais qui ne l’ont jamais été dans le cadre de la loi. Par quel mécanisme un simple dialogue entre groupes d’individus imposera-t-il le respect de ces dispositions là où la loi n’a pas réussi à le faire ?
Les Accords d’Addis-Abeba invoquées ont été mal interprétées et ne peuvent pas être la référence pour réclamer un dialogue.
Comment peut-on, en outre, décider d’aller dans un dialogue contre la volonté populaire et déclarer ensuite souhaiter recourir à ce même peuple en cas d’échec?
N’est-ce pas un véritable mépris à l’égard du peuple que l’on considère comme un simple objet que l’on n’utilise que pour satisfaire son orgueil personnel? Quoi qu’il en soit, comme la grande majorité des membres de l’UDPS, nous nous opposons à la tenue de ce dialogue contre-nature qui doit être considéré comme une véritable trahison.Fait à Bruxelles, le 31 juillet 2015.
Les Signataires :
André Kalonzo Ilunga Co-fondateur ; Représentant honoraire aux Nations Unies, Ancien Secrétaire du Parti Chargé de Mission au Katanga
Raphaël Kashala Ancien Directeur de Cabinet du Secrétaire National aux
Relations Extérieures; Conseiller honoraire à la Représentation au Benelux ; Ancien Conseiller particulier du Président TshisekediFrançois Tshipamba Mpuila Représentant honoraire au Benelux; Coordonnateur du Bureau d’Etudes, Expertises et Stratégies (BEES)
Léonard Mpoyi Muadianvita Représentant honoraire en Norvège
Raymond Kabalu Kadima Co-fondateur, Ancien Conseiller Culturel du Premier Ministre Tshisekedi, Représentant-Adjoint au DanemarkAnge Kalonji Tshidimba Conseiller honoraire à la Représentation du Canada
Madame Kashika Membre du Parti Fédération de Belgique
Sylvain Nsenda Kalala Président honoraire Comité Fédéral du Canada, Président de la Convention Démocratiique du Canada
Urbain Ndondo Conseiller Diplomatique à la Représentation du Canada
Oscar Mutombo Membre du Parti Fédération du Canada
Marcellin Kwilu Mondo Président honoraire Section Ontario / Canada
Papy Bisungu Membre du Parti Fédération du Canada
Toure Kabongo Mukendi Président Section Ontario / Canada
Nono Ilunga Bukasa Président honoraire Comité Fédéral Canada
Andre Kabemba Membre du Parti Fédération du Canada
Eddy Bozinga : Président-Adjoint Section Ontario/Canada
Sage Gayala Secrétaire Fédéral chargé de la communication
Fédération du CanadaBernard KabeyaTshilumbayi Représentant-Adjoint en France
Liévin Tshiembe Ntambue Secrétaire Fédéral chargé de l’Administration Fédération du Danemark
Philippe Mandangi Représentant honoraire au Royaume Uni
Albert Mukendi Conseiller honoraire Représentation au Royaume Uni
Placide Kanema Président honoraire Comité Fédéral de Norvège
Félix Mulamba Président honoraire de l’Assemblée Fédérale de Norvège
Georges Mboa Membre du Parti Fédération de Belgique
Marie Tshibwabwa Membre du Parti Fédération des Etats-Unis d’Amérique.
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Visa Schengen : Les ressortissants de la RDC sont souvent victimes de la discrimination raciale
-En écoutant le mardi 18 août 2015 sur Radio Okapi Mme Caroline Mouchart et l’ambassadeur de la Belgique en République démocratique du Congo (RDC) ; M. Michel Lastschenko, s’exprimant sur l’octroi de visa Schengen, je me permets de prendre position sur le fait que les deux personnes n’ont pas parlé du droit de recours dont dispose le demandeur du visa Schengen.
Car, en cas de refus d’un visa, il est possible de contester une appréciation jugée arbitraire en recourant à une voie de droit.En l’espèce, les Congolais qui sollicitent un visa sont souvent victime de la discrimination raciale qui peut découler de préjugés ouverts ou d’une antipathie ou de sentiments négatifs simplement à cause d’un parti pris à leur égard fondé sur la race noir et des motifs connexes.
Ils se trouvent ainsi devant un traitement inhumain et dégradant en violation de l’art. 3 de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH), de l’ingérence discriminatoire leur vie privée en violation des articles 8 et 14 CEDH.
En effet, de plus en plus, les demandeurs de visa pour l’espace Schengen sont mécontents. Ils se plaignent de la manière dont leurs dossiers sont traités à la Maison Schengen.
Radio Okapi a reçu les plaintes de certains d’entre eux qui disent n’avoir obtenu aucune suite de cette institution six mois après l’introduction de leurs dossiers. Dans certains cas, disent-ils, les passeports ne sont pas tout de suite retournés.
Mme Caroline Mouchart, Consul et Michel Lastschenko, Ambassadeur de Belgique en RDC dont dépend la Maison Schengen ont donné des explications. Ils ont parlé également des procédures pour réinitialiser un dossier après un refus. Ils répondaient aux questions de Jocelyne Musau Ponde.
Code communautaire des visas et Code des visas
Depuis l’entrée en vigueur, le 5 avril 2010, du Code communautaire des visas (Règlement n° 810/2009 du 13 juillet 2009) applicable dans tout l’espace Schengen, le système des voies de droit a été uniformisé, puisque toutes les représentations Schengen doivent désormais notifier tout refus de visa au moyen d’un formulaire motivant la décision.
En outre, le Code des visas prévoit une extension des droits de procédure et offre ainsi une meilleure protection contre l’arbitraire.
En remettant le formulaire de refus de visa, l’autorité rend une décision susceptible de recours (art. 32). Le recours ou la voie de droit sont régis par le droit de l’Etat qui rend la décision (Cf. Ange Sankieme Lusanga, notre doctorat en théologie (éthique) à l’Université de Bâle, titre la thèse : « Ethique de la migration. La valeur de la justice comme base pour une migration dans l’Union Européenne et la Suisse », Genève, éditions Globethics.net 2012, 361 pages).
Le droit à un recours effectif dans la CEDH
L’article 13 de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) établit le droit à un recours effectif, par lequel « toute personne dont les droits et libertés reconnus par la présente Convention ont été violés, a droit à l’octroi d’un recours effectif devant une instance nationale, alors même que la violation aurait été commise par des personnes agissant dans l’exercice de leurs fonctions officielles ».
Il s’agit de l’une des dispositions clés sous tendant le système de protection des droits de l’homme de la Convention avec l’obligation de l’article 1 de respecter les droits de l’homme, et celle de l’article 46 sur l’exécution des arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme (Cour EDH), cf. Guide de bonnes pratiques en matière de voies de recours internes (adopté par le Comité des Ministres le 18 septembre 2013.
En effet, la mise en œuvre de recours internes effectifs pour les violations de la Convention est une préoccupation de longue date du Conseil de l’Europe, considérée à maintes reprises comme une priorité au plus haut niveau politique.
Il s’agit notamment aux Conférences de haut niveau sur l’avenir de la Cour qui ont successivement été organisées par la présidence suisse du Comité des Ministres (Interlaken, Suisse, 18-19 février 2010), la présidence turque (Izmir, Turquie, 26-27 avril 2011, cf. le Plan de suivi de la Déclaration d’Izmir, partie B. 1.a. et la présidence britannique (Brighton, Royaume-Uni, 19-20 avril 2012, cf. le paragraphe 9. f. ii. de la Déclaration de Brighton).
La Déclaration adoptée lors de cette dernière conférence a ainsi « (exprimé) en particulier la détermination des Etats parties à (…) (en envisageant) d’instaurer, si nécessaire, de nouvelles voies de recours internes, de nature spécifique ou générale, pour les violations alléguées des droits et libertés protégés par la Convention » et, également, en « encourage (ant) les juridictions et instances nationales à tenir compte des principes pertinents de la Convention.
Et ce, eu égard à la jurisprudence de la Cour, lorsqu’elles conduisent leurs procédures et élaborent leurs décisions, et leur en donner les moyens ; et, en particulier, (en) permet (tant) aux parties au litige – dans les limites appropriées de la procédure judiciaire nationale, mais sans obstacles inutiles – d’attirer l’attention des juridictions et instances nationales sur toutes dispositions pertinentes de la Convention et la jurisprudence de la Cour ».
Outre ces deux dispositions, la Déclaration a invité le Comité des Ministres « à élaborer un guide de bonnes pratiques en matière de voies de recours internes ».
Le Comité des Ministres a ensuite chargé le Comité directeur pour les droits de l’homme (CDDH) d’élaborer le dit guide, cf. les décisions du Comité des Ministres lors de sa 122e session, 23 mai 2012, point 2 – Garantir l’efficacité continue du système de la Convention européenne des droits de l’homme.
Les travaux se sont d’abord tenus au cours de deux réunions d’un groupe de rédaction à composition restreinte, avant d’être examinés par le Comité d’experts sur la réforme de la Cour (DH-GDR), puis par le Comité directeur pour les droits de l’homme (CDDH) avant sa transmission au Comité des Ministres.
Les Congolais « souvent victime de la discrimination raciale »
Les Congolais doivent savoir que, « conformément à la jurisprudence constante, la Cour européenne des droits de l’homme (Cour EDH), la preuve de la discrimination qu’ils sont victime peut résulter d’un faisceau d’indices ou de présomptions non réfutées, suffisamment graves, précis et concordants, dont la radio Okapi a mentionné dans l’émission.
En outre, le degré de conviction nécessaire pour parvenir à une conclusion particulière et, à cet égard, la répartition de la charge de la preuve sont intrinsèquement liés à la spécificité des faits, à la nature de l’allégation formulée et au droit conventionnel en jeu (Natchova et autres c. Bulgarie [GC], nos 43577/98 et 43579/98, § 147, CEDH 2005-VII) » dans la mesure où, le refus des visas et la manière que les Congolais sont traités ont des présomptions non réfutées de discrimination indirecte en fonction leur origine congolaise.
La Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI) du Conseil de l’Europe a adopté sa Recommandation de politique générale no 7 sur la législation nationale pour lutter contre le racisme et la discrimination raciale.
Ce texte définit ainsi la « discrimination raciale » :
« 1. Aux fins de la présente Recommandation, on entend par : (…) ;
b) « discrimination raciale directe » toute différence de traitement fondée sur un motif tel que la race, la couleur, la langue, la religion, la nationalité ou l’origine nationale ou ethnique, qui manque de justification objective et raisonnable. (…) ;
c) « discrimination raciale indirecte » le cas où un facteur apparemment neutre tel qu’une disposition, un critère ou une pratique ne peut être respecté aussi facilement par des personnes appartenant à un groupe distingué par un motif tel que la race, la couleur, la langue, la religion, la nationalité ou l’origine nationale ou ethnique, ou désavantage ces personnes, sauf si ce facteur a une justification objective et raisonnable. (…) ».La Cour EDH rappelle que l’article 14 n’a pas d’existence autonome, mais joue un rôle important de complément des autres dispositions de la Convention et des Protocoles puisqu’il protège les individus, placés dans des situations analogues, contre toute discrimination dans la jouissance des droits énoncés dans ces autres dispositions.
Lorsque la Cour a constaté une violation séparée d’une clause normative de la Convention ou de ses Protocoles, invoquée devant elle à la fois comme telle et conjointement avec l’article 14, elle n’a en général pas besoin d’examiner aussi l’affaire sous l’angle de cet article, mais il en va autrement si une nette inégalité de traitement dans la jouissance du droit en cause constitue un aspect fondamental du litige (Chassagnou et autres c. France [GC], nos 25088/94, 28331/95 et 28443/95, § 89, CEDH 1999-III, et arrêt Dudgeon c. Royaume-Uni du 22 octobre 1981, série A no 45, p. 26, § 67).
L’origine ethnique et la race sont des notions liées, qui se recoupent. Si la notion de race trouve son origine dans l’idée d’une classification biologique des êtres humains en sous-espèces selon leurs particularités morphologiques (couleur de la peau, traits du visage), l’origine ethnique se fonde sur l’idée de groupes sociaux ayant en commun une nationalité, une appartenance tribale, une religion, une langue, des origines et un milieu culturels et traditionnels.
Le fait de traiter de manière différente, sauf justification objective et raisonnable, des personnes placées dans des situations comparables constitue une discrimination (Willis c. Royaume-Uni, no 36042/97, § 48, CEDH 2002-IV). La discrimination fondée sur l’origine ethnique réelle ou perçue constitue une forme de discrimination raciale (voir les définitions adoptées par les Nations unies et la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance, paragraphes 33 et 34 ci-dessus).
La discrimination raciale est une forme de discrimination particulièrement odieuse et, compte tenu de ses conséquences dangereuses, elle exige une vigilance spéciale et une réaction vigoureuse de la part des autorités.
C’est pourquoi celles-ci doivent recourir à tous les moyens dont elles disposent pour combattre le racisme, en renforçant ainsi la conception que la démocratie a de la société, y percevant la diversité non pas comme une menace mais comme une richesse (Natchova et autres, précité, § 145).
Une fois que le requérant a démontré qu’il y a eu différence de traitement, il appartient au gouvernement défendeur d’en établir la justification. Par conséquent, les congolais demandeurs de visa Schengen se trouvent dans la même situation que les autres personnes souhaitant passer la frontière européenne.
Des explications « pas convaincantes »
Les explications de l’Ambassadeur propre à justifier la différence de traitement entre les personnes d’origine congolaise et les autres dans la jouissance du droit à la liberté de circulation ne sont pas convaincantes.
En tout état de cause si les Congolais faisaient le recours contre le refus de visa, la Cour EDH considère qu’aucune différence de traitement fondée exclusivement ou de manière déterminante sur l’origine ethnique d’un individu ne peut passer pour objectivement justifiée dans une société démocratique contemporaine, fondée sur les principes du pluralisme et du respect de la diversité culturelle.
En définitive, les Congolais font l’objet d’une privation et d’une restriction délibérées tenant exclusivement à leur origine ethnique, la différence de traitement avec la complicité et dans l’indifférence totale des autorités congolaises s’analyse en une discrimination raciale au sens de l’article 14 de la CEDH.
Et quotidiennement en République Démocratique du Congo (RDC), il y a sans cesse la violation de l’article 14 de la CEDH combiné avec les articles 3 et 8 à la CEDH pour les demandeurs de visa Schengen.
La raison de risque migratoire n’est pas convaincante. En effet, avec la montée en puissance de nouvelles technologies destinées au recueil et à la transmission de données personnelles, qui représentent un danger accru pour les libertés, dire que les demandeurs de visa congolais ne quitteront pas l’espace Schengen est un alibi qui ne mérite pas les frais occasionnés et l’énergie engagé lors de la procédure.
Par ailleurs, les méthodes modernes de recueil se fondent sur de nouvelles générations de puces électroniques capables de recueillir et de stocker de grandes quantités de données et de les transmettre très efficacement par télémétrie.
Malgré leur apparente neutralité, ces données (…) peuvent être détournées en vue d’une surveillance abusive des comportements. (…). Ce risque de détournement est encore aggravé par la possibilité de transmettre de telles données par des techniques performantes de télémétrie qui ne garantissent nullement leur confidentialité et n’offrent aucune protection contre une utilisation illégitime (cf. Ange Sankieme Lusanga, notre doctorat en droit à l’Université de Berne, titre de thèse : « Esquisse sur l’émergence d’une nationalité et citoyenneté transnationale face aux concepts traditionnels. Etude des droits africain, congolais, européen et suisse », Berne, éditions Stämpfli 2014, 332 pages).
La CEDH, dans son texte originaire, ne contient pas de disposition particulière relative aux demandeurs de visa. Cependant, la Cour EDH a pris en compte les droits de ces derniers et a réalisé une extension de la protection conventionnelle, sous réserve de l’activité politique (art. 16 CEDH).
En effet et à l’aune de l’art. 1er CEDH, il est reconnu des droits à toute personne, sans distinction de nationalité, dès lors qu’elle relève de la juridiction d’un Etat membre. Par ailleurs, le mécanisme de la “protection par ricochet” a également joué en faveur des étrangers, une catégorie de personnes particulièrement vulnérables.
Cependant, pour être compatible avec la CEDH, le droit interne doit offrir des garanties de procédure effectives afin de protéger les étrangers contre des mesures étatiques arbitraires. Ainsi, la protection procédurale suppose, en l’espèce, les Congolais qui demandent le visa doivent disposer d’un recours effectif au sens de l’art. 13 de la CEDH (voir également MSS c/ Belgique et Grece, 21 janv. 2011; Auad c/ Bulgarie, 11 oct. 2011; Müslim C/ Turquie, 26 avr. 2005 § 72; T.I. c/ Royaume-Uni, 7 mars 2000, n° 43844/98).
En ce qui concerne le délai de 6 mois évoqué dans l’émission, force est de constater que cela constitue un déni de justice flagrant, dans la mesure où des garanties fondamentales de la procédure équitable ne sont respectées, cf. par analogie, voir Othman c/ Royaume-Uni, 17 janv, § 260. Par ailleurs, la Cour EDH exige que, les demandes (…) soient examinées rapidement, attentivement et avec une diligence particulière” (voirTanda-Muzinga c/ France, 10 juil. 2014, § 73).
En vous remerciant pour toute l’attention que vous aurez accordée à la présente prise de position et en particulier en publiant ce qui précède, pour que les Congolais soient informés de leurs droits, je vous prie de recevoir, Messieurs les Journalistes, l’expression de nos sentiments distingués.
LE POTENTIEL
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RDC : campagne choc de l’ONU pour sensibiliser les Casques Bleus aux violences sexuelles
-La campagne de prévention lancée lundi sur internet vise à rappeler la “tolérance zéro pour le personnel civil et militaire des Nations unies” lorsque des violences sexuelles sont commises, indique le site de la Monusco.Dans le cadre de cette initiative, la mission de l’ONU en RDC (Monusco) a publié lundi 17 août plusieurs photos chocs. L’une d’elles montre une jeune fille en pleurs, le visage caché entre ses mains. Elle est assise sur un lit et, près d’elle, git l’uniforme d’un Casque bleu. « Elle pourrait être votre fille. Pas de relations sexuelles avec les enfants ! », indique la légende.
Une autre photo montre un Casque bleu de dos, torse-nu et derrière des barreaux. « Les relations sexuelles avec les mineurs sont un crime », est-il écrit en blanc, sur fond rouge. Enfin, un cliché présente un préservatif flanqué du sigle de l’ONU. Le message : « Ceci n’est pas un laisser-passer pour la prostitution ».
Interrogée par l’AFP, une source de la Monusco a affirmé que la campagne était « prévue bien avant » l’affaire qui a mené à la démission mercredi dernier du général Babacar Gaye, chef de la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) et ancien commandant de la Monusco, et qu’elle s’inscrivait dans le cadre de ses activités régulières de prévention.
Excédés, des internautes invitent la Monusco à « dégager » du pays
Le diplomate sénégalais a quitté son poste après une série d’accusations d’abus sexuels sur des enfants, qui auraient été commis par des Casques bleus en Centrafrique.
La campagne de l’ONU a déjà fait réagir des dizaines d’internautes sur Facebook. « Cette nouvelle campagne de la Monusco contre les violences sexuelles est à saluer », mais il est « dommage qu’il en faille une puisque [l’]ONU, c’est censé protéger et pas agresser », commente Dali Mbala.
Excédés, des internautes invitent la Monusco à « dégager » du pays, estimant qu’elle ne remplit pas correctement sa mission : appuyer l’armée dans l’éradication des dizaines de groupes armés locaux et étrangers qui sévissent dans l’est congolais depuis deux décennies.
La Mission est régulièrement accusée d’agressions sexuelles, notamment sur mineurs. En février 2005, l’ONU a interdit aux Casques bleus d’avoir des relations avec des Congolais après la révélation d’abus sexuels sur des filles de 13 ans.
Jeune Afrique
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Enfants adoptés bloqués en RDC : «Notre vie est en suspens»
-Plus de 200 familles françaises se battent pour récupérer leurs enfants adoptés légalement en République démocratique du Congo. Le pays leur interdit de quitter le territoire par crainte de maltraitance ou d’adoption par des couples homosexuels.«C’est notre fille. Elle porte notre nom depuis le jour où on l’a adoptée.»C’était il y a deux ans et demi. Depuis, Delphine et son mari Fabrice attendent toujours l’arrivée de leur petite Ange dans le Jura. Mais, comme 336 autres enfants adoptés par 263 familles françaises, Ange n’a pas le droit de quitter son pays, la République démocratique du Congo (RDC).La raison ? Fin 2013, la RDC a suspendu les autorisations de sortie pour les enfants adoptés par des étrangers. Selon les autorités congolaises, des enfants adoptés par des étrangers auraient été maltraités ou transmis à des couples homosexuels, ce qui est interdit dans le pays. «Là-bas, les habitants ont une mauvaise image de l’adoption et beaucoup de rumeurs circulent sur le trafic d’organes, y compris dans les hautes sphères, explique Maurice Labaisse, président de «Vivre en famille», un organisme autorisé à l’adoption, qui suit de très près ce dossier. Mais ils se trompent. L’adoption est une histoire d’amour et ces parents sont punis pour une faute qu’ils n’ont pas commise.»A l’origine du blocage, un reportage publié par l’agence Reuters en 2013 qui révélait le scandale d’enfants adoptés donnés par des familles américaines à d’autres parents pas forcément bienveillants via des forums en ligne, et donc en toute illégalité. Deux semaines après la publication de l’article, la République démocratique du Congo suspendait les autorisations de sorties. 1 300 dossiers d’enfants légalement adoptés, principalement par des familles françaises, américaines, canadiennes, italiennes, néerlandaises et belges sont ainsi bloqués depuis deux ans.
DES ENFANTS MALNUTRIS DANS DES ORPHELINATS BONDÉS
«Notre vie est en suspens, explique Delphine. On vit au jour le jour, sans jamais rien prévoir à l’avance au cas où on pourrait enfin aller la chercher.» Déjà mère d’un petit garçon adopté voilà dix ans au Vietnam, elle n’a jamais pu serrer sa fille dans ses bras. Ange a officiellement six ans mais«doit avoir deux ans de plus selon notre pédiatre qui l’a vue en photo et connaît sa taille». Et cela affecte d’autant plus Delphine : «Plus elle grandit, plus c’est dur pour elle. Elle vit dans un orphelinat à Kinshasa avec plus de 60 enfants. Elle n’a qu’un repas par jour et dort avec plusieurs petits dans un seul lit», dit-elle d’une voix étranglée. Sur les photos qu’elle reçoit par l’organisme d’adoption, Ange est «magnifique mais elle paraît très triste. On nous a dit que les enfants de l’orphelinat qui attendent leurs parents traitent les adultes de menteurs».
Anne-Lise se souvient de ce coup de fil de l’organisme d’adoption qui lui annonçait qu’elle était officiellement devenue la mère de Ruffine, 6 ans. C’était il y a trois ans : «C’est une immense émotion. J’ai un fils biologique et j’ai ressenti la même chose que le jour où je l’ai eu.» Depuis, le visage de Ruffine s’affiche un peu partout dans la maison. «On pense à elle tous les jours. On ne peut pas baisser les bras. L’organisme d’adoption nous demande de ne pas aller sur place pour ne pas commettre le moindre faux pas et braquer les autorités. C’est très dur.» D’autant plus dur que Ruffine vit «dans un orphelinat bondé aux conditions atroces : les enfants sont malnutris et le paludisme fait des ravages». Un petit garçon de trois ans en est même décédé cet été. Il avait été adopté légalement par des parents français il y a deux ans.
«ACTIONS CONJOINTES»
En avril, les autorités congolaises ont demandé aux organismes accrédités pour l’adoption de déposer à nouveau les dossiers pour un réexamen. Mais depuis, plus rien. «A la maison, je passe mon temps sur Internet pour avoir des infos parce que la diplomatie française ne nous donne aucune nouvelle. Au début on pensait que le gouvernement manœuvrait en douce, mais on s’aperçoit que tout le monde s’en fiche», se désole Delphine. «Moi ce que je veux c’est ma sœur», lui a répondu son fils lorsqu’elle lui a demandé ce qu’il voulait pour son anniversaire.
Delphine a donc rejoint le collectif créé par plusieurs familles pour se serrer les coudes et se battre. «Jusqu’à présent, le Quai d’Orsay ne veut pas nous recevoir, nous interdit “gentiment” d’aller sur place et nous renvoie vers nos agences», explique à l’AFP un père qui souhaite «organiser un pont humanitaire pour protéger les enfants le temps que cette crise soit réglée». «C’est faux, lui répond une source diplomatique. On ne les abandonne pas. Les autorités françaises sont intervenues à de nombreuses reprises et au plus haut niveau auprès des autorités congolaises afin de parvenir à un déblocage de la situation. Des actions conjointes avec les ambassadeurs représentant les principaux pays d’accueil ont également été menées. La France rappelle régulièrement aux autorités congolaises le sérieux et la fiabilité du dispositif français d’accueil.» Selon cette source, le Quai d’Orsay a répondu à tous les courriers reçus et reste à la disposition des familles.
(Liberation)
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Chronologie de grands evenements de la RDC
- 5 novembre 2013L’armée annonce “sa victoire totale” sur le M23 qui annonce la fin de sa rébellion.
- 3 novembre 2013Le M23 ordonne un cessez-le-feu à ses troupes.
- 30 octobre 2013L’armée prend le contrôle de Bunagana, dernière place forte et fief politique du M23.
- 28 octobre 2013L’armée prend le contrôle de la base militaire de Rumangabo.
- 27 octobre 2013L’armée prend le contrôle de Kiwanja et de Rutshuru, deux places fortes du M23.
- 25 octobre 2013Nouvelle offensive de l’armée contre les rebelles du M23 dans le Nord-Kivu
- 14 juillet 2013L’armée lance une offensive contre les rebelles du M23 dans le Nord-Kivu.
- 28 mars 2013Adoption par l’ONU d’une résolution portant création d’une nouvelle brigade d’intervention de la Monusco pour lutter contre les rebelles armés
- 18 mars 2013Reddition de Bosco Ntaganda, chef rebelle du M23
- 20 novembre 2012Les rebelles du M23 prennent le contrôle de Goma, la capitale du Nord-Kivu.
- 12-14 octobre 201214e sommet de la Francophonie à Kinshasa
- 12 juillet 2012Signature à Addis Abeba (Ethiopie) d’un accord entre la RD Congo, le Rwanda et une douzaine d’Etats de la région des Grands Lacs, visant à “éradiquer” les groupes armés actifs à l’est du pays.
- 10 juillet 2012Condamnation par la Cour pénale internationale (CPI) de l’ex-chef de milice Thomas Lubanga à 14 ans de prison
- 8 juillet 2012Le M23 prend le contrôle de Rutshuru, Ntamugenga et Rubare.
- 6 juillet 2012Le M23 prend le contrôle de Bunagana.
- 9 juin 2012Le gouvernement accuse publiquement le Rwanda de soutenir la mutinerie dans le Nord-Kivu.
- 6 mai 2012Création du Mouvement du 23 mars (M23) par d’anciens officiers du CNDP
- 30 avril 2012Défection du général Bosco Ntaganda avec 600 à 700 hommes
- 29 avril 2012Début des affrontements opposant les FARDC aux déserteurs pro-CNDP dans le Nord-Kivu
- 24 avril 2012Violente attaque de miliciens Maï-Maï à Beni dans le Nord-Kivu
- 11 avril 2012Le président Joseph Kabila annonce son intention d’arrêter et de juger pour trahison tous les officiers mutins, y compris le général Bosco Ntaganda.
- 4 avril 2012Défection au sein de l’armée régulière des FARDC d’anciens rebelles du CNDP
- 5 mars 2012Affrontements opposant les FARDC aux rebelles Maï-Maï de l’Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain (APCLS) dans le Nord-Kivu
- 28 novembre 2011Réélection de Joseph Kabila
- 27 février 2011Tentative de coup d’Etat menée par une centaine d’hommes qui ont dirigé une attaque simultanée contre le palais présidentiel de la Gombe et le camp militaire logistique de Kokolo (10 morts)
- 18 novembre 2010Annulation de la totalité de la dette du pays par le Club de Paris
- 28 juillet 2010Naufrage sur la rivière Kasaï, dans l’ouest (140 morts)
- 2 juillet 2010Explosion d’un camion-citerne à Sange, dans l’est (230 morts)
- 15 juillet 2009Accord de la justice suisse pour la restitution des fonds bloqués en Suisse de Mobutu Sese Seko à sa famille
- 25 mars 2009Démission du président de l’Assemblée nationale Vital Kamerhe
- 23 mars 2009Signature d’un accord de paix entre le gouvernement et le CNDP qui prévoit l’intégration des troupes du CNDP au sein de l’armée des FARDC
- 22 janvier 2009Arrestation au Rwanda du général rebelle Laurent Nkunda
- 20 janvier 2009Offensive conjointe des armées rwandaise et congolaise contre les rebelles hutus des FDLR
- 16 janvier 2009Annonce d’un cessez-le-feu par Bosco Ntaganda entre le CNDP et le gouvernement
- 6 janvier 2009Destitution du général rebelle Laurent Nkunda pour mauvaise gouvernance
- 22 décembre 2008Renforcement du mandat de la Monuc
- 14 décembre 2008Opération conjointe des armées ougandaise, congolaise et sud-soudanaise contre les rebelles de la LRA
- 8 décembre 2008Négociations à Nairobi (Kenya) sous l’égide de l’ONU entre le gouvernement et les rebelles du CNDP de Laurent Nkunda
- 4 décembre 2008Accord entre la RD Congo et le Rwanda pour le démantèlement des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR)
- octobre – novembre 2008Exode de 250 000 réfugiés suite à une vaste offensive de la rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) de Laurent Nkunda dans le Nord-Kivu
- 28 août 2008Reprise des affrontements dans le Nord-Kivu entre l’armée et les rebelles de Laurent Nkunda
- 24 mai 2008Arrestation en Belgique de Jean-Pierre Bemba suite à un mandat d’arrêt de la CPI
- 6-23 janvier 2008Conférence de paix à Goma pour mettre fin aux combats dans le Nord et le Sud-Kivu et signature d’un accord de paix
- 30 août 2007Début des affrontements au Nord-Kivu entre l’armée et les soldats relevant du général rebelle Laurent Nkunda
- mai 2007Massacre de 18 civils dans le Sud-Kivu
- 11 avril 2007Jean-Pierre Bemba se réfugie au Portugal.
- 22-23 mars 2007Affrontements à Kinshasa entre les forces gouvernementales et les combattants de Jean-Pierre Bemba. Bemba se réfugie à l’ambassade d’Afrique du Sud.
- 29 octobre 2006Victoire de Joseph Kabila à l’élection présidentielle
- 20 mars 2006Ouverture du procès du chef de milice Thomas Lubanga par la Cour pénale internatinale (CPI)
- 18 décembre 2005Référendum sur la nouvelle Constitution
- 13 mai 2005Adoption par le Parlement d’une nouvelle Constitution
- 1 octobre 2004L’ONU augmente les effectifs de la Monuc et élargit son mandat.
- 11 juin 2004Tentative de coup d’Etat menée par les militaires de la garde présidentielle
- 28 mars 2004Tentative de coup d’Etat
- 26 janvier 2004Incendie d’un ferry sur le fleuve Congo (200 morts)
- 22 août 2003Installation d’un Parlement de transition
- 30 juin 2003Nomination d’un gouvernement de transition
- 16 mai 2003Signature à Dar es-Salaam (Tanzanie) d’un accord de cessez-le-feu avec les chefs des cinq milices de l’Ituri
- 7 mai 2003Fin du retrait des troupes ougandaises
- 4 avril 2003Promulgation de la Constitution de transition
- 3 avril 2003Affrontements interethniques à Bunia, en Ituri (966 morts)
- 2 avril 2003Signature à Sun City (Afrique du Sud) de l’accord final des travaux du dialogue intercongolais
- 17 décembre 2002Signature à Pretoria (Afrique du Sud) d’un accord de paix entre le gouvernement et les principaux mouvements rebelles, débouchant sur la formation d’un gouvernement de transition pour deux ans
- 30 octobre 2002Fin du retrait des troupes angolaises, namibiennes et zimbabwéennes
- 5 octobre 2002Fin du retrait des troupes rwandaises présentes dans le pays
- 6 septembre 2002Signature d’un accord de paix entre la RD Congo et l’Ouganda
- 30 juillet 2002Signature d’un accord de paix entre la RD Congo et le Rwanda
- 25 février – 19 avril 2002Dialogue intercongolais à Sun City (Afrique du Sud), débouchant sur un accord partiel de partage du pouvoir.
- 17 janvier 2002L’éruption du volcan Nyiaragongo dévaste la ville de Goma (45 morts et 340 000 sinistrés).
- 15 octobre 2001Ouverture à Addis Abeba (Ethiopie) du dialogue intercongolais pour la réconciliation nationale
- 15 février 2001Relance du processus de paix lors d’un sommet à Lusaka (Zambie) avec l’annonce du déploiement d’observateurs de l’ONU
- 17 janvier 2001Joseph Kabila succède à son père.
- 16 janvier 2001Assassinat de Laurent-Désiré Kabila par l’un de ses gardes du corps
- 24 février 2000L’ONU approuve l’envoi de 5 500 hommes pour veiller au respect du cessez-le-feu du 10 juillet 1999.
- août 1999Ratification de l’accord de cessez-le-feu par le RCD et le Mouvement de libération du Congo (MLC)
- 10 juillet 1999Signature à Lusaka (Zambie) d’un accord de cessez-le-feu par Kinshasa et ses alliés (Zimbabwe, Angola et Namibie) ainsi que par l’Ouganda et le Rwanda qui appuient la rébellion.
- 17 mai 1999Scission au sein du RCD
- 16 août 1998Création du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD)
- 1 août 1998Mouvement de rébellion banyamulenge, soutenu par l’Ouganda et le Rwanda, dans le Kivu. Le conflit se transforme en guerre régionale opposant deux coalitions : d’un côté les factions rebelles soutenues par le Rwanda et l’Ouganda, de l’autre les forces gouvernementales de Kinshasa, appuyées par l’Angola et le Zimbabwe.
- 7 septembre 1997Décès de l’ancien président Mobutu Sese Seko à Rabat (Maroc)
- 28 mai 1997Le pays est rebaptisé République démocratique du Congo et Laurent-Désiré Kabila s’autoproclame président.
- 17 mai 1997Les troupes de Laurent-Désiré Kabila entrent dans la capitale Kinshasa.
- novembre 1996 – mai 1997Les troupes de l’AFDL conquierent l’est du pays.
- 25 octobre 1996Création de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre (AFDL), dirigée par Laurent-Désiré Kabila
- août – septembre 1996Combats dans le Kivu entre l’armée zaïroise et des Banyamulenge, Congolais tutsis de souche rwandaise, appuyés par l’armée de Kigali
- 8 janvier 1996Crash d’un avion-cargo Antonov-32 sur un marché de Kinshasa (plus de 300 morts)
- avril 1995Epidémie de fièvre hémorragique (virus Ebola) dans la région de Kikwit (244 morts)
- 21 octobre 1993Création d’une nouvelle monnaie, le nouveau zaïre
- juillet 1993Vague de violences interethniques dans le Kivu (4000 morts)
- 28-30 janvier 1993Pillage de Kinshasa à l’initiative des militaires (1000 morts)
- 4 décembre 1991Mobutu Sese Seko prolonge son mandat présidentiel.
- 23-24 septembre 1991Pillage de Kinshasa à l’initiative des militaires suite au non-paiement de leurs soldes (117 morts)
- 1 août 1991 – 6 décembre 1992Conférence nationale à Kinshasa chargée d’organiser la transition démocratique
- 18 décembre 1990Instauration du multipartisme
- 11-12 mai 1990Manifestations étudiantes sévèrement réprimées à Lubumbashi (500 morts)
- 14-16 août 1985Deuxième visite du pape Jean-Paul II
- 28 juillet 1984Victoire de Mobutu Sese Seko à l’élection présidentielle (3ème mandat)
- 20 mai 1983Inauguration du pont Matadi, qui réunit les deux rives du fleuve Zaïre
- 11 décembre 1982Le président Mobutu Sese Seko est promu à la dignité de Maréchal.
- juin 1982Les “treize” sont condamnés à 15 ans de prison.
- 15 février 1982Création par les “treize” d’un parti d’opposition, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS)
- décembre 1980Lettre ouverte à Mobutu Sese Seko, très critique, de treize parlementaires parmi lesquels Etienne Tshisekedi
- 2-6 mai 1980Visite du pape Jean-Paul II
- 11-19 mai 1978Deuxième guerre du Shaba marquée par l’intervention des troupes françaises à Kolwezi (797 morts)
- 18 février 1978Nouveau complot contre Mobutu Sese Seko
- 5 décembre 1977Réélection de Mobutu Sese Seko
- mars 1977Première guerre du Shaba (ex-Katanga) déclenchée par une tentative de sécession de rebelles katangais venus d’Angola
- 10 janvier 1977Eruption du volcan Nyiaragongo (600 morts)
- 16 juin 1975Un complot contre Mobutu Sese Seko est déjoué.
- janvier 1973 – décembre 1974Zaïrianisation (nationalisation) des biens commerciaux et des propriétés foncières appartenant à des ressortissants ou des groupes financiers étrangers
- 27 octobre 1971Le pays prend le nom de Zaïre. Joseph-Désiré Mobutu devient Mobutu Sese Seko.
- 5 novembre 1970Victoire de Joseph-Désiré Mobutu à l’élection présidentielle
- 24 juin 1967Instauration d’un régime de parti unique avec le MPR. Une nouvelle monnaie, le zaïre, remplace le franc CFA.
- 17 avril 1967Création du Mouvement populaire de la révolution (MPR)
- décembre 1966Nationalisation des mines
- 30 juin 1966La capitale Léopoldville est rebaptisée Kinshasa.
- 24 novembre 1965Coup d’Etat du lieutenant-général Joseph-Désiré Mobutu qui se proclame président de la République
- 15 janvier 1963Fin de la sécession du Katanga
- août 1961Début du désarmement des soldats katangais par l’ONU
- 17 janvier 1961Assassinat de Patrice Lumumba par les troupes de Moïse Tshombe, avec la complicité des Etats-Unis et de la Belgique
- 2 décembre 1960Arrestation de Patrice Lumumba
- 14 septembre 1960Le colonel Joseph-Désiré Mobutu fomente un coup d’Etat militaire. Le Parlement et la Constitution sont suspendus.
- septembre 1960Faute de soutien occidental, Patrice Lumumba se tourne vers l’URSS.
- 8 août 1960La province du Sud-Kasaï proclame son indépendance.
- 5 août 1960Joseph Kasavubu révoque le Premier ministre Patrice Lumumba.
- 16 juillet 1960L’ONU envoie des troupes pour rétablir l’ordre.
- 11 juillet 1960La province du Katanga, dirigée par Moïse Tshombe, déclare son indépendance.
- 7 juillet 1960La Belgique envoie de nombreuses troupes pour protéger ses ressortissants et ses intérêts miniers.
- 6 juillet 1960Révolte de l’armée dirigée par des officiers belges
- 30 juin 1960Proclamation de l’indépendance de la République du Congo, avec à sa tête Joseph Kasavubu comme président et Patrice Lumumba comme Premier ministre
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Football – RDC : le club de Kinshasa DC Motema Pembe frappe fort
-Le DC Motema Pembe change de dimension. Gentiny Ngobila a demandé au Français Henri Legarda, ancien président du Mans, de le rejoindre à la tête du club kinois. Et les deux hommes nourrissent de grandes ambitions pour cette formation la plus titrée de RDC, qui n’a plus rien gagné depuis 2010.C’est un signal fort donné à ses rivaux. Le Daring Club Motema Pembe (DCMP) vient de frapper un grand coup sur le marché des transferts, à deux semaines de la reprise du championnat. Le club kinois a en effet recruté cinq joueurs – en attendant l’arrivée prochaine d’un gardien – qui ont tous évolué en France.
Il s’agit de Tony Huston, défenseur français de 22 ans (Le Mans, Hellas Vérone, Pro Vercelli, La Louvière) ; de Ladji Zito, milieu défensif ivoirien, 30 ans (ASEC Mimosas, Le Mans, Laval, Beveren, Levadiakos…) ; de Mohamed Cissokho, milieu de terrain français, 20 ans (Le Mans) ; et des attaquants également français Kevin Parsemain, 27 ans (Le Mans, Evian-Thonon-Gaillard, Seattle Sounders), et Salif Cissé, 23 ans (Le Mans, Limoges, Luçon).
En plus de leurs salaires, tous ces joueurs venus d’Europe pourraient voir leurs revenus gonfler avec des primes de résultats et d’objectifs. Le DCMP a également nommé entraîneur-adjoint le Français Daniel Bréard (ex-Gap, Fréjus, Nevers) et Franco Torchia comme directeur sportif.
Le ticket Gentiny Ngobila Mbaka – Henri Legarda
Mais les ambitions renouvelées du DC Motema Pembe ne se traduisent pas que par le recrutement. Les structures mêmes du club ont été bouleversées depuis l’arrivée, en septembre 2014 de Gentiny Ngobila Mbaka à la tête de la prestigieuse formation kinoise – c’est la plus titrée de RDC, avec douze championnats gagnés, treize coupes et deux Supercoupes. Et l’homme d’affaires congolais de 51 ans, par ailleurs député et ancien ministre de l’Agriculture, ne manque pas de ressources.
En juillet dernier, il embarque dans l’aventure Henri Legarda (67 ans), l’ancien président du Mans FC (2001-2013), avec qui il est en affaires depuis plusieurs années – le Français est PDG du groupe Vallée, spécialisé dans le bâtiment. « C’est un projet sportif et humain sur une période de cinq ans. Ngobila m’a proposé de le mettre en œuvre avec lui, j’ai accepté », explique Legarda, qui précise qu’il ne prévoit pas d’apporter de fonds dans l’immédiat. « Je vais investir de mon temps, puisque je vais passer une huitaine de jours par mois à Kinshasa. L’idée est de rebâtir le club. Je vais donc apporter mon expertise dans différents domaines : le sponsoring, le marketing, mais aussi le domaine sportif. Et certains de mes collaborateurs passeront du temps à Kinshasa, dont un préparateur physique et un ostéopathe. »
Des supporters actionnaires
« Quand je suis arrivé, poursuit Gentiny Ngobila Mbaka, il y avait des manques aux niveau des structures, les salaires n’étaient pas toujours payés à temps. Depuis, des choses ont été faites. On a trouvé des locaux pour installer la permanence du club, un centre de formation a été créé, 1,6 millions d’euros ont été injectés, et aujourd’hui, les supporters sont actionnaires à hauteur de 30 %, les autres parts étant détenues par Henri Legarda, deux autres personnes et moi-même, puisque le club est devenu une Société anonyme à objet sportif (SAOS) », explique le dirigeant, élu pour trois ans.
Mais le chemin du succès sera sans doute long. Le DC Motema Pembe n’a pas gagné le championnat depuis 2008 et la Coupe depuis 2010. De fait, depuis plusieurs années, ce sont le TP Mazembe et l’AS Vita Club qui dominent le football congolais. « Ce que nous voulons, c’est gagner des titres », confirme Legarda. Un objectif que les nouveaux moyens du club devraient aider à atteindre. Le budget de la saison 2015-2016, en cours de finalisation, sera supérieur à 1 million d’euros. Le DCMP, qui a conclu un accord de sponsoring avec Cristal O, une marque d’eau minérale, devrait signer dans les prochains jours avec au moins deux autres sponsors. Un budget encore très éloigné de celui du TP Mazembe, qui serait selon certaines sources légèrement supérieur à 15 millions d’euros. Mais si Gentiny Ngobila et Henri Legarda ont décidé de faire un bout de chemin ensemble, c’est aussi pour réduire cet écart.
Jeune Afrique
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Dialogue politique : Tshisekedi sera là !
-Sauf imprévu, le président national de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), Etienne Tshisekedi wa Mulumba, devrait conduire en personne la délégation de son parti politique au Dialogue politique encore en projet en République Démocratique du Congo. Cette information a été livrée par son fils, qui est en même temps Secrétaire Général en charge des Relations Extérieures de l’UDPS, Félix Tshisekedi, hier mercredi 12 août 2015 sur les antennes de la radio Top Congo.Ce jeune opposant, qui ne cesse de monter en flèche dans l’opinion tant nationale qu’internationale, a rappelé que le sphinx de Limete se trouve toujours en convalescence en Belgique, où il séjourne depuis le mois d’août 2014, et qu’il se remet lentement mais sûrement de son mal.
Félix Tshisekedi a soutenu qu’au regard de l’évolution de l’état de santé de son père, il est physiquement et mentalement prêt à participer au Dialogue national inclusif que l’UDPS considère comme la seule panacée pour guérir la RDC de la crise politique qui la ronge depuis les fraudes électorales du 28 novembre 2011.
A en croire le Secrétaire Général Adjoint de l’UDPS chargé des Relations Extérieures, des avancées notables ont été enregistrées dans les contacts officiels et informels entre la haute direction de son parti et des émissaires du Chef de l’Etat, pour baliser la voie du Dialogue national dans un délai raisonnable.
Sans pour autant préciser de date, il a affirmé que ce forum devrait être convoqué avant la fin de l’année en cours, sans quoi l’UDPS ne va plus se sentir concernée par une quelconque concertation entre le pouvoir et l’opposition, afin de ne pas cautionner le glissement tant redouté dans les salons politiques de Kinshasa, aussi bien dans les rangs de l’Opposition, de la Société civile que des frondeurs de la majorité.
Répondant à une frange de l’0pposition qui soupçonne l’UDPS de rouler pour le glissement, dans ses tractations avec les émissaires officiels et officieux de Joseph Kabila, le fils de Tshisekedi a une fois de plus porté un cinglant démenti à ces allégations.
Il a fait remarquer que la Commission tripartite Ceni-Majorité-l’Opposition placée sous la direction de la CENI, préconisée par une partie de l’opposition, est sans objet, d’autant plus que cette institution d’appui à la démocratie, en l’absence de son président, l’Abbé Malumalu, indisponible pour des raisons de santé, est dirigée par son vice-président, Mpungwe, un haut cadre du PPRD (Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie).
La frange de l’opposition non favorable au Dialogue, a-t-il souligné, a fait un virage à 180 degrés en soutenant une tripatite à l’intérieur de la CENI, qu’elle avait récusée à un moment donné en portant plainte contre son président, l’Abbé Apollinaire Malumalu, et en lançant une pétition pour sa démission.
Pour Félix Tshisekedi, tous les problèmes politiques et techniques liés au processus électoral doivent êtres débattus et réglés lors du Dialogue national, que l’on souhaite inclusif.
Abordant l’épineux problème de la médiation internationale, qui divise les principaux protagonistes au Dialogue, à savoir la Majorité Présidentielle et l’UDPS, Félix Tshisekedi a fait savoir qu’un consensus est en voie d’être trouvé pour aplanir cette divergence.
Toutefois, le chef de la diplomatie de l’UDPS ne fait aucune différence entre la « médiation internationale » exigée par son parti et une frange de l’Opposition, et « l’accompagnement international », réclamé par le camp du Chef de l’Etat. Il s’agit là, à son avis, d’un problème de terminologie pour exprimer la même réalité.
Le plus important, pour l’UDPS, est que ce Dialogue se tienne sous l’égide de la Communauté internationale, conformément à l’Accord- cadre d’Addis-Abeba (février 2013) et la Résolution 2098 du Conseil de Sécurité des Nations Unies (avril 2013).
Parlant des termes de référence de ce forum, Félix Tshisekedi a fait état des convergences des vues entre Limete et le Palais de la Nation au sujet de la nécessité d’un calendrier électoral consensuel, du nettoyage du fichier électoral, de l’enrôlement des nouveaux majeurs, de l’évaluation du financement du processus électoral, du refus d’une nouvelle transition, du refus de tout glissement, etc.
Il a réaffirmé que les exigences de l’UDPS communiquées en son temps à l’émissaire de Joseph Kabila sont devenues à ce jour un secret de polichinelle : examen du contentieux électoral de 2011, médiation internationale audit externe du fichier électoral, enrôlement de nouveaux majeurs, neutralité de la CENI, libération des détenus politiques et d’opinions, réouverture des médias fermés, libéralisation effective des activités politiques, etc .
ERIC WEMBA- Le Phare on ligne

