Author: Don Kayembe

  • Le Prix Femina décerné à un survivant, Philippe Lançon, pour «Le Lambeau»

    Les femmes du prix Femina ont ouvert ce lundi 5 novembre le bal des plus prestigieux prix littéraires en France. Le jury a couronné « Le Lambeau », un roman écrit par le journaliste et écrivain Philippe Lançon après avoir survécu au massacre de la rédaction de Charlie Hebdo en janvier 2015.Comment arriver à garder une distance à la fois juste et supportable quand il s’agit de raconter une réalité insupportable vécue soi-même ? « Certains prénoms ont été changés, le moins possible » écrit Philippe Lançon en guise d’avant-propos avant d’ouvrir le chapitre le plus douloureux de sa vie et aussi l’un des plus douloureux de son pays, la France.
    Le matin du 7 janvier 2015, deux islamistes lourdement armés débarquent aux locaux du journal satirique Charlie Hebdo pour tuer en quelques minutes douze personnes. Gravement blessé – une balle lui a arraché le bas du visage – Philippe Lançon sera l’un des survivants de ce bain de sang. Dans le livre, il raconte son calvaire, mais surtout la genèse de sa reconstruction et de sa métamorphose physique, mentale et spirituelle par la littérature, rythmée par les dix-sept interventions chirurgicales pendant les neuf mois passés à l’hôpital. Le récit de plus de 500 pages s’arrête le 13 novembre 2015, lorsque d’autres islamistes commettent à leur tour des attaques à Paris, dont l’attentat du Bataclan.
    « Rien de ce qui est, n’est »
    Avec son style simple, sensible et percutant, Philippe Lançon arrive à nous entraîner dans son entre-deux entre la vie et la mort. La veille de l’attentat, il était au théâtre, avec une amie : « Nous allions voir aux Quartiers d’Ivry, en banlieue parisienne, La Nuit des rois, une pièce de Shakespeare que je ne connaissais pas ou dont je ne me souvenais pas… », écrit-il dans les premières pages. Se souvenir, oublier, ne pas se souvenir ce qu’on a fait ou vécu sera le fil rouge du roman. « Pendant la représentation, j’ai sorti mon carnet. Le dernier mot que j’ai noté ce soir-là, dans le noir et de travers, est de Shakespeare : Rien de ce qui est, n’est. »
    Depuis, son existence lui fait penser que « tout est un songe et un passage, une illusion peut-être, comme dans La Nuit des rois ». Aujourd’hui, couronné du prix Femina et toujours en lice pour le prix Renaudot, Le Lambeau, ce morceau de chair arraché, lui donne peut-être un argument de plus pour rester en vie avec les vivants.
    ►«Le Lambeau»: le retour à la vie d’un rescapé de «Charlie Hebdo»

    Chronologie et chiffres clés

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  • Le compositeur Eric Daubresse est mort

    Le compositeur Eric Daubresse est mort lundi 29 octobre, à l’hôpital Necker, à Paris – où il était en traitement pour un cancer – quelques jours avant son 64e anniversaire. Féru d’informatique musicale, cet homme d’un naturel doux et disponible a trouvé sa voie comme assistant musical, une forme d’auxiliaire de composition, qu’il aborda en pionnier à l’Institut de recherche et de coordination acoustique/musique (Ircam), au début des années 1990. Eric Daubresse est né le 2 novembre 1954 à Arras (Pas-de-Calais), où il entreprend des études musicales, poursuivies au conservatoire de Lille. Doté d’une formation scientifique, il s’intéresse très tôt à l’électroacoustique et fréquente le centre culturel Noroit, à Arras, où il suit notamment des stages organisés par le Groupe de recherches musicales (GRM). Il rencontre à cette occasion Guy Reibel dont il intègre la classe d’électroacoustique au conservatoire de Paris en parallèle, dans le même établissement, à des études de composition avec Ivo Malec. En 1985, à sa sortie du conservatoire de Paris, il participe à la création du studio Prémis, conçu pour l’ensemble 2e2m et enseigne l’électroacoustique au conservatoire de Champigny-sur-Marne. Alain Huteau, percussionniste de 2e2m, s’associe alors à Eric Daubresse pour former le duo Spirale, à l’origine de nombreuses partitions pour percussion et électronique. Le vaste champ de la « musique mixte » (qui résulte de la confrontation des sources instrumentales et électroniques) est également exploré par Eric Daubresse au sein de l’ensemble Itinéraire. Trait d’union entre recherche et création En 1990, il fait son entrée à l’Ircam, le temple de l’informatique musicale fondé par Pierre Boulez (1925-2016). Marc Battier, alors responsable du département « Création », l’engage pour une opération ponctuelle qui débouche, deux ans plus tard, sur un poste d’assistant musical de production. A l’Ircam, il s’agit d’une première. Aucun représentant…
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  • Plusieurs dizaines d’écoliers enlevés dans le nord-ouest anglophone du Cameroun

    Cameroun Séparatisme Otage Afrique Plusieurs dizaines d’écoliers enlevés dans le nord-ouest anglophone du Cameroun Tweeter print © Reinnier Kaze, AFP | Bamenda, capitale anglophone du nord-ouest du Cameroun, le 16 juin 2017. Vidéo par Marcel AMOKO Texte par FRANCE 24 Suivre france24_fr sur twitter Dernière modification : 05/11/2018 Environ 80 personnes, dont une majorité d’écoliers, ont été enlevés, lundi à Bamenda, dans le nord-ouest anglophone du Cameroun où évoluent des mouvements séparatistes. Environ 80 personnes, en majorité des écoliers, ont été enlevés lundi 5 novembre dans la matinée à Bamenda dans le nord-ouest du Cameroun, a appris Reuters de sources proches de l’armée et du gouvernement camerounais.L’origine de cet enlèvement, survenu dans la région anglophone du pays, où des séparatistes sont en lutte pour obtenir l’avènement d’un Etat séparé, l’”Ambazonie”, est toujours inconnue. “Au total, 81 personnes ont été kidnappées, dont le principal de la Presbyterian Secondary School de Bamenda . Elles ont été emmenées dans la brousse”, a dit une source militaire à Reuters.Les séparatistes anglophones ont imposé des couvre-feux et fermé des écoles dans le cadre de leurs actions contre le gouvernement camerounais. Le mouvement a gagné en ampleur l’an dernier après la répression exercée par le pouvoir contre des manifestations pacifiques. Nombre de personnes ont fui Bamenda et d’autres zones pour trouver refuge dans la partie francophone du pays.”Hold-up électoral”C’est le premier rapt de cette ampleur après l’élection présidentielle d’octobre 2018 qu’a remporté Paul Biya, 85 ans, dont 35 ans au pouvoir.En raison des violences et des exactions des mouvements séparatistes, le taux de participation était resté très faible dans les régions anglophones (Sud-Ouest et Nord-Ouest). Ces nouveaux enlèvements plongent encore plus le Cameroun et son régime gérontocratique dans une grave crise politique.Avec AFP et Reuters Première publication : 05/11/2018 Tweeter print
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  • Football : Xherdan Shaqiri n’ira pas à Belgrade, pour raison politique

    Football : Xherdan Shaqiri n’ira pas à Belgrade, pour raison politique

    Le milieu offensif suisse d’origine kosovare Xherdan Shaqiri ne fera pas le déplacement avec Liverpool à Belgrade pour affronter l’Étoile rouge mardi 6 novembre en Ligue des champions, pour des raisons politiques, a annoncé son entraîneur lundi. « Nous tenons à être respectueux et à éviter toute distraction qui pourrait détourner l’attention d’un match important pour le football et uniquement pour le football. Pour cette raison, “Shaq” n’est pas retenu. Il l’accepte et le comprend », a expliqué Jürgen Klopp, sur le site du club. Lire aussi :   Coupe du monde 2018 : en Suisse, des racines et des aigles « Nous n’avons pas de message politique, absolument pas » « Nous avons entendu et lu les spéculations sur l’accueil que “Shaq” pourrait recevoir. Et, bien que nous n’ayons aucune idée de ce qui se passerait, nous voulons y aller et nous concentrer uniquement sur le football et ne pas avoir à penser à autre chose. (…) Nous sommes le Liverpool FC, un grand club, nous n’avons pas d’autre message que ça. Nous n’avons pas de message politique, absolument pas », a ajouté le technicien allemand. Shaqiri avait été titulaire lors de la victoire 4-0 du match aller à Anfield, le 24 octobre. Pendant la Coupe du monde cet été, le milieu international suisse et son coéquipier Granit Xhaka, lui d’origine kosovare albanaise, avaient créé la polémique. Contre la Serbie (2-1), les deux joueurs avaient mimé des deux mains l’aigle du drapeau albanais, un geste considéré en Serbie comme un symbole de défiance, et que la presse locale avait qualifié de « provocation honteuse ». Les termes « Grande Albanie » font référence à une doctrine nationaliste visant à regrouper au sein d’un même pays tous les Albanais des Balkans. Le joueur de Liverpool n’a jamais manqué une occasion de rappeler son attachement au Kosovo, qu’il a fui avec ses parents pour la Suisse, à peine âgé d’un an, et dont il est devenu l’ambassadeur d’honneur en 2014. En 2014, lors d’un match entre la Serbie et l’Albanie, à Belgrade, le survol d’un drone traînant un drapeau griffé de l’aigle avait provoqué l’envahissement de la pelouse et des échanges de coups entre supporteurs et joueurs. La partie avait dû être interrompue avant la pause. Lire aussi :   Serbie-Suisse : la guerre de l’ex-Yougoslavie s’invite à la Coupe du monde
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  • Le prix Femina pour Philippe Lançon et son livre « Le Lambeau »

    Le prix Femina a été attribué au livre Le Lambeau de Philippe Lançon (Gallimard), lundi 5 novembre. A partir du moment où les jurées avaient placé cet ouvrage, sans aucun doute le texte le plus remarqué et célébré de l’année, dans leur dernière sélection, et sachant que le calendrier fait cette année du Femina le premier des grands prix littéraires attribués (deux jours avant le Renaudot, qui le comptait aussi parmi ses finalistes), il semblait peu probable que Le Lambeau ne soit pas le lauréat. C’est un grand texte qui se voit ainsi couronné. Un livre magistral, revenu d’entre les morts. Publié au printemps, un peu plus de trois ans après l’attentat de Charlie Hebdo, où Philippe Lançon a été défiguré, la mâchoire emportée par une balle, Le Lambeau raconte comment ­ « celui qui n’était pas tout à fait mort » doit cohabiter avec « celui qui allait devoir survivre ». Lire aussi :   Après « Charlie », le journal du deuil Un brûlant journal de deuil Tentant de maintenir un lien avec le monde des vivants, décrivant cette béance, tout en racontant son parcours médical vers la reconstruction, Lançon hisse chaque évocation intime au niveau d’une méditation universelle sur notre temps, nos aveuglements : sa plume nous en met plein la gueule ; son visage défait exhibe tout ce que nous ne voulons pas regarder en face ; sa lucidité est une fidélité à l’enfant qu’il fut ; ses souvenirs d’enfance ressemblent déjà à nos souvenirs de guerre. C’est ce brûlant journal de deuil que les jurées du Femina ont récompensé. Les autres romans en lice pour le Femina étaient Arcadie, d’Emmanuelle Bayamack-Tam (P.O.L), Trois enfants du tumulte, d’Yves Bichet (Mercure de France), Frère d’âme, de David Diop (Seuil), François, portrait d’un absent, de Michaël Ferrier (Gallimard), Idiotie, de Pierre Guyotat (Grasset) et Roissy, de Tiffany Tavernier (Sabine Wespieser). Pierre Guyotat a reçu un prix Femina spécial pour l’ensemble de son œuvre. Le Femina étranger a été attribué à La Neuvième Heure, d’Alice Mc Dermott (Quai Voltaire), traduit par Cécile Arnaud, et le Femina essai à Gaspard de la nuit, d’Elisabeth de Fontenay (Stock). Lire aussi :   Philippe Lançon, miraculé de « Charlie Hebdo », raconte ce qu’il a vécu depuis l’attentat
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  • Aux Puces de Saint-Ouen, colère contre la vente aux enchères en ligne de certains objets

    Au marché Paul-Bert – Serpette, la plus grande concentration d’antiquaires des puces de Saint-Ouen, une partie des 350 marchands est vent debout contre le propriétaire des lieux, Jean-Cyrille Boutmy. Motif de leur courroux, le partenariat noué « sans concertation » avec la maison de ventes Millon pour vendre aux enchères en ligne des objets confiés par certains exposants du marché. Ces derniers présenteront du 9 au 11 novembre les œuvres sur leur stand, avant de les disperser, le 12 novembre à 18 heures, par le biais du site pbs-auction.com. Les marchands qui se prêtent au jeu ne payent pas de frais vendeur. Les acheteurs devront en revanche débourser des frais de 16,5 % hors taxes. « Sur l’ensemble du marché, il y a 150 000 objets. L’idée est de vendre en ligne une petite centaine de lots. C’est de l’événementiel pour faire venir les gens », confie Jean-Cyrille Boutmy, qui souhaite tester l’opération sur quatre mois avec un programme de quatre à huit ventes. « Paul-Bert – Serpette n’a pas à devenir une succursale de Millon, rétorque le marchand Cyril Grizot, dans un courriel adressé à ses confrères. Ils veulent nous faire croire que cela va dynamiser nos ventes et nous donner plus d’importance sur la scène internationale, mais, en réalité, cela va dynamiter notre activité et nous prendre encore plus de parts de marché. » Lire aussi :   Les puces de Saint-Ouen se mettent au e-commerce L’opération « marque la fin de l’hypocrisie » Vendre aux enchères, n’est-ce d’ailleurs pas un aveu de faiblesse pour un marchand ? « C’est plutôt une opportunité », estime l’antiquaire Myriam Lallemand, qui a décidé de mettre en vente huit objets estimés entre 300 et 2 000 euros. Pour Alexandre Millon, l’opération « marque la fin de l’hypocrisie ». Et d’ajouter : « Les ventes de spécialités aux enchères sont montées à 20 % voire 50 % avec une marchandise provenant de professionnels. » Les opposants ne l’entendent pas de cette oreille. « Si nous passions notre temps à vendre aux enchères, pourquoi continuons-nous à payer des loyers de plus en plus exorbitants [entre 500 et 2 000 euros par mois] pour tenir des stands trois jours par semaine ? », lance une antiquaire qui souhaite rester anonyme. Les réfractaires redoutent enfin un détournement de leurs fichiers acheteurs. « Les clients qui vont acheter par l’intermédiaire de PBS Auction sont surtout nos clients, martèle Cyril Grizot. S’ils sont dans nos allées, c’est qu’ils ne sont pas dans les salles des ventes ou derrière un ordinateur. » Cette polémique traduit un malaise plus profond. Malgré leur indéniable attraction touristique, les puces ne font plus rêver comme avant. « Nous sommes dans un marché de moins en moins dynamique, indique le marchand Frédéric Cordin, spécialiste des armes anciennes, qui a décidé de participer à l’opération. On vivait beaucoup le vendredi et le lundi. Aujourd’hui, il n’y a plus personne ces jours-là, hormis des marchands. Les promenades aux puces se raréfient. » Les réfractaires redoutent précisément que les ventes aux enchères accélèrent ce mouvement et que les puces, vidées de leur substance, deviennent la proie des promoteurs. « Saint-Ouen va accueillir le village des Jeux olympiques en 2024, un nouvel hôpital en 2025. La ville attire beaucoup de monde, c’est facile d’accès. Combien d’appartements peut-on construire sur un terrain comme Paul-Bert – Serpette ? », s’inquiète un antiquaire. « Théorie du complot, réplique Jean-Cyrille Boutmy, qui a acheté Paul-Bert – Serpette pour environ 30 millions d’euros en 2014. Les puces sont classées pour leur ambiance. Il serait compliqué, voire impossible, de les raser, et ce n’est pas mon envie. » Précedent 1/12 Suivant Allée 1, au marché Paul Bert, à ciel ouvert. Giovanni Del Brenna/Luz pour “Le Monde” › Accéder au portfolio
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  • Les fans se moquent de la statue de Mohamed Salah

    Les fans se moquent de la statue de Mohamed Salah

    Copyright de l’image Getty Images

    Une sculpture de Mohamed Salah, star du football égyptien et de Liverpool, dévoilée dans son pays natal a suscité une vague de moquerie sur les médias sociaux.

    L’œuvre d’art a été exposée dimanche au Forum mondial de la jeunesse (FJM) qui se tient à Charm el-Cheikh.

    L’attaquant, les bras écartés, est représenté célébrant un but.

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    Pour certains internautes, le buste ressemble plus au chanteur Leo Sayer ou Marv le cambrioleur du film Home Alone.

    La sculpture de Salah s’ajoute à une longue liste d’autres sculptures dans le monde du football qui ont fait pouffer de rire et laissé les fans plutôt dubitatif sur la ressemblance avec le joueur.

    Les fans ont fait des comparaisons avec un buste de Cristiano Ronaldo dont on s’est largement moqué après sa présentation à l’aéroport de Madère l’année dernière.

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    La sculpteurMai Abdel Allah a déclaré aux médias égyptiens qu’elle avait réalisé la statue parce que Salah est un symbole d’excellence pour la jeunesse égyptienne.

    Des milliers de personnes, dont le président égyptien Abdul Fattah al-Sisi, ont assisté au Forum de la jeunesse, où la statue de Salah a été dévoilée.

    L’événement, qui en est à sa deuxième édition, a été créé par des jeunes égyptiens pour promouvoir la paix et la prospérité.

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  • RD Congo: le TP Mazembe bat Vita Club en Championnat

    Publié le 05-11-2018

    Modifié le 05-11-2018 à 12:42

    Le Tout Puissant Mazembe a battu 3-2 l’AS Vita Club à l’issue du choc du championnat de RD Congo (Linafoot), ce 4 novembre 2018 à Lubumbashi. Le but décisif a été inscrit par l’attaquant Trésor Mputu. C’est la huitième victoire en autant de matches de Linafoot pour les « Corbeaux ». Les « Dauphins noirs », eux, préparent la finale de Coupe de la Confédération 2018 face au Raja Casablanca, dont le match aller aura lieu le 25 novembre et le match retour le 2 décembre à Kinshasa.

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  • « Filmer le chaos » : les tranchées, personnages de films

    Télévisions & Radio Le documentaire de Marius Doïcov explore intelligemment un siècle de cinéma sur la Grande Guerre. Par Antoine Flandrin Publié hier à 12h30, mis à jour hier à 12h30 Lecture 3 min. Le cinéaste Bertrand Tavernier dans le documentaire de Marius Doïcov, « Filmer le chaos ». EMPREINTE DIGITALE Canal+ Cinéma, lundi 5 novembre à 23 heures, documentaire Au cours des trente dernières années, de nombreux cinéastes français, britanniques et américains se sont emparés de la guerre de 14-18. Steven Spielberg, pour n’en citer qu’un, signait avec Cheval de guerre, en 2011, l’un des films de guerre les plus spectaculaires et les plus émouvants de la dernière décennie. Qu’est-ce qui pousse à faire un film sur la Grande Guerre ? Comment a-t-on filmé les tranchées et les assauts depuis un siècle ? Comment incarne-t-on un guerrier ? Voici quelques-unes des questions que Marius Doïcov a posées à des cinéastes, des producteurs, des scénaristes, des acteurs, des écrivains et des historiens. Saluons l’audace de sa démarche : pour parler de cette guerre à l’occasion du centenaire, les réalisateurs ont moins proposé des films réflexifs que des documentaires à base d’images d’archives, privilégiant une mise en forme classique. Ce qui fait surtout la force de ce documentaire, c’est la qualité des interventions Saluons ensuite le montage intelligent et subtil : les souvenirs que Marc Dugain rapporte de son grand-père, gueule cassée qui ne put plus jamais embrasser sa grand-mère, sont illustrés, non par des extraits de La Chambre des officiers (2001), film adapté de son roman (JC Lattès, 1998), mais par des passages d’un autre film, Au ­revoir là-haut (2017), autre adaptation d’un roman, portant lui aussi sur un mutilé de guerre. Ce qui fait surtout la force de ce documentaire, c’est la qualité des interventions. Celles d’un Bertrand Tavernier, qui, pour « reconstituer le chaos complet » des scènes de bataille de Capitaine Conan (1996), n’a pas adopté le point de vue des généraux, mais celui « des fantassins qui dégustent ». Celles d’un Jean-Pierre Jeunet, qui, pour filmer de haut les assauts des poilus dans Un long dimanche de fiançailles (2004), a dû mettre au point une « organisation quasi militaire ». Ou encore celles d’un Tony Bill, réalisateur de Flyboys (2006), décrivant les reconstitutions de scènes de batailles aériennes. « Ivresse guerrière » Les acteurs ne sont pas en reste. Philippe Torreton parle de « l’ivresse guerrière » qui est en nous, montrant sa parfaite compréhension du personnage qu’il a incarné dans Capitaine Conan. Acteur et auteur d’Au revoir là-haut, Albert Dupontel avoue le « plaisir ludique, un peu pervers, de jouer à la mort ». Iris Bry explique, pour sa part, comment les costumes qu’elle a portés dans Les Gardiennes (2017) l’ont aidée à entrer dans la peau des femmes qui, à l’arrière, s’occupaient des champs. Les éclairages historiques d’Annette Becker sont précieux. Analysant le rôle de la tranchée qui fit, dès les années 1920, l’objet de différents usages idéologiques – les films patriotiques en firent le lieu de l’héroïsme des combattants, tandis que les pacifistes s’en servirent pour dénoncer les conditions dans lesquelles ils étaient morts –, elle explique comment les cinéastes, après la seconde guerre mondiale, ont cherché à traversla première guerre mondiale à parler de leur temps : dans Les Sentiers de la gloire (1957), Kubrick dénonçait la guerre du Vietnam. Joyeux Noël (2005), de Christian Caron, reflétait le besoin d’une mémoire transnationale de la guerre. Insistant sur le rôle de transmission de l’histoire que peut avoir le cinéma, le film se veut un encouragement aux futures générations de cinéastes à se saisir de ce réservoir inépuisable d’idées qu’est la première guerre mondiale. Filmer le chaos, de Marius Doïcov (France, 2018, 55 min). www.mycanal.fr
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  • « Victor Hugo, ennemi d’Etat » : de l’homme du monde au champion du peuple

    « Victor Hugo, ennemi d’Etat » : de l’homme du monde au champion du peuple

    France 2, lundi 5 novembre à 21 h 10, téléfilm

    Février 1848, la République renaît dans la faillite de la monarchie de Juillet, renversée par la rue. Décembre 1851, elle est mise à mort par le coup d’Etat orchestré par Louis Napoléon Bonaparte, soucieux de confisquer le pouvoir qu’une élection démocratique ne lui accordait que pour quatre ans. Comment en vient-on en aussi peu de temps à basculer du statut d’écrivain unanimement salué, pair de France et soutien du parti de l’ordre, à celui d’« ennemi d’Etat » dont la tête est mise à prix avant que la proscription ne vous contraigne à l’exil ?

    C’est ce qu’entend faire comprendre cette évocation, précise et strictement menée par Sophie Hiet et Jean-Marc Moutout, du moment charnière où Victor Hugo abandonne les nostalgies monarchiques pour incarner une opposition frontale au régime despotique qui prépare le rétablissement de l’empire. Savamment, les auteurs tissent avec finesse les liens entre vie familiale, vie sentimentale et vie politique de Hugo. Les fils de l’écrivain, Charles et François-Victor, s’engagent eux-mêmes dans le combat républicain, sans les atermoiements du « pèrissime », tandis que leur sœur Adèle tente d’échapper au spectre de son aînée Léopoldine.

    Désordres amoureux

    Les désordres amoureux d’un homme qui aime plaire et ne sait pas choisir – en marge d’une épouse qu’il respecte mais néglige, Hugo (Yannick Choirat) se partage entre ses deux maîtresses, Juliette Drouet (Isabelle Carré), devenue depuis des lustres une confidente et une collaboratrice dans la mise au net du grand roman social qu’il projette, ces Misères qui deviendront Les Misérables, et la jeune Léonie d’Aunet (Erika Sainte) qu’il a lâchement laissé incarcérer pour adultère – n’en font pas un champion du rétablissement du divorce, s’il reste celui de l’abolition de la peine de mort.

    C’est du reste à l’Assemblée, où il défend une politique sociale qui reclasse ce conservateur modéré toujours plus à gauche, et dans les locaux de L’Evénement, le journal qu’il lance pour diffuser ses idées auprès du plus grand nombre, que s’opère la métamorphose de l’homme du monde en champion du peuple. Passé le 2 décembre 1851, ne reste que la voie de l’exil, d’où le nouvel Hugo tonne contre « Napoléon le Petit » avant de devenir une icône républicaine.

    Victor Hugo, ennemi d’Etat, de Jean-Marc Montout (Fr., 2018, épisodes 1 et 2 (sur 4), 2 × 50 min). www.francetelevisions.fr

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