Publié le 19-11-2018 Modifié le 19-11-2018 à 09:10
Un ex-combattant, officier du MOC (Mécanisme opérationnel de coordination), a été tué dimanche 18 novembre à Tombouctou, non loin de son domicile. Il appartenait à une unité mixte composée de soldats maliens et d’ex-rebelles. Cet assassinat intervient au moment où se déroulent les opérations de DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion) dans le nord du pays.
Moulaye Touhami est un ex-combattant de Mouvement arabe de l’Azawad, composante d’une plateforme de groupe armé proche de Bamako. A Tombouctou, il portait le grade de lieutenant au sein de l’unité mixte formée notamment de soldats maliens et d’anciens rebelles. Cette structure connue sous le nom de MOC (Mécanisme opérationnel de coordination) ambitionne de créer des relations de confiance entre belligérants d’hier.
A bout portant
Ce dimanche, c’est au cœur de la ville de Tombouctou que des individus armés, de présumés terroristes, l’ont dans un premier temps suivi en voiture. Arrivés non loin de son domicile, ils ont tiré à bout portant sur lui, selon des témoins, avant de repartir sans être inquiétés.
Vif émoi
L’assassinat a créé un vif émoi dans la cité des 333 saints, où se déroule en ce moment, mieux qu’ailleurs dans le nord, des opérations de DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion). « Cet assassinat, c’est pour décourager le retour de la paix », confie par téléphone un responsable du gouvernorat de Tombouctou.
En septembre dernier, c’est le chef de mission de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) au sein du MOC qui avait été assassiné.
Publié le 19-11-2018 Modifié le 19-11-2018 à 08:07
Les Soroïstes se mettent en ordre de marche pour 2020. Le Rassemblement pour la Côte d’Ivoire (RACI) mouvement politique qui soutient Guillaume Soro tenait ce dimanche à Abidjan son 5e « conclave ». Une grande réunion militante au cours de laquelle il a appelé son champion à se présenter à la présidentielle dans deux ans.
Il n’était pas physiquement présent mais il n’y en avait bien que pour lui ce dimanche 18 novembre dans la salle comble de l’hôtel Ivoire qui accueillait ce « conclave ».
Soro est partout
Dans les chants, les cris, les discours ou sur les chemises, Guillaume Soro, le président d’honneur du RACI est partout mais il est surtout le candidat espéré de ses militants en 2020. « Du haut de cette tribune, je voudrais lancer un appel solennel auprès de président Soro Kigbafori Guillaume, il urge cher ami que vous posiez dans les meilleurs délais un acte fort et sans équivoque en vous portant candidat à l’élection présidentielle de 2020 », lance à la tribune Soro Kanigui, le président exécutif du RACI.
En attendant que Guillaume Soro sorte du bois, le RACI se met en ordre de marche. Un groupe parlementaire est en gestation. Peut-être même un véritable parti politique si le congrès convoqué en avril 2019 en décide ainsi.
Position floue
A ce « conclave » du RACI, des représentants du FPI, du PIT, du MFA, et une délégation du PDCI venue plaider pour son projet de plateforme anti-RHDP. Mais pour l’instant, la position du RACI vis-à-vis du RHDP reste floue. « Pour l’instant, le RACI se construit, le RACI est prêt à travailler avec toutes les forces qui l’acceptent. Pour cette cérémonie, nous avons invité tous les partis de Côte d’Ivoire y compris le RHDP. Le RHDP n’était pas là, donc je peux dire que pour le moment ça commence mal », admet Soro Kanigui.
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La Mauritanie s’est qualifiée pour la première fois à la Coupe d’Afrique des nations grâce à son succès face au Botswana, 2-1, dans le groupe I.
La sélection mauritanienne dirigée par le Français Corentin Martins a décroché son ticket pour la phase finale de la CAN, grâce au doublé de l’attaquant Ismaël Diakité (20e et 84e minutes).
Le doublé signé par l’attaquant de l’US Tataouine (D1 tunisienne) envoie les Mourabitounes à la CAN 2019 prévue au 15 juin au 13 juillet.
Le dernier billet de la poule sera disputé à distance entre l’Angola, deuxième avec neuf points, et le Burkina Faso, troisième avec sept points, lors de la sixième et dernière journée des éliminatoires en mars 2019.
Le but des Botswanais a été marqué par Kobe à la quatrième minute.
Riyad Mahrez, de Manchester City, a inscrit deux buts (15e et 30e minutes), aidant l’Algérie à s’imposer par 4 buts à 1 sur le terrain du Togo pour se qualifier à la CAN 2019, dans le groupe D.
Copyright de l’imageGetty Images
Youcef Attal a marqué pour les Algériens, et Bagdad Bounedjah a inscrit le quatrième but.
A un match de la fin des éliminatoires, l’Algérie compte 10 points, le Bénin sept, le Togo et la Gambie obtenant chacun cinq points.
Dans le groupe H, la Centrafrique n’a ramené qu’un nul du Rwanda, 2-2, un score qui qualifie du même coup la Guinée et la Côte d’Ivoire avant même leur match à Conakry, où le Syli national et les Eléphants se sont neutralisés, 1-1.
Le Congo a fait match nul contre la République démocratique du Congo, 1-1, à Brazzaville, dans le groupe G.
Britt Assombalonga a permis à la RDC de prendre l’avantage, et Thievy Bifouma a égalisé pour les hôtes.
Cette poule est dominée les équipes du Zimbabwe, qui a huit points, et du Liberia, qui en a sept. La RDC a six points, le Congo cinq.
Les qualifiés déjà cités rejoignent le Sénégal, Madagascar, la Tunisie, l’Egypte, le Maroc, le Nigeria, l’Ouganda, le Mali ainsi que le Cameroun, pays organisateur, pour former une liste de 13 équipes détentrices de leur ticket pour l’édition 2019 de la CAN, sur les 24 attendus en terre camerounaise.
Les Super Eagles du Nigeria ont validé leur billet pour la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019 prévue en juin et juillet prochains au Cameroun.
Les hommes de Gernot Rohr ont ouvert le score après dix minutes de jeu, grâce au défenseur sud-africain Buhle Mkhwanazi, qui a marqué contre son camp.
Les Bafana Bafana d’Afrique du Sud ont ensuite égalisé, grâce à l’attaquant Lebo Mothiba.
Avec 10 points, le Nigeria est en tête du groupe E, devant l’Afrique du Sud (9 points) et la Libye (7 points).
Mathématiquement, la Libye pourrait rejoindre le Nigeria.
L’Ouganda aussi se qualifie grâce au but de l’attaquant Patrick Kaddu, contre le Ca-Vert. En cinq journées, les Ougandais ont réalisé un bon parcours avec quatre victoires et un nul. Ils ont marqué sept buts et n’en ont pas encaissé.
Les Cranes totalisent 13 points dans ce groupe L, devant la Tanzanie.
Les Tanzaniens n’ont que cinq points, mais ils peuvent se qualifier en cas de victoire ce dimanche, au Lesotho.
Copyright de l’imageGetty Images
La Guinée s’est qualifiée, sans donner un coup de pied dans le ballon. Elle a obtenu son ticket après le nul concédé par le Rwanda, 2-2, face à la République Centrafricaine, dans le groupe H.
Ce résultat permet à la Guinée, qui affronte la Côte d’Ivoire dimanche, de s’assurer au moins la deuxième place du groupe, ce qui lui assure sa place au Cameroun en 2019.
Un match nul à Conakry pourrait suffire pour que les Eléphants se qualifient.
La Zambie, championne d’Afrique en 2012, a été éliminée après sa défaite au Mozambique, 1-0, dans le groupe K.
La République Centrafricaine est à deux points de la qualification, après avoir disputé un match de plus.
Le Rwanda est en queue de peloton avec deux points.
Les Mozambicains peuvent encore espérer se qualifier grâce au but de Reginaldo Faife.
La Guinée-Bissau et la Namibie se sont presque qualifiées, avec huit points chacune, après le match nul joué samedi à Windhoek, 0-0.
Dimanche, Jordan Ayew a inscrit deux buts pour le Ghana, en battant l’Ethiopie, 2-0, à Addis-Abeba.
C’était le retour parfait dans l’équipe des Black Stars, pour Jordan, qui, avec son frère André, n’avait plus joué en équipe nationale depuis octobre 2017.
Ce résultat place le Ghana au deuxième rang du Groupe F, avec six points. Les Black Stars sont à un point du leader, le Kenya.
Le match à domicile du Kenya contre la Sierra Leone, ce weekend, a été annulé parce que la sélection sierra-léonaise est sous le coup d’une interdiction de jouer au football. Le tableau des qualifications reste flou dans ce groupe F.
Dans le groupe A, Madagascar, qui s’est qualifié depuis le mois dernier – pour la première fois – à une Coupe d’Afrique des nations, s’est incliné devant le Soudan, 1-3.
Dans le groupe J, deux buts en seconde période de Victorien Adebayor ont permis au Niger de s’imposer sur le terrain d’eSwatini (ex-Swaziland), 2-1.
Le Maroc s’est qualifié samedi sans donner un coup de pied dans le ballon, après que le Mali s’est imposé au Gabon, 1-0.
Les Lions de l’Atlas se qualifient en attendant un match à disputer après la victoire des Comores à domicile, contre le Malawi, 2-1.
Le Maroc a battu le Cameroun, 2-0, vendredi, dans le groupe B.
Le Mali s’est qualifié dans le groupe C, totalisant 11 points, tandis que le Burundi, qui a battu le Sud-Soudan, 5-2, vendredi, en compte neuf, soit deux de plus que le Gabon.
La Gambie se rapproche de la qualification après sa victoire à domicile, dans le groupe D, face au Bénin, 3-1.
Les Scorpions rejoignent le Togo à cinq points, à deux longueurs de l’Algérie et du Bénin, les leaders de la poule.
Les Algériens pourraient prendre de l’avance s’ils battent le Togo à Lomé, dimanche.
Sont également qualifiés le Cameroun, pays-hôte, l’Egypte, le Sénégal et la Tunisie.
Vingt-quatre équipes joueront la phase finale de la CAN, contre 16 dans lors des précédentes éditions.
Le derby tant attendu entre les équipes du Congo-Brazzaville et du Congo-Kinshasa s’est achevé sur un match nul 1-1, ce 18 novembre 2018. Ce résultat ne qualifie ni n’élimine aucune des deux sélections dans le groupe G des éliminatoires pour la Coupe d’Afrique des nations 2019.
Les Congolais de Brazzaville et de Kinshasa devront attendre la dernière journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2019, en mars, pour connaître leurs destins dans le groupe G. Lors de la 5e journée, ce 18 novembre 2018, les deux voisins avaient pourtant l’occasion de clarifier leurs situations respectives, au classement. Mais ils n’ont pas réussi à se départager.
Des « Léopards » plus agressifs
Bien qu’en terrain adverse, les « Léopards » décident de prendre le jeu à leur compte. A la 21e minute, Britt Assombalonga est tout près de traduire cette domination. L’avant-centre se retrouve seul face au gardien Chancel Massa, mais tire inexplicablement à côté du cadre. L’attaquant a toutefois l’opportunité de se rattraper à la 25e minute. Le milieu offensif Trésor Mputu tire en effet un coup franc à ras-de-terre qui Massa repousse mal ; Assombalonga se jette alors sur le ballon les deux pieds en avant (0-1).
Un véritable déluge s’abat ensuite sur Brazzaville. Mais la pluie est loin de doucher les ardeurs des « Diables Rouges ». Et à la 38e minute, l’attaquant Thievy Bifouma coupe la trajectoire d’un coup franc venu de la gauche. Son coup de tête faite mouche, juste avant la mi-temps : 1-1.
Le bien nommé « derby du fleuve »
Le « derby du fleuve » n’a, par la suite, jamais aussi bien porté son nom. A cause de la météo exécrable, la partie est interrompue plu d’une heure. Les ramasseurs de balle en sont réduits à évacuer l’eau avec leurs mains, leurs pieds et des seaux…
A la reprise, l’ambiance est électrique. Un coup franc de Mputu force encore Massa à la parade (57e). A la 72e minute, Massa s’interpose sur une nouvelle tentative d’Assombalonga qui a gâché une belle contre-attaque (72e). Juste avant, c’est Ley Matampi, le portier de la RDC, qui a claqué le ballon en corner, suite à un coup de tête.
Durant les dernières secondes, Matampi voit le ballon heurter son montant droit juste avant que le gardien le ne repousse en corner. Et sur l’action qui suit, sur un coup de tête de Prince Oniangué, la balle rase le montant gauche des « Léopards ».
Troisième de la dernière CAN, le Burkina Faso est au bord de l’élimination après sa défaite en Angola (2-1) dimanche lors de la cinquième journée des éliminatoires dans le groupe I. A une journée de la fin, les Etalons n’ont plus leur destin en main.
Le Burkina, tête de série et favori du groupe I, n’a pas tenu son rang après 5 journées sur 6 dans ces éliminatoires. Les Etalons qui avaient entamé les qualifications avec une belle victoire à domicile sur l’Angola (3-1), ont enchaîné les résultats en dents-de-scie avec notamment deux défaites face à la Mauritanie (2-0) et donc l’Angola dimanche (2-1).
Pour faire plier les Etalons, les Palancas Negras (Antilopes noires) ont allié la jeunesse de Gelson Dala (22 ans) à l’expérience de Mateus Da Costa. Ce duo a fait très mal aux hommes de Paulo Duarte. Le capitaine et vétéran Mateus s’est offert un doublé sur deux passes décisives de son jeune coéquipier sur des actions quasiment identiques. Le premier but: Dala déborde côté droit et adresse un centre en retrait au point de penalty où surgit son capitaine qui bat Koffi (45+1). Le deuxième: le numéro 10 déborde côté gauche et met un centre au deuxième poteau, Mateus, encore lui, devance le latéral gauche pour doubler la mise (57e). Les Etalons sont K.O debout, mais vont réagir à la 69e pour réduire le score par Issoufou Dayo. Ils ne parviendront pas à égaliser et s’inclinent encore à l’extérieur où ils n’ont pu prendre qu’un point (Botswana) sur 9 possibles.
Deuxième de la poule avec deux points de retard sur le leader, la Mauritanie, avant cette cinquième journée, le Burkina est désormais troisième, avec deux points de retard sur l’Angola. Pour espérer se qualifier lors de la dernière journée, il lui faudra battre à domicile la Mauritanie par au moins trois buts d’écart et compter sur une contreperformance de l’Angola qui se rend au Botswana.
Moins de deux heures avant sa rencontre face à la Côte d’Ivoire, l’équipe de Guinée est assurée de disputer la CAN 2019 grâce au résultat nul entre le Rwanda et la Centrafrique (2-2) lors de la 5e journée des éliminatoires. Les Centrafricains gardent un mince espoir de jouer la prochaine Coupe d’Afrique, les Rwandais, eux, sont éliminés.
A la dernière minute du match, l’espoir a changé de camp. Le Rwanda menait 2-1, restait en course pour la CAN 2019, et la Centrafrique était éliminée. Mais Geoffrey Kondogbia a surgi à la dernière seconde pour égaliser. Le Rwanda est éliminé, la Centrafrique garde un mince espoir de disputer la CAN 2019. Un espoir sur un fil qui pourrait être rompu un peu plus tard dimanche si la Côte d’Ivoire ne perd pas contre la Guinée désormais qualifiée à la faveur du match nul entre Rwandais et Centrafricains. Avec 10 points, le Syli national ne peut plus être rejoint ni par le Rwanda (2 points) ni par la RCA (5 points).
C’est un match nul qui n’arrange donc aucune des deux équipes, mais c’est sûrement, le Rwanda qui aura plus de regrets. Les Amavubi (Guêpes) avaient piqué très tôt les Fauves du Bas-Oubangui en ouvrant le score par Jacques Tuyisenge dès la 10e minute. Même après l’égalisation de Habib Habibou, les Rwandais ont su réagir encore avec Jacques Tuyisenge qui s’offre un doublé juste avant la mi-temps. Les Amavubi ont longtemps cru que ce but serait décisif, mais Kondogbia a surgi….
Publié le 18-11-2018 Modifié le 18-11-2018 à 16:30
A Madagascar, un face à face entre les deux adversaires de la crise de 2009 aura lieu lors du deuxième tour de l’élection présidentielle. C’est ce qu’il ressort des résultats provisoires du premier tour proclamés samedi par la Commission électorale nationale indépendante (Céni). L’ancien président de la Transition, Andry Rajoelina, arrive en tête avec 39,19 % des suffrages, suivi de Marc Ravalomanana qui obtient 35,29 % des voix. Mais avec un taux de participation de 54%, les Malgaches ont signifié un certain désintérêt pour leur classe politique.
Il y a près de dix ans, Andry Rajoelina succédait à Marc Ravalomanana sans élection, un événement qualifié de « coup d’Etat » par la communauté internationale. Tous les deux interdits de se présenter à la dernière présidentielle de 2013, c’est par les urnes que ces deux adversaires pourront prendre leur revanche, le 19 décembre prochain, date du deuxième tour de l’élection présidentielle.
Lors du premier tour, les régions dîtes côtières de la Grande Ile ont largement voté pour Andry Rajoelina, tandis que les régions des hauts-plateaux, dans le centre, ont plébiscité Marc Ravalomanana.
L’autre gagnante de ce scrutin, c’est l’abstention. Seuls 54 % des électeurs inscrits sur les listes électorales se sont déplacés pour aller voter. Un chiffre bien inférieur au premier tour de l’élection présidentielle de 2013 où le taux de participation avait atteint 61 %.
C’est un désintérêt des Malgaches pour une classe politique qui peine à se renouveler car même si le choix était vaste – 36 candidats étaient en lice pour ce premier tour de la présidentielle – ce sont les trois anciens présidents disposant de moyens financiers colossaux qui ont pu se faire entendre pendant la campagne électorale. C’est en effet le président sortant, Hery Rajaonarimampianina qui arrive en troisième position avec un peu moins de 9 % des voix. Les 33 autres candidats sont tous en dessous des 2 %.
Les résultats donnés par la Céni sont provisoires. C’est maintenant la Haute Cour Constitutionnelle qui doit proclamer les résultats définitifs. Elle a jusqu’au 26 novembre pour faire cette annonce.
Publié le 18-11-2018 Modifié le 18-11-2018 à 14:25
Au Niger, au moins deux gendarmes ont été tués lors d’une nouvelle attaque jihadiste, à la frontière avec le Burkina Faso. Des hommes armés roulant en moto ont attaqué un poste de gendarmerie à la sortie sud de la bourgade de Makalondi.
C’est le dernier poste de gendarmes, à une dizaine de quilomètres de la frontière burkinabè qui a été attaqué, samedi, au crépuscule. Les six gendarmes qui gardaient le pont-bascule et le péage routier non loin de la bourgade de Kantchari, ont été surpris par un groupe d’assaillants non identifiés venus en moto. Le bilan de l’attaque est de deux gendarmes tués, un blessé, un porté disparu et deux rescapés.
Une attaque de quelques minutes
Sitôt l’alerte donnée, les premiers renforts sont arrivés nuitamment sur zone. Selon plusieurs sources, jointes au téléphone, l’attaque terroriste n’a duré que quelques minutes. Les assaillants se sont ensuite retirés en direction du Sud-Ouest, vers la frontière toute proche du Burkina Faso.
Depuis quelques jours, les forces armées nigériennes mènent des opérations par terre et par air contre les jihadistes dans le parc national du W. Selon des sources sécuritaires, plusieurs cellules terroristes ont été démantelées et les opérations de ratissage se poursuivent.
Les jihadistes cherchent des armes
D’autres sources précisent que les jihadistes cherchent, par tous les moyens, à se procurer des armes. L’ouverture de ce nouveau front dans le Sud-Ouest, en pays Gourma, préoccupe beaucoup Niamey. Il y a un peu plus d’un mois, un prêtre italien qui séjournait depuis onze ans dans cette zone, a été enlevé à Bamoanga. Nous sommes toujours sans nouvelles de lui.