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  • CAN 2017: les Léopards sont rentrés au pays

    CAN 2017: les Léopards sont rentrés au pays

    L’équipe nationale de football de la RDC.

    -L’équipe nationale de football de la RDC est rentrée au pays, mardi 31 janvier, deux jours après son élimination de la CAN 2017.

    Dans la délégation rentrée à Kinshasa, il y a juste les joueurs locaux à savoir: Joyce Lomalisa, Merveille Bope, Djo Isama Mpeko, Jonathan Bolingi et Matampi Vumi Ley. Junior Kabananga, sociétaire du FC Astana (Kazakhstan), est aussi au pays pour régler un problème de famille.

    Les joueurs de la RDC évoluant en Europe et en Asie ont retrouvé leurs clubs d’origine depuis lundi dernier, donc 24 heures après l’élimination des Léopards.

    La RDC a terminé la CAN 2017 à la sixième position au niveau des quarts de finale.

    Les joueurs congolais ont été sortis de cette compétition par les Ghanéens (1-2) au niveau des quarts de finale.

    Le premier match de demi-finales de cette compétition se joue mercredi 1er f2vrier entre le Burkina Faso et l’Egypte. Le second rencontre opposera jeudi 2 février le Ghana au Cameroun.

    Avec radiookapi.
  • La RDC risque une crise économique durable, alerte la Banque mondiale

    La RDC risque une crise économique durable, alerte la Banque mondiale

    Bureau de change informel dans le grand marché de Kinshasa, dans la commune de La Gombe. Photo prise le jeudi 20 juin 2011.
    RFI/Junior D. Kannah

    -La RDC connaît une crise économique et cette crise risque d’être durable, a alerté la Banque mondiale (BM) dans son 4ème rapport sur le suivi de la situation économique et financière de la RDC présenté mardi 31 janvier à Kinshasa.

    Parmi les principaux indicateurs de cette crise, la Banque mondiale cite la révision du taux de croissance de la RDC, qui est passé entre 2015 et 2016 de  7% à 2,5% en moyenne.

    « Cette croissance, si on la compare à la croissance de la population de la RDC, qui est quasiment de 3%, et bien on obtient un taux de croissance par tête de 0% ou moins», explique Emmanuel Pinto, économiste en chef de la BM en RDC.

    Autre indicateur, le même document évoque l’inflation de la monnaie nationale par rapport à la devise américaine. Selon le BM, le taux d’inflation du franc congolais est passé de -1 en 2015 à plus de 11% au 20 décembre 2016.

    Une situation que l’institution de Bretton Woods attribue notamment à l’adoption, par la RDC, de certaines politiques économiques inappropriées. La BM cite, à titre d’exemple, la mesure interdisant l’importation des ciments gris en provenance d’autres pays.

    Les principales causes de ce déficit de l’économie congolaise sont notamment la baisse des cours des matières premières et le ralentissement de la demande chinoise, qui consomme à elle seule 40% des exportations de la RDC.

    A cela, il faut ajouter la suspension de la production de cuivre par Glencor pour 18 mois, explique la BM dans son rapport.

    Remèdes

    Pour remédiera à cette crise, ce rapport préconise la reprise des programmes d’accompagnement de la RDC par le FMI et la Banque Mondiale pour permettre au pays de bénéficier d’appuis budgétaires.

    Il est également recommandé au gouvernement congolais de réduire les dépenses publiques, d’accroître les recettes domestiques et de revoir son code minier, don le projet est au Parlement.

    Avec Radiookapi

  • Tshisekedi: un mythe est mort

    Tshisekedi: un mythe est mort

    URGENT

    RDC: Etienne Tshisekedi est mort ce mercredi après-midi à l’âge de 84 ans d’une embolie pulmonaire à Bruxelles où il était hospitalisé

    L’information du décès du chef historique de l’opposition en RDC a été confirmée par son fils.

    -Jusqu’à la fin de sa vie, Etienne Tshisekedi a fait peur aux autorités congolaises. Car, contrairement aux nombreux augures, sa popularité ne s’est jamais démentie. La raison ? Une endurance au mal, et beaucoup d’entêtement dans sa lutte pour la démocratie. L’éternel opposant est mort ce 1er février 2017 à l’âge de 84 ans d’une embolie pulmonaire à Bruxelles où il était hospitalisé.

    Les foules sur son passage à Matadi, Kananga, Mbuji-Mayi et Kinshasa pendant sa dernière campagne électorale de 2011. Les ruses du pouvoir, le 26 novembre de cette année-là, pour l’empêcher d’atterrir à l’aéroport international de Kinshasa, de crainte que les Kinois ne lui fassent un triomphe à la romaine sur les 25 km qui séparent le quartier Ndjili de sa résidence du quartier Limete. Jusqu’au bout, Etienne Tshisekedi a fait peur aux autorités congolaises.

    Pourtant, au début de sa carrière, ce jeune Luba, né en décembre 1932 à Kananga au Kasaï occidental, est un fidèle compagnon de route du dictateur Mobutu. En septembre 1960, ce futur docteur en droit – il sera, un an plus tard, le premier diplômé en droit du Congo – applaudit le coup d’Etat du colonel Mobutu et accepte d’entrer dans le collège des commissaires généraux mis en place pour éjecter le gouvernement de Patrice Lumumba.

    En novembre 1965, après le second coup d’Etat de Mobutu, Tshisekedi devient même ministre de l’Intérieur, puis de la Justice. En juin 1966, il soutient ouvertement la pendaison publique de quatre opposants condamnés pour tentative de coup d’Etat. En 1967, il rédige avec Mobutu le texte fondateur du Mouvement populaire de la révolution (MPR), le futur parti unique dont il devient premier secrétaire. Mais en décembre 1980, le député Tshisekedi rue dans les brancards. Avec douze autres parlementaires, le juriste signe une lettre ouverte contre un régime de plus en plus prédateur. A 48 ans, Tshisekedi renonce aux honneurs et se lance dans une nouvelle carrière : opposant.

    La prison, les violents passages à tabac, les promesses d’argent en échange de son ralliement… Rien n’y fait. Tshisekedi tient bon. A ses côtés, son épouse Marthe l’encourage à ne pas céder. En 1982, il lance même un défi sans précédent à Mobutu en créant l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), un parti qui réussit très vite à élargir son audience au-delà du fief des deux Kasaï, notamment dans la jeunesse de Kinshasa. En 1990, après la chute et la mise à mort de Nicolae Ceaucescu en Roumanie, le dictateur congolais lâche du lest. Tshisekedi n’est plus assigné à résidence à Limete, et l’UDPS peut enfin agir au grand jour. En août 1992, au terme d’une Conférence nationale souveraine, Tshisekedi est même élu Premier ministre de Mobutu. Mais la cohabitation ne dure que sept mois.

    Incorruptible et populaire

    En mai 1997, à la chute de Mobutu, l’indomptable opposant va-t-il se rapprocher du nouveau maître du Congo, Laurent Désiré Kabila ? Non. Le sphinx de Limete, comme l’appellent ses partisans à cause de la rareté de ses prises de parole, est contre tout changement de pouvoir par la force et réclame des élections libres. Du coup, Kabila le relègue dans sa région natale du Kasaï. Mobutu, Kabila père, Kabila fils (qui succède à son père après l’assassinat de celui-ci, en janvier 2001)… Les régimes passent, mais « Ya Tshitshi » reste sous son arbre, incorruptible et populaire.

    En juillet 2006, lors des premières élections pluralistes depuis 1965, Tshisekedi accuse les puissances occidentales de soutenir en sous-main le président sortant. Le « lider maximo » se méfie des « puissances impérialistes ». En retour, celles-ci le tiennent à distance et dénoncent ses déclarations à l’emporte-pièce. A l’annonce du boycott des élections par le chef de l’UDPS, les chancelleries occidentales se réjouissent. Elles croient être enfin débarrassées de ce nationaliste ombrageux. Mais c’est sans compter avec le peuple congolais…

    Tshisekedi, le retour ? Avant la présidentielle de 2011, Joseph Kabila pense éloigner définitivement le danger en faisant supprimer le second tour – ce qui peut en effet favoriser le président sortant face à une dizaine d’adversaires incapables de s’entendre sur un candidat unique de l’opposition. Le problème, c’est que, le 28 novembre 2011, des millions de Congolais hostiles au régime Kabila vont voter avec un réflexe de second tour. D’emblée, ils votent utile et donnent leurs suffrages à l’homme à la casquette. Les autres candidats de l’opposition ne ramassent que des miettes. Officiellement, Joseph Kabila obtient 48, 9% des voix et Etienne Tshisekedi 32,3%. En réalité, chacun sait que ces chiffres sont inexacts.

    Ainsi, dans le territoire du Malemba-Nkulu, au Katanga, le candidat Joseph Kabila est officiellement crédité par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de 100% des suffrages exprimés et de 99,46% des voix des inscrits. Les quelque 269 000 habitants ont tous voté. Même les femmes enceintes et les impotents… En mars 2012, la mission des observateurs de l’Union européenne conclut à « de nombreuses irrégularités et fraudes » qui font en sorte que « les résultats ne sont pas crédibles ». Et en octobre 2012, lors de sa brève visite à Kinshasa, le président français François Hollande snobe ouvertement Joseph Kabila tout en recevant le vieil opposant en tête à tête.

    Aujourd’hui, après la mort d’Etienne Tshisekedi, des millions de Congolais se sentent orphelins, et l’opposition est plus affaiblie que jamais. D’autant que le principal allié de l’ex-président de l’UDPS, le démocrate-chrétien Eugène Diomi Ndongala, est en prison à Kinshasa. Certes, le régime de Joseph Kabila n’est guère apprécié à l’Elysée, mais il peut se prévaloir du soutien public de l’Afrique du Sud et de la Chine, deux de ses plus grands partenaires commerciaux. Depuis vingt-cinq ans, Tshisekedi était un mythe aux yeux de beaucoup de Congolais. Aujourd’hui, le mythe est mort. Pourra-t-il inspirer de nouvelles vocations ?

    rfi

  • Un officier congolais et deux pilotes russes tués dans l’est de la RDC

    Un officier congolais et deux pilotes russes tués dans l’est de la RDC

    -Les corps d’un officier de l’armée congolaise et deux pilotes russes ont été retrouvés sans vie après des crashs d’hélicoptères dans l’est de la République démocratique du Congo, déclare le commandant des opérations des Forces armées de la RDC dans la région nord-est de la province du Nord-Kivu.

    Deux hélicoptères MI-24 de l’armée se sont écrasés vendredi dans une région montagneuse “à la suite du mauvais temps”, a déclaré le général Léon Mushale, commandant des opérations dans la région, lors d’une conférence de presse à Goma, capitale du Nord-Kivu, région où le drame s’est produit.

    Au cours des recherches, “les troupes au sol ont retrouvé trois corps: un officier FARDC (armée congolaise) et deux pilotes russes”, a-t-il expliqué.

    Les deux crashs se sont produits lors d’une “patrouille de reconnaissance contre des ex-M23” (Mouvement du 23 mars) qui a fait “prisonnier” un autre pilote russe, a ajouté l’officier.

    Selon le général Mushale, deux autres officiers des FARDC et trois membres d’équipage de nationalité russe blessés ont également été retrouvés, avant d’être évacués par les Casques bleus.

    “On a évacué tous les blessés vers les hôpitaux” à Goma, a déclaré à l’AFP une source onusienne.

    L’un de deux hélicoptères Mi-24 de Forces armées de la RDC retrouvés après deux crashs dans le nord-est de la RDC, Nord-Kivu, 31 janvier 2017. Crédit/FRADC

    L’un de deux hélicoptères Mi-24 de Forces armées de la RDC retrouvés après deux crashs dans le nord-est de la RDC, Nord-Kivu, 31 janvier 2017. Crédit/FRADC

    Le M23 est un ancien groupe rebelle à dominante tutsi ayant fui la RDC après avoir été défait en novembre 2013 par l’armée congolaise, soutenu par les Casques bleu, à l’issue de dix-huit mois de guérilla au Nord-Kivu.

    Un mois après, à Nairobi, le M23 et Kinshasa avaient signé des engagements, notamment pour ouvrir la voie au rapatriement de la plupart des combattants de l’ex-rébellion en vue de leur réinsertion dans la vie civile. Une opération qui stagne depuis.

    Lundi, l’armée rwandaise a indiqué que trente personnes “non armées” se présentant comme des “combattants” du M23 s’étaient réfugiés au Rwanda, affirmant fuir une offensive de l’armée congolaise.

    Le général Mushale a salué le fait que Kigali avait reconnu que “les ex-combattants du M23 ont pris le chemin du Rwanda dans leur fuite suite à la pression des FARDC”.

    Les autorités congolaises accusent régulièrement le Rwanda et l’Ouganda d’avoir laissé “ces criminels (les ex- rebelles duM23) circuler librement” sur leur territoire alors qu’ils devraient être selon elles jugés.

    Avec AFP

  • Le réveil meurtrier de la secte politico-religieuse Bundu Dia Kongo inquiète l’ONU

    Le réveil meurtrier de la secte politico-religieuse Bundu Dia Kongo inquiète l’ONU

    -Le porte-parole de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) a déclaré que le réveil meurtrier de Bundu Dia Kongo, secte politico-religieuse basée dans le Kongo central, province du sud-ouest de la République démocratique du Congo, inquiétait.

    Mardi, “les éléments de la secte Bundu Dia Kongo (BDK) ont initié des manifestations à Kimpese [environ 190 km au sud-ouest de Kinshasa] suite auxquelles cinq personnes ont été tuées et plusieurs autres ont été blessées” dont un policier, a déclaré Félix-Prosper Basse, porte-parole de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) lors d’une conférence de presse.

    M. Basse, qui n’a pas apporté de précisions sur l’identité des morts, a fait part de l’”inquiétude” de la Monusco comme c’est le cas “à chaque fois que les violences sont observées quelque part” en RDC.

    “Nous n’avions pas entendu parler de cette secte depuis un certain temps, nous voyons qu’il y a une renaissance, ce groupe qui a été dormant a repris les armes”, a-t-il ajouté.

    Bundu Dia Kongo (“Royaume du Congo” en kikongo) est un groupe d’opposition religieux sécessionniste très implanté dans la province du Kongo-central. Il prône la restauration de l’ex-royaume Kongo, qui a connu son apogée au XVIe siècle et dont l’autorité s’étendait sur l’actuel Kongo central et des territoires aujourd’hui en Angola, au Congo-Brazzaville et au Gabon.

    Cette secte est dirigée par le député Ne Muanda Nsemi, qui n’a jamais été arrêté.

    En 2008, la secte a été réprimée au cours d’une opération militaire après une série d’attaques armées contre des agents de l’État menées par ses adeptes, qui appelaient la population locale à chasser les “non-originaires” de la province.

    Vingt-sept personnes au-moins ont été tuées dans cette opération, selon le bilan officiel, une centaine selon l’ONU et une coalition d’ONG locales.

    En décembre 2015, le président Joseph Kabila a gracié neuf membres de BDK qui avaient été condamnés à perpétuité.

    A la suite de cette mesure, Ne Muanda Nsemi a amorcé un rapprochement avec M. Kabila avant de faire une volte-face brutale et de reprendre ses attaques au vitriol contre le président.

    Le mandat de M. Kabila, à qui la Constitution interdit de se représenter, est arrivé à échéance le 20 décembre.

    Le chef de l’État se maintient néanmoins à son poste en vertu d’un arrêt contesté de la Cour constitutionnelle finalement avalisé par l’opposition dans un accord de cogestion temporaire du pays signé le 31 décembre et dont les modalités d’application continuent d’être âprement discutées.

    Avec AFP

  • Etienne Tshisekedi évacué, le schéma des Evêques dévoilé !

    Etienne Tshisekedi évacué, le schéma des Evêques dévoilé !

    *Etienne Tshisekedi wa Mulumba, quoi qu’il soit en voie d’être évacué d’urgence  à Bruxelles,  pour des raisons de contrôle médical, pourrait être notifié ce jeudi 26 janvier 2017, pour sa désignation à la tête du Conseil  National de suivi de l’Accord. Samedi 28 janvier 2017, l’on en aura fini avec les travaux axés sur  les arrangements particuliers. Au plus tard  la fin de la première semaine de février 2017, le Premier Ministre et son  Gouvernement de 46 Ministres et Vice-Ministres   seront  connus.  Le calendrier des élections prévues d’ici fin décembre 2017,  sera publié,  le 15 avril 2017.  Les institutions d’appui à la démocratie, telles que la CENI et le CSAC vont, quant à elles,  subir une petite cure de toilettage, grâce au vent de la  restructuration partielle.
    Il reste, tout de même, de vider les petites divergences persistantes autour de la première Vice-Présidence du Conseil National de Suivi de l’Accord où la Majorité et le Front pour le Respect de la Constitution sont à couteaux tirés. Il y a également, quelques divergences sur le mode de désignation du candidat Premier Ministre. Le Rassemblement veut présenter un seul nom alors que la Majorité s’en tient au Panel de cinq noms à soumettre à l’appréciation du Chef de l’Etat, Joseph Kabila, en vertu du pouvoir discrétionnaire, tel que lui reconnu dans la Constitution du 18 février 2006. Il en est de même de la question consécutive à la répartition des postes ministériels au sein du Gouvernement. Les affaires du poids politique ou des rapports des forces sur terrain, continuent à polluer le climat des discussions jusqu’au point de tordre le coup au rythme et timing fixés.
    Au sujet de la décrispation, Roger Lumbala est revenu au pays, sans la moindre inquiétude, signale la CENCO.  D’autres cas sont encore en cours de traitement. Une commission ad hoc instituée à la CENCO, y travaille. Quelques prisonniers politiques ont été déjà libérés. Tandis d’autres ne pourraient l’être qu’à la finalisation des procédures administratives. Les parties prenantes ont demandé, d’ailleurs, à la CENCO d’inviter le Ministre de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba, pour plus de précisions sur la cascade de libérations annoncées mais non encore exécutées, jusqu’à présent. Du côté des médias, CCTV, la télévision de Jean-Pierre Bemba Gombo,  a repris du service, son signal ayant été rétabli, depuis ce week-end. Le Ministre Mende a demandé aux personnes ou institutions se trouvant dans la même situation d’introduire, à leur tour, une demande écrite.
    Enfin, le chronogramme de la gestion consensuelle  est, désormais, connu. Il touche aussi bien à l’adoption des Arrangements Particuliers, qu’à la composition du  Conseil National de Suivi de l’Accord, à la redynamisation de la CENI, au renouvellement du CSAC et à la publication du calendrier global du processus électoral par la CENI, au plus tard, le 15 avril 2017.
     
    Vibrant appel
     
    Les Evêques ne sont pas prêts à conduire les bons offices indéfiniment sans résultats probants. Voilà pourquoi, dans un communiqué signé, dimanche 22 janvier 2017,  par l’Abbé Donatien Nshole, ils constatent, malheureusement, qu’en dépit de tous les efforts engagés, depuis le début des discussions directes autour des Arrangements  Particuliers, les résultats obtenus sont loin de satisfaire les attentes de la population dont la situation économique et sécuritaire devient de plus en plus préoccupante. Normalement,  le contexte exige la mise en place rapide d’un gouvernement d’union nationale, tel que prévu au terme de l’Accord laborieusement négocié et signé, le 31 décembre 2016, au Centre Interdiocésain, à la Gombe, à Kinshasa.
    Les Evêques invitent ainsi les négociateurs, quelles que soient leurs positions, affinités ou visions rivales, à se montrer sensibles aux besoins vitaux du peuple congolais et, surtout, à ne plus perdre de vue l’objectif principal de ces négociations, à savoir, l’organisation des élections avant la fin de cette année 2017.
    Pris  à la hauteur de leurs responsabilités, les Evêques rappellent, en outre, que   chaque jour de retard constitue un manque à gagner dans la réalisation de cet objectif. D’où, la nécessité, pour les parties prenantes aux discussions directes, de se faire des concessions majeures dans le but de mettre en place, à la fois, le Gouvernement et le Conseil National de suivi de l’Accord, des structures sans lesquelles, la tenue des élections dans les délais convenus, avant fin décembre 2017,  n’aura  été qu’un pur leurre.
    Ils demandent, enfin, à la Communauté internationale, déjà très intéressée, à accompagner davantage les acteurs politiques, dans cette phase cruciale dont l’aboutissement de tous les sacrifices endurés, permettrait de réaliser, à coup sûr, un atterrissage sur un large consensus sur l’essentiel de ce qu’il faut, pour offrir au peuple congolais, l’occasion de se choisir ses futurs dirigeants, dans les urnes, sans heurts, ni apocalypse.
    LPM
  • Étienne Tshisekedi doit quitter la RD Congo pour un « check-up médical » en Belgique

    Étienne Tshisekedi doit quitter la RD Congo pour un « check-up médical » en Belgique

    -L’opposant congolais Étienne Tshisekedi, âgé de 84 ans, doit quitter Kinshasa dans les heures qui viennent pour effectuer un « check-up médical » en Belgique, a indiqué sa famille à Jeune Afrique. Une absence qui ne remet pas en cause l’application de l’accord politique du 31 décembre, assure l’opposition.

    Étienne Tshisekedi va de nouveau devoir s’éloigner de son pays et de ses partisans. Le principal opposant congolais doit en effet quitter Kinshasa « ce [lundi] soir » pour la Belgique, afin de subir un « check-up médical », a confirmé son fils Félix Tshisekedi à Jeune Afrique.

    « Il s’agit d’une simple consultation, a-t-il ajouté. Il devrait prendre un peu de vacances, après six mois de présence ininterrompue, mais cela ne durera pas plus de quelques semaines ».

    Un jet privé est déjà parti de Bruxelles pour venir le recueillir à Kinshasa, a ajouté un autre membre de son entourage sous couvert d’anonymat.

    D’après nos informations, l’autorisation de survol et d’atterrissage du territoire congolais de l’appareil a été demandée ce week-end au ministère en charge des Transports et Voies de communication à Kinshasa. Le feu vert a été donné dans la foulée.

    « Étienne Tshisekedi n’est pas concerné par une quelconque mesure d’interdiction de sortie du territoire, il peut partir tranquillement : il ne présente pas d’intérêts pour les services de renseignements », affirme-t-on du côté du ministère congolais de l’Intérieur.

    Quid du Conseil national de suivi ?

    Ce départ intervient alors que les modalités de l’accord politique signé entre l’opposition et la majorité à Kinshasa le 31 décembre font toujours l’objet d’intenses discussions. La majorité de la classe politique congolaise s’était mise d’accord pour co-gérer le pouvoir après le report de l’élection présidentielle, initialement prévue pour décembre 2016.

    En tant que chef du « Rassemblement de l’opposition », la principale plateforme d’opposition, Étienne Tshisekedi devait présider un « conseil national de suivi », chargé de s’assurer de l’avancement régulier des préparatifs de l’élection d’ici à la fin de 2017.

    Son départ menace de prolonger encore les discussions préalables à la mise en place de l’accord, qui durent depuis déjà trois semaines. « L’application de l’accord peut commencer sans lui, assure toutefois Félix Tshisekedi. Un membre de son cabinet pourrait assurer l’intérim. Cela est encore en discussion ».

    Le leader historique de l’opposition congolaise, âgé de 84 ans, avait déjà passé deux ans en exil médical entre 2014 et 2016. Son retour à Kinshasa, en juillet dernier, avait galvanisé ses partisans, prêts à manifester pour obtenir le départ de Joseph Kabila. La tension était retombée d’un cran avec la signature de l’accord du 31 décembre dernier. Elle pourrait encore s’atténuer avec le départ d’Etienne Tshisekedi.

    J.A