Author: Don Kayembe

  • Florence Malraux, assistante-réalisatrice, est morte

    Florence Malraux, assistante-réalisatrice, est morte

    Fille de Clara et André Malraux, figure parisienne des années 1950, assistante-réalisatrice, entre autres, d’Alain Resnais dont elle fut l’épouse, membre de plusieurs institutions cinématographiques, Florence Malraux est morte mercredi 31 octobre à Paris. Elle avait 85 ans.

    Elle naît le 28 mars 1933 à Paris. La même année, son père devient célèbre avec la publication de La Condition humaine. Lorsque ses parents se séparent, au début de la seconde guerre mondiale, la petite Florence accompagne sa mère dans le sud de la France, à Toulouse, puis à Montauban. Elle est le témoin de l’engagement de Clara Malraux dans la résistance. A cette époque, elle rencontre Edgar Morin, alors étudiant et bientôt lui aussi résistant, qui restera son ami.

    A la Libération, elle revient à Paris, où elle se lie d’amitié avec Françoise Quoirez, qui n’est pas encore Sagan, et compte parmi les premiers lecteurs du manuscrit de Bonjour tristesse. Le nom de Florence Malraux revient, avec celui de Bernard Frank ou Claude Perdriel, dans la chronique des nuits parisiennes que traversait la jeune romancière.

    « Faire rayonner l’œuvre de son père »

    En 1961, la fille du désormais ministre de la culture du général de Gaulle signe le Manifeste des 121 qui soutient l’insoumission et la solidarité avec les insurgés en Algérie. C’est le début d’une longue brouille avec André Malraux. En même temps, elle se tourne vers le cinéma. Elle assiste François Truffaut sur le tournage de Jules et Jim (1962), sans que son nom soit mentionné au générique. L’année précédente, elle a occupé le même poste – seconde assistante – sur le plateau de L’Année dernière à Marienbad, d’Alain Resnais (l’autre second assistant du film a pour nom Volker Schlöndorff). C’est le début d’une collaboration, puis d’un mariage, qui dureront jusqu’à I Want to Go Home, en 1989, en passant par Muriel, Providence, Mon Oncle d’Amérique ou Mélo.

    Florence…

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  • 11-Novembre : « Il n’y a pas de différence de nature entre le soldat de 1914 et celui de 2018 »

    11-Novembre : « Il n’y a pas de différence de nature entre le soldat de 1914 et celui de 2018 »

    Tribune. Le 11 novembre, la France commémorera les 100 ans de l’armistice signé en 1918. Depuis 2011 dans la pratique et 2012 dans la loi, ce jour est aussi celui de l’hommage rendu à tous les militaires morts pour la France, y compris en opérations extérieures, et leurs noms peuvent être portés sur les monuments aux morts des communes. En 2011 également, a été décidée l’érection d’un monument spécifique aux morts en opérations extérieures, dont l’inauguration devrait enfin avoir lieu en 2019.

    Ce tournant s’est produit alors que l’année 2011 a été la plus meurtrière pour l’armée française engagée en Afghanistan, avec 26 soldats défunts, dont 21 « morts pour la France ». Le sort réservé aux militaires des opérations extérieures s’est ainsi peu à peu rapproché de celui de leurs prédécesseurs, et notamment des combattants de la Grande Guerre.

    Ces hommages, parce qu’ils résultent toujours d’un choix politique, doivent être concurrencés par d’autres formes de récits ; les historiens sont heureusement là pour établir les distinctions nécessaires à la compréhension des spécificités de chaque conflit armé. La continuité que ces signes tangibles établissent entre les soldats de 1914 et les militaires d’aujourd’hui, tout autant fondée sur des faits, mérite cependant d’être saluée.

    Ces rites en effet viennent rappeler qu’il existe toujours des Français pour accepter de porter les armes, y compris dans ce que cet engagement comporte de plus tragique, et parfois même d’absurde. Ils obligent ceux pour qui l’épreuve du feu ne demeure qu’une expression théorique à se souvenir qu’elle est pour d’autres, encore, une réalité charnelle vécue en leur nom en raison de choix politiques collectifs.

    Ces évolutions pourraient faire croire que l’identité combattante des armées a été largement clarifiée aux yeux des Français. Les chefs militaires, et en particulier le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre, et…

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  • Présidentielle à Madagascar: bilan de la campagne électorale à Toamasina

    L’hotel de ville de Toamasina, grande ville portuaire de la côte est de Madagascar. © RFI/Laetitia Bezain

    Par
    RFI

    Publié le 05-11-2018
    Modifié le 05-11-2018 à 07:41

    A Madagascar, la campagne électorale touche à sa fin. Les Malgaches iront voter pour élire leur président ce mercredi 7 novembre, parmi 36 candidats. A Toamasina, grande ville portuaire de la côte est de l’île, les habitants ont vu défiler favoris du scrutin et candidats moins connus qui ont tenté de les convaincre.

    Sur la plage de Toamasina, quelques partisans se sont rassemblés pour soutenir leur candidat. Pendant cette campagne, de nombreuses promesses ont été faites aux habitants de la capitale économique et premier port commercial de Madagascar.
    Aina, 23 ans, étudie au centre de formation maritime de la ville. « J’ai vu trois candidats venir ici : Hery, Rajoelina et Ravalomanana. Ils ont dit qu’ils allaient changer complètement Madagascar. Ils nous ont tous dit qu’ils allaient développer le port. Mais moi je ne soutiens pas les anciens présidents car ils ont déjà dirigé le pays. Ils nous ont menti. Je choisirai une personne qui n’a pas encore été au pouvoir. J’aimerais bien que ce soit une femme par exemple. »
    Gisèle, couturière, a suivi cette campagne de près. « J’ai écouté les informations à la télévision. Je ne rate rien ! C’est à nous de réfléchir maintenant si ce qu’ils disent est réalisable ou pas. Je sais déjà pour qui je vais voter. Je voterai pour un jeune. »
    Lainirina Raveloharijaona, est le référent régional de Fanoa, un programme mis en place par la société civile actif dans l’observation du processus électoral. « Tous les candidats ont fait des efforts pour éclaircir davantage leur programme. Cette fois-ci, les gens sont conscients de l’élection. Ils sont mobilisés, ils sont prêts. »
    Avec ses 228 000 électeurs, Toamasina et sa périphérie sont très convoitées par les candidats. Elle reste l’une des villes qui comptent le plus de votants.

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  • Jacques-Henri Eyraud : « Dans les faits, la ligue fermée est déjà à l’œuvre dans le football européen »

    Jacques-Henri Eyraud : « Dans les faits, la ligue fermée est déjà à l’œuvre dans le football européen »

    C’est un discours qui a fait parler : mardi 30 octobre, le président de l’OM, Jacques-Henri Eyraud, était invité au Sport Innovation Summit (SIS), un colloque sur les innovations dans le sport qui se tenait dans les salons feutrés du Medef, à Paris. Il y exposait sa vision du football du futur, sur laquelle il revient pour Le Monde.

    Lire aussi :   Le nouveau président de l’Olympique de Marseille, Jacques-Henri Eyraud, l’ami des Américains

    Vous avez évoqué dans votre discours un projet de ligue fermée avec 36 clubs, 18 au nord de l’Europe, 18 au sud. C’est un projet qui rencontre une forte opposition, notamment en France, mais dont les « Football Leaks » ont révélé qu’il était plus concret qu’on ne l’imaginait.

    Nous n’avons jusqu’à présent pris part à aucune discussion ou groupe de travail visant à mettre en place un tel projet. Pour éviter la ligue fermée, le football professionnel français doit impérativement accélérer sa mutation, soutenir davantage ses meilleurs représentants pour qu’ils soient plus compétitifs encore sur la scène européenne, pérenniser un modèle économique favorable à l’ensemble des acteurs, regarder les nouvelles technologies dans les yeux et cultiver son exceptionnelle capacité à former et développer des jeunes joueurs de grand talent.

    Lire aussi :   « Football Leaks » : la faiblesse de l’UEFA face aux grands clubs européens

    Mais arrêtons l’hypocrisie. Dans les instances européennes, la ligue fermée, c’est l’éléphant dans la pièce. Tout le monde y pense et personne n’en parle… La réalité, c’est qu’elle est déjà à l’œuvre. Les 80 % des clubs participant aux phases éliminatoires de la Ligue des champions sont les mêmes depuis vingt ans et la réforme qui a limité l’accès à la compétition a figé un peu plus le statu quo. Avec deux places qualificatives pour les phases de groupe, il est clair que la France s’est fait plumer.

    « Le football ne peut qu’attirer des investisseurs capables de mettre beaucoup d’argent afin de rendre pérenne une ligue fermée »

    Il y a donc déjà un football à deux vitesses où une élite se dégage et génère des moyens exorbitants, quand ces élites ne sont pas dans les mains d’Etats, comme les Emirats arabes unis ou le Qatar. Quand vous voyez que le top 10 européen est constitué d’un groupe de clubs dont le budget annuel est supérieur à 400 millions d’euros, vous vous dites que le football ne peut qu’attirer des investisseurs capables de mettre beaucoup d’argent afin de rendre pérenne une ligue fermée, réunissant les clubs les plus populaires au monde.

    Joueurs « augmentés », changements de règles, ligue fermée… votre intervention lors du SIS a fait beaucoup réagir, souvent négativement. Comprenez-vous la défiance de plusieurs acteurs du monde du football sur ces questions ?

    Le monde du football est très conservateur. Ces réactions ne font que le confirmer. Dans ce secteur, l’horizon est le dimanche suivant. D’ailleurs, j’ai eu beaucoup de réflexions après cette conférence pour me dire « OK, mais il est où le grand attaquant ? » [que réclament les supporteurs de l’Olympique de Marseille depuis deux saisons]. C’est absurde. On est là justement pour bâtir quelque chose de solide, un club qui sera compétitif pendant des années et qui va comprendre et anticiper les évolutions technologiques pour essayer de les utiliser de façon positive, y compris socialement. Le résultat de l’OM le week-end prochain a évidemment son importance, mais il faut surtout continuer à penser au long terme.

    J’étais invité à cette conférence qui traite d’innovation et qui consistait à imaginer ce que pourrait être le football dans dix-quinze ans. Je n’ai pas parlé de ce que je souhaitais. J’ai évoqué ce que je voyais arriver. J’ai pu voir dans mon parcours professionnel l’impact des technologies sur des pans entiers d’industries et la société dans son ensemble. Sous prétexte que le football est le sport universel qui a tiré son succès de son accessibilité, sous prétexte qu’il est au sommet de la chaîne alimentaire du sport, est-il immunisé contre ces vagues technologiques ? Pour moi, la réponse est évidemment non.

    Quel sera l’impact de ces nouvelles technologies sur le football ?

    Deux événements m’ont toujours fasciné : la victoire de Deep Blue sur Kasparov en 1997 qui marque les débuts concrets de l’IA [intelligence artificielle], et le séquençage du génome au tout début des années 2000. Ces deux événements marqueront durablement le XXIe siècle. L’IA va bouleverser tous les secteurs économiques et la biotechnologie et les neurosciences vont modifier complètement les notions de performance, de santé, de bien-être et de longévité.

    Le football se trouvera forcément bouleversé par ces deux plaques tectoniques. L’évolution qui se profile est celle d’un sport qui va rester très populaire au niveau amateur mais qui, au sommet de la pyramide, va faire que ceux qui pourront supporter le coût de la recherche et de l’adoption des technologies prendront de l’avance sur les autres.

    « On est capable de faire évoluer l’homme. Le sport n’échappera pas à cette tendance et la difficulté va consister à en définir les limites »

    Le foot professionnel français doit donc conduire sa révolution copernicienne. Dans le plan stratégique de la LFP [Ligue de football professionnelle] d’ici à 2022, il n’est prévu que 3 millions d’investissements dans le numérique et le recrutement de seulement 4 personnes. Tout est dit…

    Vous avez également évoqué les progrès de la science sur le corps humain et ses applications au football. Pensez-vous que nous verrons des « joueurs augmentés » à l’avenir ?

    Des clubs travaillent déjà sur ces questions avec des laboratoires de recherche. Le sujet est extraordinairement compliqué et en même temps assez simple : quand on réussit à séquencer le génome, on est capable de faire évoluer l’homme. Le sport n’échappera pas à cette tendance et la difficulté va consister à en définir les limites.

    Il y a plusieurs champs d’expérimentation qui existent aujourd’hui, comme la prévention des blessures. Une rupture des ligaments qui immobilise un joueur six mois est un drame pour le joueur mais aussi pour le club. Tout ce qui sera capable de limiter ces blessures ou d’accélérer la guérison sont des enjeux extrêmement importants. Idem pour la pose d’implants ou de prothèses, qui permettraient de limiter les blessures mais aussi d’avoir une performance accrue.

    Au-delà des questions éthiques que cela pose, n’y a-t-il pas un risque d’accentuer ce football à deux vitesses ?

    C’est un risque immense qu’il va falloir surveiller de très près et il y aura besoin de régulation, de transparence et d’informations. Ce qui est important dans le sport, c’est l’aléa du résultat. Si cet aléa est balayé, alors on sera arrivé à une situation contre-productive qui signera la fin du sport. Il faut donc être capable de l’empêcher à tout prix.

    Comment se regardera le football à la télévision ?

    Il y a plus d’un an déjà, j’ai expérimenté un système de réalité mixte, avec des lunettes qui ne vous isolent pas du monde extérieur. Elles projettent un écran avec un niveau de résolution d’images exceptionnelle et qui permet d’avoir accès à des données, de revoir le ralenti des images selon ses besoins, etc. La technologie va pouvoir ouvrir des champs d’expérimentation incroyables dans le spectacle de diffusion d’un match de football.

    Va-t-on vers une exploitation plus grande des données statistiques, pendant un match par exemple ?

    Je ne dis pas que ça remplacera le jugement humain et la perception visuelle, mais c’est un complément qui arrivera, c’est inéluctable. Je ne vois pas en quoi on dénature le sport en ayant accès à des informations en temps réel sur les joueurs adverses, ses propres joueurs, et être capable de les utiliser pour adapter son schéma de jeu, affiner ses choix, etc.

    Vous estimez que le football perd de sa popularité. Ces mesures sont-elles pertinentes pour remédier à cette tendance ?

    C’est une évolution problématique, notamment chez les plus jeunes, liée à la montée en puissance de l’e-sport et des jeux vidéo. Comment faire pour que le foot leur parle davantage ? Comment fidéliser ou attirer vers soi les jeunes qui font souvent autre chose quand ils regardent les matchs de football à la télévision ? Un des grands problèmes des sports américains aujourd’hui est le vieillissement des téléspectateurs, dont l’âge moyen est largement supérieur à 50 ans.

    « Les évolutions des règles trouveront peut-être leur inspiration chez les éditeurs de jeux vidéo »

    D’où certaines idées que j’ai évoquées par rapport à l’évolution des règles. Après ma conférence, quelqu’un m’a appris que l’idée du but qui compte double lorsqu’il est marqué au-delà de la surface avait déjà été intégrée dans un mode du jeu FIFA 2019. La fiction peut influer sur la réalité, et demain, les évolutions des règles trouveront peut-être leur inspiration chez les grands éditeurs de jeux vidéo. Il faut se poser les bonnes questions sur le format, les règles du jeu et la façon dont il est produit sur les médias traditionnels et numériques.

    Que va-t-il rester du spectacle vivant dans les stades, consubstantiel au football ?

    Assister à un match de l’OM au milieu d’un virage est une expérience absolument extraordinaire, qui peut même vous changer. Pour moi, c’est d’ailleurs l’une des dernières expériences sociales ultimes. A l’OM, nous sommes très sensibles à notre responsabilité sociale et à l’environnement dans lequel on évolue. Tout ce qu’on fait est passé au tamis de notre ville, de ce qu’elle peut accepter et de ce qu’elle peut moins accepter.

    Le défi est de continuer à proposer des places en virage à des prix extrêmement bas. Face au PSG, près de 40 % du public avaient payé l’équivalent d’un peu plus de 9 euros [en raison du prix des abonnements]. Nous proposons une gamme de prix extrêmement large qui part des virages et va jusqu’aux zones hospitalités, où les prix peuvent être très élevés. On va continuer à pratiquer une segmentation très fine.

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  • Soul : les mille nuances de Macy Gray

    Soul : les mille nuances de Macy Gray

    Macy Gray arrive en chaussons à la réception d’un hôtel de Bruxelles, où elle joue le soir même, avant son concert parisien du 7 novembre, à la Salle Pleyel. A peine descendue du bus de sa tournée européenne, elle s’est mise à l’aise, avant une série d’entretiens, pour défendre son dixième album, Ruby, certainement un des plus réussis de sa carrière, car il marie à merveille sa voix doucement éraillée à des compositions jazz concoctées par des producteurs plutôt habitués jusque-là à la pop.

    Si, à 51 ans, la chanteuse a pourtant l’air fatigué en ce début d’après-midi, ce n’est ni à cause de ses concerts – il n’en paraîtra rien dans la soirée – ni à cause de ses rencontres avec les médias : « Mes trois enfants sont en tournée avec moi, explique-t-elle, ils me rendent folle. Ils ont 21, 22, 23 ans, et on dirait qu’ils en ont 4 ou 8. Je pensais que ça allait être drôle de les emmener mais, en fait, ils m’embêtent tout le temps. »

    Une voix « de dessin animé »

    Quand sa carrière décolle, en 1999, grâce à son tube international, I Try, Natalie Renee ­McIntyre est déjà une jeune mère de famille, fraîchement divorcée, avec trois chérubins sur les bras. Partie vivre dans l’Ohio auprès de sa mère, professeure de mathématiques, elle a déjà renoncé à son rêve de devenir scripte dans le cinéma, de chanter les classiques de Nina Simone et de Frank Sinatra dans son groupe de jazz et d’écrire pour les autres. L’éditeur phonographique Jeff Blue va la convaincre de revenir à Los Angeles et d’utiliser cette voix si particulière – une voix « de dessin animé » comme elle s’en amuse encore – pour ­chanter ses propres textes. Bien lui en prend : son premier album, On How Life Is, se vend à plus de 7 millions d’exemplaires dans le monde.

    Depuis, Macy Gray a appris à maîtriser les aléas de sa carrière, et surtout sa voix : « Ça fait tellement longtemps que je chante, résume-t-elle,

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  • RDC: polémique après la publication de l’équipe de campagne d’Emmanuel Shadary

    Emmanuel Ramazani Shadary est le candidat de la majorité au pouvoir en RDC. © REUTERS/Kenny Katombe

    Par
    RFI

    Publié le 05-11-2018
    Modifié le 05-11-2018 à 04:15

    En RDC, certaines personnalités figurant dans l’équipe de campagne du candidat de la majorité Emmanuel Ramazani Shadary, annoncée samedi, affirment ne pas avoir été consultées au préalables.

    Samedi, le Front commun pour le Congo (FCC) a dévoilé une liste de plus de 500 personnes qui devaient faire partie de l’équipe de campagne d’Emmanuel Ramazani Shadary, le dauphin du chef de l’Etat. Mais plusieurs de ces personnalités disent ne pas avoir été contactées au préalable. C’est notamment le cas de Florent Ibenge, l’entraîneur de l’équipe nationale de football et de l’As Vita Club, de Chantal Kanyimbo, rapporteur du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication, ainsi que de Kasonga Tshilunde, le président de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC).
    Le patron de l’UNPC dit être tombé des nues en apprenant que son nom figurait sur la liste de l’équipe de campagne d’Emmanuel Ramazani Shadary. « Comme un cheveu sur la soupe, je me retrouve dans une activité dont je n’ai pas été informé, affirme Kasonga Tshilunde. Je pense que ce n’était pas du tout correct. J’ai des appels, j’ai des insultes. J’occupe des charges au niveau de la presse congolaise et je suis le symbole de cette presse congolaise, donc je ne peux pas avoir d’autres charges en même temps. »

    Par voie de presse, près d’une dizaine de personnalités se sont dit surprises de se voir figurer sur cette liste. Comment l’expliquer ? « La liste qui a été publiée samedi a été décidée par le candidat Emmanuel Ramazani Shadary sur base des compétences qui existent dans la famille politique du Front commun pour le Congo, avance l’ambassadeur Barnabé Kikaya, conseiller diplomatique de Joseph Kabila et membre de l’équipe de campagne. Toutes ces personnes sont des personnes ressources. Les consultations ont certainement eu lieu, mais s’il y a des désistements aujourd’hui, ces personnes sont libres d’accepter ou de ne pas accepter. »
    Le directeur de cabinet du président a quant à lui indiqué dans un communiqué qu’il ne fallait pas se fier aux listes diffusées sur les réseaux sociaux, que la liste définitive de l’équipe de campagne serait diffusée ce lundi sur le site du FCC.

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  • Madagascar: André Mailhol, pasteur et candidat à la présidentielle

    Des affiches électorales placardées sur un arrêt de bus à Antananarivo. © MARCO LONGARI / AFP

    Par
    RFI

    Publié le 05-11-2018
    Modifié le 05-11-2018 à 04:02

    Outre les trois gros candidats à la présidentielle du 7 novembre, le pasteur André Mailhol, fondateur et chef de l’Eglise Apocalyptique, a également tenu un meeting ce week-end.

    Le pasteur Mailhol a commencé comme simple vendeur de vêtements sur les marchés. Mais en 1996, il a eu une « épiphanie » : la révélation qu’il devait étudier l’Apocalypse, le dernier livre du Nouveau Testament, et qu’il serait président en 2018.
    Environ 10 000 supporters sont venus l’applaudir dimanche au stade Mahamasina. Les gradins sont bleus et blancs, les couleurs du parti du candidat numéro 34. Plus d’une centaine de représentants de la secte, pasteurs et enseignants, sont aussi venus des quatre coins de l’île pour l’encourager.
    Pour le pasteur Didier Ramanantsoa, qui préside la secte à Tuléar, c’est grâce à Dieu qu’André Mailhol va remporter l’élection. « J’ai choisi le pasteur Mailhol. Je voterai pour lui mercredi parce qu’il est un homme de Dieu, il est un homme juste qui permettra de diminuer la pauvreté à Madagascar », assure-t-il.
    Difficile dans la foule de dissocier les fidèles des supporters politiques. Et pour cause, la plupart sont membres de la secte apocalyptique qui rassemble toutes les Eglises, protestante et catholique, et se base sur une interprétation très rigoriste de la Bible. Ce qui a donné un discours politique entrecoupé de prières avec le public, en transe.
    Un mélange des genres qui plaît à Mina, 35 ans, qui gère une société minière. « Il va droit au but, il n’hésite pas à parler des choses que les autres n’osent pas dire, s’enthousiasme-t-elle. Il cherche les solutions et quand il dit qu’il fait les choses, il les fait vraiment. On en a vraiment marre des politiciens qui promettent des choses et qui en fin de compte ne voient que leur intérêt. »
    On estime entre 1,5 et 2 millions le nombre de fidèles de l’Eglise Apocalyptique à Madagascar.

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  • Burkina Faso: les cerveaux présumés du putsch manqué de 2015 à la barre

    Le général Gilbert Diendéré (au premier plan à gauche) et l’ancien ministre des Affaires étrangères Djibrill Bassolé sont les principaux accusés dans le procès du putsch manqué de septembre 2015. © AHMED OUOBA / AFP

    Par
    RFI

    Publié le 05-11-2018
    Modifié le 05-11-2018 à 03:19

    Ce lundi 5 novembre au Burkina Faso commence l’interrogatoire des personnes présentées comme étant les cerveaux présumés du coup d’Etat avorté de septembre 2015. Environ 80 accusés ont déjà comparu depuis le début du procès.

    Le 16 septembre 2015, alors que le pays se préparait pour des élections après la chute de l’ex-président Blaise Compaoré, un groupe de soldats issus du Régiment de sécurité présidentielle arrête et séquestre le président et le Premier ministre de la transition. Le général Gilbert Diendéré, ancien chef d’état-major particulier de Blaise Compaoré, prend la tête du pays. Mais le coup d’Etat échoue et les présumés responsables sont attendus depuis maintenant trois mois par un tribunal militaire.
    A partir de ce lundi vont se succéder à la barre les généraux Gilbert Dienderé et Djibrill Bassolé, ancien patron de la diplomatie burkinabè, le colonel-major Boureima Kiéré, ex-chef d’état-major particulier du président de la transition, le commandant Abdoul Aziz Korogo, chef de corps par intérim du régiment de sécurité présidentielle, et l’ex-bâtonnier, Me Mamadou Traoré.
    « Au regard de ces accusés, on peut considérer que nous entrons dans une phase décisive du procès », note Maître Olivier Yelkouni, l’un des avocats du général Gilbert Dienderé. Sans le dire clairement, poursuit l’avocat, le parquet militaire présente ces personnes comme étant « les cerveaux ou les commanditaires du coup d’Etat ».
    Cette phase « décisive » commencera avec l’interrogatoire du commandant Abdoul Aziz Korogo. C’est lui qui avait représenté les soldats de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle au cours des négociations afin d’éviter un affrontement avec les soldats venus des autres camps du pays pour s’opposer au coup d’Etat.
    Pour l’un des avocats des parties civiles, « avec l’interrogatoire de ces personnes, on saura peut-être ce qui s’est réellement passé durant ce coup d’Etat ». Il assure que l’interrogatoire du chef de corps par intérim de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle est l’une des phases les plus importantes du procès. Le commandant Abdoul Aziz Korogo est la « boîte noire » du coup d’Etat selon Me Guy Hervé Kam. Et l’avocat espère que cette « boîte noire » va parler et confirmer ce que plusieurs accusés ont déjà déclaré devant le tribunal.

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  • Tchad: l’ex-chef de la diplomatie Acheikh Ibn Oumar de retour d’exil

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  • Côte d’Ivoire: pluie d’hommages après la mort d’Aboudramane Sangaré

    Aboudramane Sangaré, fidèle entre les fidèles de Laurent Gbagbo, est décédé samedi 4 novembre 2018. © AFP PHOTO/ SIA KAMBOU

    Par
    RFI

    Publié le 04-11-2018
    Modifié le 04-11-2018 à 23:37

    En Côte d’Ivoire, les hommages à la mort d’Aboudramane Sangaré se sont succédé tout le week-end. Le plus fidèle compagnon de route de l’ex-président Laurent Gbagbo s’est éteint des suites d’un cancer de la prostate à 72 ans samedi 3 novembre à Abidjan.

    La classe politique ivoirienne a rendu hommage au baron du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l’ex-président Laurent Gbagbo. La nouvelle de son décès a pris de court l’ensemble de la classe politique ivoirienne, qui semblait tout ignorer de la maladie d’Aboudramane Sangaré.
    Le président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro a été le premier à rendre un hommage appuyé à celui que l’on surnommait « le gardien du temple ». Samedi, en fin d’après-midi, le PDCI a dépêché son secrétaire exécutif Maurice Kakou Guikahué à la résidence de Laurent Gbagbo pour présenter ses condoléances à la famille biologique et politique, et saluer la mémoire « d’un homme d’honneur demeuré fidèle à la ligne politique originelle du FPI ».
    Depuis sa ville de Daoukro, le président du PDCI, Henri Konan Bédié, a lui-même pris sa plume pour s’incliner devant la mémoire de celui qu’il considère comme « un animateur de premier plan de la vie politique ivoirienne », tout en assurant que son parti sera présent à toutes les étapes du deuil.
    Sur les réseaux sociaux, Pascal Affi N’Guessan, président de l’aile officielle du FPI dont s’était affranchi Aboudramane Sangaré, met de côté les divisions et déplore la perte de celui qui a été « de tous les combats pour l’avènement d’une démocratie pluraliste dans le pays ».
    Mamadou Koulibaly, transfuge du FPI et ancien président de l’Assemblée nationale sous Gbagbo désormais chef du parti Lider, a également rendu hommage à son ancien collègue.
    Enfin, dans un sobre communiqué, le parti présidentiel RDR, a adressé ses condoléances aux proches du baron de l’opposition.

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