Author: Don Kayembe

  • Exposition : Martine Franck, portrait d’une photographe empathique

    Exposition : Martine Franck, portrait d’une photographe empathique

    Pour inaugurer les nouveaux locaux de la Fondation Henri Cartier-Bresson, AgnĂšs Sire, directrice artistique du lieu, ne pouvait imaginer autre chose qu’une exposition de Martine Franck. La photographe, Ă©pouse de Henri Cartier-Bresson, a Ă©tĂ© en effet l’instigatrice et la cheville ouvriĂšre de l’institution, dont elle fut prĂ©sidente jusqu’à sa mort, en 2012. « Martine Franck s’est Ă©panouie dans ce projet. Elle qui s’est toujours intĂ©ressĂ©e aux sujets sociaux avait un peu un complexe de fille de riches, explique AgnĂšs Sire. La fondation lui a permis de consacrer sa fortune familiale Ă  un projet qu’elle destinait Ă  la communautĂ©, d’acheter un lieu qui prĂ©serve l’Ɠuvre de Cartier-Bresson, mais aussi celle d’autres photographes. »

    DĂšs le dĂ©but, les deux femmes ont travaillĂ©en tandem : « Elle ne m’a jamais rien imposĂ©, ni refusé », souligne AgnĂšs Sire. En 2012, les archives de Martine Franck ont rejoint celles d’Henri Cartier-Bresson, mais la photographe, fidĂšle Ă  sa discrĂ©tion habituelle, a refusĂ© que le nom de la fondation change.

    Rencontres et engagements

    L’exposition et le livre, Ă©laborĂ©s avec Martine Franck alors qu’elle se savait malade, se lisent comme un hommage et un portrait en creux d’une artiste au regard doux et Ă  la volontĂ© tenace. AccrochĂ©es en constellation sur le mur vert cĂ©ladon, de façon chronologique, les images en noir et blanc Ă  l’élĂ©gance classique racontent aussi bien l’époque dans laquelle Martine Franck a baignĂ© que ses rencontres et ses engagements : les mouvements sociaux des annĂ©es 1960, les femmes, l’enfance et la vieillesse, les artistes, les Ăźles Britanniques, l’Asie


    En 1970, lorsque Martine Franck Ă©pouse Henri Cartier-Bresson, de trente ans son aĂźnĂ©, lui a dĂ©jĂ  abandonnĂ© la photographie. De son cĂŽtĂ©, elle a tracĂ© son chemin : aprĂšs un voyage initiatique en ExtrĂȘme-Orient avec son amie Ariane Mnouchkine, dont elle suivra l’aventure au Théùtre du Soleil, elle…

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  • Danse : l’essaim de Christos Papadopoulos

    Danse : l’essaim de Christos Papadopoulos

    Un clic et des dizaines de Christos Papadopoulos surgissent sur l’écran. Un seul est danseur et chorĂ©graphe. « J’ai un nom tellement banal en GrĂšce que c’est presque une blague, glisse ce trentenaire souriant. Chez nous, au lieu de dire : “Il Ă©tait une fois un homme”, on dit : “Il Ă©tait une fois un Papadopoulos”. » Et donc, trois ans seulement aprĂšs la crĂ©ation de sa compagnie Leon & the Wolf, basĂ©e Ă  AthĂšnes, avec trois piĂšces Ă  son tableau d’honneur, ce Papadopoulos-lĂ  se hisse pour la seconde fois Ă  l’affiche du Théùtre de la Ville-Les Abbesses, Ă  Paris, avec Ion.

    Tout file vite pour Papadopoulos ? Oui et non. Ses bagages pĂšsent dĂ©jĂ  lourd. Il appartient au cercle des interprĂštes et amis du chorĂ©graphe et plasticien vedette Dimitris Papaioannou. Il a jouĂ© dans sa mise en scĂšne des cĂ©rĂ©monies des Jeux olympiques d’AthĂšnes en 2004. « J’interprĂ©tais le lanceur de javelot qui fait surgir de la mer la statue d’une tĂȘte cycladique », rappelle-t-il en mimant le geste athlĂ©tique.

    Christos Papadopoulos, chorégraphe : « Avec Dimitris [Papaioannou], on formait une famille avec beaucoup de liberté dans les échanges au travail. Nous avions le luxe du temps »

    Il collabore ensuite avec Papaioannou de 2005 Ă  2009 : « Nous avons Ă©tĂ© Ă  l’affiche en 2006 avec son spectacle “2” pendant quatre mois au Théùtre Pallas, dont la jauge est de 1 900 spectateurs, et avons fait salle comble chaque soir. Avec Dimitris, on formait une famille avec beaucoup de libertĂ© dans les Ă©changes au travail. Nous avions le luxe du temps. Sa mĂ©thode de crĂ©ation m’a illuminĂ©. Je continue Ă  lui parler rĂ©guliĂšrement et rĂ©pĂšte parfois dans ses studios. En revanche, je ne suis pas inspirĂ© comme lui par la mythologie grecque. »

    Nature d’abord, au premier plan. Christos Papadopoulos est nĂ© et a grandi dans le petit village de NĂ©mĂ©e, dans le PĂ©loponnĂšse. Son grand-pĂšre Ă©tait viticulteur…

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  • Florence Malraux, assistante-rĂ©alisatrice, est morte

    Florence Malraux, assistante-réalisatrice, est morte

    Fille de Clara et AndrĂ© Malraux, figure parisienne des annĂ©es 1950, assistante-rĂ©alisatrice, entre autres, d’Alain Resnais dont elle fut l’épouse, membre de plusieurs institutions cinĂ©matographiques, Florence Malraux est morte mercredi 31 octobre Ă  Paris. Elle avait 85 ans.

    Elle naĂźt le 28 mars 1933 Ă  Paris. La mĂȘme annĂ©e, son pĂšre devient cĂ©lĂšbre avec la publication de La Condition humaine. Lorsque ses parents se sĂ©parent, au dĂ©but de la seconde guerre mondiale, la petite Florence accompagne sa mĂšre dans le sud de la France, Ă  Toulouse, puis Ă  Montauban. Elle est le tĂ©moin de l’engagement de Clara Malraux dans la rĂ©sistance. A cette Ă©poque, elle rencontre Edgar Morin, alors Ă©tudiant et bientĂŽt lui aussi rĂ©sistant, qui restera son ami.

    A la LibĂ©ration, elle revient Ă  Paris, oĂč elle se lie d’amitiĂ© avec Françoise Quoirez, qui n’est pas encore Sagan, et compte parmi les premiers lecteurs du manuscrit de Bonjour tristesse. Le nom de Florence Malraux revient, avec celui de Bernard Frank ou Claude Perdriel, dans la chronique des nuits parisiennes que traversait la jeune romanciĂšre.

    « Faire rayonner l’Ɠuvre de son pĂšre »

    En 1961, la fille du dĂ©sormais ministre de la culture du gĂ©nĂ©ral de Gaulle signe le Manifeste des 121 qui soutient l’insoumission et la solidaritĂ© avec les insurgĂ©s en AlgĂ©rie. C’est le dĂ©but d’une longue brouille avec AndrĂ© Malraux. En mĂȘme temps, elle se tourne vers le cinĂ©ma. Elle assiste François Truffaut sur le tournage de Jules et Jim (1962), sans que son nom soit mentionnĂ© au gĂ©nĂ©rique. L’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, elle a occupĂ© le mĂȘme poste – seconde assistante – sur le plateau de L’AnnĂ©e derniĂšre Ă  Marienbad, d’Alain Resnais (l’autre second assistant du film a pour nom Volker Schlöndorff). C’est le dĂ©but d’une collaboration, puis d’un mariage, qui dureront jusqu’à I Want to Go Home, en 1989, en passant par Muriel, Providence, Mon Oncle d’AmĂ©rique ou MĂ©lo.

    Florence…

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  • 11-Novembre : « Il n’y a pas de diffĂ©rence de nature entre le soldat de 1914 et celui de 2018 »

    11-Novembre : « Il n’y a pas de diffĂ©rence de nature entre le soldat de 1914 et celui de 2018 »

    Tribune. Le 11 novembre, la France commĂ©morera les 100 ans de l’armistice signĂ© en 1918. Depuis 2011 dans la pratique et 2012 dans la loi, ce jour est aussi celui de l’hommage rendu Ă  tous les militaires morts pour la France, y compris en opĂ©rations extĂ©rieures, et leurs noms peuvent ĂȘtre portĂ©s sur les monuments aux morts des communes. En 2011 Ă©galement, a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©e l’érection d’un monument spĂ©cifique aux morts en opĂ©rations extĂ©rieures, dont l’inauguration devrait enfin avoir lieu en 2019.

    Ce tournant s’est produit alors que l’annĂ©e 2011 a Ă©tĂ© la plus meurtriĂšre pour l’armĂ©e française engagĂ©e en Afghanistan, avec 26 soldats dĂ©funts, dont 21 « morts pour la France ». Le sort rĂ©servĂ© aux militaires des opĂ©rations extĂ©rieures s’est ainsi peu Ă  peu rapprochĂ© de celui de leurs prĂ©dĂ©cesseurs, et notamment des combattants de la Grande Guerre.

    Ces hommages, parce qu’ils rĂ©sultent toujours d’un choix politique, doivent ĂȘtre concurrencĂ©s par d’autres formes de rĂ©cits ; les historiens sont heureusement lĂ  pour Ă©tablir les distinctions nĂ©cessaires Ă  la comprĂ©hension des spĂ©cificitĂ©s de chaque conflit armĂ©. La continuitĂ© que ces signes tangibles Ă©tablissent entre les soldats de 1914 et les militaires d’aujourd’hui, tout autant fondĂ©e sur des faits, mĂ©rite cependant d’ĂȘtre saluĂ©e.

    Ces rites en effet viennent rappeler qu’il existe toujours des Français pour accepter de porter les armes, y compris dans ce que cet engagement comporte de plus tragique, et parfois mĂȘme d’absurde. Ils obligent ceux pour qui l’épreuve du feu ne demeure qu’une expression thĂ©orique Ă  se souvenir qu’elle est pour d’autres, encore, une rĂ©alitĂ© charnelle vĂ©cue en leur nom en raison de choix politiques collectifs.

    Ces Ă©volutions pourraient faire croire que l’identitĂ© combattante des armĂ©es a Ă©tĂ© largement clarifiĂ©e aux yeux des Français. Les chefs militaires, et en particulier le chef d’état-major des armĂ©es, le gĂ©nĂ©ral François Lecointre, et…

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  • PrĂ©sidentielle Ă  Madagascar: bilan de la campagne Ă©lectorale Ă  Toamasina

    L’hotel de ville de Toamasina, grande ville portuaire de la cĂŽte est de Madagascar. © RFI/Laetitia Bezain

    Par
    RFI

    Publié le 05-11-2018
    Modifié le 05-11-2018 à 07:41

    A Madagascar, la campagne Ă©lectorale touche Ă  sa fin. Les Malgaches iront voter pour Ă©lire leur prĂ©sident ce mercredi 7 novembre, parmi 36 candidats. A Toamasina, grande ville portuaire de la cĂŽte est de l’Ăźle, les habitants ont vu dĂ©filer favoris du scrutin et candidats moins connus qui ont tentĂ© de les convaincre.

    Sur la plage de Toamasina, quelques partisans se sont rassemblés pour soutenir leur candidat. Pendant cette campagne, de nombreuses promesses ont été faites aux habitants de la capitale économique et premier port commercial de Madagascar.
    Aina, 23 ans, Ă©tudie au centre de formation maritime de la ville. « J’ai vu trois candidats venir ici : Hery, Rajoelina et Ravalomanana. Ils ont dit qu’ils allaient changer complĂštement Madagascar. Ils nous ont tous dit qu’ils allaient dĂ©velopper le port. Mais moi je ne soutiens pas les anciens prĂ©sidents car ils ont dĂ©jĂ  dirigĂ© le pays. Ils nous ont menti. Je choisirai une personne qui n’a pas encore Ă©tĂ© au pouvoir. J’aimerais bien que ce soit une femme par exemple. »
    GisĂšle, couturiĂšre, a suivi cette campagne de prĂšs. « J’ai Ă©coutĂ© les informations Ă  la tĂ©lĂ©vision. Je ne rate rien ! C’est Ă  nous de rĂ©flĂ©chir maintenant si ce qu’ils disent est rĂ©alisable ou pas. Je sais dĂ©jĂ  pour qui je vais voter. Je voterai pour un jeune. »
    Lainirina Raveloharijaona, est le rĂ©fĂ©rent rĂ©gional de Fanoa, un programme mis en place par la sociĂ©tĂ© civile actif dans l’observation du processus Ă©lectoral. « Tous les candidats ont fait des efforts pour Ă©claircir davantage leur programme. Cette fois-ci, les gens sont conscients de l’élection. Ils sont mobilisĂ©s, ils sont prĂȘts. »
    Avec ses 228 000 Ă©lecteurs, Toamasina et sa pĂ©riphĂ©rie sont trĂšs convoitĂ©es par les candidats. Elle reste l’une des villes qui comptent le plus de votants.

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  • Jacques-Henri Eyraud : « Dans les faits, la ligue fermĂ©e est dĂ©jĂ  Ă  l’Ɠuvre dans le football europĂ©en »

    Jacques-Henri Eyraud : « Dans les faits, la ligue fermĂ©e est dĂ©jĂ  Ă  l’Ɠuvre dans le football europĂ©en »

    C’est un discours qui a fait parler : mardi 30 octobre, le prĂ©sident de l’OM, Jacques-Henri Eyraud, Ă©tait invitĂ© au Sport Innovation Summit (SIS), un colloque sur les innovations dans le sport qui se tenait dans les salons feutrĂ©s du Medef, Ă  Paris. Il y exposait sa vision du football du futur, sur laquelle il revient pour Le Monde.

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    Vous avez Ă©voquĂ© dans votre discours un projet de ligue fermĂ©e avec 36 clubs, 18 au nord de l’Europe, 18 au sud. C’est un projet qui rencontre une forte opposition, notamment en France, mais dont les « Football Leaks » ont rĂ©vĂ©lĂ© qu’il Ă©tait plus concret qu’on ne l’imaginait.

    Nous n’avons jusqu’à prĂ©sent pris part Ă  aucune discussion ou groupe de travail visant Ă  mettre en place un tel projet. Pour Ă©viter la ligue fermĂ©e, le football professionnel français doit impĂ©rativement accĂ©lĂ©rer sa mutation, soutenir davantage ses meilleurs reprĂ©sentants pour qu’ils soient plus compĂ©titifs encore sur la scĂšne europĂ©enne, pĂ©renniser un modĂšle Ă©conomique favorable Ă  l’ensemble des acteurs, regarder les nouvelles technologies dans les yeux et cultiver son exceptionnelle capacitĂ© Ă  former et dĂ©velopper des jeunes joueurs de grand talent.

    Lire aussi :   « Football Leaks » : la faiblesse de l’UEFA face aux grands clubs europĂ©ens

    Mais arrĂȘtons l’hypocrisie. Dans les instances europĂ©ennes, la ligue fermĂ©e, c’est l’élĂ©phant dans la piĂšce. Tout le monde y pense et personne n’en parle
 La rĂ©alitĂ©, c’est qu’elle est dĂ©jĂ  Ă  l’Ɠuvre. Les 80 % des clubs participant aux phases Ă©liminatoires de la Ligue des champions sont les mĂȘmes depuis vingt ans et la rĂ©forme qui a limitĂ© l’accĂšs Ă  la compĂ©tition a figĂ© un peu plus le statu quo. Avec deux places qualificatives pour les phases de groupe, il est clair que la France s’est fait plumer.

    « Le football ne peut qu’attirer des investisseurs capables de mettre beaucoup d’argent afin de rendre pĂ©renne une ligue fermĂ©e »

    Il y a donc dĂ©jĂ  un football Ă  deux vitesses oĂč une Ă©lite se dĂ©gage et gĂ©nĂšre des moyens exorbitants, quand ces Ă©lites ne sont pas dans les mains d’Etats, comme les Emirats arabes unis ou le Qatar. Quand vous voyez que le top 10 europĂ©en est constituĂ© d’un groupe de clubs dont le budget annuel est supĂ©rieur Ă  400 millions d’euros, vous vous dites que le football ne peut qu’attirer des investisseurs capables de mettre beaucoup d’argent afin de rendre pĂ©renne une ligue fermĂ©e, rĂ©unissant les clubs les plus populaires au monde.

    Joueurs « augmentĂ©s », changements de rĂšgles, ligue fermĂ©e
 votre intervention lors du SIS a fait beaucoup rĂ©agir, souvent nĂ©gativement. Comprenez-vous la dĂ©fiance de plusieurs acteurs du monde du football sur ces questions ?

    Le monde du football est trĂšs conservateur. Ces rĂ©actions ne font que le confirmer. Dans ce secteur, l’horizon est le dimanche suivant. D’ailleurs, j’ai eu beaucoup de rĂ©flexions aprĂšs cette confĂ©rence pour me dire « OK, mais il est oĂč le grand attaquant ? » [que rĂ©clament les supporteurs de l’Olympique de Marseille depuis deux saisons]. C’est absurde. On est lĂ  justement pour bĂątir quelque chose de solide, un club qui sera compĂ©titif pendant des annĂ©es et qui va comprendre et anticiper les Ă©volutions technologiques pour essayer de les utiliser de façon positive, y compris socialement. Le rĂ©sultat de l’OM le week-end prochain a Ă©videmment son importance, mais il faut surtout continuer Ă  penser au long terme.

    J’étais invitĂ© Ă  cette confĂ©rence qui traite d’innovation et qui consistait Ă  imaginer ce que pourrait ĂȘtre le football dans dix-quinze ans. Je n’ai pas parlĂ© de ce que je souhaitais. J’ai Ă©voquĂ© ce que je voyais arriver. J’ai pu voir dans mon parcours professionnel l’impact des technologies sur des pans entiers d’industries et la sociĂ©tĂ© dans son ensemble. Sous prĂ©texte que le football est le sport universel qui a tirĂ© son succĂšs de son accessibilitĂ©, sous prĂ©texte qu’il est au sommet de la chaĂźne alimentaire du sport, est-il immunisĂ© contre ces vagues technologiques ? Pour moi, la rĂ©ponse est Ă©videmment non.

    Quel sera l’impact de ces nouvelles technologies sur le football ?

    Deux Ă©vĂ©nements m’ont toujours fasciné : la victoire de Deep Blue sur Kasparov en 1997 qui marque les dĂ©buts concrets de l’IA [intelligence artificielle], et le sĂ©quençage du gĂ©nome au tout dĂ©but des annĂ©es 2000. Ces deux Ă©vĂ©nements marqueront durablement le XXIe siĂšcle. L’IA va bouleverser tous les secteurs Ă©conomiques et la biotechnologie et les neurosciences vont modifier complĂštement les notions de performance, de santĂ©, de bien-ĂȘtre et de longĂ©vitĂ©.

    Le football se trouvera forcĂ©ment bouleversĂ© par ces deux plaques tectoniques. L’évolution qui se profile est celle d’un sport qui va rester trĂšs populaire au niveau amateur mais qui, au sommet de la pyramide, va faire que ceux qui pourront supporter le coĂ»t de la recherche et de l’adoption des technologies prendront de l’avance sur les autres.

    « On est capable de faire Ă©voluer l’homme. Le sport n’échappera pas Ă  cette tendance et la difficultĂ© va consister Ă  en dĂ©finir les limites »

    Le foot professionnel français doit donc conduire sa rĂ©volution copernicienne. Dans le plan stratĂ©gique de la LFP [Ligue de football professionnelle] d’ici Ă  2022, il n’est prĂ©vu que 3 millions d’investissements dans le numĂ©rique et le recrutement de seulement 4 personnes. Tout est dit


    Vous avez Ă©galement Ă©voquĂ© les progrĂšs de la science sur le corps humain et ses applications au football. Pensez-vous que nous verrons des « joueurs augmentĂ©s » Ă  l’avenir ?

    Des clubs travaillent dĂ©jĂ  sur ces questions avec des laboratoires de recherche. Le sujet est extraordinairement compliquĂ© et en mĂȘme temps assez simple : quand on rĂ©ussit Ă  sĂ©quencer le gĂ©nome, on est capable de faire Ă©voluer l’homme. Le sport n’échappera pas Ă  cette tendance et la difficultĂ© va consister Ă  en dĂ©finir les limites.

    Il y a plusieurs champs d’expĂ©rimentation qui existent aujourd’hui, comme la prĂ©vention des blessures. Une rupture des ligaments qui immobilise un joueur six mois est un drame pour le joueur mais aussi pour le club. Tout ce qui sera capable de limiter ces blessures ou d’accĂ©lĂ©rer la guĂ©rison sont des enjeux extrĂȘmement importants. Idem pour la pose d’implants ou de prothĂšses, qui permettraient de limiter les blessures mais aussi d’avoir une performance accrue.

    Au-delĂ  des questions Ă©thiques que cela pose, n’y a-t-il pas un risque d’accentuer ce football Ă  deux vitesses ?

    C’est un risque immense qu’il va falloir surveiller de trĂšs prĂšs et il y aura besoin de rĂ©gulation, de transparence et d’informations. Ce qui est important dans le sport, c’est l’alĂ©a du rĂ©sultat. Si cet alĂ©a est balayĂ©, alors on sera arrivĂ© Ă  une situation contre-productive qui signera la fin du sport. Il faut donc ĂȘtre capable de l’empĂȘcher Ă  tout prix.

    Comment se regardera le football à la télévision ?

    Il y a plus d’un an dĂ©jĂ , j’ai expĂ©rimentĂ© un systĂšme de rĂ©alitĂ© mixte, avec des lunettes qui ne vous isolent pas du monde extĂ©rieur. Elles projettent un Ă©cran avec un niveau de rĂ©solution d’images exceptionnelle et qui permet d’avoir accĂšs Ă  des donnĂ©es, de revoir le ralenti des images selon ses besoins, etc. La technologie va pouvoir ouvrir des champs d’expĂ©rimentation incroyables dans le spectacle de diffusion d’un match de football.

    Va-t-on vers une exploitation plus grande des données statistiques, pendant un match par exemple ?

    Je ne dis pas que ça remplacera le jugement humain et la perception visuelle, mais c’est un complĂ©ment qui arrivera, c’est inĂ©luctable. Je ne vois pas en quoi on dĂ©nature le sport en ayant accĂšs Ă  des informations en temps rĂ©el sur les joueurs adverses, ses propres joueurs, et ĂȘtre capable de les utiliser pour adapter son schĂ©ma de jeu, affiner ses choix, etc.

    Vous estimez que le football perd de sa popularité. Ces mesures sont-elles pertinentes pour remédier à cette tendance ?

    C’est une Ă©volution problĂ©matique, notamment chez les plus jeunes, liĂ©e Ă  la montĂ©e en puissance de l’e-sport et des jeux vidĂ©o. Comment faire pour que le foot leur parle davantage ? Comment fidĂ©liser ou attirer vers soi les jeunes qui font souvent autre chose quand ils regardent les matchs de football Ă  la tĂ©lĂ©vision ? Un des grands problĂšmes des sports amĂ©ricains aujourd’hui est le vieillissement des tĂ©lĂ©spectateurs, dont l’ñge moyen est largement supĂ©rieur Ă  50 ans.

    « Les Ă©volutions des rĂšgles trouveront peut-ĂȘtre leur inspiration chez les Ă©diteurs de jeux vidĂ©o »

    D’oĂč certaines idĂ©es que j’ai Ă©voquĂ©es par rapport Ă  l’évolution des rĂšgles. AprĂšs ma confĂ©rence, quelqu’un m’a appris que l’idĂ©e du but qui compte double lorsqu’il est marquĂ© au-delĂ  de la surface avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© intĂ©grĂ©e dans un mode du jeu FIFA 2019. La fiction peut influer sur la rĂ©alitĂ©, et demain, les Ă©volutions des rĂšgles trouveront peut-ĂȘtre leur inspiration chez les grands Ă©diteurs de jeux vidĂ©o. Il faut se poser les bonnes questions sur le format, les rĂšgles du jeu et la façon dont il est produit sur les mĂ©dias traditionnels et numĂ©riques.

    Que va-t-il rester du spectacle vivant dans les stades, consubstantiel au football ?

    Assister Ă  un match de l’OM au milieu d’un virage est une expĂ©rience absolument extraordinaire, qui peut mĂȘme vous changer. Pour moi, c’est d’ailleurs l’une des derniĂšres expĂ©riences sociales ultimes. A l’OM, nous sommes trĂšs sensibles Ă  notre responsabilitĂ© sociale et Ă  l’environnement dans lequel on Ă©volue. Tout ce qu’on fait est passĂ© au tamis de notre ville, de ce qu’elle peut accepter et de ce qu’elle peut moins accepter.

    Le dĂ©fi est de continuer Ă  proposer des places en virage Ă  des prix extrĂȘmement bas. Face au PSG, prĂšs de 40 % du public avaient payĂ© l’équivalent d’un peu plus de 9 euros [en raison du prix des abonnements]. Nous proposons une gamme de prix extrĂȘmement large qui part des virages et va jusqu’aux zones hospitalitĂ©s, oĂč les prix peuvent ĂȘtre trĂšs Ă©levĂ©s. On va continuer Ă  pratiquer une segmentation trĂšs fine.

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  • Soul : les mille nuances de Macy Gray

    Soul : les mille nuances de Macy Gray

    Macy Gray arrive en chaussons Ă  la rĂ©ception d’un hĂŽtel de Bruxelles, oĂč elle joue le soir mĂȘme, avant son concert parisien du 7 novembre, Ă  la Salle Pleyel. A peine descendue du bus de sa tournĂ©e europĂ©enne, elle s’est mise Ă  l’aise, avant une sĂ©rie d’entretiens, pour dĂ©fendre son dixiĂšme album, Ruby, certainement un des plus rĂ©ussis de sa carriĂšre, car il marie Ă  merveille sa voix doucement Ă©raillĂ©e Ă  des compositions jazz concoctĂ©es par des producteurs plutĂŽt habituĂ©s jusque-lĂ  Ă  la pop.

    Si, Ă  51 ans, la chanteuse a pourtant l’air fatiguĂ© en ce dĂ©but d’aprĂšs-midi, ce n’est ni Ă  cause de ses concerts – il n’en paraĂźtra rien dans la soirĂ©e – ni Ă  cause de ses rencontres avec les mĂ©dias : « Mes trois enfants sont en tournĂ©e avec moi, explique-t-elle, ils me rendent folle. Ils ont 21, 22, 23 ans, et on dirait qu’ils en ont 4 ou 8. Je pensais que ça allait ĂȘtre drĂŽle de les emmener mais, en fait, ils m’embĂȘtent tout le temps. »

    Une voix « de dessin animé »

    Quand sa carriĂšre dĂ©colle, en 1999, grĂące Ă  son tube international, I Try, Natalie Renee ­McIntyre est dĂ©jĂ  une jeune mĂšre de famille, fraĂźchement divorcĂ©e, avec trois chĂ©rubins sur les bras. Partie vivre dans l’Ohio auprĂšs de sa mĂšre, professeure de mathĂ©matiques, elle a dĂ©jĂ  renoncĂ© Ă  son rĂȘve de devenir scripte dans le cinĂ©ma, de chanter les classiques de Nina Simone et de Frank Sinatra dans son groupe de jazz et d’écrire pour les autres. L’éditeur phonographique Jeff Blue va la convaincre de revenir à Los Angeles et d’utiliser cette voix si particuliĂšre – une voix « de dessin animé » comme elle s’en amuse encore – pour ­chanter ses propres textes. Bien lui en prend : son premier album, On How Life Is, se vend Ă  plus de 7 millions d’exemplaires dans le monde.

    Depuis, Macy Gray a appris Ă  maĂźtriser les alĂ©as de sa carriĂšre, et surtout sa voix : « Ça fait tellement longtemps que je chante, rĂ©sume-t-elle,

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  • RDC: polĂ©mique aprĂšs la publication de l’Ă©quipe de campagne d’Emmanuel Shadary

    Emmanuel Ramazani Shadary est le candidat de la majorité au pouvoir en RDC. © REUTERS/Kenny Katombe

    Par
    RFI

    Publié le 05-11-2018
    Modifié le 05-11-2018 à 04:15

    En RDC, certaines personnalitĂ©s figurant dans l’Ă©quipe de campagne du candidat de la majoritĂ© Emmanuel Ramazani Shadary, annoncĂ©e samedi, affirment ne pas avoir Ă©tĂ© consultĂ©es au prĂ©alables.

    Samedi, le Front commun pour le Congo (FCC) a dĂ©voilĂ© une liste de plus de 500 personnes qui devaient faire partie de l’Ă©quipe de campagne d’Emmanuel Ramazani Shadary, le dauphin du chef de l’Etat. Mais plusieurs de ces personnalitĂ©s disent ne pas avoir Ă©tĂ© contactĂ©es au prĂ©alable. C’est notamment le cas de Florent Ibenge, l’entraĂźneur de l’équipe nationale de football et de l’As Vita Club, de Chantal Kanyimbo, rapporteur du Conseil supĂ©rieur de l’audiovisuel et de la communication, ainsi que de Kasonga Tshilunde, le prĂ©sident de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC).
    Le patron de l’UNPC dit ĂȘtre tombĂ© des nues en apprenant que son nom figurait sur la liste de l’Ă©quipe de campagne d’Emmanuel Ramazani Shadary. « Comme un cheveu sur la soupe, je me retrouve dans une activitĂ© dont je n’ai pas Ă©tĂ© informĂ©, affirme Kasonga Tshilunde. Je pense que ce n’était pas du tout correct. J’ai des appels, j’ai des insultes. J’occupe des charges au niveau de la presse congolaise et je suis le symbole de cette presse congolaise, donc je ne peux pas avoir d’autres charges en mĂȘme temps. »

    Par voie de presse, prĂšs d’une dizaine de personnalitĂ©s se sont dit surprises de se voir figurer sur cette liste. Comment l’expliquer ? « La liste qui a Ă©tĂ© publiĂ©e samedi a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©e par le candidat Emmanuel Ramazani Shadary sur base des compĂ©tences qui existent dans la famille politique du Front commun pour le Congo, avance l’ambassadeur BarnabĂ© Kikaya, conseiller diplomatique de Joseph Kabila et membre de l’Ă©quipe de campagne. Toutes ces personnes sont des personnes ressources. Les consultations ont certainement eu lieu, mais s’il y a des dĂ©sistements aujourd’hui, ces personnes sont libres d’accepter ou de ne pas accepter. »
    Le directeur de cabinet du prĂ©sident a quant Ă  lui indiquĂ© dans un communiquĂ© qu’il ne fallait pas se fier aux listes diffusĂ©es sur les rĂ©seaux sociaux, que la liste dĂ©finitive de l’Ă©quipe de campagne serait diffusĂ©e ce lundi sur le site du FCC.

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  • Madagascar: AndrĂ© Mailhol, pasteur et candidat Ă  la prĂ©sidentielle

    Des affiches Ă©lectorales placardĂ©es sur un arrĂȘt de bus Ă  Antananarivo. © MARCO LONGARI / AFP

    Par
    RFI

    Publié le 05-11-2018
    Modifié le 05-11-2018 à 04:02

    Outre les trois gros candidats Ă  la prĂ©sidentielle du 7 novembre, le pasteur AndrĂ© Mailhol, fondateur et chef de l’Eglise Apocalyptique, a Ă©galement tenu un meeting ce week-end.

    Le pasteur Mailhol a commencĂ© comme simple vendeur de vĂȘtements sur les marchĂ©s. Mais en 1996, il a eu une « épiphanie » : la rĂ©vĂ©lation qu’il devait Ă©tudier l’Apocalypse, le dernier livre du Nouveau Testament, et qu’il serait prĂ©sident en 2018.
    Environ 10 000 supporters sont venus l’applaudir dimanche au stade Mahamasina. Les gradins sont bleus et blancs, les couleurs du parti du candidat numĂ©ro 34. Plus d’une centaine de reprĂ©sentants de la secte, pasteurs et enseignants, sont aussi venus des quatre coins de l’üle pour l’encourager.
    Pour le pasteur Didier Ramanantsoa, qui prĂ©side la secte Ă  TulĂ©ar, c’est grĂące Ă  Dieu qu’AndrĂ© Mailhol va remporter l’élection. « J’ai choisi le pasteur Mailhol. Je voterai pour lui mercredi parce qu’il est un homme de Dieu, il est un homme juste qui permettra de diminuer la pauvretĂ© Ă  Madagascar », assure-t-il.
    Difficile dans la foule de dissocier les fidÚles des supporters politiques. Et pour cause, la plupart sont membres de la secte apocalyptique qui rassemble toutes les Eglises, protestante et catholique, et se base sur une interprétation trÚs rigoriste de la Bible. Ce qui a donné un discours politique entrecoupé de priÚres avec le public, en transe.
    Un mĂ©lange des genres qui plaĂźt Ă  Mina, 35 ans, qui gĂšre une sociĂ©tĂ© miniĂšre. « Il va droit au but, il n’hĂ©site pas Ă  parler des choses que les autres n’osent pas dire, s’enthousiasme-t-elle. Il cherche les solutions et quand il dit qu’il fait les choses, il les fait vraiment. On en a vraiment marre des politiciens qui promettent des choses et qui en fin de compte ne voient que leur intĂ©rĂȘt. »
    On estime entre 1,5 et 2 millions le nombre de fidùles de l’Eglise Apocalyptique à Madagascar.

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  • Burkina Faso: les cerveaux prĂ©sumĂ©s du putsch manquĂ© de 2015 Ă  la barre

    Le gĂ©nĂ©ral Gilbert DiendĂ©rĂ© (au premier plan Ă  gauche) et l’ancien ministre des Affaires Ă©trangĂšres Djibrill BassolĂ© sont les principaux accusĂ©s dans le procĂšs du putsch manquĂ© de septembre 2015. © AHMED OUOBA / AFP

    Par
    RFI

    Publié le 05-11-2018
    Modifié le 05-11-2018 à 03:19

    Ce lundi 5 novembre au Burkina Faso commence l’interrogatoire des personnes prĂ©sentĂ©es comme Ă©tant les cerveaux prĂ©sumĂ©s du coup d’Etat avortĂ© de septembre 2015. Environ 80 accusĂ©s ont dĂ©jĂ  comparu depuis le dĂ©but du procĂšs.

    Le 16 septembre 2015, alors que le pays se prĂ©parait pour des Ă©lections aprĂšs la chute de l’ex-prĂ©sident Blaise CompaorĂ©, un groupe de soldats issus du RĂ©giment de sĂ©curitĂ© prĂ©sidentielle arrĂȘte et sĂ©questre le prĂ©sident et le Premier ministre de la transition. Le gĂ©nĂ©ral Gilbert DiendĂ©rĂ©, ancien chef d’Ă©tat-major particulier de Blaise CompaorĂ©, prend la tĂȘte du pays. Mais le coup d’Etat Ă©choue et les prĂ©sumĂ©s responsables sont attendus depuis maintenant trois mois par un tribunal militaire.
    A partir de ce lundi vont se succĂ©der Ă  la barre les gĂ©nĂ©raux Gilbert DienderĂ© et Djibrill BassolĂ©, ancien patron de la diplomatie burkinabĂš, le colonel-major Boureima KiĂ©rĂ©, ex-chef d’Ă©tat-major particulier du prĂ©sident de la transition, le commandant Abdoul Aziz Korogo, chef de corps par intĂ©rim du rĂ©giment de sĂ©curitĂ© prĂ©sidentielle, et l’ex-bĂątonnier, Me Mamadou TraorĂ©.
    « Au regard de ces accusĂ©s, on peut considĂ©rer que nous entrons dans une phase dĂ©cisive du procĂšs », note MaĂźtre Olivier Yelkouni, l’un des avocats du gĂ©nĂ©ral Gilbert DienderĂ©. Sans le dire clairement, poursuit l’avocat, le parquet militaire prĂ©sente ces personnes comme Ă©tant « les cerveaux ou les commanditaires du coup d’Etat ».
    Cette phase « dĂ©cisive » commencera avec l’interrogatoire du commandant Abdoul Aziz Korogo. C’est lui qui avait reprĂ©sentĂ© les soldats de l’ex-RĂ©giment de sĂ©curitĂ© prĂ©sidentielle au cours des nĂ©gociations afin d’Ă©viter un affrontement avec les soldats venus des autres camps du pays pour s’opposer au coup d’Etat.
    Pour l’un des avocats des parties civiles, « avec l’interrogatoire de ces personnes, on saura peut-ĂȘtre ce qui s’est rĂ©ellement passĂ© durant ce coup d’Etat ». Il assure que l’interrogatoire du chef de corps par intĂ©rim de l’ex-RĂ©giment de sĂ©curitĂ© prĂ©sidentielle est l’une des phases les plus importantes du procĂšs. Le commandant Abdoul Aziz Korogo est la « boĂźte noire » du coup d’Etat selon Me Guy HervĂ© Kam. Et l’avocat espĂšre que cette « boĂźte noire » va parler et confirmer ce que plusieurs accusĂ©s ont dĂ©jĂ  dĂ©clarĂ© devant le tribunal.

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