Author: Don Kayembe

  • Thatcher au rayon des surgelés

    Thatcher au rayon des surgelés

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    M le magazine du Monde |

    Chacun reconnaîtra au premier coup d’œil, dans les photos du Britannique Paul Reas, des scènes traditionnelles de supermarché, comme il s’en déroule quotidiennement à travers le monde. Celles-ci datent du Royaume-Uni des années 1980, époque ou l’Angleterre a basculé dans la surconsommation et le culte du moi. Paul Reas ne juge pas. Ce n’est pas une observation extérieure, détachée. Estimant appartenir à une certaine tradition d’humour anglais, citant les Monty Python, le photographe Martin Parr (son tuteur à l’université) ou même le peintre du XVIIIe siècle William Hogarth, il regarde d’un œil ironique l’étrangeté de cette société. Une rétrospective de son travail est présentée le 9 novembre au salon Paris Photo.

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  • Sport et santé

    Sport et santé

    Etre en bonne santé est un besoin universel.
    Caroline Paré reçoit en direct des spécialistes pour faire le point sur l’actualité médicale dans le monde.
    Le but : faire de la prévention auprès du grand public, l’informer sur ses droits, sur les traitements et les moyens d’y accéder.

    Tous les jours, posez vos questions par mail à priorite.sante@rfi.fr ou par téléphone au 00 33 1 84 22 75 75.
    Consultez également le blog de l’émission.

    *** Diffusions du lundi au vendredi: diffusions vers toutes cibles à 09h10 TU ; vers l’océan Indien et Afrique à 20h10 TU ; vers le Cambodge à 23h10 TU.
    – du mardi au samedi vers le monde et Paris sauf Afrique à 00h10 TU ; et vers l’Afrique à 01h10 TU.

    Et retrouvez Le Conseil Santé du jour en cliquant ici.

    Retrouvez les sujets traités par cette émission sur RFI SAVOIRS =
    http://savoirs.rfi.fr/

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  • Mathias Sorgho remporte le 31ème Tour du Faso

    Mathias Sorgho remporte le 31ème Tour du Faso

    Copyright de l’image AFP

    Ce tour du Faso a été encadré par un important dispositif sécuritaire en raison de la menace terroriste.

    Le Burkina Faso a réussi a organisé son tour cycliste relevant ainsi un défi sécuritaire et sportif majeur tout en confirmant qu’il reste la terre africaine des deux roues.

    Les autorités avaient déployé un important dispositif tout au long des dix jours de course qui s’est finalement déroulée sans incident.

    Le Burkinabè Mathias Sorgho a fini la compétition avec le maillot jaune dimanche au terme de la 10ème et dernière étape à Ouagadougou.

    “Notre pays subit ces dernières années pas mal d’attaques. Ce Tour permet de montrer qu’au Burkina on peut organiser des choses merveilleuses sans que l’insécurité dérange. C’est une joie. La population est très contente. Regardez comment la population est sortie sur les routes pour nous accueillir!”, a affirmé le vainqueur.

    L’étape finale a été remportée au sprint par le Belge Timmy De Boes (Team Flanders), auteur de sa troisième victoire d’étape en plus du contre-la-montre par équipes.

    A lire aussi : Tour du Faso : victoire du Marocain Mraouni Salahedine

    A lire aussi : Tour du Faso 2017: un Erythréen prend le maillot jaune

    A lire aussi : Cyclisme : Harouna Ilboudo maillot jaune du Tour du Faso

    Classement général final :

    1. Mathias Sorgho (BFA) 28 h 22:42

    2. Sjors Handgraaf (NED) à 0:13

    3. Dieter Bouvry (BEL) 1:33

    4. Rick Nobel (NED) 1:40

    5. Julian Hellmann (GER) 2:01

    Cette année, le Tour n’a rassemblé qu’une soixantaine de coureurs, avec l’absence notable des Marocains vainqueurs de l’édition 2017 mais aussi le forfait de dernière minute de l’équipe française des Clubs de la Défense de Mederic Clain notamment.

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  • Théâtre : « LOVE », dans l’intimité de la souffrance sociale

    Théâtre : « LOVE », dans l’intimité de la souffrance sociale

    Une claque. Et, on en prend le pari, une découverte majeure : c’est LOVE, qui ne joue malheureusement que quelques soirs aux Ateliers Berthier, à Paris, dans le cadre du Festival d’automne, puis, à la mi-novembre, à la Comédie de Valence. On n’avait jamais vu la souffrance sociale de cette manière-là, au théâtre. On en sort ébranlé comme rarement.

    LOVE convie les spectateurs, de manière très proche, dans l’intimité de plusieurs êtres réunis par hasard, à la veille de Noël, dans un foyer d’urgence de l’aide sociale britannique. Il y a là un homme d’âge moyen, qui vit avec sa mère malade ; une famille composée d’un jeune père de deux préados et de sa nouvelle compagne, métisse et enceinte ; une exilée soudanaise et un réfugié syrien. Aucun d’eux n’a un travail, sauf, peut-être, le réfugié syrien, qui passe comme une ombre furtive et occupe sans doute un emploi clandestin. Tous attendent, certains depuis des mois, leur installation dans le logement définitif qu’on leur a promis.

    C’est le travail sur le réalisme qui est passionnant ici : un réalisme qui ne décalque pas la réalité mais la condense, l’intensifie

    Pendant une heure et demie d’une densité presque insoutenable, la pièce ausculte la tragédie de l’exclusion de manière on ne peut plus concrète et sensible, dans cet espace de promiscuité où chacun vit sous le regard des autres, où tous se voudraient un peu plus chanceux, un peu plus « inclus » que les autres. C’est le travail sur le réalisme qui est passionnant ici : un réalisme qui ne décalque pas la réalité mais la condense, l’intensifie et la donne à éprouver de manière quasi charnelle.

    On doit cette pièce d’une force peu commune, qui triomphe un peu partout en Angleterre depuis sa création, en 2016, à un jeune auteur et metteur en scène britannique de 33 ans, qui vient pour la première fois en France, mais dont le patronyme est loin d’être inconnu de ce côté-ci de la Manche : Alexander Zeldin. Il n’est pas le fils…

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  • Exposition : le cabinet de curiosités baroque de Philippe Favier

    Exposition : le cabinet de curiosités baroque de Philippe Favier

    La Chine est un continent si riche que Philippe Favier la met au pluriel. Un fou du mandarin ? Non, pour ses pérégrinations, le plasticien de 61 ans se contente des puces et autres vide-greniers. C’est là qu’il puise la matière première de ses mises en scène. Comme il le fait depuis près de quarante ans, il a donc écumé tout ce que la France compte de brocantes à trois sous à l’occasion de Chine.s, son exposition au centre d’art Campredon de l’Isle-sur-la-Sorgue, dans le Vaucluse. Il en a rapporté boîtes à bijoux burinées et valises d’antan, jouets abandonnés et instruments bizarres, antiques feuilles de notaires et gravures d’inventaire du château de Versailles.

    A partir de ce matériel, cet artiste rare, dont il est exceptionnel de voir un ensemble d’une telle ampleur, produit une œuvre hors d’âge. Tous ces objets trouvés, il les recombine, les repeint, les retaille ; il les émaille, les entaille d’une foule de personnages, leur dessine des microcosmes fourmillant de détails. A mille lieues des modes actuelles, son esthétique précieuse est l’héritière des cabinets de curiosités comme des divagations surréalistes.

    Bestiaire fantastique

    Flirtant avec les limites du rocaille, elle exige souvent de bonnes lunettes, tant elle relève de l’enluminure. Ainsi de cet antiphonaire du XVIIIe siècle, recueil des chants entonnés durant une messe : Favier en envahit les partitions d’un bestiaire fantastique et d’une danse macabre pleine d’allégresse. Car la mort est bien sûr une figure omniprésente dans ces vanités contemporaines. Pas une salle sans crâne ou squelette : qu’elles envahissent de vieux échiquiers passés au noir, des relevés cadastraux ou un catalogue d’ameublement, les inquiétantes silhouettes surgissent sans crier gare.

    Avec ses assemblages de puzzle, Philippe Favier nous rappelle que « l’on est enfant trop tôt » et que le jeu est la plus sérieuse des occupations

    Mais il y a aussi beaucoup de légèreté dans le projet de celui…

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  • Photographie : de nouveaux quartiers pour Cartier-Bresson

    Photographie : de nouveaux quartiers pour Cartier-Bresson

    Henri Cartier-Bresson (1908-2004) a signé d’inoubliables portraits de ses contemporains, mais lui-même refusait d’être photographié, et il sortait un couteau de sa poche pour décourager toute tentative de voler son image. Le fondateur de l’agence Magnum, qui a marqué l’histoire de la photographie avec ses images fulgurantes, n’a pas non plus fait beaucoup d’autoportraits. Celui qui est accroché à la Fondation Cartier-Bresson, à Paris, confirme à la fois son rejet de l’exercice et son humour facétieux : en 1933, en voyage en Italie avec ses amis l’écrivain André Pieyre de Mandiargues et l’artiste Leonor Fini, il s’allonge sur un mur et photographie… ses pieds, avec le paysage en contrebas.

    C’est ce drôle de « selfeet » (« selfie de pieds ») avant l’heure, reproduit sur une grande affiche, accompagné d’autres images commentées, qui accueille les visiteurs dans la toute nouvelle Fondation Henri Cartier-Bresson (HCB) : celle-ci vient de quitter sa tranquille impasse près de Montparnasse pour s’installer dans un immeuble tout neuf au cœur du quartier animé du Marais, à Paris. « Les visiteurs de passage, surtout ceux venant de l’étranger et de la province, venaient pour voir du Cartier-Bresson et ils étaient souvent déçus qu’il n’y ait pas plus d’images de lui, souligne le directeur, François Hébel. Ici, il y aura toujours cet espace à l’entrée, intitulé “perles des archives”, qui revisite quelques-unes de ses images et revient sur leur lecture qui évolue. L’espace d’exposition, qui peut être coupé en deux, nous permettra aussi de faire des focus sur Cartier-Bresson en plus de l’exposition du moment. »

    D’énormes travaux ont transformé un ancien garage de voitures en un lieu d’exposition et de conservation climatisé et dernier cri de 900 mètres carrés

    D’énormes travaux ont transformé un ancien garage de voitures sur plusieurs étages dotés d’une rampe massive, au fond d’une cour, en un lieu d’exposition et de conservation climatisé…

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  • Exposition : Martine Franck, portrait d’une photographe empathique

    Exposition : Martine Franck, portrait d’une photographe empathique

    Pour inaugurer les nouveaux locaux de la Fondation Henri Cartier-Bresson, Agnès Sire, directrice artistique du lieu, ne pouvait imaginer autre chose qu’une exposition de Martine Franck. La photographe, épouse de Henri Cartier-Bresson, a été en effet l’instigatrice et la cheville ouvrière de l’institution, dont elle fut présidente jusqu’à sa mort, en 2012. « Martine Franck s’est épanouie dans ce projet. Elle qui s’est toujours intéressée aux sujets sociaux avait un peu un complexe de fille de riches, explique Agnès Sire. La fondation lui a permis de consacrer sa fortune familiale à un projet qu’elle destinait à la communauté, d’acheter un lieu qui préserve l’œuvre de Cartier-Bresson, mais aussi celle d’autres photographes. »

    Dès le début, les deux femmes ont travailléen tandem : « Elle ne m’a jamais rien imposé, ni refusé », souligne Agnès Sire. En 2012, les archives de Martine Franck ont rejoint celles d’Henri Cartier-Bresson, mais la photographe, fidèle à sa discrétion habituelle, a refusé que le nom de la fondation change.

    Rencontres et engagements

    L’exposition et le livre, élaborés avec Martine Franck alors qu’elle se savait malade, se lisent comme un hommage et un portrait en creux d’une artiste au regard doux et à la volonté tenace. Accrochées en constellation sur le mur vert céladon, de façon chronologique, les images en noir et blanc à l’élégance classique racontent aussi bien l’époque dans laquelle Martine Franck a baigné que ses rencontres et ses engagements : les mouvements sociaux des années 1960, les femmes, l’enfance et la vieillesse, les artistes, les îles Britanniques, l’Asie…

    En 1970, lorsque Martine Franck épouse Henri Cartier-Bresson, de trente ans son aîné, lui a déjà abandonné la photographie. De son côté, elle a tracé son chemin : après un voyage initiatique en Extrême-Orient avec son amie Ariane Mnouchkine, dont elle suivra l’aventure au Théâtre du Soleil, elle…

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  • Danse : l’essaim de Christos Papadopoulos

    Danse : l’essaim de Christos Papadopoulos

    Un clic et des dizaines de Christos Papadopoulos surgissent sur l’écran. Un seul est danseur et chorégraphe. « J’ai un nom tellement banal en Grèce que c’est presque une blague, glisse ce trentenaire souriant. Chez nous, au lieu de dire : Il était une fois un homme, on dit : Il était une fois un Papadopoulos. » Et donc, trois ans seulement après la création de sa compagnie Leon & the Wolf, basée à Athènes, avec trois pièces à son tableau d’honneur, ce Papadopoulos-là se hisse pour la seconde fois à l’affiche du Théâtre de la Ville-Les Abbesses, à Paris, avec Ion.

    Tout file vite pour Papadopoulos ? Oui et non. Ses bagages pèsent déjà lourd. Il appartient au cercle des interprètes et amis du chorégraphe et plasticien vedette Dimitris Papaioannou. Il a joué dans sa mise en scène des cérémonies des Jeux olympiques d’Athènes en 2004. « J’interprétais le lanceur de javelot qui fait surgir de la mer la statue d’une tête cycladique », rappelle-t-il en mimant le geste athlétique.

    Christos Papadopoulos, chorégraphe : « Avec Dimitris [Papaioannou], on formait une famille avec beaucoup de liberté dans les échanges au travail. Nous avions le luxe du temps »

    Il collabore ensuite avec Papaioannou de 2005 à 2009 : « Nous avons été à l’affiche en 2006 avec son spectacle “2” pendant quatre mois au Théâtre Pallas, dont la jauge est de 1 900 spectateurs, et avons fait salle comble chaque soir. Avec Dimitris, on formait une famille avec beaucoup de liberté dans les échanges au travail. Nous avions le luxe du temps. Sa méthode de création m’a illuminé. Je continue à lui parler régulièrement et répète parfois dans ses studios. En revanche, je ne suis pas inspiré comme lui par la mythologie grecque. »

    Nature d’abord, au premier plan. Christos Papadopoulos est né et a grandi dans le petit village de Némée, dans le Péloponnèse. Son grand-père était viticulteur…

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  • Florence Malraux, assistante-réalisatrice, est morte

    Florence Malraux, assistante-réalisatrice, est morte

    Fille de Clara et André Malraux, figure parisienne des années 1950, assistante-réalisatrice, entre autres, d’Alain Resnais dont elle fut l’épouse, membre de plusieurs institutions cinématographiques, Florence Malraux est morte mercredi 31 octobre à Paris. Elle avait 85 ans.

    Elle naît le 28 mars 1933 à Paris. La même année, son père devient célèbre avec la publication de La Condition humaine. Lorsque ses parents se séparent, au début de la seconde guerre mondiale, la petite Florence accompagne sa mère dans le sud de la France, à Toulouse, puis à Montauban. Elle est le témoin de l’engagement de Clara Malraux dans la résistance. A cette époque, elle rencontre Edgar Morin, alors étudiant et bientôt lui aussi résistant, qui restera son ami.

    A la Libération, elle revient à Paris, où elle se lie d’amitié avec Françoise Quoirez, qui n’est pas encore Sagan, et compte parmi les premiers lecteurs du manuscrit de Bonjour tristesse. Le nom de Florence Malraux revient, avec celui de Bernard Frank ou Claude Perdriel, dans la chronique des nuits parisiennes que traversait la jeune romancière.

    « Faire rayonner l’œuvre de son père »

    En 1961, la fille du désormais ministre de la culture du général de Gaulle signe le Manifeste des 121 qui soutient l’insoumission et la solidarité avec les insurgés en Algérie. C’est le début d’une longue brouille avec André Malraux. En même temps, elle se tourne vers le cinéma. Elle assiste François Truffaut sur le tournage de Jules et Jim (1962), sans que son nom soit mentionné au générique. L’année précédente, elle a occupé le même poste – seconde assistante – sur le plateau de L’Année dernière à Marienbad, d’Alain Resnais (l’autre second assistant du film a pour nom Volker Schlöndorff). C’est le début d’une collaboration, puis d’un mariage, qui dureront jusqu’à I Want to Go Home, en 1989, en passant par Muriel, Providence, Mon Oncle d’Amérique ou Mélo.

    Florence…

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  • 11-Novembre : « Il n’y a pas de différence de nature entre le soldat de 1914 et celui de 2018 »

    11-Novembre : « Il n’y a pas de différence de nature entre le soldat de 1914 et celui de 2018 »

    Tribune. Le 11 novembre, la France commémorera les 100 ans de l’armistice signé en 1918. Depuis 2011 dans la pratique et 2012 dans la loi, ce jour est aussi celui de l’hommage rendu à tous les militaires morts pour la France, y compris en opérations extérieures, et leurs noms peuvent être portés sur les monuments aux morts des communes. En 2011 également, a été décidée l’érection d’un monument spécifique aux morts en opérations extérieures, dont l’inauguration devrait enfin avoir lieu en 2019.

    Ce tournant s’est produit alors que l’année 2011 a été la plus meurtrière pour l’armée française engagée en Afghanistan, avec 26 soldats défunts, dont 21 « morts pour la France ». Le sort réservé aux militaires des opérations extérieures s’est ainsi peu à peu rapproché de celui de leurs prédécesseurs, et notamment des combattants de la Grande Guerre.

    Ces hommages, parce qu’ils résultent toujours d’un choix politique, doivent être concurrencés par d’autres formes de récits ; les historiens sont heureusement là pour établir les distinctions nécessaires à la compréhension des spécificités de chaque conflit armé. La continuité que ces signes tangibles établissent entre les soldats de 1914 et les militaires d’aujourd’hui, tout autant fondée sur des faits, mérite cependant d’être saluée.

    Ces rites en effet viennent rappeler qu’il existe toujours des Français pour accepter de porter les armes, y compris dans ce que cet engagement comporte de plus tragique, et parfois même d’absurde. Ils obligent ceux pour qui l’épreuve du feu ne demeure qu’une expression théorique à se souvenir qu’elle est pour d’autres, encore, une réalité charnelle vécue en leur nom en raison de choix politiques collectifs.

    Ces évolutions pourraient faire croire que l’identité combattante des armées a été largement clarifiée aux yeux des Français. Les chefs militaires, et en particulier le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre, et…

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