Author: Don Kayembe

  • Les fans se moquent de la statue de Mohamed Salah

    Les fans se moquent de la statue de Mohamed Salah

    Copyright de l’image Getty Images

    Une sculpture de Mohamed Salah, star du football égyptien et de Liverpool, dévoilée dans son pays natal a suscité une vague de moquerie sur les médias sociaux.

    L’œuvre d’art a été exposée dimanche au Forum mondial de la jeunesse (FJM) qui se tient à Charm el-Cheikh.

    L’attaquant, les bras écartés, est représenté célébrant un but.

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    Pour certains internautes, le buste ressemble plus au chanteur Leo Sayer ou Marv le cambrioleur du film Home Alone.

    La sculpture de Salah s’ajoute à une longue liste d’autres sculptures dans le monde du football qui ont fait pouffer de rire et laissé les fans plutôt dubitatif sur la ressemblance avec le joueur.

    Les fans ont fait des comparaisons avec un buste de Cristiano Ronaldo dont on s’est largement moqué après sa présentation à l’aéroport de Madère l’année dernière.

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    La sculpteurMai Abdel Allah a déclaré aux médias égyptiens qu’elle avait réalisé la statue parce que Salah est un symbole d’excellence pour la jeunesse égyptienne.

    Des milliers de personnes, dont le président égyptien Abdul Fattah al-Sisi, ont assisté au Forum de la jeunesse, où la statue de Salah a été dévoilée.

    L’événement, qui en est à sa deuxième édition, a été créé par des jeunes égyptiens pour promouvoir la paix et la prospérité.

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  • RD Congo: le TP Mazembe bat Vita Club en Championnat

    Publié le 05-11-2018

    Modifié le 05-11-2018 à 12:42

    Le Tout Puissant Mazembe a battu 3-2 l’AS Vita Club à l’issue du choc du championnat de RD Congo (Linafoot), ce 4 novembre 2018 à Lubumbashi. Le but décisif a été inscrit par l’attaquant Trésor Mputu. C’est la huitième victoire en autant de matches de Linafoot pour les « Corbeaux ». Les « Dauphins noirs », eux, préparent la finale de Coupe de la Confédération 2018 face au Raja Casablanca, dont le match aller aura lieu le 25 novembre et le match retour le 2 décembre à Kinshasa.

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  • « Filmer le chaos » : les tranchées, personnages de films

    Télévisions & Radio Le documentaire de Marius Doïcov explore intelligemment un siècle de cinéma sur la Grande Guerre. Par Antoine Flandrin Publié hier à 12h30, mis à jour hier à 12h30 Lecture 3 min. Le cinéaste Bertrand Tavernier dans le documentaire de Marius Doïcov, « Filmer le chaos ». EMPREINTE DIGITALE Canal+ Cinéma, lundi 5 novembre à 23 heures, documentaire Au cours des trente dernières années, de nombreux cinéastes français, britanniques et américains se sont emparés de la guerre de 14-18. Steven Spielberg, pour n’en citer qu’un, signait avec Cheval de guerre, en 2011, l’un des films de guerre les plus spectaculaires et les plus émouvants de la dernière décennie. Qu’est-ce qui pousse à faire un film sur la Grande Guerre ? Comment a-t-on filmé les tranchées et les assauts depuis un siècle ? Comment incarne-t-on un guerrier ? Voici quelques-unes des questions que Marius Doïcov a posées à des cinéastes, des producteurs, des scénaristes, des acteurs, des écrivains et des historiens. Saluons l’audace de sa démarche : pour parler de cette guerre à l’occasion du centenaire, les réalisateurs ont moins proposé des films réflexifs que des documentaires à base d’images d’archives, privilégiant une mise en forme classique. Ce qui fait surtout la force de ce documentaire, c’est la qualité des interventions Saluons ensuite le montage intelligent et subtil : les souvenirs que Marc Dugain rapporte de son grand-père, gueule cassée qui ne put plus jamais embrasser sa grand-mère, sont illustrés, non par des extraits de La Chambre des officiers (2001), film adapté de son roman (JC Lattès, 1998), mais par des passages d’un autre film, Au ­revoir là-haut (2017), autre adaptation d’un roman, portant lui aussi sur un mutilé de guerre. Ce qui fait surtout la force de ce documentaire, c’est la qualité des interventions. Celles d’un Bertrand Tavernier, qui, pour « reconstituer le chaos complet » des scènes de bataille de Capitaine Conan (1996), n’a pas adopté le point de vue des généraux, mais celui « des fantassins qui dégustent ». Celles d’un Jean-Pierre Jeunet, qui, pour filmer de haut les assauts des poilus dans Un long dimanche de fiançailles (2004), a dû mettre au point une « organisation quasi militaire ». Ou encore celles d’un Tony Bill, réalisateur de Flyboys (2006), décrivant les reconstitutions de scènes de batailles aériennes. « Ivresse guerrière » Les acteurs ne sont pas en reste. Philippe Torreton parle de « l’ivresse guerrière » qui est en nous, montrant sa parfaite compréhension du personnage qu’il a incarné dans Capitaine Conan. Acteur et auteur d’Au revoir là-haut, Albert Dupontel avoue le « plaisir ludique, un peu pervers, de jouer à la mort ». Iris Bry explique, pour sa part, comment les costumes qu’elle a portés dans Les Gardiennes (2017) l’ont aidée à entrer dans la peau des femmes qui, à l’arrière, s’occupaient des champs. Les éclairages historiques d’Annette Becker sont précieux. Analysant le rôle de la tranchée qui fit, dès les années 1920, l’objet de différents usages idéologiques – les films patriotiques en firent le lieu de l’héroïsme des combattants, tandis que les pacifistes s’en servirent pour dénoncer les conditions dans lesquelles ils étaient morts –, elle explique comment les cinéastes, après la seconde guerre mondiale, ont cherché à traversla première guerre mondiale à parler de leur temps : dans Les Sentiers de la gloire (1957), Kubrick dénonçait la guerre du Vietnam. Joyeux Noël (2005), de Christian Caron, reflétait le besoin d’une mémoire transnationale de la guerre. Insistant sur le rôle de transmission de l’histoire que peut avoir le cinéma, le film se veut un encouragement aux futures générations de cinéastes à se saisir de ce réservoir inépuisable d’idées qu’est la première guerre mondiale. Filmer le chaos, de Marius Doïcov (France, 2018, 55 min). www.mycanal.fr
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  • « Victor Hugo, ennemi d’Etat » : de l’homme du monde au champion du peuple

    « Victor Hugo, ennemi d’Etat » : de l’homme du monde au champion du peuple

    France 2, lundi 5 novembre à 21 h 10, téléfilm

    Février 1848, la République renaît dans la faillite de la monarchie de Juillet, renversée par la rue. Décembre 1851, elle est mise à mort par le coup d’Etat orchestré par Louis Napoléon Bonaparte, soucieux de confisquer le pouvoir qu’une élection démocratique ne lui accordait que pour quatre ans. Comment en vient-on en aussi peu de temps à basculer du statut d’écrivain unanimement salué, pair de France et soutien du parti de l’ordre, à celui d’« ennemi d’Etat » dont la tête est mise à prix avant que la proscription ne vous contraigne à l’exil ?

    C’est ce qu’entend faire comprendre cette évocation, précise et strictement menée par Sophie Hiet et Jean-Marc Moutout, du moment charnière où Victor Hugo abandonne les nostalgies monarchiques pour incarner une opposition frontale au régime despotique qui prépare le rétablissement de l’empire. Savamment, les auteurs tissent avec finesse les liens entre vie familiale, vie sentimentale et vie politique de Hugo. Les fils de l’écrivain, Charles et François-Victor, s’engagent eux-mêmes dans le combat républicain, sans les atermoiements du « pèrissime », tandis que leur sœur Adèle tente d’échapper au spectre de son aînée Léopoldine.

    Désordres amoureux

    Les désordres amoureux d’un homme qui aime plaire et ne sait pas choisir – en marge d’une épouse qu’il respecte mais néglige, Hugo (Yannick Choirat) se partage entre ses deux maîtresses, Juliette Drouet (Isabelle Carré), devenue depuis des lustres une confidente et une collaboratrice dans la mise au net du grand roman social qu’il projette, ces Misères qui deviendront Les Misérables, et la jeune Léonie d’Aunet (Erika Sainte) qu’il a lâchement laissé incarcérer pour adultère – n’en font pas un champion du rétablissement du divorce, s’il reste celui de l’abolition de la peine de mort.

    C’est du reste à l’Assemblée, où il défend une politique sociale qui reclasse ce conservateur modéré toujours plus à gauche, et dans les locaux de L’Evénement, le journal qu’il lance pour diffuser ses idées auprès du plus grand nombre, que s’opère la métamorphose de l’homme du monde en champion du peuple. Passé le 2 décembre 1851, ne reste que la voie de l’exil, d’où le nouvel Hugo tonne contre « Napoléon le Petit » avant de devenir une icône républicaine.

    Victor Hugo, ennemi d’Etat, de Jean-Marc Montout (Fr., 2018, épisodes 1 et 2 (sur 4), 2 × 50 min). www.francetelevisions.fr

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  • A la veille des « midterms », le bilan de Trump est marqué par une économie florissante et le court-termisme

    A la veille des « midterms », le bilan de Trump est marqué par une économie florissante et le court-termisme

    Le président américain revendique la paternité de la bonne santé de l’économie.

    Par Gilles Paris Publié aujourd’hui à 11h09, mis à jour à 11h09

    Lecture 2 min.

    Les grands panneaux installés en arrière-fond des meetings de Donald Trump ne cessent de rappeler l’un de ses arguments de campagne : « Promesses faites, promesses tenues ». C’est d’ailleurs l’un des premiers qu’avance Joseph A. Bauer, croisé le 1er novembre à Columbia (Missouri), qui travaille dans la construction et se présente comme un Américain moyen, « le type même du Joe que vous trouvez partout ». Arrivé à la Maison Blanche le 20 janvier 2017, Donald Trump a déployé un activisme lui permettant de vanter aujourd’hui des réalisations qu’il juge sans précédent dans l’histoire des Etats-Unis.

    Pendant les premiers mois de la présidence de Trump, ce comportement s’est traduit par la multiplication des décrets présidentiels reprochés auparavant par les républicains à son prédécesseur démocrate, Barack Obama. Contrairement à ce dernier, il dispose pourtant du soutien entier du Congrès.

    Le président revendique l’entière et exclusive paternité d’une situation économique florissante, pourtant déjà en bonne voie à son arrivée au pouvoir. Il considère qu’elle a été dopée par une vague de dérégulations, notamment dans le domaine de l’environnement, ainsi que par une réforme fiscale ayant massivement profité aux entreprises et aux personnes les plus aisées.

    Mesures spectaculaires de défiance

    Ce triomphalisme est assombri par deux phénomènes : l’anticipation d’un ralentissement progressif de la conjoncture, déjà traduite par le surplace de la Bourse, dont Donald Trump avait fait le baromètre de son action en 2017 ; et le creusement d’un déficit budgétaire également sans précédent en période de forte croissance, produit direct de la réforme fiscale qui a asséché une partie des recettes de l’Etat fédéral.

    Le déficit constitue l’angle mort de ce succès économique. Donald Trump a promis, pendant la campagne, de nouvelles baisses d’impôts pour la classe moyenne, prenant acte de l’impopularité persistante de sa réforme, sans pour autant reprendre à son compte le thème d’une réduction des programmes sociaux, considérée par la direction républicaine comme la seule issue possible.

    De même, il a multiplié en un peu moins de deux ans des mesures spectaculaires de défiance par rapport à un consensus international partagé par les administrations précédentes. Il a retiré, en 2017, les Etats-Unis de l’accord international pour limiter le réchauffement climatique – un thème qu’il n’aborde jamais –, sans offrir le moindre discours alternatif.

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    Il a déplacé l’ambassade américaine en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem, au prix d’une crise sans précédent avec le camp palestinien. Cette décision compromet d’ailleurs la réussite du plan de paix qu’il a annoncé depuis des mois. M. Trump a également retiré les Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien, négocié par son prédécesseur en juillet 2015, avant de s’engager dans une nouvelle confrontation avec le régime de Téhéran. Une démarche qui a isolé les Etats-Unis, soutenus uniquement par Israël et leurs alliés du Golfe.

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    Deux ombres majeures planent enfin sur ce bilan d’étape. Le président s’est révélé incapable de « supprimer et de remplacer » la protection sociale mise en place par Barack Obama, une promesse pourtant répétée depuis des années par le Parti républicain et qui a d’autant plus disparu des discours de campagne que l’Obamacare est devenu populaire. Donald Trump a été de même incapable de la moindre avancée sur son thème de prédilection, l’immigration. Le « mur » sur la frontière avec le Mexique, et que ce dernier devait financer, est resté à l’état de promesse.

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  • Un groupe japonais condamné pour l’exploitation de Coréens pendant la guerre

    Un groupe japonais condamné pour l’exploitation de Coréens pendant la guerre

    « Un défi au droit international. » C’est ainsi que le ministre japonais des affaires étrangères, Taro Kono, a qualifié, dimanche 4 novembre, la confirmation par la Cour suprême sud-coréenne de la condamnation du groupe japonais Nippon Steel & Sumitomo Metal (NSSM) à dédommager quatre travailleurs sud-coréens employés dans ses usines pendant la seconde guerre mondiale.

    Depuis l’annonce du verdict, le 30 octobre, Tokyo ne décolère pas. Le premier ministre, Shinzo Abe, a dit maintenir « toutes les options ouvertes, notamment la saisie de la Cour internationale de justice ». NSSM, peut-être sous pression gouvernementale, ne semble pas prêt à payer.

    Du point de vue nippon – accentué par le positionnement révisionniste du gouvernement –, la question de ces travailleurs a été résolue par la signature du traité de 1965, qui rétablissait les relations diplomatiques. Il incluait un volet sur les contentieux liés à la colonisation de la péninsule entre 1910 et 1945 et la coopération économique bilatérale, précisant que toutes les réclamations étaient « complètement et définitivement réglées ».

    Le Japon rappelle également – Séoul l’avait reconnu en 2005 – avoir versé 500 millions de dollars (439 millions d’euros) d’assistance. Une partie de cette somme devait servir au dédommagement des travailleurs du temps de la guerre. Elle a été affectée au développement économique.

    « Acte inhumain »

    A l’inverse, la Cour suprême sud-coréenne considère que les plaintes des travailleurs ne tombent pas sous le coup de l’accord de 1965, parce qu’ils ont été mobilisés pendant « l’occupation illégale » de la péninsule et que le recrutement par l’entreprise japonaise était un « acte inhumain » lié à l’effort de guerre. De ce fait, les plaignants ne cherchent pas à récupérer des salaires non payés, mais réclament « un dédommagement de l’entreprise japonaise, en tant que victimes de travail forcé ».

    Dans…

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  • A Dakar, Paris veut battre le rappel pour le financement du G5 Sahel

    A Dakar, Paris veut battre le rappel pour le financement du G5 Sahel

    Moins d’un quart du financement de la force conjointe est pourvu alors que la situation dans la bande saharo-sahélienne empire.

    Moins d’un quart des quelque 400 millions d’euros promis pour équiper la force conjointe du G5 Sahel (Mali, Mauritanie, Niger, Tchad et Burkina Faso) ont effectivement été déboursés, a regretté dimanche soir 4 octobre la ministre française des armées Florence Parly, qui compte rappeler les pays donateurs à leurs engagements lors du Forum sur la paix et la sécurité en Afrique, qui s’ouvre ce lundi à Dakar.

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    « La force conjointe du G5 Sahel ne doit pas être un supplétif de l’opération Barkhane »

    Pour lutter contre les groupes djihadistes qui se jouent des frontières dans la bande saharo-sahélienne, ce groupe de cinq pays a réactivé en 2017 son projet de force conjointe, initialement lancée en 2015 avec l’appui de la France. Mais les 414 millions d’euros promis lors d’une conférence internationale en février afin d’équiper cette force de près de 5 000 hommes qui manque cruellement de moyens arrivent au compte-gouttes.

    Quelque 500 participants

    Les engagements « pour l’instant, se matérialisent très lentement », à hauteur de seulement « 10 à 25 % des fonds », a déploré Florence Parly devant la presse, dans l’avion qui la menait vers la capitale sénégalaise.

    L’Arabie saoudite, l’un des plus gros contributeurs avec 100 millions d’euros promis, n’a notamment toujours pas livré les équipements prévus. « L’enjeu » du Forum de Dakar, « c’est d’abord de maintenir la priorité sur les opérations de la force conjointe du G5 Sahel » qui « n’est pas équipée comme elle doit l’être », a insisté la ministre française.

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    Au Sahel, bilan contrasté pour l’opération française « Barkhane »

    La cinquième édition de ce forum international, lancé après le sommet Afrique-France de 2013, accueillera pendant deux jours quelque 500 participants – responsables politiques, chercheurs, représentants d’institutions internationales ou d’organisations non gouvernementales. Il doit s’ouvrir ce lundi matin par le président sénégalais Macky Sall et le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, y est attendu mardi.

    Opérations conjointes

    Florence Parly a parallèlement appelé les pays du G5 Sahel à reprendre leurs opérations conjointes, suspendues depuis juillet en raison de la saison des pluies. « La saison des pluies est en train de se terminer, donc il est important de relancer ces opérations. Certaines sont déjà planifiées », a déclaré la ministre française.

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    Le Burkina Faso, nouveau maillon faible dans la lutte antidjihadiste

    La force conjointe du G5 Sahel a mené six opérations depuis la fin 2017, qui n’ont pas donné lieu à des affrontements avec les groupes djihadistes. Interrogée sur la détérioration de la situation sécuritaire au Burkina Faso, frappé ces derniers mois par de multiples attaques, Florence Parly a reconnu qu’elle suscitait « beaucoup d’inquiétude ». « On prend très au sérieux cette situation », qui a conduit les autorités burkinabées à solliciter à deux reprises en octobre l’intervention de la force française « Barkhane » déployée au Sahel, a rappelé la ministre. La France et le Burkina « travaillent en ce moment à formaliser un cadre » de collaboration entre les deux pays, a-t-elle ajouté.

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  • Madagascar: des électeurs méfiants à l’égard des trois principaux candidats

    Des affiches électorales placardées sur un arrêt de bus à Antananarivo, le 2 novembre 2018. © MARCO LONGARI / AFP

    Par
    RFI

    Publié le 05-11-2018
    Modifié le 05-11-2018 à 10:56

    Ce lundi 5 novembre est le dernier jour de campagne avant l’élection présidentielle de mercredi. Plusieurs candidats ont tenu leur dernier meeting ce week-end. Notamment les trois poids lourds de la politique malgache, les ex-présidents Marc Ravalomanana, Andry Rajoelina et Hery Rajaonarimampianina. Mais s’ils dominent la campagne, les médias, les affichages dans la rue, ils ne convainquent pas tout le monde pour autant.

    Devant le meeting politique d’un des trois principaux candidats, des taxis attendent. Parmi eux, Har, 35 ans, est au volant d’une 4L – qui a plus de 30 ans et est rouillée de toute part. Il travaille quasiment tous les jours, pour gagner environ huit euros par jour. C’est bien plus que la majorité des gens, admet-il, mais son niveau de vie n’a cessé de baisser.
    Il est catégorique : il ne votera pas pour l’un de ces trois candidats. « Ils ont tous les trois dirigé le pays et ils ont échoué. Voilà pourquoi je ne les aime pas. Madagascar a besoin de quelqu’un de nouveau, d’un nouveau visage. Depuis que le trois se sont succédé, ma vie est devenue de plus en plus dure. »
    Un peu plus loin Garijo, comptable et tout aussi méfiant. Ces trois, dit-il, n’ont rien fait pour le pays, et ne pensent qu’à eux. « Ces trois candidats ne me sont plus guère favorables pour notre pays, parce qu’ils étaient déjà là et notre pays est toujours comme ça… Nous sommes toujours pauvres. Mieux vaut ne pas élire les trois. Mieux vaut un autre candidat. Si c’est un de ces trois candidats qui est élu, il y aura du grabuge. »
    Du grabuge, ajoute-t-il, car si l’un d’eux est élu, « les deux autres ne l’accepteront pas et le pays sera à nouveau en crise ». Un sentiment partagé par de nombreux Malgaches.
    ► Présidentielle à Madagascar : sept ex-présidents et Premiers ministres candidats

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  • « Midterms » : le bilan de Trump à l’épreuve des urnes

    « Midterms » : le bilan de Trump à l’épreuve des urnes

    Donald Trump a raison de dire que son nom, sans y apparaître en toutes lettres, figure sur les bulletins de vote des élections de mi-mandat du 6 novembre, qui doivent renouveler 35 sièges de sénateurs et la totalité de ceux de la Chambre des représentants. Cette échéance s’est en effet transformée, de par sa propre volonté, encore plus que par le passé, en un référendum sur un bilan flatteur pour ce qui est de l’économie et sur un style non conventionnel qui lui vaut au contraire des accusations récurrentes de « diviseur en chef ». Lors de la présidentielle de 2016, il avait pu bénéficier de deux atouts : la nouveauté et la répulsion inspirée par son adversaire démocrate, Hillary Clinton.

    Les passions politiques qu’il a alimentées depuis son arrivée à la Maison Blanche ont au moins une vertu. Tout indique que la participation à ces élections sera l’une des plus élevées de ces dernières années. Cette hausse tient autant à la discipline traditionnelle des électeurs républicains qu’à une forte mobilisation démocrate.

    Une mobilisation illustrée tout au long de l’année par un nombre élevé de candidats et notamment de candidates, y compris dans des circonscriptions républicaines jugées imprenables ; par des versements record de dons individuels ; et enfin par des intentions de vote restées pendant toute la campagne nettement supérieures à celles exprimées au profit des républicains.

    Le précédent de 2016

    Cet écart au niveau national n’est cependant pas la garantie d’une « vague bleue » démocrate, espérée avant l’été. Dans beaucoup de circonscriptions, qui décideront de la majorité à la Chambre des représentants, la lutte apparaît serrée, tout comme dans la poignée d’Etats qui sont le théâtre d’élections sénatoriales particulièrement disputées.

    Le précédent de la présidentielle de 2016 invite également à la prudence. Le résultat final avait bien été conforme aux intentions de vote mesurées par les principaux instituts de…

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  • Le prince Charles en tournée en Afrique pour préparer l’ère post-Brexit

    Le prince Charles en tournée en Afrique pour préparer l’ère post-Brexit

    La visite du fils de la reine Elizabeth II en Gambie, au Ghana et au Nigeria vise à préserver les liens du Royaume-Uni avec ces pays membres du Commonwealth.

    Prendre le thé avec le roi du peuple ghanéen des Asante, c’est aussi du travail pour le prince de Galles, en tournée en Afrique de l’Ouest dans un contexte de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE). Londres cherche un accord avec Bruxelles avant le 29 mars 2019 et la maison de Windsor doit participer à la préparation de l’ère post-Brexit.

    Héritier d’un trône occupé par sa mère, la reine Elizabeth II, depuis presque aussi longtemps qu’il est en vie, le prince Charles, qui aura 70 ans ce mois-ci, n’a officiellement aucune prérogative politique ni diplomatique. Mais sa tournée africaine et les déplacements des autres membres de la famille royale sont surveillés de près au moment où le royaume est en plein Brexit.

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    Les ambitions retrouvées du Royaume-Uni en Afrique

    Charles et son épouse, Camilla, ont entamé mercredi 31 octobre leur tournée en Gambie, au Ghana et au Nigeria, alors que leur fils cadet, Harry, et sa nouvelle épouse, Meghan, reviennent tout juste d’Australie, de Nouvelle-Zélande, des îles Fidji et de Tonga. Peu de temps après le référendum sur le maintien dans l’UE en 2016, le fils aîné, William, avait quant à lui effectué une tournée au Canada, dans un effort apparent de ne pas couper le Royaume-Uni de la scène internationale.

    « Diplomatie douce »

    Les pays choisis ne le sont pas au hasard et reflètent étroitement l’agenda politique et économique de Londres, selon les observateurs. « Le lieu est choisi sur la demande du Foreign Office », a expliqué à l’AFP Penny Junor, auteur de nombreuses biographies du prince. Tous les mouvements de la famille royale sont soigneusement chorégraphiés, que ce soit chez eux ou à l’étranger. Les photos doivent refléter le prestige et le faste, mais toujours avec dignité et modestie.

    Le prince Charles, qui est le plus haut représentant de sa mère, âgée de 92 ans, a des obligations diplomatiques vis-à-vis des présidents des trois pays ouest-africains où il se rend. Il y aura des cérémonies en amont des célébrations du 11-Novembre, en hommage aux soldats des anciennes colonies de la Couronne tués au cours des deux guerres mondiales. Le Ghana a également organisé un « Durbar », journée traditionnelle spectaculaire, à Kumasi, la deuxième ville du pays, pour célébrer les liens culturels au sein du Commonwealth, que Charles dirigera un jour.

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    Qu’est-ce que le Commonwealth ?

    Mais la politique n’est jamais très loin et il est difficile de ne pas faire le rapprochement avec le Brexit et l’agenda international britannique en ces temps agités. Le roi ghanéen l’a lui-même remarqué, reconnaissant que « pour que notre histoire commune ait du sens et renforcer les liens qui nous unissent, nous devons avoir le courage de développer mutuellement nos économies, particulièrement dans le contexte du Brexit ».

    Pour Elizabeth Donnelly, du think tank Chatham House, la tournée actuelle de Charles est « la continuité de la diplomatie douce » déjà amorcée par la visite de la première ministre, Theresa May, en Afrique du Sud, au Nigeria et au Kenya il y a quelques mois. Stimuler les échanges commerciaux avec les 52 autres pays du Commonwealth est un moyen de compenser les pertes du Royaume-Uni entraînées par le départ de l’UE, son plus grand partenaire commercial.

    Croissance rapide

    La Gambie, le Ghana et le Nigeria sont membres du Commonwealth, tout comme les pays visités par le prince Harry ou lors du voyage de William au Canada. Le Commonwealth est un marché très important, avec 2,4 milliards d’habitants répartis sur les cinq continents. Dix-neuf de ces pays se trouvent en Afrique, où la première ministre souhaite que le Royaume-Uni soit le plus grand investisseur étranger du G7 d’ici à 2022.

    Au Ghana, Londres a investi 2 milliards de livres (environ 2,3 milliards d’euros) au cours des vingt dernières années. Au Nigeria aussi, pays le plus peuplé d’Afrique avec 180 millions d’habitants et qui compte une diaspora importante au Royaume-Uni, Londres souhaite accroître les échanges commerciaux et soutenir la création d’emplois.

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    En visite en Afrique, Angela Merkel veut « combattre l’émigration illégale »

    Isaac Arthur, analyste économique basé à Accra, estime que cela correspond également à la politique du président ghanéen, Nana Akufo-Addo, qui veut dynamiser « le commerce et non l’aide ». « Les relations du Royaume-Uni avec le Ghana ont été cantonnées à l’aide au développement pendant de nombreuses années, souligne M. Arthur. Mais cette fois, les deux pays veulent renforcer leurs relations bilatérales, en particulier en ce qui concerne le commerce. ».

    « Je pense que cela va dans la bonne direction », commente l’analyste, notamment dans un contexte de croissance rapide – le Ghana devrait connaître une croissance supérieure à 8 %. Le petit pays d’Afrique de l’Ouest attire d’ailleurs les convoitises : la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, Emmanuel Macron, se sont tous deux rendus à Accra cette année. Mais dans un pays où les traditions sont encore fortes, boire le thé chez le roi des Asante « peut faire la différence », souligne Elizabeth Donnelly.

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