Publié le 03-11-2018 Modifié le 03-11-2018 à 06:53
L’UE a jusqu’au 10 décembre pour décider de renouveler ou non les sanctions prises en décembre 2016 contre des responsables congolais, sous le coup d’une interdiction de voyager et d’un gel de leurs avoirs en Europe. Des personnalités parmi lesquelles figure Emmanuel Ramazani Shadary, candidat choisi par le président Kabila pour la présidentielle de décembre. Ce dossier épineux fait l’objet d’intenses discussions au sein de l’UE et préoccupe Kinshasa.
Au cours d’une conférence de presse, le comité stratégique du Front commun pour le Congo a lancé un message de conciliation en direction de la communauté internationale. Le coordonnateur de ce comité, également directeur de cabinet du président de la République, Néhémie Mwilanya, n’y est pas allé par quatre chemins.
« Ni la communauté internationale, ni les Congolais, aucune des parties n’a intérêt à ce que ce pays soit déstabilisé. Nous avons tous intérêt à conjuguer nos efforts pour donner une chance à la paix, à la stabilité, en commençant par la stabilité politique. »
A une question relative aux sanctions qui frappent plusieurs dirigeants congolais, parmi lesquels le candidat FCC Emmanuel Ramazani Shadary, le ministre des Réformes institutionnelles Azarias Ruberwa a répondu : « Notre candidat n’est pas poursuivi par la CPI, notre candidat ne porte pas sur lui une condamnation judiciaire. C’est une simple sanction sous forme de menace politique. »
A l’approche du scrutin
Pour les animateurs du FCC, l’Union européenne lèvera ces sanctions dès lors qu’elle sera assurée de l’organisation des élections le 23 décembre prochain. Mais pour l’UE, l’équation est délicate.
Car il s’agit soit de prendre le risque de maintenir sous sanctions l’éventuel successeur de Joseph Kabila et d’entériner durablement la crise entre Kinshasa et Bruxelles en cas d’élection d’Emmanuel Ramazani Shadary, soit de calmer le jeu en levant les sanctions, mais de se priver d’un moyen de pression à 15 jours de la date prévue pour la présidentielle, scrutin aussi attendu qu’incertain.
Vers un compromis?
Finalement, de sources diplomatiques, un compromis se dessinerait : renouveler les sanctions, certes, mais envoyer dans le même temps aux Congolais un signal positif en leur donnant rendez-vous au lendemain du scrutin pour réévaluer la situation et envisager alors une possible levée de ces sanctions sans attendre la prochaine échéance.
Au sein de l’UE, certains avaient proposé de sortir Emmanuel Ramazani Shadary de la liste des sanctionnés. Mais plusieurs pays ont rejeté l’hypothèse, dont la France, soucieuse de « ne pas donner le sentiment d’interférer dans le processus électoral » en faisant du dauphin un cas particulier. Or l’unanimité est requise au sein de l’UE en matière de sanctions.
Recours au tribunal de l’UE
Reste à savoir de quelle oreille l’entendront les autorités congolaises, qui ont multiplié les démarches ces derniers mois pour se débarrasser de ces sanctions vécues comme une « humiliation », allant jusqu’à mettre dans la balance la réouverture de la maison Schengen. Quant au recours introduit par Kinshasa auprès du tribunal de l’Union européenne, il est encore en cours d’examen.
La première audience dans ce dossier ne devrait pas avoir lieu avant le premier trimestre 2019. Me Bontinck, l’avocat belge qui défend ces personnalités congolaises sous sanctions, continue de contester la régularité de ses sanctions qui n’auraient pas dû être prises, selon lui, sans que ses clients soient préalablement entendus. Il s’agit de « sanctions politiques » et non d’une décision de justice répondent des sources au sein de l’UE.
Selon les critères de Delphine de Vigan, il est encore un peu tôt pour commander de l’alcool : 18 heures. Normalement, elle attendrait encore une soixantaine de minutes. Mais, d’une part, elle est l’un des personnages les plus urbains de la scène éditoriale française, et on la sent ennuyée à l’idée de déroger au principe « apéro » de la rencontre, organisée au bar du C.O.Q. Hôtel – dans le 13e arrondissement de Paris, où elle vit. D’autre part, et voilà qui va finir de la convaincre d’opter, comme nous, pour un verre de vin blanc, il faut qu’elle s’entraîne un peu et habitue son foie. Du 9 au 11 novembre 2018, l’écrivaine va en effet présider la 37e Foire du livre de Brive.
Grande fête de la littérature, certes, avec ses plus de 300 auteurs réunis en la sous-préfecture corrézienne pour ce qui se présente fièrement comme la deuxième plus grosse manifestation du genre après « Livre Paris » (on ne dit plus « Salon du livre de Paris »). Mais aussi, ne nous voilons pas la face, occasion majeure de s’arsouiller dans une région généreuse en bonnes choses à manger et à boire, durant le week-end qui suit l’attribution des principaux prix littéraires français (Femina le 5 novembre, Médicis le 6, Goncourt et Renaudot le 7…). Chaque année, « Brive » est ce moment où l’édition française, délocalisée à presque 500 kilomètres de Paris, relâche soudain la pression.
« Le train du cholestérol »
Ça commence dans Le Train du livre, que personne n’appelle autrement que « le train du cholestérol » depuis que ce surnom a été inventé par Erik Orsenna, Pierre Assouline ou Jean-Loup Chiflet – ils sont quelques-uns à réclamer la paternité de ce trait d’esprit pour désigner le Téoz qui part de la gare d’Austerlitz le vendredi matin bourré d’auteurs, éditeurs, attachés de presse et journalistes. Surnom dû au fait que tout ce petit monde s’y voit servir, dès 10 heures, foie gras, cèpes, fromages, gentiane, liqueur de noix…
Au programme replays du week-end, de belles figures et des bons mots, avec Philippe Gildas raconté par Antoine de Caunes, et la capitaine Marleau, version féminine déjantée de Columbo, jouée par Corine Masiero.
« Un homme formidable », raconté par Antoine de Caunes
Un homme formidable compile de grands moments de délires et de fous rires enregistrés au fil des sept ans pendant lesquels Gildas et de Caunes ont partagé le plateau de Nulle part ailleurs (NPA), l’émission culte de Canal+ née en 1987. Ce documentaire, signé Michel Royer, est disponible sur le site de la chaîne. Sobre et parcimonieux, le commentaire de De Caunes apporte une touche personnelle et chaleureuse à des images qui sont une suite d’extraits mis bout à bout.
Pour rendre hommage à Philippe Gildas, son ami décédé le 28 octobre, Antoine de Caunes n’a pas choisi au hasard le titre apparemment « bateau », convenu, voire hagiographique de ce documentaire. « Formidable ! » renvoie en réalité à la façon dont Philippe Gildas avait la manie de « ponctuer » les modules de son émission d’infotainment, NPA ; un adjectif qui devint d’ailleurs emblématique du journaliste-animateur lorsque les Guignols de l’info en firent le terme-leitmotiv de la marionnette de Gildas. Martine Delahaye
Un homme formidable, de Michel Royer (France, 2018, 50 minutes). Sur Canal+
« Notre pain est-il dans le pétrin ? », ou ce que nous consommons à chaque bouchée
En quoi un pain dit artisanal diffère-t-il d’un pain industriel ? Une baguette fabriquée en grande surface est-elle nécessairement de moindre qualité qu’une autre, achetée en boulangerie ? Et acheter une baguette « (de) tradition », est-ce la garantie, d’où qu’elle vienne, qu’elle ne contient aucun additif et n’a subi aucune congélation ?
Farine, eau, sel plus levure ou levain : la recette originelle du pain a beau être on ne peut plus simple, chaque bouchée nous amène à ingérer, le plus souvent à notre insu, un cocktail chimique d’additifs et d’enzymes inquiétant. Qui rend le pain blanc de moins en moins digeste, et le pain complet non biologique passablement dangereux.
En moins d’une heure, sur la base d’une enquête qui apparaît sérieuse, la réalisatrice Elise Joseph montre comment le pain a perdu une bonne part de sa qualité nutritionnelle, allant jusqu’à créer des intolérances de plus en plus nombreuses. M. De.
Notre pain est-il dans le pétrin ?, documentaire d’Elise Joseph (France, 2017, 55 minutes). Sur France 5.
« Capitaine Marleau » : un peu mais pas trop…
C’est en grande duduche nordiste, au verbe haut et cru et chapeautée d’une chapka fourrée, que Corine Masiero s’est véritablement fait connaître d’un très vaste public : chaque épisode de Capitaine Marleau fait un carton. Version féminine déjantée de l’inspecteur Columbo, cette capitaine se fiche de la bienséance et accumule les formules tordantes (dont des pots-pourris peuvent être facilement trouvés sur YouTube) : « Les seuls concours que j’ai gagnés, c’est des concours de circonstances », « laxiste léniniste », « Economique Jagger », etc.
Mais entre la pluie de (pas toujours) bons mots de la capitaine, le surjeu permanent de son interprète, la trame parfois ténue de certains épisodes et une réalisation dont la subtilité n’est pas la caractéristique permanente, il ne reste pas toujours grand-chose à sauver. Le grand public est certes au rendez-vous, mais ce feuilleton populaire gagnerait à faire une pause, et la formidable Corinne Masiero à jouer autre chose que les grandes gueules ch’tis pour y revenir un jour avec une fraîcheur renouvelée. Renaud Machart
Capitaine Marleau : Les Roseaux noirs. Téléfilm réalisé par Josée Dayan. Avec Corinne Masiero, Nicole Garcia, Hippolyte Girardot (France, 2018, 1 h 34).www.france.tv/france-3
Publié le 03-11-2018 Modifié le 03-11-2018 à 04:59
A quelques semaines de la présidentielle, le Groupe d’étude sur le Congo vient de sortir le premier volet d’un rapport intitulé « RDC : les élections de tous les dangers ». Il y décortique deux institutions clés, la Céni et la Cour constitutionnelle, dont la politisation pourrait plonger le pays dans un nouveau cycle de violence.
La Commission électorale nationale indépendante (Céni) et la Cour constitutionnelle sont régulièrement accusées de faire le jeu de la coalition au pouvoir en République démocratique du Congo. Le premier volet du rapport « RDC : les élections de tous les dangers », publié le 1er novembre, revient sur l’histoire de ces deux institutions clés dans le processus électoral et sur ce qui a permis leur politisation.
Le Groupe d’étude sur le Congo, qui dépend de l’Université de New York, se penche d’abord sur la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Son indépendance est consacrée par la loi, mais ça, « c’est la théorie », souligne le rapport très fouillé de 23 pages. Son bureau est composé à l’origine de six membres, trois issus de la majorité présidentielle, deux de l’opposition et un président provenant de la société civile. Mais les cartes ont été rebattues au fil du temps : aujourd’hui, cinq de ses membres sont perçus comme acquis à la majorité présidentielle.
Et pour preuve de cette méfiance, un sondage publié par le GEC il y a quelques semaines indiquait que seuls un quart des Congolais estiment que la Céni organisera « des élections justes et équitables ».
« Inféodée au pouvoir »
Même rejet de la Cour constitutionnelle. Selon le même sondage, environ trois quarts des Congolais n’ont pas une bonne opinion de l’organe chargé de vider le contentieux électoral. Cette cour est constituée de neuf membres, dont trois nommés directement par le chef de l’Etat, trois autres par le Conseil supérieur de la magistrature et les trois derniers par le Parlement réuni en congrès. Un équilibre qui devrait être un gage d’indépendance. Mais toutes ces institutions étant dominées par Kabila et sa majorité, elle apparaît désormais « inféodée » au pouvoir.
Enfin, ce rapport passe en revue plusieurs décisions importantes de ces deux institutions qui ont sapé la confiance de l’opposition et de la société civile et qui inquiètent la communauté internationale. Elles vont du « passage en force sur la machine à voter » jusqu’à l’arrêt qui consacre le second glissement du calendrier, en passant par l’invalidation des candidats de l’opposition ou encore le refus d’un droit de regard international sur le processus.
Les observateurs, garde-fous
Pour le GEC, il est aujourd’hui trop tard d’ici aux élections pour rétablir l’indépendance de ces institutions. Il est donc impératif de déployer des témoins et observateurs, nationaux comme étrangers, qui pourraient servir de garde-fous.
Il faut que les gardes-fous, les contrepoids dans ce processus, viennent d’ailleurs que de ces institutions.
Jason Stearns, directeur du GEC
03-11-2018
– Par Esdras Ndikumana
Comme il le résume également dans ce tweet :
Short term solution: need other safeguards for these elections––observation missions, deployment of political party witnesses, critical journalism. Long term solution: much harder, need to reform how Constitutional Court and Elex Commission are named. https://t.co/i8S1xnARTfpic.twitter.com/3SQSiOI46o
De son côté, le porte-parole du gouvernement Lambert Mendé rejette ces accusations. Il accuse le GEC et en particulier son directeur Jason Stearns de chercher à décrédibiliser les institutions congolaises depuis qu’il a été expulsé par Kinshasa en avril 2016.
Nous savons tous très bien que M. Jason Stearns, depuis qu’on l’a déclaré indésirable en République démocratique du Congo, passe son temps à pondre des rapports contre la crédibilité des institutions qui sont en place. Donc c’est quelqu’un qui est en train de régler un problème personnel et non pas qui fait un travail professionnel.
Lambert Mendé, porte-parole du gouvernement congolais
Publié le 03-11-2018 Modifié le 03-11-2018 à 03:11
La campagne de l’élection présidentielle, prévue le 7 novembre, est sur le point de s’achever. Trente-six candidats sont en lice, mais tous n’ont pas les mêmes moyens pour faire campagne.
Dans la rue comme dans les médias, les trois ex-présidents, Andry Rajoelina, Marc Ravalomanana, Hery Rajaonarimampianina, dont les moyens financiers sont colossaux, dominent la campagne. Tandis que les petits candidats se plaignent de ne pas pouvoir se faire entendre.
Chaînes de télévision
Midi. L’heure du journal sur la chaîne Viva, la télévision du candidat Andry Rajoelina. Celle-ci diffuse 24h sur 24 et emploie plus d’une centaine de salariés. En ouverture de journal, un sujet sur le programme économique du candidat Rajoelina. Mais Viva n’est pas une chaîne de propagande, se défend sa directrice Rinah Rakotomanga. « Notre chaîne est ouverte à tous les candidats, sans exception, assure-t-elle. On est tous des journalistes professionnels ici. Après effectivement, comme la station appartient à M. Andry Rajoelina, il est aussi de notre de devoir de faire sa promotion. »
Autre candidat à posséder sa propre télévision, Marc Ravalomanana. Les moyens sont plus modestes : une trentaine de salariés. MBS a repris sa diffusion il y a tout juste quelques mois après avoir été fermée lors de la crise politique de 2009. Pour son directeur Joël Ralaivaohita, posséder un média est indispensable lors de ces élections. « Etant donné que pratiquement tous les grands candidats ont des radios et des chaînes de télévision, les autres candidats qui n’en ont pas ont le risque d’avoir une visibilité très limitée », pointe-t-il.
Outre la télévision et la radio publique qui ont pour obligation de diffuser les spots des 36 candidats, la loi exige que les chaînes privées diffusent les publicités de ceux qui peuvent se le payer. Une disparité de moyens que regrettent les observateurs, qui soulignent la quasi-absence des ondes de la majorité des candidats.
Petit candidat, petits moyens
Il est 9h du matin et le candidat numéro 11, Ny Rado Rafalimanana, se prépare à sillonner la ville. Une dizaine de minibus, une centaine de volontaires des quartiers pauvres s’apprêtent à distribuer des prospectus et affiches dans différents quartiers de la capitale.
Ny Rado Rafalimanana, homme d’affaires millionnaire, finance sa campagne et dénonce la disproportion des moyens. « Les candidats d’Etat sont dotés de moyens matériels colossaux, souligne-t-il. Le problème c’est qu’on ne voit pas les sources de financement qu’ils ont alors que ce sont des ex-présidents. Ils utilisent des hélicoptères alors que nous on ne peut pas visiter tout Madagascar. C’était des citoyens lambda avant d’arriver au pouvoir. Mais à l’issue de leur mandat, ils ont tout. Il y a une corruption pas possible ! »
Des moyens financiers, mais aussi matériels, ajoute un de ses soutiens, ami de la famille, qui ne souhaite pas donner son nom. « Moi, je le soutiens, car c’est un type clean et il n’a pas de casseroles, explique-t-il. C’est difficile de faire campagne, on a des problèmes pour la couverture du pays. »
Ce candidat, qui se présente pour la première fois, affirme avoir un budget d’un million de dollars. Rien par rapport aux gros candidats, qui selon la société civile, dépenseraient plusieurs dizaines de millions de dollars. La loi ne prévoit pas le plafonnement des budgets de campagne ni l’obligation de divulguer ses finances et leur provenance avant l’élection. Et après le scrutin, déplore la société civile, il est trop tard.
Les chiffres ne disent pas toujours la vérité, un classement non plus. Disons qu’il peut maquiller la vérité, induire en erreur. Oui, selon le classement avant cette 12e journée, le Paris-Saint-Germain recevait au Parc des Princes son dauphin, Lille. La logique sportive veut qu’on parle de choc, de rencontre au sommet et pourquoi pas de tournant en puissance du championnat. Avec cette victoire 2 – 1, le PSG a remporté une douzième victoire en autant de rencontres et repoussé la « menace » lilloise à 11 points.
De quelle menace parle-t-on ? D’une équipe au bord de la relégation en mai, auteur d’un début de saison aussi inattendu que séduisant, mais en aucun cas d’un challenger potentiel capable de regarder et défier le champion dans le blanc des yeux. Si le classement ne dit pas toujours la vérité, le résultat du soir non plus. Ce 2-1 ne traduit pas l’écart entre deux équipes que 55 points séparés la saison dernière. Le penalty concédé par Thilo Kehrer et transformé par Nicolas Pépé dans les arrêts de jeu, n’est jamais que le pansement sur la jambe de bois qu’est cette Ligue 1 en matière de suspense.
« Trop fort. Vraiment trop fort pour nous »
Si le club parisien a été mis en difficulté ce vendredi, il le doit surtout à la saison 2 de Football leaks lancée à 18 heures par le site Médiapart et dont il a encore hérité du rôle principal. Pointé du doigt dans ce qui ressemble à une grande feinte du fair-play financier, le directeur général Jean-Claude Blanc, a occupé l’espace médiatique avant la rencontre pour plaider la théorie du complot. « Les règles du fair-play financier ont été petit à petit détournées pour empêcher des nouveaux entrants de venirperturber un cartel bien organisé de clubs », a plaidé le dirigeant au micro de RMC Info. Comprenez, le PSG dérangerait les puissances en place comme le Real Madrid, le Bayern Munich ou la Juventus Turin par exemple.
En Ligue 1, le PSG ne connaît pas de contre-pouvoir. Pas besoin pour les hommes de Thomas Tuchel d’être sublime, le sérieux suffit. Surtout quand il est accompagné en supplément du talent de Kylian Mbappé, dont la frappe enroulée à la « Thierry Henry » concrétise à la70e minute une domination implacable mais maladroite dans le dernier geste de son équipe. Neymar doublera la mise peu après (83e minute) sur une action un rien forcée sur laquelle le brave Thomas Meunier attend toujours le ballon, seul sur son côté droit.
« Trop fort. Vraiment trop fort pour nous ». Lapidaire, Christophe Galtier expédie une phrase d’introduction l’analyse de la défaite. Même pas fâché ou déçu, l’entraîneur du Losc a assuré le service après-vente du PSG. « Pour espérer faire un résultat contre Paris, il faut être au top dans tous les secteurs et que Paris soit un peu moins bien, poursuit-il. Ce soir, ils ont été au top, donc, automatiquement, on n’a pas existé dans ce qu’on sait faire d’habitude. »
Un journaliste lui rappelle que son équipe s’en sort avec la plus étroite défaite de la saison en championnat, puis l’interroge sur d’éventuelles contrariétés que sa formation a pu poser à la machine parisienne. « Vous trouvez ? », répond le technicien avec le sourire de celui qui n’est pas dupe de l’excès de bienveillance de son interlocuteur.
Naples déjà dans les têtes
Bon prince, Thomas Tuchel a salué sa victime du soir : « Lille est une des meilleures équipes d’Europe en termes en contre-attaque ». Peut-être, mais les Nordistes n’ont ni contré, ni attaqué. La faute à des Parisiens concernés et disciplinés dans un 3-5-2 en progrès et cher à leur entraîneur. « Il y a eu beaucoup de structure, de possession de balle, on a fermé les espaces », a apprécié l’Allemand se laissant même aller à parler de « performance magnifique » et de « meilleur match de la saison ».
Même la mésaventure de Marco Verratti – trop indécis entre boire et conduire dans la nuit de mardi à mercredi – ne lui enlèvera pas son sourire. « Ce n’est pas bien ce qu’il a fait. » Puis demandant l’aide de son traducteur, il laisse entendre que l’Italien a eu de la chance que cet écart ne soit pas survenu la veille d’un match. Un argument comme un autre. Sinon, Adrien Rabiot est resté 89 minutes sur le banc. Mais promis, le retardataire de Marseille n’était plus « puni ».
Ancien barman de Stuttgart, dans ses jeunes années, Thomas Tuchel sait que la qualité du service au PSG se juge seulement en Ligue des champions. Son équipe peut bien enchaîner les records en Ligue 1 et réduire la concurrence au rang de faire-valoir, il lui reviendra toujours cette phrase qui bourdonne encore aux oreilles de ses prédécesseurs : « oui, mais on jugera en Ligue des champions ».
Les saisons précédentes le jugement attendait – et sanctionnait – à partir des huitièmes de finale. En danger avec quatre points en trois matchs dans leur groupe, les Parisiens appréhendent le déplacement à Naples, mardi 6 novembre avec la boule au ventre. « Naples, c’est un autre style », prévient Tuchel. Un autre monde aussi. Au match aller, les joueurs de Carlo Ancelotti avaient secoué des Parisiens, peu habitués à une telle intensité dans un championnat de France où les chocs n’existent même plus. Ou juste sur le papier.
Publié le 03-11-2018 Modifié le 03-11-2018 à 01:28
En Centrafrique, des affrontements entre groupes armés ont eu lieu mercredi 31 octobre dans le nord à Batangafo. Trois camps de déplacés ont été incendiés, obligeant plus de 10 000 personnes à se réfugier à l’hôpital de la ville.
Trois camps de déplacés ont été incendiés, de nombreuses maisons ont également été détruites mercredi à Batangafo, dans le nord de la Centrafrique, à la veille de l’arrivée du ministre des Affaires étrangères français Jean-Yves Le Drian. En cause : des affrontements de groupes armés.
« Plus de 10 000 personnes » se sont réfugiées dans les enceintes de l’hôpital de la ville, selon Médecins sans frontières qui soutient l’établissement. L’organisation dit avoir pris en charge une vingtaine de blessés. « Dix ont été opérés d’urgence, les autres étaient moins gravement blessés et deux personnes sont mortes des suites de leurs brûlures », détaille Omar Ahmed, le chef de mission de MSF à Bangui.
L’hôpital doit donc gérer à la fois les patients déjà présents dans l’établissement et l’afflux de ces réfugiés qui fuient les violences. « Nous sommes aussi très préoccupés pour les populations qui auraient pu se déplacer en dehors de la ville, et qui se retrouvent sans abri ni nourriture », indique Omar Ahmed.
Selon lui, la situation de Batangafo est « critique ». Il parle d’une « ville fantôme », alors que comme il le rappelle, elle comptait plus de 20 000 déplacés. Si la situation le permet, Médecins sans frontières enverra des renforts la semaine prochaine.
Violences à Bambari
La situation est également compliquée plus au sud à Bambari où les violences se poursuivent. Médecins sans frontières s’est occupé sur place de douze blessés.
Dans ce contexte de tensions, MSF tient à dénoncer tous types de violence contre les populations civiles. L’association appelle toutes les parties concernées à protéger ces populations et à laisser travailler les humanitaires.
Publié le 03-11-2018 Modifié le 03-11-2018 à 01:29
Le roi du Maroc a inauguré vendredi 2 novembre le lancement des travaux de la « Tour Mohammed VI », à Salé, à quelques kilomètres de Rabat. Une tour qui deviendrait la plus haute d’Afrique, alors que le Maroc continue sa politique d’expansion sur le continent.
Une fois terminée en mai 2022, la tour sera haute de 250 mètres et 55 étages, selon les objectifs annoncés.
Bureaux, résidences et hôtels vont occuper la « Tour Mohammed VI » qui va dépasser les deux gratte-ciel marocains de Rabat et Casablanca.
Et ce n’est pas un hasard si ce projet est financé par la BMCE Bank du milliardaire marocain Othman Benjelloun, dont la Bank of Africa accompagne les investissements des entreprises en Afrique (Voir ci-dessous la vidéo de présentation du projet).
Cet investissement de 357 millions d’euros entre dans l’optique internationale du Maroc qui se positionne sur le continent et qui veut que Rabat et Casablanca deviennent de grandes métropoles africaines.
Du côté de la capitale économique, une autre tour de 27 étages devrait bientôt être inaugurée au sein de l’écosystème Casablanca Finance City qui veut transformer la ville en principale place financière du continent.
Reste à savoir si les délais de construction seront tenus. La première pierre de la « Tour Mohammed VI » avait été déjà posée en 2016 par le roi.
Al Ahly et l’Espérance Tunis se retrouvaient en finale aller de la Ligue des champions africaine ce vendredi 2 novembre à Alexandrie. Les Egyptiens ont remporté cette première confrontation avec un doublé de Walid Soliman sur penalty et un but de Amr Al Sulaya (3-1). L’Espérance de Tunis a réduit la marque en seconde période grâce à Youssef Belaili.
Eliminé dès la phase de groupes en 2016, Al Ahly est revenu sur le devant de la scène avec cette finale de la Ligue des champions pour la 12e fois de son histoire. Le club égyptien qui trône sur le continent avec huit succès recevait à Alexandrie l’Espérance de Tunis pour la finale aller. Les deux clubs s’étaient affrontés une seule fois en finale de C1, en 2012 et Al Ahly l’avait emporté (1-1, 1-2).
Un doublé de Walid Soliman sur penalty
A domicile, Al Ahly a ouvert le score à la 34e minute sur penalty grâce à Walid Soliman, 34 ans et sept saisons au club. Les hommes de Patrice Carteron ont dû tout de même attendre le recours à l’arbitrage vidéo.
Pourtant, un mouvement collectif des espérantistes aurait pu donner l’avantage aux Tunisiens dès la 21e minute. Mais la frappe de Khenissi est trop écrasée.
Avant la pause, les Egyptiens ont la possibilité de doubler la mise, une parade réflexe de Ben Cherifia sauve l’Espérance de Tunis. Juste avant le coup de sifflet, Al Ahly est sauvé à son tour par la transversale sur une frappe de Chaalali (45e+1).
En seconde période, Amr Al Sulaya double la mise pour Al Ahly à la suite de deux fautes des défenseurs espérantistes (58e) alors que Youssef Belaili réduit la marque sur penalty pour les espérantistes (64e/1-2).
Al Ahly, après une faute de Dhaouadi, profite d’un penalty tiré par Walid Soliman pour inscrire le troisième but (77e).
Avant cette finale aller, le bilan des confrontations directes tournait largement à l’avantage d’Al Ahly avec sept victoires, cinq nuls et seulement trois défaites. Al Ahly a pris une option sur le titre avant le déplacement en Tunisie pour la finale retour le 9 novembre prochain.
Près de deux ans après une première série de révélations sur l’évasion fiscale dans le monde du ballon rond dans le cadre des « Football Leaks », le consortium European Investigative Collaborations (ECI), dont fait partie Mediapart, publie une nouvelle série d’enquêtes, réalisées à partir d’une masse de «plus de 70 millions de documents ». Pièces à l’appui, Mediapart assure que, depuis son rachat du PSG en 2011, le Qatar « y a injecté 1,8 milliard d’euros, dont 1,35 milliard via des contrats de sponsoring surévalués et le solde via des avances d’actionnaire ».
Le site affirme le club de la capitale « a été couvert » par l’Union des associations européennes de football (UEFA) et ses deux anciens dirigeants : son ex-président Michel Platini (2007-2015) et son ancien secrétaire général, Gianni Infantino (2009-2016), actuel dirigeant de la Fédération internationale de football (FIFA). Et ce en violation avec les règles du fair-play financier (FPF), ce mécanisme introduit par l’UEFA en 2010 et en vertu duquel les équipes du Vieux Continent ne doivent pas dépenser plus qu’elles ne gagnent sous peine de sanctions.
L’enquête de Mediapart se polarise sur le contrat « de promotion de l’image du Qatar » entre le PSG et l’Autorité du tourisme du Qatar (QTA), appelée de facto à combler le déficit du club. Le 8 août 2012, ce partenariat est signé par les deux parties et prévoit le versement par QTA de 1,075 milliard d’euros sur cinq saisons au PSG, dont 100 millions au titre de la première saison.
Cet accord stipule que le PSG devra « jouer un rôle majeur en Ligue des champions » en recrutant des stars, auxquelles il devra verser « 110 % de ses revenus » en salaires. 100 millions d’euros seront toutefois versés rétroactivement par QTA au titre de la saison 2011-2012. Ce qui permettra au club de « respecter ses engagements » auprès de la direction nationale du contrôle de gestion (DNCG), le gendarme financier du football français.
Si ledit contrat n’est officialisé qu’en octobre 2013, 200 millions d’euros seront versés aux dirigeants parisiens au titre de la saison 2012-2013. Tandis que l’état-major du PSG menace d’attaquer les règles du FPF devant l’Autorité de la concurrence et commence à montrer ses muscles en rédigeant une plainte, l’UEFA se penche sur les comptes du club. Deux agences (Repucom et Octagon) évaluent la valeur de l’accord avec QTA à 123 000 euros et 2,78 millions d’euros annuels. Quant au PSG, il soutient que ce contrat (estimé selon lui à 215 millions d’euros annuels) n’obéit pas à une logique de sponsoring mais fait la promotion d’un pays.
Dans son rapport, l’avocat de la chambre d’instruction de l’instance de contrôle financier des clubs (ICFC) de l’UEFA indique que le contrat avec QTA « est massivement surévalué » et conçu « pour contourner les règles » du FPF. Les enquêteurs du fair-play financier concluent que 283 des 300 millions virés par QTA ont été versés au fonds Qatar Sports Investments (QSI), pour « rembourser les achats de joueurs » réalisés depuis le rachat de 2011. Ou l’art de faire passer l’argent d’une poche à une autre. A la lumière du rapport de l’ICFC, sans prendre en compte les versements de QTA, le déficit du PSG s’élève alors à 260 millions d’euros sur deux ans.
Mediapart affirme que Michel Platini et Gianni Infantino ont proposé un « accord à l’amiable » aux dirigeants du PSG. Des négociations s’ouvrent après que le président du club, le Qatari Nasser Al-Khelaïfi, a intimé, en février 2014, au patron de l’UEFA de ne pas menacer les intérêts du Qatar, en faveur duquel ce dernier avait voté lors du scrutin d’attribution du Mondial 2022. Contacté par Le Monde, l’entourage de Michel Platini confirme que M. Al-Khelaïfi a menacé de traîner l’UEFA devant les tribunaux et met en avant le « principe de réalité » dans cette affaire.
Accord à l’amiable
Les deux parties s’entendent pour rédiger un nouveau contrat, dont la valeur sera jugée plus réaliste. En avril 2014, à Londres, Gianni Infantino et Jean-Claude Blanc, le numéro deux du PSG, s’accordent sur le montant : 100 millions d’euros. Soit 97 millions d’euros de plus que celui évalué par les experts indépendants. Au bout du compte, selon Mediapart, le secrétaire général de l’UEFA accepte que « la baisse du contrat QTA soit presque intégralement compensée par de nouveaux sponsors qataris ». Et ce pour éviter que le déficit du PSG explose au titre de la saison 2014-2015.
L’accord est finalement signé par l’Italien Umberto Lago, qui a remplacé le patron démissionnaire de la chambre d’instruction de l’ICFC, Brian Quinn. Lequel se serait opposé audit accord. Le PSG reçoit, entre autres, une amende de 60 millions d’euros et une limitation du nombre de joueurs.
Mais les choses s’enveniment lorsque Nasser Al-Khelaïfi apprend que son « grand rival », Manchester City, propriété depuis 2008 du cheikh Mansour d’Abou Dhabi (Emirats arabes unis), va être moins lourdement sanctionné. S’il n’obtient pas des dirigeants de l’UEFA que le montant de son amende soit confidentielle, le président du PSG voit son amende ferme réduite de 60 à 20 millions d’euros. Par ailleurs, le comité exécutif de l’UEFA approuve « une interprétation des règles, qui limite à 5 le nombre de joueurs formés au pays lorsqu’un club ne peut en aligner que 21. »
La rivalité avec Manchester City et Abou Dhabi
En 2015, bis repetita. Furieux de voir Manchester City obtenir la levée de ses sanctions un an à l’avance, le PSG obtient des dirigeants de l’UEFA le même traitement de faveur. Gianni Infantino autorise ainsi le club à « réécrire a posteriori ses comptes afin de valoriser le contrat QTA à 100 millions d’euros dès 2013-2014 ». Par ce tour de passe-passe, la formation de la capitale revient à l’équilibre et l’affaire est scellée en juillet 2015. L’UEFA assure qu’un nouveau contrat a été signé avec QTA (qui s’élève en vérité à 155 puis 145 millions d’euros) alors qu’il ne sera paraphé qu’en 2016.
D’autres partenariats avec des entités qataries interpellent, dont ceux avec la chaîne sportive BeIN Sports (signé en septembre 2013, contre 2,8 millions d’euros annuels et couvrant la saison antérieure), dirigée par Nasser Al-Khelaïfi, l’académie de football Aspire (3,9 millions d’euros) ou la Banque nationale du Qatar (jusqu’à 15 millions d’euros), ou l’opérateur Ooredoo (40 millions d’arriérés payés).
Le feuilleton PSG va connaître un nouveau rebondissement sous la présidence du Slovène Aleksander Ceferin, élu en septembre 2016 à la tête de l’UEFA. Contraint de réduire la voilure et de faire passer la barre de ses recettes issues de partenaires qataris à 30 %, le club de la capitale flambe pourtant sur le marché des transferts à l’été 2017 en recrutant le Brésilien Neymar (pour 222 millions d’euros au FC Barcelone) et le prodige français Kylian Mbappé (contre 180 millions d’euros).
Dans la foulée, l’UEFA ouvre une enquête contre le club dans le cadre du FPF. Pris en étau, avec un déficit prévisionnel estimé à124 millions d’euros pour la saison 2017-2018, le PSG doit « encaisser » le rapport accablant de l’agence de marketing Octagon, mandatée par l’UEFA. Laquelle évalue la valeur réelle du partenariat de QTA à 5,5 millions d’euros annuels. Soit vingt-six fois moins que le montant affiché. La valeur des six autres contrats qataris est divisée par deux, à 27 millions au lieu de 60.
De son côté, le PSG lance une contre-expertise et la société Nielsen, qui collabore régulièrement avec le club, valorise le contrat avec QTA à 123 millions d’euros en 2016-2017 et à 217 millions en 2017-2018. En mai 2018, les dirigeants du PSG discutent directement avec ceux de l’UEFA, dont Andrea Traverso, responsable du fair-play financier lors de l’enquête de 2014.
Enquête classée pour des « raisons politiques »
Selon les « Football Leaks », la délégation de l’UEFA indique alors au PSG que l’enquête va être classée sans suite « pour des raisons politiques ». Un accord à l’amiable secret est proposé par les dirigeants de la Confédération européenne : le club sera blanchi, mais devra accepter en échange de dévaluer ses contrats qataris et de vendre des joueurs. Par ailleurs, le club pourra sceller un nouveau contrat à plus de 100 millions d’euros avec une autre société qatarie.
Le PSG marchande et accepte que le contrat avec QTA soit dévalué à 60 millions d’euros jusqu’à son terme, en 2019, et s’engage à vendre pour 140 millions d’euros de joueurs lors du mercato estival. Mais la chambre d’instruction de l’ICFC va refuser l’accord, dévaluer les sponsors qataris, avant de classer sans suite, en juin, l’enquête visant le PSG, qui va céder plusieurs joueurs (Javier Pastore, Yuri Berchiche) contre un montant de 60 millions d’euros. Elle va surtout imposer au PSG de ne pas renouveler l’accord à 145 millions avec QTA lorsqu’il expirera.
En juillet, la chambre de jugement de l’ICFC conteste la décision du Belge Yves Leterme, le patron de la chambre d’instruction. En septembre, elle décide de renvoyer le dossier devant la chambre d’instruction. Laquelle va examiner de nouveau les contrats qataris.
Dans un communiqué, le PSG a réagi à l’enquête de Mediapart. Il assure « qu’il s’est toujours strictement conformé aux lois et réglementations en vigueur et dément fermement les allégations publiées ce jour par Mediapart. »
« Depuis la mise en place du FPF, le PSG a été l’un des clubs les plus audités et les plus surveillés de l’histoire (…), ajoute le club. Les échanges avec les membres des chambres de l’ICFC se font dans le cadre prévu par les statuts de l’UEFA. Sur cette base, l’UEFA statue ensuite en toute indépendance. La sévérité des décisions rendues au sujet du PSG le démontre. »