Author: Don Kayembe

  • Que pensent les élus « populistes » ? Leurs positions décryptées

    Que pensent les élus « populistes » ? Leurs positions décryptées

    Il y a eu Donald Trump et Rodrigo Duterte en 2016, l’Autrichien Sebastian Kurz et son allié du FPÖ Heinz-Christian Strache en 2017, enfin le duo italien Matteo Salvini-Luigi Di Maio et le Brésilien Jair Bolsonaro en 2018. Tous sont qualifiés de populistes, à la fois par leurs adversaires et par la presse – et parfois revendiquent eux-mêmes le qualificatif. De quoi parle-t-on ? Le « populisme » est qualifié d’« attitude politique consistant à se réclamer du peuple », selon la définition du dictionnaire Larousse.

    Tous ces dirigeants sont arrivés au pouvoir en remportant une élection à l’issue d’une campagne où ils ont opposé le peuple contre les élites politiques ou économiques. Pourtant, ces traits communs masquent d’énormes disparités entre leurs idéologies. « Le mot “populisme” mis à toutes les sauces perd toute signification et empêche tout diagnostic pertinent », disait à juste titre le sociologue Edgar Morin en avril 2013.

    Lire aussi :   Du bon usage du mot « populiste » dans « Le Monde »

    On trouvera par exemple des interventionnistes libéraux, des climatosceptiques religieux, des xénophobes adeptes du libre-échange et de l’interventionnisme économique ou même un ancien militaire antisystème soutenu à la fois par les églises, les milieux économiques et l’armée. Et pourtant, ces personnalités politiques font bien œuvre de populisme, « c’est-à-dire suscitent et activent les passions les plus négatives, et même les plus perverses pour étendre leur audience et entretenir leurs troupes », écrit le philosophe et professeur à l’université Paris Descartes Yves Charles Zarka. L’auteur décrit la liste des éléments que l’on retrouve dans tous ces discours, pour que « la justice, la prospérité et le bonheur soient restaurés » :

    • la fabrication de boucs émissaires ;
    • des « promesses d’autant plus exorbitantes que les moyens élaborés pour les satisfaire sont indigents » ;
    • la désignation d’un « ennemi à attaquer ou à détruire ».

    Des points communs qui ne définissent en rien la politique qu’ils mènent ou comptent mener. Pour y voir plus clair, dans l’infographie suivante, nous avons sélectionné huit thèmes politiques majeurs et nous avons tenté de les placer sur un axe les uns par rapport aux autres :

    • l’exercice du pouvoir : concentré ou partagé avec les autres institutions ;
    • l’environnement : plus ou moins d’écologie ;
    • les sujets de société liés à la famille ou aux minorités : conservatisme ou libéralisme ;
    • l’économie : de libéral comme Bolsonaro à interventionniste comme Orban ;
    • la protection sociale : avec plus ou moins d’aides ;
    • l’immigration : favorable ou défavorable à l’accueil ;
    • le rôle de la religion dans la définition de la politique : important chez Erdogan ou faible chez Duterte ;
    • le commerce international : de protectionniste à favorable au libre-échange.

    Cette infographie présente le positionnement politique de onze personnalités qualifiées de populistes dont plusieurs gouvernent ensemble : en l’occurrence en Autriche et en Italie. Chaque cercle est placé sur une réglette qui compare les dirigeants entre eux, sur huit thématiques.

    Passez votre sourisTapez du doigt sur les bulles pour afficher le détail.
    Jair Bolsonaro (Brésil)
    Donald Trump (Etats-Unis)
    Recep Tayyip T. Erdoğan (Turquie)
    Rodrigo Duterte (Philippines)
    Nicolas Maduro (Venezuela)

    Viktor Orbán (Hongrie)
    Luigi Di Maio (Italie)
    Matteo Salvini (Italie)
    Sebastian Kurz (Autriche)
    Heinz.-Christian. Strache (Autriche)
    Andrej Babiš (Rép. tchèque)

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    MÉTHODOLOGIE

    Comparer les populismes : comment nous avons travaillé

    Pour mettre sur pied cette infographie, nous avons essayé de comparer entre eux des dirigeants politiques élus régulièrement qualifiés de « populistes ». Nous avons ensuite repris leurs déclarations, leurs programmes ou les mesures qu’ils ont prises pour les placer sur un axe qui va d’une position extrême à son opposé.

    Nous avons choisi ces dirigeants selon deux critères : le fait qu’ils sont emblématiques et qu’ils ont accédé au pouvoir suprême dans les années 2010. Ainsi par exemple, même si Recep Tayyip Erdogan a occupé d’autres postes, il n’est président de la République de Turquie que depuis 2014. Sept sur onze sont arrivés au pouvoir depuis 2017, dont un – le Brésilien Jair Bolsonaro – n’accédera au pouvoir qu’en janvier 2019.

    C’est une tentative dont la teneur est potentiellement subjective : c’est le fruit d’un travail collectif pour lequel nous avons pris le soin d’expliquer pour chaque position pourquoi tel ou tel homme politique se retrouvait à cette place et pas à une autre.

    Les sources que nous avons utilisées sont accessibles dans cette liste.

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  • Bénin: toute l’opposition vent debout contre le président Patrice Talon

    Bénin: toute l’opposition vent debout contre le président Patrice Talon


    Par
    RFI

    Publié le 04-11-2018
    Modifié le 04-11-2018 à 09:17

    L’ensemble des partis d’opposition béninois exigent au président Talon le « retour immédiat et sans délai des exilés politiques », tels que l’homme d’affaires Sébastien Adjavon, l’ancien maire de Cotonou Léhadi Soglo, révoqué par le gouvernement et le secrétaire exécutif du parti FCBE, Valentin Djenontin. Tous séjournent en France. L’opposition exige aussi l’abrogation de la loi qui crée la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), machine à juger les opposants sous le prétexte de la lutte contre la corruption. Pour les législatives de mars 2019, l’opposition envisage la création d’un parti unifié et une liste commune.

    Cette requête a été adressée à Patrice Talon à l’occasion d’un meeting, samedi 3 novembre 2018 à Cotonou. Devant une foule de militants, les leaders de l’opposition béninoise ont critiqué sévèrement la gouvernance du président. Militants, élus ; tous les adversaires du pouvoir étaient là, à l’exception des  anciens présidents Nicéphore Soglo et Boni Yayi. Absent aussi, Sébastien Ajavon, récemment condamné par contumace à 20 ans de prison.

    MM. Yayi et Ajavon ont adressé des messages qui ont été lus dans la salle et  qui ont été très applaudis. Le slogan « trop c’est trop » a retenti plusieurs fois et très vite, le rassemblement a pris la tonalité d’une bataille pour l’alternance. Pourtant, Patrice Talon n’est qu’à mi-mandat. Mais au pupitre, les orateurs ont distribué les mauvais points. On est loin des promesses folles de Patrice Talon, résumait la déclaration lue par le député de Basile Ahossi.

    Et ce même député de terminer par une série de revendications : « Nous, forces de l’opposition, exigeons le retour des exilés politiques et leur participation libre à la vie politique nationale ; l’abrogation pure et simple des lois portant Code électoral et Charte des partis politiques ; l’abrogation de la loi portant création de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme, Criet. »

    Cap désormais sur les élections législatives de l’année prochaine. Pour peser face au camp Talon, l’opposition envisage la création d’un parti unifié qui pourrait présenter une liste unique aux élections. Où en est ce projet ? « Ce ne sont pas des choses qui sont simples, mais nous sommes à quelques encablures de réussir cet exploit-là. Nous travaillons à avoir une liste unique. » Le rassemblement s’est achevé sur l’hymne national, chanté en chœur.

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  • Niels Schneider : « Des spectateurs m’ont dit qu’ils avaient envie de me frapper. J’étais très heureux »

    Niels Schneider : « Des spectateurs m’ont dit qu’ils avaient envie de me frapper. J’étais très heureux »

    Cette fois, Niels Schneider joue un méchant. « Un vrai salaud », renchérit le jeune acteur. Dans Un amour impossible, l’adaptation au cinéma du roman autobiographique de Christine Angot, paru en 2015, Philippe, fils de bonne famille, séduit une jeune secrétaire à Châteauroux, dans les années 1950. Beau, lâche et brillant, il ne lui passe aucune faute de français, refuse de l’épouser et finira par abuser de leur enfant, quelques années plus tard. « Pas une page du scénario ne venait rattraper cette raclure, souligne Niels Schneider. C’est la première fois que je me frottais à un personnage totalement condamnable. » Jusque-là sa beauté angélique avait souvent été prise pour argent comptant : objet de désir dans J’ai tué ma mère (2009) et Les Amours imaginaires (2010), de Xavier Dolan, amant spectral dans Les Rencontres d’après minuit (2013), de Yann Gonzalez, et prince charmant percussionniste dans Belle dormant (2016), d’Adolfo Arrieta.

    « Ça me paraît absurde de choisir ses rôles en fonction d’un capital sympathie. » Niels Schneider

    Niels Schneider, 31 ans « a été courageux, reconnaît la réalisatrice Catherine Corsini. “C’est atroce le mal que je fais. Je n’en peux plus”, disait-il souvent. » Petit à petit, l’acteur sent Philippe le ronger. Le week-end, à Châteauroux, il décompresse sur les rives du lac de Belle-Isle où les amateurs de sports nautiques viennent y chercher un peu de fraîcheur, en été. « Mais il n’y avait pas grand-chose à faire. Tout le monde me racontait sa petite anecdote avec Gérard Depardieu ou Michel Denisot, qui sont originaires du coin. C’était tout, décrit Niels Schneider. J’ai donc pu rester focalisé sur Philippe. Catherine Corsini m’incitait à voir des films avec Maurice Ronet, Ascenseur pour l’échafaud ou Le Feu follet. Mais Ronet m’émeut, il est le versant triste d’Alain Delon. »

    Il…

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  • Virginie Efira : « M’autoriser à être moi m’a pris beaucoup de temps »

    Virginie Efira : « M’autoriser à être moi m’a pris beaucoup de temps »

    STEPHAN VANFLETEREN POUR « LE MONDE »

    Par Pascale Krémer

    EntretienRéservé à nos abonnés

    Publié aujourd’hui à 06h39, mis à jour à 16h27

    Je ne serais pas arrivée là si… Cette semaine, l’actrice belge confie son « coup de foudre intellectuel et amical » pour la réalisatrice Justine Triet.

    L’ex-animatrice télé en Belgique puis en France est, à 41 ans, une actrice très demandée. La réalisatrice Catherine Corsini lui a offert le rôle principal d’Un amour impossible, qui sort le 7 novembre.

    Je ne serais pas arrivée là si…

    Si je n’avais pas rencontré des personnes, sur mon parcours, pour me donner une forme de liberté, de confiance. Elles m’ont permis de mieux me connaître, de m’autoriser à faire des choses. Je pense par exemple à la réalisatrice Justine Triet. Son film Victoria [2016] a changé le regard porté sur moi, on m’a ensuite proposé des rôles dans un registre plus large. Il a aussi changé le regard que je portais sur moi-même. Je suis quelqu’un de normal, avec une dureté, une mélancolie, des contradictions dont je pensais qu’elles n’intéressaient personne.

    Ce manque de confiance a-t-il à voir avec votre enfance, à Bruxelles ?

    J’ai eu une enfance extrêmement heureuse. Mon père était professeur d’hématologie et d’oncologie à l’hôpital universitaire. Il avait une conscience sociale extrêmement forte. Ma mère avait une capacité d’adaptation inouïe et une immense qualité : elle créait le beau. D’ailleurs mon frère cadet est devenu peintre et sculpteur. Mais j’avais une grande gêne de moi-même. Je me souviens de m’être dit très tôt : « Je ne suis pas exceptionnelle. » D’avoir relu le journal intime que j’écrivais, adolescente obsédée par les garçons, en pensant : « Mon Dieu, je suis bête… » D’osciller entre le sentiment que la vie me réserverait des aventures et celui de ne pas être à la hauteur.

    Un prof de dessin scientifique nous avait demandé ce qu’on voulait faire plus tard. Un camarade a répondu pour moi que je voulais être actrice. « Ah oui ? », a dit le prof. « Tu veux faire du peep show ? » J’ai rigolé avec tout le monde.

    Votre scolarité a-t-elle contribué à cette auto-dévalorisation ?

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  • Centenaire du 11-Novembre : Emmanuel Macron sur les traces de la Grande Guerre

    Centenaire du 11-Novembre : Emmanuel Macron sur les traces de la Grande Guerre

    Deux régions, onze départements, dix-sept villes. Emmanuel Macron entame, dimanche 4 novembre à Strasbourg (Bas-Rhin), le plus long déplacement hexagonal depuis son élection à la présidence de la République. Durant une semaine, jusqu’au samedi 10 novembre, le chef de l’Etat va sillonner l’est et le nord de la France, loin de Paris, où il ne rentrera pas même dormir.

    Une « itinérance mémorielle » au « format inédit », selon les termes de l’Elysée, destinée à commémorer le centenaire de la première guerre mondiale. Mais aussi, espèrent les stratèges de l’exécutif, à renouer les mille fils perdus avec les Français, qui n’en finissent plus de se détourner du jeune président dans les sondages.

    En gestation depuis près d’un an, ce périple emmènera sans surprise le chef de l’Etat sur quelques-uns des lieux emblématiques de la grande guerre. Emmanuel Macron se rendra mardi à Verdun (Meuse), où il se recueillera à l’ossuaire de Douaumont et visitera avec des lycéens le village de Fleury-devant-Douaumont, totalement détruit en 1916 et jamais reconstruit depuis. Jeudi, il visitera également l’Anneau de la mémoire de Notre-Dame-de-Lorette (Pas-de-Calais), inauguré en 2014 par François Hollande et où sont inscrits les noms de près de 600 000 soldats morts au cours du conflit, sans distinction de nationalité. Une visite de l’Historial de la Grande Guerre de Péronne (Somme) est aussi prévue vendredi.

    Hommage aux sans-grade

    Mais le président, qui n’aime rien faire comme tout le monde, a également prévu des détours par des sentiers moins empruntés. Lundi, il s’arrêtera à Morhange (Moselle), lieu en 1914 de l’une des pires défaites françaises de la Grande Guerre, avec jusqu’à 20 000 tués par jour au cours de ce qu’on a appelé la « bataille des Frontières ». « Aucune autorité de l’Etat ne s’y est rendue depuis un sous-préfet en 1964 », vante-t-on à l’Elysée. Mardi, c’est sur la colline des Eparges (Meuse), autre lieu de furieux…

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  • En campagne, Trump agite le spectre des « hordes de criminels » venant du Sud

    En campagne, Trump agite le spectre des « hordes de criminels » venant du Sud

    Venu soutenir les candidats républicains aux élections de mi-mandat, il a vanté son bilan économique et accusé les démocrates de vouloir nuire aux Etats-Unis.

    Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 03h02, mis à jour à 10h02

    Lecture 3 min.

    Le président Donald Trump a averti les Américains, samedi 3 novembre, qu’une victoire démocrate aux élections de mi-mandat, mardi 6 novembre, précipiterait l’avènement du socialisme aux Etats-Unis et l’arrivée de hordes de criminels venus d’Amérique centrale, son argument de campagne final pour sauver la majorité républicaine au Congrès.

    « [Les démocrates] imposeront le socialisme en Floride. Bienvenue au Venezuela », a lancé le locataire de la Maison Blanche, samedi soir, à Pensacola, en Floride, lors d’un meeting de soutien aux candidats du « Grand Old Party » (GOP) au Sénat et au poste de gouverneur, respectivement Rick Scott et Ron DeSantis.

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    Description apocalyptique du programme démocrate

    L’avion présidentiel Air Force One était garé sur le tarmac de l’aéroport où se tenait le meeting, en toile de fond ; lors de ses déplacements, lors de la campagne présidentielle de 2016, l’appareil du milliardaire apparaissait systématiquement aussi en arrière-plan.

    Depuis qu’il est entré en campagne, à l’occasion de ces « midterms », à chaque étape, Donald Trump vante les excellents chiffres de l’emploi et les baisses d’impôts qui ont été adoptées en décembre 2017 ; puis il se lance dans une description apocalyptique de la politique migratoire de ses adversaires.

    Les démocrates, a-t-il dit ce samedi, veulent « effacer les frontières » et faire passer « les clandestins avant les citoyens américains ». « [Leur] programme sur l’immigration est de faire venir le trafic de drogues, le trafic d’êtres humains, et les cartels criminels », a-t-il aussi lancé lors d’un autre meeting, dans le Montana.

    Depuis des semaines, il parle en termes inquiétants des caravanes de plusieurs milliers de migrants d’Amérique centrale traversant actuellement le Mexique vers les Etats-Unis, et contre qui il a envoyé des milliers de soldats à la frontière sud des Etats-Unis. Selon lui, 300 d’entre eux sont « très mauvais » ; il a dit avoir reçu des informations des autorités mexicaines sur ces migrants. « Les barbelés peuvent être une bien jolie chose, quand ils sont bien posés », a aussi dit le 45e président américain.

    Obama très demandé

    Mardi 6 novembre, le premier rendez-vous électoral national depuis l’élection de 2016 déterminera qui contrôlera les deux chambres du Congrès (Sénat et Chambre des représentants) jusqu’à la prochaine présidentielle, le 3 novembre 2020.

    Donald Trump n’entretient pas le suspense sur sa candidature à ce scrutin-là, plaisantant sur son prochain slogan (traduisible par « Maintenir la grandeur de l’Amérique »), et assurant que ses débats contre le futur candidat démocrate seront « très faciles ».

    Du côté démocrate, c’est son prédécesseur Barack Obama qui a endossé le costume du sauveur, après avoir passé vingt-deux mois dans une relative réserve politique. Il y a huit ans, en 2010, il s’apprêtait à subir un raz de marée républicain à ses propres premières élections de mi-mandat : c’était la « révolution » de la mouvance conservatrice du Tea Party.

    Lire aussi Midterms : le président perd presque toujours, mais pas forcément sa majorité

    Cette année, le retraité a la cote et est la figure la plus recherchée du parti démocrate, dépourvu de leader naturel. « Je suis là pour une simple raison : vous demander d’aller voter », a lancé Barack Obama, vendredi soir, à Atlanta, en Géorgie, pour soutenir la candidate qui pourrait devenir, mardi, la première gouverneure noire élue de cet Etat du Sud, Stacey Abrams. « Les conséquences de l’abstention sont profondes, car l’Amérique est à la croisée des chemins, a-t-il déclaré. Les valeurs de notre pays sont en jeu ». L’ancien président sera à nouveau en meetings dimanche, tout comme Donald Trump.

    Votes anticipés

    Chez les républicains, les candidats recherchent activement le soutien de Donald Trump, qui reste la personnalité la plus rassembleuse et populaire du parti ; ce dernier assume que ces élections soient un référendum sur sa personne.

    Echaudés par la surprise de 2016, les médias américains se montrent plus prudents et évitent toute prédiction définitive à partir des sondages qui donnent aujourd’hui un avantage aux démocrates pour la chambre basse du Congrès. Pour les 435 sièges de la Chambre des représentants, renouvelés pour deux ans, la course se concentre sur une soixantaine de circonscriptions, les autres étant assez solidement ancrées chez l’un ou l’autre parti.

    Au Sénat, 35 sièges sur 100 sont en jeu, pour des mandats de six ans. Hasard du calendrier, les Etats concernés sont pour la plupart dans des régions conservatrices, ce qui complique toute reconquête démocrate.

    Les élections semblent bénéficier cette année d’une mobilisation inédite pour un rendez-vous qui habituellement ne suscite qu’une participation de 40 % à 45 %, contre plus de 60 % aux présidentielles. Plus de 32 millions d’électeurs ont déjà voté par correspondance ou en personne, selon Michael McDonald, professeur à l’Université de Floride. C’est 20 % de plus que l’ensemble des votes anticipés aux élections de mi-mandat de 2014, selon lui.

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  • Tanzanie: Amnesty International dénonce la répression tous azimuts

    Tanzanie: Amnesty International dénonce la répression tous azimuts


    Par
    RFI

    Publié le 04-11-2018
    Modifié le 04-11-2018 à 02:58

    En Tanzanie, Amnesty International pointe une « chasse aux sorcières » après les propos du gouverneur de Dar es Salaam appelant les habitants de sa province à dénoncer les homosexuels à partir de ce lundi 5 novembre.

    Amnesty International dénonce le projet du gouverneur de Dar es Salaam, Paul Makonda, de traquer et d’arrêter les homosexuels. « Nous avons reçu des informations comme quoi 5 000 personnes ont déjà été dénoncées à la police, c’est en tout cas ce qu’a dit le gouverneur de Dar es Salaam », rapporte Seif Magango, le directeur adjoint d’Amnesty pour l’Afrique de l’Est.

    L’homosexualité constitue un crime en Tanzanie et elle est punie d’une peine minimale de 30 ans pouvant aller jusqu’à la prison à perpétuité. « Ce n’est pas quelque chose d’acceptable qu’un gouvernement comme celui de la Tanzanie appelle ses concitoyens à se retourner les uns comme les autres, souligne-t-il. En bref, on veut juste rappeler aux autorités tanzaniennes que c’est leur obligation de traiter leur population dans le respect des droits de l’homme et des principes auxquels elles se sont engagées sur le plan international et de ne pas autoriser cette chasse aux sorcières. »

    Le chef de la délégation de l’UE rappelé

    Mais en Tanzanie, cette chasse aux sorcières ne se limite pas aux personnes LGBT. Opposants, activistes ou encore journalistes en sont aussi l’objet. La répression est, selon l’organisation de défense des droits de l’homme, tous azimuts.

    « Cette répression contre les homosexuels ne devrait pas être perçue comme un élément isolé, insiste le directeur adjoint d’Amnesty pour l’Afrique de l’Est. C’est quelque chose que l’on voit depuis que ce régime est arrivé au pouvoir. Il n’y a pas que la minorité LGBT qui est visée. Il ne se passe plus une semaine sans qu’une partie ou l’autre de la population ne soit menacée. Un jour, ce sont des musiciens qui sont arrêtés, des artistes empêchés de voyager, des groupes de la société civile qui sont fermés. On a même vu le président bannir de l’école les filles qui tombaient enceintes. »

    Même les diplomates en font les frais. Le chef de la délégation de l’Union européenne en Tanzanie a été rappelé à Bruxelles, a indiqué samedi à l’AFP une porte-parole de l’UE dans le pays. Dans un article publié vendredi, la Lettre de l’océan Indien affirmait que le gouvernement tanzanien avait donné 24 heures au diplomate néerlandais Roeland van de Geer pour quitter le pays.

    « Sur l’affaire de l’Union européenne, je ne connais pas tous les détails, précise Seif Magango, mais l’Union européenne dénonce régulièrement ces problématiques de droits de l’homme. Le gouvernement tanzanien essaie de faire taire toute voix dissidente, y compris au-delà de ses frontières, et cela devrait être condamné aussi. Cela démontre l’intolérance du gouvernement envers toute personne ou institution qui défend les droits des citoyens. »

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  • Le Pentagone sanctionne six militaires après l’embuscade au Niger

    Le Pentagone sanctionne six militaires après l’embuscade au Niger

    L’armée américaine a sanctionné six militaires pour leur rôle dans une opération ratée au Niger, qui avait coûté la vie à quatre soldats américains et quatre Nigériens dans un guet-apens djihadiste en 2017, selon le New York Times samedi 3 novembre.

    Une patrouille conjointe de 11 soldats des forces spéciales américaines et 30 soldats nigériens a été attaquée par des combattants affiliés au groupe Etat islamique (EI) équipés d’armes automatiques, de grenades et de mitrailleuses, le 4 octobre 2017 à proximité du village de Tongo Tongo, à une centaine de kilomètres de Niamey, près de la frontière avec le Mali.

    En mai dernier, le Pentagone avait rendu public le résumé d’un rapport d’enquête concluant à une série d’erreurs de la part des militaires américains, mal préparés et envoyés dans cette mission sans avoir reçu de feu vert à un niveau hiérarchique suffisamment élevé.

    Lettres de réprimande

    Selon le Times samedi, les militaires sanctionnés incluent deux membres de l’unité attaquée : le capitaine Mike Perozeni et son numéro deux. Ils ont reçu des lettres de réprimande leur reprochant un entraînement préalable insuffisant et l’absence de simulations de combat avec les soldats nigériens. Des lettres de réprimande, selon leur degré de sévérité, peuvent signifier la fin d’une carrière militaire. Deux officiers supérieurs ayant approuvé la mission n’ont en revanche pas été réprimandés, selon le quotidien.

    Le Pentagone n’a pas confirmé immédiatement ces informations, mais une porte-parole a annoncé que le ministère avait demandé à ses services de lui présenter une « revue complète des procédures, politiques et programmes d’entraînement ».

    Le secrétaire à la défense James Mattis « a reçu ces rapports commandés dans un délai de 120 jours et procède actuellement à un examen approfondi de leurs conclusions », a ajouté la porte-parole, Candice Tresch.

    Cible introuvable

    Le but original de l’opération était de capturer un chef du groupe djihadiste « Etat islamique dans le Grand Sahara » (EIGS), Doundoun Cheffou, soupçonné d’être impliqué dans l’enlèvement de l’humanitaire américain Jeffery Woodke.

    Mais les militaires n’ont pas trouvé leur cible. En repartant du village, relativement peu équipés et ne portant pas leurs gilets pare-balles, ils avaient été attaqués par surprise par une cinquantaine de combattants lourdement armés. Des chasseurs français étaient ensuite intervenus pour faire battre en retraite les assaillants.

    L’embuscade avait provoqué un vif débat aux Etats-Unis sur la justification de la présence de 800 soldats américains dans cette région du monde.

    Depuis, le général Thomas Waldhauser, chef du commandement Afrique, a déclaré que les forces américaines étaient devenues « beaucoup plus prudentes » dans leurs opérations.

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  • Aquarius: le coup de gueule du skipper Kito de Pavant

    Aquarius: le coup de gueule du skipper Kito de Pavant

    • Aquarius: le coup de gueule du skipper Kito de Pavant

      Par





      Aquarius: le coup de gueule du skippeur Kito de Pavant
      RFI

      Lors du convoyage de son bateau de la Méditerranée vers Saint-Malo, le skipper Kito de Pavant a croisé la route d’une embarcation chargée de migrants. Une image qu’il a jugée insupportable. Comme lui, six skippers français qui prennent le départ ce dimanche de la Route du Rhum ont décidé de porter les couleurs de l’ONG SOS Méditerranée dont le navire humanitaire, l’Aquarius, est bloqué à quai, faute de pavillon.


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      RFI a organisé sa cinquième Bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon à Abidjan, en Côte d’Ivoire, après les quatre premières éditions au Mali, à Madagascar, au Bénin, et au Sénégal.Créée en hommage à nos deux reporters assassinés le 2 novembre 2013 à Kidal, dans le nord du Mali, cette bourse récompense chaque année, dans un pays…


    • Cérémonie de remise de la Bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon

      Cinq ans après l’assassinat de nos deux collègues Ghilslaine Dupont et Claude Verlon au Mali, la Bourse qui porte leur nom se déroulait cette année à Abidjan en Côte d’Ivoire. Comme chaque année elle a distingué un journaliste et un tecnicien qui viendront à Paris dans quelques mois pour suivre une formation. Cette année, les lauréats…


    • Deux minutes avec François Kency

      Le chanteur ivoirien François Kency était invité dans l’émission “À l’affiche” présentée par Amobé Mévégué. Au micro de RFI Musique, il évoque son EP “Faaz”, son combat contre les violences faites aux femmes et son appel à la réconciliation ivoirienne.


    • Christophe Deloire (RSF): « Un pacte sur l’information et la démocratie sera bientôt lancé à Paris »

      Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans Frontières (RSF) était ce vendredi 2 novembre, l’invité du matin de RFI. Il répond aux questions de Frédéric Rivière.http://www.rfi.fr/emission/20181102-christophe-deloire-secretaire-general-reporters-frontieres


    • Hommage à Ghislaine Dupont et Claude Verlon à la Maison de la poésie à Paris

      A l’occasion du cinquième anniversaire de l’assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, leurs amis, proches et collègues, leur ont rendu hommage, le 27 octobre 2018 à la Maison de la poésie à Paris, à travers la lecture et la musique. Les deux envoyés spéciaux de RFI ont été assassinés le 2 novembre 2013 à Kidal, au Mali. Depuis,…


    • “Salina, les trois exils” un roman de Laurent Gaudé

      Écoutez Laurent Gaudé, écrivain français, nous expliquer qui est Salina, l’héroïne de son dernier roman, paru en octobre 2018, aux éditions Actes Sud. À cette occasion, Catherine Fruchon-Toussaint dans son émission “Littérature sans frontières”, sur Rfi, s’entretient avec Laurent Gaudé. Vous pourrez écouter l’émission dans son…


    • Sira Sylla (LREM) : « La diplomatie culturelle, outil d’influence pour notre politique étrangère »

      Sira Sylla, députée de la Seine-Maritime, avocate et chargée par le parti La République En Marche de réfléchir à la promotion de la Francophonie était ce lundi 1er novembre, l’Invitée du matin de RFI. Elle répond aux questions de Frédéric Rivière.http://www.rfi.fr/emission/20181101-sira-sylla-deputee-LREM-seine-maritime


    • Etats-Unis/Elections mi-mandat: les machines à voter et la couverture médicale

      J-6 avant les élections de mi-mandat aux États-Unis : des élections locales avec une portée nationale, déterminantes pour la deuxième partie du mandat de Donald Trump. Tout au long de cette campagne, RFI a décrypté ce scrutin. Neuvième et dernier numéro de cette série : Marie Normand revient sur les problèmes liés aux machines à voter…


    • États-Unis : que se passe-t-il dans l’enseignement public ?

      A six jours des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, focus sur l’école primaire et secondaire. Écoutez François Durpaire, historien et enseignant spécialiste des États-Unis, nous expliquer ce qui se passe chez les enseignants américains. S’il existe bien un système public, ce dernier reflète de grandes disparités entre les états, car…


    • Sally Bilaly Sow, bloggeur guinéen

      Sally Bilaly Sow, bloggeur guinéen, a lancé « Villageois 2.0 » , une plateforme citoyenne virtuelle pour permettre aux jeunes de s’exprimer et de demander des comptes aux autorités sur la gestion de l’argent public. Cet espace permet aussi de vérifier des fausses informations qui circulent sur des événements.


    • Le Mexicain Gustavo Castro de l’organisation Otros Mundos dans l’Etat du Chiapas

      Gustavo Castro est mexicain, de l’organisation pour la défense de l’environnement Otros Mundos dans l’Etat du Chiapas. Il travaillait aussi en Amérique Centrale et se trouvait chez Berta Cáceres de l’ONG COPIN, qui luttait contre la construction d’un barrage, lorsque des tueurs l’ont assassinée le 2 mars 2016. Seul témoin de cet…


    • L’avocate tunisienne, Bochra Belhaj Hmida

      Bochra Belhaj Hmida est députée en Tunisie, avocate, et présidente de la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (Colibe) qui a rendu son rapport en juin dernier : ses propositions pour améliorer les libertés et les droits des Tunisiens ont provoqué la colère de certaines franges de la population, au point de dénigrer et…


    • Référendum en Nouvelle-Calédonie: le FLNKS appelle à la mobilisation

      La Nouvelle-Calédonie, territoire français du Pacifique situé à 22 000 kilomètres de Paris, décidera dimanche de son avenir par référendum : rester ou non dans la République française. Le résultat d’un long combat mené par une grande partie des Kanaks, le peuple autochtone de l’île colonisée par la France. Même si les sondages donnent…

    Grand Angle

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  • Football: deux ans de prison ferme pour Iaquinta, ex-champion du monde italien

    Football: deux ans de prison ferme pour Iaquinta, ex-champion du monde italien

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    L’ancien footballeur italien Vincenzo Iaquinta, champion du monde 2006, a été condamné mercredi à deux ans de prison ferme par un tribunal italien, pour des crimes liés à la possession d’armes avec des circonstances aggravantes mafieuses.

    Le procureur avait requis une peine de six ans d’emprisonnement pour l’ex-attaquant de la Juventus Turin, 38 ans et 40 sélections, pour détention d’armes à feu et liens avec le groupe mafieux ‘Ndrangheta dans le nord de l’Italie. Par ailleurs, son père Giuseppe a été condamné à 19 ans de prison pour ses liens avec la ‘Ndrangheta, une organisation mafieuse originaire de Calabre, dans le sud de l’Italie.

    « Ridicule, honteux! », ont crié à l’issue de la sentence le père et le fils, qui feront appel selon leurs avocats. « Ils ont ruiné ma vie alors que je n’ai rien fait », a dit Vincenzo Iaquinta aux journalistes en dehors du tribunal. « Je souffre comme un chien depuis quatre ans, tout comme ma famille et mes enfants, alors que je n’ai rien fait! ».  « Dans ma famille on ne sait même pas ce que c’est que la ‘Ndrangheta, ils ont ruiné ma vie pour rien. Ils m’ont jugé coupable parce que je suis calabrais, mais j’ai gagné la Coupe du monde. La justice nous sera rendue. Aujourd’hui, la peine a été prononcée sans procès », a-t-il ajouté.

    En mai, le procès a impliqué, à des degrés divers, plus de 120 prévenus dont des mafieux et des hommes d’affaires. Ce coup de filet qualifié à l’époque d’historique avait eu lieu en 2015, dans le cadre d’une enquête coordonnée par le parquet de Bologne.

    En 2006, il participe à la victoire de la Coupe du monde en Allemagne, jouant cinq matchs avec la Squadra azzurra, et marquant un but face au Ghana.

    Formé à Padova, Iaquinta a notamment évolué au cours de sa carrière à l’Udinese et à la Juventus Turin.

    Avec AFP

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