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  • les étranges chiffres de l’enrôlement des électeurs dans certaines provinces

    les étranges chiffres de l’enrôlement des électeurs dans certaines provinces

    Les electeurs entrain de remplir leur devoir civique

    -Alors que les membres de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) sont réunis à Kananga pour évaluer le processus d’enrôlement des électeurs, achevé selon elle à près de 98 %, la polémique enfle à propos des chiffres publiés dans certaines provinces.

    « La Ceni prépare la fraude à grande échelle », dénonce sur Twitter le député du Rassemblement Martin Fayulu. Chiffres à l’appui, l’opposant s’étonne de l’augmentation exponentielle du nombre d’électeurs dans la province du Sankuru (centre de la RDC). « La Ceni en dénombre plus de 1 700 000, alors qu’ils n’étaient que de 626 000 pour les élections présidentielles de 2011 et de 453 000 en 2006, explique-t-il. Faites le calcul : cela fait une augmentation de plus de 280 %. »

    Une hausse d’autant plus incompréhensible à ses yeux que la Commission électorale prévoyait l’enrôlement de 886 886 d’électeurs dans cette province. « Les spécialistes de la question sont formels : environ 44 % de la population s’enrôle en moyenne, affirme le député. Si l’on tient compte de ce paramètre, le Sankuru aurait environ quatre millions d’habitants. C’est tout simplement impossible. »

    Des chiffres encore « provisoires »

    Autre incongruité : les résultats dans les provinces de l’ex-Équateur, dans le nord-ouest du pays, où près de 5 millions d’électeurs ont été inscrits en 2017. Des chiffres largement supérieurs à ceux de Kinshasa (4 524 037 électeurs), qui comptait pourtant trois millions d’habitants de plus en 2015 d’après les estimations de l’Institut national de la statistique.

    Du côté de la Ceni, on reconnaît qu’il y a eu un doublement des prévisions dans la province du Sankuru. « Nous sommes en train d’en étudier les raisons, affirme Jean-Pierre Kalamba, le porte-parole de l’institution. Mais ce différentiel peut d’ores et déjà s’expliquer par l’arrivée de déplacés en provenance du Kasaï central voisin, dont le nombre est très difficile à quantifier, et par l’obligation d’enrôler par anticipation les mineurs âgés de 16 à 18 ans. Enfin, rappelons que les chiffres évoqués sont provisoires et doivent encore faire l’objet d’une officialisation courant septembre. »

    Avec Jeune Afrique

  • L’ONU condamne l’intrusion des militaires dans ses installations en RDC

    L’ONU condamne l’intrusion des militaires dans ses installations en RDC

    -“Un groupe de soldats, sous les ordres du général Marcellin Assumani, commandant des opérations dans la région des Kasaï, a forcé l’entrée de la base de la Monusco au prétexte de poursuivre un journaliste venu s’y réfugier”, dénonce dans un communiqué le chef de la Mission des Nations unies en RDC (Monusco), Maman Sidikou.

    Les Nations unies ont condamné “fermement” mardi l’intrusion la veille de militaires de l’armée congolaise dans ses installations à Kananga, dans le centre de la République démocratique du Congo, alors qu’ils tentaient d’y arrêter un journaliste.

    “Nous demandons également au gouvernement congolais de s’assurer que les responsables de cet incident répondent de leurs actes et de prendre les mesures nécessaires pour que cela ne se reproduise plus”, a déclaré le chef de mission des Nations unies en RDC (Monusco), Maman Sidikou, dans un communiqué.

    “Un groupe de soldats, sous les ordres du général Marcellin Assumani, commandant des opérations dans la région des Kasaï, a forcé l’entrée de la base de la Monusco au prétexte de poursuivre un journaliste venu s’y réfugier”, selon le texte.

    “Les Nations unies sont préoccupées par ce très grave incident, d’autant plus que celui-ci s’est déroulé sous le commandement direct d’un officier supérieur”, ajoute le texte, rappelant que les installations de sa mission sont “inviolables”.

    “La justice militaire pourchassait une personne présumée auteur d’une infraction de constitution de groupes armés qui a trouvé refuge dans les installations de la Monusco”, a réagi auprès de l’AFP le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende. “C’est à l’intérieur qu’il a brandi une carte de journaliste. C’est faux de dire que les militaires ont forcé les portes de la Monusco”, a-t-il déclaré, indiquant que les soldats congolais s’étaient “arrêtés à l’extérieur sans entrer”.

    “Si un criminel trouve refuge dans les installations de la Monusco, ça devient préoccupant. La Monusco doit remettre cette personne à la justice pour qu’elle soit poursuivie”, a insisté M. Mende.

    Lundi, le journaliste Diyi Tshitenge, opposant au président Joseph Kabila, s’est réfugié dans les installations de la Monusco alors qu’il était poursuivi par des militaires qui tentaient de l’arrêter, avait rapporté un correspondant de l’AFP.

    M. Diyi Tshitenge voulait présenter en public un manifeste signé le 18 août à Paris par une dizaine d’associations et mouvements demandant une “transition citoyenne”.

    Arrivé sur les lieux, le général Assumani avait déclaré vouloir interdire la réunion pour des raisons de sécurité. “Vous voulez appeler la population à la révolte contre les institutions du pays”, avait-il déclaré.

    La Monusco estime que “les tracasseries et menaces dont les journalistes sont de plus en plus souvent la cible témoignent d’une restriction de l’espace de la liberté d’expression qui ne va pas dans le sens de la décrispation attendue”.

    La RDC traverse une crise politique aggravée par le maintien au pouvoir du président Kabila malgré la fin de son deuxième mandat le 20 décembre 2016. La Constitution lui interdit de se représenter.

    Avec AFP

  • Interdiction “temporaire” d’importer de produits de grande consommation en RDC

    Interdiction “temporaire” d’importer de produits de grande consommation en RDC

    Des sacs de ciment gris. infobascongo.net

    -Les autorités congolaises ont interdit l’importation de plusieurs produits de grande consommation pour une durée de six mois dans l’ouest de la République démocratique du Congo pour lutter contre la contrebande et protéger l’industrie locale.

    “Nous avons décidé la restriction temporaire des importations dans la partie ouest du pays et pour une durée de six mois, du ciment gris, du sucre, de la bière et des boissons gazeuses afin de mettre un terme à la fraude et à la contrebande”, a déclaré à l’AFP Jean-Lucien Busa, ministre congolais du Commerce.

    Cette mesure vise également à “protéger les industries locales qui sont en phase de croissance cruciale qui risque d’être hypothéquée par ceux qui pratiquent des prix en dessous du coût de production”, a ajouté M. Busa, se défendant de “verser dans le protectionnisme”.

    Dans le sud-ouest de la RDC à la frontière avec l’Angola, un marché prospère attire de nombreux petits commerçants qui s’y approvisionnent à des prix extrêmement bas.

    M. Busa estime que tout ce monde qui “ne paie ni la douane, ni les taxes” constitue une menace pour l’économie nationale.

    Une brasserie a été obligée “de fermer deux de ses usines dans les provinces de l’Équateur (nord-ouest) et du Kongo central (sud-ouest, frontalière de l’Angola)”, s’est justifié le ministre, indiquant toutefois que la RDC reste “ouverte au commerce international”.

    Par ailleurs, M. Busa a également déclaré avoir “interdit l’exportation des écorces de quinquina afin de privilégier leur transformation” par l’industrie pharmaceutique locale.

    Avec AFP

  • Cinq provinces élisent leur nouveau gouverneur dès le premier tour

    Cinq provinces élisent leur nouveau gouverneur dès le premier tour

    Urnes de la CENI

    -En RDC, 8 des 26 provinces du pays devaient élire un nouveau gouverneur et vice-gouverneur ce samedi 26 août après des problèmes de vacances de pouvoir. Dans 5 provinces, le nouveau gouverneur a été désigné dès le premier tour, dans trois autres un second tour aura lieu pour départager les candidats.

    Parmi les provinces suivies de près par les Congolais, celles du Haut-Katanga et du Haut-Lomami, nées de la séparation du Katanga en 3 provinces. Le Haut-Katanga est le fief de l’opposant numéro 1 du pays Moïse Katumbi. Le Haut-Lomami, celui du président Joseph Kabila, originaire de là-bas.

    Pour la majorité présidentielle il était donc crucial d’obtenir un vote clair en faveur de leur candidat. Pari gagné dans ces deux provinces, où les candidats du pouvoir ont remporté une majorité absolue : l’ex-ministre provincial Pande Kapopo, à Lubumbashi et le professeur d’université Jackson Kalenge Mwezeni à Kamina.

    Mais preuve des tensions politiques qui règnent autour de ces postes très lucratifs, dans la capitale du Haut-Lomami, les partisans de l’un des candidats malheureux ont jeté des pierres contre le siège de l’Assemblée provinciale, avant que la police n’intervienne.

    Autres provinces importantes : celle du Tshopo qui abrite Kisangani, la 3e ville du pays et le Sud-Kivu, territoire minier réputé proche de l’opposition. Pas de majorité absolue là-bas. Il faudra attendre un second tour pour départager les candidats.

    A Gemena, dans la province du Sud-Ubangui, l’indépendant Taile Nage Joachim l’a emporté largement devant un candidat de la majorité présidentielle. Un autre indépendant, Michel Balabala, a été élu à la tête de la province du Kwilu.

    Enfin à noter que les nouveaux gouverneurs de ces 8 provinces viennent de régler des problèmes de vacances de pouvoir. Les autorités – si elles respectent les engagements pris avec l’opposition en décembre dernier– sont tenues d’organiser de nouvelles élections dans l’ensemble des 26 provinces du pays d’ici la fin de l’année.

    Avec RFI

  • Dépréciation du franc congolais et inflation en RDC

    Dépréciation du franc congolais et inflation en RDC

    -Après deux ans de stabilité du taux d’échange en RDC, une dépréciation très forte face au dollar américain frappe le pays depuis janvier, entraînant une inévitable hausse des prix.

    En 2016, 1 dollar s’échangeait à 920 francs congolais. Aujourd’hui, le taux officiel a augmenté de 43 %, passant à 1450 francs pour 1 dollar, voire 1500 à 1600 francs sur le marché noir.

    Cette situation entraîne la hausse vertigineuse de prix des denrées alimentaires et autres produits et services.

    Dans les marchés de Bukavu, le kilo de viande de bœuf est passé de 4500 à 8000 francs congolais, une mesure de riz qui s’achetait 800 francs coûte dorénavant 1500 francs.

    On ne sait plus quoi acheter, des gens qui mangeaient deux fois par jour ne se nourrissent plus qu’une fois.”
    Solange Lwashiga, caucus des femmes du Sud-Kivu pour la paix
    Pour Solange Lwashiga, du caucus des femmes du Sud-Kivu pour la paix, le panier des ménages est asphyxié.

    “On ne sait plus quoi acheter, des gens qui mangeaient deux fois par jour ne se nourrissent plus qu’une fois”, raconte-elle.

    Avec cette flambée des prix, les marchandises s’écoulent à compte goutte comme le confie Fabien Binja, président du marché de Nyawera.

    Selon lui, en l’espace de cinq mois environs 30 % des vendeurs de ce marché ont perdu leur capital et d’autres peinent à rembourser les prêts obtenus des coopératives d’épargne et de crédit.

    La cause à l’instabilité politique

    Pour le député national élu de Bukavu, Kizito Mushizi, en plus de variables économiques, cette dépréciation est aussi lié à l’instabilité politique de l’après décembre 2016.

    La cause structurelle est l’incertitude politique.”
    Kizito Mushizi, député national élu de Bukavu
    “La cause structurelle est l’incertitude politique”, explique-t-il, “si le gouvernement dit qu’il va y avoir une alternance, cela peut stabiliser l’économie”.

    Plusieurs témoignages attestent que les fonctionnaires et agents de l’Etat congolais voient également leur pouvoir d’achat baissé sensiblement.

    Les enseignants, médecins, députés, ministres et agents de l’administration publique touchent encore leurs salaires au taux de 930 francs congolais le dollar. Ils plaident pour son réajustement au regard de la fluctuation du taux.

    Le président du bureau de coordination de la société civile du sud Kivu, Patient Bashombe interpelle le gouvernement congolais. “Cela entraîne une instabilité, il faudrait des État généraux économiques”, souligne-t-il.

    En juillet 2017, la dépréciation du franc avait atteint un pic de 1720 francs le dollar.

    En réaction, la banque centrale du Congo avait vendu début août 20 millions de dollars aux banques commerciales en vue de contribuer au maintien de l’appréciation de la monnaie nationale sur le marché de change, faisant baissé le change à 1500 francs le dollar.

    Avec VOA

  • Braquage au domicile de l’ancien Premier ministre Lumumba à Kinshasa

    Braquage au domicile de l’ancien Premier ministre Lumumba à Kinshasa

    -La famille du premier Premier ministre congolais Patrice Emery Lumumba, icône de l’indépendance du pays, a dénoncé vendredi le braquage par des militaires du domicile familial situé dans un quartier huppé de Kinshasa.

    “Des militaires au nombre de cinq ont réussi à foncer la barrière de la résidence” de la famille Lumumba dans la nuit de vendredi à 1H00 du matin (23H00 GMT), lit-on dans le communiqué signé par François Lumumba, fils ainé du premier chef du gouvernement de la RDC après son indépendance de la Belgique le 30 juin 1960.

    “Au cours de ce braquage, Juliana (la cadette des enfants Lumumba) qui a essayé de résister a été malheureusement frappé à la tête et les côtes avec la crosse d’un fusil”, selon ce communiqué qui indique que “les agresseurs” ont pris la fuite après lui avoir arraché “des effets personnels et une somme d’argent”.

    Des braquages et des enlèvements sont devenus très courant depuis plusieurs mois dans la prestigieuse commune de la Gombe qui abrite les sièges des institutions du pays et des chancelleries étrangères, particulièrement sur le boulevard du 30 juin.

    Avec VOA