Author: Don Kayembe

  • Prison à perpétuité pour trois membres de l’opposition chiite au Bahreïn

    Prison à perpétuité pour trois membres de l’opposition chiite au Bahreïn

    Dimanche 4 novembre, trois personnalités de l’opposition chiite au Bahreïn, dont le chef du mouvement Al-Wefaq Cheikh Ali Salmane, ont été condamnées en appel à la prison à perpétuité pour avoir transmis des informations confidentielles au Qatar, pays boycotté par Manama et d’autres alliés de l’Arabie saoudite.

    Ils avaient été acquittés en juin par la haute cour pénale de Bahreïn, pays dirigé par une monarchie sunnite. Le procureur général avait, néanmoins, interjeté appel.

    Le jugement de dimanche peut encore faire l’objet d’un recours.

    Une « parodie de justice »

    Ali Salmane avait été inculpé il y a un an « d’intelligence avec l’Etat du Qatar en vue de commettre des actions hostiles dans le but de nuire à la position politique et économique du royaume de Bahreïn, de renverser son régime et de dévoiler ses secrets défense ».

    Il avait été également accusé d’« avoir reçu d’un Etat étranger [le Qatar] des sommes d’argent en contrepartie de la transmission d’informations concernant des secrets militaires et la situation générale dans le pays ».

    « Ce verdict est une parodie de justice qui illustre les efforts constants et illégaux des autorités bahreïnies pour réduire au silence toute forme de dissidence », a accusé Amnesty International.

    « Le cheikh Ali Salmane est un prisonnier de conscience qui est détenu seulement pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression », a ajouté l’ONG de défense des droits de l’homme.

    Le Qatar sous embargo

    Cette inculpation était intervenue après l’embargo décrété le 5 juin 2017 contre le Qatar par l’Arabie saoudite et ses alliés, l’Egypte, les Emirats et Bahreïn.

    Les quatre pays accusent le Qatar de soutenir des mouvements « terroristes » (ce que Doha dément), de se rapprocher de l’Iran et de saper la stabilité de la région.

    Lire aussi :   Le conflit entre le Qatar et ses voisins devant la Cour internationale de justice

    La seule frontière terrestre de la petite nation péninsulaire avait alors été fermée, sa compagnie aérienne publique interdite d’emprunter l’espace aérien des pays voisins, et ses citoyens expulsés de ces mêmes pays.

    Depuis plusieurs mois, le régime saoudien entretient également le flou autour d’un projet de canal maritime, percé parallèlement à sa frontière avec le Qatar, qui transformerait de facto l’émirat en île.

    Lire aussi :   Au Qatar, la possibilité d’une île

    Allié de Washington

    Arrêté dès 2014, Cheikh Ali Salmane purge, par ailleurs, actuellement une peine de prison pour « incitation à la haine confessionnelle ».

    Le royaume de Bahreïn, siège de la Ve Flotte des Etats-Unis et proche allié de Washington, avait alors écrasé dans le sang un mouvement de contestation chiite qui réclamait des réformes dans la foulée du « printemps arabe ».

    Des centaines d’opposants ont été emprisonnés depuis et certains ont été déchus de leur nationalité.

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  • Crise au Togo: le Front citoyen Togo-Debout interpelle la Cédéao

    Crise au Togo: le Front citoyen Togo-Debout interpelle la Cédéao


    Par
    RFI

    Publié le 04-11-2018
    Modifié le 04-11-2018 à 10:39

    Plusieurs milliers de militants et sympathisants du Front citoyen Togo-Debout ont marché samedi 3 novembre à travers la ville de Lomé pour interpeller la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Ils demandent à la Cédéao de prendre position pour une sortie de crise.

    Malgré la modification des itinéraires et le confinement de la manifestation dans un quartier excentrée, les militants du Front citoyen Togo-Debout ont tenu, se sentant humiliés mais déterminés à manifester.

    Le communiqué lu à l’issue de la marche s’indigne et proclame : « Oui, nous n’en pouvons plus au Togo ! Et personne ne doit venir encore vous dicter un chemin ! »

    La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest est interpellée, elle qui a soumis une feuille de route aux Togolais, le 31 juillet, pour une sortie de crise. Selon le Front citoyen Togo-Debout, le processus électoral en cours est contestable et la Cédéao doit prendre position.

    « Depuis un an que nous sommes sortis, nous demandons – enfin – que ces réformes soient mises en application, explique le professeur David Dosseh, premier porte-parole du Front citoyen Togo-Debout. La Cédéao s’immisce dans le jeu au lieu de répondre aux préoccupations populaires. »

    Et d’ajouter : « Elle vient à nouveau demander à ce que nous allions à des élections législatives au pas de charge et dans des conditions totalement inacceptables. Et donc, nous voulons que la Cédéao se positionne clairement et qu’elle dise ce qu’elle pense du problème togolais. »

    La société civile togolaise, à travers le Front citoyen Togo-Debout, prévient : « Nous sommes à un tournant historique, nous ne devons plus entrer en 2019 avec les mêmes problèmes. »

    Le processus électoral en cours est contesté par l’opposition, la date des élections législatives est fixée au 20 décembre et le gouvernement entend y aller même si les protagonistes de la crise appellent au boycott.

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  • Ces antisémites obsédés par George Soros

    Ces antisémites obsédés par George Soros

    Les campagnes contre George Soros, accusé d’incarner la finance mondialisée et d’encourager les flux d’immigration, alimentent de plus en plus de passages à l’acte antisémite.

    Campagne d’affiches du gouvernement hongrois contre Soros en 2017

    L’attaque du 27 octobre contre une synagogue de Pittsburgh est, avec 11 morts, l’attentat antisémite le plus meurtrier de l’histoire des Etats-Unis. De nombreuses voix se sont élevées depuis pour dénoncer le climat de haine entretenu par Donald Trump, surtout dans ses attaques obsessionnelles contre George Soros, un des plus solides soutiens financiers du parti démocrate. « Quand il dit Soros, c’est un code pour désigner les Juifs. Quand il dit ‘globalisme’ aussi. Par ses propos, il alimente les antisémites », affirme Joy Katz, écrivaine juive de Pittsburgh. Quant à Maurice Samuels, professeur à Yale, il accuse Trump de « répercuter (ou retweeter) de façon routinière les théories conspirationnistes d’extrême-droite, dont beaucoup concernent George Soros, qui offre un symbole bien pratique des Juifs contrôlant les marchés financiers, la politique et la presse. Une notion qui constitue le fond de commerce du discours antisémite depuis ‘Les Protocoles des Sages de Sion‘ ».

    LA DENONCIATION OBSESSIONNELLE DE SOROS

    Soros a de fait été le premier destinataire de colis piégés dans la vague qui a visé récemment aux Etats-Unis des personnalités identifiées au Parti démocrate. Il est la cible de violentes campagnes des médias acquis à Trump qui l’accusent d’encourager les flux de réfugiés vers les Etats-Unis. Le tueur de Pittsburgh associait d’ailleurs la communauté juive qu’il a visée et la menace des « envahisseurs » que seraient selon lui les réfugiés. Mais c’est pourtant dans le pays natal de Soros, la Hongrie, que les attaques les plus systématiques ont été lancées par le gouvernement du très populiste Viktor Orban, au pouvoir depuis 2010. A l’été 2017, des affiches géantes sont placardées dans tout le pays (voir ci-dessus), avec, à côté de la photo du milliardaire américain, ce slogan: « 99% des Hongrois sont contre les immigrants. Ne laissons pas Soros rire le dernier ».

    L’ambassadeur d’Israël à Budapest proteste contre une campagne qui « évoque non seulement de tristes souvenirs, mais sème la haine et la peur ». Il en faudrait plus pour dissuader Orban:  le 15 mars 2018, à l’occasion de la Fête nationale, il se déchaîne contre « le réseau des ONG financées par les spéculateurs internationaux, englobé et incarné dans la personne de George Soros ». Le Premier ministre hongrois dénonce ce « réseau international structuré en empire » qui oeuvrerait à remplacer par des immigrés la population de souche européenne. Il fustige « un adversaire qui est différent de nous. Il n’agit pas ouvertement, mais caché, il n’est pas droit, mais tortueux, il n’est pas national, mais international, il ne croit pas dans le travail, mais spécule avec l’argent, il n’a pas de patrie, parce qu’il croit que le monde entier est à lui ». En remportant les législatives du 8 avril avec 48,8% des voix pour son parti, Orban démontre qu’un discours aussi virulent est payant électoralement. Peu après, Open Society, la fondation animée par Soros, transfère à Berlin la gestion des programmes jusqu’alors assurée depuis Budapest.

    L’HEURE DE VERITE POUR NETANYAHOU?

    Nétanyahou se vante d’avoir été le premier dirigeant étranger à féliciter Orban de son récent triomphe électoral. Il avait auparavant désavoué les critiques de la campagne anti-Soros par son ambassadeur en Hongrie. Car le Premier ministre israélien accuse le philanthrope américain « de porter atteinte aux gouvernements israéliens démocratiquement élus en finançant des organisations qui diffament l’Etat juif ». Open society soutient en effet des organisations israéliennes de défense des droits de l’homme dont Nétanyahou veut brider l’action et la communication. Le chef du gouvernement israélien a également rendu Soros responsable, en avril dernier, de l’échec d’un accord de transfert des « infiltrés » africains en Israël vers le Rwanda (le terme « infiltrés » désigne officiellement en Israël les immigrants illégaux, majoritairement originaires d’Erythrée et du Soudan). Nétanyahou et Soros s’étaient de surcroît retrouvés, en politique américaine, dans des camps diamétralement opposés, celui-ci soutenant Obama contre McCain en 2008, puis Romney en 2012, celui-là savourant enfin sa revanche avec l’élection de Trump en 2016. Sur un plan anecdotique, Yair Netanyahou, le fils aîné du Premier ministre, avait suscité la polémique en Israël, en relayant en 2017, une caricature de Soros tenant le monde entier au bout d’une canne à pêche.

    Le chef du gouvernement israélien a, à l’évidence, été choqué par la tuerie de Pittsburgh, perpétrée dans cette Pennsylvanie où il a lui-même passé une grande partie de son adolescence. Il a réagi avec émotion et sur-le-champ à ce drame, là où il avait mis trois longs jours à condamner, en août 2017, les débordements antisémites de Charlottesville.  Il avait aussi invité en mai 2018, pour le transfert de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, des prêcheurs américains aux nombreux dérapages antisémites. Ce geste s’inscrit dans une stratégie d’alliance de la droite dure en Israël avec un courant évangélique aux accents messianiques, courant dont l’ascension politique suscite pourtant le trouble au sein de la diaspora juive. La décision du président Bolsonaro, à peine élu, de transférer l’ambassade du Brésil à Jérusalem ne peut que conforter Nétanyahou dans cette stratégie. Il est dès lors peu probable, même après Pittsburgh, que le Premier ministre israélien cesse de poursuivre Soros de sa vindicte et de miser, sur le continent américain comme en Europe, sur des populismes agressifs.

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  • Droits de l’homme au Vietnam : la France « ne met rien sous le tapis », d’après Edouard Philippe

    Droits de l’homme au Vietnam : la France « ne met rien sous le tapis », d’après Edouard Philippe

    La France « ne met rien sous le tapis » sur le sujet des droits de l’homme au Vietnam communiste.

    En visite dans le pays, le premier ministre français, Edouard Philippe, a affirmé ce dimanche 4 novembre que le sujet était abordé « dans les forums qui vont bien, de la façon dont nous avons toujours procédé ».

    Selon une source proche des discussions, la question des droits de l’homme a été abordée « dans le cadre des entretiens » entre Edouard Philippe et les dirigeants vietnamiens vendredi, au premier jour de sa visite. « L’attention des autorités vietnamiennes a été appelée sur une liste de cas individuels », a précisé cette source à l’AFP.

    Une centaine de prisonniers politiques

    Le Vietnam, qui ne compte aucun média indépendant et est dominé par les communistes conservateurs depuis 2016, s’est doté d’une nouvelle loi sur la cybersécurité qui limite encore davantage la liberté d’expression.

    Le texte, qui entrera en vigueur en janvier 2019, oblige les plates-formes du Web à retirer tout commentaire considéré comme une « menace à la sécurité nationale » et à stocker les informations personnelles et les données des utilisateurs.

    Une centaine de personnes ont été emprisonnées en 2017 pour des raisons politiques, d’après Amnesty International, et une cinquantaine de militants et blogueurs ont déjà été condamnés cette année, selon un décompte de l’AFP.

    Les groupes de défense des droits de l’homme craignent que la répression s’accélère avec l’arrivée à la présidence du pays du secrétaire du Parti communiste, Nguyen Phu Trong.

    Visite à Dien Bien Phu

    Edouard Philippe devait quitter le Vietnam dimanche soir au terme d’une visite qui l’a vu décrocher pour dix milliards d’euros de contrats et accords commerciaux, dont 5,7 milliards pour l’avionneur européen Airbus.

    Samedi, il s’était rendu sur le site de Dien Bien Phu pour honorer la mémoire des soldats français et vietnamiens de la guerre d’Indochine. « Il me semblait qu’il était utile de regarder notre passé commun de façon apaisée », a-t-il alors dit.

    C’est la deuxième fois seulement depuis la terrible bataille de 1954 qu’un haut responsable français se rend sur le site de Dien Bien Phu.

    Lire aussi :   Au Vietnam, Edouard Philippe veut regarder le passé « de façon apaisée »

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  • Que pensent les élus « populistes » ? Leurs positions décryptées

    Que pensent les élus « populistes » ? Leurs positions décryptées

    Il y a eu Donald Trump et Rodrigo Duterte en 2016, l’Autrichien Sebastian Kurz et son allié du FPÖ Heinz-Christian Strache en 2017, enfin le duo italien Matteo Salvini-Luigi Di Maio et le Brésilien Jair Bolsonaro en 2018. Tous sont qualifiés de populistes, à la fois par leurs adversaires et par la presse – et parfois revendiquent eux-mêmes le qualificatif. De quoi parle-t-on ? Le « populisme » est qualifié d’« attitude politique consistant à se réclamer du peuple », selon la définition du dictionnaire Larousse.

    Tous ces dirigeants sont arrivés au pouvoir en remportant une élection à l’issue d’une campagne où ils ont opposé le peuple contre les élites politiques ou économiques. Pourtant, ces traits communs masquent d’énormes disparités entre leurs idéologies. « Le mot “populisme” mis à toutes les sauces perd toute signification et empêche tout diagnostic pertinent », disait à juste titre le sociologue Edgar Morin en avril 2013.

    Lire aussi :   Du bon usage du mot « populiste » dans « Le Monde »

    On trouvera par exemple des interventionnistes libéraux, des climatosceptiques religieux, des xénophobes adeptes du libre-échange et de l’interventionnisme économique ou même un ancien militaire antisystème soutenu à la fois par les églises, les milieux économiques et l’armée. Et pourtant, ces personnalités politiques font bien œuvre de populisme, « c’est-à-dire suscitent et activent les passions les plus négatives, et même les plus perverses pour étendre leur audience et entretenir leurs troupes », écrit le philosophe et professeur à l’université Paris Descartes Yves Charles Zarka. L’auteur décrit la liste des éléments que l’on retrouve dans tous ces discours, pour que « la justice, la prospérité et le bonheur soient restaurés » :

    • la fabrication de boucs émissaires ;
    • des « promesses d’autant plus exorbitantes que les moyens élaborés pour les satisfaire sont indigents » ;
    • la désignation d’un « ennemi à attaquer ou à détruire ».

    Des points communs qui ne définissent en rien la politique qu’ils mènent ou comptent mener. Pour y voir plus clair, dans l’infographie suivante, nous avons sélectionné huit thèmes politiques majeurs et nous avons tenté de les placer sur un axe les uns par rapport aux autres :

    • l’exercice du pouvoir : concentré ou partagé avec les autres institutions ;
    • l’environnement : plus ou moins d’écologie ;
    • les sujets de société liés à la famille ou aux minorités : conservatisme ou libéralisme ;
    • l’économie : de libéral comme Bolsonaro à interventionniste comme Orban ;
    • la protection sociale : avec plus ou moins d’aides ;
    • l’immigration : favorable ou défavorable à l’accueil ;
    • le rôle de la religion dans la définition de la politique : important chez Erdogan ou faible chez Duterte ;
    • le commerce international : de protectionniste à favorable au libre-échange.

    Cette infographie présente le positionnement politique de onze personnalités qualifiées de populistes dont plusieurs gouvernent ensemble : en l’occurrence en Autriche et en Italie. Chaque cercle est placé sur une réglette qui compare les dirigeants entre eux, sur huit thématiques.

    Passez votre sourisTapez du doigt sur les bulles pour afficher le détail.
    Jair Bolsonaro (Brésil)
    Donald Trump (Etats-Unis)
    Recep Tayyip T. Erdoğan (Turquie)
    Rodrigo Duterte (Philippines)
    Nicolas Maduro (Venezuela)

    Viktor Orbán (Hongrie)
    Luigi Di Maio (Italie)
    Matteo Salvini (Italie)
    Sebastian Kurz (Autriche)
    Heinz.-Christian. Strache (Autriche)
    Andrej Babiš (Rép. tchèque)

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    MÉTHODOLOGIE

    Comparer les populismes : comment nous avons travaillé

    Pour mettre sur pied cette infographie, nous avons essayé de comparer entre eux des dirigeants politiques élus régulièrement qualifiés de « populistes ». Nous avons ensuite repris leurs déclarations, leurs programmes ou les mesures qu’ils ont prises pour les placer sur un axe qui va d’une position extrême à son opposé.

    Nous avons choisi ces dirigeants selon deux critères : le fait qu’ils sont emblématiques et qu’ils ont accédé au pouvoir suprême dans les années 2010. Ainsi par exemple, même si Recep Tayyip Erdogan a occupé d’autres postes, il n’est président de la République de Turquie que depuis 2014. Sept sur onze sont arrivés au pouvoir depuis 2017, dont un – le Brésilien Jair Bolsonaro – n’accédera au pouvoir qu’en janvier 2019.

    C’est une tentative dont la teneur est potentiellement subjective : c’est le fruit d’un travail collectif pour lequel nous avons pris le soin d’expliquer pour chaque position pourquoi tel ou tel homme politique se retrouvait à cette place et pas à une autre.

    Les sources que nous avons utilisées sont accessibles dans cette liste.

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  • Bénin: toute l’opposition vent debout contre le président Patrice Talon

    Bénin: toute l’opposition vent debout contre le président Patrice Talon


    Par
    RFI

    Publié le 04-11-2018
    Modifié le 04-11-2018 à 09:17

    L’ensemble des partis d’opposition béninois exigent au président Talon le « retour immédiat et sans délai des exilés politiques », tels que l’homme d’affaires Sébastien Adjavon, l’ancien maire de Cotonou Léhadi Soglo, révoqué par le gouvernement et le secrétaire exécutif du parti FCBE, Valentin Djenontin. Tous séjournent en France. L’opposition exige aussi l’abrogation de la loi qui crée la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), machine à juger les opposants sous le prétexte de la lutte contre la corruption. Pour les législatives de mars 2019, l’opposition envisage la création d’un parti unifié et une liste commune.

    Cette requête a été adressée à Patrice Talon à l’occasion d’un meeting, samedi 3 novembre 2018 à Cotonou. Devant une foule de militants, les leaders de l’opposition béninoise ont critiqué sévèrement la gouvernance du président. Militants, élus ; tous les adversaires du pouvoir étaient là, à l’exception des  anciens présidents Nicéphore Soglo et Boni Yayi. Absent aussi, Sébastien Ajavon, récemment condamné par contumace à 20 ans de prison.

    MM. Yayi et Ajavon ont adressé des messages qui ont été lus dans la salle et  qui ont été très applaudis. Le slogan « trop c’est trop » a retenti plusieurs fois et très vite, le rassemblement a pris la tonalité d’une bataille pour l’alternance. Pourtant, Patrice Talon n’est qu’à mi-mandat. Mais au pupitre, les orateurs ont distribué les mauvais points. On est loin des promesses folles de Patrice Talon, résumait la déclaration lue par le député de Basile Ahossi.

    Et ce même député de terminer par une série de revendications : « Nous, forces de l’opposition, exigeons le retour des exilés politiques et leur participation libre à la vie politique nationale ; l’abrogation pure et simple des lois portant Code électoral et Charte des partis politiques ; l’abrogation de la loi portant création de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme, Criet. »

    Cap désormais sur les élections législatives de l’année prochaine. Pour peser face au camp Talon, l’opposition envisage la création d’un parti unifié qui pourrait présenter une liste unique aux élections. Où en est ce projet ? « Ce ne sont pas des choses qui sont simples, mais nous sommes à quelques encablures de réussir cet exploit-là. Nous travaillons à avoir une liste unique. » Le rassemblement s’est achevé sur l’hymne national, chanté en chœur.

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  • Niels Schneider : « Des spectateurs m’ont dit qu’ils avaient envie de me frapper. J’étais très heureux »

    Niels Schneider : « Des spectateurs m’ont dit qu’ils avaient envie de me frapper. J’étais très heureux »

    Cette fois, Niels Schneider joue un méchant. « Un vrai salaud », renchérit le jeune acteur. Dans Un amour impossible, l’adaptation au cinéma du roman autobiographique de Christine Angot, paru en 2015, Philippe, fils de bonne famille, séduit une jeune secrétaire à Châteauroux, dans les années 1950. Beau, lâche et brillant, il ne lui passe aucune faute de français, refuse de l’épouser et finira par abuser de leur enfant, quelques années plus tard. « Pas une page du scénario ne venait rattraper cette raclure, souligne Niels Schneider. C’est la première fois que je me frottais à un personnage totalement condamnable. » Jusque-là sa beauté angélique avait souvent été prise pour argent comptant : objet de désir dans J’ai tué ma mère (2009) et Les Amours imaginaires (2010), de Xavier Dolan, amant spectral dans Les Rencontres d’après minuit (2013), de Yann Gonzalez, et prince charmant percussionniste dans Belle dormant (2016), d’Adolfo Arrieta.

    « Ça me paraît absurde de choisir ses rôles en fonction d’un capital sympathie. » Niels Schneider

    Niels Schneider, 31 ans « a été courageux, reconnaît la réalisatrice Catherine Corsini. “C’est atroce le mal que je fais. Je n’en peux plus”, disait-il souvent. » Petit à petit, l’acteur sent Philippe le ronger. Le week-end, à Châteauroux, il décompresse sur les rives du lac de Belle-Isle où les amateurs de sports nautiques viennent y chercher un peu de fraîcheur, en été. « Mais il n’y avait pas grand-chose à faire. Tout le monde me racontait sa petite anecdote avec Gérard Depardieu ou Michel Denisot, qui sont originaires du coin. C’était tout, décrit Niels Schneider. J’ai donc pu rester focalisé sur Philippe. Catherine Corsini m’incitait à voir des films avec Maurice Ronet, Ascenseur pour l’échafaud ou Le Feu follet. Mais Ronet m’émeut, il est le versant triste d’Alain Delon. »

    Il…

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  • Virginie Efira : « M’autoriser à être moi m’a pris beaucoup de temps »

    Virginie Efira : « M’autoriser à être moi m’a pris beaucoup de temps »

    STEPHAN VANFLETEREN POUR « LE MONDE »

    Par Pascale Krémer

    EntretienRéservé à nos abonnés

    Publié aujourd’hui à 06h39, mis à jour à 16h27

    Je ne serais pas arrivée là si… Cette semaine, l’actrice belge confie son « coup de foudre intellectuel et amical » pour la réalisatrice Justine Triet.

    L’ex-animatrice télé en Belgique puis en France est, à 41 ans, une actrice très demandée. La réalisatrice Catherine Corsini lui a offert le rôle principal d’Un amour impossible, qui sort le 7 novembre.

    Je ne serais pas arrivée là si…

    Si je n’avais pas rencontré des personnes, sur mon parcours, pour me donner une forme de liberté, de confiance. Elles m’ont permis de mieux me connaître, de m’autoriser à faire des choses. Je pense par exemple à la réalisatrice Justine Triet. Son film Victoria [2016] a changé le regard porté sur moi, on m’a ensuite proposé des rôles dans un registre plus large. Il a aussi changé le regard que je portais sur moi-même. Je suis quelqu’un de normal, avec une dureté, une mélancolie, des contradictions dont je pensais qu’elles n’intéressaient personne.

    Ce manque de confiance a-t-il à voir avec votre enfance, à Bruxelles ?

    J’ai eu une enfance extrêmement heureuse. Mon père était professeur d’hématologie et d’oncologie à l’hôpital universitaire. Il avait une conscience sociale extrêmement forte. Ma mère avait une capacité d’adaptation inouïe et une immense qualité : elle créait le beau. D’ailleurs mon frère cadet est devenu peintre et sculpteur. Mais j’avais une grande gêne de moi-même. Je me souviens de m’être dit très tôt : « Je ne suis pas exceptionnelle. » D’avoir relu le journal intime que j’écrivais, adolescente obsédée par les garçons, en pensant : « Mon Dieu, je suis bête… » D’osciller entre le sentiment que la vie me réserverait des aventures et celui de ne pas être à la hauteur.

    Un prof de dessin scientifique nous avait demandé ce qu’on voulait faire plus tard. Un camarade a répondu pour moi que je voulais être actrice. « Ah oui ? », a dit le prof. « Tu veux faire du peep show ? » J’ai rigolé avec tout le monde.

    Votre scolarité a-t-elle contribué à cette auto-dévalorisation ?

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  • Centenaire du 11-Novembre : Emmanuel Macron sur les traces de la Grande Guerre

    Centenaire du 11-Novembre : Emmanuel Macron sur les traces de la Grande Guerre

    Deux régions, onze départements, dix-sept villes. Emmanuel Macron entame, dimanche 4 novembre à Strasbourg (Bas-Rhin), le plus long déplacement hexagonal depuis son élection à la présidence de la République. Durant une semaine, jusqu’au samedi 10 novembre, le chef de l’Etat va sillonner l’est et le nord de la France, loin de Paris, où il ne rentrera pas même dormir.

    Une « itinérance mémorielle » au « format inédit », selon les termes de l’Elysée, destinée à commémorer le centenaire de la première guerre mondiale. Mais aussi, espèrent les stratèges de l’exécutif, à renouer les mille fils perdus avec les Français, qui n’en finissent plus de se détourner du jeune président dans les sondages.

    En gestation depuis près d’un an, ce périple emmènera sans surprise le chef de l’Etat sur quelques-uns des lieux emblématiques de la grande guerre. Emmanuel Macron se rendra mardi à Verdun (Meuse), où il se recueillera à l’ossuaire de Douaumont et visitera avec des lycéens le village de Fleury-devant-Douaumont, totalement détruit en 1916 et jamais reconstruit depuis. Jeudi, il visitera également l’Anneau de la mémoire de Notre-Dame-de-Lorette (Pas-de-Calais), inauguré en 2014 par François Hollande et où sont inscrits les noms de près de 600 000 soldats morts au cours du conflit, sans distinction de nationalité. Une visite de l’Historial de la Grande Guerre de Péronne (Somme) est aussi prévue vendredi.

    Hommage aux sans-grade

    Mais le président, qui n’aime rien faire comme tout le monde, a également prévu des détours par des sentiers moins empruntés. Lundi, il s’arrêtera à Morhange (Moselle), lieu en 1914 de l’une des pires défaites françaises de la Grande Guerre, avec jusqu’à 20 000 tués par jour au cours de ce qu’on a appelé la « bataille des Frontières ». « Aucune autorité de l’Etat ne s’y est rendue depuis un sous-préfet en 1964 », vante-t-on à l’Elysée. Mardi, c’est sur la colline des Eparges (Meuse), autre lieu de furieux…

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  • En campagne, Trump agite le spectre des « hordes de criminels » venant du Sud

    En campagne, Trump agite le spectre des « hordes de criminels » venant du Sud

    Venu soutenir les candidats républicains aux élections de mi-mandat, il a vanté son bilan économique et accusé les démocrates de vouloir nuire aux Etats-Unis.

    Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 03h02, mis à jour à 10h02

    Lecture 3 min.

    Le président Donald Trump a averti les Américains, samedi 3 novembre, qu’une victoire démocrate aux élections de mi-mandat, mardi 6 novembre, précipiterait l’avènement du socialisme aux Etats-Unis et l’arrivée de hordes de criminels venus d’Amérique centrale, son argument de campagne final pour sauver la majorité républicaine au Congrès.

    « [Les démocrates] imposeront le socialisme en Floride. Bienvenue au Venezuela », a lancé le locataire de la Maison Blanche, samedi soir, à Pensacola, en Floride, lors d’un meeting de soutien aux candidats du « Grand Old Party » (GOP) au Sénat et au poste de gouverneur, respectivement Rick Scott et Ron DeSantis.

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    Description apocalyptique du programme démocrate

    L’avion présidentiel Air Force One était garé sur le tarmac de l’aéroport où se tenait le meeting, en toile de fond ; lors de ses déplacements, lors de la campagne présidentielle de 2016, l’appareil du milliardaire apparaissait systématiquement aussi en arrière-plan.

    Depuis qu’il est entré en campagne, à l’occasion de ces « midterms », à chaque étape, Donald Trump vante les excellents chiffres de l’emploi et les baisses d’impôts qui ont été adoptées en décembre 2017 ; puis il se lance dans une description apocalyptique de la politique migratoire de ses adversaires.

    Les démocrates, a-t-il dit ce samedi, veulent « effacer les frontières » et faire passer « les clandestins avant les citoyens américains ». « [Leur] programme sur l’immigration est de faire venir le trafic de drogues, le trafic d’êtres humains, et les cartels criminels », a-t-il aussi lancé lors d’un autre meeting, dans le Montana.

    Depuis des semaines, il parle en termes inquiétants des caravanes de plusieurs milliers de migrants d’Amérique centrale traversant actuellement le Mexique vers les Etats-Unis, et contre qui il a envoyé des milliers de soldats à la frontière sud des Etats-Unis. Selon lui, 300 d’entre eux sont « très mauvais » ; il a dit avoir reçu des informations des autorités mexicaines sur ces migrants. « Les barbelés peuvent être une bien jolie chose, quand ils sont bien posés », a aussi dit le 45e président américain.

    Obama très demandé

    Mardi 6 novembre, le premier rendez-vous électoral national depuis l’élection de 2016 déterminera qui contrôlera les deux chambres du Congrès (Sénat et Chambre des représentants) jusqu’à la prochaine présidentielle, le 3 novembre 2020.

    Donald Trump n’entretient pas le suspense sur sa candidature à ce scrutin-là, plaisantant sur son prochain slogan (traduisible par « Maintenir la grandeur de l’Amérique »), et assurant que ses débats contre le futur candidat démocrate seront « très faciles ».

    Du côté démocrate, c’est son prédécesseur Barack Obama qui a endossé le costume du sauveur, après avoir passé vingt-deux mois dans une relative réserve politique. Il y a huit ans, en 2010, il s’apprêtait à subir un raz de marée républicain à ses propres premières élections de mi-mandat : c’était la « révolution » de la mouvance conservatrice du Tea Party.

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    Cette année, le retraité a la cote et est la figure la plus recherchée du parti démocrate, dépourvu de leader naturel. « Je suis là pour une simple raison : vous demander d’aller voter », a lancé Barack Obama, vendredi soir, à Atlanta, en Géorgie, pour soutenir la candidate qui pourrait devenir, mardi, la première gouverneure noire élue de cet Etat du Sud, Stacey Abrams. « Les conséquences de l’abstention sont profondes, car l’Amérique est à la croisée des chemins, a-t-il déclaré. Les valeurs de notre pays sont en jeu ». L’ancien président sera à nouveau en meetings dimanche, tout comme Donald Trump.

    Votes anticipés

    Chez les républicains, les candidats recherchent activement le soutien de Donald Trump, qui reste la personnalité la plus rassembleuse et populaire du parti ; ce dernier assume que ces élections soient un référendum sur sa personne.

    Echaudés par la surprise de 2016, les médias américains se montrent plus prudents et évitent toute prédiction définitive à partir des sondages qui donnent aujourd’hui un avantage aux démocrates pour la chambre basse du Congrès. Pour les 435 sièges de la Chambre des représentants, renouvelés pour deux ans, la course se concentre sur une soixantaine de circonscriptions, les autres étant assez solidement ancrées chez l’un ou l’autre parti.

    Au Sénat, 35 sièges sur 100 sont en jeu, pour des mandats de six ans. Hasard du calendrier, les Etats concernés sont pour la plupart dans des régions conservatrices, ce qui complique toute reconquête démocrate.

    Les élections semblent bénéficier cette année d’une mobilisation inédite pour un rendez-vous qui habituellement ne suscite qu’une participation de 40 % à 45 %, contre plus de 60 % aux présidentielles. Plus de 32 millions d’électeurs ont déjà voté par correspondance ou en personne, selon Michael McDonald, professeur à l’Université de Floride. C’est 20 % de plus que l’ensemble des votes anticipés aux élections de mi-mandat de 2014, selon lui.

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