Author: Don Kayembe

  • L’Angola remporte la Coupe du monde de football pour amputés

    L’Angola remporte la Coupe du monde de football pour amputés

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    L’Angola a remporté la Coupe du monde de football pour amputés 2018 au Mexique, en battant la Turquie 5-4 aux tirs au but lors de la finale de dimanche.

    Le match s’est terminé 0:0 après le temps réglementaire, et les deux formations n’ont pas pu se départager en prolongation.

    La séance de tirs au but décisive s’est révélée tout aussi tendue, les deux équipes ayant marqué dès leurs quatre premières pénalités.

    A 4:4, Jésus, le gardien angolais, a réalisé un arrêt décisif face à la Turquie.

    L’équipe africaine, qui a terminé deuxième de la dernière Coupe du Monde, a scellé sa victoire grâce à un penalty victorieux de Henio Guilerme.

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  • « Football Leaks » : Monaco aurait cherché à contourner les règles du fair-play financier

    Les dernières révélations du consortium European Investigative Collaborations (ECI) sur les « Football Leaks » montrent que la tentation de contourner la règle du fair-play financier, qui interdit théoriquement à un club de football engagé dans une compétition européenne de dépenser plus qu’il ne dispose de recettes, est à l’évidence très grande. Après le PSG, accusé d’avoir surévalué certains contrats de sponsoring, c’est l’AS Monaco qui est accusée d’avoir cherché, en juin 2014, à gonfler ses recettes à l’aide d’un « montage offshore », via des sociétés écrans, à Hongkong et aux îles Vierges. Selon le site Mediapart (qui fait partie de l’ECI), Monaco, qui s’était qualifié à l’issue de la saison 2013-2014 pour la Ligue des champions et avait besoin de nouvelles ressources, avait conclu un partenariat avec une agence de marketing, AIM Digital Imaging, « société offshore immatriculée à Hongkong ». Celle-ci était chargée de garantir « 140 millions d’euros de revenus pendant dix ans », si le club n’arrivait pas à dégager de telles ressources. Selon les « Football Leaks », en octobre 2014, ce contrat « atypique » aurait été complété par « un accord d’investissement avec City Concept Ventures, une société écran immatriculée aux îles Vierges britanniques », censée de son côté « investir 140 millions d’euros par an dans AIM Digital Imaging ». Mediapart affirme que City Concept Ventures serait un « faux nez » du propriétaire de Monaco, le milliardaire russe Dmitri Rybolovlev, et lui permettrait d’injecter directement de l’argent dans son propre club, en contournant les règles du fair-play financier. Lire aussi :   Football Leaks : les contrats surévalués du PSG version qatarie Dîner et accord à l’amiable Si Monaco reconnaît avoir passé un contrat avec AIM, le club assure que l’agence « devait, en fait, trouver trente millions de ressources complémentaires ». La direction du club explique également que ce contrat « s’est avéré, malgré tout, trop ambitieux et irréalisable » et « n’a jamais été exécuté et (…) n’est jamais entré dans les comptes du club ». « Il n’a donc à aucun moment pu servir à être utilisé dans le cadre du fair-play financier », ajoute l’ASM, qui dément « fermement avoir contourné le fair-play financier ». Selon les documents réunis par le consortium ECI, Monaco n’aurait, finalement, pas pu utiliser son « montage offshore » en raison d’une brouille entre Dmitri Rybolovlev et le patron d’AIM. Mais, auparavant, cela avait toutefois conduit le club à mener « une intense campagne de lobbying » auprès d’Andrea Traverso, le responsable du fair-play financier au sein de l’UEFA, notamment lors d’un « dîner au restaurant étoilé de Joël Robuchon à l’hôtel Métropole » de Monte-Carlo. Cela n’a pas empêché la chambre d’instruction de l’UEFA d’ouvrir une enquête sur les déficits du club, pour condamner Monaco en mai 2015 à trois millions d’euros d’amende ferme, assortie d’une limitation de recrutement pendant un an. Selon le consortium de journaux européens, la chambre d’instruction aurait toutefois « choisi de fermer les yeux » sur le contrat litigieux avec AIM avec « cet accord amiable particulièrement clément ». Mediapart cite un courriel adressé par Andrea Traverso à un conseiller des dirigeants monégasques : « C’est un accord très favorable comparé à ceux conclus avec d’autres clubs. Très loin de celui du PSG l’an dernier », précise le responsable du fair-play financier. Lire aussi :   « Football Leaks » : la faiblesse de l’UEFA face aux grands clubs européens
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  • Philatélie : s’initier à l’œuvre de Sophie Calle pour 1,90 euro

    La Poste a mis en vente générale le lundi 22 octobre, un timbre à 1,90 euro qui reproduit une œuvre de Sophie Calle, créée à l’origine pour le pavillon français de la Biennale de Venise en 2007. Un projet intitulé « Prenez soin de vous », qu’elle décrit dans un texte reproduit sur le « Document officiel » de la « Collection historique du timbre-poste français », commercialisé par La Poste. A la galerie Perrotin Une façon de s’initier – à moindre coût – au travail de cette plasticienne de renommée internationale et d’inciter à rendre visite à la Galerie Perrotin, à Paris, qui accueille deux « performances » de l’artiste jusqu’au 22 décembre : « Parce que » et « Souris Calle ». « J’ai reçu un mail de rupture. Je n’ai pas su répondre. C’était comme s’il ne m’était pas destiné. Il se terminait par les mots : Prenez soin de vous. J’ai pris cette recommandation au pied de la lettre. J’ai demandé à 107 femmes choisies pour leur métier, leur talent, d’interpréter la lettre sous un angle professionnel. L’analyser, la commenter, la jouer, la danser, la chanter, la disséquer. L’épuiser ? Comprendre pour moi. Parler à ma place. Une façon de prendre le temps de rompre. A mon rythme. Prendre soin de moi ». Pour accompagner leurs interprétations, Sophie Calle a photographié ces femmes alors qu’elles découvrent le texte annonçant la rupture… Et cela donne aujourd’hui une originale et magnifique vignette postale, « La Correctrice ». « Ce n’est pas un portrait de femme que je voulais proposer mais le portrait d’une lettre. J’ai donc choisi une femme cachée », parmi les 107 femmes – « 107 images potentielles » – réalisées pour la Biennale de Venise en 2007. Qu’elle a toutes mises au format du timbre, explique-t-elle. En procédant ensuite par élimination, en fonction de la lisibilité de l’image réduite au format du timbre. Une ambiguïté avec la chasse « J’avais une autre idée, sur l’attente, raconte Sophie Calle. Il s’agissait de deux chaises vides face à face, dans un grand pré, qui symbolisaient l’attente, le dialogue, la communication. Mais c’était peut-être plus difficile à percevoir ». Avec une légende qu’elle propose – « A l’espère » –, un mot qui renvoie aux chasseurs à l’affût, qui attendent le gibier… « Comme on peut attendre une lettre ». Mais il y avait une ambiguïté avec la chasse, « qui ne me gênait pas », mais qui rebutait La Poste. La mise en page du timbre a été conçue avec l’aide de son éditeur, avec lequel elle réalisait un livre. Avec la marge de manœuvre restreinte qu’un timbre peut laisser. « Je voulais que le portrait soit visible, qu’il ne soit pas perdu. » « J’ai pris le sujet au pied de la lettre, littéralement », conclut-elle. Le timbre, dont la valeur de 1,90 euro correspond au tarif de la lettre prioritaire de 21 à 100 grammes, au format horizontal 52 x 40,85 mm, mis en page par les Editions Xavier Barral, imprimé en héliogravure en feuilles de trente unités, a été tiré à 500 010 exemplaires (soit 16 667 feuilles). Un tarif idéal pour l’envoi des vœux en fin d’année, non sans une certaine ironie, « Prenez soin de vous » renvoyant à une rupture. Sophie Calle était présente, le vendredi 19 octobre, lors de la vente anticipée en avant-première de son timbre, au Carré d’encre, à Paris, pour une exceptionnelle séance de dédicaces. La Poste et l’art contemporain Ainsi, La Poste qui montre son attachement pour l’art contemporain, fait très fort, après avoir sollicité en février Annette Messager pour un timbre nommé « Désir »… Lire aussi :   Des timbres d’artistes à petits prix « J’ai vécu avec un collectionneur de très nombreuses années puisque c’était mon père », Bob Calle, qui « collectionnait l’art contemporain, le pop art », rappelle Sophie Calle… Ce qui lui permet d’expliquer que les collectionneurs d’art lui sont familiers. Mais, le timbre lui est en revanche « un domaine tout à fait inconnu ». « C’est un public tout à fait nouveau pour moi » – et une plasticienne que les philatélistes vont découvrir sans nul doute de leur côté ! –, dit l’artiste en parlant des philatélistes – « Vous êtes les premiers que je vois dans ma vie, d’aussi près ! » -, en ajoutant qu’elle ne connaît que très peu de collectionneurs de son œuvre : « C’est pour cela qu’on a des galeries » ! Elle-même est une « collectionneuse effrénée, de plein de choses », avoue-t-elle. Elle a une « énorme collection d’animaux naturalisés » qui lui ont permis, il y a un an, d’exposer au Musée de la chasse et de la nature à Paris. Autre collection, des miniatures d’œuvres d’art, constituée à partir d’échanges avec des artistes, par manque de place pour conserver les originaux. Elle a enfin une grande collection de bijoux de deuil, « avec beaucoup d’objets en cheveu »… Des collections « qui ne sont pas obsessionnelles », tient-elle à préciser. On veut bien l’admettre… Lire aussi :   Sophie Calle : requiem collectif pour un matou
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  • Les Africains au sommet de Riyad, colloque à l’Assemblée française sur la diaspora africaine…

    Les Africains au sommet de Riyad, colloque à l’Assemblée française sur la diaspora africaine…

    Les chefs d’État africains présents au “Davos du désert”, les intervenants sélectionnés pour un colloque à l’Assemblée nationale française sur l’apport de la diaspora franco-africaine… Chaque semaine, Jeune Afrique vous invite dans les coulisses de la diplomatie continentale.

    • Afrique : qui était à Riyad ?

    Amr Nabil/AP/SIPA

    À la suite du scandale suscité par l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, de nombreux chefs d’entreprise et dirigeants étrangers ont annulé leur participation au Future Investment Initiative (23-25 octobre), que le publicitaire français Richard Attias organisait à Riyad pour le compte du prince héritier Mohamed Ben Salman.


    >>> À LIRE – Boycott du « Davos du désert » : simple effet d’annonce ou réelle menace ?


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  • Le Prix Femina décerné à un survivant, Philippe Lançon, pour «Le Lambeau»

    Les femmes du prix Femina ont ouvert ce lundi 5 novembre le bal des plus prestigieux prix littéraires en France. Le jury a couronné « Le Lambeau », un roman écrit par le journaliste et écrivain Philippe Lançon après avoir survécu au massacre de la rédaction de Charlie Hebdo en janvier 2015.Comment arriver à garder une distance à la fois juste et supportable quand il s’agit de raconter une réalité insupportable vécue soi-même ? « Certains prénoms ont été changés, le moins possible » écrit Philippe Lançon en guise d’avant-propos avant d’ouvrir le chapitre le plus douloureux de sa vie et aussi l’un des plus douloureux de son pays, la France.
    Le matin du 7 janvier 2015, deux islamistes lourdement armés débarquent aux locaux du journal satirique Charlie Hebdo pour tuer en quelques minutes douze personnes. Gravement blessé – une balle lui a arraché le bas du visage – Philippe Lançon sera l’un des survivants de ce bain de sang. Dans le livre, il raconte son calvaire, mais surtout la genèse de sa reconstruction et de sa métamorphose physique, mentale et spirituelle par la littérature, rythmée par les dix-sept interventions chirurgicales pendant les neuf mois passés à l’hôpital. Le récit de plus de 500 pages s’arrête le 13 novembre 2015, lorsque d’autres islamistes commettent à leur tour des attaques à Paris, dont l’attentat du Bataclan.
    « Rien de ce qui est, n’est »
    Avec son style simple, sensible et percutant, Philippe Lançon arrive à nous entraîner dans son entre-deux entre la vie et la mort. La veille de l’attentat, il était au théâtre, avec une amie : « Nous allions voir aux Quartiers d’Ivry, en banlieue parisienne, La Nuit des rois, une pièce de Shakespeare que je ne connaissais pas ou dont je ne me souvenais pas… », écrit-il dans les premières pages. Se souvenir, oublier, ne pas se souvenir ce qu’on a fait ou vécu sera le fil rouge du roman. « Pendant la représentation, j’ai sorti mon carnet. Le dernier mot que j’ai noté ce soir-là, dans le noir et de travers, est de Shakespeare : Rien de ce qui est, n’est. »
    Depuis, son existence lui fait penser que « tout est un songe et un passage, une illusion peut-être, comme dans La Nuit des rois ». Aujourd’hui, couronné du prix Femina et toujours en lice pour le prix Renaudot, Le Lambeau, ce morceau de chair arraché, lui donne peut-être un argument de plus pour rester en vie avec les vivants.
    ►«Le Lambeau»: le retour à la vie d’un rescapé de «Charlie Hebdo»

    Chronologie et chiffres clés

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  • Le compositeur Eric Daubresse est mort

    Le compositeur Eric Daubresse est mort lundi 29 octobre, à l’hôpital Necker, à Paris – où il était en traitement pour un cancer – quelques jours avant son 64e anniversaire. Féru d’informatique musicale, cet homme d’un naturel doux et disponible a trouvé sa voie comme assistant musical, une forme d’auxiliaire de composition, qu’il aborda en pionnier à l’Institut de recherche et de coordination acoustique/musique (Ircam), au début des années 1990. Eric Daubresse est né le 2 novembre 1954 à Arras (Pas-de-Calais), où il entreprend des études musicales, poursuivies au conservatoire de Lille. Doté d’une formation scientifique, il s’intéresse très tôt à l’électroacoustique et fréquente le centre culturel Noroit, à Arras, où il suit notamment des stages organisés par le Groupe de recherches musicales (GRM). Il rencontre à cette occasion Guy Reibel dont il intègre la classe d’électroacoustique au conservatoire de Paris en parallèle, dans le même établissement, à des études de composition avec Ivo Malec. En 1985, à sa sortie du conservatoire de Paris, il participe à la création du studio Prémis, conçu pour l’ensemble 2e2m et enseigne l’électroacoustique au conservatoire de Champigny-sur-Marne. Alain Huteau, percussionniste de 2e2m, s’associe alors à Eric Daubresse pour former le duo Spirale, à l’origine de nombreuses partitions pour percussion et électronique. Le vaste champ de la « musique mixte » (qui résulte de la confrontation des sources instrumentales et électroniques) est également exploré par Eric Daubresse au sein de l’ensemble Itinéraire. Trait d’union entre recherche et création En 1990, il fait son entrée à l’Ircam, le temple de l’informatique musicale fondé par Pierre Boulez (1925-2016). Marc Battier, alors responsable du département « Création », l’engage pour une opération ponctuelle qui débouche, deux ans plus tard, sur un poste d’assistant musical de production. A l’Ircam, il s’agit d’une première. Aucun représentant…
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  • Plusieurs dizaines d’écoliers enlevés dans le nord-ouest anglophone du Cameroun

    Cameroun Séparatisme Otage Afrique Plusieurs dizaines d’écoliers enlevés dans le nord-ouest anglophone du Cameroun Tweeter print © Reinnier Kaze, AFP | Bamenda, capitale anglophone du nord-ouest du Cameroun, le 16 juin 2017. Vidéo par Marcel AMOKO Texte par FRANCE 24 Suivre france24_fr sur twitter Dernière modification : 05/11/2018 Environ 80 personnes, dont une majorité d’écoliers, ont été enlevés, lundi à Bamenda, dans le nord-ouest anglophone du Cameroun où évoluent des mouvements séparatistes. Environ 80 personnes, en majorité des écoliers, ont été enlevés lundi 5 novembre dans la matinée à Bamenda dans le nord-ouest du Cameroun, a appris Reuters de sources proches de l’armée et du gouvernement camerounais.L’origine de cet enlèvement, survenu dans la région anglophone du pays, où des séparatistes sont en lutte pour obtenir l’avènement d’un Etat séparé, l’”Ambazonie”, est toujours inconnue. “Au total, 81 personnes ont été kidnappées, dont le principal de la Presbyterian Secondary School de Bamenda . Elles ont été emmenées dans la brousse”, a dit une source militaire à Reuters.Les séparatistes anglophones ont imposé des couvre-feux et fermé des écoles dans le cadre de leurs actions contre le gouvernement camerounais. Le mouvement a gagné en ampleur l’an dernier après la répression exercée par le pouvoir contre des manifestations pacifiques. Nombre de personnes ont fui Bamenda et d’autres zones pour trouver refuge dans la partie francophone du pays.”Hold-up électoral”C’est le premier rapt de cette ampleur après l’élection présidentielle d’octobre 2018 qu’a remporté Paul Biya, 85 ans, dont 35 ans au pouvoir.En raison des violences et des exactions des mouvements séparatistes, le taux de participation était resté très faible dans les régions anglophones (Sud-Ouest et Nord-Ouest). Ces nouveaux enlèvements plongent encore plus le Cameroun et son régime gérontocratique dans une grave crise politique.Avec AFP et Reuters Première publication : 05/11/2018 Tweeter print
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  • Football : Xherdan Shaqiri n’ira pas à Belgrade, pour raison politique

    Football : Xherdan Shaqiri n’ira pas à Belgrade, pour raison politique

    Le milieu offensif suisse d’origine kosovare Xherdan Shaqiri ne fera pas le déplacement avec Liverpool à Belgrade pour affronter l’Étoile rouge mardi 6 novembre en Ligue des champions, pour des raisons politiques, a annoncé son entraîneur lundi. « Nous tenons à être respectueux et à éviter toute distraction qui pourrait détourner l’attention d’un match important pour le football et uniquement pour le football. Pour cette raison, “Shaq” n’est pas retenu. Il l’accepte et le comprend », a expliqué Jürgen Klopp, sur le site du club. Lire aussi :   Coupe du monde 2018 : en Suisse, des racines et des aigles « Nous n’avons pas de message politique, absolument pas » « Nous avons entendu et lu les spéculations sur l’accueil que “Shaq” pourrait recevoir. Et, bien que nous n’ayons aucune idée de ce qui se passerait, nous voulons y aller et nous concentrer uniquement sur le football et ne pas avoir à penser à autre chose. (…) Nous sommes le Liverpool FC, un grand club, nous n’avons pas d’autre message que ça. Nous n’avons pas de message politique, absolument pas », a ajouté le technicien allemand. Shaqiri avait été titulaire lors de la victoire 4-0 du match aller à Anfield, le 24 octobre. Pendant la Coupe du monde cet été, le milieu international suisse et son coéquipier Granit Xhaka, lui d’origine kosovare albanaise, avaient créé la polémique. Contre la Serbie (2-1), les deux joueurs avaient mimé des deux mains l’aigle du drapeau albanais, un geste considéré en Serbie comme un symbole de défiance, et que la presse locale avait qualifié de « provocation honteuse ». Les termes « Grande Albanie » font référence à une doctrine nationaliste visant à regrouper au sein d’un même pays tous les Albanais des Balkans. Le joueur de Liverpool n’a jamais manqué une occasion de rappeler son attachement au Kosovo, qu’il a fui avec ses parents pour la Suisse, à peine âgé d’un an, et dont il est devenu l’ambassadeur d’honneur en 2014. En 2014, lors d’un match entre la Serbie et l’Albanie, à Belgrade, le survol d’un drone traînant un drapeau griffé de l’aigle avait provoqué l’envahissement de la pelouse et des échanges de coups entre supporteurs et joueurs. La partie avait dû être interrompue avant la pause. Lire aussi :   Serbie-Suisse : la guerre de l’ex-Yougoslavie s’invite à la Coupe du monde
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  • Le prix Femina pour Philippe Lançon et son livre « Le Lambeau »

    Le prix Femina a été attribué au livre Le Lambeau de Philippe Lançon (Gallimard), lundi 5 novembre. A partir du moment où les jurées avaient placé cet ouvrage, sans aucun doute le texte le plus remarqué et célébré de l’année, dans leur dernière sélection, et sachant que le calendrier fait cette année du Femina le premier des grands prix littéraires attribués (deux jours avant le Renaudot, qui le comptait aussi parmi ses finalistes), il semblait peu probable que Le Lambeau ne soit pas le lauréat. C’est un grand texte qui se voit ainsi couronné. Un livre magistral, revenu d’entre les morts. Publié au printemps, un peu plus de trois ans après l’attentat de Charlie Hebdo, où Philippe Lançon a été défiguré, la mâchoire emportée par une balle, Le Lambeau raconte comment ­ « celui qui n’était pas tout à fait mort » doit cohabiter avec « celui qui allait devoir survivre ». Lire aussi :   Après « Charlie », le journal du deuil Un brûlant journal de deuil Tentant de maintenir un lien avec le monde des vivants, décrivant cette béance, tout en racontant son parcours médical vers la reconstruction, Lançon hisse chaque évocation intime au niveau d’une méditation universelle sur notre temps, nos aveuglements : sa plume nous en met plein la gueule ; son visage défait exhibe tout ce que nous ne voulons pas regarder en face ; sa lucidité est une fidélité à l’enfant qu’il fut ; ses souvenirs d’enfance ressemblent déjà à nos souvenirs de guerre. C’est ce brûlant journal de deuil que les jurées du Femina ont récompensé. Les autres romans en lice pour le Femina étaient Arcadie, d’Emmanuelle Bayamack-Tam (P.O.L), Trois enfants du tumulte, d’Yves Bichet (Mercure de France), Frère d’âme, de David Diop (Seuil), François, portrait d’un absent, de Michaël Ferrier (Gallimard), Idiotie, de Pierre Guyotat (Grasset) et Roissy, de Tiffany Tavernier (Sabine Wespieser). Pierre Guyotat a reçu un prix Femina spécial pour l’ensemble de son œuvre. Le Femina étranger a été attribué à La Neuvième Heure, d’Alice Mc Dermott (Quai Voltaire), traduit par Cécile Arnaud, et le Femina essai à Gaspard de la nuit, d’Elisabeth de Fontenay (Stock). Lire aussi :   Philippe Lançon, miraculé de « Charlie Hebdo », raconte ce qu’il a vécu depuis l’attentat
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  • Aux Puces de Saint-Ouen, colère contre la vente aux enchères en ligne de certains objets

    Au marché Paul-Bert – Serpette, la plus grande concentration d’antiquaires des puces de Saint-Ouen, une partie des 350 marchands est vent debout contre le propriétaire des lieux, Jean-Cyrille Boutmy. Motif de leur courroux, le partenariat noué « sans concertation » avec la maison de ventes Millon pour vendre aux enchères en ligne des objets confiés par certains exposants du marché. Ces derniers présenteront du 9 au 11 novembre les œuvres sur leur stand, avant de les disperser, le 12 novembre à 18 heures, par le biais du site pbs-auction.com. Les marchands qui se prêtent au jeu ne payent pas de frais vendeur. Les acheteurs devront en revanche débourser des frais de 16,5 % hors taxes. « Sur l’ensemble du marché, il y a 150 000 objets. L’idée est de vendre en ligne une petite centaine de lots. C’est de l’événementiel pour faire venir les gens », confie Jean-Cyrille Boutmy, qui souhaite tester l’opération sur quatre mois avec un programme de quatre à huit ventes. « Paul-Bert – Serpette n’a pas à devenir une succursale de Millon, rétorque le marchand Cyril Grizot, dans un courriel adressé à ses confrères. Ils veulent nous faire croire que cela va dynamiser nos ventes et nous donner plus d’importance sur la scène internationale, mais, en réalité, cela va dynamiter notre activité et nous prendre encore plus de parts de marché. » Lire aussi :   Les puces de Saint-Ouen se mettent au e-commerce L’opération « marque la fin de l’hypocrisie » Vendre aux enchères, n’est-ce d’ailleurs pas un aveu de faiblesse pour un marchand ? « C’est plutôt une opportunité », estime l’antiquaire Myriam Lallemand, qui a décidé de mettre en vente huit objets estimés entre 300 et 2 000 euros. Pour Alexandre Millon, l’opération « marque la fin de l’hypocrisie ». Et d’ajouter : « Les ventes de spécialités aux enchères sont montées à 20 % voire 50 % avec une marchandise provenant de professionnels. » Les opposants ne l’entendent pas de cette oreille. « Si nous passions notre temps à vendre aux enchères, pourquoi continuons-nous à payer des loyers de plus en plus exorbitants [entre 500 et 2 000 euros par mois] pour tenir des stands trois jours par semaine ? », lance une antiquaire qui souhaite rester anonyme. Les réfractaires redoutent enfin un détournement de leurs fichiers acheteurs. « Les clients qui vont acheter par l’intermédiaire de PBS Auction sont surtout nos clients, martèle Cyril Grizot. S’ils sont dans nos allées, c’est qu’ils ne sont pas dans les salles des ventes ou derrière un ordinateur. » Cette polémique traduit un malaise plus profond. Malgré leur indéniable attraction touristique, les puces ne font plus rêver comme avant. « Nous sommes dans un marché de moins en moins dynamique, indique le marchand Frédéric Cordin, spécialiste des armes anciennes, qui a décidé de participer à l’opération. On vivait beaucoup le vendredi et le lundi. Aujourd’hui, il n’y a plus personne ces jours-là, hormis des marchands. Les promenades aux puces se raréfient. » Les réfractaires redoutent précisément que les ventes aux enchères accélèrent ce mouvement et que les puces, vidées de leur substance, deviennent la proie des promoteurs. « Saint-Ouen va accueillir le village des Jeux olympiques en 2024, un nouvel hôpital en 2025. La ville attire beaucoup de monde, c’est facile d’accès. Combien d’appartements peut-on construire sur un terrain comme Paul-Bert – Serpette ? », s’inquiète un antiquaire. « Théorie du complot, réplique Jean-Cyrille Boutmy, qui a acheté Paul-Bert – Serpette pour environ 30 millions d’euros en 2014. Les puces sont classées pour leur ambiance. Il serait compliqué, voire impossible, de les raser, et ce n’est pas mon envie. » Précedent 1/12 Suivant Allée 1, au marché Paul Bert, à ciel ouvert. Giovanni Del Brenna/Luz pour “Le Monde” › Accéder au portfolio
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