Anderson devient le premier Africain à atteindre les phases finales de cette compétition qui rassemble les huit meilleurs joueurs de la saison.
Malgré sa défaite 6-4, 6-3 face au monument du tennis Roger Federer, ce jeudi, le Sud-Africain Kevin Anderson s’est néanmoins qualifié pour les demi-finales du Masters ATP de Londres.
La victoire de l’autrichien Dominic Thiem sur le japonais Kei Nishikori le même jour, lui a assuré son ticket.
Kevin Anderson, 32 ans, 6e joueur du monde, totalise deux victoires et une défaite dans ces Masters.
Le gaillard de 2,03 mètres, au service puissant, connait à 32 ans et six mois, l’une de ses meilleures années. Il s’est qualifié pour la première fois de son histoire pour la finale de Wimbledon au mois de juillet.
Publié le 16-11-2018 Modifié le 16-11-2018 à 00:03
Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi, Martin Fayulu et Adolphe Muzinga sont loin de s’être laissé démoraliser par la défection de Vital Kamhere et de Felix Tshisekedi qui ont retiré leur signature de l’accord moins de 24 heures après l’avoir apposée. Ils se sont rencontrés à Bruxelles pour relancer la mobilisation de l’opposition autour de Martin Fayulu.
Avec notre bureau de Bruxelles,
Les cinq chefs de file de l’opposition qui ont maintenu leur signature au bas de l’accord de Genève ont choisi de resserrer les rangs.
Réunis à Braine-l’Alleud aux portes de Bruxelles, Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi et Adolphe Muzinga ont tenu à s’afficher aux côtés de Martin Fayulu qui reste leur candidat commun pour l’élection présidentielle du 23 décembre. Le cinquième opposant de la réunion de Genève, Freddy Matungulu, s’était fait représenter pour signer un communiqué commun à tous les cinq.
Pour eux, la plate-forme Lamuka, « réveillez-vous » en lingala et en swahili, doit continuer sans désemparer le combat contre la « dictature de Joseph Kabila ». Tous les cinq adoptent d’ailleurs un ton assez modérer pour dénoncer la défection de Félix Tshisekedi et Vital Kamhere car ils appellent les deux hommes à revenir à la raison et à les rejoindre.
Par cette rencontre ils espèrent que le signal de leur mobilisation renouvelée autour de Martin Fayulu permettra de créer une véritable dynamique de campagne, pour en faire le vrai candidat principal de l’opposition et donner une vraie chance à l’alternance.
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Publié le 15-11-2018 Modifié le 15-11-2018 à 21:17
Le rôle de l’armée française en Afrique a été au coeur des débats sur la paix et la sécurité qu’a accueillie la capitale sénégalaise du 5 au 6 novembre. Il a été souligné de nouveau par la ministre française des Armées lors de son déplacement au Mali le week-end dernier. Que fait l’armée française en Afrique où elle est présente à travers ses bases et ses opérations ponctuelles dans des pays en crise ? Eclairages sur les enjeux et évolution de la présence militaire française en Afrique avec le colonel Frédéric Garnier, responsable de l’Afrique subsaharienne à la Direction générale des relations internationales et de la stratégie au ministère des Armées.
RFI: A quoi servent les bases françaises en Afrique ?
Colonel Frédéric Garnier: La présence militaire française a considérablement évolué depuis les indépendances. Elle a, depuis, toujours répondu à une volonté commune de chaque pays et de la France, qui a retiré ses militaires dès qu’on le lui demandait. Cette présence militaire française repose aujourd’hui sur un souhait partagé par la France avec chacun des 4 pays accueillants ces bases permanentes, Djibouti, la Côte d’Ivoire, le Gabon et le Sénégal. Cette volonté commune est formalisée avec chaque pays par un accord de partenariat en matière de défense. Il s’agit d’accords rénovés à partir de 2007, puis entrés en vigueur depuis 2010, accords publics et que chacun peut consulter sur internet par exemple.
Les années postcoloniales ont été aussi caractérisées par des interventions militaires françaises dans des pays en crise. Quelles sont les procédures constitutionnelles pour l’envoi de troupes à l’étranger ? Qu’est-ce qu’on appelle « Opex » ?
Une Opex, opération extérieure – c’est-à-dire l’envoi de militaires français pour une opération dans un pays étranger – est déclenchée, sur décision du président de la République, dans trois cas de figure : à la demande des autorités légales d’un pays confronté à une menace extérieure qui met en danger sa sécurité ou, deuxième possibilité, pour aller protéger et parfois évacuer des citoyens français mis en danger par une situation d’insécurité grave. Un troisième cas existe qui se présente quand l’ONU, au travers d’une résolution du Conseil de sécurité, appelle des États à agir en faveur de la paix. Les Opex respectent le cadre du droit international, en particulier du droit des conflits armés, et sont aussi souvent adossées à une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies.
A partir des années 1990-2000, l’Afrique devient un enjeu militaire majeur, courtisée d’une part par les émergents et déstabilisée d’autre part par le terrorisme. Comment la «guerre contre le terrorisme» a fait évoluer l’engagement militaire français en Afrique ?
Je pense qu’il serait plus juste d’aborder cet intérêt d’acteurs extérieurs sous l’angle des défis sécuritaires du continent. Parmi ces défis, le terrorisme est sans doute le plus visible pour les Occidentaux, même s’il n’est pas le seul. La France répond à une demande d’appui de ses partenaires et alliés. Au Sahel, comme dans le bassin du lac Tchad, des groupes terroristes tuent des civils et tentent d’empêcher les Etats de faire fonctionner les écoles ou les centres de soin. Les militaires français viennent avant tout aider à renforcer les capacités des armées locales à y faire face efficacement.
Avec le dispositif Barkhane, la France a renforcé sa présence militaire en Afrique. Quel rôle joue aujourd’hui l’armée française en Afrique ?
Le dispositif militaire français au Sahel, la force Serval d’abord à partir de janvier 2013, puis Barkhane depuis août 2014, mis en place au Mali en raison de circonstances très particulières n’a pas vocation à durer. Les autres bases au Sahel (notamment Niamey au Niger et Gao au Mali) ont été déployées à la demande des pays partenaires pour les appuyer dans la lutte contre le terrorisme et consolider leurs propres capacités de défense à travers le partenariat militaire opérationnel. Ce dispositif n’a pas l’ambition de régler la crise au Sahel, mais il contribue en particulier à créer des conditions sécuritaires permettant la mise en œuvre d’un règlement politique de la crise au Mali.
Pourriez-vous rappeler les circonstances qui ont conduit au lancement de l’opération Serval ?
Le 11 janvier 2013 est en effet une date-clé. Elle marque le passage dans l’urgence d’une stratégie de prévention à un engagement direct rendu indispensable par le renforcement de groupes terroristes qui décident de s’emparer de Bamako. Dans cette urgence, à l’appel du gouvernement malien, la France a déclenché l’opération Serval et bloqué l’avancée terroriste en quelques heures grâce justement à son dispositif prépositionné en Afrique. En effet, les premières unités françaises à intervenir arrivaient du Tchad, de la Côte d’Ivoire et du Sénégal. Nos éléments stationnés à Djibouti et au Gabon y ont aussi contribué par la suite.
Dans le cadre du dispositif Barkhane, les troupes françaises sont présentes au Niger, au Mali et au Tchad. Quel bilan de Barkhane, lancée en 2014 ? Est-ce que Barkhane est une «Opex» comme les autres ?
Oui, Barkhane est une Opex comme les autres. Elle est surtout un effort majeur pour la France et son armée, opérant dans une région grande comme l’Europe, au climat exigeant. Depuis leurs bases au Mali, au Niger et au Tchad – au prix d’importants sacrifices – les militaires français ont réussi, avec leurs partenaires des armées locales et avec les forces de la Minusma (la mission des Nations Unies au Mali), à empêcher les groupes terroristes de contrôler des zones sanctuaires. Dans le même temps, Barkhane appuie la montée en puissance des forces armées de la région. Le succès de Barkhane, conjointement avec les autres acteurs de la sécurité, réside dans la capacité à conserver l’ascendant sur les groupes terroristes. Pendant qu’ils gagnent la guerre, ils donnent aux pays de la région, et notamment aux Maliens, le temps nécessaire à gagner la paix.
Après les dernières attaques au Mali, on a l’impression que la guerre faite aux terroristes n’a rien réglé. Faut-il craindre un effondrement de l’Etat malien ? Allons-nous vers une Serval 2 ?
Ce n’est pas une opération militaire qui fera disparaître le terrorisme. L’action de Barkhane et de ses partenaires est essentielle pour limiter leur pouvoir de nuisance, bien sûr, mais ce qui fera disparaître le terrorisme, c’est le retour de l’activité économique, la réouverture des écoles, des hôpitaux… C’est aussi la capacité des forces de sécurité intérieure des Etats à contrôler leur territoire. Aujourd’hui, la menace reste contenue et le nouveau gouvernement malien a les cartes en main pour régler les causes de la crise. C’est à lui de gagner la paix.
Le Burkina Faso s’est révélé être un autre maillon faible du dispositif sécuritaire contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest ?
Le Burkina Faso est confronté depuis plusieurs mois à une agression de groupes armés terroristes qui s’en prennent notamment aux civils, aux responsables locaux, aux instituteurs… mais qui ont aussi attaqué notre ambassade à Ouagadougou ! Le Burkina Faso se mobilise avec courage, nous en sommes témoins. Et c’est pour cela que les plus hautes autorités burkinabè ont demandé l’aide de la France, une aide opérationnelle qu’elle est prête à apporter, et qui a déjà permis à Barkhane de neutraliser des terroristes, notamment début octobre à Inata, dans le Nord.
La France n’est pas seule à combattre le terrorisme en Afrique. Elle le combat avec ses partenaires européens et surtout avec les Américains qui sont engagés sur le continent depuis une décennie dans la lutte contre le terrorisme. Quelles sont les modalités de la collaboration militaire franco-américaine ?
La lutte contre la menace terroriste en Afrique est d’abord l’affaire des Africains, et ils se mobilisent. En Afrique de l’Ouest, ils ont créé deux coalitions ad hoc pour ce faire, la Force multinationale mixte contre Boko Haram et la Force conjointe du G5 Sahel. L’action des partenaires n’est qu’un appui, important bien sûr, mais qui sera temporaire et doit donc viser d’abord à renforcer les capacités locales. La coopération entre militaires américains et français est remarquable, chacun apportant à l’autre des capacités précieuses au regard de l’immensité du théâtre et de la violence des terroristes. Nous sommes et restons engagés ensemble.
Un an après sa création en 2017 avec l’appui de la France, la force multinationale africaine G5 Sahel tarde à monter en puissance. A quoi attribuez-vous ce retard? Manque de financement? Manque de cohérence doctrinaire?
Je l’ai dit : ce qui compte in fine, c’est la capacité des forces locales à assurer seules un niveau de sécurité suffisant aux populations de la région. Le G5 n’est pas en retard. Il avance à son rythme. Certaines choses prennent du temps : c’est le cas pour créer une force moderne à partir des capacités limitées des pays du G5 qui sont déjà sous forte pression opérationnelle ; c’est aussi le cas pour transformer une annonce de soutien en véhicules blindés ou en infrastructures. Bien entendu, les délais peuvent sembler longs et chacun, au Sahel comme chez les partenaires internationaux, fait tout pour les limiter. L’essentiel est bien que le G5 se renforce et puisse opérer efficacement.
Publié le 15-11-2018 Modifié le 15-11-2018 à 15:19
En Guinée, notre confrère Mouctar Bah a été sanctionné, ce mercredi, par la Haute Autorité de la communication, après une plainte du ministère guinéen de la Défense. Cette sanction fait suite à la diffusion d’un reportage, le 8 novembre, sur les circonstances de la mort de deux jeunes gens. La direction de RFI rappelle que Mouctar Bah n’a fait que son travail et qu’il est aujourd’hui, après 30 ans de carrière, l’un des journalistes les plus chevronnés de Guinée.
La FIDH condamne également l’annulation de l’accréditation de notre correspondant. La Fédération internationale des droits de l’homme dénonce un raidissement du pouvoir et demande aux autorités de rendre à Moctar Bah son accréditation dès aujourd’hui.
« Cette décision de suspendre l’accréditation de Mouctar Bah est tout à fait condamnable. Elle s’attaque à la liberté de la presse, une presse qui est reconnue pour la qualité de son travail. Manifestement, les autorités guinéennes souhaitent qu’il n’y ait pas de témoin des abus et des affrontements de part et d’autre entre forces de l’ordre et manifestants et que cette répression, car répression il y a, puisse faire aussi à huis clos. C’est un très mauvais signal qu’on s’attaque aux journalistes et à la liberté de la presse et à un journaliste reconnu pour son expérience sur le terrain depuis plus de 25 ans », estime Florent Geel, le directeur Afrique de la FIDH.
Reporter sans Frontière condamne aussi l’annulation de l’accréditation du correspondant de RFI à Conakry. Le responsable du bureau Afrique de RSF, Arnaud Froger, se porte garant du professionnalisme de Mouctar Bah : « Reporters sans Frontières estime que ce journaliste n’a fait que son travail en rassemblant de multiples témoignages pour rétablir les faits lors de cette soirée meurtrière du 7 novembre. Il a bien tenté de recouper ses informations à de multiples reprises pendant toute la journée qui a suivie, sans obtenir de réponse. Il a tenté de joindre à plusieurs reprises le porte-parole de l’état-major des armées, le porte-parole du ministère de la Défense, mais également l’un des porte-parole du parti au pouvoir. Il est donc difficile de lui reprocher de ne pas avoir recoupé ses informations ou d’avoir réalisé un reportage déséquilibré. Il est difficile de lui reprocher de ne pas avoir obtenu la réaction du ministère de la Défense entre 22h et minuit lors de la soirée du 7 novembre alors qu’il a passé toute sa journée du lendemain, du 8 novembre, à essayer de joindre plusieurs officiels parmi les autorités militaires et parmi les autorités civiles également ».
Publié le 15-11-2018 Modifié le 15-11-2018 à 14:42
L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), qui recense les espèces menacées, a publié son dernier rapport et, bonne nouvelle, plusieurs animaux très menacés retrouvent des couleurs. C’est le cas, notamment, des gorilles africains. Leur population augmente grâce aux efforts de protection.
Pour l’UICN, le gorille des montagnes était auparavant considéré comme en « danger critique , il n’est plus qu’en « danger ». Si cette espèce endémique, vivant à cheval entre la République démocratique du Congo, le Rwanda et l’Ouganda, est toujours fragile, ses individus sont de plus en plus nombreux. On en a recensé 1 000 cette année, il y en avait 300 de moins il y a dix ans. Mille, c’est encore peu, mais la dynamique est positive. Le signe que la politique anti braconnage fonctionne.
Le gorille des montagnes n’est cependant pas complètement tiré d’affaire. Son habitat est relativement réduit, 800 kilomètres carrés à peine. Et surtout, il est cerné par les hommes qui défôrestent tout autour pour une agriculture intensive. L’Union internationale pour la conservation de la nature note un autre danger apporté par l’homme, les maladies. Avec Ebola en tête puisque la terrible épidémie en cours frappe également les gorilles.
S’il y a donc de l’espoir pour le gorille des montagnes, il n’est pas encore tiré d’affaire. Et malgré la bonne nouvelle, il ne s’agit que d’une seule espèce. Son proche cousin, le gorille des plaines, est lui toujours en danger critique d’extinction.
Il était en lice pour tous les grands prix littéraires en France. Aujourd’hui, il a finalement décroché le prix de la jeunesse et le plus prescripteur en langue française, le prix Goncourt des lycéens. Le jury, réuni à Rennes, a félicité « Frère d’âme » de David Diop pour « sa vision terrible de la Grande Guerre, entre Afrique et Europe, sagesse et folie ».
C’est l’histoire de deux jeunes hommes, Alfa Ndyaye et Mademba Dip, deux tirailleurs sénégalais, lors de la Grande Guerre, la grande boucherie entre 1914 et 1918. Deux parmi les 200 000 combattants africains envoyés au nom de la France au front de la Première Guerre mondiale où environ 30 000 tirailleurs sénégalais ont laissé leur vie dans les tranchées.
Né à Paris, aujourd’hui âgé de 52 ans, David Diop a passé son enfance au Sénégal. Adepte d’Apollinaire et actuellement maître de conférences en littérature du XVIIIe siècle, à l’université de Pau, il a essayé de transposer dans Frère d’âme la sonorité et le rythmé de la langue wolof, parlée par les protagonistes du livre, au français.
Donner une existence aux destins et aux douleurs des tirailleurs sénégalais
Raconté d’une manière très directe et parfois même dans un style naïf, David Diop a cherché à donner une existence aux destins et aux douleurs de ces jeunes longtemps oubliés dans les manuels d’histoire.
L’idée de ce roman incisif et décapant lui est venue quand il avait lu des lettres très émouvantes de poilus ayant couché sur papier leurs derniers moments avant de mourir dans la folie de la guerre. Il s’est mis alors à la recherche de lettres des tirailleurs sénégalais avant de se rendre compte qu’il n’y en avait pas. Venant d’un continent où la tradition orale prime sur l’écriture, ils n’ont pas laissé des traces dans les livres. D’où aussi l’urgence ressentie par l’écrivain de reconstruire cette histoire. Une urgence omniprésente et palpable dans Frère d’âme.
Le bonheur du prix Goncourt des lycéens
Recevoir le prix Goncourt des lycéens s’apparente être souvent le plus beau moment dans la vie d’un écrivain couronné. D’autant plus que, ces derniers cinq ans, un lauréat du prix Goncourt des lycéens vend, en moyenne, 443 100 exemplaires de son livre. Sans parler de l’émotion d’être élu par la jeune génération, en l’occurrence d’un panel de 2 000 jurés, venus de 58 classes en France et à l’étranger… Pour les 30 ans du prix, les organisateurs ont même fait la démarche de faire voter aussi douze détenus âgés de 20 à 50 ans, de la prison de Salon-de-Provence. Croire dans la force émancipatrice de la littérature est le cœur même de ce prix pas comme les autres.
Publié le 15-11-2018 Modifié le 15-11-2018 à 17:07
Au Sénégal, nouveau rebondissement dans l’affaire Karim Wade. Le Haut commissariat aux droits de l’homme des Nations unies, saisi par les avocats du candidat à la présidentielle, estime que la CREI, la cour qui l’a condamné à six ans de prison et plus de 200 millions d’euros d’amende ne respecte pas le droit, car elle n’offre pas de recours juridique. Pour le camp de Karim Wade, la condamnation doit donc être annulée. Pour l’Etat du Sénégal, le HCDH n’a pas le pouvoir d’annuler la décision de la CREI.
C’est en mai 2016 que le Haut commissariat aux droits de l’homme des Nations unies a été saisi par les avocats de Karim Wade. Quinze experts ont donc étudié ce dossier et rendu leur décision le 22 octobre dernier. Dans ce document de 14 pages, le HCDH fait des constatations. Et note que le Sénégal « est tenu d’assurer à l’auteur un recours utile » ce que ne permet par la Cour de répression de l’enrichissement illicite qui a jugé et condamné Karim Wade. L’instance onusienne estime donc que « la déclaration de culpabilité et de condamnation contre l’auteur doit être réexaminée ».
Pour le ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, « le Comité [ le HCDH, ndlr] n’a pas annulé la décision de la CREI », car « ce n’est pas une instance juridictionnelle, ses décisions sont dénuées de toute force obligatoire ». Pour les avocats de Karim Wade, le comité impose, au contraire, un « réexamen des faits ».
Le camp du fils de l’ex-président s’appuie aussi sur ces constatations pour exiger l’annulation de sa radiation des listes électorales qui bloque sa candidature à la présidentielle. Le bras de fer politique est donc à nouveau relancé. Le Haut commissariat aux droits de l’homme souhaite, d’ici mai 2019, après l’élection qui se tiendra fin février, recevoir de l’Etat du Sénégal des renseignements sur ses constatations.
La liste des cinq finalistes du prix du footballeur africain de l’année BBC décerné en 2018 a été annoncée.
Les nominés de cette année sont Medhi Benatia (Maroc), Kalidou Koulibaly (Sénégal), Sadio Mane (Sénégal), Thomas Partey (Ghana) et Mohamed Salah (Égypte).
Le vote commence le 17 novembre à 19h00 GMT et se termine le 2 décembre à 20h00 GMT.
Le résultat sera révélé dans une émission sur BBC World News le 14 décembre à 17h30 BST.
La liste restreinte a été établie par un groupe d’experts du football africain.
L’attaquant de Liverpool, Mohamed Salah, a remporté le trophée l’an dernier, alors que les lauréats précédents étaient Jay-Jay Okocha, Michael Essien, Didier Drogba, Yaya Touré et Riyad Mahrez.
Les prétendants
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Le défenseur central de la Juventus Benatia, âgé de 31 ans, a remporté son quatrième titre de champion consécutif cette année – deux avec le Bayern Munich et deux avec la Juve, et a été capitaine du Maroc lors de la Coupe du monde de cet été.
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Le défenseur de Napoli Koulibaly, 27 ans, a joué son rôle dans la lutte de son club contre la Juve pour le titre de Serie A, dont un célèbre vainqueur contre les champions éventuels lors du run-in. Il a joué toutes les 270 minutes pour le Sénégal en Coupe du monde.
L’attaquant de Liverpool Mané, âgé de 26 ans, a également disputé tous les matches sénégalais de la Coupe du monde. Il a été capitaine de son pays en deux et a marqué contre le Japon. Il était le deuxième meilleur buteur de la Ligue des champions la saison dernière, avec 10 pour Liverpool, notamment en battant le Real Madrid 3-1 en finale.
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Le milieu de terrain de l’Atletico Madrid, Partey, âgé de 25 ans, s’est imposé comme joueur régulier de l’équipe première de Diego Simeone. Il a notamment disputé tardivement la victoire dans la finale de la Ligue Europa contre Marseille. Il a marqué dans les matches amicaux internationaux pour le Ghana contre le Japon et l’Islande.
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L’attaquant de Liverpool Salah, âgé de 26 ans, a remporté le Golden Boot Premier League avec 32 buts en mai et, comme Mane, 10 buts en Ligue des champions. Il a marqué les deux buts égyptiens en Coupe du monde, soit 40 % de son total historique au tournoi.
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