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  • Ultimatum de la Cenco à la classe politique pour un accord “avant Noël” en RDC

    Ultimatum de la Cenco à la classe politique pour un accord “avant Noël” en RDC

    -L’Église catholique a exigé mercredi qu’un accord soit trouvé avant Noël pour sortir la République démocratique du Congo de la crise provoquée par le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila, au lendemain d’une journée de violences meurtrières.

    L’ultimatum des évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), a été lancé par son président, Mgr Marcel Utembi, à la reprise des pourparlers entre le pouvoir et l’opposition sous l’égide des prélats.

    “Notre souhait est de clôturer avant Noël. Si les acteurs politiques et de la société civile n’arrivent pas à un compromis à cette échéance […] la Cenco en tirera toutes les conséquences qui s’imposent”, a averti Mgr Marcel Utembi, président de la Cenco.

    Mardi, au dernier jour du mandat de M. Kabila, Kinshasa et plusieurs villes du pays ont été le théâtre d’affrontements meurtriers entre les forces de l’ordre et des jeunes hostiles à son maintien au pouvoir permis par le renvoi sine die de la présidentielle qui devait avoir lieu cette année.

    L’Église catholique a joué un rôle majeur dans l’ouverture démocratique pendant les dernières années de la dictature de Mobutu, renversé en 1997 par Laurent-Désiré Kabila, père de l’actuel président. Elle jouit d’une audience sur les questions politiques qui dépasse largement le cercle de ses fidèles (environ 40% de la population).

    Âgé de 45 ans, M. Kabila est au pouvoir depuis 2001 et la Constitution lui interdit de se représenter.

    Les pourparlers sous l’égide de la Cenco ont commencé le 8 décembre en vue d’instaurer un régime de transition chargé d’organiser la présidentielle et d’éviter le scénario du pire : une nouvelle descente aux enfers du pays, ravagé entre 1996 et 2003 par deux guerres ayant fait au moins trois millions de morts. Les négociations avaient été suspendues le 17 décembre en l’absence d’avancée majeure.

    – ‘Tension latente’ –

    Les discussions butent notamment sur l’avenir du chef de l’État, soupçonné par ses détracteurs de vouloir se maintenir éternellement au pouvoir et contre lequel l’opposant historique Étienne Tshisekedi a appelé la population a “résister pacifiquement”.

    A Paris, le gouvernement français a dit envisager de demander de nouvelles sanctions européennes “vis-à-vis de la RDC” si les choses n’avancent pas.

    Selon la police nationale, les heurts de mardi entre manifestants, policiers et soldats ont fait 22 morts à Kinshasa, Lubumbashi (Sud-Est), Matadi et Boma (Ouest), villes pour lesquelles l’ONG Human Rights Watch parle d’un bilan total de 26 morts.

    L’ONU a fait état pour sa part d’un “bilan provisoire” de 19 morts “confirmés”, susceptible d’augmenter.

    Déplorant “les pertes en vies humaines”, le secrétaire général de l’ONU a appelé les autorités “à ouvrir des enquêtes sur ces violences et à garantir que leurs auteurs soient traduits en justice”.

    Ban Ki-Moon a appelé pouvoir et opposition à faire preuve de “retenue” et “à travailler de manière constructive” sous l’égide de la Cenco.

    La situation dans le pays est restée tendue mercredi, où les restrictions à l’usage des réseaux sociaux en vigueur depuis dimanche soir ont été renforcées : les opérateurs internet ont reçu l’ordre de couper tous les réseaux sociaux.

    A Kinshasa, les forces de l’ordre restent déployées massivement et la vie n’a repris que timidement : la circulation est restée très fluide et nombreuses boutiques sont restées fermées.

    Dans le quartier Masina (sud), théâtre de violents heurts la veille, le calme est revenu “mais la tension est latente”, a déclaré à l’AFP un responsable associatif: “Tout le monde a les yeux rivés sur les pourparlers. Les gens attendent le mot d’ordre de la Cenco.”

    A Lubumbashi, deuxième ville du pays et fief de l’opposant en exil Moïse Katumbi, le gouverneur de la province, Jean-Claude Kazembe a dû rebrousser chemin après avoir voulu se rendre à pied sur les lieux des affrontements de la veille.

    Il a essuyé des jets de pierre et a été évacué par la police qui a tiré en l’air pour disperser les agresseurs.

    A Goma (est), la Lutte pour le changement (Lucha), mouvement de jeunes indignés ayant lancé une campagne “Bye-Bye Kabila”, a annoncé l’arrestation de 18 de ses militants ayant organisé un sit-in.

    Un photographe de l’AFP a été interpellé par la police dans cette ville et retenu plus d’une heure. A Kinshasa, deux autres journalistes de l’Agence ont été retenus une heure dans un commissariat.

    Un agent de la sécurité intérieure a expliqué que l’ordre avait été donné “d’empêcher que l’on dise du mal du pays” et que cela visait particulièrement “les médias occidentaux”.

    Avec AFP

  • Tension persistante à Lubumbashi

    Tension persistante à Lubumbashi

    -De jeunes gens ont répondu par des jets pierre à l’appel à la paix que leur a lancé le gouverneur de la province du Haut-Katanga lors d’un rassemblement improvisé ce mercredi à Lubumbashi.

    La tension persiste dans la ville où des morts et des blessés ont été enregistrés la veille lors des manifestations appelant le président Joseph Kabila à quitter le pouvoir au terme de son dernier mandat, le 19 décembre date fixée par la Constitution.

    Les Lushois, habitants de cette ville, la deuxième du pays, se sont réveillés mercredi avec des crépitements d’armes automatiques qui se sont poursuivis sporadiquement jusqu’à près de 16 heures locales.

    Mercredi, le gouverneur de la ville a improvisé une marche de la paix accompagné par les membres de son cabinet. Très peu de gens l’ont suivi. La grande partie de la population le regardait plutôt passer avec indifférence, selon des témoins.

    Le point de chute de la marche a été un des quartiers chauds où le gouverneur a tenu un discours appelant à ne pas suivre ceux qui veulent démanteler le pays.

    Le discours a été interrompu par des jets de pierre. Le gouverneur aurait été blessé à la tête, selon des témoins. Mais les autorités provinciales ne l’ont pas confirmé.

    Joint par téléphone par VOA Afrique, le ministre provincial Kasongo Kabile a plutôt indiqué que le gouverneur se portait très bien.

    Le bilan des manifestations réprimées par la police la veille continue à faire polémique.

    Il y aurait eu entre un à trois morts, selon les autorités.

    Pour d’autres sources, notamment les ONG, au moins 20 personnes ont été tuées à Lubumbashi

  • Declaration du Ministre Britannique des Affaires Etrangeres pour L’Afrique en rapport avec la situation politique en RDC

    Declaration du Ministre Britannique des Affaires Etrangeres pour L’Afrique en rapport avec la situation politique en RDC

    -Je suis profondément déçu de voir qu’il n’y a pas eu élections en République Démocratique du Congo (RDC) en 2016. Le Royaume-Uni et nos partenaires internationaux ont clairement établi que le Président Kabila et son gouvernement en sont les premiers responsables.

    Sans un accord politique inclusif, disposant que le Président Kabila peut rester au pouvoir au-delà de son mandat qui prend fin aujourd’hui, sa légitimité à gouverner le Congo est érodée. Tant qu’il n’y aura pas un tel accord, la relation du Royaume-Uni avec le gouvernement congolais devra regrettablement changer.

    Je soutiens donc le dialogue en cours et encourage toutes les parties à trouver un accord qui ouvre la voie à l’organisation des élections présidentielle et législative en 2017. J’encourage aussi le Président Kabila à dire clairement qu’il ne renouvèlera pas son mandat ni ne changera la constitution.

    Au moment où l’attention du monde est tournée vers la RDC, j’exhorte toutes les parties de renoncer à la violence et à la répression contre le peuple congolais. Les personnes impliquées dans des actes de violence et répression en seront individuellement tenues responsables.

    L’engagement du Royaume-Uni envers le peuple congolais restera fort et nous continuerons à offrir notre aide aux plus démunis.

  • Tirs nourris d’armes à feu à Lubumbashi

    Tirs nourris d’armes à feu à Lubumbashi

    -Des tirs nourris d’armes à feu ont été entendus mardi matin à Lubumbashi, deuxième ville de la République démocratique du Congo, où les forces de l’ordre sont largement déployées au dernier jour du mandat du président Joseph Kabila, a indiqué le correspondant local de l’AFP.

    Les tirs ont commencé vers 09H15 (07H15 GMT) dans un quartier du sud de cette ville du sud-est du pays, selon ce journaliste passé peu avant dans cette zone, théâtre d’affrontements entre des manifestants et la police dont témoignaient plusieurs pneus brûlés abandonnés sur une chaussée jonchée de pierres.

    Le correspondant de l’AFP a entendu des rafales nourries pendant une vingtaine de minutes qui ont ensuite fait place à des tirs par intermittence jusque peu après 10H00.

    Dans la commune de Matuba, où le journaliste avait trouvé plus tôt les traces d’affrontements, un officier supérieur de la police lui a indiqué que ses hommes avaient fait face à des “groupes de manifestants” hostiles de cinq ou dix personnes.

    Jean-Claude Kazembe, gouverneur du Haut-Katanga, province dont Lubumbashi est la capitale, a déclaré à l’AFP que “parmi les manifestants (à Katuba), on en a repérés trois qui sont armés”.

    “C’est ce qui justifie que la police tire des balles réelles en l’air pour disperser des civils”, a ajouté le gouverneur.

    Lubumbashi est le fief de l’opposant en exil Moïse Katumbi, candidat à la présidentielle qui devait avoir lieu cette année mais qui a été reportée sine die.

    M. Kabila, dont le mandat s’achève mardi, est au pouvoir depuis 2001 et la Constitution lui interdit de se représenter. Le chef de l’État entend se maintenir au pouvoir jusqu’à ce que soit élu quelqu’un pour lui succéder.

    L’opposant congolais historique Étienne Tshisekedi a appelé dans la nuit de lundi à mardi le peuple “à ne plus reconnaître” le président.

    La situation est très tendue en RDC depuis 48 heures. La plupart des grandes villes du pays sont sous la coupe réglée des forces de l’ordre et la population reste massivement chez elle.

    Avec AFP

  • Des violences ont éclaté en RDC

    Des violences ont éclaté en RDC

    -Des violences ont éclaté mardi dans les deux plus grandes villes de la République démocratique du Congo, où l’opposant Étienne Tshisekedi a appelé le peuple à ne plus “reconnaître” le président Joseph Kabila, qu’il accuse de “coup d’État”.

    Selon les informations de VOA Afrique, trois personnes au moins seraient mortes après les violences qui ont éclaté entre la police et les manifestants.

    Des arrestations signalés dans presque toutes les 24 communes de Kinshasa. Il y aurait au moins 4 morts à Boma dans le Bas-Congo.

    Des dizaines de véhicules de transport de troupes sillonnaient la capitale, où policiers et militaires sont largement déployés depuis dimanche, comme dans toutes les grandes villes du pays.

    Des policiers congolais passent devant des barricades lors d'une manifestations dans les rues de Kinshasa, en RDC, le 20 décembre 2016.

    Des policiers congolais passent devant des barricades lors d’une manifestations dans les rues de Kinshasa, en RDC, le 20 décembre 2016.

    Peu après minuit, des coups de feu ont été entendus dans plusieurs quartiers de Kinshasa pour faire taire des concerts populaires de sifflets et casseroles en signe de protestation contre le pouvoir.

    Plusieurs habitants on fait état de morts en divers endroits, ce qui n’a pu être vérifié.

    Dans la commune de Lingwala, le quartier proche du palais du peuple, une balle a atteint un homme d’une cinquantaine d’année, alors qu’il dormait encore dans sa chambre.

    “Hier soir on était dans la rue pour siffler et taper sur les casseroles. Il y a eu des tirs de lacrymo, des coups de fusil, ils ont menacé la population”, a déclaré André, habitant du quartier Matete.

    Des habitants entonnent des chants lors de manifestations contre Joseph Kabila, à Kinshasa, RDC, le 20 décembre 2016.

    Des habitants entonnent des chants lors de manifestations contre Joseph Kabila, à Kinshasa, RDC, le 20 décembre 2016.

    ‘On n’est pas dans l’hécatombe’

    A Lubumbashi, deuxième ville du pays, dans le sud-est, des affrontements ont éclaté entre policiers et manifestants dans un quartier sud avant qu’on entende des tirs nourris en milieu de matinée.

    Lubumbashi est le fief de l’opposant en exil Moïse Katumbi, ex-allié de M. Kabila et candidat déclaré à la présidence.

    Les autorités locales ont justifié “que la police tire des balles réelles en l’air pour disperser des civils” par le fait que “trois” manifestants étaient armés.

    La RDC est minée par une crise politique depuis la réélection contestée de M. Kabila en 2011, à l’issue d’un scrutin entaché de fraudes massives.

    Dans une vidéo sur YouTube – invisible en RDC où le contenu des réseaux sociaux est filtré depuis dimanche soir – l’opposant historique Étienne Tshisekedi a lancé“un appel solennel au peuple congolais à ne plus reconnaître l’autorité de M. Joseph Kabila”.

    D’une voix ânonnante, le vieil opposant de 84 ans, invite également les Congolais à “résister pacifiquement au coup d’État” accompli selon lui “avec la bénédiction de la Cour constitutionnelle” qui a rendu en mai un arrêt autorisant M. Kabila à rester en fonctions après le 20 décembre.

    Suspendus samedi soir, ces pourparlers destinés à permettre l’instauration d’un régime de transition politique associant la majorité sortante et l’opposition, étaient censés reprendre mercredi.

    Leur avenir apparaît cependant incertain après l’annonce lundi soir d”un nouveau gouvernement dirigé par Samy Badibanga, transfuge de l’UDPS, le parti de M. Tshisekedi.

    Le nouveau cabinet est le fruit d’un accord de partage du pouvoir conclu en octobre entre la majorité et une frange minoritaire de l’opposition renvoyant la présidentielle au plus tôt en avril 2018.

  • Samy Badibanga publie son gouvernement

    Samy Badibanga publie son gouvernement

    -Le premier ministre, Samy Badibanga a publié, lundi 19 décembre, son gouvernement composé de trois vice-premiers ministres, sept ministres d’Etat, trente-quatre ministres et vingt-trois vice-ministres. Parmi les vice-premiers ministres, She Okitundu s’occupe des Affaires Etrangères et Intégration regionale. Emmanuel Ramazani Shadari et José Makila s’occupent respectivement de l’Intérieur et Transport et Voies de communication.

     

     

    7 ministres d’Etat font partie du gouvernement Badibanga. Il s’agit de

    1. Alexis Thambwe Mwamba : Justice et Garde des sceaux

    2. Kangudia Mbayi Pierre : Budget

    3. Bahati Lukwebo : Economie nationale

    4. Jean Lucien Bussa : Plan

    5. Lambert Matuku : Emploi Travail et prévoyance sociale :

    6. Azarias Rubrewa :Décentralisation et Reforme institutionnelle :

    7. Michel Bongongo Ikoli : Fonction publique.

    Voici la liste complète des membres du gouvernement :

    Vice-premiers ministres :

    1. Affaires Etrangères et Intégration régionale : M. She Okitundu
    2. Intérieur : M. Emmanuel Ramazani Shadari
    3. Transport et Voies de communication : M. José Makila

    Ministres d’Etat

    1. Justice et Garde des sceaux : Alexis Thambwe Mwamba
    2. Budget : Kangudia Mbayi Pierre
    3. Economie nationale : Bahati Lukwebo
    4. Plan : Jean Lucien Bussa
    5. Emploi, Travail et prévoyance sociale : Lambert Matuku
    6. Décentralisation et Réforme institutionnelle : Azarias Rubrewa
    7. Fonction publique : Michel Bongongo Ikoli.

    Ministres

    1. Défense nationale, anciens combattant et Réinsertion : Crispin Atama Tabe
    2. Finances : Henri Yav Mulang
    3. Communication et médias : Lambert Mende
    4. Postes, télécommunication et NTIC : Ami Ambatombe Nyongolo
    5. Portefeuille :Wivine Munga
    6. Relation avec le Parlement: Justin Bitakwira
    7. Affaires foncières : Felix Kabange Numbi
    8. Infrastructures, Travaux publics et reconstruction: Thomas Luhaka Lusaka
    9. Urbanisme et Habitat : Joseph  Kokonyangi
    10. Mines : Martin Kabwelulu
    11. Hydrocarbures : Aimé Ngoy Mukena
    12. Industrie : Marcel Ilunga Lehu
    13. Energie et ressources hydrauliques : Pierre Anatole Matusila
    14. Tourisme : André Moke Sanza
    15. Petites et moyennes entreprises : Eugène Serufuli Ngayabaseka
    16. Coopération au développement : Clément Kanku Bukasa
    17. Commerce extérieur : Boji Sangara Bamanyirue Aimé
    18. Agriculture: Patrick Mayombe Mumbioko
    19. EPSP: Gaston Musemena
    20. Genre, enfant et famille : Marie Louise Mwange
    21. Affaire sociales, solidarité et action humanitaires : Paluku Kisaka Yereyere
    22. Sports : Willy Bakonga
    23. Environnement et développement durable : Atis Kabongo Kalonji
    24. Enseignement supérieur universitaire : Steves Mbikayi Mabuluki
    25. Formation professionnelle, métiers et Artisanats : Guy Mikulu Pombo
    26. Recherche scientifique : Bamboka Lobendi
    27. Développement Rural : Martine Ntumba Bukasa
    28. Droits Humains : Mme Marie Ange Mushobueka
    29. Santé : M. Holly Ilunga Kalonga
    30. Jeunesse et Initiation à la nouvelle citoyenneté : Mme Maguy Kiala Bolenga
    31. Pêche et élevage : Jean Marie Bulambo Kilosho
    32. Affaires coutumières : Venant Tshipasa Vangi
    33. Cultures et Arts : Sylvain Maurice Masheke
    34. Ministre Délégué auprès du Premier ministre : Fidèle Ntingu Bayi.

    Vice-ministres :

    1. Affaires Étrangères : M. Yves kisombe
    2. Congolais de l’étranger : M. Emmanuel Ilunga Kasongo
    3. Intérieur : M. Basile Olongo
    4. Transports et voies de communication : M. Samy Adubango.
    5. Justice: M. Kiove kola Edouard
    6. Budget: M. Willy Ngoposs Sunzel
    7. Environnement : M. Agée Matembo
    8. Plan : M. Franck Mwedi Apenela
    9. Travail et prévoyance sociale : Arthur Sedea
    10. Décentralisation et réforme institutionnelle : M. Montana Mpuku Autaine
    11. Défense nationale : M. Corneille Maswaswa.
    12. Finances : M. Tharcisse Loseke Nembalemba
    13. Télécommunications et Nouvelles technologies de l’Information et de la communication : M. Isidore Omari Kampene
    14. Portefeuille : M. Omer Egbake Yangembe
    15. Infrastructures : M. Papy Matenzolo
    16. Urbanisme : M. Zachée Rugabisha
    17. Énergie et ressources hydrauliques : M. Willy Mishiki
    18. Coopération au développement : M. John Kwete
    19. Commerce extérieur: Mme Nathalie Mbul
    20. Agriculture : M. Noël Botakile
    21. Économie : Mme Bishumu Akupendayi
    22. Enseignement Supérieur et universitaire : M. Christophe Mboso Nkodia
    23. Santé : Mme Maguy Rwakabuba.
  • Les manifestations étouffées et des arrestations signalées en RDC

    Les manifestations étouffées et des arrestations signalées en RDC

    -Kinshasa a revêtu lundi ses atours de ville morte des jours de tension politique à la veille du terme du mandat du président Joseph Kabila, dont l’opposition conteste la volonté de se maintenir au pouvoir en attendant l’élection d’un successeur.

    Selon notre correspondant sur place ce matin, à 7h45, les rues de la capitale sont encore vides.

     Situation 7h45, circulation timide,quelques voiture taxi de fois vide,mais aussi les gros bus transco ville

    Le bruit de fond habituel de la capitale de la République démocratique du Congo- coutumière des violences meurtrières à caractère politique – a disparu.

    Dans le nord et l’est de la ville, les militaires et policiers sont plus nombreux dans les rues que les passants, tandis que les transports collectifs publics fonctionnent à un rythme très ralenti.

    De nombreuses entreprises ont donné pour consigne à leurs employés de ne pas venir travailler, et aucun “blanc-bleu” ainsi que l’on surnomme les écoliers à cause de leur uniforme n’est visible dans les rues, alors que les écoles secondaires ne sont pas encore en vacance.

    Comptabilisation des arrestations

    Sur la place Victoire, emblématique du coeur animé de la ville, la grande majorité des commerces sont fermés. Les étals ont disparu de la place, qui grouille habituellement. Un camion blindé de la police antiémeute est stationné dans un coin.​

    Selon Ida Sawyer, directrice de recherches sur l’Afrique centrale pour Human Rights Wtach, 41 arrestations ont eu lieu ce matin à Goma.

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    : @hrw_fr a reçu des rapports crédibles d’au moins 41 personnes arrêtées à aujourd’hui

    Franck Diongo a déclaré à VOA Afrique que trois membres du parti MLP (Mouvement lumubiste progressiste) viennent d’être arrêtés. Sa résidence serait encerclée par des policiers à Kinshasa.

    de#MLP serait menancé d’arrestation,sa résidence encerclé par la police et 3 de ses partisants déjà aux arrêts.

    À Goma, toujours selon les informations de VOA Afrique, au moins neuf membres issus des partis de l’opposition auraient également été arrêtés.

    À Bukavu, tout est presque à la normal excepté pour les banques et institutions financières qui n’ont pas ouvertes. La circulation est fluide, particulièrement au centre-ville ou les marchés ont ouvert.

    Dans la commune de Kadutu, le grand marché n’a pas ouvert. La circulation est très faible. À certains endroits, des policiers sont déployés.

    Dans la cité Uvira, tout est à l’arrêt. Pas d’école, ni de travail. La plupart des gens sont restés chez eux.

    Dans la cité de Baraka, en territoire de Fizi, la circulation est normale et une bonne partie des activités se sont déroulées à la normale, tout comme à en territoire de Mwenga.

    Coupure internet et solidarité sur les réseaux sociaux

    À la veille du 19 décembre, les différents opérateurs ont réduit l’utilisation de certains applications internet. Face à ce bloquage, les Congolais ont trouvé une solution : utiliser un VPN (réseau privé virtuel) pour faire croire que leur appareil n’est pas en RDC, afin d’avoir accès au réseau.

     ​Sur Twitter, par exemple, les Congolais se passent le mot pour rester connecté.
     Dans un communiqué, les experts de l’ONU rappelle que qu’ “une mesure de cette ampleur empêche les citoyens d’accéder à leurs droits à l’information et à la communication. Ce droit est particulièrement essentiel en période de débat public et de choix démocratique”.

    Sur Twitter, un membre de l’équipe de Human Rights Watch en RDC a mis en ligne un tableur qui récapitule ce qui marche ou pas selon l’opérateur, indiquant que cela sera sûrement modifié.

    Social media crackdown in : First impressions of what app/function is blocked depending on provider. Subject to change as day unfolds.

    21 décembre pour la reprise du dialogue

    Samedi soir, les évêques catholiques de la Conférence épiscopale nationale du Congo ont annoncé la suspension de leur médiation en vue de permettre une sortie apaisée de la crise politique qui ronge le pays depuis la réélection contestée de M. Kabila en 2011.

    Appelés à Rome pour une visite au pape prévue de longue date, les évêques congolais ont annoncé une reprise des négociations mercredi, après leur retour.

    En RDC, l’accord tant attendu avant le 19 décembre n’a pas été signé. Et les évêques de la Cenco ont renvoyé au mercredi 21 décembre les discussions.

    De nombreux points de divergences subsistent en effet entre les signataires de l’accord du premier dialogue et le Rassemblement, coalition de l’opposition qui n’a pas pris part à ce dialogue facilité par le Togolais Edem Kodjo.

    Si, côté opposition, on parle d’un échec et on appelle la population à s’assumer, côté majorité présidentielle, on reste confiant quant à l’aboutissement heureux des travaux.

    Chasser Kabila du pouvoir ?

    Âgé de 45 ans, M. Kabila est au pouvoir depuis 2001, et la Constitution lui interdit de se représenter. Ses détracteurs l’accusent d’avoir tout fait pour torpiller le processus électoral et de vouloir se maintenir au pouvoir à vie.

    Les négociations sous l’égide des évêques sont destinées à permettre l’instauration d’une période de transition politique associant le pouvoir et l’opposition jusqu’à l’élection d’un nouveau président. Elles n’ont avancé sur aucun des points de contentieux les plus importants, et sont censées reprendre mercredi.

    Depuis l’annonce de la suspension de la médiation épiscopale, Kinshasa est dans l’expectative de ce qui va se passer, par craintes de violences.

    Avant l’ouverture de ces pourparlers, la coalition du Rassemblement constituée autour de l’opposant historique Étienne Tshisekedi avait menacé de jeter la population dans la rue le 19 décembre dans tout le pays pour chasser M. Kabila du pouvoir en cas d’échec des négociations.

     Le Rassemblement n’a cependant donné aucun mot d’ordre en ce sens après la suspension des discussions.

    Dimanche, sur Twitter, une liste des prisonniers politiques a été publiée :

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    L’ACAJ publie la liste des prisonniers politiques remise à la CENCO pour libération immédiate. https://acaj-asbl.org/2016/12/18/claration-de-lacaj-sur-le-dialogue-national-inclusif/ 

    L’ONU regarde la RDC avec attention

    Lundi, les experts de l’ONU ont exhorté le gouvernement à lever les restrictions “abusives” imposées aux manifestants pour éviter la violence.

    Des experts des Nations Unies ont demandé aux autorités de lever les restrictions politiques qui, selon eux, portent atteinte aux droits des peuples à la liberté d’expression, de réunion pacifique et d’association.

    Comme le rappelle le communiqué, “ces restrictions incluent une interdiction de facto de tous les rassemblements et réunions publics dans les principales villes du pays”.

    “Récemment, ces mesures ont touché les mouvements de jeunes citoyens LUCHA et Filimbi, qui visent à promouvoir la participation politique et qui ont lancé une campagne de sensibilisation au respect de la Constitution il y a peu”, ont déclaré les experts de l’ONU.

    “Ces mesures constituent une violation des conventions internationales relatives aux droits de l’homme auxquelles le gouvernement de Kinshasa est signataire et violent la Déclaration des Nations Unies sur les défenseurs des droits de l’homme”, ont-ils souligné.

    “La répression ciblée des voix dissidentes de la société civile et des défenseurs des droits humains est contraire aux principes démocratiques”, ont expliqué les experts. “Si la société civile n’est pas autorisée à exercer les droits à la liberté d’expression, à la liberté d’association et à la réunion pacifique, les manifestants vont inévitablement recourir à la violence, pour laquelle seules les autorités devront être blâmées”.

    Les experts de l’ONU ont déclaré déplorer le fait que les autorités de Kinshasa appliquent deux points deux mesures, permettant aux jeunes pro-gouvernementaux de mener des activités publiques tout en réprimant les voix dissidentes.

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  • Le Pape prie pour que le dialogue politique en RDC se déroule “avec sérénité”

    Le Pape prie pour que le dialogue politique en RDC se déroule “avec sérénité”

    -Lors de sa prière dimanche, le pape François a appelé tous les fidèles à prier pour la RDC.

    Le Pape demande à tous les fidèles de prier pour que le dialogue politique en République démocratique du Congo (RDC) se déroule “avec sérénité pour éviter tout type de violence”, “pour le bien de tout le pays”.

    Le pape François a prié depuis la fenêtre des appartements apostoliques au Vatican, après la prière de l’angélus, lors du quatrième dimanche de l’Avent.

    voa

  • Audio: En date du19, chacun sait le rôle qu’il a à jouer, qu’il y est internet ou pas”

    Audio: En date du19, chacun sait le rôle qu’il a à jouer, qu’il y est internet ou pas”

    -La veille de la date officielle du fin mandat pour le président congolais Joseph Kabila, la ville de Kinshasa, comme toutes les autres grandes villes du pays, a été cadrée par la police et l’armée pour contrecarrer toute manifestation de la population.

    Dans la capitale, à Kinshasa, tout est resté normal. Mais la présence des hommes en uniforme montre la tension et fait peur à certains Kinois.

    Malgré la présence des agents de service de sécurité dans certains points chauds dans la capitale, ce dimanche, au petit matin, on pouvait apercevoir quelques passants qui se dirigeaient aux cultes.

    Certaines rues étaient presque désertes, tel que le boulevard du 30 juin au centre-ville de la capitale, mais à l’intérieur, dans les avenues, tout est resté normal jusqu’à tard dans la soirée.

    “C’est comme tous les dimanches, et le 19 sera comme tous les jours” explique un jeune Congolais.

    Dans les transports en commun, les occupants se réservent de parler de la situation par peur de s’adresser à un agent de service de renseignement.

    Dans les petites terrasses, certains Kinois qui sirotent la bière discutent et certains ont même l’envie d’en parler, mais sous l’anonymat : “nous le peuple, nous regardons les dialogues et c’est le peuple qui va décider”.

    Pour le mouvement citoyen Lucha, dont l’une de leurs militantes est, depuis le 17 décembre, portée disparue à Kinshasa, la seule voie d’expression reste la rue. Et pour cause: le gouvernement menace de filtrer ou de couper l’internet sur toute l’étendue du pays.

    “À la veille du 19, chacun sait le rôle qu’il a à jouer, qu’il y est internet ou pas”, a déclaré Ruzizi Aganze, membre de la Lucha.

    A quelques heures de la fin officielle du deuxième et dernier mandat du président Joseph Kabila, ce dimanche soir, police et armée ont installé des barrages pour fouiller tous les véhicules.

    Dans cet embouteillage du soir, tout le monde veut vite rentrer chez soi en attendant de voir comment va se terminer la journée de ce lundi 19.

    Certaines informations disent que plusieurs familles habitant près de camps militaires se seraient déplacées vers l’intérieur de la ville pour une question de précaution.