Author: Don Kayembe

  • Le “plan secret” de May sur le Brexit

    Le “plan secret” de May sur le Brexit

    “L’accord secret de May sur le Brexit”, titre ce 4 novembre le Sunday Times. D’après le journal du dimanche britannique, “la Première ministre a obtenu des concessions de Bruxelles” qui lui permettraient “d’éviter une frontière ‘dure’ en Irlande du Nord”, principal point de blocage des négociations. L’Union européenne (UE) accepterait ainsi d’inscrire “un accord sur une union douanière concernant tout le Royaume-Uni” dans l’accord de divorce. Il y aurait cependant une “clause de sortie” destinée à convaincre les eurosceptiques que le Royaume-Uni ne restera pas pour toujours dans cette union douanière.

    Le Sunday Times affirme que l’Union aurait accepté que les vérifications des marchandises s’effectuent dans les usines et magasins plutôt qu’à la frontière.

    Les préparatifs en vue d’un accord final sont “beaucoup plus avancés que ce qui avait été annoncé auparavant”, assure le journal, qui dit s’être appuyé sur plusieurs sources proches du dossier.

    Un porte-parole de la Première ministre a toutefois fait savoir que l’article du Sunday Times n’était que “spéculation”.

    Source

    Fondé en 1822, il a fusionné avec The Times en 1967. L’enfant chéri de Rupert Murdoch est aujourd’hui l’un des meilleurs journaux de qualité du dimanche, en tout cas le plus lu.
    Comme les éditions dominicales des

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  • Présidentielle à Madagascar: les derniers efforts des candidats

    Présidentielle à Madagascar: les derniers efforts des candidats


    Par
    RFI

    Publié le 04-11-2018
    Modifié le 04-11-2018 à 15:00

    A Madagascar, la fin officielle de la campagne électorale, ce sera lundi 5 novembre au soir, et la présidentielle est prévue mercredi 7. Après Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina, samedi, c’est au tour de Hery Rajaonarimampianina d’organiser, ce dimanche 4 novembre, un meeting à Antananarivo. Président jusqu’au mois de septembre, il a démissionné, comme le veut la Constitution, pour pouvoir se présenter. Hery Rajaonarimampianina demande plus de temps à la population pour accomplir ses promesses de candidat.

    Hery Rajaonarimampianina a fait toute sa campagne sur son bilan. Rappelons qu’il a été président jusqu’à il y a quelques semaines et qu’il a démissionné pour pouvoir se présenter à cette élection.

    Durant son discours, il a beaucoup insisté sur ce point, sur le fait qu’il respectait la loi et qu’il avait, par conséquent, démissionné comme le stipule la Constitution. Une façon de se démarquer de ses principaux concurrents, notamment l’un d’entre eux qui est arrivé au pouvoir par l’armée et non par les urnes.

    Hery Rajaonarimampianina a tenu un meeting très similaire à ceux de ses deux principaux concurrents, avec notamment un discours rythmé par des slogans, des chanteurs et des danseurs.

    Il demande qu’on le laisse continuer ce qu’il a entamé, rappelant le fait qu’il a fait construire des routes, des écoles et qu’il a appuyé les agriculteurs, et rappelant également que la croissance avait atteint les 5% cette année, et qu’il a le soutien de bailleurs de fonds.

    Des faits qui vont lui permettre de continuer le développement du pays. L’ancien président a par ailleurs indiqué, à plusieurs reprises, que ses projets étaient réalistes et réalisables. Une façon, là aussi, de se démarquer de certains candidats qui ont fait des promesses excentriques lors de cette campagne.

    D’autres candidats continuent également de battre campagne. C’est le cas, par exemple, du pasteur Mayol qui tient, lui aussi, un meeting ce dimanche 4 novembre. Il est à la tête de l’Eglise de l’Apocalypse, qui compte 2 millions de fidèles.

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  • En Egypte, la police annonce la mort de 19 « djihadistes » liés à l’attentat contre les coptes

    En Egypte, la police annonce la mort de 19 « djihadistes » liés à l’attentat contre les coptes

    Vendredi, un attentat revendiqué par l’organisation Etat islamique faisait sept morts parmi les fidèles de la communauté copte.

    Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 14h15, mis à jour à 14h50

    Lecture 1 min.

    Dix-neuf personnes présentées comme des djihadistes impliqués dans l’attentat dirigé contre la communauté copte vendredi à Minya, dans le centre de l’Egypte, ont été tués lors d’une fusillade avec la police, a annoncé, dimanche 4 novembre, le ministère de l’intérieur égyptien.

    Ces derniers ont été retrouvés « dans le cadre de la poursuite des éléments terroristes impliqués dans la mise en œuvre d’opérations hostiles dans le pays, dont la dernière attaque armée qui visait des citoyens lors de leur retour du monastère de Saint-Samuel », a précisé le ministère.

    « Les terroristes ont ouvert le feu »

    Au moins sept personnes avaient été tuées et sept blessées, vendredi, dans un attentat revendiqué par l’organisation Etat islamique (EI) contre un bus transportant des fidèles chrétiens coptes près du monastère de Saint-Samuel en plein désert, dans la province de Minya.

    Moins de quarante-huit heures après l’attaque, plusieurs télévisions égyptiennes ont diffusé en boucle les images fournies par le ministère, montrant des cadavres d’hommes armés jonchant le sable du désert. Les images ont également montré la tente qui abritait la cellule de combattants, contenant notamment un petit drapeau noir de l’EI.

    Des raids ont été menés dans les zones montagneuses du désert occidental de la province de Minya pour retrouver ces « éléments terroristes en fuite », a précisé le ministère de l’intérieur égyptien. « Les éléments terroristes ont ouvert le feu sur les forces [de sécurité], qui ont répliqué », a-t-il encore expliqué.

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    La « douleur » du pape

    Les djihadistes de l’EI s’en prennent régulièrement aux coptes, qui représentent environ 10 % de la population égyptienne, évaluée à quelque 100 millions d’habitants. Plus d’une centaine de personnes sont mortes dans une série d’attaques dirigées contre la communauté copte depuis la fin de 2016.

    La dernière attaque meurtrière contre des fidèles coptes en Egypte remontait à décembre 2017, lorsqu’un djihadiste de l’EI a tué neuf personnes dans une église au sud du Caire.

    Le pape François a réagi, dimanche, exprimant sa « douleur après l’attentat terroriste qui a frappé voici deux jours l’Eglise copte-orthodoxe en Egypte ».

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  • Le mari d’Asia Bibi, chrétienne acquittée de blasphème, demande l’asile pour sa famille

    Le mari d’Asia Bibi, chrétienne acquittée de blasphème, demande l’asile pour sa famille

    Quatre jours après son acquittement, le sort de la Pakistanaise reste très incertain dans son pays face aux manifestations d’extrémistes musulmans.

    Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 13h59, mis à jour à 16h26

    Lecture 1 min.

    Le mari d’Asia Bibi réclame l’asile pour sa femme, ses trois filles et lui-même aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne ou au Canada, alors que le sort de la Pakistanaise demeure très incertain dans son pays.

    Dénoncée par des voisines pour avoir bu l’eau d’un puits réservé en principe aux musulmans, cette chrétienne avait été condamnée à mort pour blasphème en 2010, avant de se voir, finalement, acquitter mercredi. Elle reste, cependant, pour l’heure incarcérée.

    « Je demande au président Donald Trump de nous aider à partir. Après cela, je demande à la première ministre britannique de faire de son mieux pour nous aider », a déclaré Ashiq Masih dans un message vidéo vu par l’AFP. Le mari d’Asia Bibi a également sollicité l’« aide » du premier ministre canadien, Justin Trudeau.

    Dans la vidéo, Ashiq Masih demande également l’asile pour Joseph Nadeem, qui a hébergé sa famille depuis la condamnation à mort de sa femme.

    « Si Asia Bibi quitte le pays, chaque membre de sa famille, chaque personne associée à elle, sera tué », a affirmé Wilson Chowdhry, le président de l’association des chrétiens pakistanais de Grande-Bretagne, qui aide Asia Bibi et sa famille depuis des années.

    Lire aussi Au Pakistan, les islamistes pèsent encore sur le sort d’Asia Bibi, acquittée pour blasphème

    Acquittée mais incarcérée

    Préalable à son départ du Pakistan, la libération de la chrétienne, qui semblait acquise après son acquittement mercredi par la Cour suprême, paraît toutefois incertaine.

    Le gouvernement a signé dans la nuit de vendredi à samedi un accord controversé avec des manifestants islamistes qui ont paralysé le pays trois jours durant. Il s’est notamment engagé à lancer une procédure visant à interdire à Bibi de quitter le territoire et à ne pas bloquer une requête en révision du jugement d’acquittement initiée par un religieux.

    Asia Bibi, bien que libérée par la justice, reste donc incarcérée à Multan. Samedi, Ashiq Masih avait demandé au gouvernement de « renforcer la sécurité » de son épouse « en prison ». L’avocat de la chrétienne, Saif-ul-Mulook, a, de son côté, annoncé à l’AFP son départ du Pakistan, où la question du blasphème est extrêmement épineuse.

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  • Congo: pénurie de carburant «super» à Brazzaville

    Congo: pénurie de carburant «super» à Brazzaville


    Par
    RFI

    Publié le 04-11-2018
    Modifié le 04-11-2018 à 12:46

    Au Congo, les délestages de courant, annoncés par la Société nationale d’électricité, pénalisent les activités à Brazzaville, la capitale. Dorénavant, à ces délestages, il faut ajouter une pénurie de carburant. Les stations essence de la capitale sont à sec et certains secteurs d’activité tournent ainsi au ralenti.

    A la descente de la Montagne sainte, dans le premier arrondissement, Garcia, un jeune de 30 ans qui tient un salon de coiffure, peine à faire de la recette. Les délestages l’empêchent de travailler et il ne peut pas non plus alimenter son groupe électrogène à cause d’une pénurie de « super ».

    « Je suis coiffeur. Je travaille avec le courant mais actuellement, le courant n’est pas stable. Ce qui nous fait un peu mal, c’est que ce n’est pas facile de se procurer du carburant. On se promène partout pour essayer d’en avoir mais on n’en trouve pas et cela nous met en difficulté », explique-t-il.

    A quelques encablures du salon de Garcia, à la station-service du CEG Angola-Libre, les automobilistes et notamment les chauffeurs taxi y passent plus de temps que dans la circulation. Ils sont à la merci des pompistes et des vendeurs à la sauvette communément appelés « kadhafis ».

    « Je suis congolais. Cela me fait mal. Cela ne me fait pas plaisir de voir des choses pareilles. C’est un grand problème de kadhafis. Lorsqu’ils achètent du carburant, ils le revendent à 2 000 ou 1 500 francs CFA. Mais combien gagne un Congolais pour acheter l’essence à 1 500 francs CFA ? », s’insurge-t-il.

    « Les pompistes te demandent parfois 3 000 francs CFA pour te faire un plein de carburant à 12 000 francs CFA ! », alerte, de son côté, un autre automobiliste.

    Selon une source à la Société nationale des pétroles du Congo, cette pénurie serait due aux problèmes logistiques de transport des produits pétroliers entre Pointe-Noire et Brazzaville.

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  • « On peut parler pour “Red Dead Redemption 2” de mélancolie masculine blanche »

    « On peut parler pour “Red Dead Redemption 2” de mélancolie masculine blanche »

    Mehdi Derfoufi, chercheur associé à l’université Sorbonne-Nouvelle (Paris-III), enseignant à l’université d’Illinois à Paris et spécialiste des questions post-coloniales au cinéma et dans les jeux vidéo, a répondu durant trois heures le mardi 30 octobre aux questions des lecteurs du Monde sur Red Dead Redemption 2 (RDR2), la superproduction de Rockstar Games sortie fin octobre.

    Il livre son analyse basée sur le visionnage du chapitre IV de l’aventure, qui se déroule dans l’équivalent de la Louisiane en 1899. Mehdi Derfoufi évoque ainsi la représentation de la mythologie occidentale de la conquête de l’Ouest dans le jeu, ainsi que de la place marginale qu’elle laisse aux Noirs et aux Amérindiens.

    Compte rendu :   premières impressions après cinq heures de jeu sur « RDR2 »

    Dedrak : Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur votre sujet de recherche ?

    Mehdi Derfoufi : Vaste sujet que le champ des études post-coloniales ! C’est avant tout une manière d’approcher les productions culturelles actuelles qui positionne l’expérience coloniale comme centrale, comme matrice de l’époque actuelle. L’Orientalisme de Edward Saïd [Seuil, 1980] est un classique fondateur de cette approche.

    von_yaourt : Le besoin de créer du jeu (dans son acception ludique) n’est-il pas une limite évidente à votre champ de recherche sur le jeu vidéo, au contraire du cinéma ? Même si la démarche est pertinente sur RDR2 qui n’est qu’un film ouvert mal déguisé dans un jeu sans gameplay…

    C’est un peu exagéré de dire qu’il n’y a pas de gameplay dans RDR2, non ? Mais votre question n’est pas sans intérêt. Bien sûr, l’analyse des représentations est bien plus évidente sur des jeux très narratifs qui proposent une identification à des personnages, un imaginaire, etc.

    Mais dans d’autres types de jeux, on peut aussi noter des fondements tels que l’accumulation, la progression, la linéarité, le principe d’apprentissage par échec et récompense. Tout cela correspond à des notions culturelles qui ne sont pas forcément évidentes pour toutes les sociétés à travers toutes les époques.

    Dans Red Dead Redemption 2, on se promène par exemple parfois dans des paysages quasi-déserts. C’est vraiment un élément important : un des plaisirs du jeu repose sur l’exploration mais aussi l’appropriation progressive du territoire, une appropriation qui se matérialise sur la carte, à travers les marqueurs. Dans la conquête coloniale, la cartographie est à la fois un outil de conquête et de contrôle d’un territoire et une représentation visuelle et imaginaire de ce contrôle.

    Analyse :   « Red Dead Redemption 2 » a-t-il été surnoté par la presse ?

    Jmye : Le principe de la conquête de l’Ouest n’était-il pas d’offrir à chacun un bout de terre où il pouvait construire le mode de vie ou la société qu’il désirait ? La liberté au gré du paysage infini ?

    Disons que c’était un des éléments, mais il y a différents niveaux politiques à cette conquête – à commencer par des objectifs étatiques d’expansion territoriale et de contrôle des ressources. Le concept de « destinée manifeste » émerge au milieu du XIXe siècle pour justifier moralement l’annexion des territoires de l’Ouest. Il s’agit de défendre l’idée que les Etats-Unis avaient une sorte de « mission divine » dans leur rôle de conquête et d’aménagement des terres « sauvages ».

    L’opposition entre civilisation et « sauvagerie » assimile à des espaces géographiques des identités raciales. Les « Peaux-Rouges » sont des « sauvages » qui font corps avec la nature, les « hommes blancs », les « pionniers », sont des êtres civilisés qui doivent faire l’apprentissage – pour survivre – des règles qui régissent cet espace sauvage, afin de le contrôler progressivement en vue de le domestiquer (littéralement en faire une maison, un lieu habitable, c’est-à-dire civilisé)

    EnColt & Bretelles : Sur la géographie justement, n’y a-t-il pas deux espaces différents suivant que l’on se place du côté des minorités ou du mâle blanc colonisateur ? Que ce soit en termes de lieux fréquentés – je pense notamment à la dualité entre ville et campagne – ou de « périmètre » de vie…

    Oui, tout à fait. RDR2 s’inscrit comme tout bon western dans un système d’oppositions binaires entre nature et culture, civilisation et espaces sauvages, ville et campagne, et évidemment il est assez facile de voir où se placent l’homme blanc et l’Amérindien dans ce schéma. Le récit du jeu s’inscrit dans ce schéma sans trop le perturber, dans la continuité du premier opus, qui travaillait toutefois davantage, il me semble, la question de la frontière avec le Mexique.

    L’avantage est que ce type d’opposition parle à tout le monde et est assez utile en termes dramaturgiques. Mais on peut proposer de sortir de ce schéma et rappeler que « civilisation » n’égale pas nécessairement « ville » ou « sédentarité », ou que les Amérindiens n’étaient pas tous des nomades, etc.

    Le mythe de la terre vierge, par exemple, sert à justifier la conquête, mais les espaces dits « sauvages » ne l’étaient pas vraiment… A propos de la « découverte » de l’Amérique et du mythe de l’Amazonie comme enfer vert, on peut lire les livres suivants : Amazonie, les 12 travaux des civilisations précolombiennes, par Stéphen Rostain [Belin, 2017], et 1493, comment la découverte de l’Amérique a transformé le reste du monde, par Charles C. Mann [Albin Michel, 2013].

    Compte rendu de tchat avec le chercheur en études cinématographiques Alexis Blanchet :   « Rockstar restitue le cinéma hollywoodien sous une forme autant narrative que spatiale »

    Lutin : Red Dead Redemption 2 recherche-t-il le réalisme de l’époque du Far West, ou reproduit-il les stéréotypes de l’époque ?

    A mon avis, dans RDR2, on est davantage dans un réalisme d’époque, qui manque l’occasion de déconstruire des stéréotypes raciaux. Par exemple, on y trouve le terme « darky » en anglais, traduit par « nègre » en français, qui est un terme la plupart du temps banni dans le contexte anglo-saxon en raison de sa violence raciste. Par ailleurs, dans une mission avec deux forçats, le héros intervient en arbitre, mais le forçat évadé blanc n’est pas traité sur le même plan que le forçat noir, qui est tenu à l’écart.

    Mais ça paraît cohérent avec le discours des créateurs qui, comme le disait récemment Dan Houser, essaient de « ressusciter un monde disparu ». Dans ce monde, ce qui les intéresse est clairement le point de vue de l’aventurier blanc, plutôt que celui des victimes de l’expansion étasunienne (les Amérindiens, les Noirs…). [Le jeu développe davantage le point de vue des Amérindiens dans le chapitre VI, dont M. Derfoufi n’avait pas connaissance lorsqu’a eu lieu cette session de questions & réponses]

    Analyse :   Le jeu vidéo, voix naissante des peuples marginalisés

    Supermeul : N’est-ce pas un peu comme la nostalgie actuelle aux Etats-Unis sur la période des années 1950-1960, où tout était bien mieux – sauf pour les femmes, les homosexuels et les minorités ?

    Très juste, la nostalgie est d’ailleurs un ressort puissant de RDR2 comme du premier opus. On parle souvent à propos de lui de mélancolie, d’errance contemplative. L’identification au jeu fonctionne pas mal sur le sentiment de perte d’un monde disparu et de redécouverte et d’immersion dans ce monde. Je pense qu’on peut parler de mélancolie masculine blanche, qui est aussi une manière très contemporaine de gérer le sentiment de culpabilité des crimes coloniaux.

    Kob : Existe-t-il des jeux vidéo dans lesquels est retransmis le vécu des minorités, non pas dans les objectifs du jeu, mais dans ses mécaniques ?

    Les premiers jeux à ma connaissance à poser la question raciale en termes de gameplay et pas seulement de représentations doivent être Méwilo et Freedom de Muriel Tramis et Patrick Chamoiseau, en 1987 et 1988.

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  • Côte d’Ivoire : mort d’un proche de Laurent Gbagbo

    Côte d’Ivoire : mort d’un proche de Laurent Gbagbo

    La Côte d’Ivoire est en deuil après la mort samedi d’un proche de l’ancien président Laurent Gbagbo.

    Le politicien ivoirien Aboudramane Sangaré, 71 ans, un proche de l’ancien président Laurent Gbagbo, est décédé samedi à Abidjan. Il est mort « des suites d’une courte maladie » a déclaré à l’Agence France Presse Franck Anderson Kouassi, le secrétaire national à la Communication du Front populaire ivoirien (FPI, opposition).

    Présenté comme le « gardien du temple », M. Sangaré dirigeait la faction dissidente du FPI qui avait élu en août dernier, Laurent Gbagbo, jugé à La Haye pour crimes contre l’humanité, à la tête du parti. M. Sangaré occupait les fonctions de vice-président et président par intérim du FPI.

    Le 10 octobre encore, il avait organisé une conférence de presse à la résidence de Laurent Gbagbo pour demander « à tous ses militants et sympathisants partout sur l’ensemble du territoire, à tous les démocrates et à l’ensemble des Ivoiriens, de s’abstenir de prendre part à ces élections-piège du 13 octobre 2018 ». Il était le leader de cette aile du FPI.

    Créé par Laurent Gbagbo, le FPI traverse une crise qui oppose deux camps rivaux. Pascal Affi N’Guessan, 65 ans, actuel président du parti, est contesté par le camp rival d’Aboudramane Sangaré.

    Premier ex-chef d’État remis à la CPI, Laurent Gbagbo est écroué depuis fin 2011 à La Haye, où il est jugé par la CPI pour « crimes contre l’humanité » présumés commis lors de la crise post-électorale de 2010-2011, qui a fait plus de 3 000 morts en Côte d’Ivoire.

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  • Tchad: un sous-préfet du Tibesti démissionne suite à des violences à Miski

    Tchad: un sous-préfet du Tibesti démissionne suite à des violences à Miski


    Par
    RFI

    Publié le 04-11-2018
    Modifié le 04-11-2018 à 11:27

    Des affrontements entre l’armée et des présumés terroristes ont eu lieu mercredi 31 octobre à Miski dans la région du Tibesti. L’armée avait affirmé avoir répondu à une attaque de la rébellion tchadienne. Selon le sous-préfet de Yebbibou, l’armée aurait utilisé des moyens aériens et d’artillerie pour s’en prendre aux populations civiles. Le sous-préfet annonce à RFI qu’il démissionne de son poste.

    Le sous-préfet dénonce des bombardements aériens, des pillages et des incendies de maisons. « Je ne peux pas cautionner ces actes. Par conséquent, je tire les conclusions qui s’imposent et je démissionne de mon poste avec effet immédiat. »

    Le sous-préfet démissionnaire annonce dans la foulée rejoindre un comité d’autodéfense, car pour lui ces opérations ainsi que le nouveau découpage territorial engagé par l’Etat n’ont qu’un but.

    « Déby et son clan voudraient absolument mettre la main sur la richesse de Miski. J’ai dit cela en connaissance de cause. Sous mes responsabilités. C’est-à-dire pendant que j’étais sous-préfet. Déby et sa famille ont tenté à maintes reprises d’exploiter l’or de Miski, en dehors de tout cadre légal. »

    Des accusations rejetées par le ministre tchadien de la Sécurité publique Ahmat Mahamat Bachir. Mais le ministre reconnaît tout de même à demi-mot que l’Etat intervient dans la zone pour contrôler lesdites ressources. « Il y a des mercenaires, des terroristes, des esclavagistes, qui ne veulent pas que le gouvernement, l’Etat, mette la main sur ces ressources-là ! »

    Face à cette fronde, le ministre se dit déterminé à employer la force. « Le gouvernement ne lésinera sur aucun moyen ! Nous allons tout engager pour nettoyer la zone ! Nous allons engager tous les moyens pour défendre le territoire national ! Tous les moyens, je dis bien ! »

    Ahmat Mahamat Bachir refuse toutefois de préciser le nombre de forces militaires engagées pour l’heure à Miski et dans la région.

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  • RDC: le difficile combat contre une épidémie de choléra qui progresse

    RDC: le difficile combat contre une épidémie de choléra qui progresse


    Par
    RFI

    Publié le 04-11-2018
    Modifié le 04-11-2018 à 11:13

    La République démocratique du Congo subit actuellement, dans l’est du pays, une dixième épidémie d’Ebola qui a fait 180 morts, et de nombreux cas de poliomyélite et de rougeole. Le pays fait aussi face à une épidémie de choléra qui a débuté en 2017. Depuis le début de l’année et jusqu’à la mi-octobre, le ministère congolais de la Santé a recensé plus de 880 personnes mortes de cette maladie sur plus de 25 000 cas déclarés. Presque toutes les provinces sont concernées, selon les autorités du pays qui ont commencé à mettre en place une riposte sanitaire. Enrayer cette épidémie de choléra sera cependant compliqué.

    Déjà 22 provinces touchées sur les 26 que compte la RDC. Tout le monde reconnaît, aujourd’hui, que l’épidémie de choléra a progressé géographiquement, même si les autorités assurent avoir su la contenir quant au nombre de ses victimes. En cause, le manque de moyens, des faiblesses inhérentes au système de santé ou encore l’insalubrité.

    Les autorités pointent également l’apparition d’une nouvelle épidémie d’Ebola, notamment dans le nord-est du pays.

    « Cette année a été le moment où nous avons voulu focaliser l’énergie pour organiser la riposte contre Ebola. Cela a permis de mobiliser les ressources et même le personnel pour organiser la lutte », a précisé le Dr Aruna Abedi, directeur de la Surveillance épidémiologique en RDC.

    Le gouvernement ainsi que l’OMS assurent qu’ils sont en train de tout mettre en œuvre pour endiguer cette épidémie de choléra, même si, en l’état actuel, il sera difficile de vaincre totalement, dans le pays, la « maladie des mains sales », comme on l’appelle.

    « Le problème du choléra est multisectoriel. Tant que les populations n’auront pas d’eau potable, tant que les populations n’auront pas accès à l’assainissement, il sera difficile d’endiguer le choléra en RDC », explique le Dr Gervais Folesack, coordinateur des urgences de l’OMS dans ce pays.

    En attendant, l’OMS vient de proposer au gouvernement la vaccination de quelque 6 millions de personnes à risque. Il s’agit d’une nouvelle stratégie de lutte contre le choléra à côté de celles qui ont déjà fait leurs preuves ailleurs comme par exemple l’adoption de mesures d’hygiène.

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  • Brexit : la presse anglaise parle d’un accord imminent sur la frontière irlandaise

    Brexit : la presse anglaise parle d’un accord imminent sur la frontière irlandaise

    La Grande-Bretagne resterait dans une union douanière temporaire avec l’Union européenne après le Brexit pour éviter une frontière coupant l’île d’Irlande entre le Nord, membre du Royaume-Uni, et le Sud, selon un nouvel accord intervenu entre Londres et Bruxelles, affirme, dimanche, le Sunday Times.

    La première ministre britannique Theresa May aurait obtenu des concessions de Bruxelles, l’UE ayant accepté d’inscrire une union douanière pour « l’ensemble du Royaume-Uni » dans l’accord de divorce, selon des sources proches du dossier citées par l’hebdomadaire. Le cabinet de Theresa May a commenté l’article du Sunday Times, dimanche, en qualifiant de « spéculation » ces informations, tout en précisant que les « négociations se poursuivaient ».

    La frontière irlandaise constitue l’un des principaux obstacles à un accord sur le Brexit, aucune des parties ne souhaitant rétablir une frontière physique entre l’Irlande et l’Irlande du Nord par peur de compromettre l’accord de paix ayant mis fin à des décennies de violences communautaires.

    Nos explications :   pourquoi la frontière entre les deux Irlandes est un casse-tête pour Londres

    Maintenir une frontière ouverte

    Selon cet accord, l’Union européenne accepterait que les vérifications des marchandises soient faites dans les usines et magasins plutôt qu’à la frontière, écrit le Sunday Times.

    Le 2 novembre, le chef de la diplomatie irlandaise, Simon Coveney, et David Lidington, le secrétaire d’Etat auprès du cabinet de Mme May, avaient assuré que Dublin et Londres étaient « très près » de s’accorder sur la manière de maintenir une frontière ouverte sur l’île d’Irlande après le Brexit, principal obstacle à la conclusion d’un accord sur le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne.

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