Author: Don Kayembe

  • RDC: la lutte contre Ebola au cœur d’une tournée de l’ONU

    RDC: la lutte contre Ebola au cœur d’une tournée de l’ONU

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  • Route du Rhum: Spirit of Saint-Malo, le bateau connecté de Sébastien Desquesses

    Par

    Dominique Desaunay

    Publié le 06-11-2018

    Modifié le 06-11-2018 à 13:26

    C’est une première dans l’histoire de la Route du rhum : grâce à un dispositif inédit et un site web dédié, les amateurs de cette course mythique ainsi que le grand public vont pouvoir suivre en direct 24h/24 le skipper Sébastien Desquesses sur Spirit of Saint-Malo. Imaginée par l’entreprise Orange et deux étudiants de l’Ecole supérieure d’ingénieurs de Rennes, cette innovation met une technologie de pointe au service d’un exploit sportif.

    A bord de son monocoque de 13 mètres de long baptisé « Spirit of Saint Malo », Sébastien Desquesses est comme tous les autres participants de la Route du Rhum, entouré d’électronique et de capteurs. En revanche, ce breton natif de Saint-Malo a décidé de partager sur un site dédié non seulement des photos, des vidéos ou des podcasts audio, mais également  tous les relevés numériques le concernant, lui et son bateau, avec le reste du monde.
    Une aventure connectée
    Ce projet de connexion totale et permanente a été mené à bien par deux étudiants de l’Ecole Supérieure d’Ingénieurs de Rennes en partenariat avec le site Hello Future de l’entreprise Orange, explique le spécialiste des objets connectés d’Orange Lab, Jean-François Pellet. « On collecte des informations en provenance des différents capteurs qui sont présents sur le bateau, également une montre connectée que porte le skipper en permanence et toutes les informations, on les envoie au travers d’une liaison satellite. On les stocke et les affiche sur le site web d’Hello Future et sur un chatbot (chatter avec un petit robot) qui permet de discuter avec l’assistant virtuel de Sébastien Desquesses et donc obtenir des informations sur le rythme cardiaque du skipper, sur la vitesse du bateau, du vent, la pression atmosphérique. et toutes ces données sont disponibles pour le grand public. »
    Une course virtuelle pour ceux qui restent à quai
    Hormis la prouesse technique, les données recueillies vont intéresser les nombreux amateurs de régates virtuelles en ligne, tous comme les 300 000 participants de la transat qui surfent déjà en direction de la Guadeloupe depuis l’écran de leur ordinateur en se connectant sur le site du jeu en ligne Virtual Regatta. Ces données seront également précieuses pour la famille de Sébastien Desquesses «  Mes enfants vont pouvoir savoir si papa a bien dormi. Mon père suivra ma progression et pourra communiquer là-dessus » indiquait le skipper avant le départ.
    Vers une navigation autonome ?
    Par ailleurs, cet embryon de réseau web et maritime, après l’analyse des données de la course, pourrait permettre de développer des voiliers entièrement autonomes, capables de sillonner en toute sécurité les océans de notre planète bleue, sans aucun navigateur humain à la barre.

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  • Le prix Médicis décerné à Pierre Guyotat pour « Idiotie »

    Le prix Médicis a été attribué mardi 6 novembre à Pierre Guyotat pour Idiotie (Grasset). Il y a quarante huit ans, la non-attribution de ce prix au même auteur pour Eden Eden Eden (Gallimard) – interdit à l’affichage, la publicité et la vente aux mineurs par le ministère de l’intérieur, objet d’une pétition internationale – avait provoqué le départ de Claude Simon du jury. Etaient également en lice cette année : Arcadie, d’Emmanuelle Bayamack-Tam (P.O.L), Tous les hommes désirent naturellement savoir, de Nina Bouraoui (JC Lattès), Ça raconte Sarah, de Pauline Delabroy-Allard (Minuit), Frère d’âme, de David Diop (Seuil), Par les écrans du monde, de Fanny Taillandier (Seuil), et L’Eau qui passe, de Franck Maubert (Gallimard). Lire aussi :   Pierre Guyotat, univers en expansion Immense écrivain Avant le Médicis, Pierre Guyotat avait été récompensé, la veille, par un prix Femina spécial pour l’ensemble de son œuvre ; le 9 novembre, il doit recevoir le prix de la langue française. C’est un immense écrivain qui se retrouve ainsi célébré, à l’occasion de la parution d’Idiotie, l’un des textes les plus accessibles de l’auteur révélé par Tombeau pour cinq cent mille soldats (Gallimard, 1967) né en 1940. Il construit depuis les années 1960 une œuvre qui réinvente la syntaxe, mais se plie, depuis une dizaine d’années, à une langue plus usuelle dans sa branche autobiographique, à laquelle appartient Idiotie. Ce livre revient sur l’avant Tombeau pour cinq cent mille soldats, extraordinaire livre de l’horreur et de la violence, inspiré à l’auteur par son expérience de la guerre d’Algérie. Evoquant l’entrée dans l’âge adulte de Guyotat, entre 1958 et 1962, Idiotie se déroule essentiellement en Algérie, guerre pour laquelle le père de l’écrivain lui avait obtenu un sursis, mais à laquelle le jeune homme avait décidé de participer en soldat. Nous sommes à l’époque où il commence à se faire publier (Sur un cheval, Seuil, 1961), et ses écrits lui valent de longues séances d’interrogation, ainsi que le cachot, au secret, pendant trois mois, pour « atteinte au moral de l’armée ». Idiotie est un texte essentiel pour comprendre le parcours personnel et littéraire de Guyotat, son rapport au colonialisme, à la pornographie, à l’abjection. « Politique jusque dans l’intime, Idiotie donne vie et voix à un corps ayant vécu l’humiliation par le verbe », écrivait Claro, le feuilletoniste du « Monde des livres », lors de sa parution. Lire le « feuilleton » de Claro sur Idiotie Lire aussi :   La vie saccadée des mots de Pierre Guyotat Médicis étranger et Médicis essai Annoncé en même temps que le prix Médicis, le Médicis étranger récompense Le Mars Club, de Rachel Kushner, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Sylvie Schneitter (Stock), tandis que le Médicis essai revient au livre Les Frères Lehman, de Stefano Massini (Globe), traduit de l’italien par Nathalie Bauer. Cette fresque revient en près de 850 pages et 30 000 vers sur l’histoire de la banque Lehman Brothers, depuis l’arrivée à New York, en 1844, du premier des trois fondateurs de la banque, jusqu’à l’effondrement de celle-ci, le 15 septembre 2008.
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  • Faux médicaments au Bénin: un député condamné à cinq ans de prison

    Faux médicaments au Bénin: un député condamné à cinq ans de prison

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  • Martine Franck inaugure la nouvelle Fondation Henri Cartier-Bresson à Paris

    « Une photographie n’est pas nécessairement un mensonge, confiait Martine Franck, mais ce n’est pas la vérité non plus. […] Il faut être prêt à saluer l’inattendu ». Pour l’inauguration de son nouvel espace dans le Marais, qui a ouvert ses portes au public le 6 novembre, la Fondation Henri Cartier-Bresson (HCB) – qui se trouvait à Montparnasse depuis 2003 – a souhaité rendre hommage à Martine Franck (1938-2012), photographe libre et engagée, en lui consacrant une exposition d’envergure jusqu’au 10 février 2019. Agnès Sire, cofondatrice et directrice artistique de la Fondation, également commissaire de l’exposition, commente une sélection de photographies.
    Coproduite avec le Musée de l’Elysée de Lausanne où elle sera exposée au printemps 2019, cette rétrospective sera ensuite présentée au FOMU d’Anvers, en Belgique.
    Lire la critique de l’exposition (en édition abonnés) : Martine Franck, portrait d’une photographe empathique
    Lire aussi le récit (en édition abonnés) : De nouveaux quartiers pour Cartier-Bresson
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  • Les Spice Girls se reforment, le temps d’une tournée

    Les Spice Girls, groupe britannique féminin phare des années 1990, ont annoncé lundi 5 novembre se reformer à l’occasion d’une tournée de six dates en juin 2019 au Royaume-Uni. Le quintette sera néanmoins incomplet : Victoria Beckham, qui avait participé à l’aventure initiale, ne fait pas partie du projet. Après s’être fait connaître au sein du groupe, elle est devenue une styliste respectée dans le paysage de la mode. « Il n’y a que nous quatre qui avons confirmé, mais, vous savez, Vic pourrait nous rejoindre en cours de route », a affirmé Melanie Brown sur la chaîne ITV. Connue sous le pseudonyme de « Mel B », Melanie Brown sera, elle, aux côtés de Melanie Chisholm (« Mel C »), Emma Bunton et Geri Halliwell pour le premier concert de la tournée, le 1er juin 2019 à l’Etihad Stadium de Manchester (centre de l’Angleterre). Le groupe se produira ensuite à Coventry le 3, à Sunderland le 6, à Edimbourg le 8, à Bristol le 10 et enfin au stade Wembley de Londres le 15 juin. Les billets seront mis en vente le 10 novembre à 11 h 30, heure de Paris. Girl Power « Ramener sur le devant de la scène notre message d’amitié et d’amour et le “girl power” semble plus pertinent que jamais », ont-elles déclaré par voie de communiqué. Victoria Beckham a adressé un message d’encouragement à ses anciennes partenaires, reconnaissant qu’appartenir aux Spice Girls avait été « une partie très importante de [sa] vie ». « Je souhaite aux filles beaucoup d’amour et de plaisir pour cette tournée de retour », a-t-elle déclaré. Le groupe de pop avait été créé par casting en 1994, et avait connu un succès international dès son premier single Wannabe. Les Spice Girls s’étaient séparées en 2000 après l’enregistrement de leur troisième album, Forever, avant de se réunir à nouveau le temps d’une tournée mondiale en 2007-2008, puis lors de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques d’été de Londres, en 2012, ainsi qu’à l’occasion du lancement de la comédie musicale Viva Forever !. Lire aussi :   20 ans après, « Wannabe » des Spice Girls en version soap opera Réécoutez « Wannabe », leur premier single :
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  • Midterms 2018 : les Américains aux urnes pour un scrutin à l’issue incertaine

    Les Américains sont appelés aux urnes, mardi 6 novembre, pour désigner leurs représentants au Congrès. Deux ans après la présidentielle de 2016 qui avait propulsé Donald Trump à la Maison Blanche, le scrutin va prendre des allures de référendum pour ou contre le président américain, dans un pays profondément divisé. En jeu : les 435 sièges de la Chambre des représentants, 35 au Sénat, ainsi que les postes de gouverneurs dans une trentaine d’Etats, de la Floride à l’Alaska. Les premiers bureaux de vote viennent d’ouvrir. Ils fermeront entre 18 et 21 heures (Etat de New York, Iowa, Dakota du Nord). Signe du grand intérêt suscité par ces élections : déjà plus de 36 millions de bulletins avaient été déposés le 5 novembre dans les Etats permettant le vote anticipé ou par procuration. Ce chiffre est nettement supérieur aux quelque 22 millions enregistrés avant le jour du vote lors d’un rendez-vous comparable en 2014. Midterms 2018 :   place des femmes, violence, immigration… les moments forts de la campagne Incertitude réelle L’impact de ces scrutins pourrait être monumental : en plus de cent cinquante ans, le parti du président n’a que très rarement échappé à un vote sanction, et les républicains redoutent de perdre le contrôle du Congrès. Mais l’incertitude est réelle et les enquêtes sont trop serrées dans une vingtaine de circonscriptions pour pouvoir dire avec certitude qui, des républicains ou des démocrates, sera le vainqueur. Les sondeurs, échaudés par la « surprise » Trump en 2016 se gardent bien d’être trop définitifs dans leurs analyses. Le dernier billet de Nate Silver, le patron du site FiveThirtyEight, résume bien cette extrême prudence : « Les démocrates ne sont pas certains de prendre la Chambre, mais ils sont assez clairement les favoris. » Pour reprendre le contrôle de la Chambre des représentants, les démocrates doivent gagner 23 sièges supplémentaires et la victoire est à leur portée même si une trentaine de scrutins sont très serrés, selon les sondeurs ;Les républicains devraient, en revanche, conserver le contrôle du Sénat : ils y disposent d’une courte majorité (51-49), mais la carte électorale de la Chambre haute est beaucoup plus défavorable aux démocrates car ils doivent défendre 26 sièges – et six d’entre eux sont menacés – contre seulement neuf pour les républicains. Comprendre :   Comment le « gerrymandering », ou « charcutage électoral », pèse sur l’élection américaine Les électeurs républicains mobilisés La bonne santé de l’économie américaine, qui connaît une situation de plein emploi et une croissance qui pourrait dépasser 3 % cette année, n’a pas été jugée comme un thème suffisamment fédérateur pour endiguer ce qui, un temps, a pu apparaître comme une vague bleue démocrate qui pourrait emporter la Chambre des représentants. Donald Trump a fait campagne jusqu’au bout, enchaînant les rassemblements « Make America Great Again », délivrant un message anxiogène sur l’immigration et en critiquant les élites représentées par une presse qu’il qualifie de mensongère et partisane. En outre, la confirmation à la Cour suprême du juge conservateur Brett Kavanaugh, accusé d’abus sexuels lorsqu’il était lycéen, a provoqué un réveil de l’électorat évangélique, attaché aux questions liées à la famille et à la religion. Les démocrates en manque de leadeurs Les démocrates ont fait campagne sur la défense du système de santé. Mais ils parient aussi sur le rejet de Donald Trump, qu’ils sont nombreux à qualifier ouvertement de menteur et de catalyseur des violences racistes et antisémites récentes. Faute de figure démocrate emblématique, l’ancien président Barack Obama est sorti de la réserve qu’il observait depuis son départ de la Maison Blanche et est venu faire campagne pour son parti, appelant avant tout les Américains à voter pour ce qu’il a qualifié d’élections les plus importantes de leur vie. Inquiétudes sur la manipulation du scrutin A la veille du scrutin, les agences de renseignement ont mis en garde les Américains contre les acteurs étrangers, « la Russie en particulier », qui continuent d’essayer d’influencer l’opinion publique. Et Facebook a annoncé avoir bloqué environ 30 comptes, ainsi que 85 comptes sur le réseau de partage de photos Instagram qu’il détient, qui pourraient être liés à des entités étrangères et servir à des ingérences dans les élections américaines. Notre sélection d’articles sur les midterms 2018 Retrouvez les contenus de référence du Monde sur les midterms 2018. Enjeux, majorités, scrutins… : tout savoir sur les élections de mi-mandat.Trump, Cour suprême, santé : ce qui motive les électeurs américains.La campagne des démocrates : le parti tente de mobiliser les électeurs en se concentrant sur des sujets de la vie quotidienne, comme l’assurance-santé.L’héritage Obama en question : « Personne chez les démocrates ne veut admettre qu’Obama n’a pas forcément été un bon président ».Trump électrise les électeurs républicains : Le président multiplie les déplacements pour présidentialiser les élections du 6 novembre.« Gerrymandering » : le « charcutage électoral », pèse sur l’élection américaine.Elections de mi-mandat : un nombre record de candidates.Midterms : les candidatures LGBT + en réponse aux attaques de l’administration Trump.Les nouveaux visages : Deb Haaland, Martha McSally, Amy McGrath, Beto O’Rourke, et Alexandria Ocasio-Cortez.Le vote des latinos : à Las Vegas, les syndicalistes de l’hôtellerie s’efforcent de mobiliser les Hispaniques contre la politique migratoire de Donald Trump.Noirs, Amérindiens, Latino-Américains : des citoyens privés de droit de vote aux Etats-Unis.Marijuana, droit de vote, santé, avortement : les Américains appelés aux urnes pour 155 référendums.Vidéo : qui va l’emporter aux élections américaines ?
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  • [Du côté de chez Mandela] Joburg, capitale africaine de la culture

    En accueillant un monumental musée d’art moderne en 2017, la ville du Cap a frappé fort. Taillé dans d’anciens silos au bord du Waterfront, le spectaculaire MOCAA (Museum of Contemporay Art Africa), financé par le patron de Puma, Jochen Zeist, offre enfin à l’Afrique un site de classe mondiale. Pour autant, il en faudra beaucoup plus pour détrôner Johannesburg de sa position de capitale culturelle du continent.
    C’est en effet vers la ville de l’or que lorgnent dans leur majorité les jeunes créateurs d’Afrique. La concentration des télécommunications, des médias, de la capitalisation boursière a suscité également un mélange des cultures, propice aux débats et au développement de l’art. Nolens volens, la mégapole qu’on appelle Egoli, Joburg ou Jozi est un aimant puissant.
    Déjà, le lieu attire les superlatifs. Il y a deux milliards d’années, une énorme météorite a laissé le plus grand cratère d’impact sur Terre dont le rebord jouxte Soweto. La ville tangente aussi un site hors du commun, celui de Sterkfontein où l’on a découvert 40% des fossiles hominidés de la planète. Est-il vraiment le berceau de l’humanité ? Les indices sont nombreux en ce sens, à commencer par beaucoup de nos vieux ancêtres, comme Mme Ples, Little Foot et tout récemment Karabo (austrolopithecus sediba).
    C’est dans un paysage de savane à peine arborée que la ville est née hier matin, en 1886. Johannesburg n’a pas de fleuve, mais une fabuleuse rivière souterraine, un filon d’or. La forte teneur en métaux du sous-sol explique pourquoi la ville est la plus foudroyée au monde. Ses habitants n’ont pas lésiné pour modeler le paysage. Vu de haut, on aperçoit un incroyable moutonnement d’arbres, au point que la conurbation formée avec Pretoria constitue à ce jour la plus grande forêt artificielle au monde. Par une ironie de l’histoire, on se perd en conjectures sur le Johannes qui a donné son nom au lieu.
    A l’occasion des Saisons Afrique du Sud-France (2012-2013), un excellent guide bilingue français-anglais a vu le jour*, accompagnant l’exposition My Joburg à la Maison rouge à Paris. On y apprend au passage qu’il faut broyer une tonne de roche pour trouver 4 grammes d’or, captés ensuite par une solution de cyanure… Cette terre montée à la lumière n’est pas sans charme. L’évêque Trevor Huddleston a même trouvé certains soirs de la beauté aux terrils jaunes, sans comparaison avec les crassiers d’Angleterre.
    Le livre, qui a fait appel aux écrivains Niq Mhlongo et Ivan Vladislavic, et a mobilisé toute une équipe d’amoureux d’art, brosse un tableau très attractif de la scène artistique. Johannesburg sait récupérer des friches commerciales pour en faire des centres artistiques, voire des quartiers entiers pour leur redonner vie.
    C’est précisément à Maboneng Precinct, un pâté de maisons réhabilitées, que William Kentridge a établi son atelier. L’artiste aux multiples talents fait partie des vingt artistes les plus cotés au monde. Il a commencé par des scènes de townships au fusain pour passer ensuite au dessin animé en noir et blanc, puis aux décors d’opéra, aux marionnettes (on se souvient d’Ubu et la Commission Vérité à Avignon en 1997) et aux installations vidéos (sa fanfare macabre a résonné dans la Grande Halle de La Villette en 2017). Il a une qualité supplémentaire : il est francophone grâce à des études à Paris dans sa jeunesse. Depuis son exposition au Jeu de Paume en 2010, il poursuit un dialogue sur la création artistique avec son ami Denis Hirson (Footnotes for the Panther, Jacana) sur lequel nous reviendrons.
    Le guide montre l’attraction internationale exercée par Johannesburg sur des artistes de la région. La sculpturale Billie Zangewa (et ses broderies géantes) vient du Malawi ; Kudzanaï Chiurai (et ses scènes spectaculaires du Zimbabwe) ; Dorothee Kreutzfedt (et ses personnages esquissés) de Namibie ; Serge Alain Nitegeka (et ses gigantesques chevaux de frise) du Burundi.  On trouve des artistes venus de France (Delphine de Blic), d’Allemagne et d’ailleurs.
    Johannesburg et ses transformations offrent un terrain de choix pour la photo. Ce blog a déjà mentionné Zanele Muholi, et le regretté David Goldblatt, disparu peu après. My Joburg offre la possibilité d’approcher d’autres valeurs sûres, comme Guy Tillim, Santu Mofokeng, Sam Nhlengethwa, Michael Subotzky et Jodi Bieber.
    La ville inspire aussi les naïfs qui la rêve, tel Titus Matiyane, ou ceux qui lui consacrent des affiches subversives, comme Lawrence Lemaoana ou Brett Murray.
    Je garde pour la fine bouche le travail de Mary Sibande. A l’occasion des saisons France-Afrique du Sud, elle était venue exposer au MacVal dans le Val-de-Marne. Dans une démarche visant à rendre justice à sa domestique de mère, elle présente toujours une femme africaine en posture glorieuse, habillée dans une robe somptueuse.
    My Joburg a une vertu supplémentaire, il stimule ceux qui s’intéressent à l’art africain. Ainsi, en 2017, la Fondation Louis Vuitton a exposé un bon nombre d’artistes que nous venons de mentionner.

    My Joburg, guide de la scène artistique, Maison rouge, 2013
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  • La Mauritanie exclue de l’AGOA: incompréhension face à la décision américaine

    La Mauritanie exclue de l’AGOA: incompréhension face à la décision américaine


    Par
    RFI

    Publié le 06-11-2018
    Modifié le 06-11-2018 à 11:53

    Le gouvernement mauritanien se dit surpris par la décision du président américain, annoncé ce week-end, d’exclure la Mauritanie dès le premier janvier 2019, de l’AGOA (African Growth and Opportunity Act, Loi sur le développement et les opportunités africaines), un système permettant un accès des produits africains au marché américain. Donald Trump justifie cette décision par la persistance de pratiques esclavagistes en Mauritanie. Une appréciation rejetée par Nouakchott.

    Dans un communiqué rendu public lundi soir à Nouakchott, le ministère mauritanien des Affaires étrangères rappelle que la Mauritanie a fourni particulièrement ces dernières années de grands efforts en vue d’éradiquer les séquelles de l’esclavage et a réalisé des résultats importants. Pour le gouvernement mauritanien, la décision américaine ne peut être motivée que par des informations erronées, recueillies auprès de sources partisanes et sans crédibilité.

    La Mauritanie, comme un grand nombre de pays, a connu l’esclavage, mais ce phénomène a disparu de la société mauritanienne et les séquelles qui ont subsisté sont en voie d’éradication, affirme le ministre mauritanien des Affaires étrangères. Affirmation réfutée par les organisations anti-esclavages, à l’exemple de SOS esclaves et de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), qui soutiennent que l’esclavage est une réalité en Mauritanie.

    La Mauritanie a demandé l’annulation de la sanction prise par le chef de l’exécutif américain, Donald Trump. Une demande transmise à l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique à Nouakchott à la faveur d’une rencontre au ministère des Affaires étrangères ce lundi matin, rencontre au cours de laquelle le chef de la diplomatie mauritanienne a fait part des préoccupations de son pays.


    ■ Quel impact pour le pays ?

    L’image de la Mauritanie va être diplomatiquement abîmée, mais le pays perdra peu économiquement de cette exclusion de l’AGOA. L’absence d’une industrie manufacturière fait que la Mauritanie n’exporte vers les Etats-Unis que des hydrocarbures, des phosphates et des produits de la pêche, pour un volume insignifiant, qui n’est pas communiqué. Mais selon les statistiques officielles, la Mauritanie a exporté l’année dernière outre-Atlantique pour 1,5 million de dollars, contre 91 millions de dollars de marchandises importées des Etats-Unis.

    Son retrait de l’AGOA n’a donc qu’une portée symbolique. Washington se sert de cet accord commercial comme d’un moyen de pression : le pays exclu devant ainsi payer entre 32% et 36% de droits de douane pour ses exportations, pour des marchandises auparavant non taxées à l’entrée du territoire américain.

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  • Forum de Dakar: comment relancer le développement malgré l’insécurité?

    Forum de Dakar: comment relancer le développement malgré l’insécurité?


    Par
    RFI

    Publié le 06-11-2018
    Modifié le 06-11-2018 à 11:21

    Le Forum sur la paix et la sécurité de Dakar s’est ouvert ce lundi. Un forum organisé par le Sénégal et la France qui réunit des politiques, des militaires, des acteurs du développement, des chercheurs avec la volonté de casser les barrières, de débattre librement. Le thème principal de cette 5e édition : comment relancer le développement dans les zones d’insécurité, occupées notamment par les jihadistes ? Un objectif très complexe.

    C’est une nouvelle stratégie : désormais, un cadre de l’Agence française de développement (AFD) accompagne les éléments de la force Barkhane pour tenter de relancer, le plus vite possible, des projets de développement. A la tribune du forum, la ministre française de Défense, Florence Parly a défendu cette idée : « Si cette action militaire ne trouve pas de relai dans le domaine du développement, elle ne peut être qu’une goutte d’eau versée sur le sable du désert ».

    Pour le président du Sénégal, Macky Sall, ce développement des zones sécurisées ne sera possible que si les institutions étatiques sont fortes : « Tout ce qui fragilise l’Etat et ses institutions accroît les risques de rupture de la paix et met en péril la justice et les droits humains fondamentaux ».

    Directrice du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en Afrique, Patricia Danzi, a pris l’exemple du nord du Burkina où les attaques jihadistes se multiplient pour rappeler justement que cette zone est en train de se vider : « Pas seulement les organisations humanitaires, mais aussi les professeurs, le personnel médical, les services vont s’écrouler très rapidement. Puis on va aussi avoir des populations qui seront déplacées ».

    Les organisations humanitaires ont longtemps été réticentes à collaborer avec les forces armées et elles n’ont, pour le moment, pas répondu à l’appel lancé par les Etats, notamment français.

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