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  • Discussion à huis clos sur le Congo à l’Onu sans Kabila

    Discussion à huis clos sur le Congo à l’Onu sans Kabila

     -Les Nations unies se penchent mardi sur l’impasse politique en République démocratique du Congo (RDC), où la tension monte à l’approche de la date-butoir – chaque jour plus illusoire – du 31 décembre 2017 pour organiser la succession du président Joseph Kabila.
    Tenue en marge de l’Assemblée générale, la réunion au siège de l’ONU se tient sans le président congolais, qui inaugure un « forum pour la paix » au Kasaï. Les deux leaders de l’opposition Félix Tshisekedi et Moïse Katumbi se trouvent à New York « pour des rencontres informelles », a indiqué l’entourage du premier.
    Ouvrir la voie à des élections
    La réunion onusienne doit se tenir à huis-clos sous la présidence du secrétaire général adjoint Jean-Pierre Lacroix, « afin d’ouvrir la voie à des élections crédibles », a indiqué à l’AFP un responsable de l’ONU sous couvert d’anonymat. L’initiative entend favoriser « une meilleure coordination des efforts internationaux, régionaux et sous-régionaux » pour « la mise en oeuvre de l’accord du 31 décembre 2016 », ajoute la source onusienne.
    L’ONU et sa mission en RDC (la Monusco) misent sur une application « complète et de bonne foi » de cet accord, pour éviter de nouvelles violences liées au maintien au pouvoir du président Joseph Kabila, dont le second mandat de cinq ans a pris fin le 20 décembre 2016. La Constitution lui interdit de se représenter.
    Conclu sous l’égide de l’Eglise catholique, après des dizaines de morts à Kinshasa les 19 septembre et 19-20 décembre 2016, cet accord de la St-Sylvestre prévoit des élections présidentielle, législatives et provinciales « au plus tard en décembre 2017 ». Alors que le Premier ministre Bruno Tshibala a promis lundi « un calendrier (électoral) réaliste dans quelques jours », cette échéance de décembre apparaît chaque jour plus irréaliste.
    Le recensement des derniers électeurs doit durer au moins jusqu’à mi-décembre dans la région du Kasaï théâtre de violences depuis un an. Et le Parlement doit encore voter des lois électorales. Le président de l’Assemblée, Aubin Minaku, cadre de la Majorité présidentielle (MP), parle d’élections « dans un délai accepté, sans précipitation inconsidérée, ni lenteur excessive ».
    La tension monte
    Comme en 2016 à l’approche de la fin du mandat de M. Kabila, la tension monte donc de nouveau à l’approche de l’échéance de décembre 2017. Un report des élections courant 2018 pourrait être accepté par les anti-Kabila, mais pas au-delà, envisage une source diplomatique à Kinshasa.
    Les deux leaders de l’opposition, Félix Tshisekedi et Moïse Katumbi, ont exigé depuis New York « une transition sans Kabila », conduite par des « personnalités consensuelles », pour « préparer des élections démocratiques, libres, transparentes et paisibles ». Mais la MP rejette cette idée, accusant ses partisans de vouloir « remettre en cause la Constitution et l’accord de la Saint-Sylvestre pour déstabiliser tout le processus électoral », selon son porte-parole André-Alain Atundu Liongo.
    Plusieurs éléments aggravent la crise politique en RDC. A la crise politique, s’ajoute une forte inflation causée par la dépréciation du franc congolais par rapport au dollar, dans ce pays parmi les plus pauvres du monde. Des observateurs redoutent une reprise de la violence, voire « l’implosion » de la RDC, où divers groupes armés sont actifs. En août, la Monusco a enregistré « une augmentation importante » des violations des droits de l’homme, avec 441 cas documentés, dont 64% commis par les agents étatiques et 36% par les groupes armés tous confondus.
    La Libre

     

  • Attendu a New York, Kabila au Kasaï pour un forum pour la paix

    Attendu a New York, Kabila au Kasaï pour un forum pour la paix

    Le Président Joseph Kabila à l’aéroport international de N’djili à Kinshasa, le 26/07/2017. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

    -Le président congolais Joseph Kabila est arrivé lundi dans la région du Kasaï, en proie à des violences depuis un an, pour participer à un forum pour “la paix” déjà décrié par l’opposition.

    M. Kabila doit présider mardi la séance d’ouverture de ce forum prévu pendant deux jours à Kananga, la principale ville du Kasaï, selon les organisateurs.

    Le Premier ministre, Bruno Tshibala, se trouve également à Kananga. “La paix est essentielle. Sans la paix on ne peut pas parler développement”, a-t-il déclaré lundi.

    Cette rencontre est un “mini congrès du PPRD” (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie – au pouvoir), a déclaré à l’AFP le député d’opposition Claudel Lubaya, affirmant avoir décliné une invitation à ce rendez-vous.

    Elie Mputu, un porte-parole du Rassemblement de l’opposition au Kasaï, a pour sa part exigé la présence du gouverneur du Kasaï central, Alex Kande, à ces assises.

    M. Kande, visé par une enquête administrative après l’éclatement des violences, est retenu à Kinshasa depuis février.

    Du côté de la majorité, l’Union des congolais pour le progrès (UPC) conditionne la bonne tenue du forum à la démission du gouverneur Kande. “Il est l’homme par qui le Kasaï se trouve secoué par la violence, son départ peut consoler tant soit peu les victimes”, a déclare son porte-parole, Job Kuyindama.

    Ancien havre de paix comparé aux turbulences qui secouent depuis 20 ans l’est du pays, le Kasaï s’est embrasé il y a un an après la mort en août 2016 du chef coutumier Kamuina Nsapu, qui s’était soulevé contre le pouvoir de Kinshasa.

    Ces violences entre forces de sécurité et milices Kamuina Nsapu ont fait plus de 3.000 morts, selon l’Eglise catholique, et 1,4 million de déplacés, selon les Nations unies. Deux experts de l’ONU y ont été tués en mars alors qu’ils enquêtaient sur ces violences.

    Avec AFP

  • 20 ans après la mort de Mobutu, les Congolais ne l’ont pas oublié

    20 ans après la mort de Mobutu, les Congolais ne l’ont pas oublié

    -On l’appelait le roi du Zaïre. Mobutu Sese Seko, l’homme à la toque léopard, le tout-puissant maréchal, président de l’ex-Congo belge, a disparu il y a 20 ans jour pour jour. Il est décédé d’un cancer lors de son exil au Maroc, mettant fin à ses années de grandeur et de décadence. Mais aujourd’hui, en RDC, que reste-t-il de Mobutu ?

    Vingt ans déjà, mais les Congolais n’ont pas encore oublié le maréchal Mobutu, second président du pays après Joseph Kasa-Vubu. Pour les uns, c’était un grand président, un grand homme d’Etat : « Mobutu tout d’abord, c’est lui qui a pacifié ce pays. Il a unifié le pays, il a fait une armée nationale qui a fait la fierté de notre pays. C’est lui qui a intégré les Pygmées dans l’armée et dans la société ». « Ce fut un grand homme. Grand homme politique au cœur de l’Afrique, qui faisait effectivement la dignité de l’Afrique ».

    Pour d’autres, un homme au grand cœur : « Quand j’avais 12 ans, j’étais en première secondaire au lycée présidentiel. Il venait souvent. Il nous donnait à manger. On était bien ! Même pour la rentrée scolaire il nous donnait les cahiers et tout. On était bien ».

    Au Maroc, où le maréchal Mobutu est enterré, de nombreux membres de la communauté congolaise se sont rendus au cimetière chrétien de Rabat pour se recueillir sur sa sépulture. Hervé est venu spécialement de Kinshasa dans ce but. Il ne comprend pas que la dépouille de l’ancien président n’ait pas été rapatriée en RDC. « Comment quelqu’un qui a été si grand, qui a dirigé un grand pays comme le nôtre, peut rester en dehors de son pays pendant vingt ans ? », s’interroge-t-il. Et souhaite que « la famille et les autorités s’accordent pour faire venir cette sépulture à Kinshasa ».

    Mais, il y en a encore qui ne lui pardonneront pas d’avoir instauré un régime totalitariste : « Je dis qu’il était un dictateur, dans la mesure où il n’organisait aucune élection démocratique, il a confisqué la liberté de la presse durant tout son mandat. Je peux l’appeler dictateur ».

    Qu’importe, ses proches et ses anciens collaborateurs commémorent chaque année, à cette date, le triste anniversaire de la disparition du « père de l’authenticité zaïroise »

    Avec RFI

  • L’enrôlement d’electeurs n’a pas commencé ce lundi au Kasai comme annoncé

    L’enrôlement d’electeurs n’a pas commencé ce lundi au Kasai comme annoncé

    -Le recensement des électeurs dans les deux provinces troublées du Kasaï, dernière étape avant la publication d’un calendrier électoral en République démocratique du Congo, n’a pas commencé ce lundi comme l’avaient annoncé les autorités.

    Aucun bureau d’enregistrement d’électeurs n’était ouvert lundi à Kananga, plus grande ville du Kasaï, région endeuillée par des violences depuis une année, selon plusieurs témoins interrogés par un correspondant de l’AFP.

    Dans un communiqué, la commission électorale (Céni) a indiqué qu’elle procédait “au recrutement additionnel” d’agents dans le cadre de ce recensement. Le processus de recrutement s’étend du 4 au 9 septembre, selon ce communiqué.

     “Aujourd’hui, on a lancé une formation de mise à niveau des formateurs nationaux et provinciaux qui se déroulera pendant quatre jours”, a indiqué à l’AFP Honoré Kanumbedi, un responsable de la Commission électorale au Kasaï.

    “La première carte d’électeur sera éventuellement délivré le 19 septembre”, a-t-il ajouté.

    “Nous ne comprenons rien, on avait annoncé le début de l’enrôlement pour ce lundi, mais là, on ne voit rien”, a regretté auprès de l’AFP un responsable religieux sous couvert d’anonymat.

    Mercredi, le président de la Commission électorale, Corneille Nangaa, avait assuré que le recensement des électeurs dans les deux provinces du Kasaï commencerait ce lundi 4 septembre, pour parachever celui en cours ou terminé dans les 24 autres provinces.

    Le recensement a été retardé au Kasaï en raison des violences dans cette région depuis la mort d’un chef coutumier en août 2016.

    Les autorités congolaises ont en outre promis de publier “incessamment” un calendrier électoral “réaliste” après avoir recensé plus de 40 millions d’électeurs soit 98,9% du corps électoral selon des chiffres officiels.

    La RDC traverse une crise politique aggravée par le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila dont le deuxième mandat a pris fin le 20 décembre 2016 et à qui la Constitution interdit de se représenter.

    L’opposition réclame le départ de M. Kabila du pouvoir d’ici la fin de cette année et l’organisation d’une élection présidentielle.

    Avec AFP