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  • Deux médicaments prometteurs dans le traitement du virus Ebola

    Deux médicaments prometteurs dans le traitement du virus Ebola

    -Une étude clinique menée en République démocratique du Congo (RDC), s’avère prometteuse dans le traitement du virus Ebola. Deux médicaments testés sur des malades sont parvenus à réduire significativement le taux de mortalité de la maladie. Les résultats définitifs de l’étude ne sont cependant pas encore connus.

    Depuis novembre dernier, quatre médicaments ont été administrés à près de 700 patients atteints du virus Ebola. Pour l’instant seules les données des 500 premiers ont été analysées par les instituts nationaux de santé américains..

    Les résultats semblent prometteurs. Les groupes de patients ayant reçu les traitements REGN-EB3 et mAb114 – des noms encore provisoires – ont vu leur taux de mortalité tomber à respectivement 29% et 34%. Soit 20 points de moins que chez les groupes de patients ayant reçu le Zmapp et le Remdesivir, les médicaments utilisés jusqu’à présent, et moitié moins que chez les personnes ne prenant aucun traitement.

    La prévention, meilleur traitement

    Ces nouveaux médicaments, qui semblent plutôt efficaces, ont été créés à partir d’anticorps monoclonaux qui agissent en neutralisant la capacité du virus à affecter d’autres cellules. Pour l’instant, ils parviennent à empêcher la mort de deux patients sur trois mais les résultats définitifs de l’étude ne seront connus que cet automne.

    Cet espoir ne doit néanmoins pas faire oublier que la meilleure façon d’arrêter l’épidémie reste la prévention avec la vaccination et l’isolement des malades et en dernier recours seulement, le traitement.

    Les résultats complets de l’étude ne seront connus qu’a l’automne. Mais déjà, décision a été prise d’administrer le REGN-EB3 et le mAb114 à tous les malades connus d’Ebola. Il y en actuellement une centaine, répartis dans 14 centres de traitements en RDC. La mesure vaut également pour les personnes qui recevaient les deux autres traitements expérimentaux jugés moins efficaces, et qui sont donc, abandonnés.

    Avec RFI

  • Kinshasa part en guerre contre la mendicité infantile

    Kinshasa part en guerre contre la mendicité infantile

    -Le gouverneur de Kinshasa a décidé le 13 août d’interdire tout racolage aux abords des artères principales de la capitale congolaise afin de lutter contre le phénomène des « shégués », les jeunes mendiants en lingala.

    La ville de Kinshasa a décrété depuis le 13 août la lutte contre la mendicité. Elle adresse une mise en garde aux automobilistes de la ville vis-à-vis des shégués, « les jeunes vagabonds » en lingala. Les autorités kinoises en dénombrent 5 000 dans le centre de la capitale congolaise.

    En attendant la mise en place de mesures de réinsertion sociale, le gouverneur de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka, ne souhaite pas donner le mauvais exemple à la jeunesse de la ville. « J’ai tout simplement attiré l’attention de la population, explique-t-il. On constate à ce jour des jeunes gens le long des grandes artères de la ville, qui font non seulement la mendicité, mais aussi qui commettent des vols, du vandalisme. C’est moi l’autorité urbaine, le numéro un de la ville. Donc j’ai pris cette décision d’interdire tout racolage aux abords des artères principales, et même des grands carrefours de la ville ».

    « Si les gens ont besoin de donner de l’argent aux shégués ou bien aux mendiants, ils peuvent les inviter chez eux à la maison, poursuit Gentiny Ngobila Mbaka. Mais aux abords des avenues, au vu et au su de tout le monde, ce n’est pas une bonne chose. C’est une façon d’encourager les jeunes qui restent tranquillement à la maison, qui vont à l’école, et eux aussi un jour ils vont emboîter le pas aux shégués ».

    Avec RFI

  • Cobalt: Glencore joue gros en RDC et en Zambie

    Cobalt: Glencore joue gros en RDC et en Zambie

    -Glencore menace de fermer la plus grande mine de cobalt au monde. Dans une lettre adressée aux employés de la mine Mutanda dans le Sud-Est de la RDC qui sera bientôt fermée, la société a indiqué que la production devrait être arrêtée parce que la mine n’est “plus économiquement viable”. Cette mauvaise nouvelle pour le président de la RDC,  nouvellement élu,  est prise  de manière unilatérale.

    Une décision analogue a été aussi prise par Mopani Copper Mines, l’unité de Glencore en Zambie, de fermer deux puits à sa mine de Nkana, ce qui causerait des  pertes d’emplois potentiels de 1 400 postes. Le gouvernement zambien a énergiquement protesté, estimant qu’une telle décision devait être prise de concert avec l’Etat.

    Dans les deux pays, la décision de fermeture, prise unilatéralement, semble liée plus aux changements de la règle fiscale  qu’aux effets de la conjoncture.

    Certes, le minerais  stratégique est passé de 95 000 dollars en mars 2018 à 55 000 dollars au premier semestre 2019, soit une dépréciation de 58%. Fin juillet, le cours du cobalt était tombé à 26 000 dollars la tonne, soit son plus bas niveau en trois ans.

    Le géant suisse qui annonce une perte de 350 millions de dollars dans ses activités de négoce, a vu son bénéfice fondre de 92%.

    L’annonce de la fermeture de la mine de la RDC intervient alors que Glencore est sous le coup d’une enquête de la justice américaine. A cela s’ajoute la bataille perdue autour du nouveau code minier de la RDC, signifiant une contribution fiscale plus élevée.  Dans le même esprit que la RDC, la Zambie a voulu remplacer la taxe sur la valeur ajoutée par une taxe de vente non remboursable au grand dam des acteurs miniers.

    Ces deux exemples illustrent de la faible emprise des États africains sur un secteur minier aux mains des multinationales.

    Avec Finacial Afrik

  • Gouvernement de coalition en RDC: la répartition des postes se précise

    Gouvernement de coalition en RDC: la répartition des postes se précise

    – Les choses se précisent pour la formation du premier gouvernement de l’après-Kabila, l’équipe que devra diriger Sylvestre Ilunga Ilunkamba. Un gouvernement de 65 membres au total. Les principaux négociateurs de la coalition FCC-Cach ont livré les conclusions des discussions tard dans la nuit, avant de les remettre au Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

    À la tête des équipes de négociateurs, Jean-Marc Kabund pour le Cach et Néhémie Mwilanya pour le FCC. Avec, à leur gauche, le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

    Cette cérémonie, empreinte de convivialité, n’a duré que quelques minutes, et selon l’accord signé, les soixante-cinq membres de l’équipe gouvernementale devront provenir exclusivement des deux plateformes : le FCC de Joseph Kabila et le Cach de Félix-Antoine Tshisekedi et Vital Kamerhe. Les deux forces politiques ont convenu, en effet, de gouverner ensemble dans une coalition.

    Programme commun de gouvernement

    Quarante-deux postes sont réservés à la famille politique de l’ex-chef de l’État qui revendique la majorité au Parlement. Les vingt-trois postes restants sont attribués au Cach qui, pour sa part, a remporté l’élection présidentielle du 30 décembre 2018.

    Si un programme commun de gouvernement a été annoncé et un comité de suivi pour la mise en œuvre de l’accord a été signé, rien n’a par contre été révélé sur l’attribution des différents portefeuilles aux deux forces de cette coalition qui se dit « déterminée d’éradiquer la pauvreté, indigne d’un pays comme la RDC ».

    Avec RFI

  • Basket-ball: Kenya-RD Congo en finale du premier AfroCAN

    Basket-ball: Kenya-RD Congo en finale du premier AfroCAN

    -Kenya-RD Congo sera l’affiche de la finale du premier AfroCan, le championnat d’Afrique des nations masculin de basket-ball réservé aux joueurs évoluant sur le continent, ce 27 juillet à Bamako. Congolais et Kényans se sont qualifiés en dominant respectivement Angolais (84-78) et Marocains (96-66).

    Les « Léopards » de RDC adorent décidément les championnats d’Afrique réservés aux sportifs locaux. Après avoir brillé à maintes reprises au CHAN [1], en football, les voilà en finale de l’AfroCAN, l’équivalent en basket-ball.

    Les Congolais se sont qualifiés ce 25 juillet à Bamako en battant les favoris de la compétition, les Angolais, 84-78. Malgré une mauvaise entame de match, les protégés de Charly Buzangu se sont refait une santé grâce à une belle adresse aux tirs (51%). L’intérieur Evariste Shonganya (17 points, 8 rebonds, 9 passes décisives) a notamment réalisé une belle performance.

    Il fallait bien ça pour calmer les ardeurs adverses du meneur de jeu Hermenegildo Santos (13 points, 10 rebonds, 9 passes) et de l’intérieur Fidel Cabita (19 points, 6 rebonds). « Mes joueurs ont été extraordinaires, s’est enthousiasmé Charly Buzangu, au micro de notre correspondant Mahamadou Kaloga. C’était contre le favori. Donc, nous n’avions rien à perdre. On a essayé de faire un boulot correct, en se battant sur tout ».

    Le Kenya, la grosse surprise

    Ce 27 juillet, les Congolais vont affronter les Kényans pour le titre. La présence du Kenya à ce stade de la compétition est une immense surprise. La nation est-africaine est très réputée en athlétisme et brille aussi en volley-ball (féminin). Elle s’est en revanche peu illustrée en basket-ball, jusqu’à présent.

    Toutefois, les « Harambee Stars » n’ont pas volé leur place. En demi-finale, ils ont balayé le Maroc 96-66. En quarts de finale, la sélection kényane avait déjà écarté son homologue de Tunisie (82-76). Et en huitièmes de finale, ils avaient cravaché face aux Ivoiriens (85-83).

    Les Congolais ont gagné en phase de groupes

    En phase de groupes, les « Léopards » avaient battu les Kényans 82-65, le 20 juillet. Ils seront donc favoris pour décrocher le titre, samedi. Ils devront toutefois se méfier de l’ailier Tylor Ongwae, qui fait figure de meilleur joueur de cet AfroCan 2019, avec ses moyennes par match : 21,8 points, 7,4 rebonds et 5,4 passes décisives.

    Pour rappel, l’AfroCan se déroule tous les quatre ans, deux ans après l’Afrobasket, le Championnat d’Afrique des nations. Comme le rappelle la confédération africaine de basket-ball (FIBA Afrique), « il s’agissait donc pour FIBA Afrique de chercher à combler le vide qu’allaient subir les équipes nationales durant les quatre années séparant la dernière et la prochaine édition » de l’Afrobasket.

    RFI

  • Accord de gouvernement trouvé entre le FCC et le Cach

    Accord de gouvernement trouvé entre le FCC et le Cach

    -En RDC, le Front commun pour le Congo (FCC), la plateforme pro-Kabila, et la coalition Cap pour le changement (Cach) de Félix Tshisekedi ont annoncé ce 26 juillet un accord pour la formation d’un gouvernement. Une annonce qui intervient 6 mois après l’investiture du nouveau président.

    C’est sur leurs comptes Twitter que les deux principaux négociateurs de la coalition ont annoncé chacun la nouvelle. « Enfin de la fumée blanche », affirme le Cash François Muamba Tshishimbi. « L’organisation en commissions, la répartition quantitative et qualitative sont bien là », se réjouit-il. De son côté, Néhémie Mwilanya, coordonnateur du FCC, confirme qu’un accord vient d’être trouvé ce vendredi 26 juillet entre le FCC et le Cash.

    Le chef de l’État Félix Tshisekedi et Joseph Kabila ont vraisemblablement joué un rôle important dans l’aboutissement de ces négociations pour qu’enfin un gouvernement de coalition soit mis en place incessamment.

    Selon une source proche des négociateurs, l’accord a été conclu au petit matin ce vendredi après des concessions réciproques obtenues grâce à l’implication totale du président de la République et de son prédécesseur.

    Pour plus de détails sur le nouveau gouvernement, rendez-vous est fixé au lundi 29 juillet pour une rencontre avec la presse.

    Avec RFI

  • Kabila obtient l’exclusion d’un frondeur de sa famille politique

    Kabila obtient l’exclusion d’un frondeur de sa famille politique

    -L’ex-président Joseph Kabila, patron d’une très vaste majorité parlementaire en République démocratique du Congo, a obtenu mardi l’exclusion d’un frondeur, qui ose défier son choix pour la présidence du Sénat.

    Lancée il y a un an, sa coalition Front commun pour le Congo (FCC) a suspendu pour une “durée indéterminée” le sénateur Modeste Bahati Lukwebo, chef de l’une de ses composantes politiques, l’AFDC-A.

    M. Bahati Lukwebo avait présenté la semaine dernière sa candidature au perchoir du Sénat face au candidat choisi par “l’autorité morale” du FCC, Joseph Kabila : le ministre sortant de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba.

    Cette démarche dissidente “porte gravement atteinte aux intérêts politiques du FCC”, a estimé mardi la coalition pro-Kabila. A l’issue d’une réunion de sa “conférence des présidents”, elle a demandé la “mobilisation générale de tous les honorables sénateurs” autour de la candidature d’Alexis Thambwe Mwamba.

    “Les chefs des regroupements réaffirment leur loyauté à l’autorité morale du FCC, l’honorable sénateur Joseph Kabila Kabange”, selon un communiqué.

    M. Bahati Lukwebo a annoncé qu’il maintenait sa candidature, dans une première réaction au site d’information actualité.cd, ajoutant qu’il prenait son “autonomie”.

    uePassé de rebelle

    La candidature à la présidence du Sénat de M. Thambe Mwamba, 76 ans, n’est pas du goût d’un collectif de la société civile qui a rappelé lundi son passé de rebelle.

    M. Thambwe Mwamba, 76 ans, avait été entendu en Belgique le 4 septembre dernier par la police judiciaire.

    Une plainte avait été déposée contre lui à Bruxelles en mai 2017 par les familles des 50 passagers d’un Boeing 727 abattu dans l’est de la RDC le 10 octobre 1998.

    Le missile avait été tiré par le mouvement rebelle Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), dont Alexis Thambwe Mwamba était alors l’un des dirigeants.

    Mais Alexis Thambwe Mwamba “ne disposait ni d’une autorité, ni de compétence militaire au sein” du RCD, selon la ligne de défense de son avocat, Laurent Kennes.

    Le président du Sénat remplace le président de la République en cas d’empêchement de ce dernier.

    M. Kabila a transmis ses pouvoirs de président à Félix Tshisekedi le 24 janvier, l’opposant déclaré vainqueur de la présidentielle de décembre dernier.

    Sa coalition, le FCC, dispose de plus de 300 sièges sur 500 à l’Assemblée. Le FCCrevendique “une très large majorité de plus des deux tiers” au Sénat élu en mars sur fond d’accusation de corruption des “grands électeurs”, les députés provinciaux.

    AFP

  • Tshisekedi débauche un des cinq dirigeants de l’opposition pour la BAD

    Tshisekedi débauche un des cinq dirigeants de l’opposition pour la BAD

    -Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a désigné un des cinq dirigeants de la coalition d’opposition Lamuka à un poste d’administrateur de la Banque africaine de développement (BAD), ce qui, reconnait-il, va l‘éloigner de ses “activités militantes”.

    “Il a plu au chef de l’Etat de me désigner pour assumer le mandat confié à la RDC”, a indiqué vendredi dans un communiqué l‘économiste et ex-ministre Freddy Matungulu, ancien fonctionnaire du Fonds monétaire international (FMI).

    “J’ai répondu favorablement à l’appel”, ajoute-t-il en disant sa “gratitude” envers le chef de l’Etat pour “cet acte d’ouverture” politique.

    Sa candidature doit être validée par les ministres des Finances des pays d’Afrique centrale qu’il doit représenter à la BAD (Burundi, Cameroun, Congo, Centrafrique, RDC) lors d’une réunion en août.

    “Ce nouvel engagement international me réimpose des devoirs de réserve. J’entends dès lors prendre une distance conséquente de mes activités militantes, y compris dans Lamuka”, a-t-il ajouté.

    M. Matungulu est l’un des six fondateurs de la coalition Lamuka constituée le 11 novembre à Genève autour de la candidature de Martin Fayulu à l‘élection présidentielle du 30 décembre.

    La coalition ne comprend plus que quatre dirigeants: Martin Fayulu, qui revendique la victoire et la “vérité des urnes”, l’ex-gouverneur du Katanga Moïse Katumbi, l’ex-chef de guerre et ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, et l’ex-Premier ministre Adolphe Muzito.

    Un autre dirigeant, Antipas Mbusa Nyamwisi, avait annoncé fin juin qu’il quittait Lamuka pour aider le chef de l’Etat dans la lutte contre l‘épidémie d’Ebola dans son fief de Beni-Butembo.

    Des divergences traversent Lamuka entre les tenants de la contestation de la victoire de Félix Tshisekedi autour de Martin Fayulu et les partisans d’un rapprochement prôné par Moïse Katumbi.

    Convoquée le 20 juillet, une réunion des dirigeants de Lamuka a été reportée au 24 juillet à Lubumbashi.

    AFP

  • CAN 2019: battue par l’Ouganda, la RDC ne se cherche pas d’excuse

    CAN 2019: battue par l’Ouganda, la RDC ne se cherche pas d’excuse

    -Une équipe de RD Congo un peu « perdue », qui « ne s’est pas donnée à fond » et qui « joue à deux à l’heure ». Les « Léopards » ne se sont pas cherché d’excuses après leur piètre performance face aux Ougandais (0-2), dans le groupe A de la Coupe d’Afrique des nations 2019, ce 22 juin au Caire. Tous pointent du doigt un problème mental à corriger avant un match crucial face à l’Égypte, le pays hôte de la CAN 2019, prévu le 26 juin.

    De notre envoyé spécial au Caire,

    « On savait que gagner le premier match dans une CAN à 24 équipes ouvrait quasiment les portes d’une qualification en huitième de finale. C’est donc un grand coup au moral. D’autant plus que, maintenant, il faut affronter l’Égypte… » Florent Ibenge, le sélectionneur de l’équipe de RD Congo, peine à masquer sa déception, ce 22 juin au Caire, après le revers 0-2 des siens face aux Ougandais. Plus que le résultat, c’est la manière qui semble l’affecter. « Il faut féliciter l’Ouganda bien sûr, mais on a vécu une faillite collective. Il nous a manqué le fighting spirit, soupire le technicien. Vous pouvez mettre en place n’importe quelle tactique, si l’envie n’est pas là, il n’y a rien à faire ».

    Manque d’entrain ou problème de stratégie durant cette rencontre du groupe A ? Pour le milieu de terrain Paul-José Mpoku, c’est un peu des deux. « On a joué contre une équipe qui était bien en place, qui était prête tactiquement, qui savait ce qu’elle devait faire, souligne le numéro 10. Malheureusement, on était un peu perdu. On n’a pas gagné le premier ballon, on n’a pas gagné le second non plus… On ne s’est pas donné à fond. Ça, ça se paie cash face à des équipes plus agressives ».

    Un groupe dans le doute ?

    L’ailier Yannick Bolasie tente, lui, de relativiser : « Nous avons perdu face à une meilleure équipe ce soir, tout simplement. Aujourd’hui, ce n’était pas notre jour. » Mais il ajoute aussi : « On ne se cherche pas d’excuses. Mais la préparation de l’équipe a été difficile. »

    Ces dernières semaines, les « Léopards » ont connu quelques déboires qui ont peut-être perturbé leur approche de la CAN 2019. Au point de ne pas être prêts le jour J ? « Si tu ne gagnes pas et que tu perds comme ça… On était prêt peut-être, mais on ne l’a pas montré. C’est bien de dire qu’on est prêt mais c’est mieux de le démontrer sur le terrain, lâche Paul-José Mpoku. Il faut maintenant que chacun se regarde dans un miroir et que chacun prenne ses responsabilités. Il faut oublier ce match au plus vite et espérer que le prochain soit meilleur. »

    Montrer autre chose face à l’Égypte

    Le prochain, ce sera donc face au favori du groupe A et de la compétition, l’Égypte, le 26 juin au Caire. « Pour moi, on est obligé de tout donner, avant toute chose, poursuit Mpoku. Parce qu’aujourd’hui on n’a pas donné, on n’était pas à fond. Mais si on est bien et qu’on gagne des duels, je pense qu’on pourra faire un bon résultat face à cette équipe d’Égypte. »

    Florent Ibenge abonde : « Après avoir montré cette image de nous-mêmes, on est surtout dans l’idée de montrer autre chose, parce que la RDC, ce n’est pas ça. » Yannick Bolasie conclut sur une note plus positive : « On est impatient de jouer face à des équipes comme l’Égypte, un pays hôte, dans un stade plein. C’est le genre de rencontre qu’on a envie de jouer. »

    avec RFI

  • Le retour de Jean-Pierre Bemba très attendu par son parti

    Le retour de Jean-Pierre Bemba très attendu par son parti

    -Jean-Pierre Bemba est attendu ce dimanche 23 juin en République démocratique du Congo. Le patron du MLC revient pour s’occuper de son parti.

    Il y a beaucoup d’attentes du côté du Mouvement de libération du Congo (MLC). Cela fait presque un an que l’ancien vice-président n’est pas revenu au pays. Il n’y a fait qu’un séjour depuis son acquittement à La Haye pour des crimes de guerreet crimes contre l’humanité commis par ses troupes en Centrafrique. À l’époque il était venu présenter sa candidature à la présidentielle, une candidature rejetée. Certains cadres l’avouent : la présence de Jean-Pierre Bemba leur a manqué pendant la campagne électorale.

    À sa descente d’avion, c’est à son état-major qu’il va donner sa priorité. Une réunion en petit comité est prévue avant un bain de foule. Le programme de sa visite et les grandes lignes de son discours ne sont pas connus. « C’est vrai qu’il ne nous les a pas encore dits », reconnaît l’un de ses proches collaborateurs.

    Deuxième parti de l’opposition après les élections de 2006 – scrutins boycottés par l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) –, le MLC a connu depuis de nombreuses défections, notamment après l’arrestation de Jean-Pierre Bemba par la CPI en 2008. Une politique de débauchage qui n’aurait pas cessé avec l’arrivée à la présidence de Félix Tshisekedi. « On sait que des tractations sont en cours avec certains de nos cadres », confie ainsi un des responsables du MLC.

    Jean-Pierre Bemba conteste également les résultats des élections et notamment des législatives qui n’avaient donné que 22 députés à son parti, dont huit ont depuis été invalidés par la Cour constitutionnelle.

    Le président du MLC rentre donc au Congo pour regonfler le moral des troupes, mais aussi remettre de l’ordre et peut-être même faire tomber des têtes dans son parti. Car si le MLC a obtenu des élus presque partout, le dernier cycle électoral aurait révélé au leadership du MLC des faiblesses dans son organigramme, « des cadres qui sont en train de dormir », confie un proche de Jean-Pierre Bemba.

    L’opposant tiendra donc ce dimanche un meeting à 14h place Sainte-Thérèse, dans la commune de Ndjili, et non devant le siège provincial de son parti. Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila, avait évoqué la crainte d’un affrontement avec les participants d’une messe organisée par des proches de Félix Tshisekedi. Malgré ce changement de lieu, les militants du MLC s’organisent pour accueillir leur chef.

    Nous serons tous pour l’accueillir car il nous a beaucoup manqué !

    Avec RFI