Author: Don Kayembe

  • CAN 2019 : les 22 du Bénin face à la Gambie en éliminatoires

    CAN 2019 : les 22 du Bénin face à la Gambie en éliminatoires

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    Michel Dussuyer, le sélectionneur de l’équipe du Bénin, a dévoilé une liste de 22 joueurs appelés pour affronter la Gambie le 17 novembre, durant la 5e journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2019. Les Béninois peuvent décrocher leur qualification pour la phase finale (15 juin-13 juillet au Cameroun) s’ils battent les Gambiens et que les Algériens dominent les Togolais ou font match nul face aux « Eperviers » dans l’autre rencontre du groupe D. A noter que les « Ecureuils » seront privés de leur joueur-vedette, Stéphane Sessesgnon, suspendu face aux Gambiens.

    CAN 2019 : LES 22 BÉNINOIS FACE À LA GAMBIE

    Gardiens de but : Fabien Farnolle (Malatyaspor/Turquie), Saturnin Allagbé (Niort/France) Défenseurs : Seïdou Barazé (Moulins Yzeure/France), Khaled Adenon (Amiens/France), Moïse Adilehou (Levadiakos/Grèce), Chams Deen Chaona (Stade Gabésien/Tunisie), Emmanuel Imorou (Caen/France), David Kiki (Brest/France), Junior Salomon (Plateau United/Nigeria), Olivier Verdon (Sochaux/France) Milieux de terrain : Jordan Adéoti (Auxerre/France), David Djigla (Niort/France), Jean-Marie Guera (Enyimba/Nigeria), Sessi D’Almeida (Yeovil Town/Angleterre), Djiman Koukou (Astra Giurgiu/Roumanie), Cebio Soukou (Hansa Rostock/Allemagne) Attaquants : Jacques Bessan (Stade Tunisien/Tunisie), Marcellin Koukpo (CS Hammam-Lif/Tunisie), Steve Mounié (Huddersfield/Angleterre), Jodel Dossou (FC Vaduz/Liechtenstein), Mickaël Poté (Adana Demirspor/Turquie), Désiré Segbe Azankpo (FK Senica/Slovaquie).

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  • CAN 2019 : le Maroc avec Benatia et Boufal face au Cameroun

    CAN 2019 : le Maroc avec Benatia et Boufal face au Cameroun

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    Hervé Renard, le sélectionneur de l’équipe du Maroc, a rappelé le défenseur Mehdi Benatia et le milieu de terrain Sofiane Boufal dans un groupe de 26 joueurs qui va affronter les Camerounais, le 16 novembre à Casablanca, dans le cadre de la 5e journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2019. En cas de succès, les Marocains pourraient se qualifier pour la phase finale du tournoi, prévue du 15 juin au 13 juillet au Cameroun. A noter que les « Lions de l’Atlas » affronteront par ailleurs la Tunisie, le 20 novembre à Radès, en match amical.

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  • CAN 2019 : les 23 du Cameroun face au Maroc sans Ntep

    CAN 2019 : les 23 du Cameroun face au Maroc sans Ntep

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    Clarence Seedorf, le sélectionneur de l’équipe du Cameroun, a dévoilé une liste de 23 joueurs convoqués pour affronter le Maroc, le 16 novembre à Casablanca en éliminatoires de la CAN 2019, puis le Brésil le 20 novembre en match amical. L’attaquant Paul-Georges Ntep, récemment naturalisé, n’y figure pas. Un nouveau fait par ailleurs son entrée dans la « tanière » : le milieu de terrain franco-camerounais Jeando Fuchs. A noter que les « Lions Indomptables » disputent les matches du groupe B en qualifications pour la Coupe d’Afrique des nations mais qu’ils sont d’ores et déjà assurés de jouer la phase finale en tant qu’hôtes du tournoi (15 juin-13 juillet).

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  • La statue en bronze de Mohamed Salah continue à faire le buzz

    Par

    David Kalfa

    Publié le 07-11-2018

    Modifié le 07-11-2018 à 17:02

    Une statue en bronze de l’attaquant vedette de Liverpool Mohamed Salah, jugée difforme par des internautes, suscite la polémique et les sarcasmes depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux.

    Mai Abdallah, jeune sculptrice égyptienne, ne s’attendait sans doute pas à ce qu’une de ses œuvres, présentée au Forum Mondial de la jeunesse organisé du 3 au 6 novembre à Charm el Cheikh, ne devienne la risée de la planète football. L’artiste, habituée, à caricaturer des personnalités, est devenue la cible des réseaux sociaux en présentant une statue de Mohamed Salah à l’esthétique discutable. Tête énorme, traits difformes, corps minuscule… Le footballeur égyptien y apparait volontairement méconnaissable.

    Sa compatriote a toutefois dû se défendre en affirmant que l’originale, en plâtre, avait été recouverte de bronze par les organisateurs du Forum, sans explication de leur part. Mai Abdallah a, ces derniers jours, publié plusieurs clichés de son Salah plâtré et d’autres réalisations, pour appuyer ses dires. « Les commentaires négatifs ne m’ont pas déçu », a voulu relativiser la jeune femme, malgré un torrent de moqueries.

    Pire que la statue de Cristiano Ronaldo ?
    Et le caricaturé, qu’en pense-t-il ? Mohamed Salah a préféré rester sur sa réserve avant un match de Ligue des champions (perdu) avec Liverpool face à l’Etoile rouge Belgrade. Véritable icône en Egypte, l’attaquant âgé de 26 ans a son visage déjà affiché partout dans le pays.
    Il n’est par ailleurs pas le premier footballeur à avoir droit à une effigie faisant polémique. La superstar Cristiano Ronaldo a aussi eu son portrait, installé à l’aéroport de Madère, au Portugal. Il ne s’agissait cependant pas d’une version volontairement déformée, dans ce cas-là…

    Chronologie et chiffres clés

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  • La statue en bronze de Mohamed Salah continue à faire le buzz

    La statue en bronze de Mohamed Salah continue à faire le buzz

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    Une statue en bronze de l’attaquant vedette de Liverpool Mohamed Salah, jugée difforme par des internautes, suscite la polémique et les sarcasmes depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux.

    Mai Abdallah, jeune sculptrice égyptienne, ne s’attendait sans doute pas à ce qu’une de ses œuvres, présentée au Forum Mondial de la jeunesse organisé du 3 au 6 novembre à Charm el Cheikh, ne devienne la risée de la planète football. L’artiste, habituée, à caricaturer des personnalités, est devenue la cible des réseaux sociaux en présentant une statue de Mohamed Salah à l’esthétique discutable. Tête énorme, traits difformes, corps minuscule… Le footballeur égyptien y apparait volontairement méconnaissable.

    Sa compatriote a toutefois dû se défendre en affirmant que l’originale, en plâtre, avait été recouverte de bronze par les organisateurs du Forum, sans explication de leur part. Mai Abdallah a, ces derniers jours, publié plusieurs clichés de son Salah plâtré et d’autres réalisations, pour appuyer ses dires. « Les commentaires négatifs ne m’ont pas déçu », a voulu relativiser la jeune femme, malgré un torrent de moqueries.

    Pire que la statue de Cristiano Ronaldo ?

    Et le caricaturé, qu’en pense-t-il ? Mohamed Salah a préféré rester sur sa réserve avant un match de Ligue des champions (perdu) avec Liverpool face à l’Etoile rouge Belgrade. Véritable icône en Egypte, l’attaquant âgé de 26 ans a son visage déjà affiché partout dans le pays.

    Il n’est par ailleurs pas le premier footballeur à avoir droit à une effigie faisant polémique. La superstar Cristiano Ronaldo a aussi eu son portrait, installé à l’aéroport de Madère, au Portugal. Il ne s’agissait cependant pas d’une version volontairement déformée, dans ce cas-là…

    Chronologie et chiffres clés

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  • Nicolas Mathieu remporte le prix Goncourt avec «Leurs enfants après eux»

    Ce n’était pas le favori des critiques littéraires avec pignon sur rue, en revanche, il profitait depuis un bon moment du coup de cœur de la blogosphère et des réseaux sociaux. Avec Leurs enfants après eux, Nicolas Mathieu a remporté mercredi 7 novembre le prix Goncourt, la plus prestigieuse distinction littéraire en langue française. Le prix Renaudot a été décerné à Valérie Manteau pour son deuxième roman Le Sillon. « C’est à la fois fantastique et assez déstabilisant », a déclaré l’heureux élu encerclé de journalistes et de caméras après avoir remporté le plus grand prix littéraire en France au quatrième tour par 6 voix devant les 4 voix de Paul Greveillac pour Maîtres et esclaves et ayant aussi écarté le grand favori, le Franco-Sénégalais David Diop. « Je ne sais pas jusqu’à quel point ce prix va me faciliter ou compliquer la vie, a réagi Nicolas Mathieu, mais cela va me la changer très profondément. »
    Comme son livre, il a dédié le prix à son fils Oscar, 5 ans et demi, avant d’avoir une pensée à la ville où il est né et aux personnages du livre. Car c’est aussi le roman de sa vie. Né à Épinal en 1978, il a étudié l’histoire et le cinéma avant de monter à Paris et finalement s’installer à Nancy pour partager son temps entre l’écriture et le salariat. Et depuis Aux animaux la guerre, son premier roman autour de la fermeture d’une usine dans les Vosges, publié en 2014, il est considéré comme l’un des plus grands talents littéraires.
    Trois jeunes et quatre étés dans le pays des hauts fourneaux
    Dans Leurs enfants après eux, il raconte le choc de l’arrêt des hauts fourneaux et la fin d’une France industrielle dans l’est du pays. Dans ces années 1990, il ressuscite la rage de trois jeunes, deux garçons et une fille, prêts à tout pour s’en sortir.
    Ces ados coincés dans une vallée devenue trop petite et sinistrée rêvent de quitter la région où ils sont nés. On partage leur premier été, leur premier amour… Entre l’âge de 14 et 18 ans, on suit le jeune Anthony, la belle Stéphanie, leur apprentissage sentimental, amoureux, professionnel et politique. Loin des personnages d’un Houellebecq ou des problèmes des grandes villes, de la banlieue ou de l’immigration, c’est le roman de la génération 1990 des villes moyennes et des zones pavillonnaires et des ZAC bétonnées dans l’Est de la France. Celle ayant vu ses parents perdre leur emploi et subir l’effondrement de leur existence sociale.
    Une France démunie, entre rêves galopants et bagnoles en panne
    Ce roman d’initiation vit de la justesse des dialogues, de la finesse du regard et de la tendresse pour ces personnages à la fois exaltés et malmenés, confrontés au désenchantement de leur environnement. Une fresque nostalgique dotée d’une écriture contemporaine pour peindre sans jugement une France démunie entre pauvreté et dépression, entre rêves galopants et bagnoles en panne.
    Le livre se referme avec une demi-finale de la Coupe du monde 1998 et ses mirages d’une France « black-blanc-beur ». Nicolas Mathieu ne choisit pas de camp, n’écrit pas un roman pour ou contre quelqu’un ou quelque chose. Il se met simplement à la place des gens qu’il raconte et réussit ainsi une chronique sociale remarquable… et plein de désillusions.
    ► Lire aussi : Prix Médicis 2018 décerné à l’«Idiotie» chère à Pierre Guyotat, rfi 6/11/2018
    ► Lire aussi :Le Prix Femina décerné à un survivant, Philippe Lançon, pour «Le Lambeau», rfi, 5/11/2018
    Leurs enfants après eux (Actes Sud, 432 p., 21,80 euros).

    Chronologie et chiffres clés

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  • Le parquet rwandais requiert 22 ans de prison contre l’opposante Diane Rwigara

    Rwanda Paul Kagame Liberté d’expression Afrique Le parquet rwandais requiert 22 ans de prison contre l’opposante Diane Rwigara Tweeter print © Cyril Ndegeya, AFP | La rwandaise Diane Rwigara lors de son procès à Kigali, le 7 novembre 2018. Texte par FRANCE 24 Suivre france24_fr sur twitter Dernière modification : 07/11/2018 Accusé d’incitation à l’insurrection et de falsification de documents, la Rwandaise Diane Rwigara risque 22 ans de prison. L’opposante avait tenté de se présenter à la dernière élection présidentielle face à Paul Kagame. Le parquet rwandais a requis, mercredi 7 novembre, 22 ans de prison contre l’opposante Diane Rwigara, accusée d’incitation à l’insurrection et de falsification de documents. Cette dernière, âgée de 37 ans, est devenue au Rwanda l’une des principales voix critiques contre le président Paul Kagame, contre qui elle avait tenté en vain de participer à l’élection présidentielle de 2017.”Nous requérons que Diane Rwigara soit emprisonnée 15 ans pour incitation à l’insurrection et sept ans pour falsification de documents”, a déclaré un représentant de l’accusation lors d’un procès tenu en une seule journée à Kigali.
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  • Présidentielle à Madagascar : trois anciens chefs d’État en lice

    Madagascar Marc Ravalomanana Hery Rajaonarimampianina Afrique Présidentielle à Madagascar : trois anciens chefs d’État en lice Tweeter print © Marco Longari, AFP | Un électeur à Antananarivo mercredi 7 novembre. Vidéo par Gaëlle BORGIA Texte par FRANCE 24 Suivre france24_fr sur twitter Dernière modification : 07/11/2018 Les Malgaches ont commencé à voter mercredi pour le premier tour de la présidentielle, où trois anciens chefs de l’État font figure de favoris dans ce pays à l’histoire politique mouvementée. Près de 10 millions de Malgaches sont appelés aux urnes mercredi 7 novembre pour le premier tour de la présidentielle. Le scrutin marque le retour des “revenants” : les ex-présidents Marc Ravalomanana (2002-2009) et Andry Rajoelina (2009-2014), interdits par la communauté internationale de se présenter en 2013 après les violences politiques de 2009 qui avaient fait une centaine de morts.Les manifestations avaient débouché sur un coup d’État, ainsi que l’a qualifié la communauté internationale, et l’armée avait confié le pouvoir à l’opposant Andry Rajoelina. Le combat entre ces deux frères ennemis se transpose cette année dans les urnes, où ils affronteront 34 autres candidats, dont un autre ex-président Hery Rajaonarimampianina (2013-2018), qui complète le trio des principaux prétendants.Tous ont fait une démonstration de force ce week-end dans la capitale, Antananarivo, en remplissant chacun des stades de plusieurs dizaines de milliers de personnes. De véritables marées humaines aux couleurs des candidats, qui ont distribué des tee-shirts dans tout le pays. La campagne a été pacifique dans ce pays à l’histoire politique mouvementée.Comme ses deux prédécesseurs, Hery Rajaonarimampianina n’a pas lui non plus échappé à la tourmente. Une fronde de l’opposition, qui a fait deux morts en avril, l’a contraint à nommer un gouvernement d’union nationale.À Madagascar, où les trois quarts de la population vivent avec moins de 1,90 dollar par jour, les électeurs aspirent à vivre décemment et en sécurité. Près de la moitié des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition chronique, selon le Programme alimentaire mondial (PAM). Les trois favoris ont fait du développement leur priorité affichée. Mais les observateurs dénoncent des promesses sans financement.Le pays figure au 155e rang sur 180 au classement de la perception de la corruption de l’ONG Transparency International.Si aucun candidat n’obtient 50 % des suffrages, un second tour est prévu le 19 décembre. Avec AFP Première publication : 07/11/2018 Tweeter print
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  • Nnenna Nwakanma: «Couper internet est toujours la manifestation d’un dictateur»

    C’est la présentation qui a fait sensation au Web Summit, le grand rendez-vous portugais de la Tech mondiale, celle du nouveau « contrat pour le Web » que l’inventeur de la Toile, Tim Bernes-Lee, est venu promouvoir en personne. Nnenna Nwakanma, directrice des politiques publiques à la Web Foundation, qui porte le projet, revient sur les raisons qui ont motivé la rédaction de ce texte. L’occasion également d’évoquer avec cette « Abidjanaise d’origine nigériane », comme elle se présente elle-même, les rapports de l’Afrique à internet.De notre envoyé spécial à Lisbonne,
    RFI : Tim Berners-Lee, que l’on considère comme le « père du Web », a fait une intervention remarquée en ouverture du Web Summit en présentant son idée de « contrat pour le Web ». Est-il temps de revoir notre rapport à la Toile ?
    Nnenna Nwakanma : Le « contrat pour le Web » est né de son engagement pour que le Web soit un espace d’opportunité, un espace d’entraide humanitaire, un espace sûr, dont on ne doit pas avoir peur, un espace où les utilisateurs se sentent en confiance pour accomplir leurs activités. Mais trente ans après son invention, seulement la moitié du monde est connectée, le pouvoir sur le Web commence à être concentré entre les mains de quelques-uns, et l’usage qui en est fait cause du mal à l’humanité.
    Certains géants du Net comme Google et Facebook ont déjà signé ce « contrat ». Le gouvernement français également. Comment cela va se concrétiser ensuite ?
    Dans ce contrat, il y a neuf principes, trois par niveau d’implication : gouvernement, secteur privé et société civile. Et depuis hier [lundi 5 octobre, date de l’ouverture du sommet, ndlr], près de 2 000 acteurs l’ont déjà signé. La prochaine étape est de faire asseoir tout le monde autour de la table et de dire : « Voici les engagements que nous avons pris, voilà ce que nous allons faire. Engageons-nous dans le combat pour le prix de l’internet, pour la défense de la neutralité du Net, pour le respect des données à caractère personnel, etc. »

    Qui vérifiera que les engagements sont bien respectés ?
    Nous comptons instaurer un mécanisme d’évaluation annuelle, ou bi-annuelle. Car il y a souvent de grandes déclarations et puis après plus rien.
    Dans ce combat que vous menez pour un « meilleur Web », l’Afrique est un terrain d’action particulier…
    Je suis Africaine, une Abidjanaise d’origine nigériane. Depuis six ans que je suis à la Web Foundation nous travaillons beaucoup à l’ouverture des données en assistant les gouvernements africains, à la baisse du prix de l’internet, comme au Ghana, au Mozambique, au Nigeria, ou au Liberia. Et nous travaillons aussi pour les droits des femmes, car nos recherches ont démontré que ce sont surtout les femmes qui sont les grandes laissées-pour-compte.

    En 2013, vous avez justement lancé l’Alliance pour un Internet abordable, à laquelle participe les géants du Net, avec un objectif qui ne cesse d’être revu à la hausse. Où en est l’initiative ?
    Aujourd’hui nous avons l’objectif de faire passer le prix du gigaoctet de données en dessous des 2% du revenu moyen mensuel d’une famille. A Paris, un gigaoctet ça peut faire sourire, mais dans certains pays, un giga, c’est 30 à 40% du revenu mensuel.
    Et il y a de nombreuses disparités…
    On ne peut évidemment pas comparer Ouagadougou à Paris, parce que les infrastructures que l’on trouve en Europe n’existent pas en Afrique. Mais on ne peut pas comparer non plus Abidjan à Bamako par exemple, car le Mali est un pays enclavé et il est difficile de faire remonter les câbles sous-marins jusqu’à Bamako. Donc internet va y coûter plus cher qu’à Abidjan.
    Cela nécessite aussi un engagement politique fort.
    Il faut de l’argent pour ériger ces infrastructures et nous constatons que ce ne sont pas les Etats qui investissent, c’est le privé. Et quand le privé investit, il veut un retour sur investissement. Il faut donc une stabilité économique, sociale, qui incite quelqu’un à venir investir des milliards de dollars pour développer internet. Il faut aussi voir les désirs de taxation : il y a des pays qui pensent que taxer les télécommunications c’est facile car tout le monde les utilise. Ils ne s’imaginent pas ce qu’il font comme dégâts…
    L’accès à Internet en Afrique passe et passera encore plus à l’avenir par le mobile. Dans ce secteur, Facebook, avec son programme Freebasics, s’associe avec des opérateurs pour offrir un accès à internet – un internet limité et façonné par le réseau social – sans surcoût pour l’utilisateur. Faut-il s’en inquiéter ?
    J’aimerais que tous les Africains m’entendent : Facebook n’a jamais donné l’internet gratuit à qui que ce soit. Ce que Facebook fait, c’est ce que tout commerçant fait. Quand vous allez au marché et qu’on vous offre quelque chose : vous goûtez une fois, deux fois et après vous achetez.
    Et Facebook ne donne pas un accès au Web gratuitement, il donne accès gratuitement à sa plateforme. C’est comme si vous alliez au grand marché de la ville et que vous vous arrêtiez au seul stand de poulet puis que vous repartiez. Vous n’avez rien vu du marché.
    Autre impératif qui se pose à l’Afrique comme au reste du monde, celui de la protection des données personnelles. Sauf que sur le continent, bien peu de pays – une quinzaine – ont une législation qui y fait référence. Qu’est-il possible de faire à l’échelle supranationale ?
    Premièrement, le problème de la protection des données est un problème de ceux qui sont en ligne. Or, 75% des Africains n’ont pas de vie numérique, donc pour eux la protection des données ne leur dit rien – toutefois quelqu’un peut prendre vos données et les mettre en ligne, à votre insu.
    Deuxièmement, il n’y a pas de convention africaine dédiée à cette question, même s’il y a une convention africaine sur la cybersécurité [rédigée en 2014]. Mais il y a une directive qui a été proposée dernièrement.
    Généralement, dans toutes les Constitutions, on reconnaît le respect de la vie privée comme un droit, mais cela ne peut pas occulter la menace que nous vivons. Et même dans les pays comme la Côte d’Ivoire où il y a une loi, l’application est inexistante. Je ne connais personne qui a été traduit en justice pour ce motif. Donc il faut d’abord des lois – et la Commission de l’Union africaine ne peut obliger aucun pays à en voter. Ensuite, il faut les vulgariser. Il faut que les citoyens prennent conscience de l’importance [du sujet]. Les députés ne peuvent pas voter des lois et rentrer chez eux, il faut pouvoir les interpeller pour qu’ils expliquent ce qu’ils ont voté. Enfin il faut des organes pour surveiller leur application et quand il y a faute, il faut pouvoir sanctionner.
    Le politique peut aussi être très intrusif. On a encore vu dans plusieurs pays ou zones géographiques d’Afrique (Cameroun anglophone, Burundi, RDC), internet être coupé sur ordre des autorités.
    Je dis une chose : il n’y a pas plus grande erreur politique, de nos jours, que de couper internet. Ce qu’on appelle le « shutdown ». Couper l’accès à internet, parce que vous craignez que l’on puisse écrire des choses que Monsieur le président n’aime pas, c’est une grande erreur et c’est de la foutaise. Aujourd’hui, tous les paiements se font en ligne, on va à l’école en ligne. Et que deviennent les échanges commerciaux ? Beaucoup de nos jeunes sont aussi des développeurs d’application. Ils sont au pays, il ne sont pas en train de mourrir dans la mer. Ils sont en train de se débrouiller en ligne, et leur ordinateur, le téléphone mobile se sont leur gagne-pain.
    J’ai eu à m’entretenir avec ces gouvernements qui coupent internet : ce ne sont jamais des décisions cautionnées par les Parlements, ce sont toujours des décisions arbitraires. C’est toujours la manifestation d’un dictateur.
    Enfin comment voulez-vous qu’un investisseur aille investir dans ce pays, si du jour au lendemain, Madame le Première dame n’est contente de ce qu’a écrit X ou Y, appelle son mari, qui appelle le ministre, qui lui finit par menacer les fournisseurs d’accès à internet. Au XXIe siècle, il faut que ça s’arrête.

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