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Dialogue:”L’accouchement de l’accord se fera par césarienne”, encore des exigences!
-La majorité et l’opposition étaient réunis samedi matin au siège de l’épiscopat congolais à Kinshasa pour finaliser un accord de sortie de la crise politique provoquée en République démocratique du Congo par le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila.“L’accord est prêt, mais ce matin toutes les composantes sont venues avec de nouvelles exigences portant sur des détails à intégrer dans l’accord, ce qui retarde la cérémonie de signature”, a expliqué à l’AFP un des plus hauts responsables de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), médiateur des négociations entre la majorité et l’opposition.
“L’accouchement de l’accord se fera par césarienne”, a ajouté de son côté un des délégués de la majorité sous couvert d’anonymat.
“On sortira aujourd’hui avec un accord puisque nous voulons la paix dans le pays”, a renchéri Joseph Olenghankoy, un des délégués du Rassemblement de l’opposition.
Samedi soir, Mgr Marcel Utembi, président de la Cenco, avaient affirmé que les deux camps étaient “pratiquement arrivés à conclure un accord”.
“Les différents délégués viennent de s’accorder pratiquement sur les différends points de divergence qui ont fait l’objet des présentes assisses”, avait-il expliqué en ajoutant que la signature était prévue samedi matin.
La crise politique qui mine la RDC est provoquée par le maintien à la tête de la République démocratique du Congo du président Kabila dont le mandat a expiré le 20 décembre dans un climat de violences meurtrières.
Âgé de 45 ans, M. Kabila est au pouvoir depuis 2001. La Constitution lui interdit de se représenter. La présidentielle qui aurait dû avoir lieu cette année a été reportée sine die.
Avec AFP -

Dialogue:Accord conclu en RDC pour des élections en 2017 et signature pour demain

Des évêques membres de la CENCO lors de travaux du dialogue national inclusif à Kinshasa, le 09/12/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo. -Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, quittera-t-il le pouvoir après des élections présidentielles en 2017 ? C’est en tout cas ce qu’il résulterait d’un accord politique annoncé vendredi soir par l’un des médiateurs de l’Eglise catholique impliqués dans une série de négociations visant à apaiser le pays et éviter un bain de sang.
L’accord interdirait également au président congolais de modifier la constitution pour briguer un troisième mandat, a ajouté devant la presse Mgr Marcel Utembi, président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco).
Mais pas encore de signature officielle
Les négociations qui avaient été interrompues avant Noël faute d’entente ont repris dans la journée à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, entre délégués des deux camps sous l’égide de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) pour une ultime session en commission à huis clos.
“Tous les obstacles sont levés, les divergences sont aplanies (…) la fumée est en train de blanchir“, a précisé l’abbé Donatien Nshole, porte-parole de la Cenco après la réunion.
“Nous arrêtons les modalités pratiques de la signature de l’accord par les partis cette nuit ou demain matin” lors d’une assemblée plénière des négociateurs, a-t-il ajouté.
Tout va bien
Les discussions en commission ont réuni au siège de la Cenco huit représentants des signataires de l’accord d’octobre passé entre la majorité et une frange minoritaire de l’opposition autorisant M. Kabila à rester au pouvoir jusqu’à l’élection d’un successeur d’un côté et huit délégués de l’opposition qui rejette cette entente de l’autre.
Le vice-président de la Cenco, Mgr Fridolin Ambongo, avait déclaré peu avant la réunion que la signature d’un accord “était suspendue” au résultat des travaux des seize délégués. Le camp du pouvoir semblait lui aussi partager l’optimisme des évêques médiateurs après la réunion.
“Tout va bien“, a déclaré le directeur du cabinet de M. Kabila, Néhémie Wilondja.
Une dizaine de femmes réclamant une issue des discussions ont réussi à pénétrer au siège de la Cenco au moment des négociations, brandissant des affiches avertissant: “Pas d’accord, pas de sortie pour les dialoguistes“.
Jeudi, la Cenco avait exprimé son intention de mettre un terme à ces négociations vendredi. Commencées le 8 décembre à l’initiative des évêques, ces discussions ont été suspendues la veille de Noël sans accord malgré une nuit entière de débats.
Mandat achevé le 20 décembre dernier
Âgé de 45 ans, Joseph Kabila est au pouvoir depuis 2001. La Constitution lui interdit de se représenter. Après le report sine die de la présidentielle qui aurait dû avoir lieu cette année, son second mandat s’est achevé le 20 décembre dans un climat de violences meurtrières.
État-continent de plus de 70 millions d’habitants, la RDC n’a jamais connu de transition pacifique du pouvoir depuis son indépendance de la Belgique en 1960. Ce pays a été ravagé entre 1996 et 2003 par deux guerres qui ont fait au moins trois millions de morts et sa partie orientale reste déchirée par de multiples conflits armés depuis plus de vingt ans.
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Dialogue: Kabila refuse tout dialogue, et veut organiser un référendum populaire
-Trois semaines de palabres pour rien. Les évêques de la CENCO (conférence épiscopale natioanle du Cogo) qui ont tenté d’arracher un accord entre majorité et opposition pour éviter le chaos en République démocratique du Congo, sont sortis ce jeudi soir sans mot dire de leur dernière rencontre avec le président Kabila dont le second et dernier mandat s’est terminé le 19 décembre dernier.Alors que depuis dix jours ces évêques annoncent qu’ils sont sur le point d’obtenir la signature d’un accord de partage du pouvoir pendant une période de transition devant amener le pays vers des “élections apaisées et démocratiques”, ils se sont fait éconduire sans ménagement jeudi soir par le président Joseph Kabila qui leur a annoncé qu’il n’entendait signer aucun accord et qu’il allait organiser un référendum populaire. Comme pour prouver qu’il s’agissait d’une vraie détermination, les kabilistes ont déjà commencé à collecter des signatures, dès ce jeudi, dans la ville de Kolwezi (sud-est), pour obtenir le droit d’aller au référendum. Objectif : une modification de la constitution en violation complète de l’article 220 de cette même constitution.
Ce vendredi, les évêques congolais, comme ils l’avaient annoncé, clôtureront les débats du dialogue. Mais, contrairement à ce qu’ils espéraient, ils n’auront pas de signature d’un accord mais bien ce qui pourrait passer comme une déclaration de guerre du pouvoir de Joseph Kabila à l’égard d’une opposition qui a fait énormément de concessions pour entrer dans ce dialogue et, surtout, à l’égard de la population congolaise qui a souvent martelé qu’elle ne voulait pas de prolongation du mandat de Kabila et encore moins d’un nouveau mandat.
Des heures troubles s’annoncent en République démocratique du Congo pu le jeu politique paraît plus bloqué que jamais par la (mauvaise) volonté d’un seul homme.
La Libre Belgique
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Fin du dialogue ce vendredi,”Il n’y aura plus de prolongation”

Des évêques membres de la CENCO lors de travaux du dialogue national inclusif à Kinshasa, le 09/12/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo. -L’épiscopat de la République démocratique du Congo a annoncé jeudi son intention de mettre un terme ce vendredi aux négociations entre pouvoir et opposition en vue d’organiser de manière consensuelle la gestion du pays pendant la période de transition entre la fin du mandat du président Joseph Kabila et l’élection de son successeur.
“Avec ou sans un accord, les évêques clôtureront les travaux vendredi. Il n’y aura plus de prolongation”, a déclaré à la presse l’abbé Donatien Nshole, porte-parole de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco). ”
La veille de Noël, après une nuit entière de discussions et la suspension des négociations, la Cenco avait annoncé pour vendredi la signature de l’accord, tout en précisant que “la divergence sur la gestion consensuelle de la période transitoire a été aplanie à 95%”.
La séance de travail à huis clos prévue ce jeudi pour l’adoption de la solution consensuelle que devraient proposer le secrétariat technique de la Cenco et des experts de deux camps, a été “reportée à vendredi matin”, parce que “les divergences persistes autour du poste de Premier ministre de la transition et les mesures de décrispation” de l’espace politique du pays, a ajouté l’abbé Nshole.
bbc
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Vote de la levée d’immunité de Gabriel Kyungu Wa Kumwanza
-L’assemblée provinciale du Haut-Katanga, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, a voté mardi la levée d’immunité de Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, dirigeant d’un parti d’opposition accusé d’outrage envers le président Joseph Kabila.Sur les 30 membres de l’assemblée, 22 étaient présents: 12 ont voté pour la levée de l’immunité, 10 contre, a-t-on appris de sources concordantes.
La justice avait demandé cette levée d’immunité afin de pouvoir poursuivre le président de l’Union nationale des fédéralistes du Congo (Unafec), accusé d’avoir insulté le chef de l’État dans un enregistrement jamais rendu public et dont M. Kyungu Wa Kumwanza conteste l’existence.
“Nous fustigeons la manière de procéder dans cette levée d’immunité de M. Gabriel Kyungu, parce qu’il n’a jamais été entendu. On lui reproche d’avoir outragé le chef de l’État mais ce prétendu enregistrement sonore n’a jamais été présenté à l’assemblée provinciale”, a déclaré à l’AFP l’un de ses avocats, Me Sonvil Mukendi.
“M. Kyungu n’a jamais reconnu avoir fait de telles déclarations, ce qui met en doute l’authenticité de cet enregistrement et devant le tribunal nous exigerons aussi la vidéo parce qu’avec les avancées technologiques tout le monde peut imiter la voix de tout le monde”, a-t-il ajouté.
Figure politique de la région et proche de l’opposant en exil Moïse Katumbi, Gabriel Kyungu Wa Kumwanza a notamment occupé les postes de gouverneur de la province du Grand Katanga (qui sera divisée en quatre provinces en 2015) dans les années 1990 et de président de l’assemblée provinciale entre 2011 et juillet 2016.
Il est également le coordinateur régional dans le sud-est du “Rassemblement”, la plateforme d’opposition à M. Kabila dirigée par l’opposant historique Étienne Tshisekedi.
Son parti, l’Unafec, est membre du G7, groupe de sept partis passés de la majorité à l’opposition au président Joseph Kabila en septembre 2015. Fin mars, le G7 avait demandé à M. Katumbi de se présenter à la présidentielle qui devait se tenir avant la fin de l’année.
L’élection a depuis été reportée sine die et le président Joseph Kabila, dont le mandat s’est achevé le 20 décembre, entend rester au pouvoir en attendant qu’un successeur soit désigné.
Avec AFP



