Author: Don Kayembe

  • Ligue des champions: Walid Azaro (Al Ahly) suspendu pour la finale retour

    Ligue des champions: Walid Azaro (Al Ahly) suspendu pour la finale retour

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur
    votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces
    Règles de base

    Le Partenaire s’engage à ne pas porter atteinte au droit
    moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être
    reproduit et représenté par le Partenaire tel qu’il a été mis à
    disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts,
    incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Read More

  • Ligue des champions : l’OL dans le sillage de Memphis

    Quand Memphis Depay va, tout va pour l’OL. L’attaquant n’est pas champion du monde, ni capitaine (deux qualités de Nabil Fekir), mais son rôle est aujourd’hui crucial dans la bonne santé de son équipe. Si le Néerlandais est du genre à choisir ses matchs, l’Olympique lyonnais espère qu’il a coché ce mercredi 7 novembre et la réception des Allemands de Hoffeinheim pour un rendez-vous déjà décisif en vue de la qualification en huitièmes de finale de la Ligue des champions. Depuis quelques mois, l’influence de l’enfant terrible du football batave est en pleine croissance. La saison passée, Depay a pratiquement qualifié à lui tout seul l’OL en Ligue des champions. Entre la 30e et la 38e journée de Ligue 1, il a réussi une incroyable série de 10 buts et 6 passes décisives. De quoi très vite hériter du costume d’homme providentiel. Lire aussi :   Ligue 1 : pourquoi Lyon est meilleur face aux grandes équipes Le jeune homme de 24 ans passé par Manchester United est habitué à composer avec les attentes élevées que son talent laissait déjà percevoir lors de ses années d’apprentissage au PSV Eindhoven. Le tatoué a l’habitude de clamer (encore une fois au mois d’août) qu’il est fait pour rejoindre un grand club. Mais cette saison, la belle mécanique se grippe, tout comme le jeu déployé par Lyon, qui tire plus souvent vers le médiocre que vers le sublime. Hormis un but en ouverture du championnat face à Amiens, le 12 août, Memphis Depay est resté aphone pendant huit matchs avant de retrouver le chemin des filets, le 19 octobre contre Nîmes, et d’inscrire quelques jours plus tard un autre but en Ligue des champions à Hoffenheim (3-3 le 23 octobre). Dans le même temps, malgré une quatrième place en Ligue 1 et une deuxième place du groupe F en Coupe d’Europe, on isole à peine trois gros matchs de l’OL parmi la quinzaine disputée jusqu’alors – les victoires contre Manchester City (2-1), l’OM (4-2) et Dijon (3-0). Décisif en Ligue des champions Samedi dernier, le fantasque footballeur est sifflé contre Bordeaux (1-1) : pourtant pas plus mauvais qu’un autre au milieu de ce brouillon collectif, son statut spécial et certaines attitudes agaçantes favorisent cette réaction d’une partie du public. Dernier épisode en date, des déclarations tapageuses à l’issue d’un match où son entrée en jeu (1 but et 1 passe décisive) permet à Lyon de changer de visage et de l’emporter à Angers (27 octobre). En zone mixte, Depay livre, sans fard ou fausse modestie, un avis tranché que l’on peut résumer ainsi : « Je suis trop bon pour être remplaçant » : « J’en ai marre d’entendre à chaque fois que j’ai changé le match. Je ne me sens pas toujours comme un joueur respecté. Je fais le job à chaque fois, je suis fort mentalement. Je dois accepter les décisions du coach. Je suis un peu déçu, je pense mériter plus de respect. Je mérite mieux que ça, et je devrais jouer à chaque match. » L’atmosphère feutrée du vestiaire lyonnais en a été toute chamboulée. Chose rare dans le Rhône, la mise au point en interne adressée à Depay par l’entraîneur Bruno Genesio a même fuité dans la presse, suscitant la réprobation publique de certains joueurs. « Je veux m’excuser, Memphis. Je m’excuse pour tous tes retards, notamment à la reprise cet été, je m’excuse pour les équipements que tu portes qui ne sont pas ceux du club, je m’excuse pour ton échauffement à Angers, ton retard et ton manque d’implication. Memphis, pour avoir une belle carrière, il faut de l’humilité », aurait raillé Genesio. Toujours est-il que si son comportement est emprunt d’extravagance et, parfois, d’égocentrisme, ses qualités exceptionnelles en font un joueur rare. Différent. De ceux capables de faire basculer le sort d’une rencontre. Plus que jamais en difficulté collective, Lyon ne peut pas se payer le luxe de se passer d’un tel talent individuel. Lire aussi :   Ligue des champions : sans supporteurs et longtemps sans envie, l’OL échappe au pire Il y a un peu plus d’un mois, le 3 octobre, Memphis Depay a été laissé sur le banc lors de la réception à huis clos du Chakhtar Donetsk. Son entrée en jeu va coïncider avec le réveil d’une équipe jusqu’à alors apathique et menée 2-0. En quelques minutes, L’OL refait son retard et manque d’un rien d’arracher la victoire. Un précédent que ferait bien de garder en mémoire Bruno Genesio avant de désigner son onze titulaires contre Hoffenheim. Aux dernières nouvelles, l’attaquant serait en effet en balance pour une place de titulaire avec le Français Moussa Dembélé (recruté fin août au Celtic Glasgow). Un retour sur le banc ne serait certainement pas apprécié par Depay, qui reste indispensable.
    Read More

  • Centenaire de 14-18: l’écrivain Maurice Genevoix bientôt au Panthéon

    Par

    RFI

    Publié le 06-11-2018

    Modifié le 07-11-2018 à 11:26

    Le président Emmanuel Macron a annoncé aux Eparges la panthéonisation l’année prochaine de l’écrivain Maurice Genevoix, une des plumes de la Grande Guerre.  Dans Ceux de 14, il racontait son expérience au front. A travers lui, Emmanuel Macron souhaite honorer tous ceux qui ont participé aux combats de 14-18. Cette annonce a suscité beaucoup d’émotions chez les descendants de ces soldats morts au combat.

    Avec notre envoyé spécial aux Eparges, Pierre Olivier
    Dans le petit village des Eparges où a coulé tant de sang français, on retiendra surtout une chose de ce discours d’Emmanuel Macron : « Il a surtout annoncé que Maurice Genevoix allait rentrer au Panthéon. A travers lui, tous les morts de la guerre de 14-18. Ça me fait chaud au cœur parce que mon grand-père en fait partie, avec tous ses frères d’armes ».
    Maurice Genevoix, sous-officier et homme de lettres, relatera dans son livre Ceux de 14, toutes les atrocités de cette guerre : « Il sera le symbole en fait. Comme il était écrivain, il a réussi à traduire tout ce qui s’est passé. Il fallait en choisir un et je crois que c’est le bon représentant ».
    Maurice Genevoix ou « le chantre de la mémoire », selon les mots d’Emmanuel Macron, une mémoire qui résonne aussi dans l’esprit des plus jeunes générations : « J’ai trois arrière-grands-pères qui se sont battus pendant la guerre, un en artillerie, les deux autres au front. Un n’est pas revenu et n’a pas été retrouvé ». « Oui, je pense que c’est une reconnaissance aux soldats qui ont libéré la France à cette époque-là. Le Panthéon, c’est quand même le plus haut quoi ».
    Un moyen aussi de garder toujours à l’esprit ce que désormais plus aucun témoin ne peut raconter.
    ■ Réaction de Julien Genevoix, petit-fils de Maurice Genevois
    « Ce n’est pas seulement Maurice Genevoix. Bien sûr, c’est vrai que si on a beaucoup parlé de la bataille des Eparges, c’est grâce à ses écrits. Mais on a toujours conçu tout ce que nous avons fait pendant le centenaire comme un hommage à Maurice Genevoix et à travers lui, à ses frères d’armes parce que c’est la notion qui ressort le mieux de Çeux de 14 qui est un livre fraternel. Et Maurice Genevois, toute sa vie, a porté le souvenir de ses frères d’armes qui lui étaient et qui lui sont restés jusqu’au bout, incroyablement chers au cœur. Maurice Genevoix ne remplacera jamais le soldat inconnu. Il existe déjà pour ça. Mais Maurice Genevoix, c’est le témoin. C’est celui qui a raconté et c’est très important de raconter parce que si personne ne raconte, dans une langue qui reste, dans une langue qui marque, on finit par oublier. Et c’est toute l’importance de Ceux de 14 »

    _Enrobé Réaction panthéonisation de ceux de 14 ———— soir ———–

    06/11/2018
    – par RFI

    Écouter

    Chronologie et chiffres clés

    Read More

  • Cameroun: Paul Biya prête serment pour son 7e mandat

    Cameroun: Paul Biya prête serment pour son 7e mandat

    Avec le compte existant de…

    {* loginWidget *}

    Avec un compte habituel

    {* #signInForm *} {* signInEmailAddress *} {* currentPassword *}

    {* /signInForm *}

    Bienvenue !

    {* #signInForm *} {* signInEmailAddress *} {* currentPassword *}

    {* /signInForm *}

    Votre compte a été désactivé

    Vous devez vérifier votre adresse email pour finaliser votre inscription. Consultez votre boite mail pour valider votre adresse en cliquant sur le lien figurant dans le mail de confirmation ou entrez à nouveau votre adresse email pour recevoir une nouvelle fois le mail de confirmation.

    {* #resendVerificationForm *} {* signInEmailAddress *}

    {* /resendVerificationForm *}

    Merci de confirmer les informations ci-dessous avant de vous connecter Se connecter

    {* #registrationForm *} {* firstName *} {* lastName *} {* emailAddress *} {* displayName *} {* phone *} {* addressCity *} {* addressCountry *} {* newPassword *} {* newPasswordConfirm *} En cliquant sur “Créer un compte”, vous confirmez que vous acceptez nos  

    conditions générales

      et que vous avez lu et approuvé la 

    politique de protection de données personnelles

    .

    {* /registrationForm *}

    Nous vous avons envoyé un email de confirmation à l’adresse suivante  {* emailAddressData *}.  Merci de consulter votre boîte de réception et de cliquer sur le lien pour activer votre compte..

    Nous vous enverrons un lien pour créer un nouveau mot de passe

    {* #forgotPasswordForm *} {* signInEmailAddress *}

    {* /forgotPasswordForm *}

    Nous vous avons envoyé un email avec les instructions pour créer un nouveau mot de passe. Votre mot de passe actuel n’a pas été changé

    {* mergeAccounts {“custom”: true} *}

    {| foundExistingAccountText |} {| current_emailAddress |}.

    {| rendered_existing_provider_photo |}

    {| existing_displayName |}
    {| existing_provider_emailAddress |}

    Created {| existing_createdDate |} at {| existing_siteName |}

    Validating

    {* #signInForm *} {* signInEmailAddress *} {* currentPassword *}

    {* /signInForm *}

    Merci d’avoir confirmé votre adresse email

    {* #resendVerificationForm *} {* signInEmailAddress *}

    {* /resendVerificationForm *}

    Vérifiez vos emails pour récupérer le lien de changement de mot de passe

    Merci d’avoir confirmé votre adresse email

    {* #changePasswordFormNoAuth *} {* newPassword *} {* newPasswordConfirm *}

    {* /changePasswordFormNoAuth *}

    Votre mot de passe a été mis à jour avec succès.

    Nous n’avons pas reconnu le code de modification de mot de passe. Entrez à nouveau votre adresse email pour recevoir un nouveau code

    {* #resetPasswordForm *} {* signInEmailAddress *}

    {* /resetPasswordForm *}

    Nous vous avons envoyé un email avec les instructions pour créer un nouveau mot de passe. Votre mot de passe actuel n’a pas été changé

    Modifier votre compte

    Photo de profil

    {* photoManager *}

    Comptes liés

    {* linkedAccounts *} {* #linkAccountContainer *}

    Vous pourrez désormais vous connecter à votre compte via ces identifiants

    {* loginWidget *}

    {* /linkAccountContainer *}

    Mot de passe

    Désactiver le compte

    Infos sur le compte

    {* #editProfileModalForm *}

    {* source *}

    {* publicPrivate *} {* journalistContact *} {* addressState *} {* aboutMe *} {* usernameTwPublic *} {* preferedContactLanguages *} {* arabicUsername *} {* persianUsername *} {* skypeId *} {* usernameTw *} {* journalistContact *} {* publicPrivate *} {* profession *}

    Souscrire aux newsletters

    {* newsMenu *} {* optinalert *} {* optinBestofWeek *} {* optinBestofWEnd *} {* optinBestofObs *}

    {* newsMenuEn *} {* optinalertEn *} {* optinBestofWeekEn *} {* optinBestofWEndEn *} {* optinBestofObsEn *}

    {* newsMenuAr *} {* optinalertAr *} {* optinBestofWeekAr *} {* optinBestofWEndAr *} {* optinBestofObsAr *}

    {* optinQuotidienne *} {* optinBreaking *}

    {* optinAutopromo *} {* optinPartenaires *}

    {* optinActuMonde *} {* optinActuAfrique *} {* optinAlert *} {* optinRfiAfriqueFootFr *} {* optinMfi *} {* optinActuMusique *} {* optinOffreRfi *} {* optinOffrePartenaire *}

    {* savedProfileMessage *}

    {* /editProfileModalForm *}

    {* #changePasswordForm *} {* currentPassword *} {* newPassword *} {* newPasswordConfirm *}

    {* /changePasswordForm *}

    Etes-vous sûre de vouloir désactiver votre compte ? Vous n’aurez plus accès à votre profil

    {* deactivateAccountForm *}

    {* /deactivateAccountForm *}

    Read More

  • Le meurtre à l’acide d’une militante anticorruption bouleverse l’Ukraine

    L’onde de choc provoquée par la mort de Kateryna Gandziouk, dimanche 4 novembre, continue de secouer l’Ukraine. Avant ses funérailles, organisées mercredi dans sa ville natale de Kherson, dans le sud du pays, la mort de Mme Gandziouk, une militante anticorruption qui dénonçait les malversations de la police, occupait l’essentiel des actualités télévisées et des conversations. D’autres attaques contre des activistes, survenues dans le passé, n’avaient pas eu le même retentissement. « Peut-être que nous avons sous-estimé combien les choses étaient graves », écrivait mardi matin sur les réseaux sociaux l’une de ses collègues activistes, comme si la sidération provoquée par ce décès brutal, trois mois après l’attaque contre Mme Gandziouk, pouvait servir d’électrochoc à l’ensemble du pays. Kateryna Gandziouk, 33 ans, a été attaquée le 31 juillet à proximité de son domicile de Kherson. Un inconnu l’avait aspergée d’un litre d’acide sulfurique, brûlant 40 % de son corps. Durant les trois mois où elle est restée hospitalisée, consciente la majeure partie du temps, les médecins ont mené onze opérations pour remplacer des morceaux de peau. Elle est morte dimanche d’un accident vasculaire. «C’est difficile de savoir combien de temps cette émotion va durer : les gens ici sont habitués à toutes les horreurs », Kristina Berdynskykh, journaliste Toutes les autorités du pays ont condamné cet assassinat. En visite en Turquie, le président ukrainien, Petro Porochenko, a exprimé ses condoléances aux proches de la militante. « J’appelle les forces de l’ordre à tout faire pour que les assassins de Kateryna Gandziouk soient trouvés, jugés et punis », a également écrit M. Porochenko sur son compte Twitter. Johannes Hahn, commissaire européen à l’élargissement, a également demandé que justice soit faite. Depuis dimanche, plusieurs rassemblements où les hommages le disputaient à la colère ont été organisés à Kiev et dans…
    Read More

  • Maurice Genevoix, une vie d’écrivain humaniste

    Un siècle après l’armistice qui mit fin à la première guerre mondiale, hommage est donc rendu au porte-voix des poilus, au grand écrivain humaniste que fut Maurice Genevoix (1890-1980), l’auteur de Ceux de 14 et de Raboliot. En déplacement aux Eparges (Meuse), théâtre d’une bataille dantesque de la Grande Guerre, mardi 6 novembre, Emmanuel Macron a annoncé l’entrée prochaine au Panthéon de cet écrivain qui fut blessé sur cette colline en 1915. Genevoix aura décrit, avec une authenticité rarement égalée, la folie, la cruauté, les corps déchiquetés par les bombes et les balles, mais aussi la fraternité d’armes et l’amitié nouée sous la mitraille. Reçu premier au concours de l’Ecole normale supérieure, rue d’Ulm, à Paris, en 1912, le jeune Maurice Genevoix se destinait à une carrière d’enseignant ou de haut fonctionnaire. Durant ses études, il rédigea un mémoire sur « Le réalisme des romans de Maupassant », indiquant déjà ses affinités littéraires. Son baptême du feu advint quelques mois plus tard. Mobilisé en 1914, le lieutenant Genevoix prend part aux combats des Hauts-de-Meuse et des Eparges. Le 25 avril 1915, il est transpercé de plusieurs balles. Hospitalisé pendant sept mois, il est déclaré invalide à 70 % et perd définitivement l’usage de sa main gauche. Convalescent, il se retire à Châteauneuf-sur-Loire (Loiret) et s’attelle à un livre de témoignage nourri par les carnets qu’il a tenus dans les tranchées. Sous Verdun sera le premier récit d’une série de cinq, par la suite regroupée sous le titre Ceux de 14, tous aux éditions Flammarion. « Pitié pour nos soldats qui sont morts ! Pitié pour nous vivants qui étions auprès d’eux, pour qui nous nous battrons demain, nous qui mourrons, nous qui souffrirons dans nos chairs mutilées ! Pitié pour nous, forçats de guerre qui n’avions pas voulu cela, pour nous tous qui étions des hommes, et qui désespérons de jamais le redevenir. » Peinture du…
    Read More

  • Kelly Dittmar : les femmes « exigent cette année que leur voix soit entendue » au Congrès

    Kelly Dittmar est enseignante en sciences politiques à l’université Rutgers (New Jersey) et chercheuse au Center for American Women and Politics de l’Institut de politique Eagleton, à l’université Rutgers. Elle a écrit avec Kira Sanbonmatsu et Susan J. Carroll le livre A Seat at the Table : Congresswomen’s Perspectives on Why Their Presence Matters (New York, NY : Oxford University Press, non traduit) et analyse la « vague rose » attendue au Congrès pour les élections de mi-mandat du 6 novembre, alors qu’un nombre record de 257 femmes ont obtenu leur investiture. Etat des lieux :   Les femmes à l’assaut du Congrès américain Comment expliquer le nombre record de candidates en lice pour les élections de mi-mandat ? Kelly Dittmar : Les femmes se présentent aux élections pour tout un tas de raisons. Mais dans le camp démocrate, où les candidatures féminines ont connu la plus forte augmentation, il semble que le résultat des élections de 2016 — Donald Trump élu à la présidence, le Congrès restant aux mains des républicains — ait suscité un sentiment d’urgence accru. Nombre de candidates démocrates, en particulier les nouvelles venues, ont interprété la victoire de Donald Trump et la concentration des pouvoirs exécutif et législatif aux mains des républicains comme les risques d’un retour en arrière sur des progrès accomplis dans les domaines de la santé ou de l’environnement au cours des huit précédentes années. Analyse (édition abonnés) :   Les candidates démocrates à l’assaut de l’Amérique de Trump Est-ce en lien avec les marches des femmes en janvier 2017, le mouvement #MeToo et l’attitude de Donald Trump envers les femmes ? Chez certaines, ces préoccupations se sont traduites par de l’activisme — on l’a vu lors de la marche des femmes en janvier 2017 — et chez d’autres par une candidature à une fonction élective. Dans un cas comme dans l’autre, ces femmes exigent que cette année leurs voix soient entendues dans des espaces où le pouvoir est détenu et exercé. La vague #MeToo n’a fait que renforcer cette tendance et a conforté l’idée selon laquelle l’absence de parité dans nos institutions est un problème qui doit être pris à bras-le-corps. L’élection d’un plus grand nombre de femmes lors des midterms constitue une solution. Comment expliquez-vous qu’il y ait moins de candidates chez les républicains que chez les démocrates ? La mobilisation chez les démocrates — hommes et femmes — en 2018 est en partie liée au fait qu’ils ne sont pas au pouvoir. Un tel regain d’enthousiasme est courant de la part du parti qui est dans l’opposition. Mais qu’il y ait davantage de candidates et de sortantes chez les démocrates que chez les républicains n’est pas une nouveauté. Cela tient notamment à la différence entre les infrastructures de soutien aux candidatures féminines mises en place par les démocrates et par les républicains. Chez les démocrates, cette infrastructure [organismes de recrutement et de formation, de financement, comme la liste Emily, ou Emily’s List, comité d’action politique fondé en 1984 par vingt-cinq femmes pour aider à l’élection de femmes progressistes et « prochoix »] est beaucoup plus développée. On attend de ce parti qu’il soit plus inclusif en matière de genre et de race, c’est un élément clé de son identité, et parce que sa base électorale est beaucoup plus diversifiée, reposant notamment sur une majorité de femmes. De son côté, le Parti républicain tourne en dérision ce qu’il perçoit comme une « politique identitaire », ce qui le met dans l’impossibilité de faire des efforts ciblés pour recruter et soutenir des candidates. Peut-on prédire une « vague rose » ? Toutes les femmes qui ont décroché une investiture seront-elles élues au Congrès ? Un nombre record de femmes s’est présenté aux primaires et a remporté des investitures cette année, mais le chemin pour parvenir à la parité après les élections de 2018 est encore long. Au Congrès, par exemple, il est peu probable que les femmes atteignent ou dépassent la barre de 25 % de la représentation, en grande partie parce qu’il y avait moins de candidates que de candidats. Une autre raison importante est que nombre de candidates se présentent dans des circonscriptions qui favorisent fortement leurs adversaires en raison de leur position de candidat sortant et/ou à cause du « gerrymandering » (technique de « charcutage » électoral, consistant à redécouper les circonscriptions pour donner l’avantage à un parti ou à son candidat). Décryptage :   Comment le « gerrymandering », ou « charcutage électoral », pèse sur l’élection américaine C’est pourquoi, cette année, pour évaluer le succès des femmes en politique, il faudra aller au-delà des chiffres. Il est certain que nous verrons les femmes progresser et franchir des caps décisifs. Mais celles qui se présentent cette année aux élections vont aussi complètement remettre en question les normes de la vie politique américaine en influençant, pour les années à venir, l’idée que nous nous faisons collectivement de qui peut et devrait diriger. Il est fort possible que leur candidature ait cet impact, qu’elles gagnent ou perdent en novembre.
    Read More

  • Prix Médicis 2018 décerné à l’«Idiotie» chère à Pierre Guyotat

    Les membres du jury du Prix Médicis ont décerné ce mardi 6 novembre le Prix Médicis 2018 à Pierre Guyotat pour son roman « Idiotie ». Dans ce récit autobiographique d’un auteur habitué aux polémiques autour de ses livres, Guyotat nous plonge dans le Paris des années 1950 et dans la guerre d’Algérie.Il a consacré sa vie à l’écriture et marqué la littérature française. Le texte primé peint la genèse de la jeunesse et de la poésie de cet auteur, né en 1940, à Bourg-Argental, dans une famille très engagée dans la Résistance et dans la France libre.
    L’histoire d’Idiotie se déroule entre 1958 et 1962. Pierre Guyotat y décrit son entrée dans l’âge adulte, après ses années de jeunesse racontées dans Formation et Arrière-fond. On assiste à son arrivée dans la capitale, encore mineur, après avoir fugué de Lyon, un an après la mort de sa mère. Il dort sous le pont de l’Alma. Dans de longs passages, il ressuscite d’une manière éblouissante le Paris d’antan aujourd’hui disparu : les rues, les quartiers, les bords de Seine et les corps de femmes…
    « Manger à la sauvette, changer de quartier ; retourner vers les Halles ; du déchet, légumes, viande, partout, sur les étals, le plus sain dessus, le moins sûr dessous ; autour des kiosques, des glaciers ambulants, des cornets entamés – nous en ramassons, en croquons ; la faim, d’un ou deux jours, renforce les sens, la volonté… »
    L’idiotie ou le questionnement du réel
    Pour Pierre Guyotat, l’idiotie, ce n’est pas une question d’intelligence, mais le fait de questionner le réel pour entrer en rébellion en passant par les arts et les mots : « Mes rébellions d’alors et leurs conséquences : fugue, faim, vol, remords, errances, coups et prisons militaires, manifestations corporelles de cette sorte de refus du réel imposé : on en trouvera ici des scènes marquantes. »
    On plonge avec lui dans sa révolte contre la guerre d’Algérie, les viols, les tortures, les massacres, pour partager à la fois le sort des Algériens et des soldats envoyés par la France avant de vivre le retour tragique des Français d’Algérie dans l’hexagone. Lui-même était sous les drapeaux en Algérie à partir de 1961. Inculpé en mars 1962 d’atteinte au moral de l’armée, il est condamné à trois mois de cachot.
    Auteur de fiction, il a construit ses univers avec des mots et des constructions de phrases bien à lui. Son but ultime : penser le monde et en particulier l’être humain sans limites. D’où aussi son soutien pour des comités de soldats, les immigrés ou les prostituées… Ses expériences de plusieurs dépressions nerveuses et du coma – transformée en littérature avec son livre Coma, publié en 2006 et couronné par le prix Décembre – lui ont permis de transformer sa langue de l’intérieur, au-delà du perceptible.
    L’écriture et les interdits
    Sa carrière d’écrivain était toujours rythmée de scandales et d’interdits. Cela commence avec Tombeau pour cinq cent mille soldats où il mêle scènes de guerre et de sexe entre hommes, œuvre refusée à l’époque par les éditions du Seuil, avant d’être publié par les éditions Gallimard en 1967. Trois ans plus tard, Eden, Eden, Eden rate à une voix de près le prix Médicis et sera de surcroit interdit (jusqu’en 1981) par le Ministère de l’Intérieur à l’affichage, à la publicité et à la vente aux mineurs. Cela, malgré le soutien de personnalités comme Pasolini, Sartre, Boulez ou Beys ou Simone de Beauvoir…
    Après avoir reçu en 2010 le prix de la Bibliothèque Nationale de France pour l’ensemble de son œuvre, le prix Médicis rend aujourd’hui un hommage appuyé à l’un des écrivains les plus illustres de la littérature française.
    ► Lire aussi : Le Prix Femina décerné à un survivant, Philippe Lançon, pour «Le Lambeau», rfi, 5/11/2018

    Chronologie et chiffres clés

    Read More

  • « El Chapo » : le roi de l’évasion par tunnels

    Le procès du plus célèbre trafiquant de drogue mexicain, Joaquin Guzman, s’est ouvert le 5 novembre aux Etats-Unis.
    A la tête du cartel de Sinaloa pendant vingt-cinq ans, le narcotrafiquant est également connu pour s’être évadé deux fois de prisons mexicaines. De façon spectaculaire. Il est arrêté une première fois par la police en 1991. Il passe huit ans en prison avant de réussir à s’échapper, caché dans un bac à linge sale. Il avait soudoyé ses gardes.
    Après treize ans de cavale, il est de nouveau arrêté en 2014. Incarcéré en prison de haute sécurité, il s’évade dix-sept mois plus tard. Cette fois, il trompe ses gardiens en disparaissant dans un tunnel de 1,5 km qu’il avait fait creuser par des complices.
    Le directeur de la prison et deux gardes sont limogés. Il est repris dès janvier 2016. Non sans tenter de faire faux bond à la police en se glissant dans un tunnel qu’il avait creusé sous sa maison.
    Le Monde.fr avec AFP et Reuters

    Read More

  • Midterms 2018 : avant le vote aux Etats-Unis, les réseaux sociaux se disent « prêts » à contrer la désinformation

    Branle-bas de combat : à quelques heures de l’ouverture des bureaux de vote aux Etats-Unis, pour les élections de mi-mandat, les principaux réseaux sociaux ont tenu à montrer qu’ils étaient bien mieux préparés à lutter contre les tentatives de désinformation qu’ils ne l’étaient en 2016, lors de l’élection présidentielle. Contexte :   Comment les plates-formes du Web s’organisent pour éviter un « hack » des élections A la veille du vote, Facebook a ainsi annoncé la fermeture de 30 comptes Facebook et de 85 comptes Instagram, soupçonnés par les autorités américaines de faire partie d’une « campagne d’influence étrangère ». Twitter, de son côté, a affirmé au New York Times être « plus préparé que jamais » à lutter contre la désinformation ; et a annoncé, la semaine avant le vote, avoir procédé à la suppression de milliers de comptes suspects. Des rumeurs et des « infox » liées à l’élection Dans le détail, ces annonces de dernière minute ressemblent davantage à une opération de communication qu’à une intervention décisive. Les pages fermées par Facebook étaient majoritairement en français et en russe, selon le communiqué de l’entreprise : or, logiquement, l’écrasante majorité des contenus cherchant à influer sur l’élection américaine devraient être écrits en anglais. Les comptes Instagram fermés parlaient pour certains de politique, mais, pour d’autres, étaient consacrés à la vie de célébrités. Quant à la « préparation » de Twitter, elle n’a pas empêché, ces derniers jours, de très nombreux messages diffusant de fausses informations de circuler sur le réseau. La presse américaine et de nombreux internautes se sont ainsi fait l’écho de messages, semblant émaner de comptes soutenant les démocrates, qui indiquaient une fausse date pour le vote. Twitter s’est cependant montré plus réactif qu’il y a deux ans, mais avec plus ou moins de subtilité. Le réseau social a ainsi supprimé par exemple un message de la personnalité de la droite de la droite Ann Coulter, qui conseillait aux républicains de voter le 6 novembre, jour de l’élection, et aux démocrates de voter le 7. « Même Twitter se rend compte que les gauchistes sont des idiots qui peuvent se laisser avoir par une blague », a-t-elle ironisé. Des candidats musulmans ou d’origine étrangère ont été l’objet de campagnes de dénigrement Dans les semaines précédant le vote, plusieurs rumeurs ont largement circulé sur les réseaux sociaux, dont certaines étaient clairement reliées à la droite de la droite américaine. Certains candidats musulmans ou d’origine étrangère ont été l’objet de campagnes de dénigrement ciblées. Plus généralement, des théories du complot, parfois alimentées ou propagées par Donald Trump lui-même, tentent de convaincre les Américains qu’une fraude électorale massive se prépare, ce qu’aucun élément concret ne vient attester. D’autres rumeurs évoquent des piratages ou des manipulations des machines à voter. Une partie importante de ces messages reprend les tactiques vues à l’œuvre lors de l’élection présidentielle américaine de 2016. Plus que de chercher à convaincre les indécis, les campagnes de désinformation de l’époque avaient surtout incité certaines parties de l’électorat à s’abstenir. Les Africains-Américains, qui votent démocrate à une écrasante majorité, avaient ainsi été spécifiquement visés par d’importantes campagnes en ligne tentant de les convaincre qu’il était préférable de ne pas voter plutôt que de voter pour Hillary Clinton. Lors des élections de mi-mandat de 2018, des procédés similaires ont eu lieu : un photomontage largement diffusé tentait de faire croire que la police aux frontières américaine contrôlait les personnes se présentant aux bureaux de vote. Une manière à la fois de décourager les immigrés de se rendre aux urnes, et de laisser supposer qu’il y avait un risque réel de fraude électorale. Nouvelles techniques de désinformation L’ampleur précise et, surtout, l’impact de ces messages restent toutefois difficiles à déterminer. Google, dont la plateforme YouTube a été largement utilisée ces dernières années pour diffuser des théories du complot, a affirmé la semaine dernière avoir détecté un volume « étonnamment faible » de tentatives coordonnées de désinformation sur les campagnes électorales. Depuis 2016, les grands réseaux sociaux ont pris de nombreuses mesures pour tenter de limiter la désinformation sur leurs plateformes : renforcement des outils de modération, règles plus contraignantes sur la publicité politique, suppression de millions de comptes identifiés comme suspects… Les premières études sur ces mesures tendent à montrer que leur impact a été réel. Mais les créateurs et diffuseurs de ces messages se sont aussi adaptés, recourant à des techniques plus subtiles pour faire passer leurs messages. Plusieurs études récentes notent également que les messages visant clairement à désinformer le public passent de plus en plus par des groupes fermés ou semi-ouverts, comme les groupes Facebook ou WhatsApp, ce qui rend leur détection et leur suivi plus difficile. C’est notamment un problème auquel ont été confrontées les autorités brésiliennes lors de la récente campagne pour l’élection présidentielle. Lire :   « Infox » au Brésil : comment les fausses informations ont inondé WhatsApp Notre sélection d’articles sur les midterms 2018 Retrouvez les contenus de référence du Monde sur les midterms 2018. Enjeux, majorités, scrutins… : tout savoir sur les élections de mi-mandat.Trump, Cour suprême, santé : ce qui motive les électeurs américains.La campagne des démocrates : le parti tente de mobiliser les électeurs en se concentrant sur des sujets de la vie quotidienne, comme l’assurance-santé.L’héritage Obama en question : « Personne chez les démocrates ne veut admettre qu’Obama n’a pas forcément été un bon président ».Trump électrise les électeurs républicains : Le président multiplie les déplacements pour présidentialiser les élections du 6 novembre.« Gerrymandering » : le « charcutage électoral », pèse sur l’élection américaine.Elections de mi-mandat : un nombre record de candidates.Midterms : les candidatures LGBT + en réponse aux attaques de l’administration Trump.Les nouveaux visages : Deb Haaland, Martha McSally, Amy McGrath, Beto O’Rourke, et Alexandria Ocasio-Cortez.Le vote des latinos : à Las Vegas, les syndicalistes de l’hôtellerie s’efforcent de mobiliser les Hispaniques contre la politique migratoire de Donald Trump.Noirs, Amérindiens, Latino-Américains : des citoyens privés de droit de vote aux Etats-Unis.Marijuana, droit de vote, santé, avortement : les Américains appelés aux urnes pour 155 référendums.Vidéo : qui va l’emporter aux élections américaines ?
    Read More