Author: Don Kayembe

  • CAN 2019: le Burundi remporte une victoire cruciale au Soudan du Sud

    CAN 2019: le Burundi remporte une victoire cruciale au Soudan du Sud

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    L’équipe du Burundi a gagné 5-2 sur le terrain de celle du Soudan du Sud, ce 16 novembre 2018 à Juba, dans le groupe C des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2019. Grâce à ce succès, les Burundais s’installent au moins provisoirement à la première place au classement, en attendant le match Gabon-Mali.

    Les équipes du Gabon et du Mali vont peut-être devoir attendre la dernière journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2019, en mars, pour connaître leur sort. Leur rivale du Burundi est en effet plus que jamais en course pour disputer la première phase finale de son histoire, après avoir gagné 5-2 au Soudan du Sud ce 16 novembre 2018.

    Les Burundais se sont imposés grâce à un impressionnant quadruplé de Fiston Abdul Razak et à une réalisation de Cédric Hamissi. Avec ce succès, les « Hirondelles » s’emparent ainsi de la première place au classement du groupe C.

    Les Burundais ont leur destin en mains

    Une situation qui ne perdurera peut-être pas, en fonction du résultat de Gabon-Mali, disputé ce 17 novembre. Mais les Burundais ont quoiqu’il arrive leur destin en mains : s’ils battent les Gabonais, en mars 2019, ils seront certains de décrocher leur place à la CAN 2019.

    CAN 2019 : CALENDRIER ET RÉSULTATS DES ÉLIMINATOIRES

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  • CAN 2019: une 4e visite d’inspection fatale ou favorable au Cameroun?

    CAN 2019: une 4e visite d’inspection fatale ou favorable au Cameroun?

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    La quatrième mission d’inspection menée au Cameroun par la Confédération africaine de football (CAF) s’est achevée ce 15 novembre avec l’examen des infrastructures sportives de Douala. Au terme de la visite, aucune déclaration n’a été faite par les inspecteurs de la CAF. Le suspense reste donc total concernant le maintien ou pas du tournoi sur le sol camerounais. Une décision sera prise le 30 novembre à Accra.

    La mission d’inspection conjointe Confédération africaine de football (CAF) – Fédération internationale de football (FIFA), conduite par le secrétaire général adjoint de la CAF Anthony Baffoe, a démarré les visites de chantiers le 11 novembre à Yaoundé, avec le complexe sportif d’Olembe (60.000 places) réalisé à 80%. La délégation y a inspecté la pépinière à gazon, les terrains d’entraînement et le stade principal à l’intérieur duquel la pose des chaises et de la toiture sont en cours.

    La mission d’inspection a ensuite mis le cap, le 12 novembre, sur Garoua, dans le Nord du Cameroun, où se dérouleront les matches de la poule F. Au Stade Roumdé Adjia (30.000 places), les travaux, estimés à 60%, en sont à la phase de pose des gradins et de l’aménagement de l’aire de jeu. Les différents stades d’entraînement de la ville ont également été passés en revu.

    A Bafoussam, le stade qui accueillera les rencontres est achevé depuis 2016. La mission d’inspection a passé au peigne fin les différents stades d’entraînement dont le taux de réalisation est de 55%. Elle a également visité les hôtels où logeront les équipes et les officiels. Le point d’ombre a été la voierie urbaine qui est très dégradée.

    La visite s’est achevée par le site de Douala où les délégués ont inspecté le stade de 50.000 places, en cours de finition, ainsi que les différents stades d’entraînement.

    Anthony Baffoe et ses services vont désormais dresser un bilan qui sera étudié par le Comité exécutif (ComEx) de la CAF, le 30 novembre à Accra. Le ComEx décidera alors s’il maintient ou pas sa confiance au Cameroun concernant la tenue de la phase finale, prévue du 15 juin au 13 juillet.

    Avec notre correspondant au Cameroun, Joël Wadem,

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  • Ouverture du premier Festival en ligne de films africains (OAFF)

    Ouverture du premier Festival en ligne de films africains (OAFF)

    « On veut prouver au monde qu’on est capable de voir des films africains comme n’importe quel autre film. » Accessible dans 15 pays d’Afrique, mais aussi dans huit pays européens (dont la France), ainsi aux États-Unis, au Canada et en Colombie, le premier African Online Film Festival (Oaff) a ouvert – après quelques soucis techniques – depuis ce vendredi 16 novembre sa plateforme, précédé d’un lancement festif dans une grande salle de cinéma sur les Champs-Élysées à Paris. En ligne, 30 films autour du thème de « l’Africanité » seront proposés pendant un mois. Parmi les jurés de la compétition officielle figurent la réalisatrice kenyane Wanuri Kahiu et l’acteur nigérian Richard Mofe Damijo. Entretien avec le fondateur d’Oaff et directeur de Cinewax, Jean Fall, sur les enjeux de cette nouvelle manière de diffuser le cinéma africain.

    RFI : L’African Online Film Festival (Aoff), est-ce le premier Festival en ligne de films africains ?

    Jean Fall : À notre connaissance, c’est le premier Festival de films africains en ligne et on l’a appelé Online Africain Film Festival. C’est une plateforme de streaming pendant un mois, dans 15 pays africains, du 15 novembre au 15 décembre, pour donner accès à plus de 30 films africains en ligne, pour les gens de ces pays-là.

    Parmi les longs métrages de la compétition officielle se trouve entre autres Félicité, d’Alain Gomis, c’est le film d’un Franco-Sénégalais et une production franco-belge-libano-allemande… Dans les bonus apparait I Am Not A Witch, de la Zambienne Rungano Nyoni, une coproduction franco-britannique. Quelle est votre définition d’un « film africain » ?

    La définition d’un film africain, c’est très simple. Normalement, on définit un film par la nationalité de son producteur, mais, nous, on va un peu plus loin. Il faut que le réalisateur soit d’origine africaine et la production en grande majorité africaine. Ensuite, on va aussi voir l’histoire. Est-ce que cela parle d’une histoire africaine ou non, qui se passe sur le territoire, qui parle de l’histoire ou de la culture africaine ? C’est notre définition d’un film africain.

    Quel est le film inédit le plus attendu de votre sélection ?

    Il y en a tellement. Un des films que je préfère, c’est Hello Rain, du réalisateur nigérian C. J. Fiery. C’est vraiment un film totalement nouveau, d’un point de vue pictural, du son, de l’histoire. C’est une histoire onirique sur le Nigéria, à travers de trois sorcières. On a aussi un film qui s’appelle Djon Africa, de Joao Miller Guerra et Filipa Reis, du Cap Vert. Il parle du retour d’un jeune Portugais d’origine africaine dans son pays pour voir ses origines et essayer de retrouver un de ses parents.

    Votre festival réunit Wanuri Kahiu (Rafiki) et Rungano Nyoni, deux réalisatrices connues pour leur engagement en faveur d’une émancipation des femmes en Afrique. Votre Festival, a-t-il un côté engagé ou politique ?

    Le côté politique de notre festival est inhérent à notre action. Ce qu’on veut prouver au monde aujourd’hui, c’est qu’on est capable de voir des films africains comme n’importe quel autre film et d’apprécier la qualité de ces films. Que ces films africains ne soient pas relayé au second plan et qu’ils ont aujourd’hui le potentiel d’être vus par des millions de personnes. C’est pourquoi on a créé un format qui va permettre de toucher beaucoup de gens en ligne et de s’affranchir de la distance et des frontières grâce au Festival.

    Dans quel pays attendez-vous le plus de visiteurs ?

    Honnêtement, je n’ai aucune idée. Cela sera peut-être les États-Unis, peut-être le Sénégal, peut-être la France, la Belgique… On ne sait pas. En tout cas, on espère vraiment que les Africains vont nous suivre et qu’il y ait un vrai engouement autour des films africains là-bas.

    Certains films en ligne resteront non visibles en France. En tant qu’organisateur d’un festival de films en ligne, rejouez-vous le match du Festival de Cannes contre Netflix ?

    Non, pas du tout. Nous, cela fait trois ans que Cinewax existe et cela fait trois ans qu’on fait des séances de cinéma dans des salles de cinéma. On a fait des festivals, des ciné-clubs, on a expérimenté les différentes manières de montrer des films en salle. Et on s’est dit : malheureusement, on ne peut pas ramener un million de personnes ou 100 000 personnes dans une salle. Qu’est-ce qui peut nous permettre cela aujourd’hui ? Le digital et d’avoir une plateforme. Donc, on s’est dit, ce format peut nous permettre, pour la première fois, de toucher plein de gens, dans plein de pays différents. Après, on peut dire à toutes ces personnes : regardez, il y a un festival qui est fait par un partenaire dans tel pays, allez voir les films physiquement dans une salle de cinéma. Donc, pour moi, de faire un festival digital et de faire un festival réel, ce n’est pas incompatible.

    Cinewax fait la promotion des films africains en France. Avec le Festival en ligne, vous visez 100 000 utilisateurs en un mois. Est-ce beaucoup par rapport à la sortie d’un film dans les salles de cinéma ?

    Par rapport à la sortie d’un film africain en France, effectivement, c’est déjà bien. La plupart des films font entre 30 000 et 50 000 entrées. Et c’est très compliqué à mener cette sortie pour les distributeurs. Maintenant, en termes de chiffres en ligne, je pense qu’on est très loin de ce qu’on est capable de faire si le Festival tient dans les prochaines années.

    MyFrenchFilmFestival, le festival annuel de la promotion de films français en ligne, avec ses 12 millions de films vus (dont 300 000 en Afrique et au Moyen-Orient) en un mois lors de la 8e édition en janvier et février 2018, est-ce un modèle pour vous ?

    Oui, c’est un très beau modèle et on s’est vraiment inspirés de leur modèle. Je trouvais cela génial qu’on puisse sortir du carcan un peu cadré « du cinéma français dans la salle de cinéma » et qu’on puisse proposer ces films à des gens qui ne les ont jamais vus… Je sais que sur les 12 millions de films visionnés, il y a eu 6 millions de Chinois qui ont vu des films. Moi, j’adorerais que 6 millions de Chinois voient des films africains. Cela permettrait justement le côté politique, de sensibiliser les gens par la nature des images qu’ils peuvent voir, de découvrir autre chose. En effet, MyFrenchFilmFestival est un modèle qu’on peut conserver et qui va fonctionner, je l’espère. Le Nigéria, ce sont 180 millions de personnes. 12 millions, ce ne sont même pas dix pour cent du Nigéria. Alors, imaginez ce qu’on fera dans 5 ou 8 ans !

    Online African Film Festival (OAFF), du 15 novembre au 15 décembre, prix selon les pays (par exemple, 3000 F CFA au Sénégal, Côte d’Ivoire, Cameroun, 40 GHS au Kenya, 600 KES au Nigéria, 2900 NGN au Ghana, 8 euros en France, Belgique, Allemagne, Espagne, Italie, Pays-Bas, Suède, 8 livres au Royaume-Uni, 8 dollars aux États-Unis et au Canada…)

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  • Une CAN féminine 2018 pour battre le Nigeria et aller au Mondial 2019

    Une CAN féminine 2018 pour battre le Nigeria et aller au Mondial 2019

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    La Coupe d’Afrique des nations 2018 de football féminin se déroule du 17 novembre au 1er décembre au Ghana. Les trois meilleures équipes du tournoi seront qualifiées pour la Coupe du monde 2019. Algériennes, Camerounaises et Maliennes tenteront par ailleurs de mettre un terme à la suprématie des Nigérianes.

    C’est peut-être la dernière édition de la Coupe d’Afrique des nations féminine qui se dispute avec huit équipes seulement. En 2020, il pourrait en effet bien y avoir seize pays représentés au Congo-Brazzaville.

    En attendant un éventuel changement de format peut-on s’attendre à un changement dans la hiérarchie du foot africain féminin, du 17 novembre au 1er décembre au Ghana ? Le Nigeria, qui a remporté la compétition dix fois sur douze, se présente une nouvelle fois en super favori du tournoi.

    Des Equato-Guinéennes qui font jaser

    Les Nigérianes partagent un groupe B très relevé avec les Sud-Africaines, les Zambiennes et surtout les Equato-Guinéennes, championnes d’Afrique en 2008 et en 2012.

    La participation de la Guinée équatoriale à cette CAN 2018 peut faire jaser. D’une part parce que la Confédération africaine de football (CAF) est récemment revenue sur sa décision de disqualifier le « Nzalang » au sujet de l’éligibilité d’une joueuse. Et d’autre part car les Equato-Guinéennes sont suspendues pour la Coupe du monde 2019 et ne prendront donc pas part au Mondial, et ce même si elles finissent sur le podium de cette Coupe d’Afrique.

    Les Kényanes, qui avaient été préalablement repêchées pour cette phase finale, ont déposé un recours auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS), contre la présence de la sélection de Guinée équatoriale au Ghana. En vain, le TAS n’ayant pas accédé à leur demande.

    Des Camerounaises ambitieuses

    La participation des Camerounaises à cette 13e mouture de la CAN féminine fera moins polémique. Finalistes en 2014 et 2016, les « Lionnes Indomptables » font partie des rares adversaires capables de faire douter les Nigérianes, même si elles restent notamment sur un cinglant 0-6 en France, en match de préparation.

    Leur objectif sera évidemment de sortir d’un groupe A par ailleurs composé des Ghanéennes, des Algériennes et des Maliennes. A noter que le défi s’annonce énorme pour l’Algérie et le Mali qui n’ont jamais atteint les demi-finales de cette compétition.

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  • «Kivu», une BD sur le sort déchiré de cette région dans l’est de la RDC

    «Kivu», une BD sur le sort déchiré de cette région dans l’est de la RDC

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    Il a donné naissance à deux grands héros de bande dessinée modernes : l’agent amnésique XIII et l’héritier au grand cœur Largo Winch. À 79 ans, le scénariste de bande dessinée Jean Van Hamme sort de sa retraite pour un album de BD dénonçant les crimes sexuels et actes de guerre au Sud-Kivu, cette région riche en minerai de la République démocratique du Congo. L’album, intitulé « Kivu », dessiné par Christophe Simon, a paru cet automne aux éditions du Lombard.

    C’est une rencontre qui a donné envie à Jean Van Hamme de se pencher sur le sort déchiré du Kivu : « une rencontre volontaire d’un chirurgien belge qui s’appelle Guy-Bernard Cadière qui va assister le docteur Mukwege régulièrement dans l’hôpital de Panzi à Bukavu. »

    Ce n’est pourtant pas le docteur Denis Mukwege, prix Nobel de la paix 2018, que met en scène Jean Van Hamme dans cet album. Mais un personnage de fiction, un jeune et brillant ingénieur qui découvre que l’importation du coltan par sa multinationale se fait en RDC au prix du sang. Il va alors protéger une fillette, Violette, menacée par un chef de guerre…

    Des bouches qui ne peuvent plus rien dire

    Le dessinateur Christophe Simon habille ce récit de sa ligne claire. Il s’est rendu une semaine à Panzi et s’est inspiré des enfants rencontrés. « Il y avait une petite fille qui avait l’âge de Violette et qui dessinait très bien. Je lui dis : c’est très joli ce que tu fais, mais pourquoi tu ne dessines pas les bouches ? Et là, elle me regarde avec des yeux qui ne peuvent plus pleurer et elle me dit : parce qu’elles ne peuvent plus rien dire. »

    C’est justement pour dire et dénoncer que Jean Van Hamme et Christophe Simon publient cette bande dessinée dénonçant les crimes commis, l’inaction des grands États africains, mais également les responsabilités occidentales.

    Écouter l’interview avec Jean Van Hamme et Christophe Simon dans Invité Culture

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  • Cameroun: «le président de l’Ambazonie» restera en prison

    Cameroun: «le président de l’Ambazonie» restera en prison

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  • Mali: les enseignants posent des conditions à leur retour à Kidal

    Mali: les enseignants posent des conditions à leur retour à Kidal


    Par
    RFI

    Publié le 16-11-2018
    Modifié le 16-11-2018 à 12:01

    Depuis 2014, au Mali, et après une visite mouvementée à Kidal de l’ancien Premier ministre Moussa Mara, tous les fonctionnaires de l’Etat ont plié bagage. Certains, notamment le gouverneur de la région, sont revenus mais pas les enseignants. Ce 15 novembre dans la capitale Bamako, au cours d’une conférence de presse, plusieurs syndicats d’enseignants ont annoncé le refus des maîtres et professeurs de regagner leurs postes à Kidal et à l’intérieur de la région comme demandé par les autorités. Ils réclament plus de sécurité et des primes.

    Un peu plus de 435 enseignants, selon leur syndicat, refusent de regagner leur poste à Kidal et dans la région du même nom, dans le nord du Mali. Pour eux, y vivre s’avère très difficile, comme l’explique Djibrila Samaké du Syndicat national de l’éducation de base.

    « Il n’y a pas longtemps, moi j’ai été là-bas et vraiment ce n’était pas possible de vivre actuellement dans une zone inhabitée, constate-t-elle. Il n’y a rien. Le logement est difficile et nos familles sont là. J’ai très peur. Les gens ont peur ».

    Sécurité et indemnisation

    De nombreux élèves et lycéens de la région de Kidal aux mains des ex-rebelles n’ont pas d’enseignants. Pour y retourner, ces derniers exigent plusieurs choses.

    « Au préalable, il nous faut la sécurité, la présence préalable des forces armées et de sécurité du Mali, énumère Djibrila Samaké. Une première mesure d’accompagnement, c’est l’indemnisation des enseignants qui étaient à Kidal entre 2012 et 2014. Ils étaient victimes. Il y a une demande aussi de prime. Et l’on a conditionné notre retour à celui de tous les travailleurs de l’administration en général ».

    Le ministère de l’Education nationale mali affirme que le retour des enseignants reste l’une de ses priorités.

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  • Burkina Faso: le président Kaboré inaugure un échangeur dans la capitale

    Burkina Faso: le président Kaboré inaugure un échangeur dans la capitale


    Par
    RFI

    Publié le 16-11-2018
    Modifié le 16-11-2018 à 11:20

    Au Burkina Faso, le plus grand échangeur routier de la capitale a été inauguré, ce jeudi, par le président Roch Marc Christian Kaboré. Après trois ans de travaux, l’ouvrage qui a coûté 70 milliards de francs CFA permettra la fluidité de la circulation entre le nord et le centre-ville de la capitale, Ouagadougou.

    La cérémonie était solennelle et avait l’allure d’une fête nationale à la hauteur de l’attente autour de ce nouvel échangeur. « A ce point précis de l’échangeur en 2014, on enregistrait 42 000 véhicules par jour. C’était le trafic le plus élevé de la ville de Ouagadougou pour un profil de voirie de très dégradé », témoigne Armand Béouindé, le maire de Ouagadougou.

    Ce nouvel échangeur permettra aux populations de plusieurs quartiers du nord de mieux accéder au centre-ville de Ouagadougou. Une avancée pour Eric Bougouma, ministre burkinabè des Infrastructures : « Il ouvre l’accès aux arrondissements 3 et 9, à la commune rurale de Pabré, à la route nationale 2 qui mène vers Wayugiya. Il ouvre l’accès à la route nationale 22, une des portes du Sahel ».

    A l’issue de son ouverture à la circulation, le nouvel échangeur a été pris d’assaut par certains usagers qui ont manifesté leur joie avec des coups de klaxon : « A l’heure-là, je suis très contente de ça. Aujourd’hui, j’ai même marché pour aller là-bas. Vraiment, on est très, très content ».

    Selon Tiraogo Hervé Ouedraogo, le directeur de l’entreprise qui a conçu l’ouvrage, son utilisation permettra aux populations de faire des économies : « Un usager moyen qui habiterait dans cette zone économiserait en moyenne 200 litres de carburant par an ».

    La construction de ce quatrième échangeur a mobilisé 1 200 travailleurs et 500 engins.

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  • RDC: un mort et plusieurs blessés lors de heurts à l’université de Kinshasa

    RDC: un mort et plusieurs blessés lors de heurts à l’université de Kinshasa


    Par
    RFI

    Publié le 16-11-2018
    Modifié le 16-11-2018 à 14:07

    L’université de Kinshasa est à nouveau endeuillée en RDC. Un étudiant a été tué jeudi après-midi dans des affrontements avec les forces de l’ordre. Drame survenu alors que les étudiants protestaient contre la mort d’un des leurs, sur ce même campus, en début de semaine.

    A l’origine des violences : l’annonce, à la mi-journée, de la mort de Hyacinthe Kimbafu. Cet élève de deuxième année à la faculté de sciences était hospitalisé depuis lundi. Il avait été blessé par balle alors que les étudiants manifestaient pour réclamer la reprise des cours.

    L’annonce de son décès a donc provoqué un nouveau mouvement de colère. Des centaines d’étudiants se sont rassemblés devant l’hôpital universitaire avant que les forces de l’ordre n’interviennent. D’après plusieurs témoins, les policiers tiraient à balle réelle, utilisaient des gaz lacrymogènes, dépouillaient les étudiants et ont même brulé des ordinateurs.

    « Les forces de l’ordre tiraient comme si elles étaient sur un champ de guerre », explique l’un d’entre eux. « Les étudiants courraient à tout bout de champ. C’était la panique générale ».

    C’est dans ce contexte qu’un étudiant a de nouveau perdu la vie. Ce qui porte à deux le nombre d’étudiants tués depuis le début de la semaine sur le campus de l’UNIKIN. Les affrontements de ce jeudi ont également fait plusieurs blessés. Au moins deux graves côté manifestants et huit côté policiers, selon le chef de la police à Kinshasa, le général Sylvano Kasongo.

    De nombreuses réactions

    La mort de ces deux étudiants suscite beaucoup de réactions. Le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, Steve Mbikayi, s’est exprimé sur Twitter : « Les balles réelles sont interdites sur les sites universitaires. J’exige une peine exemplaire contre les policiers responsables des tirs qui ont engendré la mort. Celui qui avait tiré le 12 novembre est aux arrêts. L’autre doit être identifié. Mes condoléances aux familles éprouvées ».

    Le candidat de l’opposition à la présidentielle Martin Fayulu a, lui aussi, dit son soutien aux proches des victimes. Sur les réseaux sociaux, entre les photos de jeunes gens blessés et les appels à la démission du ministre Steve Mbikayi, un message revient beaucoup : « L’université n’est pas un champ de tir ».

    A Kinshasa, le chef de la police confirme l’arrestation d’un policier qui a tiré à balles réelles et précise qu’une enquête en cours. Il conteste en revanche d’autres témoignages de violences, par exemple le fait que des étudiants auraient été dépouillés hier par des policiers.

    Ce vendredi, les forces de l’ordre bloquent l’entrée de l’université. Il y a bien eu une tentative de rassemblement ce matin, mais la police a dispersé les jeunes. Selon nos informations, au moins cinq d’entre eux ont été interpellés.

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  • Gabon: l’opposition vent debout contre la modification de la Constitution

    Gabon: l’opposition vent debout contre la modification de la Constitution


    Par
    RFI

    Publié le 16-11-2018
    Modifié le 16-11-2018 à 13:57

    Au Gabon, premier conseil des ministres ce vendredi sans Ali Bongo Ondimba toujours hospitalisé en Arabie saoudite. Ce conseil qui sera présidé par le vice-président de la République Pierre-Claver Maganga Moussavou a été possible grâce à une décision de la Cour constitutionnelle qui a écrit un nouvel alinéa sur l’article 13 relatif à la vacance du pouvoir. La classe politique gabonaise et la société civile sont choquées.

    Tout est parti de la décision prise mercredi soir par la Cour constitutionnelle d’autoriser le vice-président gabonais à présider un Conseil des ministres, en l’absence du président Ali Bongo empêché. Or l’article 13 de la Constitution ne parle uniquement que de « vacances de poste » ou « d’empêchement définitif » du président de la République. La Cour constitutionnelle a dû donc rajouter à cet article le cas « d’indisponibilité temporaire » du président pour pouvoir autoriser la ténue de ce Conseil des ministres.

    Sinon, explique un constitutionnaliste gabonais, elle n’avait d’autre choix que de reconnaître la vacance de poste et d’enclencher une transition dirigée par le président du Sénat, qui doit ensuite organiser les élections 60 jours au plus tard.

    Plusieurs membres de la société civile sont très remontés contre la Cour constitutionnelle qui a écrit cette nouvelle disposition de la Constitution. « La Cour constitutionnelle a mis à terre la Constitution et instaure ainsi un Etat anarchique, s’insurge Noël Bertrand Boundzanga, porte-parole de l’ONG Brainforest. Ça a tout l’air d’un coup d’Etat constitutionnel. »

    La Coalition pour la nouvelle République de Jean Ping a aussi promptement réagi en appelant le peuple à un sursaut patriotique et à défendre sa souveraineté. Jean Eyeghe Ndong parle ainsi d’un « acte assimilable à un coup d’Etat » et s’interroge sur les motivations de la Cour constitutionnelle. « Nous dénonçons la direction, je dirais, irresponsable de la vacance du pouvoir qui n’est pas déclarée. Nous nous interrogeons sur les desseins inavoués de la Cour constitutionnelle. »

    Même intransigeance de la part de Jean Christophe Owono Nguéma, sixième vice-président du Sénat représentant l’opposition. « La Cour constitutionnelle n’a pas le droit de modifier la Constitution et de se mettre au-dessus du peuple gabonais. C’est inadmissible, c’est inacceptable. »

    Un « amendement temporaire »

    La présidente de la Cour constitutionnelle s’inscrit en faux contre toutes ses accusations, en expliquant que l’article 83 qui fait de sa cour « un organe régulateur du fonctionnement des institutions », leur donne la prérogative de créer un « amendement temporaire ».

    « La décision que la cour prend pour régler une situation qui n’a pas été prise en compte au moment de l’adoption de la Constitution permet de régler provisoirement une situation, assure Marie-Madeleine Mborantsuo. Et au moment de la révision de la Constitution dans quelques mois ou quelques années, le constituant pourra prendre une décision définitive. » Mais ses arguments peinent à convaincre l’opposition.

    Le porte-parole du gouvernement Guy-Bertrand Mapangou vient de donner aujourd’hui des nouvelles de Bongo, dans un article de Jeune Afrique. Il assure « qu’il se porte de mieux en mieux », avant d’ajouter que « le Premier ministre et son gouvernement se sont immédiatement mis au travail dans cet esprit de la continuité de l’État prévue par la Constitution », en se basant justement sur cette décision contestée du Conseil constitutionnel.

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