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  • Kampala admet que des ex-rebelles du M23 se sont Ă©chappĂ©s d’une base en Ouganda

    Kampala admet que des ex-rebelles du M23 se sont Ă©chappĂ©s d’une base en Ouganda

    -Le gouvernement ougandais a admis avoir perdu la trace de 40 rebelles congolais s’Ă©tant Ă©chappĂ©s d’une base militaire ougandaise dans laquelle ils Ă©taient cantonnĂ©s depuis 2014, tandis que 101 autres ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s alors qu’ils tentaient de rejoindre la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC).

    Plus tĂŽt cette semaine, l’Ouganda avait pourtant niĂ© que des ex-rebelles du Mouvement du 23 mars s’Ă©taient Ă©chappĂ©s de la base de Bihanga (ouest, prĂšs de la frontiĂšre congolaise). Kinshasa avait affirmĂ© dimanche qu’au moins 200 d’entre eux avaient pĂ©nĂ©trĂ© en RDC depuis l’Ouganda et investi une localitĂ© du Nord-Kivu (est de la RDC).

    Le M23 est un ancien groupe rebelle Ă  dominante tutsi ayant fui la RDC aprĂšs avoir Ă©tĂ© dĂ©fait fin 2013 par l’armĂ©e congolaise. Plusieurs centaines de ses membres avaient alors trouvĂ© refuge en Ouganda, oĂč ils ont Ă©tĂ© cantonnĂ©s dans la base militaire de Bihanga.

    Le porte-parole du gouvernement ougandais, Ofwono Opondo, a indiquĂ© jeudi dans un communiquĂ© que certains ex-rebelles “ont furtivement quittĂ©” la base, et que “le lieu oĂč ils se trouvent actuellement est inconnu”.

    “La nuit passĂ©e, la sĂ©curitĂ© ougandaise a interceptĂ© quatre vĂ©hicules Ă  Mbarara transportant 101 anciens combattants du M23 en chemin vers la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo”, a par ailleurs affirmĂ© la mĂȘme source. “Ces 101 (anciens combattants, ndlr) suivaient un autre groupe de 40 dont nous avons dĂ©couvert qu’ils s’Ă©taient Ă©chappĂ©s il y a sept jours”.

    M. Opondo n’a pas prĂ©cisĂ© quand les autoritĂ©s ougandaises se sont rendu compte de la disparition des 40 ex-rebelles.

    Dernier mouvement des rĂ©bellions Ă  dominante tutsi soutenues par le Rwanda et l’Ouganda dans l’est de la RDC, le M23 avait Ă©tĂ© dĂ©fait en novembre 2013 par l’armĂ©e congolaise, appuyĂ©e par les Casques bleus de la mission de l’ONU en RDC (Monusco), aprĂšs dix-huit mois de guĂ©rilla au Nord-Kivu.

    Des centaines de ses combattants ont alors fui vers l’Ouganda et le Rwanda. AprĂšs les Ă©vasions de cette semaine, quelque 270 ex-rebelles se trouvent encore Ă  Bihanga, selon M. Opondo.

    Le porte-parole a Ă©galement niĂ© toute implication ougandaise dans l’Ă©vasion des ex-rebelles et ajoutĂ© que son pays ne soutient aucun mouvement armĂ© visant Ă  dĂ©stabiliser la RDC.

    Les autoritĂ©s congolaises accusent elles rĂ©guliĂšrement le Rwanda et l’Ouganda d’avoir laissĂ© “ces criminels (les ex-rebelles du M23) circuler librement” sur leur territoire alors qu’ils devraient ĂȘtre selon elles jugĂ©s.

    Avec AFP

  • MoĂŻse Katumbi rĂ©duit les dĂ©penses du Tout Puissant Mazembe

    Moïse Katumbi réduit les dépenses du Tout Puissant Mazembe

    -Le candidat Ă  la prĂ©sidentielle en RDC, MoĂŻse Katumbi, met Ă  la diĂšte le Tout Puissant Mazembe, le club de football congolais qu’il prĂ©side.

    En exil à Bruxelles depuis plusieurs mois, Moïse Katumbi tente de gérer au mieux le TP Mazembe, dont il est le président-propriétaire. Qualifié pour la Ligue des champions, le club de Lubumbashi dispose toujours de moyens importants pour un club africain, mais son patron a décidé de réduire la voilure.

    Ainsi, le successeur d’Hubert Velud – parti Ă  l’Étoile du Sahel (Tunisie) –, qui sera probablement français lui aussi, se verra proposer un salaire mensuel d’environ 15 000 dollars (environ 14 100 euros), hors primes et avantages. Une rĂ©munĂ©ration infĂ©rieure Ă  celle que touchaient Velud et son prĂ©dĂ©cesseur, Patrice Carteron, puisque, selon certaines sources, l’ex-sĂ©lectionneur du Mali (2012-2013) percevait environ 50 000 dollars par mois.

    Katumbi a Ă©galement dĂ©cidĂ© de moins dĂ©penser pour le recrutement de joueurs Ă©trangers, et de davantage promouvoir les jeunes de l’acadĂ©mie qu’il a créée. Au moins quatre d’entre eux intĂ©greront l’effectif professionnel lushois. Le budget du club, qui avait dĂ©passĂ© 12 millions de dollars rĂ©cemment, devrait se situer aux alentours de 8 millions, une somme comparable Ă  celle d’un club français moyen de Ligue 2.

    JA

  • La majoritĂ© exige la part du lion dans le partage des postes en RDC

    La majorité exige la part du lion dans le partage des postes en RDC

    -La famille politique du prĂ©sident Joseph Kabila et ses alliĂ©s demandent aux Ă©vĂȘques catholiques, mĂ©diateurs, de tenir compte du poids politique de chaque camp dans la rĂ©partition des postes au sein du gouvernement qui sera issu de l’accord du 31 dĂ©cembre.

    Les discussions en cours en vue des arrangements particuliers, tenues sous la médiation de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), butent entre autres à ce point.

    “Nous ne venons pas du nĂ©ant. Nous venons des Ă©lections qui ont Ă©tĂ© l’occasion de placer en ordre utile certaines formations politiques et qui leur confĂšrent un caractĂšre de reprĂ©sentativitĂ© assez large. Nous pensons que ceux ont obtenu un quitus du peuple de maniĂšre plus significative puissent avoir une prĂ©sence assez significative dans ce gouvernement”, explique Christophe Kolomoni, secrĂ©taire national du Parti du peuple pour la reconstruction et la dĂ©mocratie (PPRD) du prĂ©sident Joseph Kabila.

    Le bloc des signataires du prĂ©cĂ©dent accord, constituĂ© de la majoritĂ© et d’une partie de l’opposition, estime ĂȘtre le plus reprĂ©sentatif. Il met en avant les 103 dĂ©putĂ©s qu’il compte Ă  l’AssemblĂ©e nationale contre conte le 69 issus du Rassemblement et du Front pour le respect de la Constitution (FRC) qui avaient boycottĂ© ce premier dialogue, le jugeant partiel, tenu en septembre et octobre sous la facilitation d’Edem Kodjo.

    “Il serait important de faire ce partage-lĂ  en passant par une formule mathĂ©matique de pondĂ©ration par rapport Ă  la reprĂ©sentation au niveau du parlement”, soutient M. Kolomoni.

    L’accord signĂ©e le 31 dĂ©cembre sous la mĂ©diation des Ă©vĂȘques catholiques vise Ă  rĂ©soudre la crise créée par la non-tenue des Ă©lections avant le 19 dĂ©cembre 2016 date de la fin du dernier mandat du prĂ©sident Joseph Kabila.

    Il maintient le prĂ©sident Kabila Ă  son poste jusqu’à la tenue des Ă©lections en dĂ©cembre 2017 et confie la gestion du gouvernement de la transition au Rassemblement et le Conseil de surveillance de cette pĂ©riode Ă  l’opposant Etienne Tshisekedi.

    voa

  • Affaire KATUMBI : Implication juridique des dĂ©clarations de la Juge RAMAZANI WAZURI Chantal.

    Affaire KATUMBI : Implication juridique des déclarations de la Juge RAMAZANI WAZURI Chantal.

    -Affaire KATUMBI : Implication juridique des déclarations de la Juge RAMAZANI WAZURI Chantal.
    I.                   INTRODUCTION
    Madame Ramazani Wazuri Chantal, Juge PrĂ©sidente du Tribunal de Paix Lubumbashi/Kamalondo multiplie des dĂ©clarations selon lesquelles messieurs l’Administrateur GĂ©nĂ©ral de l’Agence Nationale des Renseignements (ANR), le Premier PrĂ©sident de la Cour d’Appel de Lubumbashi et le Procureur GĂ©nĂ©ral prĂšs cette Cour, l’avaient obligĂ© de condamner M. Katumbi Chapwe MoĂŻse, dans l’affaire sous RP 7652 qui oppose ce dernier Ă  M. Emmanouil Alexandros Stoupis, Ă  trois ans de prison, avec arrestation immĂ©diate et aux dommages et intĂ©rĂȘts d’un million de dollars amĂ©ricains, afin d’obtenir son inĂ©ligibilitĂ© Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique.

    Il revient que les avocats de Katumbi avaient immĂ©diatement interjetĂ© appel devant le Tribunal de Grande Instance de Lubumbashi qui n’a jamais fixĂ© la date d’audience. A ce jour, le dossier est soumis aux participants au Dialogue politique et inclusif, dans le cadre des mesures de « dĂ©crispation politique ».
    Madame Ramazani a-t-elle rĂ©ussi Ă  faire entendre sa voix ? Ci-dessous, l’IRDH fait la critique du problĂšme soulevĂ© par la Juge PrĂ©sidente, sans se prĂ©occuper du fond de l’affaire.

    II.                RESUME DES FAITS
    Dans deux nouvelles vidĂ©os publiĂ©es sur YouTube, respectivement en français, le 03 janvier 2017, (https://www.youtube.com/watch?v=SBDR_eUIb9I), et en Lingala, le 06 du mĂȘme mois (https://www.youtube.com/watch?v=aXq0L2HA7KA&feature=share),  la Juge Ramazani rĂ©itĂšre le contenu de sa lettre de 4 pages, signĂ©e le 25 juillet 2016, adressĂ©e au Ministre de la Justice et Droits Humains.
    Dans sa fameuse lettre et dans les medias sociaux, madame Ramazani affirme qu’il y a eu (i) extorsion de sa signature avec menaces de rĂ©vocation et (ii) menaces d’atteinte Ă  son intĂ©gritĂ© physique.
    Sur TV5 Afrique et France24, Madame Ramazani a dĂ©clarĂ© craindre pour sa vie. En plus, des sources de la FĂ©dĂ©ration Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), elle demanderait la protection internationale, Ă  partir de la France.

    III.             PROBLEMATIQUE
    La mission de protection et promotion de l’état de droit que s’assigne l’IRDH amĂšne ses chercheurs Ă  poser la problĂ©matique suivante :
    (i)                 Quelle est la portée juridique de ces multiples déclarations ? Autrement-dit, quelle valeur juridique peut-on accorder à ces différents documents ou supports informatiques contenant les diverses déclarations de la Juge ?
    (ii)               Une décision judiciaire déniée par son auteur, quant aux conditions dans lesquelles elle a été rédigée peut-elle produire des effets juridiques ou garder son authenticité ?
    (iii)             Quelle est la rĂ©action des autoritĂ©s judiciaires, face Ă  la dĂ©nonciation d’immixtion ou instrumentalisation de l’appareil judiciaire par des animateurs du Gouvernement ?
    (iv)             Quelle leçon de Droit les chercheurs et Ă©tudiants d’universitĂ©s peuvent retenir de cette affaire politico-judiciaire ?

    IV.             PREALABLE
    Avant d’analyser le problĂšme, l’IRDH soulĂšve trois prĂ©alables relatifs Ă  la validitĂ© juridique des dĂ©clarations (documents). Ces fondamentaux sont liĂ©s à : (i) la nature desdites dĂ©clarations, (ii) la qualitĂ© de leur auteur, ainsi que (iii) leur authenticitĂ© (documents, textes et vidĂ©os portant ces dĂ©clarations).
    (i)                             Nature des déclarations
    La nature d’une chose est l’ensemble des caractĂ©ristiques qui la dĂ©finissent. C’est le type ou son essence. Si la chose est un document destinĂ© Ă  dĂ©crire une situation et Ă  rĂ©flĂ©chir sur elle, celui-ci s’appelle rapport. Mais, si le document est un moyen par lequel un citoyen porte Ă  la connaissance du public ou des autoritĂ©s judiciaires un fait de nature Ă  porter atteinte au droit d’autrui, il devient une dĂ©nonciation. Celle-ci (dĂ©nonciation) prend la forme d’une plainte lorsque l’auteur des faits dĂ©noncĂ©s est la victime elle-mĂȘme. C’est le moyen le plus rĂ©curent de saisine du parquet et ses services de la police, section judiciaire.
    Il rĂ©sulte du cas sous Ă©tude que les dĂ©clarations de madame Ramazani chantal renferment, Ă  la fois, les caractĂ©ristiques d’une dĂ©nonciation et d’une plainte. Car, d’une part, madame rĂ©vĂšle Ă  l’autoritĂ© publique une sĂ©rie de faits qui nĂ©cessitent des investigations sur l’immixtion du Gouvernement et de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR) dans le fonctionnement de la justice. Et, d’autre part, elle se sent victime des pressions ayant abouti Ă  l’extorsion de sa signature par des hauts responsables de l’ANR, des hauts magistrats et d’un ancien bĂątonnier.

    (ii)                           QualitĂ© de l’auteur des dĂ©clarations.
    Madame Ramazani Wazuri Chantal s’identifie comme Magistrate assermentĂ©e de la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo (RDC), ayant encore le titre de PrĂ©sidente du Tribunal de Paix Lubumbashi/Kamalondo.
    Elle est l’auteure principale du jugement, parce que PrĂ©sidente de la Chambre qui avait rendu le verdict en question ; elle est l’auteure de la lettre de dĂ©nonciation de ladite dĂ©cision judiciaire ; et, c’est encore elle qui entreprend une compagne contre le fameux jugement Ă  la TV5, France24 ainsi que sur Internet, dans des vidĂ©os publiĂ©es sur YouTube. Elle s’est exilĂ©e en France d’oĂč elle demanderait un asile.

    (iii)                         Authenticité des documents.
    Madame Ramazani a produit des documents sous trois formats :
    o   Déclarations écrites ;
    o   Déclarations télévisées ;
    o   Déclarations sur vidéos diffusées sur Internet, dans les medias sociaux.

    a.      Déclarations écrites.
    Il revient en droit que c’est la « signature » qui donne Ă  un document sa valeur probante. Elle permet Ă  une personne de s’identifier dans un acte et exprimer son approbation au contenu du document. La validitĂ© de tout engagement Ă©crit est subordonnĂ©e Ă  l’existence de cette signature manuscrite qui lui confĂšre sa force probatoire.
    D’aprĂšs le Petit Robert, la signature permet d’affirmer l’exactitude, la sincĂ©ritĂ© d’un Ă©crit ou en assumer la responsabilitĂ©. Dans le Vocabulaire juridique de GĂ©rard Cornu, la signature est l’apposition que fait une personne sur un document, afin de lui confĂ©rer l’authenticitĂ© relevant de sa compĂ©tence.
    En somme, si la signature apposĂ©e sur la lettre du 25 juillet 2016, adressĂ©e au Ministre de la Justice et droits humains, s’avĂšre ĂȘtre celle de la juge Ramazani, donc la lettre est authentique et devra permettre Ă  son auteure d’assumer ses dĂ©clarations Ă©crites.

    b.      Déclarations télévisées par la TV5 et France24.
    Dans deux interviews diffĂ©rentes, l’une accordĂ©e Ă  la TV5 et l’autre Ă  la France24, madame la Juge Ramazani apparaĂźt en bonne santĂ© et saine d’esprit. Une fois, elle est accompagnĂ©e par un dĂ©fenseur des droits humains de la FIDH et une deuxiĂšme fois, elle parle seule.
    Les deux chaĂźnes de tĂ©lĂ©vision sont d’une rĂ©putation mondiale irrĂ©futable. Elles sont autant fiables, car elles sont rĂ©guliĂšrement utilisĂ©es par le Gouvernement de la RDC, pour passer des messages importants Ă  la nation congolaise.  Si madame Ramazani apparaĂźt en personne Ă  ces tĂ©lĂ©visions, c’est que les images sont sincĂšres et crĂ©dibles. De ceci, dĂ©coule l’authenticitĂ© du contenu des dĂ©clarations qu’elle y fait.

    c.       Déclarations faites sur vidéos diffusées dans les medias sociaux, sur Internet.
    Dans les deux vidĂ©os diffusĂ©es sur YouTube (Internet), la Juge Ramazani apparaĂźt avec la mĂȘme apparence que celle des chaĂźnes des tĂ©lĂ©visions françaises. La vidĂ©o en version Lingala a la particularitĂ© d’avoir la participation du journaliste Ndeko Eliezer Ntambwe, connu de Kinshasa pour ses interviews que lui accordent des politiciens congolais, dans l’émission Tokomi Wapi. De ceci, il y a lieu de croire que les dĂ©clarations diffusĂ©es sur Internet sont aussi authentiques.

    V.                ANALYSE DU PROBLEME PROPREMENT-DIT.

    (i)                 Quelle est la valeur ou la portée juridique des multiples déclarations relevées dans les divers supports ou documents précités ?
    Ce point revient Ă  Ă©valuer l’effet des dĂ©clarations de madame la Juge Ramazani Chantal, avant d’en tirer une consĂ©quence de droit. Selon leur nature constatĂ©e ci-dessus, l’analyse porte sur les deux caractĂ©ristiques de :
    o   dĂ©nonciation d’immixtion du Gouvernement dans le fonctionnement de l’appareil judiciaire ;
    o   et, plainte contre des individus bien identifiĂ©s pour abus d’autoritĂ©, menaces d’atteinte Ă  l’intĂ©gritĂ© physique et extorsion de signature ;

    a.      ConsĂ©quence de la dĂ©nonciation d’immixtion du Gouvernement dans le fonctionnement de l’appareil judiciaire.
    Les dĂ©clarations de madame Ramazani dĂ©montrent que son jugement viole les principes d’un Ă©tat de droit, d’un procĂšs Ă©quitable et des rĂšgles de fonctionnement des cours et tribunaux. Ce fondement illĂ©gal expose la dĂ©cision de condamnation Ă  sa nullitĂ©.
    En effet, la Constitution de la RĂ©publique affirme, Ă  son article 149, que le pouvoir judiciaire est indĂ©pendant du pouvoir lĂ©gislatif et du pouvoir exĂ©cutif ; Par son article 150, elle renforce le principe d’indĂ©pendance du pouvoir judiciaire, en stipulant que « les juges ne sont soumis dans l’exercice de leur fonction qu’à l’autoritĂ© de la loi. [
] » ; Elle interdit au Gouvernement, par son article 151, de « donner d’injonction au juge [
] ni entraver le cours de la justice » ; Et, par son article 152, elle institue le Conseil supĂ©rieur de la magistrature comme son unique organe de gestion.
    Ainsi donc, un bon jugement doit ĂȘtre conforme Ă  la loi au sens large du terme (instruments internationaux, Constitution et autres lois internes), ainsi que des rĂšgles et principes prĂ©cis qui meuvent l’organisation et le fonctionnement des cours et tribunaux auxquels les hommes de loi sont soumis.
    Par consĂ©quent, lorsqu’une dĂ©cision de justice, comme celle qui est sous analyse, un jugement dĂ©finitif d’un tribunal ou arrĂȘt d’une Cour est fondĂ© sur une procĂ©dure viciĂ©e, sur injonction du Gouvernement, elle est nulle et de nul effet. La loi exige Ă  ce que cette nullitĂ© soit prononcĂ©e par la juridiction supĂ©rieure, pour vice de forme.

    b.      ConsĂ©quence des dĂ©clarations sous forme de plainte contre des individus bien identifiĂ©s pour abus d’autoritĂ©, menaces d’atteinte Ă  l’intĂ©gritĂ© physique et extorsion de signature.
    L’extorsion est le fait d’obtenir par violence, menace de violences ou contrainte, soit une signature soit un engagement. Afin de maintenir l’ordre public, la loi pĂ©nale rĂ©prime l’infraction d’extorsion, par des poursuites contre tout citoyen, y compris les autoritĂ©s judiciaires et agents des services de renseignements.
    Dans le cas sous Ă©tude, la victime Ramazani Chantal se plaint de l’extorsion de signature assortie de menaces d’atteintes Ă  son intĂ©gritĂ© physique. Cet abus d’autoritĂ© de l’Etat implique des investigations aux fins des poursuites contre les individus identifiĂ©s dans les documents de dĂ©nonciation et de plainte.

    c.       Conséquence des déclarations de la Juge sur la valeur juridique de la décision judiciaire rendue.
    Le code civil congolais permet la dĂ©nĂ©gation de signature par son auteur, pour des raisons Ă©videntes. La Juge Ramazani Ă©voque entre autres motifs du reniement de sa signature, l’extorsion assortie de menaces contre son intĂ©gritĂ© physique. Elle insiste que le jugement n’a respectĂ© ni la loi procĂ©durale ni rencontrer l’intime conviction du juge qu’elle est.
    Il s’en suit qu’un document pour lequel la signature a Ă©tĂ© extorquĂ©e soit contraire Ă  l’ordre public. Ainsi donc, la nullitĂ© du jugement en question est la consĂ©quence logique de la violation des procĂ©dures judiciaires et les atteintes manifeste au respect des droits de l’Homme, des libertĂ©s publiques ainsi que des bonnes mƓurs.
    Cependant, peut-on considĂ©rer que les agents de l’Etat sont dĂ©liĂ©s du devoir d’obĂ©issance d’exĂ©cuter ledit jugement ? L’article 28 de la Constitution rĂ©pond en stipulant que : « Nul n’est tenu d’exĂ©cuter un ordre manifestement illĂ©gal. Tout individu, tout agent de l’Etat est dĂ©liĂ© du devoir d’obĂ©issance, lorsque l’ordre reçu constitue une atteinte manifeste au respect des droits de l’homme et des libertĂ©s publiques et des bonnes mƓurs [
]».

    (ii)               Réaction des autorités judiciaires.
    La Juge Ramazani Chantal fait usage des dispositions constitutionnelles ci-haut Ă©voquĂ©es, pour rĂ©agir contre l’immixtion du Gouvernement et la tentative d’instrumentalisation de sa personne, dans l’exercice de ses fonctions. Cependant, il n’y a aucune rĂ©action officielle ni de l’autoritĂ© du pouvoir judiciaire ni des syndicats des magistrats. Elle se retrouve en exile, menacĂ©e dans son intĂ©gritĂ© physique.
    Il revient que le pouvoir judiciaire n’est pas le seul Ă  blĂąmer. Car, le mĂȘme article 149 de la Constitution, sus ventĂ©, dit que la justice est rendue sur l’ensemble du territoire national au nom du peuple. Donc, il appartient au peuple, au nom de qui la justice est rendue, de veiller Ă  tout moment, Ă  sa bonne administration.

    (iii)             Leçon de Droit à retenir de cette affaire politico-judiciaire.

    o   PremiĂšrement, l’immixtion du Gouvernement dans la bonne administration de la justice, Ă  travers l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire par les services de sĂ©curitĂ©, en violation du  principe de l’état de droit, entraĂźne la paralysie de la procĂ©dure judiciaire dont le dossier va s’échouer sur la table des nĂ©gociateurs politiques, au Centre interdiocĂ©sain de Kinshasa;

    o   DeuxiĂšmement, le silence des autoritĂ©s judiciaires face aux dĂ©nonciations de menaces d’atteintes Ă  l’intĂ©gritĂ© physique d’une juge, Ă  cause de l’exercice de sa fonction, dĂ©montre l’incapacitĂ© du pouvoir judiciaire Ă  Ă©tablir l’équilibre recherchĂ© dans un Ă©tat de droit, face Ă  un pouvoir exĂ©cutif abusif;

    o   TroisiÚmement, la politisation des faits présentés par la juge, bien que réels, dilue la quintessence du dysfonctionnement du systÚme judiciaire congolais et déplace le débat de son cadre de séparation des pouvoirs en droit constitutionnel de la RDC.

    CONCLUSION.
    L’analyse des dĂ©clarations de madame la juge Ramazani Wazuri Chantal dĂ©montre l’immixtion flagrante du Gouvernement dans les affaires judiciaires et l’instrumentalisation de la justice qui battent en brĂšche le principe de l’indĂ©pendance de la magistrature, le fondement du procĂšs Ă©quitable et de l’état de droit.
    La présente analyse a identifié deux problÚmes substantiels de droit.

    PremiĂšrement, la difficultĂ© lĂ©gitime qu’a le peuple de reconnaĂźtre la condamnation de Katumbi comme l’Ɠuvre de justice rendue en son nom. Au lieu d’ĂȘtre une manifestation de la vĂ©ritĂ© qui Ă©claire l’opinion sur l’affaire en dispute entre les parties au procĂšs, ladite dĂ©cision augmente la confusion du fait d’ĂȘtre contestĂ©e publiquement par son auteure qui dit l’avoir signĂ©e, sous pression, contre sa volontĂ©, dans les conditions non conformes aux lois du pays.

    DeuxiĂšmement, l’analyse a dĂ©montrĂ© qu’au nom du formalisme juridique, l’illĂ©galitĂ© dĂ©criĂ©e sur la place publique amĂšnera le MinistĂšre Public Ă  ne pas exĂ©cuter une dĂ©cision qui ne peut l’ĂȘtre au nom du PrĂ©sident de la RĂ©publique, Garant de la nation et du respect de la Constitution. Au mĂȘme titre de l’illĂ©galitĂ© du verdict, l’immixtion du Gouvernement embarrasse le Tribunal de Grande Instance de Lubumbashi Ă  fixer l’audience en appel.

    Comme consĂ©quence logique de toute affaire politique, l’étude fait remarquer que le cas Katumbi est soumis et analysĂ© par les participants au Dialogue inclusif qui se dĂ©roule au Centre interdiocĂ©sain de Kinshasa, sous l’égide de la ConfĂ©rence nationale Ă©piscopale du Congo (CENCO).

    En guise de conclusion, il convient de recommander aux autoritĂ©s judiciaires d’exercer effectivement le pouvoir qui leur est donnĂ© par le peuple, Ă  travers la garantie constitutionnelle. A dĂ©faut d’exercer les prĂ©rogatives dĂ©volues Ă  son autoritĂ©, on capitule devant ses homologues.

    Par Institut de Recherche en Droits Humains – IRDH

  • CAN 2017 : les LĂ©opards de la RDC mettent fin Ă  leur grĂšve

    CAN 2017 : les Léopards de la RDC mettent fin à leur grÚve

    Jean Florent Ikwange Ibenge, coach of DR Congo celebrates win with fans during the 2015 Africa Cup of Nations quarterfinal football match between Congo and DR Congo at Bata Stadium, Bata, Equatorial Guinea on 31January 2015 ©Gavin Barker/BackpagePix

    -Le président Joseph Kabila a personnellement encouragé les Léopards à jouer pour ramener le trophée de la CAN 2017. Il a adressé un message aux joueurs congolais qui ont repris les entraßnements aprÚs une courte grÚve.

    “Au nom de la Nation entiĂšre, le Chef de l’Etat assure, Ă  notre Ă©quipe nationale, les LĂ©opards, son indĂ©fectible soutien. Il invite toutes les Congolaises et tous les Congolais Ă  exprimer leurs ambassadeurs en vue de les motiver davantage Ă  ramener en terre congolaise le trophĂ©e de cette prestigieuse compĂ©tition continentale”, soutient le prĂ©sident Joseph Kabila dans un communique de la prĂ©sidence de la RDC.

    Communiqué officiel de la présidence de la RDC, 14 janvier 2017.

    Communiqué officiel de la présidence de la RDC, 14 janvier 2017.

    Le message est tombĂ© alors que les joueurs affirment dans une vidĂ©o postĂ©e vendredi soir sur Facebook qu’ils avaient dĂ©cidĂ© de boycotter les entraĂźnements pour exiger le paiement de leur prime.

    Mais le ministre des sports congolais Willy Bakonga a, pour sa part, assurĂ© qu’il n’y avait pas interruption d’entraĂźnements.

    “Tout a Ă©tĂ© rĂ©glĂ©. Le gouvernement a pris les choses en main. La prime ne constitue plus un problĂšme depuis quelques temps. Les joueurs devraient toucher leur argent avant leur premier match”, a dĂ©clarĂ© M. Bakonga.

    Sur la vidĂ©o postĂ©e sur la toile, les joueurs s’exprimaient tour Ă  tour et regrettaient la situation se rĂ©pĂšte Ă  chaque compĂ©tition.

    “Moi, ce que je sais et que les joueurs se sont bien entraĂźnĂ©s d’aprĂšs ce que le coach Florent Ibenge m’a dĂ©clarĂ© au tĂ©lĂ©phone “, a rassurĂ© le ministre.

    Les LĂ©opards feront leur entrĂ©e en compĂ©tition lundi Ă  Oyem, contre les Lions d’Atlas du Maroc.

    VOA

  • Deux cents ex-combattants du M23 rĂ©fugiĂ©s en Ouganda investissent une localitĂ© dans l’est de la RDC

    Deux cents ex-combattants du M23 rĂ©fugiĂ©s en Ouganda investissent une localitĂ© dans l’est de la RDC

    -Les autoritĂ©s congolaises ont annoncĂ© dimanche l’entrĂ©e sur le territoire de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo de 200 ex-combattants du “Mouvement du 23 mars” (M23), un groupe rebelle dĂ©fait en 2013, en provenance de l’Ouganda voisin oĂč ils Ă©taient rĂ©fugiĂ©s.

    “Deux colonnes d’anciens Ă©lĂ©ments de la rĂ©bellion du M23 ont franchi hier la nuit les frontiĂšres en provenance de l’Ouganda investissant le village d’Ishasha”, a annoncĂ© Ă  l’AFP Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement congolais.

    “Il y a dĂ©jĂ  des affrontements avec les Forces armĂ©es de la RDC (FARDC) parce que l’armĂ©e congolaise ne laissera personne traverser nos frontiĂšres sans autorisation, avec des armes”, a ajoutĂ© M. Mende.

    Sur son compte Twitter, le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku a lancĂ© l’alerte.

    Ishasha est une localitĂ© du territoire de Rutsuru situĂ©e Ă  155 km au nord-est de Goma, capitale la province dĂ©chirĂ©e du Nord-Kivu frontiĂšre avec l’Ouganda.

    Le M23 est le dernier mouvement des rĂ©bellions Ă  dominante tutsi soutenues par le Rwanda et l’Ouganda dans l’est de la RDC.

    Le M23 a Ă©tĂ© vaincu en novembre 2013 par l’armĂ©e congolaise avec l’appui de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) aprĂšs dix-huit mois de guĂ©rilla au Nord-Kivu (est de la RDC).

    En dĂ©cembre 2013 Ă  Nairobi, le M23 et Kinshasa avaient signĂ© des engagements pour, notamment ouvrir la voie au rapatriement de la plupart des combattants de l’ex-rĂ©bellion en vue de leur rĂ©insertion dans la vie civile.

    Depuis, le mouvement de retour n’a pas Ă©tĂ© massif. Selon Kinshasa, seuls 193 miliciens sur 1.500 ont Ă©tĂ© rapatriĂ©s d’Ouganda et 13 sont volontairement rentrĂ©s du Rwanda sur les quelques centaines qui y Ă©taient hĂ©bergĂ©s.

    Les autoritĂ©s congolaises accusent rĂ©guliĂšrement leurs voisins (le Rwanda et l’Ouganda) d’avoir laissĂ© “ces criminels circuler librement” sur leurs territoires respectifs alors qu’ils devraient ĂȘtre jugĂ©s.

  • Quel Gouvernement pour la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo ?

    Quel Gouvernement pour la République démocratique du Congo ?

    –    ‘‘Que chacun fasse connaĂźtre le genre de gouvernement qui commande son respect et ce sera le premier pas pour l’obtenir.’’ La dĂ©sobĂ©issance civile – Henry David Thoreau

    Par Joël Asher Lévy-Cohen

     

    Un Gouvernement est, par essence, une ‘‘Équipe’’. Celle-ci a la rĂ©putation de travailler, efficacement, sous l’autoritĂ© d’un homme-orchestre, sous la supervision d’un chef d’orchestre. Sa charge primordiale consiste, naturellement, Ă  ‘‘mettre en musique’’, Ă  ‘‘mettre en demeure’’ la politique de la Nation. D’ailleurs, cette derniĂšre justifie, Ă  n’en point douter, sa mise en place. En consĂ©quence, cela signifie que sa mission se rĂ©sume Ă  ‘‘satisfaire les aspirations populaires lĂ©gitimes sous forme de politiques publiques’’ arrĂȘtĂ©es en conseil des ministres et avalisĂ©es par la ReprĂ©sentation nationale.

    Relativement Ă  la Constitution de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo promulguĂ©e sous la pĂ©riode de Transition le 18 fĂ©vrier 2006, cet homme-orchestre s’avĂšre, bien entendu, le Premier ministre. Ce personnage au plus haut sommet de l’État est, en fait, le chef du Gouvernement et de l’Administration publique.

    En rĂ©alitĂ©, qui dit ‘‘Gouvernement’’, dit fondamentalement ‘‘Équipe’’. Qui dit ‘‘Équipe’’, dit intrinsĂšquement ‘‘Esprit’’. Donc, avant d’ĂȘtre une ‘‘Institution’’ ou un ‘‘Organe’’ de l’État, un Gouvernement est, par dĂ©finition, un ‘‘Esprit’’. Celui-ci est caractĂ©risĂ© par la CohĂ©sion de ses membres. C’est-Ă -dire : l’Osmose ou la Symbiose qui soude, fermente l’Équipe. Celle-ci est moralement, donc mentalement, favorisĂ©e par la supervision et la coordination du chef d’orchestre qu’est le Premier ministre.

    Toutefois, pour qu’il y ait nĂ©cessairement CohĂ©sion, il faut qu’il y ait, impĂ©rativement, en amont AdhĂ©sion. Dans le contexte administratif d’un pays, ce mot signifie le fait de partager entiĂšrement les objectifs fixĂ©s par le Premier ministre et de contribuer par ses actions sur le terrain Ă  les atteindre pour le bien-ĂȘtre de l’État et de la Nation. À ce niveau, qui dit action, dit logiquement et forcĂ©ment comportement ou attitude. Ce qui renvoie ipso facto Ă  la fameuse notion ou au fameux principe d’Éthique de travail.

    En d’autres termes, sans une vĂ©ritable AdhĂ©sion en amont, il n’y a rĂ©solument pas de CohĂ©sion. Ce qui veut dire : la notion d’Esprit qui se profile en aval et qui sous-tend, par consĂ©quent, la constitution du Gouvernement, n’existe absolument point. D’oĂč le sens de la trilogie [Gouvernement = ‘‘Équipe’’ + ‘‘Esprit’’ + ‘‘Éthique’’].

    Dans le cadre du ‘‘Dialogue politique intercongolais’’ conduit de main de maĂźtre, au cours du mois de dĂ©cembre 2016, par la fameuse ConfĂ©rence Ă©piscopale nationale du Congo (CENCO), il va de soi que la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo transite par la mise en place d’un vĂ©ritable Gouvernement d’Union nationale. Pour qu’il y ait, Ă  cet Ă©gard, CohĂ©sion gouvernementale, il faut qu’il y ait pratiquement adhĂ©sion sans faille des ministres Ă  la vision du Premier ministre. Cette rĂ©alitĂ© ne peut, moralement et matĂ©riellement, se manifester sur le terrain qu’au moyen de la comprĂ©hension et de l’interprĂ©tation qu’ils ont rĂ©ellement de leurs mandats administratifs et des objectifs politiques assignĂ©s par ledit pacte politique Ă  cette structure gouvernementale.

    Dans ce contexte on ne peut plus particulier, pour rĂ©ussir une meilleure cohĂ©sion, il va de soi que l’équipe gouvernementale soit inĂ©luctablement ‘‘restreinte’’. En effet, la rĂ©duction de sa grosseur ou l’amincissement de sa taille entraĂźnera qu’elle soit plus soudĂ©e, plus efficace et plus productive. En vue de marquer une rupture nettement radicale avec le Mobutisme et le Kabilisme prĂ©varicateurs essentiellement fondĂ©s sur l’éclatement artificiel des ministĂšres[i] dans l’optique d’entretenir une Ă©lite politique ‘‘vorace’’ et ‘‘contreproductive’’, cette Institution gouvernementale doit comporter tout au moins 15 ministĂšres ou tout au plus 22 dĂ©partements ministĂ©riels.

    À cet effet, le Gouvernement d’Union nationale issu des pourparlers intercongolais pilotĂ©s par la CENCO doit ĂȘtre un Gouvernement de Salut public parce que sa mission consiste Ă  extirper tous les dangers qui guettent la RĂ©publique dĂ©mocratie du Congo. Celle-ci doit commencer par la mĂ©thode de gestion politique et administrative de la chose publique, laquelle a rĂ©ellement montrĂ© ses limites, ses failles sous les rĂ©gimes despotiques successifs. Pour ce faire, le slogan politique et administratif de cet organe chargĂ© d’administrer la CollectivitĂ© publique au nom et au service de la Nation doit ĂȘtre : ‘‘Rigueur’’, ‘‘AustĂ©rité’ et ‘‘Responsabilité’’.

    Outre la voie salutaire de la paix et de l’harmonie, de la rĂ©conciliation nationale et de la concorde politique, de la dignitĂ© et de la justice sociale, de la dĂ©mocratie et de la libertĂ©, du dĂ©veloppement Ă©conomique de la CollectivitĂ© publique et du progrĂšs social du Citoyen, ce Gouvernement de Salut public, d’ailleurs essentiellement composĂ© de ‘‘techniciens’’ chevronnĂ©s et non de ‘‘politiques’’, se doit, inexorablement, d’engager la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo Ă  abolir immĂ©diatement la ‘‘potence’’. Ce qui constituerait, Ă  coup sĂ»r, un grand pas vers la modernitĂ© ambiante.

    Quelques exemples de regroupement des ministÚres eu égard à leurs mandats publics et administratifs :

    1. Sécurité publique, Administration du Territoire & Décentralisation
    2. Population & Identification nationale, Affaires coutumiÚres, Immigration & Citoyenneté
    3. Affaires étrangÚres, Coopération internationale, Intégration régionale & Commerce extérieur
    4. Justice, Droits humains & Réformes démocratiques
    5. Défense nationale & Anciens combattants
    6. Éducation nationale, Jeunesse, Sports & Loisirs
    7. Industrie, Innovation technologique, Entreprises & Formation professionnelle
    8. Environnement, Eaux & ForĂȘts, Agriculture & PĂȘche
    9. Économie & Finances, Budget & Plan
    10. Logement, Habitat & Urbanisme
    11. Développement & Infrastructures (Bùtiments & Travaux publics)
    12. Transports & Communications, Poste & Télécommunications
    13. Culture & Tourisme, Arts & Artisanat (porte-parole du Gouvernement)
    14. Fonction publique, Emploi & Prévoyance sociale, Famille & Solidarité nationale
    15. Santé & HygiÚne publique, Action humanitaire & Services sociaux
    16. Énergie, Mines et Hydrocarbures

    [i] Le gonflement pléthorique du personnel politique et gouvernemental. Le grossissement éléphantesque de la taille du Gouvernement.

  • L’affaire des minerais bruts de l’ex-Katanga s’enlise

    L’affaire des minerais bruts de l’ex-Katanga s’enlise

    Extraction of rock for the enrichment of chrysotile at the Bazenovsky quarry deposit of chrysotile asbestos, Ural Mining and Processing Plant. Chrysotile asbestos is a safe kind of asbestos.

    -DĂ©but janvier 2016, vingt-deux camions avaient Ă©tĂ© saisis avec des minerais bruts au poste frontiĂšre de Kasumbalesa, en partance vers l’Afrique du Sud. Des responsables du centre d’Ă©valuation avaient Ă©valuĂ© la cargaison Ă  plusieurs millions de dollars. Des fortes amendes de l’ordre de plus de trente millions de dollars avaient Ă©tĂ© imposĂ©es aux coupables. Une annĂ©e aprĂšs, qu’en est-il de cette affaire ?

    Les tĂ©moins ont peur, l’affaire s’enlise, le minerai saisi a Ă©tĂ© volĂ©. Et certaines personnes parmi celles qui avaient Ă©tĂ© impliquĂ©es dans cette affaire sont libres. Bien que reconnus coupables et condamnĂ©s, ces gens parmi lesquels se trouvent des membres des services de sĂ©curitĂ© n’ont pas eu Ă  purger la totalitĂ© de leurs peines.

    Au centre d’expertise des matiĂšres prĂ©cieuses, Ă  Kinshasa, on se plaint du manque Ă  gagner : la vente aux enchĂšres des produits saisis n’a pas encore eu lieu que des sources dĂ©noncent le vol au jour le jour du minerai consignĂ© dans les installations de la GĂ©camines Ă  Lubumbashi. Et les agents Ă  la frontiĂšre qui avaient dĂ©noncĂ© la fraude estiment que leur vie est dĂ©sormais en danger et aucune prime ne leur a Ă©tĂ© allouĂ©e.

    C’est en effet dĂ©but janvier 2016 que 22 camions chargĂ©s de minerais, environ 12 tonnes, avaient Ă©tĂ© saisis Ă  Kasumbalesa, Ă  la frontiĂšre avec la Zambie. En provenance de la province du Lualaba (ex-Katanga), la cargaison Ă©tait couverte par des documents officiels dĂ©livrĂ©s par les services des mines. Mais, avant de passer de l’autre cĂŽtĂ© de la frontiĂšre, un agent trop curieux dĂ©couvre que c’est du minerai brut qui allait ĂȘtre exportĂ©. Ce qui est interdit par la loi.

    ContactĂ© au tĂ©lĂ©phone, Pascal Nyembo, responsable du centre d’expertise des matiĂšres prĂ©cieuses, a annoncĂ© l’envoi imminent sur place d’une Ă©quipe pour s’enquĂ©rir de cette situation qui, selon lui, fait perdre Ă  l’Etat congolais d’importantes sommes d’argent et risque de dĂ©mobiliser les agents consciencieux.

    RFI

  • Le Rassemblement propose FĂ©lix Tshisekedi comme Premier ministre en RDC

    Le Rassemblement propose Félix Tshisekedi comme Premier ministre en RDC

    -Le Rassemblement des forces acquises au changement, plate-forme rĂ©unie autour de l’opposant historique Etienne Tshisekedi, a dĂ©posĂ© auprĂšs de la Cenco (ConfĂ©rence Ă©piscopale nationale des Ă©vĂȘques du Congo) sa proposition sur la mise en application de l’accord du 31 dĂ©cembre.

    FĂ©lix Tshisekedi, fils du leader de la principale coalition d’opposition, est proposĂ© pour ĂȘtre le Premier ministre, selon le document du Rassemblement.

    “Nous venons de proposer l’honorable FĂ©lix Tshisekedi Tshilombo
 La tendance gĂ©nĂ©rale et essentielle s’est dĂ©gagĂ©e autour de lui au sein du Rassemblement “, a dĂ©clarĂ© sur VOA Afrique Lisanga Bonganga un des sages de la coalition.  

    Car au terme de l’accord signĂ© le 31 dĂ©cembre en vue de rĂ©soudre la crise nĂ©e de la non-tenue des Ă©lections, Etienne Tshisekedi a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dĂ©signĂ© comme prĂ©sident du Conseil de suivi de la transition, organe chargĂ© de veiller au respect des closes jusqu’aux Ă©lections prĂ©vues pour dĂ©cembre 2017.

    Le président Joseph Kabila, lui, restera à son poste.

    La majoritĂ© prĂ©sidentielle ne s’est pas encore prononcĂ©e sur la dĂ©signation de FĂ©lix Tshisekedi mais a simplement dĂ©posĂ© sa proposition des critĂšres pour ce poste. Selon elle, le candidat Premier devrait ĂȘtre “diplomate, patriote et crĂ©dible ; compĂ©tent, d’une forte personnalitĂ© et rassembleur ; avoir une connaissance de grandes questions liĂ©es aux dossiers importants du pays et avoir une expertise de gestion suffisante des affaires publiques ou Ă©quivalents, et intĂšgre, de probitĂ© morale approuvĂ©e”, indique le document remis que la majoritĂ© prĂ©sidentielle a remis aux Ă©vĂȘques.

    Pour le Front pour le respect de la transition, une autre coalition majeure de l’opposition, dont le Mouvement pour la libĂ©ration du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba est le parti-phare, un sĂ©rieux problĂšme d’éthique se pose dans la dĂ©signation faite par le Rassemblement.

    “On ne peut ĂȘtre juge et parti en mĂȘme temps. Comment peut-on avoir un fils qui gĂšre la transition et son pĂšre qui le contrĂŽle”, se plaint Mme Eve Bazaiba, chef de file du Front.

    Pour sa part, le Rassemblement justifie le choix de FĂ©lix Tshisekedi par le fait qu’il remplit les critĂšres posĂ©s mĂȘme par la majoritĂ©.

    “Et le choix d’Etienne Tshisekdi Ă  la tĂȘte du Conseil de suivi de la transition a Ă©tĂ© sans conteste car tout le monde reconnait le rĂŽle que celui-ci a jouĂ© dans la lutte pour la dĂ©mocratie dans ce pays”, a arguĂ© M. Lisanga.

    Selon lui, “la question que pose le Front sera rĂ©solue car, dans la charpente proposĂ©e par le Rassemblement, il est prĂ©vu qu’Etienne soit entourĂ© de trois vice-prĂ©sidents qui pourraient bien ĂȘtre Eve Bazaiba du Front, Vital Kamerhe chef de file de l’opposition signataire du compromis politique obtenu sous la facilitation d’Edem Kodjo ainsi que le candidat de la majoritĂ©”.

    Le Rassemblement a quasiment proposé une structure similaire, consensuelle, pour gouvernement aussi.

    Pendant ce temps, le Premier ministre en place Samy Badibanga, nommĂ© pendant que le pays Ă©tait sous tension, Ă  quelques heures de la fin du dernier mandat, reste ferme dans sa position, refusant de signer l’accord conclu sous la mĂ©diation de la Cenco.

    “L’accord du 31 dĂ©cembre semble ĂȘtre conçu pour l’exclusive satisfaction de la composante Rassemblement dans la gestion des Institutions remaniĂ©es ou créées Ă  l’issue de ces dialogues”, a-t-il Ă©crit dans une lettre adressĂ©e Ă  la mĂ©diation.

    La Cenco a, quant Ă  elle, annoncĂ© que les travaux sur l’arrangement particulier de la mise en Ɠuvre de l’accord reprennent mercredi. Elle estime parvenir assez rapidement Ă  un consensus car mĂȘme le Front a dĂ©posĂ© sa proposition.