Tag: rdc

  • SAGA AUTOUR D’UN FILM : MENDE CONFOND THIERRY MICHEL ET DENIS MUKWEGE

    SAGA AUTOUR D’UN FILM : MENDE CONFOND THIERRY MICHEL ET DENIS MUKWEGE

    MENDE MUKWEGE MICHEL-Tout est bien qui finit bien, pourrait-on dire. Le film intitulé « L’homme qui répare les femmes- la colère d’Hippocrate » peut, enfin, être diffusé en RDC. Dans un communiqué diffusé lundi 19 octobre 2015, le Ministre de la Communication et des Médias, et porte-parole du Gouvernement, Lambert Mende, a annoncé la levée de la décision qui interdisait la projection du film sur le territoire congolais.

    Le Porte-parole du Gouvernement dit avoir considéré les efforts de la coréalisatrice du film, Colette Braeckman, pour “obtenir une traduction plus conforme aux témoignages”. Il ajoute que “la séquence du film ayant fait l’objet d’une traduction jugée non conforme aux propos tenus par les victimes peut être élagué sans en altérer la substance”.

    L’interdiction de diffusion de ce film avait suscité des réactions en sens divers, aussi bien de l’un des réalisateurs, Thierry Michel, que du personnage central, le Dr Denis Mukwege, et du Gouvernement belge. Tous criaient à l’obstruction de la liberté d’expression, prenant ainsi les devants de la motivation à la base de la décision du Gouvernement congolais.

    En fait, le Gouvernement s’était insurgé, d’une part, contre une mauvaise traduction en français de certains témoignages en swahili et en mashi qui en altérait le sens et, d’autre part, contre des propos dénigrants contre les forces armées congolaises. Mais, malgré ces observations et une proposition de trouver des traducteurs neutres qui proposeraient une version consensuelle des passages litigieux, Thierry Michel est sorti de ses gongs pour critiquer le Gouvernement congolais sur base d’une contre-expertise menée par ses propres soins et qui, selon lui, aurait jugé la traduction française conforme à la langue mashi parlée au Sud-Kivu.

     

    La gifle de Colette Braeckman retentit encore

    Malgré cette obstination, du reste caractéristique de Thierry Michel qui ne se prive jamais de provoquer des buzz à la sortie de chacun de ses films, sa co-réalisatrice, Colette Braeckman, s’était désolidarisé de lui pour dénoncer son agitation plutôt suspecte. Dans un de ses articles postés sur son blog, il faisait le récit suivant :

    « A la suite du refus de diffusion du film « l’homme qui répare les femmes » exprimé par le ministre de l’information congolais Lambert Mende, invoquant la réaction négative des forces armées, une voie de négociation demeurait ouverte. Elle avait été préparée par plusieurs amis congolais et surtout par Kathryn Brahy, déléguée de Wallonie Bruxelles International. Cette perspective demeurait cependant très hypothétique, étant donné que Thierry Michel, de sa propre initiative et sans consulter les autres personnes concernées, -dont les producteurs et la co auteur du film-, avait prévenu la presse de la « censure » dont « l’homme qui répare les femmes » avait fait l’objet. »

    Ici partait donc la cabale de Thierry Michel dont la suite des actes démontrait son instrumentalisation de la situation et de ses partenaires pour ses propres intérêts, et même pas de ces victimes des viols que lui et son personnage principal – Denis Mukwege – qui se faisait alors plus politique que médecin. Les deux lascars se sont déchaîné dans les médias alors qu’une voie de sortie restait encore à explorer. Et Colette Braeckman d’en donner le témoignage :

    « Malgré tout, il avait été convenu qu’à mon arrivée à Kinshasa, je prendrais contact avec le ministre de l’Information et que nous visionnerions ensemble les passages litigieux, à l’aide d’un traducteur local maîtrisant parfaitement le swahili et le mashi. Si une erreur de traduction avait dû être décelée, elle aurait pu être corrigée, ouvrant ainsi la voie à la levée du veto militaire. Cette solution à l’amiable aurait permis que nul ne perde la face et surtout que la population congolaise puisse prendre connaissance d’un film qui lui était destiné en premier lieu, bien avant les audiences diplomatiques et internationales.

    Elle n’a cependant pas été possible parce que le co-auteur du film, Thierry Michel, de sa propre initiative et sans concertation, prit les devants, prenant l’avis de traducteurs vivant en Belgique. Ces derniers conclurent au fait qu’aucune erreur n’avait été relevée et ce verdict, qui ne découlait pas d’une appréciation croisée, fut largement communiqué. »

    Pire encore, prenant les devants alors que la démarche de conciliation était encore entière, Thierry Michel, qui s’était manifestement juré d’attirer les phares de l’actualité sur lui et non sur les bénéficiaires du film dont il n’était que co-auteur, en est arrivé jusqu’à proférer des menaces de mort à peine voilée contre Lambert Mende. Colette Braeckman rapporte, en effet, ce qui suit :

    « (…) Alors que le rendez-vous était pris avec le Ministre de l’Information, M. Michel prit l‘initiative, encore une fois unilatérale, d’adresser à ce dernier un message qui fut jugé « menaçant » et rappelant les derniers jours du Maréchal Mobutu (septembre est l’anniversaire de la mort de ce dernier au Maroc). A mon arrivée au Ministère de l’Information, je découvris qu’un traducteur local swahiliphone avait déjà été convoqué la veille, en prévision de notre séance de visionnage. Mais surtout, il apparut que les ponts avaient été rompus entre le Ministre et Thierry Michel. Lambert Mende avait tenu le Chef de l’Etat informé de ses échanges avec le cinéaste et le Président avait tranché contre une diffusion du film au Congo. Plus rien n’était donc possible, la porte entr’ouverte avait claqué ».

    Et, en fin de compte, cette conclusion sans appel de Colette Braeckman :

    « Sans préjuger du résultat final de la démarche entreprise (un échec était parfaitement envisageable, les objections du pouvoir congolais étaient peut-être plus radicales qu’un problème de traduction) je ne peux m’empêcher de conclure que, une fois de plus, le réalisateur a communiqué sans concertation sur une question qui concernait plusieurs personnes ayant jusque-là respecté les règles de la collégialité. Qu’il a torpillé une négociation qu’il savait imminente et délicate, en faisant connaître les conclusions de ses propres traducteurs et en interpellant maladroitement le ministre de l’Information.

    Qu’il a, de facto, rendus vains sinon ridicules les efforts de plusieurs personnes qui s’étaient efforcées de trouver une solution à l’amiable, car elles pensaient que la priorité devait être donnée au droit de la population congolaise à voir ce film qui lui était destiné.

    Mais je conclus aussi que sur le plan médiatique international, le réalisateur, en plus de décrédibiliser le pouvoir congolais, a assuré la publicité de son film et renforcé sa propre position de victime de la censure… »

    Aujourd’hui que ce film peut, enfin être diffusé, Qu’est-ce que Denis Mukwege et Thierry Michel peuvent dire après leurs envolées médiatiques d’il y a quelques semaines ? On comprend, finalement, que la notoriété du Dr de Panzi lui monte à la tête. Se faisant de plus en plus vedette sur les malheurs de ses patientes, on le sent plus politiciens qu’acteur d’un plaidoyer humanitaire jouant une partition écrite là où les Congolais savent…

    Pascal Debré Mpoko

  • SERAIT-ON ENFIN AU SEUIL D’UN TOURNANT DECISIF ? Tshisekedi invite Kabila à convoquer le dialogue

    SERAIT-ON ENFIN AU SEUIL D’UN TOURNANT DECISIF ? Tshisekedi invite Kabila à convoquer le dialogue

    Tshisekedi-Coup de théâtre ? Coup de poker ? Véritable tournant ? Les trois sans doute. L’Udps d’Etienne Tshisekedi s’en remet … au Raïs Kabila pour la convocation du Dialogue. Qui l’eût cru ? N’empêche. Le lider Maximo sait créer l’événement. La sensation aussi. Avec l’initiative signée  » Ya Tshitshi « , la perspective du Dialogue ne s’est jamais autant précisée.

    Les informations qui viennent fraichement de Bruxelles où continue à résider le chef charismatique de l’Udps montrent que l’option d’un dialogue inclusif n’est pas du tout enterrée. Loin s’en faut. Au contraire elle vient d’amorcer son dernier virage pour le sprint final.

    C’est l’intelligence qui est faite de l’appel que l’Udps lancé expressément à Joseph Kabila,  » lui qui exerce les plus hautes charges de l’Etat  » de convoquer en mode d’urgence un dialogue politique. C’est André Kabanda, Président Udps-Benelux (Belgique-Hollande-Luxembourg  » qui a joint la presse hier pour expliquer cette position de l’Udps prise lors d’une réunion de la direction du parti présidée par le Président national sur place. 
    Y avaient pris part le secrétaire général Me Bruno Mavungu et son adjoint Bruno Tshibala venus en consultation à Bruxelles. C’est aussi après la rencontre entre Tshisekedi et l’Envoyé spécial de Barack Obama pour les Grands lacs Tom Perriello qui, selon Kabanda, a insisté sur la nécessité de la tenue d’une concertation nationale qui devra se pencher sur le processus électoral. 
    Après avoir suspendu sa participation au pré-dialogue de Venise en Italie et Ibiza en Espagne, l’Udps, qui n’a pas rompu le processus du dialogue relance la machine. Le parti demande au Président Kabila de convoquer en toute urgence ce dialogue politique. Pourquoi Kabila ? Parce que, répond le Président de l’Udps-Benelux, c’est celui qui exerce les plus hautes fonctions de l’Etat. C’est à lui qu’incombe cette charge. 
    Mais le dialogue que le chef de l’Etat va convoquer ne se tiendra que sous une médiation internationale. On sait qu’au départ, entre l’Udps et le pouvoir, la pomme de discorde était justement la médiation de ce forum. 

    LES DEUX CAMPS AVAIENT MIS DE L’EAU DANS LE VIN

    L’Udps ne jurait que par une médiation de la communauté internationale tandis que le camp présidentiel tranchait dans le vif en argumentant que 55 ans après l’indépendance, les Congolais n’avaient pas besoin de la Communauté internationale pour se parler. 
    On sait que lors des négociations du predialogue d’Italie et d’Espagne, les deux camps avaient chacun mis de l’eau dans leur vin et qu’un compromis avait enfin été trouvé. Lequel ? On ne l’a jamais su. Car dans l’entretemps, le Lider Maximo de l’Udps a, toutes affaires cessantes, mis un terme à ces concertations Pouvoir-Udps. 
    A en croire des sources crédibles, en réalité les ponts n’ont jamais été coupés et que les deux parties continuaient à négocier secrètement. Si ces informations sont confirmées, cela voudrait dire que plusieurs points de discorde qui étaient restées en suspens auraient été levés. Ce qui, dans cette optique, annonce de meilleurs auspices pour la tenue du dialogue inclusif. 
    Hormis le front anti-dialogue mené par le Mlc de Jean-Pierre Bemba Gombo et l’Unc de Vital Kamerhe, les autres acteurs politiques apprécient à sa juste valeur le dialogue inclusif. On ne voit pas, sans ce cadre, comment la RDC sortirait de l’impasse dans laquelle se trouve le processus électoral. La CENI est sans calendrier à ce jour. 
    C’est l’imbroglio total. Les élections qui étaient prévues en octobre n’auront pas lieu et sont renvoyées aux calendes grecques. Entretemps, l’horloge elle, est irréversiblement en marche. Les Congolais, qui n’ont plus de temps à perdre doivent se retrouver dans le plus bref délai et trouver un compromis sur toutes ces matières qui sont dans l’impasse. 

    L’APPEL DE TOM PERRIELLO, L’ENVOYE SPECIAL D’OBAMA

    C’est cela la mission du dialogue. On comprend dès lors le sens de l’appel de Tom Perriello pour que les Congolais se concertent et ne retiennent dans le processus que les élections prioritaires notamment celles qui ont un délai constitutionnel. Mais le dialogue n’aura de valeur devant les Congolais que s’il est inclusif. 
    Il revient donc au chef de l’Etat de convaincre le front antidialogue conduit par le Mlc et l’Unc. Eux exigent un dialogue sans Kabila. L’argument convaincant ne manque pas. Kabila, en tant que Président de la République est incontournable pour toute concertation politique même si certains estiment qu’il fait partie du problème. 
    Qu’a-t-on fait à la CNS ? A-t-on exclu le Président Mobutu Sese Seko ? Et les concertations du Palais du Peuple ? Et, plus près de nous au dialogue intercongolais de Sun-City, avait-on exclu le même Kabila ? Et plus particulièrement au Mlc qui à l’inverse de l’Udps et de l’Unc a pris part aux Concertations nationales de 2013 convoquées par le même Raïs ? 

     

    KANDOLO M.

  • RDC: bruits de bottes au Nord-Kivu?

    RDC: bruits de bottes au Nord-Kivu?

    monusco- renew-L’ONU affirme qu’une nouvelle rébellion serait entrain d’émerger dans le territoire de Rutshuru, à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). L’ARDC, dont on sait peu de chose, serait un groupe armé commandé par le colonel Honoré Bitamuheko.

    L’information est passée presque inaperçue. Le point presse de la Monusco, vendredi 16 octobre, a révélé l’apparition d’une nouvelle rébellion, l’Alliance des Résistants pour la Défense du Congo (ARDC). Selon l’officier changé de l’information de l’ONU, Tchagbele Bil, ce groupe armé serait installé dans le territoire de Rutshuru, non loin de Kiwanja, au Nord-Kivu. Dernière information communiqué par la Monusco, l’ARDC serait commandée par le colonel Honoré Bitamuheko. La mission des casques bleus en République démocratique du Congo déclare ne pas posséder d’autres informations sur cette nouvelle rébellion : effectifs, armement… la Monusco affirme que « les investigations sont en cours » .

    Grave crise politique

    Si les groupes armés sont encore légions dans la zone, la chute de la rébellion du M23, fin 2013, avait suscité l’espoir au Nord-Kivu, une province ballottée par des conflits à répétition depuis 20 ans. Mais l’espoir a été de courte durée, puisque les FDLR, les ADF-Nalu et de nombreux groupes Maï-Maï sévissent encore dans la région. Une trentaine de groupes armés sont encore répertoriés par les ONG présentes sur place. Mais l’apparition d’un groupe armé supplémentaire a une résonance particulière en RDC aujourd’hui. Car depuis plusieurs mois, le pays s’enfonce dans une grave crise politique. Le président Joseph Kabila est en effet accusé de vouloir s’accrocher au pouvoir au-delà du délai constitutionnel de 2016. Les manifestations contre un troisième mandat de Joseph Kabila ont été violemment réprimées en janvier 2015 et la répression s’est accrue sur les opposants politiques et la presse.

    Zone sensible

    Dans ce climat de forte tension politique, l’arrivée d’une nouvelle rébellion attise les inquiétudes à Kinshasa. Certains observateurs craignent que le pouvoir ne cherche à créer des troubles à l’Est du pays pour plonger le pays dans le chaos et prolonger ainsi le mandat du chef de l’Etat après 2016. La zone où l’ARDC a été signalée par la Monusco est une zone ultra-sensible : l’ancien fief des rébellions du CNDP et du  M23. Kiwanja se trouve en effet à un peu plus de 80 km de Goma, la capitale provinciale, qui était tombée aux mains des rebelles du M23 fin novembre 2012.

    M23 : « ce ne sont pas des nôtres »

    L’ARDC serait-elle une résurgence de l’ancienne rébellion du M23 ? On sait que les amnisties et les programmes de retour, de désarmement et de réintégration sont  toujours au point mort depuis la fin du M23 en 2013. Certains redoutent un retour de la rébellion soutenue par le Rwanda. Selon des informations que nous avons pu recueillir auprès d’un ancien membre du M23, l’ARDC se trouve bien dans une zone où l’ex-rébellion est encore très présente. Mais pour ce cadre militaire, « ce sont des villageois, ce ne sont pas des nôtres, on ne connait pas le colonel Bitamuheko… à moins que ce soit un pseudonyme ». Pour le moment, il apparaît difficile d’en savoir plus sur ce nouveau groupe armé et sur sa capacité de nuisance. La Monusco affirme faire « un effort pour collecter le maximum d’information dans les jours à venir ». Seule certitude : sur place au Nord-Kivu, l’ARDC a encore, pour le moment, peu fait parler d’elle.

    Christophe RIGAUD – Afrikarabia

  • Fermeture de 174 Universites en RDC

    Fermeture de 174 Universites en RDC

    logo_unikin1-Le ministre de l’enseignement supérieur et universitaire (ESU) Théophile Mbemba, a procédé le samedi 17 octobre à la fermeture de 174 établissements de l’enseignement universitaire à travers la RDC.
    Dans un arrêté ministériel portant interdiction de fonctionnement de ces établissements, le ministre de l’ESU fait également mention de la fermeture de 14 auditoires délocalisés.
    Selon le Ministre, ces établissements ne sont pas viables. La plupart d’entre eux sont des extensions des établissements de l’enseignement supérieur et universitaires installés à travers le pays.
    Sur la liste des etablissements interdits de fonctionner, l’on retrouve notamment celles:
     Lubumbashi:  ISES
    Nord Kivu: Université de la paix de la RDC
    Bandundu, 28 extensions, dont celle du Cepromad.
    Equateur, 10 extensions, dont celle de l’Institut facultaire des sciences de l’information et de la communication (IFASIC).
    Kassaï-Oriental,  16 extensions interdits de fonctionner et
    Kasaï-occidental, 12 , y compris l’extension de l’Université Simon Kimbangu.
    Sud-Kivu, quarante extensions sont fermées
    Province Orientale, trente-sept extensions
    Katnaga, Cinq extensions sont fermées
    Les quatorze auditoires délocalisés, également fermés au terme d’un autre arrêté du ministre de l’ESU, fonctionnaient dans  les anciennes provinces du Katanga, Kasaï-Oriental, Province Orientale ainsi que le Sud-Kivu.
  • Le dialogue politique…,  le moindre mal !

    Le dialogue politique…,  le moindre mal !

    corneil-L’UDPS ne peut emporter les élections en RDC que si celles-ci sont bien organisées, dans la transparence, et avec un atterrissage en douceur. Ceci implique que le processus électoral  lui-même soit maîtrisé et contrôlé de bout en bout, et qu’un climat de confiance mutuel et de sérénité soit recréé au sein de la classe politique.

    Or, la majorité au pouvoir à Kinshasa a organisé un imbroglio généralisé en cette période pré-électorale : concentration de tous les scrutins électoraux et installation des nouvelles provinces dans un laps de temps trop court, non décaissement des moyens financiers nécessaires à la CENI, non actualisation du fichier électoral, etc.

    Ainsi donc, aller aux élections dans des conditions aussi brouillées ne peut profiter qu’aux pêcheurs en eaux troubles et aux puissances occultes qui cherchent à maintenir l’exploitation de notre pays en se servant de certains de nos compatriotes avides du pouvoir dans n’importe quelles conditions. De telles élections ne peuvent ni renforcer nos institutions, ni consolider notre démocratie. Elles ne peuvent que déstabiliser notre pays, et non servir notre peuple. La classe politique congolaise est donc piégée.

    L’UDPS, veut le changement, et non l’alternance. Elle s’est donné pour objectifs d’améliorer les conditions de vie des populations congolaises et de changer radicalement la face du Congo en se servant judicieusement de ses extraordinaires ressources naturelles. Notre parti a donc tout à perdre à emboiter le pas à tous ces braillards opportunistes, et spécialistes de la surenchère qui grouillent au sein de l’opposition congolaise. D’autant plus qu’un certain nombre d’entre eux ne crient plus fort que pour se vendre plus cher.

    L’UDPS doit, au contraire, s’assumer en tant que parti leader et indiquer la voie à suivre ; voie qui préserve les intérêts supérieurs de notre pays et de notre peuple.

    Le Congo est, en effet, grand. Il doigt être dirigé par des grands hommes. Sachons donc nous montrer grands, intelligents, sages, pragmatiques, réalistes, visionnaires, et patriotes.

    Seul un compromis politique, trouvé à l’issu d’un dialogue franc et sincère entre acteurs politiques et sociaux congolais, peut sortir notre pays de ce piège.

    Ne prenons pas le risque de nous faire ramener à la case « départ » par suite des coups d’Etat ou des « tsunami » populaires. C’est, en effet, sur cette voie que veulent nous entraîner des « esprits malins », avec le risque de revivre les suspensions de la constitution et des activités des partis politiques, fermetures du parlement, couvre-feux, mises entre parenthèses des libertés fondamentales, exils pour les nantis, clandestinités pour les autres, le parachutage des hommes providentiels, et un « glissement » de fait.

    Faisons attention ! Les bateaux chavirent souvent à l’accostage. Le mandat de l’actuel chef de l’Etat est arrivé à son terme. Montrons-nous matures en sachant distinguer l’essentiel de l’accessoire. Faisons en sorte que rien ne dérape à la dernière seconde, afin que l’UDPS, notre parti, saisisse, enfin, l’opportunité d’accomplir la mission lui dévolue au service de notre peuple.

    Dans les conditions actuelles, le dialogue politique reste le moindre mal pour sortir indemnes de l’impasse dans lequel se retrouve le processus.

    Par Corneille MULUMBA(*)

    (*)Membre co-fondateur de l’UDPS (Tél. +243 9 94840000)

    Kinshasa, le 15 octobre 2015

  • Sénat : des chiffres vertigineux sur la corruption

    Sénat : des chiffres vertigineux sur la corruption

    senat-Jacques Djoli dénonce plus de 15 milliards Usd qui s’envolent chaque année par des voies illicites en RDC. Tandis qu’Edouard Mokolo wa Mpombo lui parle de 55 milliards Usd pour toute l’Afrique centrale.

    C’est Franck Malila, le vice-ministre chargé de la Coopération internationale qui a présenté hier, dans la salle des conférences internationales, siège du Sénat, le projet de loi de ratification de la Convention de l’UA sur les mécanismes de lutte contre la corruption, un fléau par lequel des milliards de dollars échappent au Trésor public.

    Auparavant, le vice-ministre a présenté des excuses à la Chambre des sages pour des désagréments causés par des reports répétitifs de la séance suite à l’absence du ministre des Affaires étrangères et Coopération internationale Raymond Tshibanda. Sur la matière, c’est-à-dire, la Convention de l’UA de lutte contre la corruption, Franck Malila a montré que tout ce qui est lutte contre la corruption est d’une importance extrême.

    Car la corruption est contre le développement et chasse les investissements. La corruption apporte l’extrême pauvreté des populations. D’où ce texte tombe à point nommé car il apporte des mécanismes de détection, de prévention et de répression de la corruption.

    Le but ultime étant son éradication totale. La Convention de l’UA vient renforcer l’arsenal juridique de lutte contre la corruption. 40 pays ont déjà signé ce Traité de l’UA. Tandis que 24 l’ont ratifié.

    Un obstacle à la jouissance socio-économique de la population 

    La RDC l’a signé le 11 juillet 2003. Pour le vice-ministre, la corruption est un obstacle à la jouissance socio-économique des populations. Raison pour laquelle le gouvernement a placé comme axe central de sa politique la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite.

    Dans cette optique, des structures ont été créées. Comme par exemple le poste de conseiller spécial du chef de l’Etat chargé de la lutte contre la corruption, le blanchiment et le terrorisme. La Convention de l’UA permet d’ériger en infractions légales les faits non prévus dans l’arsenal juridique national.

    Elle prévoit aussi la coopération judiciaire internationale de lutte contre la corruption, le blanchiment des capitaux, l’enrichissement illicite et les produits issus de la corruption. Par ailleurs, la Convention facilite le retrait du secret bancaire. Elle préconise aussi une coopération judiciaire entre Etats-partie.
    Pour cela, il faut une harmonisation de la législation. Mais, cette présentation est balayée par les interventions des sénateurs. Ils démontrent que le gouvernement ne fait rien lorsque la corruption a atteint en RDC des proportions à vous donner des vertiges. On peut grouper ces interventions dans celles de Jacques Djoli et d’Edouard Mokolo wa Mpombo.

    Pour Djoli, c’est à cause de la corruption que la RDC continue à alimenter le paradoxe d’un pays immensément riche mais avec une population extrêmement pauvre. Des organismes parmi les plus pointus donnent des chiffres de plus de 15 milliards Usd par an qui s’envolent par la corruption.
    A ce titre, il n’y a aucune chance de développement pour la population. Mais côté gouvernement, Jacques Djoli ne voit aucune volonté dans le combat contre la corruption. La preuve, c’est que la Convention signée par le gouvernement en 2003 n’est introduite au Parlement qu’en 2015, 12 ans après.

    Le ministre de la Justice doit être à l’œuvre

    La lutte contre la corruption est une question fondamentale. Son champ est vaste et va au-delà du seul secteur de la Coopération. C’est plutôt le ministre de la Justice qui doit être à l’œuvre et non les Affaires étrangères car il y a un aspect pénal.

    Les instruments juridiques pénaux dont dispose la RDC contre la corruption date de 1915, soit 100 ans d’existence. Ils sont dépassés à ce jour. Quant à cette Convention de l’UA, pour Jacques Djoli, elle ne règle rien du tout. Il faut aller au-delà de ce texte pour trouver des solutions aux questions que pose la lutte contre la corruption.

    Il pose la question de savoir quelle est la politique pénale criminelle du gouvernement contre la corruption ? Ensuite, il fait l’état des lieux des structures officielles de lutte contre la corruption. Elles sont dans une situation préoccupante.

    Quant au conseiller spécial du chef de l’Etat chargé de lutte contre la corruption Luzolo Bambi, depuis qu’il a fait ses dénonciations au Parquet général de la République, il est agressé et est devenu inopérant. On l’a combattu partout et il a perdu la voix. Pour Jacques Djoli, le gouvernement ne fait rien pour mettre fin à la corruption. Il fonctionne avec la corruption.

    Le congolais, l’homme le plus pauvre du monde 

    Il conclut qu’avec cet état des choses, la corruption fera du Congolais l’homme le plus pauvre du monde. Edouard Mokolo wa Mpombo est allé dans le même sens en recourant aux chiffres mais en insistant sur le bien-fondé de cette Convention de l’UA qui donne la marche à suivre et qu’il faut soutenir alors que Djoli et certains autres sénateurs la rejettent.

    Concernant le volume de la corruption, ce fléau ronge toute l’Afrique centrale de la zone CEEAC. C’est la région la plus corrompue, selon Edouard Mokolo wa Mpombo. Plus d’un tiers des richesses sont englouties dans la corruption. 40% des revenus disparaissent dans la corruption.

    En valeur nominale, c’est 55 milliards Usd qui alimentent des circuits d’enrichissements illicites. Les secteurs les plus touchés sont ceux de l’industrie extractive, mines et forêts. Les dix pays concernés par ce fléau viennent de se réunir pour mettre en œuvre des mécanismes de lutte contre la corruption.

    Mokolo estime cependant que la RDC a fourni un grand effort depuis. Il fait partie du processus ITIE. Le rapport de 2010-2014 montre que les taxes de l’industrie extractive ont atteint 40%. C’est pourquoi, la Convention de l’UA est pour lui la bienvenue. La question de la lutte contre la corruption est transversale et touche plusieurs secteurs. Plusieurs ministères sont concernés. Raison pour laquelle le vice-ministre Malila a demandé et obtenu un délai allant à lundi prochain pour apprêter ses réponses en consultant les ministères en question. 

    Kandolo

  • Elections:Les Etats-Unis s’impliquent dans la relance du processus électoral en RDC

    Elections:Les Etats-Unis s’impliquent dans la relance du processus électoral en RDC

    THOMAS-Après la démission du président de la Céni, la première autorité qui arrive à relancer le processus électoral déjà grippé en RDC est le nouvel Envoyé spécial des Etats-Unis d’Amérique, M. Thomas Perrieux.

    En visite à la CENI, l’Envoyé spécial des Etats-Unis d’Amérique pour la région des Grands lacs, M. Thomas Perriello a voulu comprendre les différents facteurs de blocage et de déblocage du processus électoral, tout en s’intéressant aux aspects aussi bien techniques, financiers que politiques du processus électoral. Et ce, avant d’insister sur la nécessité de réviser le fichier électoral et d’amorcer l’enrôlement de nouveaux majeurs pour permettre à tous les Congolais d’avoir droit au vote.

    Entre-temps, la CENI a présenté à son hôte quelques difficultés, notamment la logistique qui fait encore défaut, le Projet d’Assistance au Cycle Electoral Congolais qui souffre d’un déficit de financement, sans oublier l’absence du cadre légal à travers l’adoption et la promulgation de la loi portant identification et enrôlement des électeurs, afin d’ouvrir la voie à l’enrôlement des nouveaux majeurs intégrant les Congolais de la diaspora.

    Après la démission du président de la CENI, l’Abbé Apollinaire Malumalu, la Centrale électorale avait besoin d’un coup de pouce pour permettre à ce que le train des élections qui avait déjà quitté la gare, puisse continuer son bonhomme de chemin. Et le premier à apporter ce soutien, c’est M. Thomas Perriello, Envoyé spécial des Etats-Unis d’Amérique pour la région des Grands Lacs, qui a été reçu hier à la CENI. Ses premiers mots sont allés tout droit au président démissionnaire, pour qu’il se rétablisse le plus rapidement possible. Au menu, indique une dépêche de la CENI, l’émissaire du président Barack Obama a voulu mieux comprendre les différents facteurs de blocage et de déblocage du processus électoral. Il s’est clairement intéressé aux aspects aussi bien techniques, financiers que politiques du processus électoral.

    Dans son mot de bienvenue, le Vice-président de la CENI assumant dorénavant l’intérim du président démissionnaire, a rappelé à son hôte que techniquement, tout est mis en œuvre pour que les élections soient organisées dans les meilleures des conditions. Il a rappelé les acquis du processus électoral actuel, tout en soulignant que les différents défis à relever sont du domaine de la responsabilité des acteurs politiques qui doivent se prononcer aussi bien sur la hiérarchisation des activités électorales futures que sur les priorités à prendre en compte dans une perspective de réaménagement du Calendrier électoral global.

    Ceci appelle justement des grandes consultations avec toutes les parties prenantes au processus : partis politiques (Majorité et Opposition politique), Société civile et les autres forces vives de la nation. A cet effet, il a souligné que des cadres de concertation sont déjà opérationnels pour échanger avec les différentes tendances sociopolitiques du pays. Cependant, a-t-il reconnu, un forum de haut niveau en la manière du dialogue voulu et proposé par les acteurs politiques permettrait aux uns et aux autres de fixer la nation sur les grandes options à prendre et d’engager des décisions d’envergure avant le réaménagement du Calendrier électoral.

    A cet effet, toutes les initiatives visant à concourir à la bonne marche du processus électoral en République Démocratique du Congo sont les bienvenues. C’est ici qu’il a rappelé à son hôte que la logistique de la MONUSCO demeure indispensable à l’accompagnement des opérations de déploiement du matériel électoral. Il en est de même du Projet d’Assistance au Cycle Electoral Congolais qui souffre actuellement d’un déficit de financement après que les partenaires techniques te financiers de la Communauté internationale aient adopté le projet et que le PNUD ait formalisé ledit programme à travers un accord de partenariat signé.

    Le Vice-président Mpungwe, complété par le Rapporteur adjoint de la CENI, a saisi cette opportunité pour informer son hôte des défis légaux qui guettent le processus électoral : le cadre légal qui devrait être pourvu par l’adoption et la promulgation attendues de la loi portant identification et enrôlement des électeurs afin d’ouvrir légalement la voie à l’enrôlement des nouveaux majeurs intégrant les Congolais vivant à l’étranger (diaspora).

    Les USA réitèrent leurs appuis à la Rdc

    De son côté, M. Thomas Perriello a réitéré l’engagement de son pays envers le processus électoral de la Rd Congo. Un engagement qui ne se focalise pas sur le jour de l’élection, mais aussi sur tout le processus, notamment les mois qui précèdent cette élection, avant de souhaiter à ce que tous les Congolais prennent part au vote. Pour lui, il y a la nécessité aussi au niveau du fichier électoral qu’une opération de révision et d’enrôlement des nouveaux majeurs puisse se faire.

    Pour ce qui est de la démocratie au Congo, il a rassuré que son pays demeure un partenaire fidèle en ce qui concerne la sécurité électorale. Selon lui, il existe des défis techniques et politiques auxquels la CENI doit faire face. « Nous espérons que les différentes parties prenantes pourront s’accorder notamment pour ce qui est de la mise en œuvre d’un calendrier électoral qui pourra permettre au processus d’aboutir », dit-il, avant d’avouer qu’il soutient la participation de la Société civile dans l’espace démocratique et dans le cadre de la sécurité qui est nécessaire à la démocratie.
    Mr. Hollandais Makuka Manata

  • Mobutu malade, même mourant, TOUS, de ses proches, de son camp et de l’opposition à ce type de pouvoir, le savaient ….

    Mobutu malade, même mourant, TOUS, de ses proches, de son camp et de l’opposition à ce type de pouvoir, le savaient ….

    tshiyoyo-Je m’interroge et j’interroge….

    J’étais jeune à l’époque. Même trop jeune pour être parmi eux et avec eux. Et à ce propos, l’un d’eux me dira, à l’Union Sacrée, je cite : « vous faites de grandes choses et vous n’avez même pas l’âge de mon fils ainé ». En fait, il mon collègue et même plus tard un de mes grands amis dans le milieu politique. Et aujourd’hui, le temps de parler vrai et sans tabou a plus que sonné.

    Dans nos échanges sur Facebook, un ami m’écrit « C’est pourquoi nous pensons que l’heure est venue pour que la refondation de la RDC commence sur une base solide ». Je me dis que l’on ne saura parler de la « refondation » de la RD-Congo que si seulement si on se mettait, pour ceux et celles qui se posaient ce type de question, à répondre à de « bonnes » questions. En effet, le problème ne se situe jamais au niveau de réponse que l’on donne aux questions que l’on se pose mais je dirais plutôt à la nature de ce questionnement.

    J’entends des gens , et ce libre à eux et ce selon ce qu’ils comprennent de ce qui se nous arrive à nous comme peuple, à nous comme entité collective,  se demander quel type d’alternance au pouvoir actuel de  Kinshasa, à ce type de pouvoir que j’ai l’habitude de nommer « pouvoir-os ».  À dire vrai, je ne me retrouve pas dans ce type de questionnement.

    D’autres nous parlent de participation aux élections, de CENI. D’autres encore du dialogue sous couvert des accords d’Addis-Abeba c’est-à-dire à l’initiative arrachée aux congolais et pour répondre aux intérêts de ceux qui ont mis la RD-Congo sous tutelle et qui la dirige depuis des siècles. Et ces gens-là, ceux qui le disent, sont docteurs et diplômés de l’école du type occidental. On sait les comprendre. Je commence par affirmer que je ne m’oppose pas au dialogue, mais plutôt à ce type de dialogue. Ma raison est simple. Elle tient au fait que ceux avec lesquels ils sont supposés de « dialoguer », les partisans du dialogue sous-entend, n’ont pas qualité de représenter le pouvoir, c’est-à-dire ceux au nom de qui ils l’exercent. En revanche, moi j’affirme et je revendique même que s’il faille un jour dialoguer, des congolais qui, parlant au nom d’un « Nous » congolais, devraient s’asseoir autour d’une même table, et ce comme à l’époque de la table ronde, mais cette fois-ci avec l’occident dans son ensemble. Et j’aurais aimé dit, désolé pour cela, avec « l’homme » qui se dit « Blanc ». Mais avant tout, ce type de rencontre requiert le renversement ou l’établissement d’un rapport de force entre nous et les autres. C’est pour que ce dialogue, avec ceux qui se prennent pour des « maîtres », ne soit jamais un fait du prince.  Bien sûr que ce rapport de force est possible. La politique demeure l’art du possible, de transformer l’impossible au possible. C’est ce que je crois et je me fonde sur l’histoire. Le rapport de forces n’est possible, il ne pourrait naitre que si délibérément et volontairement un « Nous » congolais se montrait assez courageux et parvenait à poser un acte d’homme et qui arrache la rencontre. Et cette dernière ne saurait être que politique ou elle n’aura jamais lieu.

     

    Voilà ce qui m’amène à parler de ce qui se passe quand Mobutu tombe malade, quand la classe politique congolaise, quand des congolais de la RD-Congo, des filles et des fils du pays,  à même d’agir, en situation d’actes de pouvoir et de masse, apprennent que Mobutu est mourant. En fait, et si je comprends bien, au-delà de l’initiative amorcée par l’élite tutsi du Rwanda pour son contrôle de la RD-Congo, Mobutu quitte le pouvoir parce qu’il tombe malade. Sinon, l’homme serait toujours là et ce compte-tenu de ses amitiés qui l’abandonnent aussi à cause de sa maladie. Car aucune autre ne le justifie quand je vois et vis ce qui se passe aujourd’hui en RD-Congo. Mobutu fut leur créature, leur homme et qui les a mieux servi et pouvait encore et toujours les servir.  C’est sous réserve que je vais devoir faire la déclaration suivante, entendu de mes fréquentations politiques dans un pays africain, où j’apprendrais que l’état d’aggravation de la santé de Mobutu était accéléré une fois que l’Occident apprend de sa maladie. Le vide de pouvoir comme raison dans ce monde ne justifie aucune attente, aucune patience. Mais comme je n’ai pas assez d’éléments, je ne saurais le justifier.   Et pourtant des noms me furent également cités. Nous étions dans une chambre à l’hôtel Sheraton à Bruxelles avec mon interlocuteur d’Afrique lors de son passage en Europe.

    Ma préoccupation est celle de savoir ce que font des congolais, des filles et des fils de la RD-Congo quand ils apprennent que le vieux maréchal est mourant.  Tous les noms que l’on peut citer, de l’opposition au pouvoir-os, de ses proches conseillers, de ses propres enfants, tout le monde savait que c’était fini. Bien sûr que comparaison n’est jamais raison, au Togo, les enfants d’Eyadema, son clan, son parti politique et la France comme pouvoir tutélaire se mettent tous d’accord de conserver le pouvoir, mais entre les mains du clan. Il en fut de même du clan Bongo au Gabon. C’est peut-être la méthode française d’opérer et qui n’est pas à comparer au cynisme anglo-saxon partout où il a exécuté. Tout détruire en vue d’asseoir le chaos et faciliter la gestion de la proie dans sa situation d’instabilité institutionnalisée.  Alors, ceux du Congo, de la RD-Congo, ne le savaient-ils pas, les nôtres ? C’est ma toute petite et première question ?

    Que font les mobutistes, que font les Ngbandi, et je ne les accuse pas d’être Ngbandi, car ce sont mes propres frères, mais la réalité de ce moment voulait que le pouvoir –os se gérait entre leurs mains ? Que font ceux de la région de l’équateur, car Mobutu les a formés, et je les salue pour cela. N’est-ce pas qu’ils étaient là au pouvoir-os et qu’ils vivaient de sa fin ? Mais pourquoi tous ces gens, mes propres frères congolais, aimés ou pas, ne se mirent jamais d’accord, et ce en mettant tout de côté, notamment leur division interne, leur égoïsme personnel, pour ne fut-ce que se désigner un successeur et conserver par la suite le pouvoir entre congolais, même si nous devrions nous affronter demain entre nous et ce en lieu et place de la domination du mercenariat rwandais i en RD-Congo aujourd’hui ?  C’est plus qu’une humiliation….

    Kengo savait que Mobutu était mourant. Likulia, Eluki, Nzimbi, Mayele, Baramoto, Honoré Ngbanda, Vunduawe tepe mako, le vieux Edo Mokolo wa pombo, tous, formés et aguerris me semble-t-il, savaient que Mobutu était mourant. L’un d’eux, dont je tais le nom, me répondra à Bruxelles quand je lui posais cette question, je cite « Mobutu fut notre parrain à tous. Et en politique, on ne poignarde pas du dos un parrain ». C’est le principe du fonctionnement même de la maffia. Je connais ce principe. Mais j’insiste le parrain était mourant. Il était condamné et c’était déjà fini pour lui.  Moi je dis qu’il existait une possibilité de stopper l’invasion et l’infiltration Tutsi qui s’annonçait sauf si personne d’entre eux n’a jamais et en réalité chercher à prendre le pouvoir ou ne s’y préparait. Dans ce cas, je dis que c’est une trahison, un manquement grave et qui nécessite des explications orageuses.   Je ne condamne rien mais je veux saisir.

    Et il en est de même dans l’opposition. Le Vieux Etienne Tshisekedi en position de commandement de masse, de force populaire, le savait lui aussi que Mobutu était fini, que Mobutu mourrait, que celui qu’il combattait mourait, emporté par sa maladie et non par une défaite politique. J’apprécie quand même son geste dans le contexte du pouvoir en Afrique et en tant que humain et congolais. Tshisekedi se rend à Nice non seulement pour voir un ami, un vieil ami, mais je pense pour aussi s’assurer que réellement c’était fini de lui. Et que fait-il, que fait l’UDPS quand ils apprennent eux-aussi que Mobutu est finissant ? Je demande ce que fait Tshisekedi ? Le peuple veut le savoir ? Surtout que l’on me dise pas qu’il n’avait rien affaire alors que l’homme l’a combattu, c’est-à-dire qu’il se disait après lui, c’est moi. Il se battait aussi pour conquérir le pouvoir. Même si cela ne ressemblait pas au type de pouvoir qu’il aurait toujours voulu. On ne peut pas vouloir une chose et son contraire à la fois. N’avait-il pas cherché à être le premier ministre de ce type de pouvoir qui n’aurait pas été de sa nature. Contrôlé de l’extérieur et ce par les mêmes maîtres.  C’est ce qui me parait un peu contradictoire. Je m’interroge s’il ne craignait pas de sacrifier la masse, de l’exposer à la mort alors que la masse des fois elle participe de la conquête du pouvoir pour des initiés.

    Likulia fut instrumentalisé par une élite française qui ne pouvait rien faire face aux anglo-saxons décidés à reprendre le contrôle de la RD-Congo. Mayele fut à son tour un instrument entre les mains de l’élite anglo-saxonne qui le sacrifie une fois qu’il avait servi. Donna est mort, presque pour rien, je dirais même naïvement alors que la conjugaison de Mayele au niveau de l’armée et de Tshisekedi avec la masse dans la situation de l’époque aurait constitué une base de référence et de discussion avec l’élite anglo-saxonne, avec les Clinton et autre Blair….Je ne reproche rien à Clinton, rien à Blair et aux anglo-saxons aussi longtemps qu’ils sont prédateurs de nature.

    C’est aujourd’hui plus infect que les mêmes congolais fassent des tours de l’Europe et de l’Occident, alors qu’ils devraient les faire avant et pendant la maladie de Mobutu si seulement si c’est de cela qu’ils envisageaient depuis toujours et ce comme action.  Je pose des questions car nous sommes à un tournant décisif qui doit décider du retour de la terre Congo entre les mains de ses filles et fils. Alors, je crains que l’on ne reproduise ce qui a été fait jusque-là pour ne donner aucun résultat. Le soulèvement populaire que j’entends n’est jamais spontané et naturel. J’invite à tout inventer, même le « nous » congolais avant toute reconquête. J’entends parler de tout sauf de tout cela.

    Nous allons arracher ce pays par notre sang. Désolé mais c’est de la dure réalité sauf si certaine le craignaient. Moi je dis que le reste est mensonge. Je ne m’y mêle pas et que plus personne ne m’aura à ce jeu. J’invite la jeunesse congolaise, et sur qui je fais reposer le poids de l’histoire, d’afficher son identité et de s’affirmer sur le terrain. L’histoire du Congo, du Congo –Kinshasa s’écrira avec elle et non sans elle.

    Talleyrand m’inspire quand dans son bréviaire, je lis ce qui suit : « Quand tout est perdu, c’est l’heure des grandes âmes »

    Likambo ya mabele Likambo ya makila

     

    Mufoncol Tshiyoyo  

    Le Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle Mouvement Politico-militaire,
    mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com,
    004745007236, Facebook : Mufoncol Tshiyoyo

  • Dans la lettre ici, la Céni demande des clarifications sur son financement au Premier Ministre

    Dans la lettre ici, la Céni demande des clarifications sur son financement au Premier Ministre

    Bureau de la CENI
    Bureau de la CENI

    -En République démocratique du Congo, après la démission de l’abbé Malu Malu, la bataille de la succession à la tête de la commission électorale est ouverte. Un nouveau candidat doit être proposé par les huit confessions religieuses du pays. Ce processus de désignation intervient alors que la commission électorale nationale indépendante (Céni) vient d’écrire au Premier ministre pour demander des explications sur les moyens alloués à l’organisation des élections.

    Dans une lettre datée du 9 octobre, dont RFI a obtenu copie (voir ci-dessous), la Céni se plaint des propos tenus par le ministre de l’Economie. Dans l’émission Questions d’actualitésur la radio et télévision nationale congolaise, Modeste Bahati Lukwebo aurait affirmé, selon ce courrier, que la Céni recevait 20 millions de dollars mensuellement pour la prise en charge du processus électoral.

    La Commission électorale demande formellement une séance de clarification au gouvernement car, précise-t-elle dans ce document, elle n’a reçu sur les exercices budgétaires de ces trois dernières années que 17 % des fonds alloués par le Parlement. Tous les fonds reçus par le gouvernement sont bien traçables dans les deux rapports annuels de la Céni déposés au Parlement, souligne cette lettre.

    « Il y a une volonté de polémiquer, nous ne voulons pas rentrer là-dedans », rétorque le porte-parole du gouvernement Lambert Mendé, ajoutant que ce n’était pas avec la Céni que le gouvernement faisait la reddition des comptes, mais bien avec l’Assemblée.

    D’autres sources proches de l’exécutif évoquent des budgets présentés par la commission électorale qui seraient facturés, ou une volonté de se dédouaner avant la désignation du nouveau président.

    Mais cette absence de moyens inquiète de plus en plus au sein de la commission électorale. Plusieurs sources internes affirment qu’aujourd’hui même, si des fonds sont rapidement décaissés, seules des élections indirectes pourraient être organisées d’ici début 2016, mais que s’il faut intégrer les jeunes électeurs au fichier électoral ou même les Congolais de l’étranger, aucune élection au suffrage direct ne serait possible avant juin 2016.

    rfi

    La lettre adressée par la Céni au Premier ministre :

  • RDC: la succession à la présidence de la Céni est ouverte

    RDC: la succession à la présidence de la Céni est ouverte

    Malumalu

    -En République démocratique du Congo, après la démission de l’abbé Malu Malu, s’ouvre la succession de la présidence de la Céni, un poste clef à un an de la présidentielle. La loi organique portant organisation et fonctionnement de la Céni est claire : ce poste revient à la société civile. Et il avait été convenu entre les composantes de la société civile que le président serait choisi par les huit confessions religieuses reconnues dans le pays. Un arrangement qui semble aujourd’hui encore faire consensus. Et une réunion a déjà eu lieu lundi après-midi.

    Il s’agissait d’une réunion des confessions religieuses pour prendre acte de la situation, à savoir que le président de la Céni a formellement démissionné et qu’elles doivent lui trouver un remplaçant. On est très loin de la désignation définitive.

    Formellement, les confessions proposent, l’Assemblée nationale confirme et le chef de l’Etat investit par ordonnance, c’est ce qu’explique la communication de la Commission électorale. Pour cette première étape, précisent plusieurs responsables religieux, il faut d’abord se mettre d’accord en interne sur des critères de désignation.

    « C’est l’occasion de réaffirmer des principes », explique Monseigneur Fridolin Ambongon, insistant sur le fait que l’indépendance était un critère important pour la conférence épiscopale.

    On se souvient que la désignation de l’abbé Malu-Malu avait fait grincer des dents l’Eglise catholique qui estimait à l’époque qu’il s’agit d’une nomination politique, qu’il avait été coopté par le pouvoir. « Il y a tellement de pressions », reconnaît le chef de l’Église du Christ au Congo.

    Pour le protestant Pierre Marini Bodho, il faut de la droiture, de la rectitude, mais aussi savoir dégager un consensus. « Il faut des élections, mais de la bonne élection », ajoute-t-il.

    Pour plusieurs experts, même si officiellement chaque confession religieuse va proposer un candidat, la bataille va surtout se jouer entre les catholiques considérés comme hostiles à l’idée d’un glissement et les protestants, voire les évangélistes, vus comme plutôt proches du pouvoir.

    Le ministre de la Communication Lambert Mendé assure, quant à lui, qu’il s’agit d’un arrangement interne à la société civile et que le gouvernement ne s’en mêlera pas.

    RFI