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  • RDC: le dialogue politique pourrait être convoqué incessamment

    RDC: le dialogue politique pourrait être convoqué incessamment

    Boshab-Le dialogue politique sur le processus électoral « pourrait être convoqué incessamment », a annoncé lundi 2 novembre le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Evariste Boshab à l’issue d’une réunion des chefs de principales institutions de la RDC autour du président Kabila.

    Les participants à cette réunion ont dégagé « une vision commune sur l’impératif de rechercher un consensus sur le processus électoral», a indiqué M. Boshab dans un bref compte-rendu sur la RTNC, la télévision d’Etat.

    Les présidents de deux chambres du Parlement, le chef d’Etat-major général de l’armée, le Premier ministre, le Président de la Cour constitutionnelle, le Président de la Cour suprême de Justice, le Procureur général de la République ont participé à cette réunion dite interinstitutionnelle.

    Le bihebdomadaire C-News annonçait dès dimanche soir l’arrivée à Kinshasa des délégués de l’UDPS, le principal parti d’opposition, à ce dialogue. Officiellement, l’UDPS se dit favorable au dialogue sous la médiation internationale évoquant l’accord-cadre d’Addis-Abeba signé en février 2013 par onze Etats africains pour rétablir la paix et la sécurité dans la sous-région des Grands Lacs. D’autres forces de l’opposition à l’instar de l’UNC et du MLC rejettent l’idée du dialogue, estimant que ce forum représente à ce stade une stratégie pour faire « glisser le mandat présidentiel » au-delà de son terme constitutionnel.

    A un an de l’élection présidentielle prévue fin novembre 2016, le processus électoral bat de l’aile en RDC. Les élections provinciales, municipales, urbaines et locales prévues le 25 octobre 2015 dans le calendrier global de la Ceni n’ont pas été organisées. Ni celles des gouverneurs de vingt-et-une nouvelles provinces issues du récent découpage.

    La centrale électorale elle aussi est paralysée après la double démission de son président Apollinaire Malumalu pour raisons de santé et de son vice-président, André Pungwe après « plusieurs pressions » de sa famille politique.

    D’autres démissions à la Ceni ne sont pas totalement à exclure. Samedi, le Bureau de la Majorité Présidentielle (MP) a demandé aux membres de la Ceni dont les partis ont été récemment exclus de cette plate-forme à libérer leurs postes. Allusion à peine voilée à la questeure de la centrale électorale, Chantal Ngoy, membre du parti MSR ou encore Benjamin Bangala de l’ARC dont les partis sont exclus de la MP.

    Si ces membres venaient à quitter la Ceni, « cette situation pourrait aboutir à la restructuration de l’ensemble du bureau », prévient un observateur. La restructuration de la Ceni, un point qui figure dans la feuille de route de l’UDPS pour le dialogue.

    (Radio Okapi)

  • Les délégués de Tshisekedi au dialogue avec Kabila sont déjà à Kinshasa

    Les délégués de Tshisekedi au dialogue avec Kabila sont déjà à Kinshasa

    Kabila-et-Tshisekedi-Le bihebdomadaire C-News  titre: « Les délégués de Tshisekedi au dialogue avec Kabila sont déjà à Kinshasa ». Selon C-News, cette délégation qui séjourne dans la capitale de la RDC depuis samedi 31 octobre est conduite par Bona Kalonda, le neuve d’Etienne Tshisekedi, président de l’UDPS, devenu le confident politique de son oncle depuis un temps.

    Le journal souligne :

    Une délégation de l’UDPS extérieure séjourne déjà à Kinshasa depuis samedi 31 octobre.

     Elle est conduite par le neuve d’Etienne Tshisekedi, Bona Kalonda – devenu le confident politique de son oncle depuis un temps. Certains membres de la délégation sont logés aux frais de l’État au Grand-Hôtel de Kinshasa, d’autres au Fleuve Congo-Hôtel.

     Vraisemblablement, ces délégués de Tshisekedi viennent prendre part au dialogue UDPS-Kabila – annoncé pour le 15 novembre prochain à Kinshasa.

  • Requinqué par les résolutions du congrès du parti Unafec : Kyungu prêt au combat

    Requinqué par les résolutions du congrès du parti Unafec : Kyungu prêt au combat

    Antoine Kyungu-Pour les congressistes, le parti dirigé par « Baba wa Katanga » est un et indivisible. Plus rien ne sera comme avant à l’Union nationale des fédéralistes du Congo, (UNAFEC) où l’autorité morale, Antoine-Gabriel Kyungu wa Kumwanza, est décidé à se battre bec et ongles pour faire respecter les couleurs et la marque de sa formation politique. Cette ferme résolution, Kyungu l’a prise devant la base de l’UNAFEC qui, lors du Congrès extraordinaire organisé à Lubumbashi du 29 au 31 octobre, lui a renouvelé, à l’unanimité, sa confiance pour continuer la conduite des actions du parti après avoir rejeté sa lettre de démission. Pour défendre le label UNAFEC, Kyungu dit ne reculer devant rien, même pas la mort. Il n’y aura pas deux UNAFEC du vivant de ” Baba wa Katanga “.

    Kyungu a expliqué à ses militants réunis en congrès que ” des complots ont été montés pour déséquilibrer nos partis avec des menaces sur la vie de certains responsables. Voulant à tout prix déstabiliser les partis politiques prônant le respect de la Constitution et des valeurs fondamentales dans notre pays, les tenants du statu quo créent des frondes au sein des partis du G7 en violation flagrante de la loi portant organisation des partis politiques interdisant tout doublon de parti politique en RDC ”

    Il est malheureux, constate Kyungu, qu’au sein de l’UNAFEC, certains membres ont quitté délibérément le parti. Mais curieusement, ils se sont tapé le luxe, sans qualité, ni droit d’utiliser les instruments du parti en violation manifeste de la Constitution, de la loi 04/002 du 15 mars 2015 portant organisation et fonctionnement des partis politiques en Rd Congo ainsi que les statuts et règlement du parti.

    Le charismatique leader de l’UNAFEC rappelle que la loi 04/002 du 15 mars 2004 en son article 7 dispose qu’” aucun parti politique ne peut adopter la dénomination, le sigle, les symboles et les autres signes distinctifs d’un autre parti politique déjà enregistré par l’autorité publique compétente sous peine de sanctions prévues par la présente loi “.

    Le président de la Commission juridique de la Convention, le député Lama Mukalay, a rappelé qu’en date du 10 juillet de cette année, la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe, siégeant en matière de contentieux électoral a rendu sous RCE 024, l’Arrêt qui dispose in fine à son troisième feuillet ce qui suit :
    ” Sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens des parties, la Cour relève d’office, car d’ordre public celui de l’irrecevabilité tiré du défaut de qualité dans le chef de Monsieur Omba Sakatolo”.
    ” En effet, elle observe qu’il existe jusqu’aujourd’hui un seul parti politique, UNAFEC dont le Président est monsieur Antoine-Gabriel Kyungu-wA-Kumwanza et ce, eu égard aux pièces du dossier ”
    ” Au terme de l’article 29 alinéa 6 des statuts de l’UNAFEC, la même Cour rappelle que le pouvoir d’ester en justice appartient au président national qui l’exerce ou par celui qui le remplace en cas d’absence ou d’empêchement ”
    ” La même Cour ajoute in fine que le Sieur Sakatolo, secrétaire général n’a pas qualité et ne peut pas agir au nom de l’UNAFEC ou engager l’UNAFEC. ” Et donc, c’est sans qualité que monsieur Omba Sakatolo a agi dans cette cause, cette requête sera déclarée irrecevable ”

    Pour le président Kyungu, Sakatolo et consorts, ayant quitté délibérément le parti, ne doivent ni parler, moins encore, engager l’UNAFEC en toutes circonstances. A ce même sujet, une des résolutions du Congrès, très applaudie par l’assistance, considère que ” tous les frondeurs se sont auto exclus du parti et qu’une action judiciaire soit entamée contre eux pour usage abusif des insignes du parti.”

    L’UNAFEC est une et indivisible 

    Commentant cette disposition, Kyungu a demandé aux jeunes d’interpeller tous ceux qui vont se présenter avec les insignes du parti. Parce que ” notre Constitution ne permet pas de doublon des partis politiques. Ceux qui useront sans qualité de ces insignes ne s’en prendront qu’à eux-mêmes. En France Sarkozy a créé son parti et l’a baptisé le Républicain “, a indiqué le leader de l’UNAFEC. ” Il y a de noms de A à Z, insiste-t-il, chercher quel nom donner à votre parti politique, exemple Hippopotame, Zèbre, Phacochère, Crocodile… au lieu d’utiliser celui de l’UNAFEC “, déplore celui que la jeunesse du parti compare à Nelson Mandela.

    Pour le label UNAFEC, Kyungu est prêt à tous les sacrifices : “ pour ça nous allons mourir. Ce sera du tic au tac. Nous ne prônons pas la violence. Mais nous refusons le désordre. Les lois de ce pays, c’est nous qui les avons votées. Si ce n’est plus une République démocratique, qu’on nous le dise pour savoir à quoi nous en tenir… Nous UNAFEC nous nous engageons à défendre nos couleurs et notre marque… “, avertit-il.

    Le Congrès, s’appuyant sur les textes légaux, demande à l’UNAFEC d’écrire au président de l’Assemblée nationale pour obtenir l’invalidation des mandats des frondeurs députés nationaux. Il demande également aux instances du parti d’adresser une ” lettre ouverte au pouvoir dans laquelle l’UNAFEC dénonce la création camouflée des doublons dans tous les partis politiques soutenant l’alternance et le respect de la Constitution. ”

    Pour éviter les cas de récidive dans l’avenir, l’UNAFEC fera signer les actes d’engagement reprenant certaines conditions à observer par tous les candidats éligibles à tous les niveaux ainsi qu’à tous ceux qui pourront bénéficier d’un mandat public au nom du parti.

    Didier Kebongo
    Lubumbashi, 2/11/2015 (Forum des As)

  • RDC: soupçons de corruption autour de la société Mino Congo?

    RDC: soupçons de corruption autour de la société Mino Congo?

    LUZOLO-L’affaire alimente la chronique à Kinshasa depuis une dizaine de jours : un homme d’affaires d’origine libanaise aurait tenté de corrompre le conseiller spécial du chef de l’Etat pour la bonne gouvernance et le blanchiment des capitaux.

    Des sources proches du conseiller Luzolo Bambi affirment qu’au moins 160 000 dollars ont été mis en jeu pour faire taire des affaires de fraude fiscale et de blanchiment de capitaux pour un total d’au moins 150 millions de dollars.

    C’est la société Mino Congo, présente notamment dans le secteur de la minoterie, qui est visée.

    Selon l’entourage du conseiller spécial du chef de l’Etat pour la bonne gouvernance et le blanchiment des capitaux, la société aurait fait appel à un député national pour tenter de corrompre ce dernier.

    Arrestations

    Des émissaires ont été récemment arrêtés, dans le cadre de cette affaire, puis déférés devant le parquet pour fraude et blanchiment d’argent. Le directeur général de Mino Congo a été libéré aussitôt, à la grande surprise du conseiller Luzolo Bambi.

    Selon les journaux de Kinshasa, comme Africa News, la somme de trois millions de dollars aurait permis d’obtenir la libération du patron libanais de Mino Congo. Le conseiller spécial pour la bonne gouvernance promet de poursuivre son action et de dénoncer cette affaire de corruption.

    RFI

  • RDC:Les commissaires spéciaux nommés pour direger les 26 provinces

    RDC:Les commissaires spéciaux nommés pour direger les 26 provinces

    Nouvelle carte RDC-Le président de la République, Joseph Kabila Kabange, a nommé jeudi 29 octobre les commissaires spéciaux qui devront diriger les nouvelles provinces issues du démembrement. Chaque commissaire est secondé de deux adjoints. L’un chargé des questions politiques et l’autre des questions économiques.

    Ils sont notamment chargés de doter les nouvelles provinces « d’une administration, des services techniques et des infrastructures minimales pour pouvoir créer les balises nécessaires favorables à l’arrivée de nouveaux gouverneurs ».

    Les commissaires spéciaux nommés sont :

    1.    Bas-Uélé : Commissaire Spécial : Antony Yenga Atoloba. Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives  : Jean-Pierre Bakanda Esowa Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Mme Joséphine Tshasibu

    2.    Equateur : Commissaire Spécial : Roger Muamba Mombenza. -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Dominique Bompaka. – Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Pierre Lianza

    3.    HautKatanga : Commissaire Spécial : Félicien Katanga Lokunda. -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Madame Ghislaine Panda. -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Ufwa  Kasongo Kibali

    4.    Haut-Lomami : Raymond Mande Mutombo – Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Ngandu Diemu – Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Nene Ilunga Nkulu

    5.    Haut- Uélé : Commissaire Spécial :  Bondo Mizo  -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Ismaël Rama Ngiama Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Mme Geneviève

    6.    Ituri : Commissaire Spécial : Jefferson Abdallah -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Etienne Ulega -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Mme Rita Tshieyi Kitoko

    7.    Kasaï : Commissaire Spécial : Marc Manyanga -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Hubert Mbingo Mvula. -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Mme Rita Tsheyi

    8.    Kasaï-Central : Alex Kande -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Ambroise Kamukuni -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Justin Milonga Milonga

    9.    Kasaï-Oriental : Commissaire Spécial : Alphonse Ngoyi Kasanji -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Mme Antoinette Kapinga -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Jean-Pierre Mutanda Kabuya

    10. Kwango : Commissaire Spécial : Larousse Kabula Mavula -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Emery Kapuku Vita -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Mme Mathilde Mujinga

    11. Kwilu : Balabala Kasongo -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Nicolas Bulukwango -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Mme Marie-Madeleine Kamituku

    12. Lomami : Commissaire Spécial : Patrice Kamanda -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Thérèse Nzeba -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Gabrielle Kazadi

    13. Lualaba : Richard Muyej -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Didier Mudiata -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Mme Fifi Masuka

    14. MaïNdombe: Gentily Ngobila Mbaka – Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Djo Antoine Masamba -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Mme Brigitte Botete

    15. Mongala: Commissaire Spéciale : Marceline Mondjiba -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions juridiques, administratives et politiques : Jeannine Oto Makadi -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Michael Salumu

    16. Nord-Ubangi: Commissaire Spéciale : Mme Marie-Thérèse Gerengbo. -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Arthur Sedeya -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Bonaventure Debo

    17. Sud-Ubangi : Robert Koloba -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Mme Lucie Kalima -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Jacques Segbewi

    18. Sankuru : Commissaire Spécial : Betolde Kulumbu -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Pierre Lokadi  -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Mme Mireille Wetshonga

    19. Tanganyika : Commissaire Spécial : Richard Ngoyi Kitangala. -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Mme  Ivonne Ngoyi -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Alibi Omari

    20. Tshopo : Commissaire Spécial : Jean Epele – Commissaire Spécial en charge des Questions juridiques, administratives et politiques : Dieudonné Mata – Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Mme Lilie Lutwetwe

    21. Tshuapa : Commissaire Spécial : Cyprien Loboto -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions politiques, juridiques et administratives : Sébastien Impeto -Commissaire Spécial Adjoint chargé des Questions économiques : Marie- Josée  Mputa Mpunga

    Le directeur adjoint

    Le directeur adjoint du cabinet du ministre de l’Intérieur, Albert Paka, a déclaré le 17 octobre courant que les commissaires spéciaux ne formeront pas de gouvernementpour diriger ces provinces. Ils travailleront avec des cabinets restreints.

    Le gouvernement a décidé, depuis le 18 septembre dernier, de nommer les commissaires spéciaux et leurs adjoints pour administrer les provinces nouvellement créées.

    Cette option a été levée pour se conformer à l’arrêt de la Cour constitutionnellel’enjoignant de prendre des dispositions transitoires et exceptionnelles en vue de faire régner l’ordre public, la sécurité et assurer la régularité ainsi que la continuité des services publics dans les nouvelles provinces, la Ceni n’ayant pu organisé l’élection des gouverneurs de ces provinces.

    La République Démocratique du Congo est passée de onze à vingt-six provincesdepuis le mois de juillet dernier.

    Le processus d’installation de 26 nouvelles provinces est issu du compromis politique du Dialogue entre Congolais de Sun City, en Afrique du Sud.

    La constitution de 2006 prévoyait que les vingt-six provinces soient installées dans un délai de 36 mois après sa promulgation. Ce qui n’a pas été respecté. Le processus de démembrement actuel des provinces ne concerne pas le Nord, le Sud-Kivu, le Maniema, Kinshasa et le Bas-Congo.

  • RDC: l’appel de la société civile pour la reprise du dialogue politique

    RDC: l’appel de la société civile pour la reprise du dialogue politique

    kabila7-Pas de calendrier électoral ; absence de consensus sur la nature des élections à tenir en priorité, ou la manière de les organiser. En République démocratique du Congo, à un an de la présidentielle, des acteurs de la société civile tirent la sonnette d’alarme et lancent un manifeste « pour le salut de la nation par un dialogue citoyen ».

    Les signataires comptent aller voir l’ensemble des partis politiques du pays pour les faire adhérer à leur pacte républicain et relancer le dialogue. Selon les sept organisations qui ont rédigé cet appel, il faut que l’opposition et le pouvoir s’assoient autour d’une table et se mettent d’accord rapidement sur les élections, d’ici le délai constitutionnel de novembre 2016.

    Pourquoi ? « Le processus électoral est dans l’impasse aujourd’hui, répond Tshivis Thsivuadi, représentant de l’organisation Journaliste en danger et à l’initiative de ce manifeste. Nous n’avons pas de calendrier, il n’y a pas d’échéance électorale. La Céni est totalement paralysée ! Et donc, on ne sait pas de quoi demain sera fait, et tout le monde parle de glissement, tout le monde parle de délai constitutionnel. On oublie qu’il nous reste à peine 11 à 12 mois avant qu’on n’arrive à des échéances capitales.

    Et on n’a pas un calendrier, on n’a pas des échéances ! Nous constatons que lorsque Kabila appelle au dialogue, l’opposition dit : ‘Nous ne venons pas, parce que c’est un piège pour un glissement. ‘ Et lorsque l’opposition parle de son dialogue sous la médiation de la communauté internationale, le pouvoir en place refuse en disant que c’est un complot de l’opposition.

    Entre ces deux propositions, nous, la société civile, nous avons vocation à jouer un peu le rôle d’une force tampon pour essayer de rapprocher les vues, essayer de les aider à renouer le fil du dialogue. Tout le monde parle de l’alternance au pouvoir, et si nous voulons avoir cette alternance pacifique, je crois qu’il est temps, et plus que temps, qu’on puisse commencer à parler et redémarrer le processus. »

    RFI

  • Matata Ponyo : une gestion scandaleuse des finances publiques

    Matata Ponyo : une gestion scandaleuse des finances publiques

    Matata Ponyo
    Matata Ponyo

    -Faiblesses majeures de gestion du chef du gouvernement ont été relevées dans le rapport de la commission économico-financière de l’assemblée nationale sur l’exécution du premier trimestre du budget 2015. Matata ne va se tirer d’affaire.

    Le flou qui entoure sa gestion, heurte la conscience des députés. Dans le rapport, il est fait état de la persistance de la multiplicité des sous-comptes parallèles du trésor public. Pourtant, ordre avait été donné pour unifier les comptes du trésor. Les élus demandent des explications claires du premier ministre lui-même devant la chambre. D’ailleurs, la commission Ecofin en a fait une de ses principales recommandations à la conclusion de son rapport.

    ‘‘A l’assemblée nationale, la commission recommande d’inviter le premier ministre à venir s’expliquer sur la mauvaise exécution de la loi des finances 2015 au premier trimestre notamment sur les questions de politique générale’’, peut-on lire dans le rapport. Outre ce dérapage, il y a aussi l’existence des sérieux problèmes de fiabilité de prévisions budgétaires que le gouvernement soumet au parlement, mais l’exécution de ces dernières ne se réfère pas à la loi des finances publiques notamment dans l’existence des dépenses.

    Les membres de la commission économico-financière de la chambre basse du parlement reprochent au premier ministre le financement de certains projets publics en dehors de la procédure budgétaire par recours aux ressources dites extrabudgétaires. Déjà, les députés étaient scandalisés par l’exécution de 169 projets en dehors du budget 2014. Une tache d’huile que la cour des comptes avait mentionnée dans son rapport. ‘‘ C’est inadmissible que dans ce pays, le chef du gouvernement se permette de tels dérapages’’, a décrié le brillant économiste Jean Lucien Busa.

    La qualité de la dépense publique pose problème, peste la commission économico-financière. Son rapport auditionné vendredi par les députés, indique qu’il n’a pas été établi clairement des critères objectifs qui guident le gouvernement dans la hiérarchisation de l’exécution des dépenses. Malgré le retard écoulé pour la mise en œuvre progressive de la loi des finances publiques étalée sur sept ans, les membres de cette commission s’indignent de la lenteur de son application. C’est le cas par exemple de la migration du budget des moyens vers le budget programme reconnue comme processus très complexe mais qui n’a pas connu jusqu’à ce jour un début d’application. Drôle façon de gérer la république.

    Matata fait apparemment la sourde d’oreille, tempête un opposant. Rappelé plusieurs fois pour le recrutement, la formation et la mise en service de nouveaux comptables en vue de pallier la carence constatée lors de précédents contrôles, le surdoué technocrate n’y accorde aucune importance. L’assemblée le contraint à recadrer le tir au plus vite avant de subir la sanction promise par Aubin Minaku à l’ouverture de cette session de septembre.

    Ainsi, il est demandé au gouvernement ‘‘de mettre en place en toute urgence la chaine informatisée des recettes dans la perspective d’éradiquer le coulage des recettes publiques, d’accélérer l’exécution du plan stratégique de mise en œuvre la loi des finances publiques, d’exécuter de manière adéquate le budget lié à la rémunération du personnel et appliquer la sanction la plus sévère aux fonctionnaires qui s’évertuent à violer les procédures  d’exécution de loi des finances publiques’’.

    Dans le même chapitre, les membres de l’Ecofin exigent au chef du gouvernement de lever la mesure qui suspend le payement de la prime non permanente de lors que la loi des finances prévoit déjà des dépenses. D’autres sources des recettes sont possibles en dehors des taxes et impôts au lieu de se contenter de cette faible mobilisation des recettes, ont-ils assuré. Pour ce faire, ils ont conseillé au premier ministre d’explorer les nouvelles sources des recettes innovantes au regard  de ressources naturelles incommensurables que regorge notre pays.

    7SUR7.cd

  • Evariste Boshab instruit les services de sécurité de l’application des arrêtés :Fermeture de plus de 200 universites

    Evariste Boshab instruit les services de sécurité de l’application des arrêtés :Fermeture de plus de 200 universites

    Evariste Boshab
    Evariste Boshab

    -Evariste Boshab instruit les services de sécurité de l’application des arrêtés

    Hier jeudi, à la Vice-primature en charge de l’Intérieur, le Professeur Evariste Boshab a reçu dans une séance de travail, le ministre de l’Enseignement supérieur et Universitaire et le vice-ministre à la Justice et Garde des Sceaux. Théophile Mbemba Fundu est venu présenter l’état des établissements universitaires et Instituts supérieurs fermés, soit 200 au total. Accompagné de M. Mboso Kodia Mpwanga, le parton de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, Théophile Mbemba sollicite d’Evariste Boshab son implication dans le respect des arrêtés qui ont été dernièrement publiés, à la suite de la fermeture de plus de 200 établissements universitaires et instituts supérieurs non viables.

    C’est ce qui traduit la présence à cette réunion des partons de la Direction générale des migrations (DGM), de la Police nationale  congolaise, de l’Agence nationale des renseignements (ANR), de l’administration et services de l’Etat.

    Dès l’entame de la réunion, le ton était élevé et la détermination d’Evariste Boshab qui a tapé du poing sur la table, question de mettre fin au règne des universités gargotes qui pullulent à travers la République Démocratique du Congo. Pour le parton de la territoriale, faire fonctionner les Universités et établissements qui ne remplissent aucune norme est un crime contre l’humanité car, c’est donner les diplômes aux gens qui n’en valent pas la peine, qui vont avoir de la prétention alors qu’en réalité les diplômes ne représentent pas ce qu’ils sont. « La Police, l’ANR, la DGM et toute notre administration ont  la responsabilité d’appliquer sans faille ces arrêtés qui vont être rendus publics », a-t-il dit.

    Ceci dit, dans son dernier arrêté, le ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire a répertorié plus de 200 établissements non viables qui doivent être fermés et séance tenante, le Vice Premier ministre a instruit le service de sécurité, l’administration centrale et la police nationale congolaise  d’enclencher l’opération de fermeture de ces universités.

    Au sortir de la réunion, le ministre de l’ESU précise en ces termes : « Nous ne pouvons pas continuer d’accepter que les compatriotes escroquent d’autres compatriotes ; des messieurs qui se permettent d’ouvrir des établissements bidons juste dans le but de se faire de l’argent, sans tenir compte de la qualité de la formation », a déploré Théophile Mbemba, satisfait des mesures prises par le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur.

    Evariste Boshab reçoit un diplôme d’honneur

    Bien avant de recevoir son collègue du Gouvernement à la suite de la fermeture de plus de 200 établissements et universités non viables, Evariste Boshab a reçu le diplôme d’honneur de l’Observatoire africain de la sanction positive. L’OASP a récompensé les efforts de cet homme d’Etat, scientifique en même temps qui est rompu à l’évolution de la science. Un diplôme qui s’ajoute à d’autres dans les tiroirs du Professeur Evariste Boshab.

    Toujours dans la même journée, le parton de la territoriale a accordé l’audience à la députée fédérale belge, d’origine congolaise. Mi Jeanne Miangalungana, qui a présenté ses civilités à Evariste Boshab  et a plaidé en faveur de la représentativité de la femme congolaise dans les institutions de la République et sur les listes électorales aux prochaines élections. La femme congolaise entend être présente dans les institutions de la République, pourvu qu’elle soit compétitive dans le respect de la parité conformément à l’article 30 de la Constitution.

     

    (Pius Romain Rolland)

  • Moïse Katumbi déballé: Est pris qui croyait prendre

    Moïse Katumbi déballé: Est pris qui croyait prendre

    moise*C’est par la plume de Me Muyambo que les masques de Moïse Katumbi sont tombés, mais il était peut-être trop tôt pour que l’ex-gouverneur de l’ex-Katanga fût perçu autrement qu’à travers ces masques qu’il s’était pressé de raccommoder. Muyambo aura donc bel et bien eu raison de ponctuer le chapelet de ses révélations par le refrain « l’histoire me donnera raison ». C’est le cas désormais

    * Il avait fallu la clémence du président Joseph Kabila pour que cet homme dont la situation de détresse « devenait de plus en plus difficile et insoutenable à l’étranger » revienne en RDC. On voit bien que sa richesse n’a rien de familial. Et Muyambo a mis en lumière la manière dont elle a été acquise

    Une entrée impromptue de l’Evêque de Kilwa-Kasenga

    Mgr Fulgence Muteba, Evêque de Kilwa-Kasenga, le patelin d’origine de la mère de Moïse Katumbi, est intervenu récemment sur les ondes de RFI soutenant que la fortune de l’ex-gouverneur du Katanga s’explique par le fait que sa famille était notoirement riche et que ce sujet ne devrait pas concerner les débats publics. C’est faux. Suffisamment d’éléments montrent que Moïse Katumbi s’est en réalité enrichi par des voies illégales et immorales, au détriment du peuple de l’ex-province du Katanga dont il avait la charge en tant que gouverneur, ce qui fait de la manière dont il s’est enrichi un sujet d’intérêt public, transparence dans la gestion des affaires publiques et devoir de rendre compte obligent, en dépit de cette gesticulation d’un prélat peu scrupuleux dont on dit qu’il a eu sa part dans cette entreprise de prédation.

    C’est par la plume de Me Muyambo que les masques de Moïse Katumbi sont tombés, mais il était peut-être trop tôt pour que l’ex-gouverneur de l’ex-Katanga fût perçu autrement qu’à travers ces masques qu’il s’était pressé de raccommoder. Muyambo aura donc bel et bien eu raison de ponctuer le chapelet de ses révélations par le refrain « l’histoire me donnera raison ». C’est le cas désormais.

    Les écrits de Muyambo révèlent un Moïse Katumbi félin, malhonnête, ingrat, affabulateur, menteur, tricheur et déloyal notamment à l’égard de son parti le PPRD, maître du chantage même à l’égard du Chef de l’Etat, prêt à tout pour sa propre gloriole. Il n’aime rien moins que d’être flatté et n’a qu’un credo : le business. C’est pour cela que plusieurs petits mâlins se plaisent à lui soutirer quelques sous en jouant son jeu.

    L’homme est, selon son bon ami Jean-Claude Muyambo, tellement despotique qu’il n’écoute aucun conseil et ne supporte aucune contradiction. Face à quiconque pense autrement que lui ou ose se présenter en concurrent économique ou en rival politique, il n’a que trois solutions : une correction par frappes corporelles (tel fut le cas avec son propre frère Aerts Kayumba), le bâillonnement ou la mise à mort à défaut de reniement.

    Il se sert de ses alliés comme du citron qu’il jette ensuite aussitôt pressé. Ainsi s’est-t-il servi de la base Sempya, Asbl regroupant les membres de la communauté Bemba, l’ethnie de sa mère, « comme un tremplin et ses membres comme des torchons finis », dixit Muyambo.« Reçu, logé et nourri » par ce dernier, à son retour d’exil, il n’a pas hésité à organiser une tentative d’assassinat contre lui en date du 15 juin 2010, ainsi que la destruction à la même date de sa résidence et des installations de sa chaîne Radio Télévision Lubumbashi Jua par une bande de drogués à sa dévotion. Inutile de préciser que celui qui clame être richissime de par sa famille n’a pas été capable de rembourser les 250.000 USD qu’a coûtés cette prise en charge par Me Muyambo. Ce fut finalement le gouverneur de l’époque, Aimé Ngoy Mukena qui, aux dires de l’avocat, dût promettre de payer à sa place. Sans réaliser la promesse.

    Gouverneur, il s’est pris pour la loi, donnant des injonctions aux juges et même, rendait lui-même le jugement à priori lorsque ses intérêts financiers étaient en jeu.

    L’homme n’observe aucune éthique en affaire

    Moïse Katumbi n’observe aucune éthique en affaires. Après avoir escroqué feu le président Laurent Désiré Kabila dans les affaires des magasins témoins et d’achat d’armes pour le compte du gouvernement, il récidiva aux dépens de feu le président Frédéric Ciluba. Affaire pour laquelle il a été longtemps recherché par la justice zambienne. Il usera encore de l’escroquerie lors de son retour en RDC, en demandant à un certain Paul Steel (sujet zambien) de louer pour lui un jet privé qui l’avait ramené de Johannesburg à Kinshasa et de Kinshasa à Lubumbashi. En contrepartie, Steel devait bénéficier d’un marché consistant à moudre les maïs de la Gecamines Développement pour une période de 3 mois, de manière à récupérer son argent en écoulant ses maïs à 15 USD le sac tout en réservant 15% de commission au profit de Katumbi. Le deal se soldera par un conflit lorsque Paul Steel découvrit qu’en fait Moïse Katumbi livrait le sac de 25kg à 30 USD à la Gecamines au lieu de 15 USD convenus.

    Il avait fallu la clémence du président Joseph Kabila pour que cet homme dont la situation de détresse « devenait de plus en plus difficile et insoutenable à l’étranger » revienne en RDC. On voit bien que sa richesse n’a rien de familial. Et Muyambo a mis en lumière la manière dont elle a été acquise.

    Lorsqu’il revint en RDC en 2003, Moïse Katumbi, ayant bénéficié d’un accueil chaleureux grâce notamment au subterfuge de faire croire que le jet loué à M. Steel lui appartenait, usa du trafic d’influence pour persuader les autorités de la Gecamines et autres opérateurs miniers que c’était le Chef de l’Etat qui l’avait envoyé pour implanter le PPRD au Katanga et que, pour ce faire, la Gecamines Développement devait lui donner ses minoteries pour moudre la farine afin de permettre au parti présidentiel d’avoir des subventions. Il obtint les minoteries, mais à son unique profit.

    Muyambo témoigne également que Moïse Katumbi a racketté des sujets libanais et grecs à Lubumbashi pour remplir ses poches. Il exigea ainsi au Libanais Fwade la somme de 4.000.000 USD en menaçant de démolir sa résidence avec l’aide des « cent pour cent » des fanatiques déguisés en supporters de Mazembe. Cet opérateur économique a dû quitter le pays pour s’installer en Afrique du Sud.

    Moïse Katumbi n’a rien ménagé pour extorquer des concessions d’autrui en usant de trafic d’influence, de chantages, d’intimidations, d’instigations des masses au pillage, etc. Ses victimes ont été, entre autres, Muamba Kabasele, propriétaire de la mine de Mbola. Ce dernier avait perdu dans le pillage organisé par Katumbi des biens d’une valeur de plus de 1.500.000 USD et 400.000 USD en espèces. Touché par l’ampleur de l’attaque, le déshérité a dû piquer une crise et a rendu l’âme. Dans la foulée, Katumbi avait sponsorisé une campagne médiatique pour déclarer que les minerais de la concession de Kiswishi appartenant à Georges Forest avaient des effets radio actifs afin d’exercer une pression sur ce dernier. Il déclara, selon Muyambo : « Forest doit me donner le contrat de sous-traitance et s’il ne le fait pas, je vais lui arracher tous les marchés de construction de routes de ma province ». Moïse a ainsi malmené les opérateurs miniers pour se faire de l’argent. Il n’a pas hésité à déposséder des paisibles citoyens pour obtenir de fortes commissions et d’autres avantages. Tel a été le cas sur le site Bwalya où plus de 200 maisons furent démolies afin de faciliter Rwashi Mining à obtenir une ligne de haute tension.

    Les intimidations au quotidien

    Usant d’intimidations envers les sociétés minières et les opérateurs économiques, Moïse Katumbi leur intima une injonction aux abords de la campagne électorale, selon laquelle « quiconque ne va pas contribuer pour les élections ne va plus travailler au Katanga ». Cette opération lui a rapporté la bagatelle somme de 50.000.000 USD dont il n’a dépensé que 1.500.000 USD dans le cadre de la campagne électorale du PPRD.

    Ses œuvres sociales sont en fait de la poudre aux yeux. Il n’a pas fait de routes à longue durée puisque c’est un business pour lui. Il avait exigé à la société chinoises CREC de lui payer 1.000.000 USD sur 1km de route à construire. Ladite société chinoise devait en outre diminuer le volume d’asphaltage et lui rétrocéder, en contrepartie, la moitié de la somme. Dans ses conditions, la société n’en pouvait plus et a dû quitter la RDC au profit de la Zambie.

    Sous Moïse Katumbi, les sociétés minières étaient sommées de contribuer à l’amélioration de la desserte en eau, électricité et autres infrastructures. Mais rien de vraiment convainquant n’a été observé sur le terrain. Rien que pour l’eau et l’électricité, la contribution des sociétés minières a été de l’ordre de 30.000.000 USD. Nul ne sait dire où est parti cet argent quand on voit la réalité vécue par la population katangaise dans ce domaine. C’est ça le vrai Moïse Katumbi.

     

    Liévin Mushinku (correspondance particulière)