Author: Don Kayembe

  • Un militaire américain tué par un soldat afghan à Kaboul

    Un militaire américain tué par un soldat afghan à Kaboul

    Un militaire américain a été tué, samedi 3 novembre à Kaboul, dans une attaque semble-t-il commise par un soldat afghan qui a été aussitôt abattu, a indiqué l’OTAN dans un communiqué.

    « Selon les premières informations, l’assaillant était un membre des forces afghanes de défense et de sécurité », indique un communiqué de la mission Resolute Support de l’Alliance atlantique. Il a été abattu par « d’autres militaires afghans », selon le texte.

    Un autre militaire américain, blessé, a été transféré à la base militaire de Bagram pour y être soigné. Son état est jugé « stable ». Une enquête a été ouverte sur l’épisode, le troisième de ce type en moins de trois semaines dans le pays.

    Plus de 2 000 soldats américains tués

    Les talibans avaient revendiqué deux autres attaques similaires survenues en octobre dans les provinces de Hérat et Kandahar. Lors de cette dernière, le chef de la police de Kandahar et le chef provincial du renseignement afghan avaient été tués, tandis que le général américain Jeffrey Smiley avait été blessé par balles. Le chef de l’armée américaine et de l’OTAN en Afghanistan, le général Scott Miller, présent sur les lieux, avait réchappé aux tirs.

    Lire aussi :   Afghanistan : les Etats-Unis reconnaissent qu’un général a été blessé lors d’un attentat

    Plus de 2 000 soldats américains ont perdu la vie en Afghanistan depuis le début de la guerre en 2001. Avec 14 000 militaires, les Américains composent encore aujourd’hui la plus grande partie de la mission Resolute Support qui vise à soutenir et former l’armée afghane.

    Dans un communiqué publié par le ministère russe des affaires étrangères, on apprenait samedi que le gouvernement afghan et le mouvement des talibans seraient tous deux représentés lors d’une rencontre internationale sur l’Afghanistan qui se tiendra en Russie le 9 novembre.

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  • Le Brexit inquiète les écoles de commerce françaises

    Le Brexit inquiète les écoles de commerce françaises

    Les établissements à dimension internationale craignent les difficultés à recruter des enseignants étrangers et les refus de visas pour leurs élèves.

    Par Adeline Farge Publié aujourd’hui à 16h00, mis à jour à 16h00

    Lecture 5 min.

    Bordée par la Tamise, Oxford, écrin de la plus prestigieuse université britannique, émerveille depuis des siècles les meilleurs élèves. Même un dimanche, le tumulte des bars et les groupes d’étudiants s’apostrophant dans toutes les langues à travers les ruelles pavées confirment que la ville aux clochers rêveurs est la cité universitaire internationale par excellence. Ses collèges à l’architecture néogothique accueillent près de 32 000 étudiants du monde entier.

    « Bouillonnement culturel »

    C’est dans cette ambiance cosmopolite, à 90 kilomètres de Londres, que Margot a choisi de booster son CV à l’EM Normandie, seule école française à disposer d’un campus sur place. « J’ai été attirée par le bouillonnement culturel de cette ville à taille humaine. En dehors des cours, nous pouvons assister aux conférences organisées par les collèges réputés d’Oxford et nous impliquer dans des projets académiques ou associatifs. Ces évènements sont l’occasion de se créer un réseau professionnel à l’étranger », explique l’étudiante, qui souhaite créer sa startup après son M2 en banque, finance et FinTech.

    « Faute de recevoir son visa dans les délais, une candidate a renoncé à son projet d’étudier au Royaume-Uni. » Jean-Guy Bernard, directeur général de l’EM Normandie

    Pourtant, depuis le référendum du 23 juin 2016, une épée de Damoclès plane au-dessus de la communauté universitaire, qui a rejeté d’un bloc le Brexit. Si les modalités de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne restent floues, les restrictions migratoires risquent de freiner la venue des étudiants et de leurs enseignants. Jusqu’ici, avec la libre circulation, une carte d’identité suffit aux Européens pour étudier et travailler Outre-Manche. Mais il n’est pas exclu que des permis de séjour et des visas soient exigés à l’avenir.

    « Pour l’instant, ce qui nous inquiète, ce sont les difficultés subies par les étudiants internationaux, raconte Jean-Guy Bernard, directeur général de l’EM Normandie. Les procédures d’octroi des visas sont devenues plus compliquées. Faute de recevoir ce document dans les délais, une candidate a renoncé à son projet d’étudier au Royaume-Uni. »

    Lire aussi Brexit : 2 300 universitaires européens ont quitté le Royaume-Uni en 2017

    Implantée près du quartier historique d’Oxford sur un campus moderne de 600 m2, l’école a aussi rencontré des déboires pour recruter à la rentrée un professeur indien spécialisé en logistique. « Etant considérés comme une association française, nous ne pouvons embaucher que des Français et des Anglais. Finalement, nous n’avons pas reçu les autorisations nécessaires », détaille Hendrik Lohse, directeur des campus d’Oxford et de Dublin de l’EM Normandie.

    « Plutôt que de voir nos locaux londoniens se vider, nous avons préféré ouvrir un campus à Berlin. » Jean-François Fiorina, directeur adjoint

    Pour continuer d’accueillir ses 200 étudiants du programme grande école et diversifier ses recrutements, la business school française a décidé de créer une société à statut juridique anglais. Cette démarche lui permettra d’ici à deux ans de décrocher auprès du ministère de l’intérieur les licences Tier II et IV, accréditations facilitant l’obtention des visas et les embauches des enseignants étrangers.

    En se transformant en filiale britannique, l’EMN Oxford aura les mêmes droits qu’une université locale. « Jusqu’à présent, nous pouvions opérer nos activités d’enseignement depuis la France. Mais il devient nécessaire, avec la sortie du marché commun, de faire reconnaître notre existence en Grande-Bretagne. Notre responsabilité est de prendre des précautions juridiques pour sécuriser nos activités », justifie Hendrik Lohse.

    Fermetures de campus

    Si l’EM Normandie envisage de s’installer durablement dans le paysage universitaire britannique, d’autres ont préféré, face aux incertitudes, plier bagage. Ainsi de Grenoble Ecole de management, qui a fermé en 2017 son établissement de Londres : « Le Brexit a détourné de cette destination les étudiants, indique Jean-François Fiorina, directeur adjoint. Plutôt que de voir nos locaux londoniens se vider, nous avons préféré limiter notre présence en Angleterre et ouvrir un campus à Berlin. Avec sa dimension internationale et son esprit startup, cette ville matchait avec nos critères. »

    Lire aussi Brexit : le nombre d’Européens souhaitant étudier au Royaume-Uni repart à la hausse

    L’ESCP Europe, qui accueille un millier d’étudiants sur son campus londonien, n’envisage pas pour sa part de cesser ses programmes d’enseignement Outre-Manche. « Même en cas de Brexit dur, le Royaume-Uni continuera à entretenir des relations avec le reste de l’Europe. Il sera donc toujours nécessaire de comprendre le fonctionnement de ses entreprises et de son marché financier. En étant sur place, nous allons devenir un pont entre le Royaume-Uni et l’Union européenne », analyse Frank Bournois, directeur général de l’école parisienne.

    Les barrières administratives ne sont pas la seule cause du désamour possible. Certains craignent aussi qu’après 2020 les institutions universitaires alignent leurs frais de scolarité sur ceux acquittés par les étudiants étrangers, ce qui reviendrait à doubler leurs droits. « La Grande-Bretagne a perdu de son attractivité. Nos élèves redoutent que, sur place, les débuts de carrière soient moins évidents et les opportunités moins intéressantes. Ils préfèrent désormais vivre une expérience internationale dans d’autres destinations anglophones », remarque Anne-Catherine Guitard, directrice des opérations et des relations internationales de Kedge Business School.

    Partenariats innovants

    Pour proposer des séjours d’échanges académiques et des doubles diplômes ailleurs sur le Vieux Continent, des partenariats ont été noués avec des écoles de commerce en Suède et aux Pays-Bas. Toujours pour éviter à ses ouailles de traverser la Manche, Kedge prévoit de co-construire et de dispenser sur son campus parisien des formations avec la Britannique Aston Business School, de Birmingham, en parallèle des activités de recherche communes menées en France.

    Le Brexit est ainsi l’occasion d’inventer de nouvelles coopérations avec des institutions académiques soucieuses de sortir de leur isolement et d’accéder aux financements européens. En 2017, la communauté d’universités et d’établissements Paris-Seine, incluant l’Essec, a invité ses homologues britanniques à s’installer sur le futur campus international de Cergy-Pontoise. « Avoir ces partenaires reconnus sur notre territoire nous permettra de collaborer en échappant aux contraintes du Brexit, espère Vincenzo Vinzi, directeur général de l’Essec. Nous souhaitons nous enrichir de leurs compétences académiques, scientifiques et technologiques. »

    Les écoles de commerce françaises ont tout intérêt à faire valoir leurs atouts si elles veulent profiter des retombées du Brexit. C’est notamment l’opportunité de puiser dans le vivier d’étudiants internationaux et d’enseignants-chercheurs qui fuient le Royaume-Uni. « Chaque semaine, nous recevons deux ou trois candidatures de Grande-Bretagne. Ce sont des profils intégrés dans le milieu universitaire qui n’auraient pas postulé chez nous auparavant, souligne Jean-François Fiorina. Mais désormais, ils s’inquiètent pour leur avenir professionnel et ils cherchent à assurer leurs arrières. Attirer ces talents améliorera la qualité et la notoriété de nos formations. »

    « Le Monde » organise son Salon des grandes écoles les 10 et 11 novembre

    La 13e édition du Salon des grandes écoles (SaGE) aura lieu samedi 10 et dimanche 11 novembre à Paris, aux Docks, Cité de la mode et du design (13e arrondissement), de 10 heures à 18 heures.

    Plus de cent cinquante écoles de commerce, d’ingénieurs, IAE, IEP, écoles spécialisées et prépas y seront représentées, permettant d’échanger sur les différents programmes et leur accessibilité (post-bac, post-prépa ou après un bac + 2, + 3 ou + 4). Lycéens, étudiants et parents pourront également assister à des conférences thématiques animées par des journalistes du Monde Campus. Une équipe de vingt « coachs » pourra également conseiller lycéens, étudiants et parents pour définir leur projet d’orientation, préparer les concours ou rédiger leur CV.

    L’entrée en sera gratuite, la est conseillée pour accéder plus rapidement au Salon. Liste des exposants et informations pratiques sont à retrouver sur le site Internet du SaGE.

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  • Football Leaks : quand le pouvoir sportif capitule face aux clubs les plus riches

    Football Leaks : quand le pouvoir sportif capitule face aux clubs les plus riches

    On savait déjà que l’UEFA avait largement perdu la partie du Fair-play financier (FPF). Les révélations des Football Leaks sur ses « négociations » avec le PSG et Manchester City – selon l’enquête de l’European Investigative Collaborations publiée par Mediapart – montrent l’ampleur de sa capitulation.

    Dans ce dossier, l’objet « technique » du débat est inchangé : il est toujours question de l’évaluation des contrats de sponsoring conclus avec des entités liées aux États du Qatar et d’Abou Dhabi, levier de financement essentiel pour ces clubs (1,8 milliard d’euros en six ans pour le premier, 2,7 en sept ans pour le second).

    Pour les accusateurs, il s’agit d’un moyen de déguiser le budget avec des contrats considérablement surévalués, ce qu’étayent les expertises, et de contourner les contraintes du Fair-play financier de l’UEFA (FPF). Pour les dirigeants du PSG, le bénéfice – en termes d’exposition médiatique mondiale du Qatar et de ses entités – est tel qu’il n’est pas possible de les comparer avec des contrats classiques, invoquant la notion de « nation branding ».

    LE FANTÔME DU FAIR-PLAY FINANCIER

    On peut défendre la thèse parisienne, mais pas avant de s’être demandé par quelle folie on est arrivé à une situation où un club de football devient l’instrument des stratégies géopolitiques d’un État. En attendant, l’autre volet du débat concerne le Fair-play financier, auquel les révélations vont peut-être porter le coup de grâce.

    S’il a eu le mérite de susciter un assainissement massif des comptes des clubs professionnel européens, en réduisant considérablement leurs pertes, le Fair-play financier n’a quasiment eu aucun effet en termes de régulation, du moins si l’on attendait de lui qu’il limite un peu le creusement des écarts de puissance économique en faveur d’une hyper-élite qui s’enrichit continûment.

    Tout au plus a-t-il eu, et ses détracteurs (dont le PSG) le lui reprochent aussi, pour effet de figer les positions en empêchant les nouveaux entrants d’acheter leur entrée dans ce cercle fermé. De manière très relative puisqu’on apprend que ceux-ci ont pu négocier l’aménagement des règles et des sanctions pour que chacun sauve les apparences – même si l’important contrat du PSG avec Qatar Tourism Authority (145 millions par saison) est interdit par la chambre d’instruction de l’UEFA pour les prochains exercices.

    Car ce que révèlent les documents de Football Leaks ne porte pas tant sur ces éléments connus que sur le caractère fantoche de ce FPF, objet de négociations et d’arrangements entre les clubs concernés et la tête l’UEFA – en shuntant l’autorité indépendante censée enquêter et l’appliquer, l’Instance de contrôle financier des clubs (ICFC). En résumé, le PSG et Manchester City ont moins eu à se conformer aux exigences du FPF que le FPF à se conformer aux leurs.

    L’ABDICATION DE L’UEFA

    Les raisons de la complaisance, voire de l’allégeance de l’UEFA sont de plusieurs ordres. D’abord, la menace de recours contre le FPF, mal sécurisé juridiquement et dont l’existence pourrait être menacée devant les tribunaux. Appliquant une nouvelle version de la « stratégie du choc », les clubs riches pourraient en profiter pour s’en débarrasser.

    Ensuite, le simple intérêt à ne pas se fâcher avec ces puissances qui pèsent sur le football par bien d’autres biais que les clubs dont elles sont propriétaires. Ainsi, non seulement le Qatar finance une des équipes all-stars qui alimentent le grand show du football actuel, mais il investit en tant que diffuseur et organise la prochaine Coupe du monde.

    Les clubs sanctionnés, même a minima, n’ont pas de raison d’apprécir le Fair-play financier. Ceux qui le trouvaient au contraire laxiste vont s’ulcérer de ces passe-droits. Les uns vont appeler à sa liquidation, les autres à son renforcement. On ne saura pas à qui donner la palme des pratiques anticoncurrentielles.

    Pour Jean-Claude Blanc, directeur général du PSG, « la liberté d’investir existe partout, ce serait bien que ce soit le cas dans le football » (Canal+). Cette « liberté » est presque totale dans le football, mais le club parisien a quand même voulu contourner la seule contrainte existante…

    LA DÉRÉGULATION AVANT LA SÉCESSION

    Les blasés adopteront la posture fataliste de rigueur, en ne voyant « aucune surprise » dans ses révélations. La connaissance des faits et de leurs principes ne devrait pourtant pas amoindrir la colère qu’ils suscitent. Moins à propos de ces dernières péripéties, aussi graves soient-elles, que contre ce qui en est à l’origine.

    Depuis vingt-cinq ans, toutes les évidences de la libéralisation forcenée du football et de ses conséquences sont sous nos yeux : rupture tragique de l’équité sportive, ignorance de tout intérêt collectif, destruction méthodique des digues empêchant la logique économique de s’imposer de plus en plus à la logique sportive. Et, donc, généralisation du « dopage financier ».

    Dans cette affaire, on sait aussi que l’UEFA a cédé devant la sempiternelle menace d’une Ligue privée, agitée par l’oligarchie, lui concédant reformes sur réformes à son avantage, à commencer par celles de la Ligue des champions.

    Une « Super ligue », dont l’objectif est d’accaparer encore plus de revenus à leur profit exclusif, et dans laquelle – apprécions le cynisme – le PSG et Manchester City seraient bienvenus, selon un autre pan des Football Leaks qui dévoile l’avancement de discussions secrètes entre les clubs désireux de faire sécession.

    DÉMISSION COLLECTIVE

    Rien de tout cela n’aurait été possible sans la résignation et la passivité générales. Les pouvoirs publics, en tout premier lieu la Commission européenne, ont estimé qu’ils pouvaient livrer le sport professionnel au marché, lui déniant toute spécificité susceptible d’imposer une régulation – l’arrêt Bosman constitue à ce titre le principal symbole d’une doctrine globale du laisser-faire.

    Les fédérations et les ligues nationales, les confédérations (UEFA et FIFA) ont cédé à leur propre cupidité devant la possibilité de recettes de plus en plus faramineuses. L’UEFA a aussi payé son affaiblissement politique face à des clubs de plus en plus autocratiques.

    Les principaux médias spécialisés, eux-mêmes intéressés au développement de cette industrie (en tant que diffuseurs, pour les télévisions), sont restés spectateurs ou complices de ces évolutions, renonçant aussi bien à les exposer qu’à les critiquer.

    Tous ont trahi les valeurs les plus élémentaires du sport dont, tous, ils se réclament pourtant. Aujourd’hui, les pouvoirs économiques ont pris le pouvoir au point d’imposer leurs conditions au pouvoir sportif, sommé d’avaler en silence ses principes et sa part du gâteau. Le pouvoir politique est porté disparu. Le football, du fait même de sa prospérité, est dans un état critique.

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  • Côte d’Ivoire: Abou Drahamane Sangaré, fidèle de Laurent Gbagbo, est décédé

    Côte d’Ivoire: Abou Drahamane Sangaré, fidèle de Laurent Gbagbo, est décédé


    Par
    RFI

    Publié le 03-11-2018
    Modifié le 03-11-2018 à 16:47

    En Côte d’Ivoire, Abou Drahamane Sangaré, président par intérim de la frange dissidente du Front populaire ivoirien (FPI), est décédé dans la matinée de ce samedi 3 novembre, à Abidjan. Ce fidèle de Laurent Gbagbo était entré à l’hôpital dans un état grave, il y a 15 jours. Abou Drahamane Sangaré souffrait d’un cancer. Lui que l’on surnommait parfois le « gardien du temple » incarnait la frange dure du FPI, aujourd’hui dans l’opposition au président Ouattara.

    C’est un nouveau coup dur pour le Front populaire ivoirien. Une dizaine de jours après la disparition de l’ex-directeur général du port autonome d’Abidjan, Marcel Gossio, c’est un autre pilier du régime de Laurent Gbagbo qui s’en va.

    Celui que l’on surnommait « Le gardien du temple », Abou Drahamane Sangaré était l’historique compagnon de route de Laurent Gbagbo. Une amitié d’un demi-siècle qui a perduré même après la chute et l’incarcération, à la Cour pénale internationale (CPI), de l’ancien chef de l’Etat.

    Le cacique du parti d’opposition qui estimait que son mentor était l’otage de la CPI, a pris la tête d’une frange dissidente au sein de la formation politique avec, pour principal objectif, la libération de Laurent Gbagbo avant d’envisager toute reconquête du pouvoir.

    Cette faction jusqu’au-boutiste du FPI a d’ailleurs boycotté tous les scrutins électoraux depuis 2011 et ne cesse de s’en prendre à Alassane Ouattara, actuel chef de l’Etat, qu’elle estime autoritaire et anti-démocratique.

    Hospitalisé, il y a deux semaines, à l’Hôtel Dieu d’Abidjan, Abou Drahamane Sangaré a rendu l’âme à l’âge de 72 ans. Avec cette disparition, le FPI perd l’une de ses figures les plus respectées et le clan Gbagbo perd un allié de poids qui continuait à mobiliser les militants dans le pays.

    Condoléances du FPI

    Dans un communiqué signé du Secrétaire général du parti, Assoa Adou, le Front populaire ivoirien salue la mémoire de Drahamane Sangaré, Premier vice-président et président par intérim du FPI.

    « En cette douloureuse circonstance, le Président Laurent Gbagbo et la Direction du Parti s’inclinent et saluent avec déférence la mémoire de l’illustre disparu. Ils adressent leurs condoléances les plus attristées aux familles biologique et politique du camarade Sangaré ainsi qu’à toute la Côte d’Ivoire », peut-on lire.

    « Le Président Laurent Gbagbo appelle les militants du FPI et l’ensemble du peuple ivoirien à une mobilisation exemplaire pour un hommage mérité à ce digne fils de la Côte d’Ivoire. Le Président Laurent Gbagbo informe, par la même occasion, que les activités politiques du FPI sont suspendues jusqu’à la fin des obsèques », conclut le communiqué.

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  • Décès de Raymond Chow, producteur de Bruce Lee et parrain du cinéma de Hong Kong

    Décès de Raymond Chow, producteur de Bruce Lee et parrain du cinéma de Hong Kong

    Asie-Pacifique

    Par




    Le producteur Raymond Chow, mort à l’âge de 91 ans, avait lancé et suivi la carrière de Bruce Lee et ouvert à Jackie Chan les portes du cinéma américain. Il était considéré comme l’une des plus grandes figures du cinéma de Hong Kong.

    C’est avec l’ambition de faire connaître au grand public le cinéma d’arts martiaux que Raymond Chow crée ses propres studios Golden Harvest en 1970. Il reproche à son ancien employeur sa rigidité et son manque de budget, empêchant aux films de Kung Fu de toucher un maximum de téléspectateurs.

    L’une de ses premières productions est The Big Boss avec Bruce Lee en 1971.

    Durant trois années les succès s’enchaînent avec le jeune acteur en tête d’affiche : La Fureur du dragon (1972) et Opération dragon (1973) deviennent des films d’arts martiaux de référence. Mais Bruce Lee meurt subitement en 1973. L’industrie du cinéma hongkongais est alors orpheline.

    Raymond Chow fait entrer dans la lumière un jeune acteur : Jackie Chan. Ses films entre action et comédie font de lui une superstar en Asie. Grâce à Raymond Chow, il s’exporte aussi en Occident et fait sa percée sur le marché américain avec The Big Brawl (Le Chinois, en français) en 1980.

    Raymond Chow, ce sont aussi les Tortues Ninja. L’adaptation d’une bande-dessinée américaine au grand écran. Leonardo, Donatello, Michelangelo et Raphael, les quatre tortues aux super-pouvoirs cachées dans les égouts de New York finissent de rendre les films d’arts martiaux accessibles à tous. Mission accomplie pour Raymond Chow, qui aura produit au total plus de 170 films.

    Parmi les hommages, celui de la fille de Bruce Lee remerciant le producteur d’avoir donné sa chance au jeune acteur de l’époque et de l’avoir aidé à réaliser ses rêves.

    Chronologie et chiffres clés

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  • Etat de santé d’Ali Bongo: les Gabonais toujours dans l’attente d’informations

    Etat de santé d’Ali Bongo: les Gabonais toujours dans l’attente d’informations


    Par
    RFI

    Publié le 03-11-2018
    Modifié le 03-11-2018 à 14:00

    Le président du Gabon Ali Bongo se trouve toujours, selon la présidence, à l’hôpital du roi Fayçal, à Riyad, en Arabie Saoudite où il a eu un malaise, mercredi 28 octobre. Depuis dimanche dernier, la présidence n’a plus communiqué. En revanche et en l’absence du chef de l’Etat, le gouvernement a tenu, jeudi 1er novembre, un conseil interministériel présidé par le Premier ministre, Emmanuel Issozé-Ngondet.

    Le Premier ministre, Emmanuel Issozé Ngondet, est tenu informé, en temps réel, de l’évolution de l’état de santé du président Ali Bongo. Interviewé par RFI, Guy Bertrand, porte-parole du gouvernement, rappelle que le président gabonais est toujours à Riyad et qu’il souffre d’une « fatigue sévère ».

    « Les médecins qui l’ont reçu à l’hôpital du roi Fayçal ont bien diagnostiqué une fatigue sévère et, pour l’instant, il lui a été prescrit un repos qui l’éloigne donc des affaires. Pour l’instant, donc, il se repose aux côtés de ses médecins, de sa famille et de quelques collaborateurs qui sont avec lui, en ce moment, à Riyad », a-t-il affirmé.

    Sur certaines informations qui font état d’un accident vasculaire cérébral (AVC) ou d’un œdème cérébral dont aurait été victime le président Bongo, le porte-parole du gouvernement ne le confirme pas.

    « On ne va pas se substituer au diagnostic des médecins et d’ailleurs, la présidence de la République va continuer à communiquer sur l’évolution de l’état de santé du président, dans les prochains jours », a-t-il annoncé.

    Sur la question de savoir si le Premier ministre, Emmanuel Issozé-Ngondet ,va se rendre à Ryad, comme le Premier ministre l’avait fait à l’époque d’Omar Bongo, Guy Bertrand précise que pour le moment, ce n’est pas prévu.

    « Nous ne sommes pas en 2009 et ce n’est pas à l’ordre du jour. Le Premier ministre doit, en attendant, rester au travail pour que le Gabon fonctionne normalement. Ce que je peux vous dire, aujourd’hui, c’est que la vacance de pouvoir dont on parle tant maintenant, n’est pas à l’ordre du jour. Il serait d’ailleurs indécent d’en parler alors que le président est en train de recouvrer progressivement sa santé », a conclu le porte-parole du gouvernement, Guy Bertrand.

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  • Football Leaks : le PSG dans l’obligation de trouver de l’argent

    Football Leaks : le PSG dans l’obligation de trouver de l’argent

    Le 2 novembre, 55 minutes après la publication dans Mediapart des nouvelles révélations des Football Leaks, Neymar et Kylian Mbappé arrivaient au Parc des princes pour affronter Lille. Dans une célébration tardive de Halloween, les deux stars achetées à prix d’or (402 millions d’euros à eux deux) à l’été 2017 ont débarqué déguisés en braqueurs. Ça ne s’invente pas.

    Le coup de folie des propriétaires qataris du PSG pour s’offrir les deux joueurs pourrait en effet avoir des conséquences désastreuses sur les finances du PSG, dès l’été prochain. Surtout couplé à l’interdiction pour le club parisien de renouveler son juteux contrat avec l’Autorité de tourisme du Qatar (QTA).

    Officiellement blanchi par l’UEFA et échappant à toute sanction disciplinaire, le PSG est loin d’être tiré d’affaire : financièrement, il a bien été sanctionné, et la conséquence la plus grave n’a pas encore pris effet. D’après Mediapart, la chambre d’instruction de l’UEFA a imposé, le 13 juin, au PSG l’interdiction de renouveler son contrat avec QTA après le 30 juin 2019. Une sanction confirmée par Victoriano Melero, le secrétaire général du club, au Parisien.

    Signé dès 2012, revalorisé en 2016, ce partenariat de « nation branding » unique en son genre est au centre de toutes les discussions. Largement surévalué d’après différents audits réalisés par l’UEFA, il aurait permis au Qatar d’injecter d’énormes sommes dans son club en contournant, en partie, les règles du fair-play financier (FPF).

    Lire aussi :   Football Leaks : les contrats surévalués du PSG version qatarie

    Avec cette interdiction, le budget du Paris Saint-Germain, évalué à environ 500 millions d’euros par an, se retrouvera privé d’un revenu de 145 millions d’euros par saison. A cette somme se rajouteront les différents coûts supplémentaires qu’impliquent les deux transferts records de l’été 2017. D’après les Football Leaks, ces coûts sont évalués à 830 millions d’euros sur cinq saisons, entre l’achat, les salaires et les commissions des agents. Soit 166 millions d’euros de dépenses supplémentaires par an.

    Compenser les pertes

    C’est un fait, même si le PSG n’est pas plus lourdement sanctionné par l’UEFA, il doit trouver de l’argent. Pour compenser la perte de son sponsor QTA et de ses 145 millions d’euros d’abord, mais aussi pour assumer le coût de ses ambitions sur le marché des transferts. Particulièrement scruté, le club parisien peut se tourner vers des contrats de sponsoring moins suspects, qui n’impliqueraient pas l’Etat du Qatar.

    Le contrat de Fly Emirates, principal sponsor maillot dont la valeur est estimée par une agence de marketing mandatée par l’UEFA à 35 millions d’euros par saison, arrive à échéance à la fin de la saison. Il ne sera pas prolongé, ce qui permettra à Paris de négocier, probablement plus cher, un nouveau contrat. D’après les informations de L’Equipe, le PSG espérerait obtenir un accord à 60 millions d’euros par saison. Dans la même veine, le club veut également renégocier son contrat d’équipementier avec Nike.

    Mais la principale source de revenu potentielle, celle qui permettrait un apport de fond à la hauteur des déficits du club, c’est la vente d’un joueur majeur. En fin de mercato 2018, le PSG a été obligé de vendre en urgence pour 60 millions d’euros, ce qu’il a réussi à faire en envoyant Yuri Berchiche à Bilbao et Javier Pastore à Rome. Mais à la vue des sommes en jeu à partir de l’été 2019, c’est bien la vente d’un joueur majeur, de la trempe de Neymar ou Mbappé, qui pourrait compenser la perte de revenus de la fin du contrat QTA.

    Le club en a bien conscience, et a d’ailleurs axé sa stratégie de communication sur cet aspect. Le numéro 2 du club, Jean-Claude Blanc, a répondu sur ce point à Mediapart, pour fustiger une attaque venue d’Espagne, désignant à mots (à peine) couverts le virulent Javier Tebas, président de la ligue espagnole.

    « Par cette décision, connaissant nos comptes (…), l’UEFA, seule ou poussée par d’autres clubs et une ligue (…) hispanisante, dit que le PSG est obligé de vendre un de ses gros joueurs pour être à l’équilibre en 2019-2020. Ça tombe bien, qu’est-ce qu’on peut lire dans la presse espagnole en ce moment ? Neymar au Barça, Neymar au Real, MBappé dans un grand club. »

    Le PSG se retrouverait alors en situation de faiblesse sur un marché des transferts particulièrement compliqué. Si tous ses adversaires savent qu’il doit absolument vendre pour sauver ses comptes, le club aura bien du mal à peser dans les négociations.

    Le risque de nouvelles sanctions

    L’autre risque pour le PSG, c’est le spectre de nouvelles sanctions, plus lourdes, venant de l’UEFA. Si les Football Leaks montrent comment le club a pu profiter d’accords à l’amiable et d’enquêtes classées « pour raisons politiques », la procédure n’est pas encore terminée. Le 24 septembre, la chambre de jugement de l’Instance de contrôle financier des clubs, après avoir examiné le rapport de sa chambre d’instruction, lui a renvoyé le dossier. Elle réclame notamment un nouvel audit, plus approfondi, des contrats de sponsoring qataris. Jusqu’à présent, jamais l’UEFA n’a voulu aller jusqu’à la sanction sportive, l’exclusion des compétitions européennes, pour des raisons économiques autant que politiques. Mais la menace plane malgré tout. Et si la chambre de jugement se prononçait pour une nouvelle amende, les comptes du PSG risqueraient d’être encore davantage plombés.

    Lire aussi :   Fair-play financier : la croisade du patron de la Liga contre le PSG

    Face à ce risque de nouvelles sanctions, il reste une arme au PSG, préparée de longue date. Dès 2013, une équipe de juristes du PSG a rédigé une plainte, visant à attaquer le fair-play financier devant l’autorité de la concurrence. Jamais déposée, elle a plusieurs fois servi d’arme de dissuasion au PSG, qui ne cesse de fustiger les conditions de ce fair-play financier, qui favoriserait les clubs installés et pénaliserait les nouveaux riches.

    Dès vendredi soir, quelques heures à peine après les révélations de Mediapart, Jean-Claude Blanc affûtait sur RMC les éléments de langage qui constituent le principal argument du club : « Les règles de l’UEFA ne permettent pas l’investissement, expliquait le directeur général délégué du club, en première ligne dans les négociations avec l’UEFA. En étant un nouvel entrant, manifestement, vous n’êtes pas le bienvenu. Je crois que les règles du fair-play financier ont été petit à petit détournées pour empêcher des nouveaux entrants de venir perturber un cartel bien organisé de clubs. »

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  • Cameroun: un élu anglophone saisit la justice après des incidents à Balikumbat

    Cameroun: un élu anglophone saisit la justice après des incidents à Balikumbat


    Par
    RFI

    Publié le 03-11-2018
    Modifié le 03-11-2018 à 12:38

    Un sénateur de l’opposition saisit le procureur général de la cour d’appel de Bamenda pour « meurtre, torture et incendie » sur le village de Balikumbat dans la région de Bamenda dans le Nord-Ouest du Cameroun.

    Les faits se sont déroulés dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre. Ils sont attribués aux militaires camerounais. Le bilan est d’un mort, plusieurs personnes molestées, et de nombreuses habitations brûlées. Des exactions qui ne sont plus tolérables pour Kemende Henry Gamsey, le député du SDF pour le Nord-Ouest à l’origine de la plainte.

    « J’ai pris la décision de saisir le procureur parce que je me suis dit qu’il était grand temps de mettre un coup d’arrêt aux atrocités commises dans des zones où la population est prise en tenaille. D’un côté par les Ambazoniens, et de l’autre côté par les militaires, les forces régulières. Et au milieu de ces deux camps, la population elle, est impuissante. »

    « C’est important que vous sachiez que je suis originaire de cette localité, que c’est mon village maternel, insiste Kemende Henry Gamsey, qui considère ces informations fiables. J’ai donc de nombreux informateurs sur place. Et si plus d’une dizaine d’informateurs me racontent la même chose, me disent qu’ils ont vu des militaires, parlant français, vêtus en uniforme, avec de grands fusils : comment je peux douter ? »

    Face à ces témoignages, l’élu estime qu’une enquête est nécessaire. « Ils m’ont appelé, pour m’informer, car je suis membre du Parlement et sénateur. Dix personnes, vingt personnes, m’ont dit qu’elles accusaient et pointaient du doigt les militaires. Donc la seule façon d’éclaircir les choses, c’est d’enquêter sur ces présumées atrocités militaires commises à Balikumbat. »

    L’armée dément

    « Il n’y a pas eu d’atrocités militaires à Balikumbat », répond le colonel Badjeck, chef de la Division de la communication au ministère camerounais de la Défense. Selon lui, les militaires n’ont commis aucune exaction. Mais en revanche, le poste militaire de la localité a été attaqué ce soir là – le 31 octobre -, explique le colonel.

    « Il y a eu bel et bien l’attaque d’un poste à 22h à Balikumbat, un poste qui était défendu par le BIR [bataille d’intervention rapide, Ndlr] et la gendarmerie. Il y a eu ouverture de feu et à l’aube ils ont ratissé pour trouver qu’il y avait eu trois combattants sécessionnistes qui étaient venus les braquer et qui ont été neutralisés. Les trois armes ont également été récupérées, qu’il n’y a pas eu d’exactions, la moindre exaction, dans cette zone. »

    Quant aux informations faisant état de la présence d’hommes en tenue militaire portant des fusils et parlant français, le colonel Badjeck rétorque que « ça, c’est ce que le sénateur de Bamenda dit ».

    « Ce que le colonel Badjeck, officier de l’armée de l’air, chef de division de la communication dit, c’est autre chose. Je ne vais pas me mettre sur le même diapason que des gens qui délirent et qui sont passés maîtres dans l’art d’orchestrer des histoires, de la délation, pour continuer à permettre les forfaits qui se produisent au détriment des populations dans le nord-ouest et dans le Sud-Ouest. »

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  • Mali: annonce d’une conférence sociale sur fond de revendications

    Mali: annonce d’une conférence sociale sur fond de revendications


    Par
    RFI

    Publié le 03-11-2018
    Modifié le 03-11-2018 à 12:27

    Au Mali, depuis la réélection du président Ibrahim Boubacar Keita, les grèves, les revendications se multiplient dans plusieurs corps de métiers. Le Premier ministre, Soumeylou Boubeye Maïga, a lancé une série de rencontres avec les syndicats, le secteur privé et la société civile. Ces rencontres visent à préparer la conférence sociale prévue en janvier 2019. Il s’agit aussi d’une tentative d’apaisement.

    Il y a bien sûr les magistrats qui viennent de mettre fin à 100 jours de grève. Le syndicat des collectivités territoriales réclame, dans certaines localités, des arriérés de salaire, tout comme des enseignants de la région de Kayes en grève depuis plusieurs jours.

    Il n’y a pas que les grévistes du moment qui sont insatisfaits. Dans le secteur de la santé, les médecins dénoncent toujours le manque de moyens, de matériel et de médicaments dans les hôpitaux publics. Les cheminots exigent la reprise du train. Les cahiers de doléances s’empilent sur les bureaux des ministères de tutelle.

    « Il y a une concentration des mécontentements. Nous n’avons pas vu ça depuis cinq ans », résume Hamadoune Amion Guindo, de la Conférence syndicale des travailleurs du Mali.

    Ce syndicaliste faisait partie de la délégation qui a rencontré le Premier ministre jeudi. Soumeylou Boubeye Maïga a initié une série de rencontres avec les partenaires sociaux. Celles-ci prendront fin la semaine prochaine. Le gouvernement espère sortir ainsi de cette spirale de revendications.

    En janvier 2019, une grande conférence est annoncée, d’abord « pour répartir de façon plus équitable les fruits de la croissance » et ensuite « pour la trêve sociale », affirme-t-on à la Primature.

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