Author: Don Kayembe

  • Foot: un nul à Naples et un revers de Liverpool relancent le PSG en C1

    Par

    David Kalfa

    Publié le 06-11-2018

    Modifié le 06-11-2018 à 23:18

    Le Paris Saint-Germain (PSG) a fait match nul 1-1 sur le terrain de Naples dans le groupe C de la coupe d’Europe des clubs de football (Ligue des champions), ce 6 novembre 2018. Ce résultat, combiné à une défaite de Liverpool sur le terrain de l’Etoile rouge de Belgrade, relance le PSG dans la course à la qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions (C1).

    Avec 5 points pris en quatre matches de coupe d’Europe des clubs de football (Ligue des champions) 2018-2019, le bilan comptable du Paris Saint-Germain (PSG) n’est pas fameux dans le groupe C de la Ligue des champions (C1). Mais l’essentiel est ailleurs après un match nul 1-1 sur le terrain de Naples, ce 6 novembre.
    Les champions de France voudront surtout retenir leur bonne première période, deux semaines après avoir concédé le nul 2-2 face aux Napolitains. Ils ont en effet été solides en défense et ont su se montrer réalistes en attaque, durant un peu plus de 45 minutes.
    Dans les arrêts de jeu de la première période, Kylian Mbappé est ainsi servi par l’attaquant Neymar. L’avant-centre déborde alors sur la gauche et sert en retrait le défenseur latéral Juan Bernat qui conclut à bout portant : 0-1, 45e+2. L’Espagnol sera un peu plus tard privé d’un penalty a priori valable.
    La classe de Gianluigi Buffon n’a pas suffi
    La deuxième période est en revanche une toute autre affaire pour le club français.
    Gianluigi Buffon doit s’interposer sur une frappe puissante de Dries Mertens (51e) puis sur un lob de l’attaquant belge (52e). Le portier italien du PSG est assailli et se jette ensuite au-devant de l’attaquant Lorenzo Insigne (54e) avant de repousser une nouvelle tentative, signée Fabian Ruiz cette fois (57e).
    Le gardien de but du PSG ne peut toutefois rien sur un penalty parfaitement tiré par Insigne (1-1, 62e). Un penalty concédé après une énorme bourde de Thago Silva, le défenseur ayant raté un contrôle.
    La défaite de Liverpool fait des heureux
    Malmenés, les Parisiens tiennent néanmoins bon et peuvent même avoir le sourire. Car dans l’autre rencontre du groupe C, Liverpool a été surpris 0-2 sur le terrain de l’Etoile rouge de Belgrade. Paris aura donc la possibilité de passer devant les « Reds » au classement, en cas de succès à domicile, le 28 novembre, lors de la 5e journée de cette phase de poules de la C1.

    LIGUE DES CHAMPIONS 2018-2019: CLASSEMENT DU GROUPE C
    1. Liverpool 6 points +2
    2. Naples 6 points +1
    3. PSG 5 points +4
    4. Belgrade 4 points -7

    Read More

  • Qui a tué Jamal Khashoggi? Un mois après, le mystère reste entier

    Depuis le début de l’affaire Jamal Khashoggi, tous les éléments semblent accuser le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman, dont le journaliste était très critique.Qui a bien pu commanditer le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi ? Depuis sa mystérieuse disparition le 2 octobre au consulat saoudien d’Istanbul, tous les regards semblent converger vers Mohammed ben Salman, prince héritier et véritable homme fort du royaume wahhabite, envers qui l’éditorialiste, qui vivait en exil aux Etats-Unis, se montrait souvent très critique.
    Pour David Rigoulet Roze, enseignant et chercheur rattaché à l’Institut français d’Analyse stratégique (IFAS) et auteur de Géopolitique de l’Arabie saoudite (Armand Colin, 2005), cette affaire a, malgré tout, de bonnes chances de rester une sorte de conundrum, soit une énigme difficile, sinon impossible, à résoudre totalement parce que l’on n’est tout simplement pas en mesure de le faire, voire par défaut de volonté de l’élucider complètement.
    Selon lui, le président turc Recep Tayyip Erdogan est probablement le seul à posséder tous les éléments en main, qu’il s’est plu à égrener discrètement au fur et à mesure dans la presse proche du pouvoir, que ce soit l’agence de presse Anadolu ou le journal Sabah. C’est notamment ce dernier titre qui a révélé que deux « nettoyeurs » s’étaient rendus en Turquie quelques jours après la disparition de Khashoggi pour effacer les traces du crime. « Chaque nouvelle fuite d’information côté turc a d’ailleurs contraint l’Arabie saoudite à amender sa version initiale des faits », note le chercheur.
    Dernier acte en date : le 3 novembre dernier, Recep Tayyip Erdogan a signé une tribune dans le Washington Post, le journal pour lequel travaillait Jamal Khashoggi, dans lequel il estime que l’ordre de tuer le journaliste avait été donné « au plus haut niveau du gouvernement saoudien ». Dans le même temps, il explique ne pas croire « une seule seconde » que le roi Salman était au courant de l’opération visant à éliminer l’opposant. « Le président turc ménage le souverain de 82 ans tout en accablant quelqu’un d’autre en filigrane, mais sans jamais le nommer explicitement », explique David Rigoulet-Roze. Le nom semble évident : Mohammed ben Salman, surnommé « MBS ». Mais côté turc, c’est une question de stratégie : « Si Recep Tayyip Erdogan avait voulu condamner politiquement parlant la monarchie saoudienne avec des révélations fracassantes, il l’aurait fait depuis longtemps, poursuit l’enseignant-chercheur. Il se contente habilement de mettre une pression continue sur Riyad pour obliger les autorités saoudiennes à réagir et à prendre des décisions difficiles. »
    Pour David Rigoulet Roze, « en égrenant depuis le début de l’affaire des éléments de l’enquête dans la presse, Recep Tayyip Erdogan espère sans doute en tirer un certain profit », sur le plan géopolitique dans le complexe jeu d’alliances entre puissances au Moyen-Orient. Allié du Qatar, devenu récemment un ennemi déclaré de l’Arabie saoudite que la Turquie a soutenue quand l’émirat a été, il y a plus d’un an, mis au ban du Conseil de Coopération du Golfe dont il est membre, Ankara dispute depuis longtemps au royaume wahhabite le leadership de l’islam sunnite.
    Dans la foulée des « printemps arabes », quand les peuples tunisiens, égyptien ou libyen, ont commencé à partir de 2011 à secouer la tutelle des vieux dictateurs panarabes, Recep Tayyip Erdogan souhaitait incarner l’option « frériste » face à l’Arabie saoudite. « En dépit de tous les éléments qui ont fuité dans la presse, le chef d’Etat turc n’a certainement pas encore tout dévoilé, poursuit le chercheur. Notamment, il n’a pas levé le mystère qui demeure sur deux éléments centraux : où est le corps de Jamal Khashoggi et qui est le commanditaire final ? »
    La fin de MBS ?
    Selon la première version saoudienne, le journaliste était ressorti libre du consulat. Un des quinze membres du commando qui avait fait l’aller-retour le jour du meurtre était ressorti du consulat avec les vêtements du journaliste avant de se rendre à la mosquée bleue d’Istanbul pour que l’on croie y avoir vu le journaliste saoudien. Le 20 octobre, près de trois semaines après le début du scandale et alors que l’Arabie saoudite brillait jusqu’ici par son silence, le procureur général Saoud Al Mojeb a finalement admis que le journaliste était mort dans ses locaux, parlant d’une rixe qui aurait mal tourné. « Donald Trump leur avait en quelque sorte tendu une perche », rappelle David Rigoulet-Roze.
    Le président américain, allié de l’Arabie saoudite, avait en effet évoqué des « tueurs voyous », une hypothèse balayée comme « ridicule » par un sénateur démocrate. Dans le royaume, dix-huit personnes au total ont été arrêtées. Ahmed Assiri, adjoint au renseignement, et Saud Al-Qahtani, un conseiller à la cour, tous deux très proches de « MBS », ont par ailleurs été limogés, peut-être pour dédouaner le prince héritier. Cinq jours plus tard, l’Arabie saoudite a reconnu que le meurtre du journaliste avait été « prémédité ».
    Oser tuer un journaliste dans l’enceinte d’une représentation diplomatique à l’étranger puis se débarrasser du corps : la brutalité de la méthode a choqué. « Ce meurtre relève d’une forme d’impunité sous-jacente même si les assassins n’auraient sans doute jamais osé commettre leur crime au sein du consulat saoudien aux Etats-Unis, analyse David Rigoulet-Roze. Mais les commanditaires, quels qu’ils soient, ont probablement sous-estimé l’ampleur de leur acte, pensant sans doute que personne ne s’émouvrait de la disparition d’un journaliste saoudien ».
    C’était sans compter sur la chronique que Jamal Khashoggi tenait dans le Washington Post. « A partir du moment où le Saoudien disposait d’une tribune dans un grand quotidien américain, sa disparition devenait un problème américain, et en quelque sorte l’affaire des Etats-Unis, poursuit le chercheur. Ceux qui ont ordonné l’assassinat de Jamal Khashoggi ont mal évalué l’incroyable caisse de résonance que l’affaire aurait. En termes d’image, l’impact pour le royaume wahhabite pourrait – toutes choses égales par ailleurs – apparaître aussi destructeur qu’après les attentats du 11-Septembre », quand il était apparu que 15 des 19 terroristes étaient Saoudiens. La confiance ayant été une nouvelle fois abîmée, l’affaire Khashoggi pourrait même avoir des conséquences économiques sur les investissements étrangers dans le pays.
    Car Jamal Khashoggi, ancien rédacteur en chef adjoint d’Arab News après des études aux Etats-Unis, n’était pas n’importe quel journaliste. Ses origines le liaient à la monarchie et à la famille au pouvoir, que ce soit son grand-père, Muhammad, médecin personnel du roi Ibn Saoud, le fondateur du royaume, ou son oncle Adnan Khashoggi, richissime marchand d’armes. Excellent connaisseur du système saoudien, Jamal Khashoggi a été impliqué dans tous les grands évènements récents de l’histoire du pays. Longtemps conseiller du prince Fayçal al-Turki, ancien directeur du renseignement, il avait réalisé les premières interviews d’un autre jeune homme issu de l’aristocratie saoudienne, Oussama ben Laden, qui s’était rendu comme lui en Afghanistan combattre les Soviétiques. Jamal Khashoggi était aussi proche de la confrérie des Frères musulmans, considéré comme un mouvement terroriste en Arabie saoudite, mais dont le président turc se revendique dans son pays.
    En 2016, Jamal Khashoggi avait été interdit d’exercer son métier pour avoir critiqué Donald Trump avant de choisir l’exil l’année suivante. Depuis plusieurs mois, il était sollicité par un des frères du roi Salman pour qu’il rentre dans son pays natal. « L’impact en termes de visibilité d’un opposant en exil comme Jamal Khashoggi commençait à gêner sérieusement la monarchie saoudienne, explique David Rigoulet-Roze. Face à son refus ferme de rentrer au pays, certains à Riyad ont peut-être décidé de trouver une autre solution. »
    A court comme à moyen terme, le meurtre de Jamal Khashoggi aura certainement des conséquences sur l’Arabie saoudite. Pour David Rigoulet-Roze, cet événement représente le « grain de sable » qui vient gripper la gouvernance actuelle de l’Arabie saoudite, largement incarnée par MBS, nommé ministre de la Défense lors de l’accession de son père au pouvoir en 2015. « La stabilité du royaume, premier exportateur mondial de pétrole, s’en trouve affectée et avec elle celle d’un certain nombre d’enjeux stratégiques, ce qui peut expliquer la prudence de la plupart des réactions occidentales », obligées de commercer avec elle, notamment la France et ses juteux contrats de vente d’armes avec le royaume.
    Récemment, le prince Ahmed, le frère du roi est rentré en Arabie saoudite depuis Londres, en Grande-Bretagne, où il vivait jusque-là. En désaccord avec la politique menée actuellement par son pays, il pourrait prendre la direction du conseil d’allégeance, qui est notamment chargé de désigner le prince héritier du royaume. Du changement en perspective à la tête de l’Etat saoudien ? Affaire à suivre.

    Read More

  • Naples – PSG : suivez la Ligue des champions en direct

    LES FAITS
    SUIVEZ LE LIVE DE L’ÉVÉNEMENT

    Qu’est-ce qu’on regarde? Naples-PSG, 4e match de la phase de groupe de la Ligue des champions.Où on regarde?Sur RMC Sport 1 (on a l’abo)Qui commente?Alexandre Pedro, tombeur par procuration du Naples de Maradona en 1986Qui joue?Naples : Ospina – Maksimovic, Albiol, K.Kouliblay, Mario Rui – Callejon, Allan, Hamsik (cap), Ruiz – Mertens, InsignePSG : Buffon – Marquinhos, Thiago Silva (cap), Kehrer – Meunier, Verratti, Draxler, Di Maria – Mbappé, Cavani, Neymar

    Selon les dernières indiscrétions, Thomas Tuchel va reconduire un 3-4-3 ce soir sans Adrien Rabiot au milieu de terrain (mais plutôt Draxler) ni Cavani devant pour son retour face à son ancien club. On devrait retrouver le trio Neymar-Mbappé-Di Maria. On aura la composition officielle à 20h.

    Un peu de lecture en attendant 21h. Vous êtes peut-être au courant que le PSG est au coeur de la saison 2 des Football leaks avec les révélations de Médiapart concernant une entente supposée entre le club et l’UEFA au sujet du fair-play financier. A ce sujet et sur la perception de ce qui ressemble déjà à une affaire, on vous conseille la lecture de l’édito de Clément Guillou. « Football Leaks » : le salut est dans la fuiteLe Monde.frAprès les Fancy Bears, les « Football Leaks » : la révélation de documents internes permet de bouleverser une industrie du sport qui jouit, par ailleurs, d’une tranquillité absolue, observe notre journaliste Clément Guillou.

    Bonjour à toutes et à tous. Paris brûle-t-il? Pas encore, mais le Chaudron de Blanqui est en ébullition pour vous faire vivre le déplacement du PSG au stade San Paolo de Naples pour cette 4e journée de la Ligue des champions. Les Parisiens occupent la 3e place du groupe C avec 4 points à deux unités de Liverpool et une du Napoli. En cas de défaite, la qualification en huitième de finale deviendra très hypothétique et il faudra se rabattre sur la Ligue Europe et les matchs sur W9 commentés par Denis Balbir. Si Thomas Tuchel n’arrive pas à motiver ses joueurs avec de tels arguments.

    Voir plus

    }}

    Read More

  • Football : le club des Girondins de Bordeaux racheté par un fonds d’investissement américain

    Il va falloir s’habituer à entendre parler anglais dans les couloirs du stade Matmut-Atlantique. Le fonds américain GACP est officiellement devenu, mardi 6 novembre, le nouveau propriétaire des Girondins de Bordeaux. Le groupe de télévision M6 a confirmé lui avoir cédé sa participation dans le club pour 100 millions d’euros. L’annonce met fin à un feuilleton qui dure depuis plusieurs mois, marqué par plusieurs rebondissements. M6 était propriétaire depuis dix-neuf ans du club bordelais, devenu un fardeau déficitaire ces dernières saisons. Lire aussi :   Football, rugby, tennis… La nouvelle passion des fonds d’investissement « Véritable empathie pour Bordeaux » La communauté de communes Bordeaux Métropole, présidée par le maire de la ville, Alain Juppé, avait donné, vendredi 12 octobre, son accord au rachat du club de football. Le premier édile de la ville avait affirmé que les garanties apportées étaient « de nature à rassurer pleinement la métropole ». « Nous avons senti chez M. DaGrosa une véritable empathie pour Bordeaux et son club », a-t-il ajouté. Joseph DaGrosa, le patron du fonds GACP, tiendra une conférence de presse jeudi au Haillan, le siège social et centre d’entraînement des Girondins, en présence du nouveau président du club, Frédéric Longuépée.
    Read More

  • Pesticides : des Nicaraguayens se tournent vers la France pour faire appliquer un jugement

    C’est une affaire de justice environnementale qui pourrait trouver son épilogue en se jouant des frontières. Lundi 5 novembre, 1 234 anciens employés nicaraguayens de bananeraies traitées au dibromichloropropane (DBCP), un agrotoxique, ont saisi… le TGI de Paris. Ils comptent ainsi contraindre trois multinationales de la chimie à leur verser les 805 millions de dollars d’indemnisation que la justice de leur pays les a définitivement condamnées à leur verser en 2012. Ce jugement n’a jamais été mis à exécution dans leur pays d’où les firmes condamnées ont retiré tous leurs actifs, et, compte tenu des intérêts qui courent depuis la condamnation, le total des indemnités dues se monterait aujourd’hui à plus d’un milliard de dollars. Pour que justice leur soit rendue, les « afectados » (contaminés), comme on désigne ces victimes du Nicaragua, ont décidé de recourir à une procédure d’« exequatur ». Leurs avocats, le Français Pierre-Olivier Sur, le Nicaraguayen Tony Lopez et l’Américain Robert McKee, ont expliqué lors d’une conférence de presse organisée à Paris, mardi 6 novembre, que l’exequatur permet de faire exécuter une décision judiciaire prononcée par une juridiction étrangère, même si la France n’est pas concernée, comme c’est ici le cas. Infertilités, lésions, cancers Entre la fin des années 1950 et jusqu’en 1983, Occidental Chemical Corporation, Shell Oil Company Corporate, The Dow Chemical Company ont commercialisé du DBCP sous la marque Nemagon ou Fumazone. Utilisé pour détruire le nématode, un ver qui attaque les racines de bananiers, ce perturbateur endocrinien, accusé d’être à l’origine d’infertilités, de lésions sur le foie, les poumons et les reins, et de cancers, était pourtant interdit aux Etats-Unis dès 1977. « Une fois par semaine, de nuit, je versais le produit dans un étang pour qu’il ressorte par une tuyauterie dans l’arrosage, a expliqué Diego Fernando Lopez, un chef d’équipe atteint de…
    Read More

  • Le président de l’AS Monaco perquisitionné et placé en garde à vue

    Dmitri Rybolovlev, le président de l’AS Monaco, a été placé en garde à vue à la demande d’un juge monégasque, mardi 6 novembre au matin, à quelques heures du match opposant, en Ligue des champions, son club au FC Bruges, au stade Louis II. Le milliardaire était toujours en garde à vue mardi en fin d’après-midi, ainsi que plusieurs protagonistes du dossier judiciaire. Il avait été l’objet d’une perquisition, le matin même, à son spectaculaire domicile, La Belle Epoque. D’autres perquisitions ont été réalisées dans la matinée. L’homme d’affaires russe est au cœur de l’information judiciaire ouverte voilà un an par le parquet général de Monaco pour des faits de « corruption », « trafic d’influence actif et passif » et complicité de ces délits. L’affaire, qui inquiète les plus hautes autorités de la principauté, avait déjà provoqué le placement en garde à vue, le 23 septembre 2017, de Philippe Narmino, personnalité en vue sur le Rocher. Quelques jours plus tôt, M. Narmino avait été contraint de quitter ses fonctions de ministre de la justice de Monaco, sous la pression des révélations du Monde qui avait fait état, le 14 septembre 2017, d’informations extrêmement embarrassantes pour la police et la justice monégasques. « Monacogate » « Les mises en cause personnelles dont je fais l’objet et les attaques répétées subies par l’institution judiciaire ne me permettent plus d’en assurer convenablement la charge », avait déclaré M. Narmino. Le Monde avait notamment révélé le contenu d’un DVD-Rom remis à un juge d’instruction de Monaco, et ainsi mis au jour des centaines de SMS laissant suggérer l’existence d’un réseau occulte œuvrant en faveur du milliardaire Dmitri Rybolovlev, aux prises avec la justice locale. En conflit avec l’homme d’affaires suisse Yves Bouvier, M. Rybolovlev aurait eu recours aux services d’une avocate, Me Tetiana Bersheda, pour influer sur le cours de la justice. De nombreux textos issus du smartphone…
    Read More

  • Non, Carrefour n’a pas financé la campagne de Bolsonaro

    Deux jours après la victoire du candidat d’extrême droite, Jair Bolsonaro, au Brésil, une rumeur était déjà partagée plusieurs dizaines de milliers de fois sur Facebook : le groupe de distribution français Carrefour aurait financé la campagne du candidat devenu président. Wikistrike, un site qui nous apparaît peu fiable dans le Décodex, relaie des théories conspirationnistes et publie régulièrement de fausses informations. Il affirme que « de fait, c’est l’argent de Carrefour, l’argent que la multinationale française reverse à l’un de ses principaux actionnaires, qui finance le candidat d’extrême droite Bolsonaro ». Un raccourci dangereux. Pourquoi c’est très exagéré Contactée, l’entreprise dément toute implication dans l’élection brésilienne et explique qu’il s’agit de dons personnels de l’un des actionnaires du groupe à plusieurs candidats politiques, dont certains appartiennent au parti de Jair Bolsonaro, le Parti social-libéral (PSL). Cet actionnaire, le Brésilien Abilio Diniz, possède 7,76 % des actions de Carrefour (ce qui le place en quatrième position dans le capital du groupe français) via Stanhore International Trading SARL, et siège au conseil d’administration, d’après les documents officiels du groupe. A la tête d’une fortune estimée à environ 2,4 milliards d’euros selon Forbes, il a contribué à la campagne de dix-neuf candidats issus de onze partis politiques différents. « Abilio Diniz a invité tout au long de la campagne ses concitoyens, via ses réseaux sociaux, à se rendre aux urnes et à connaître le programme des candidats sans apporter de recommandation de vote », explique son attaché de presse. D’après le Tribunal superior eleitoral, qui gère l’ensemble des élections au Brésil, deux membres du parti d’extrême droite de Bolsonaro ont chacun bénéficié de 50 000 reais (près de 11 600 euros) de la part de M. Diniz. Ce dernier a dépensé 1,2 million de reais (environ 280 000 euros) dans le cadre des élections générales. Répartition des dons d’Abilio Diniz lors de l’élection de 2018 L’homme d’affaires brésilien, ancien patron d’un grand groupe de supermarchés du pays, Grupo Pão de Açúcar, racheté en 2012 par le groupe français Casino, est entré deux ans plus tard au capital du groupe Carrefour et a, en parallèle, pris 10 % de sa filiale brésilienne. Lire (en édition abonnés) :   La saga d’un épicier hexagonal, Casino, devenu un groupe mondial
    Read More

  • Top 20 RFI : Dimata et Samatta ne se démontent pas

    Par

    David Kalfa

    Publié le 06-11-2018

    Modifié le 06-11-2018 à 17:45

    Avec 10 buts inscrits chacun, le Belgo-Congolais Landry Dimata et le Tanzanien Aly Samatta talonnent le Sénégalais Mbaye Diagne (11 réalisations) dans notre classement des meilleurs artificiers africains d’Europe, le Top 20 RFI.

    TOP 20 RFI: mode d’emploi

    Ce classement ne prend en compte que:
    1) les joueurs évoluant dans les douze meilleurs championnats d’Europe (selon l’indice UEFA 2018-2019): Allemagne, Angleterre, Autriche, Belgique, Espagne, France, Italie, Pays-Bas, Portugal, Russie, Turquie, Ukraine
    2) les sélectionnés ou sélectionnables par une équipe nationale A africaine. Ce qui inclut donc les joueurs binationaux.
    Sources: sites des ligues nationales de chaque pays.

    À la Une

    06/11/2018

    Top 20 RFI : Dimata et Samatta ne se démontent…

    06/11/2018

    Ligue des champions: Walid Azaro (Al Ahly) suspendu…

    05/11/2018

    CAF Awards 2018: aménagements et nouveautés pour…

    05/11/2018

    RD Congo: le TP Mazembe bat Vita Club en Championnat

    04/11/2018

    Kalidou Koulibaly, le mur sénégalais de Naples

    Le foot africain en bref

    06/11/2018

    Ligue des champions: Walid Azaro (Al Ahly) suspendu…

    05/11/2018

    CAF Awards 2018: aménagements et nouveautés pour…

    05/11/2018

    RD Congo: le TP Mazembe bat Vita Club en Championnat

    Facebook

    Sur les antennes de RFI

    Read More

  • En Tunisie, le schisme s’aggrave au sommet de l’Etat

    Afrique Le président, Béji Caïd Essebsi, conteste le remaniement ministériel annoncé par le chef du gouvernement, Youssef Chahed. Par Frédéric Bobin Publié aujourd’hui à 17h40, mis à jour à 17h45 Lecture 4 min. Article réservé aux abonnés Le président tunisien, Béji Caïd Essebsi (gauche), et le chef de gouvernement, Youssef Chahed, à Tunis, le 25 juin 2018. FETHI BELAID / AFP La guerre froide qui oppose depuis le printemps les deux pôles de l’exécutif tunisien – le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, et le chef du gouvernement, Youssef Chahed – se durcit davantage au lendemain de l’annonce, lundi 5 novembre, d’un remaniement ministériel visant pourtant officiellement à « sortir de la crise politique ». M. Essebsi a fait savoir qu’il n’était « pas d’accord » avec la démarche suivie par M. Chahed, qui, selon les conseillers du chef de l’Etat, « ne l’aurait pas consulté », alors même que le chef du gouvernement assure s’en être tenu aux « prérogatives » que lui confère la Constitution. Cette passe d’armes au sommet de l’Etat pourrait sembler anodine si elle n’empoisonnait davantage le climat politique à l’heure où la Tunisie s’apprête à retrouver le chemin des urnes, à l’occasion du double scrutin législatif et présidentiel de 2019. Le remaniement ministériel marque « l’exacerbation des tensions entre les branches de l’exécutif », relève Moez Hassayoun, analyste au cercle de réflexion Joussour : « MM. Essebsi et Chahed sont entrés dans une logique de rupture. Cela va rendre difficile la gestion de la fin des mandats parlementaires et présidentiel. » Article réservé à nos abonnés Lire aussi A la mairie de Tunis, le nouveau visage du parti islamiste Ennahda
    Read More

  • Hors-série « Le Monde »-« La Vie » : au nom du peuple

    L’empire romain avait pour devise « Le Sénat et le peuple romain » (SPQR) ; la justice est rendue « au nom du peuple français » ; l’idéologie du chancelier Hitler en 1933 se résume à « un peuple, un Etat, un chef » ; la chanson chilienne Le peuple uni ne sera jamais vaincu est devenue au fil du temps un symbole d’unité et de solidarité populaire pour les citoyens opprimés de tous pays ; l’Union soviétique est sans doute le seul Etat à avoir prétendu être « l’union fraternelle des peuples » ; et une « théologie du peuple » s’enracine dans la culture argentine et inspire le pape François. Même si le « peuple » est à géométrie variable, il traverse les siècles. Peuples premiers, petit peuple de Rome, peuple de Paris, peuple invisible des Algonquins du Canada, peuple de gauche, élu ou des campagnes, etc. On pourrait multiplier les références à cette réalité immuable et inconditionnelle. Le « peuple » existe spontanément ; on en fait partie. Pour diverses raisons, mais c’est une évidence. Pour autant, selon quels critères le définir ? L’Etat-nation reste-t-il un modèle ? Par la langue pratiquée, le territoire occupé, la culture commune, les tabous et les mythes partagés ? La Révolution a-t-elle fondé le peuple français ? Depuis quand le peuple fait-il nation ? La Corée, est-ce deux Etats pour un seul peuple ? Revendiquer un territoire, est-ce possible au nom du peuple ? L’Etat-nation reste-t-il un modèle ? Comment faire face à la montée des populismes ? L’Amérique trumpiste fera-t-elle perdre son âme au peuple américain ? Quel avenir dessiner pour les peuples autochtones ? La mondialisation dissout-elle les peuples ? Face au repli des sociétés hantées par la peur des migrations, ne faut-il pas instaurer un principe universel d’hospitalité ? Sommaire de « L’Atlas des peuples » L’Atlas des peuples (6 000 ans d’histoire, 200 cartes) se compose de cinq grands chapitres. 1 De quoi parle-t-on ? la définition d’un peuple varie selon l’époque, le lieu, les disciplines… Cela n’empêche pas de s’interroger sur ce crée aujourd’hui le sentiment d’appartenance. 2 L’aube des peuples. Dès les temps préhistoriques, les groupes humains se sont différenciés par leur culture, leur mode de vie, leur identité symbolique, leur organisation politique… Ainsi se sont formés les peuples. 3 Quand le peuple fait nation. À la fin du XVIIIe siècle, les révolutions américaine et française proclament le peuple souverain. L’Etat-nation s’érige peu à peu en modèle politique. L’heure est à la construction nationale, pour le meilleur comme pour le pire. 4 Les peuples face aux Etats. Séquelles de l’Histoire, des guerres, de la colonisation, certains peuples sont sans Etat et certains Etats ont plusieurs peuples. Beaucoup de pays sont ainsi amenés à gérer la diversité, de façon brutale ou consensuelle. 5 Populisme contre universalisme. La mondialisation et l’amplification du phénomène migratoire conduisent de plus en plus de sociétés à un repli sur soi. pourtant, pour résoudre les crises, la solidarité semble plus que jamais nécessaire. Le grand entretien avec Jean Malaurie « Il faut aimer l’autre pour commencer à le comprendre ». C’est justement parce que les peuples, tribus, ethnies… sont sans cesse convoqués par l’actualité mondiale que les rédactions de La Vie et du Monde se sont réunies pour tenter de répondre à ces questions. Avec toujours la même ambition : faire appel aux intelligences. Non pas pour regarder avec arrogance le peuple d’en bas mais plutôt, comme dirait l’ethnogéographe Jean Malaurie, pour observer l’autre avec une véritable empathie afin de le comprendre. Avec plus de 200 cartes originales, consciencieusement conçues par nos équipes, journalistes et meilleurs spécialistes vont à la rencontre des peuples. Et nous aident à décrypter pas à pas la construction de nos identités. « L’Atlas des peuples », « La Vie »-« Le Monde », 188 pages, 12 €. En kiosque le 31 octobre.
    Read More