Author: Don Kayembe

  • Ligue 1 : Guingamp limoge son entraîneur Antoine Kombouaré

    Antoine Kombouaré, qui était l’entraîneur du club de football En Avant Guingamp depuis le printemps 2016, a été remercié mardi 6 novembre. Son contrat avait été prolongé en août, jusqu’en 2020. Il paie le début de saison calamiteux de l’équipe (une petite victoire en douze rencontres), classée à la dernière place du championnat de France, la Ligue 1. Après une nouvelle défaite, contre Nantes (0-5) le week-end dernier, Antoine Kombouaré avait parlé d’un « coup d’arrêt », mais avait assuré : « on est prêts, ne vous inquiétez pas, on est prêts à se battre jusqu’au bout et à faire que samedi prochain il y ait un tout autre résultat contre Lyon. » « On n’a pas l’habitude de tourner le dos aux personnes quand on est dans la difficulté, avait, pour sa part, assuré le président du club, Bertrand Desplat sur beIN Sports. Au contraire, je suis plutôt quelqu’un qui apporte beaucoup de confiance et beaucoup de soutien aux personnes qui en ont besoin ». Quatre entraîneurs de Ligue 1 déjà remerciés Ce « soutien » aura été de courte durée. Pour affronter Lyon, samedi 10 novembre, les commandes de l’équipe seront confiées à Sylvain Didot, entraîneur de l’équipe réserve, et Vincent Rautureau, directeur du centre de formation. La direction du club a annoncé qu’elle leur confiait la direction de l’équipe première. Il faut remonter à 2007 pour trouver trace d’un entraîneur remercié en cours de saison à Guingamp. Depuis le début de la saison 2018-2019, quatre clubs de Ligue 1 ont déjà remercié leurs entraîneurs : Bordeaux (Gustavo Poyet remplacé par Ricardo), Nantes (Miguel Cardoso remplacé par Vahid Halilhodzic), Monaco (Leonardo Jardim remplacé par Thierry Henry) et donc Guingamp. Ces changements ont été bénéfgiques pour certains de ces clubs : Nantes, notamment, qui était englué à la 19e place du classement, est remonté à la dixième. Lire aussi :   Ligue 1 : la métamorphose de Nantes, « japonisée » par Vahid Halilhodzic A Monaco, en revanche, l’arrivée de Thierry Henry n’a pas encore produit d’effets. L’équipe monégasque est 19e de la Ligue 1, et affiche une seule victoire depuis le début de saison, toutes compétitions confondues. Lire aussi :   Ligue 1 : Monaco en grand danger, Lyon et Bordeaux un peu perdus
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  • Centenaire de 14-18: à Reims, un monument en mémoire de l’Armée noire

    Centenaire de 14-18: à Reims, un monument en mémoire de l’Armée noire

    Les présidents de France et du Mali doivent inaugurer ce mardi 6 novembre à Reims, dans l’est de la France, un monument à l’Armée noire. Cent ans après l’Armistice de 1918, Emmanuel Macron et Ibrahim Boubakar Keïta rendent ainsi hommage aux tirailleurs africains de la Première Guerre mondiale. Ce bronze, installé dans le parc de Champagne depuis 2013, n’avait pas été inauguré jusqu’à maintenant.

    Avec notre envoyé spécial à Reims, Michel Arseneault

    Le monument domine une clairière du parc de Champagne, un jardin de la ville de Reims. Il représente quatre soldats africains et un officier français de la Première Guerre mondiale. Ce bronze des années 1920, œuvre du sculpteur Paul Moreau-Vauthier, était au départ un « témoignage de reconnaissance » à l’Armée noire, comme on disait à l’époque.

    Une reconnaissance éphémère puisque vingt ans plus tard, en pleine Deuxième Guerre mondiale, l’Allemagne nazie s’est empressée de détruire ce monument qui représentait tout ce qu’elle abhorrait. Ce n’est qu’en 2013 qu’une copie de l’œuvre originale sera réalisée et installée dans le parc de Champagne.

    En l’inaugurant aujourd’hui, les présidents Macron et Keïta soulignent les liens historiques entre la France et le Mali ; la majorité des tirailleurs dits Sénégalais étaient en réalité originaires du Mali actuel. Il y a toutefois fort à parier que les deux hommes aborderont, lors de leurs entretiens privés, des sujets d’une actualité plus brûlante.

    Questions à Julien Fargettas, responsable de l’Office national des anciens combattants, auteur du livre Les tirailleurs sénégalais. Les soldats noirs entre légendes et réalités 1939-1945.

    Quel rôle ont joué les soldats africains dans la défense de Reims ?

    Alors les tirailleurs ont combattu durant quasiment toute la Première Guerre mondiale, sur tout le front français. Mais ici à Reims, ils ont eu un rôle particulier en 1918, au moment où les Allemands vont lancer deux grandes offensives pour s’emparer de la ville, à la fin du mois de mai et au mois de juillet. Ce sont 15 000 tirailleurs sénégalais qui vont combattre ici à Reims, avec des pertes importantes. Et on peut dire que Reims a été un petit peu l’apogée de leur implication dans le premier conflit mondial. C’est là vraiment qu’ils vont être déterminants pour la défense du sol français. Ils ont empêché que la ville ne tombe aux mains des Allemands en 1918. Et la ville était un point important parce que ça aurait pu permettre, si elle était tombée, de libérer le mouvement allemand sur Paris. Reims était vraiment un lieu stratégique à ce moment-là, donc ils ont eu un rôle important.

    Qui est à l’initiative de ce monument ?

    Il est important de noter que le monument de 1924 est financé grâce à une souscription publique. Donc ce sont les Français et les Rémois qui ont payé ce monument. Et quand il est inauguré en 1924, on est vraiment sur une manifestation d’une très grande ampleur avec des troupes, des milliers de personnes qui sont présentes, des célébrations historiques. Il y a vraiment un vrai engouement derrière ce monument.

    C’est l’Empire qui est célébré ou bien les tirailleurs, les Africains qui sont venus se battre ici ?

    Tout dépend qui célèbre. Evidemment ceux qui sont à l’initiative du monument ont voulu célébrer le soldat africain, celui qui est venu combattre pour la France. Mais ils ont voulu aussi célébrer la geste coloniale, l’Empire colonial, la grandeur de la France. Le Rémois qui vient participer aux célébrations en 1924, lui, il vient essentiellement se souvenir, célébrer ce tirailleur, ce soldat africain venu de loin pour le défendre.

    → A(RE)ECOUTER sur le même sujet : [Vos réactions] Appels sur l’actualité: France: un monument en hommage aux soldats africains

    Chronologie et chiffres clés

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  • Mali: de présumés jihadistes font leur loi dans la région de Banamba

    Mali: de présumés jihadistes font leur loi dans la région de Banamba


    Par
    RFI

    Publié le 06-11-2018
    Modifié le 06-11-2018 à 09:12

    Inquiétude à moins de 200 km à l’ouest de Bamako, la capitale du Mali. Non loin de la localité de Banamba, de présumés jihadistes, proches du prédicateur radical Hamadoun Koufa, ont exigé et obtenu, au cours des dix derniers jours, la fermeture d’une vingtaine d’écoles dispensant les cours en français. C’est une première dans cette région. Les jihadistes exigent l’application de la charia et l’enseignement religieux. Du coup, près de 2 000 élèves sont à la maison et ont, par peur, délaissé le chemin de l’école.

    A moto, enturbannés et armés, les jeunes qui se sont présentés comme des jihadistes, fidèles au prédicateur radical Hamadoun Koufa, entendent désormais faire régner leur loi dans plusieurs localités, notamment à Toubacoro, Dondougou, Ingonado et Balala. Nous sommes là, à moins de 200 kilomètres à l’ouest de Bamako, une première.

    Un témoin raconte ce qu’il a vu : « Ils venaient, ils appelaient les gens vers la mosquée. Ils faisaient leurs prêches et puis ils fixaient leurs conditions. Ils exigeaient la fermeture des écoles et la couverture de la tête des femmes avec des voiles, puis de ne pas écouter de la musique, des exigences quoi. »

    Déjà, près de 2 000 élèves ne peuvent plus aller à l’école où les cours sont dispensés en français dans cette zone située non loin de la frontière mauritanienne. Des enseignants menacés par des présumés jihadistes ont de leur côté pris leurs jambes à leur cou pour rallier Bamako ou d’autres localités.

    Les populations et élus locaux réclament plus de présence de l’Etat, plus de présence des forces de sécurité pour faire face à la situation.

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  • Après les « Football Leaks », le fair-play financier en question

    Analyse. « Il faut sauver le football. » C’est en ces termes alarmistes que Michel Platini justifiait, en janvier 2012, dans un entretien au Monde, la mise en place du fair-play financier, la réforme phare de son mandat à la tête de l’Union des associations européennes de football (UEFA). En apparence, le principe de ce mécanisme régulateur était simple : empêcher les clubs du Vieux Continent de dépenser plus qu’ils ne gagnent, sous peine de sanctions. A l’époque, le président de l’UEFA soulignait les dettes (8,4 milliards d’euros) et déficits abyssaux (1,6 milliard de pertes) cumulés par les équipes européennes pour convaincre du bien-fondé de sa démarche. « Je ne peux pas laisser le foot européen courir à la faillite. Nous serons l’agence de notation des clubs, expliquait alors l’ex-numéro 10 des Bleus. Le but est de les aider, pas de les enfoncer. » Sur le plan financier, l’objectif de l’UEFA a été globalement atteint (600 millions d’euros de bénéfices enregistrés par les clubs en 2017), grâce à l’obligation faite aux équipes de ne pas franchir la barre des 30 millions d’euros de déficit sur trois ans. Une trentaine de formations ont d’ailleurs été sanctionnées depuis 2012. Mais le fair-play financier n’a ni permis d’éviter la concentration des richesses ni contribué à réduire les écarts de revenus entre les équipes. Pas plus qu’il n’a servi à enrayer la spirale inflationniste sur le marché des transferts, comme en atteste le recrutement record (222 millions d’euros) du Brésilien Neymar par le Paris-Saint-Germain, en août 2017. Et il est aujourd’hui remis en question par les « Football Leaks », cette série d’enquêtes réalisées à partir de « plus de 70 millions de documents » par le consortium European Investigative Collaborations (ECI), dont fait partie Mediapart. Accord à l’amiable Le 2 novembre, le site d’investigation a révélé que le Qatar, propriétaire…
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  • Cameroun : 79 élèves enlevés en zone anglophone la veille de la prestation de serment de Paul Biya

    FOCUS
    Pourquoi tant de femmes indiennes quittent-elles le monde du travail ?

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    7 JOURS EN FRANCE
    Centenaire 14-18 : sur les traces des soldats français de la Grande Guerre

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  • Au PSG, la défense appelle Mbappé et Neymar à la barre

    Sur le terrain, aussi, le Paris-Saint-Germain doit se défendre. Fragilisé par les dernières révélations des « Football Leaks » dans Mediapart au sujet du fair-play financier, le club devait déjà jouer sa survie en Ligue des champions, mardi 6 novembre à Naples, lors de la 4e journée. Le tyran domestique de la Ligue 1 vit un début de campagne européenne poussif avec une défaite à Liverpool (3-2, le 18 septembre) et un nul heureux contre Naples au Parc des Princes (2-2, le 24 octobre). Ces matchs ont mis en évidence certains défauts. A commencer par des lacunes dans le travail défensif : la non-implication de Kylian Mbappé et Neymar a tout particulièrement été pointée du doigt. Quand, à l’été 2017, les dirigeants parisiens font sauter la banque – et le fair-play financier avec – pour s’attacher les services des deux attaquants, ils savent que les deux recrues n’ont pas une folle passion pour les travaux de l’ombre. En championnat de France, le duo n’a pas besoin de pousser le zèle très loin. Mais la double confrontation face à Liverpool et Naples est venue rappeler que défendre à neuf n’est pas l’idée du siècle en Ligue des champions. « Contre Liverpool, Neymar et Mbappé sont restés à attendre le ballon devant, à jouer “la carotte”. Quand Mbappé perd le ballon devant sa surface sur le troisième but sans se replacer, vous avez de quoi vous énerver si vous êtes son coéquipier », avance Eric Rabésandratana, ancien défenseur du PSG entre 1997 et 2001. Le consultant pour France Bleu Paris n’est pas le seul à pointer cette faiblesse. Légende du Liverpool des années 1980-1990, John Barnes a taillé un costume sur mesure aux duettistes parisiens pour le site Talksport : « J’ai été déçu par Neymar et Mbappé. J’ai trouvé qu’ils étaient fainéants, qu’ils n’aidaient pas du tout leur équipe. » Simple perfidie anglaise ? Pas seulement. Même les coéquipiers des deux artistes commencent à envoyer des messages plus si subliminaux. A l’image d’un Marco Verratti, le souffle encore court après le match aller contre Naples à trop avoir tenté de colmater les brèches laissées par ses camarades. « Quand on parle de défendre, cela concerne les onze joueurs qu’il y a sur le terrain », pointait l’Italien. Un travail de replacement A force, la question mérite d’être posée : Neymar et Mbappé seraient-ils exemptés des basses besognes ? Quand il entraînait encore le PSG, Unai Emery l’avait laissé entendre au sujet du Brésilien. Après tout, ceux dont le talent permet de gagner des rencontres disposent souvent d’un statut particulier dans une équipe. A Barcelone, Lionel Messi a toujours couru et défendu avec parcimonie. Lors d’une rencontre de Ligue des champions en 2014, l’Argentin avait ainsi parcouru 6,8 km en quatre-vingt-treize minutes. Seul José Manuel Pinto faisait moins bien avec 5,3 km, mais avec la bonne excuse de son poste de gardien. Ancien lieutenant de Messi, Neymar rechignait (un peu) moins à la tâche en Espagne. A Paris, son statut protégé l’inciterait plutôt à modérer ses efforts. Le cas Mbappé est différent. Avec cette franchise désarmante proche de l’effronterie, le Français avouait dans un entretien à L’Equipe le 15 juin « partir de loin » au niveau défensif. « Dans les équipes de jeunes, on a toujours fait les tâches défensives pour moi. J’étais la “star numéro 1” . On disait aux autres joueurs : “Tu reviens pour Kylian”, “tu la donnes à Kylian”. Mais quand tu arrives au PSG, il y a une star, déjà. Et, maintenant, c’est à moi de me fondre dans le collectif pour le servir. » Depuis, le prodige de Bondy est devenu champion du monde et un prétendant au Ballon d’or. De là à penser qu’il s’inspire de la pâle copie défensive de son voisin brésilien… « Vous pouvez dispenser deux joueurs du travail défensif, mais il faut que les autres l’acceptent et se battent comme des chiens pour compenser dans ce cas. Ce qui me paraît compliqué avec des garçons comme Rabiot et Di Maria, qui ne sont pas non plus des gros travailleurs », estime Rabésandratana, pour qui il s’agit d’abord de savoir ce qu’on demande aux deux attaquants. Lire aussi :   La nouvelle stature de Kylian Mbappé « Pas ce goût naturel pour défendre » « A la différence d’un Cavani, Mbappé et Neymar n’ont pas ce goût naturel pour défendre, poursuit l’ancien joueur. C’est compliqué de changer profondément de nature, mais sur un match c’est possible. Ce qu’on leur demande, c’est d’abord le travail de replacement. A la perte du ballon, ils doivent se retrouver face au ballon, et l’adversaire, être dans leur zone. » Comme cela a été le cas contre Lille, vendredi en championnat (victoire 2-1). Si Kylian Mbappé et Neymar ont peu défendu tant le PSG a confisqué le ballon, ils ont participé à l’effort collectif et à ce pressing haut pour étouffer l’adversaire dès la perte du ballon. « On a fermé les espaces. On a contrôlé complètement les contre-attaques », a apprécié leur entraîneur, Thomas Tuchel. Le « on » de l’Allemand impliquait ses deux créateurs appelés à enfiler le bleu de chauffe dans le vétuste mais bouillant stade San Paolo. En cas de défaite, le dossier parisien risque de devenir indéfendable pour espérer entrevoir les huitièmes de finale. Lire aussi :   Ligue des champions : au PSG, le discours change, les ambitions restent
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  • Le président du Cameroun Paul Biya prête serment pour la septième fois à 85 ans

    Cameroun Paul Biya Investiture Afrique Le président du Cameroun Paul Biya prête serment pour la septième fois à 85 ans Tweeter print © Lintao Zhang, AFP (archives) | Le président camerounais Paul Biya prête serment pour un septième mandat consécutif. Vidéo par Adélaïde MANGIN Texte par FRANCE 24 Suivre france24_fr sur twitter Dernière modification : 06/11/2018 Le président camerounais Paul Biya, 85 ans, dont 36 au pouvoir, a prêté serment mardi pour un septième mandat consécutif dans un climat de tension. La veille, 79 élèves ont été enlevés en zone anglophone touchée par un conflit armé. Pour la septième fois, le président camerounais Paul Biya, 85 ans, a prêté serment mardi 6 novembre, dans un climat de tension. La veille, quelque 82 personnes, dont 79 élèves, ont été enlevés dans la zone anglophone frappée par un conflit armé.”Je le jure”, a répondu en anglais le chef de l’État aux questions du président de l’Assemblée nationale, Cavaye Yeguié Djibril, lui demandant notamment s’il jurait “devant Dieu et les hommes” de “veiller au bien général de la Nation”, “à son intégrité” et à son “unité”.ContestationEn prévision d’éventuels troubles lors de la prestation de serment de Biya, réélu avec 71,28 % des votes, policiers et gendarmes ont été déployés depuis plusieurs jours dans plusieurs zones de Yaoundé et d’autres villes.L’opposant Maurice Kamto, qui revendique la victoire au scrutin, a appelé ses partisans à résister par des actions pacifiques. Plusieurs manifestations sont prévues mardi, au Cameroun et à l’étranger. Mais, sur place, Yaoundé a décidé de réprimer toute velléité de contestation.Dimanche, 38 militants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), le parti de Kamto, ont été arrêtés à Bafoussam (ouest) alors qu’ils participaient à une marche pacifique contre le “hold-up électoral” en faveur du président Biya.Plus de 60 autres, dont des avocats, avaient déjà été arrêtés avant d’être relâchés à Douala (sud) et Yaoundé, mais plusieurs ont été inculpés.EnlèvementDepuis l’annonce de la réélection du président Paul Biya, au terme de la présidentielle du 7 octobre, la situation dans ces régions s’est encore détériorée, tout comme le climat politique, des dizaines d’opposants ayant été arrêtés.À la veille de cette prestation, des hommes armés non identifiés de la région anglophone du Nord-Ouest, ont fait irruption à la Presbyterian Secondary School, un établissement protestant, et enlevé 82 personnes. “Les recherches pour retrouver les otages ont été lancées, la mobilisation est totale”, selon une source gouvernementale.Dans une vidéo de six minutes obtenue par l’AFP, onze adolescents d’une quinzaine d’années ont décliné un à un, en anglais, leur identité, et indiquent avoir été enlevés par les “Amba boys”, les séparatistes anglophones. “Nous allons ouvrir nos propres écoles ici, nous allons rester ensemble et combattre pour l’Ambazonie”, l’État que les séparatistes entendent créer, indique un homme au micro du téléphone filmant la scène.Conflit arméDans la même région du Nord-Ouest, le sous-préfet de l’arrondissement de Noni a également été enlevé dimanche.Dans les deux régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, une crise socio-politique sans précédent s’est installée fin 2016, qui s’est transformée fin 2017 en conflit armé. Des affrontements entre armée et séparatistes, regroupés en groupes épars dans la forêt équatoriale, s’y produisent quasiment tous les jours depuis plusieurs mois.Les séparatistes ont décrété un boycottage des établissements scolaires, estimant que le système scolaire francophone marginalise les étudiants anglophones.Avec AFP Première publication : 06/11/2018 Tweeter print
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  • Cinéma : avec Robert Pattinson, l’attraction des astres

    Les stars sont-elles aussi égocentriques qu’on le prétend ? Voyez Robert Pattinson, 32 ans, dont dix de célébrité intersidérale depuis que la saga Twilight a transpercé les cœurs adolescents. Pas le genre, pour autant, à croire que le monde tourne autour de lui. Jusqu’à ce qu’on le lui apprenne, l’acteur ignorait qu’un astronome russe avait donné son nom à un astéroïde. « Whaou ! Quelle idée bizarre… », s’écrie-t-il, en contemplant sur son téléphone cet alter ego galactique. Un lundi soir sur la Terre, dans un hôtel penta-étoilé du centre de Londres : Pattinson commande une cinquième tasse de thé. Ça l’aide, assure-t-il, à ne pas s’emmêler les pinceaux, lui dont l’agenda jongle entre les fuseaux, les créneaux, les plateaux. Il débarque de ses pénates hollywoodiens, s’apprête à rejoindre un tournage au Maroc, avec Johnny Deep et Mark Rylance. A peine le temps d’organiser un dîner avec ses parents, restés dans la capitale anglaise, où il a grandi. Et de rencontrer quelques journalistes à la volée : pas question de ne pas accompagner la sortie de High Life, le film joliment perché de Claire Denis. Car Robert Pattinson ne fait pas qu’y interpréter Monte, le premier rôle. En amont, il a joué les directeurs de casting, dépêchant à la dernière minute le bébé de son meilleur ami pour incarner la fille de son personnage : « Nous avions choisi deux jumelles, mais lors des essais, ça ne collait pas, se souvient Claire Denis. La veille du tournage, Robert a sorti sa carte bleue, et organisé la venue de ses amis et de leur nourrisson. Ça a sauvé le film ! » En aval, il a posé sa voix diaphane sur la bande originale, ravivant ainsi sa passion adolescente pour le rock, qu’il pratiquait jadis en bande, passablement éméché : « Rien ne me plaisait autant que de défier un public hostile, lors de concerts improvisés, confie-t-il. Cette adrénaline me manque un peu. » Robert Pattinson…
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  • Nigeria: accord sur le salaire minimum, pas de grève générale

    Nigeria: accord sur le salaire minimum, pas de grève générale

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  • « Les Grandes Stations balnéaires » : la « croûte » retrouvée des villas d’Usedom

    Arte, mardi 6 novembre à 10 h 15, documentaire Un soleil levant dont l’or ne rehausse pas encore la clarté des flots ; une mer plane comme une lagune que pourrait traverser quelque funèbre gondole ; une plage déserte où se trouvent, vides encore, des cabines individuelles au tissu rayé, bordées de rotin peint de blanc. On pourrait se croire sur la plage du Lido, à la fin du film crépusculaire Mort à Venise (1971), de Luchino Visconti. Mais on est sur l’« île du soleil », Usedom en allemand ou Uznam en polonais. Car cette île côtière se trouve entre la lagune de Szczecin et la mer Baltique, partagée par les deux pays. Huppée au début du siècle, on y voyait des élégantes à ombrelle s’y pavaner sur la promenade qui longe le littoral ; quant à la plage, on y allait chapeauté et cravaté, et l’on jugeait alors vulgaire d’y bronzer ou de s’y baigner. La République démocratique allemande (RDA) est ensuite passée par là : le naturisme fut encouragé et les villas expropriées dénudées de ces décorations en stuc qui faisaient de chacune d’elles de petits chefs-d’œuvre où le style chalet voisinait avec des bâtiments inspirés par la Renaissance, le baroque et l’Art nouveau. Rafraîchissante désuétude Le nouveau pouvoir en fit tantôt un bâtiment des postes, tantôt une cantine populaire ou un dortoir pour les ouvriers en villégiature. Ce qui est très bien. Mais au prix d’une défiguration sans vergogne de ces signes de privilèges de l’ancienne haute bourgeoisie : le nivellement par le médiocre – ce goût moyen supposé convenir à la masse – prévalut. Ce numéro de la série documentaire Les Grandes Stations balnéaires, réalisée par Elke Sasse et Ulricke Neubecker, fait le tour de l’île (de quelque 445 km2) et s’attache, entre autres nombreux sujets, au travail que fait, sur ces villas et bâtiments, un stucateur, chargé de restaurer les éléments décoratifs disparus, à l’aide d’un enduit composé de marbre blanc pulvérisé, de chaux et de craie. En se référant à des photographies et cartes postales d’antan, cet artisan, qui est aussi chercheur et historien, recompose la « croûte » ornementale de ces maisons (l’étymologie de stuc, ou stucco, vient, notamment de ce mot en italien, stucchi) en restaurant autant que possible leur état d’origine. Le résultat est d’une rafraîchissante désuétude. Les Grandes Stations balnéaires : Usedom, série documentaire réalisée par Elke Sasse et Ulricke Neubecker (All., 2012, 43 min). www.arte.tv
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