Author: Don Kayembe

  • Mondial 2018. “La Croatie a perdu un match mais a conquis le monde”

    Mondial 2018. “La Croatie a perdu un match mais a conquis le monde”

    La fierté domine dans la presse croate après la finale de Coupe du monde perdue face aux Bleus (2-4), dimanche 15 juillet. La Croatie s’est réconciliée avec son football.

    L’heure n’est pas à la tristesse du côté de la presse croate ce lundi matin, malgré la défaite face aux Bleus en finale de Coupe du monde (2-4). “Ils ont perdu le match mais conquis le monde, vous nous avez rendus fiers”, titre ainsi le quotidien Jutarnji list.

    Pour Sportske novosti, le grand journal sportif croate, “le conte de fées prend fin, mais la Croatie finit vice-championne du monde ! Mbappé, Griezmann et Pogba, magnifiques et assistés par l’arbitre argentin Nestor Pitana, ont arrêté la Croatie dans l’antichambre du paradis.” Le regret est d’autant plus grand, analyse le quotidien sportif, que “la Croatie a eu une meilleure possession du ballon, a davantage frappé au but et a attaqué tout au long du match”.

    Une finale magnifique

    Les Ardents ont dominé les Français dans la finale la plus folle de l’histoire du ballon rond, mais hélas, ils ont perdu”, regrette pour sa part Slobodna Damlacija, alors que le site d’information Telegram s’exclame :

    Seconds, et alors ? On n’a jamais été aussi fiers ! C’était une finale pour l’histoire. Les Croates y sont pour quelque chose avec leur courage, leur confiance, et le jeu ouvert qu’ils ont pratiqué. Le trophée du meilleur joueur de la compétition, décerné à Luka Modric, prouve que les Croates ont fait une compétition sublime.”

    Confrontée à des scandales de corruption, l’équipe nationale a redoré le blason de la Croatie, estime Vecernji list. “Cette médaille d’argent a été gagnée malgré les conditions aberrantes qui règnent dans le football croate, souligne le quotidien de Zagreb : les subversions des hooligans, les scandales dans les stades, les tribunes vides, les affaires de corruption et les condamnations des responsables du football croate par la justice.”

    La sélection nationale croate, dont certains joueurs majeurs sont impliqués dans des affaires en cours de jugement, faisait face à un désamour croissant avant ce Mondial. “Toutefois, les joueurs ont surmonté toutes les difficultés et redonné l’espoir non seulement au sport, mais à la société tout entière”, pointe Vecernji list.

    “Modric et son équipe ont réussi ce que les dirigeants politiques n’ont jamais réussi à faire : ils nous ont fait rêver d’une meilleure Croatie”, conclut Telegram.

    Un match “pas digne de l’équipe de France”

    La presse croate, si elle salue le champion du monde français, ne se montre pas impressionnée pour autant. “Pragmatiques, les Français ont saisi l’occasion qui s’est présentée et ont brisé le rêve des Croates de devenir, au moins pour une journée, les meilleurs au monde”, souffle Novi List. Quant à Vecernji list, le quotidien constate que “la sélection française, dotée de joueurs au talent unique au monde, a fait un match qui n’a été digne ni de leur qualité, ni de leur renommée”.

    Pour une fois, la presse serbe ne tarit pas d’éloges sur l’équipe croate, en jugeant que le résultat de la finale ne reflète pas le rapport des forces sur le terrain. Le site d’information B95 estime que “la Croatie a été meilleure pendant une grande partie du match, mais les Français ont su saisir l’occasion offerte, et avec de la chance, ont emporté la plus grande finale de l’histoire de la Coupe du monde”. “La Croatie courageuse a succombé dans la bataille pour le titre”, commente le quotidien serbe Blic.

    Kika Curovic

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  • Vu de l’étranger. “Kylian Mbappé vient de conquérir le monde”

    Vu de l’étranger. “Kylian Mbappé vient de conquérir le monde”

    Champion du monde 2018, l’attaquant français de 19 ans s’est offert le luxe d’inscrire un but en finale. Ce Mondial l’a révélé aux yeux du monde entier, qui le regarde désormais avec envie et une énorme attente.

    “Lors de cette Coupe du monde, rien ne pouvait arrêter Kylian Mbappé. Il en est de même concernant les hyperboles sur son futur”, s’enthousiasme le Washington Post. Auteur de quatre buts dans le tournoi, dont un en finale contre la Croatie, l’enfant de Bondy, salué par la légende brésilienne Pelé, rencontre un triomphe total. “Si Kylian continue d’égaler mes records comme cela, je vais devoir dépoussiérer mes crampons”, a tweeté en personne le triple vainqueur de la Coupe du monde.

    Le fait d’être comparé au meilleur joueur du monde en dit long sur les accomplissements de Kylian Mbappé. Outre-Atlantique, le site sportif de référence, ESPN, s’enflamme lui aussi pour le prodige de 19 ans :

    L’attaquant du Paris Saint-Germain est l’héritier logique de Messi et Ronaldo, et la finale de la Coupe du monde 2018 laisse l’impression d’un passage de témoin.”

    “L’héritier du trône”

    Un verdict auquel aboutit aussi The Times depuis Londres : “Durant l’âge d’or du duopole Messi-Ronaldo – à deux, ils ont remporté les dix derniers ballons d’or – il était difficile de savoir qui serait le nouveau meilleur joueur de la planète. Mbappé, à peine adulte, est déjà prêt à hériter du trône.” Pour le quotidien péruvien El Comercio, cette finale de Coupe du monde n’a confirmé qu’une chose : “Kylian vient de conquérir le monde.”

    Les comparaisons avec d’autres génies du football sont nombreuses dans les médias étrangers mais, selon El Mundo Deportivo, “Mbappé n’est ni Pelé, ni Ronaldo, ni Henry, et il n’a pas besoin de l’être car il a décidé d’écrire sa propre histoire dans le monde du football”. Réaction semblable au Washington Post, qui intime aux commentateurs l’ordre de mettre fin au jeu des ressemblances : “Nous devons nous retenir de comparer le Français aux Brésiliens Pelé et Ronaldo. Nous devons le laisser faire sa propre vie.”

    The Guardian analyse ce qui rend l’ancien Monégasque si particulier aux yeux du monde :

    Que va-t-on faire de cet enfant ? Il est simplement irrésistible. Ce n’est pas uniquement un talent brillant, pur et intrépide. C’est aussi un joueur qu’on voit évoluer avec joie sur le terrain, un footballeur plein de charme, chaleureux, qui a l’air d’apprécier un moment merveilleux, alors qu’il joue avec ses amis au milieu d’une tension incroyable.”

    Outre ses qualités techniques, El País met en avant son état d’esprit, qui le rend si spécial : “Les commentaires en France recommandaient la patience, en raison de son jeune âge. Mbappé s’est rebellé contre cela. Il rejette le syndrome de Peter Pan, qu’il résume à la peur de devenir adulte.”

    Mbappé n’a pas le temps de rester adolescent, il le dit lui-même : “J’ai une histoire à écrire, ça n’est que le début.” Le monde entier a hâte de voir la suite.

    Nicolas Rocca

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  • Vu de l’étranger. “La France, désormais immortelle dans le monde du football”

    Vu de l’étranger. “La France, désormais immortelle dans le monde du football”

    Les Bleus sont devenus champions du monde, dimanche 15 juillet, en battant la Croatie 4-2 en finale. La presse étrangère salue cet exploit mérité, qui entre dans la légende du sport.

    “Peut-être que les dieux eux-mêmes étaient en colère. Ou peut-être ne voulaient-ils pas que cette extraordinaire Coupe du monde s’arrête.” Comme le souligne The Daily Telegraph, ce Mondial s’est fini sous un déluge, à la fois de pluie et de buts. Mais surtout sur une victoire des Bleus, venus à bout de la Croatie 4-2. “La France est championne du monde, et elle le mérite amplement car elle a aligné la meilleure et la plus réaliste des équipes de ce qui a sans doute été la plus belle des Coupes du monde de l’histoire”, assure le quotidien britannique.

    “La plus excitante des finales récentes s’est déroulée avec une bande-son de tonnerre”, poursuit la BBC, qui résume la partie :

    La Croatie et la France ont produit un spectacle fascinant, avec le plus grand nombre de buts marqués en finale depuis 1966, un envahissement du terrain [revendiqué par les Pussy Riot] et une intervention controversée de l’arbitre assistant vidéo, qui a eu un impact déterminant sur le résultat final.”

    Selon la Süddeutsche Zeitung, de l’autre côté du Rhin, “cette finale mouvementée était un concentré de cette Coupe du monde : un but contre son camp, de l’arbitrage vidéo et un jeu haché.” Mais, bien plus que ce match, c’est avant tout le vainqueur qui reflète le football actuel, pointe le quotidien allemand : “Seul le meilleur collectif pouvait remporter cette Coupe du monde, où l’individu isolé ne servait à rien. Ce concept avait été quelque peu oublié dans l’hystérie qui entoure le football moderne, avec ses Messi, Ronaldo et Neymar. Une Coupe du monde est une aventure comprenant sept étapes : le devoir passe avant le freestyle, la sécurité avant le spectacle. C’est la leçon que nous a donnée coach Deschamps, maître de l’état d’esprit français.”

    La performance française fait le tour du monde ce dimanche 15 juillet, jusqu’à Buenos Aires Clarín reconnaît “le triomphe du collectif sur les étoiles”. Malgré Lionel Messi, l’Argentine a réalisé un piètre tournoi et le quotidien constate là “une tendance née dans les grands championnats européens et qui est désormais couronnée en Russie : les génies ne suffisent plus.”

    Comme un air de 98

    Pour la presse étrangère, cette victoire française est avant tout celle d’un état d’esprit. “La France championne du monde et du pragmatisme”, titre ainsi El Mundo en Espagne. Selon le quotidien de Madrid, “cette compétitivité, avec laquelle l’esthétique passe au second plan, définit parfaitement la recette du succès de ce Mondial, le tournoi des coups de pied arrêtés et de l’arbitrage vidéo”. Le journal espagnol y retrouve des airs de France 98, une équipe “dirigée par le même homme, à l’époque sur le terrain, désormais sur le banc”.

    L’hommage rendu à Didier Deschamps est unanime à l’étranger, The Wall Street Journal reconnaissant que l’entraîneur des Bleus a réussi à unir “une équipe avec tellement de talents que même en atteignant la finale de la compétition, elle a été critiquée pour ne pas jouer avec son plein potentiel”. Et le quotidien américain d’ajouter : “Aucune équipe n’est venue à cette Coupe du monde avec un tel bouillonnement de génie.”

    Mais les médias étrangers n’oublient pas le finaliste malheureux, la Croatie, qui s’est battue malgré la fatigue évidente de ses joueurs après trois matchs remportés après prolongations. Ainsi, El Mundo estime que “Moscou a certes un vainqueur, mais cette finale ne méritait pas d’avoir un perdant”. Le quotidien espagnol juge que “la Croatie mérite une ovation similaire à ce qui attend la France sur les Champs Élysées, l’avenue qui résume l’ambition de tous les empereurs”.

    Pour La Nación, en Argentine, “la Croatie ne pouvait pas croire ce qui lui arrivait lors de cette finale : elle était meilleure, mais elle a perdu.” Aussi élogieuse, la BBC assure que “la Croatie rentre chez elle en tant que vaincue, mais son approche du match a gagné le cœur du public neutre”.

    Même sentence du côté d’El País :

    La France a vaincu, mais c’est la seule chose qu’elle a faite dans la grande finale. La gloire revient à la Croatie, qui a fait tout le contraire de son rival : jouer jusqu’à finir crevée, battue par l’infortune arbitrale et deux éclairs de Mbappé.”

    Mais comme le met en avant La Vanguardia, “la France a gagné cette deuxième étoile avec autorité et justice”. Le quotidien de Barcelone souligne le travail effectué par la Fédération française depuis des années pour aboutir à ce résultat : “Les choses se font bien à Clairefontaine depuis des années, et la jeunesse de ce nouveau champion du monde laisse présager une domination qui pourrait se prolonger quelque temps.” Ainsi, The Independent écrit qu’en battant “cette courageuse équipe de Croatie, la France est devenue immortelle dans le monde du football”.

    En Italie, le Corriere della Serra s’incline aussi devant cette victoire française, qui va bien au-delà d’un match de football : “Après avoir reconnu et célébré pendant des années les modèles espagnol et allemand, il est temps de dire que l’avant-garde du football mondial se situe en France. Et cela devrait sans doute durer bien longtemps, étant donné l’âge moyen de cette équipe de France, le niveau qu’elle a montré en Russie mais aussi ceux que le coach Deschamps a laissés à la maison pour cette compétition.”

    Corentin Pennarguear

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  • La France championne du monde !

    La France championne du monde !

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    Les Bleus ont battu la Croatie en finale de la Coupe du monde, dimanche 15 juillet. Ils ajoutent une deuxième étoile au maillot tricolore.

    C’était “David contre Goliath”, notait El Mundo avant le match. Au terme des 90 minutes de la finale, c’est bien Goliath qui l’a emporté, avec une victoire contre la Croatie.

    Avec des buts de Mandzukic contre son camp, Griezmann sur penalty, Pogba et Mbappé, la France a gagné 4-2. “Les buts sont venus vite et en nombre”, souligne The New York Times. C’est la première fois depuis 1966 que six buts sont marqués en finale, indique le quotidien américain. En 1958, le Brésil l’avait emporté 5-2 contre la Suède, avec un but de Pelé, 17 ans à l’époque. Kylian Mbappé a déjà 19 ans. La France est championne du monde.

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  • Coupe du monde. France-Croatie : les pronostics de la presse étrangère

    Coupe du monde. France-Croatie : les pronostics de la presse étrangère

    Avant la finale de la Coupe du monde, dimanche à 17 heures, les médias internationaux donnent leur avis sur le résultat final. La plupart voient les Bleus l’emporter mais rien n’est simple.

    Vu des États-Unis : France

    Le site d’information sportif Bleacher Report a noté un à un les titulaires des deux sélections, afin d’aboutir à un score sur 110. À ce jeu, la France finit devant la Croatie, avec 83,5 contre 78. “Le onze Français n’a aucun point faible”, juge la publication, qui estime que “la bataille du milieu va être passionnante”. N’Golo Kanté (noté 9/10) pourra-t-il neutraliser Luka Modric (noté 8,5/10) ? “De cette réponse dépendra le résultat final”, assure Bleacher Report.

    Vu du Brésil : France

    Pour l’éditorialiste sportif du journal brésilien Gazeta do Povo, Adriano Ribeiro, les Bleus vont soulever une deuxième fois le trophée de la Coupe du Monde. Malgré un parcours admirable, la sélection croate ne pourra rien contre les joueurs de Didier Deschamps. L’équipe de France “ne joue pas un football éblouissant mais elle est pragmatique et difficile à vaincre”, analyse le journaliste, qui parie sur le même résultat que lors de la demi-finale de 1998, qui avait opposé les deux sélections : 2 à 1.

    Vu d’Allemagne : Croatie

    Selon le quotidien allemand Die Welt, si la France possède de meilleures individualités, “la Croatie a tous les ingrédients pour remporter le trophée : esprit d’équipe, soutien du pays et volonté de combattre.” L’équipe croate sera ainsi “déterminée à mordre” durant tout le match face aux Bleus, pointe le journal.

    Vu de Chine : France

    Pour le site d’information chinois Xiao Kang, “la France gagnera ou fera match nul à la fin des 90 premières minutes : le score sera de 0-0 ; 1-0, 1-1 ou 2-1 ; et si les équipes ne se sont pas départagées durant le temps réglementaire, la France gagnera et finira par se défaire de la Croatie, afin d’être sacrée championne du monde pour la deuxième fois de leur histoire”.

    Vu de Nouvelle-Zélande : France et Croatie

    “La France va remporter la finale de la Coupe du monde, ce lundi matin [décalage horaire oblige, il sera 3 heures du matin à Wellington] si l’on en croit nos experts footballistiques”, rapporte Stuff. Mais les journalistes du site d’information néo-zélandais ne sont pas d’accord. Si deux valident ce résultat, un autre penche pour une autre version : “C’est curieux, mais on a l’impression que cette série croate, avec trois séances de tirs au but et 90 minutes de football supplémentaire, est destinée au succès.”

    Vu du Royaume-Uni : France

    The Daily Telegraph a fait son pronostic en bonne et due forme de l’autre côté de la Manche : “La Croatie, de nouveau, a été très impressionnante pour l’emporter face à l’Angleterre, trouvant des ressources pour surclasser l’équipe de Gareth Southgate. Mais cette Coupe du monde semble être destinée à la France et Mbappé, qui continue d’impressionner sur la plus grande des scènes. 2-0.”

    Vu d’Argentine : pas si simple

    La Nación, du côté de Buenos Aires, hésite à se mouiller : “l’un est le favori des spécialistes, le champion si la logique l’emporte”, écrit le quotidien à propos des Bleus, avant de poursuivre avec leurs adversaires de dimanche : “L’autre est une illusion, une utopie qui raconte que dans le football tout est possible. Nous avons le désir de croire que, pour une fois, le destin pourrait basculer du côté du fantastique et avoir une fin heureuse dans le monde réel.”

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  • Coupe du monde. Vu de Croatie : les Ardents “à un pas de faire taire le fier coq gaulois”

    Coupe du monde. Vu de Croatie : les Ardents “à un pas de faire taire le fier coq gaulois”

    La presse croate croit en la victoire de son équipe nationale en finale de Coupe du monde, ce dimanche 15 juillet. Elle exprime toutefois un grand respect pour son adversaire, la sélection française.

    Il est difficile de battre les Français, mais la stabilité mentale de l’équipe croate, sa volonté de gagner et son efficacité nous rendent optimistes. D’autant plus que l’expérience des joueurs croates en Ligue des champions et dans les grands championnats européens joue statistiquement en leur faveur”, pointe le site d’information croate Telegram, avant la finale qui oppose les “Ardents” de Croatie aux Bleus, ce dimanche 15 juillet.

    Certes, le fameux ‘facteur x’ de l’équipe de France, le génial Kylian Mbappé, représente un vrai danger. Mais dans un match important, les ‘vétérans’ croates possèdent un avantage face à un jeune de 19 ans”, ajoute le site d’information.

    Pas une revanche de 98

    Le quotidien Vecernji List considère lui aussi que la France sera difficile à battre, à tous points de vue. Mais, “en sport comme en politique, on ne choisit ni son allié ni son adversaire. Donc, la Croatie doit se trouver un jeu à la mesure de son adversaire et s’inspirer du fait qu’elle joue contre l’équipe qui l’a privée de la finale il y a vingt ans, avant de remporter la Coupe du monde.” Toutefois, avertit le journal de Zagreb à propos du souvenir de la demi-finale perdue de 1998, “​la vengeance est un plat qui se mange froid, mieux vaut penser à gagner qu’à se venger”.

    Vecernji List souligne que, quel que soit le résultat de cette finale, la Croatie s’est déjà imposée comme une valeur sûre lors de cette Coupe du monde. “Il n’y a qu’un pas pour faire taire le fier coq gaulois qui a commencé à chanter avant même la finale”, sourit le quotidien.

    Le journal croate estime que “les Français jouent un beau football, où la fin ne justifie pas les moyens, qu’ils ne sont pas arrogants comme les Anglais peuvent l’être”, mais “qu’ils aiment faire fête, comme les Croates”.

    Le quotidien sportif Sportske novosti ajoute :

    Les Français ont bien mérité leur place en finale : c’est probablement l’équipe la plus mûre de la Coupe du monde, la plus soudée, avec des individualités hors pair. Mais quelle que soit l’issue de la finale, les Croates ont déjà réalisé un miracle. Arriver en finale après trois matchs avec prolongations et deux séances de tirs au but est historique et montre la persévérance et le caractère des joueurs de cette équipe exceptionnelle.”

    Quant au sélectionneur croate, Zlatko Dalic, il ne cache pas sa tactique face aux Français, comme il l’a raconté à Sportske novosti :Nous jouerons la finale comme les autres matchs. Je n’ai pas cessé de le répéter à mes garçons : vous avez fait beaucoup, mais on n’y est pas encore. Vous pouvez faire encore mieux, il vous reste encore un devoir à accomplir. Au début, c’est moi qui les motivais, peut-être qu’ils ne me croyaient pas et me regardaient avec un doute. Mais maintenant, ce sont eux qui me motivent et qui affirment qu’on peut le faire. C’est ma plus grande réussite, et c’est leur mérite.”

    Les Français sont-ils meilleurs que les Croates ?

    À cette question Dalic répond : ‘Sincèrement, je ne sais pas. Les Anglais avaient un plan, notamment durant la première mi-temps, mais nous les avons désarmés dans la suite du match. Ils disposaient de 24 personnes chargées de nous suivre et d’analyser notre jeu. Nous, nous n’étions pas nombreux pour jouer ce rôle, mais nous avons mieux pigé leur tactique.”

    Avec ou sans la victoire finale, Dalic est déjà un héros en Croatie. Comme le souligne Vecernji List, “son intelligence et son art de coacher l’équipe croate sont incontestables, mais il a fait encore plus. Il a rendu au peuple sa foi dans le football [compromis par de nombreux scandales politico-financiers en Croatie] et rassemblé les Croates.”

    Kika Curovic

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  • Vu d’Espagne. La France se regarde dans le miroir des Bleus

    Vu d’Espagne. La France se regarde dans le miroir des Bleus

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    Grâce au football et au parcours des Bleus en Coupe du monde, la France se voit enfin telle qu’elle est, talentueuse et métissée, estime ce journaliste espagnol. Mais cette introspection ne plaît pas à tout le monde.

    C’est comme si, tous les quatre ans, la France se regardait dans le miroir et découvrait sa véritable identité. Celle qu’on ne voit pas, par exemple, en observant ses élites politique et économique. Celle qui occupe rarement autant d’espace dans les médias.

    La composition de l’équipe de France, qui fait une plus grande place aux minorités que le reste de la société, amplifie la diversité qui caractérise ce pays, où le colonialisme et l’immigration ont une longue histoire. Et elle montre, par contraste, que ces citoyens sont rares dans la classe dirigeante française.

    Les Bleus sont, dans l’imaginaire républicain, l’écran où sont projetées les obsessions sur l’

    […]

    Marc Bassets

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  • Vu d’Argentine. Néstor Pitana, l’arbitre de la finale prêt à entrer dans l’histoire

    Vu d’Argentine. Néstor Pitana, l’arbitre de la finale prêt à entrer dans l’histoire

    L’arbitre argentin de la finale, jouée ce dimanche 15 juillet entre la France et la Croatie, a fait un beau parcours mais semble plus décontracté en Coupe du monde que dans un stade de son pays, note la presse argentine.

    “Néstor Pitana entre dans l’histoire : il sera l’arbitre de la finale”, titre Clarín non sans fierté.

    Le quotidien de Buenos Aires rappelle que l’arbitre de la finale entre la France et la Croatie, désigné par la Fifa, n’est pas le premier Argentin à officier à l’ouverture et en finale de la même Coupe du monde : comme son compatriote Horacio Elizondo en 2006 en Allemagne, il aura arbitré le match inaugural entre la Russie et l’Arabie Saoudite, et la finale de cette édition russe de 2018.

    Pitana, 43 ans, aligne ainsi un beau score en nombre et en qualité d’arbitrage dans une Coupe du monde, souligne le quotidien. Il aura arbitré cinq matches de ce “Mundial” – comme disent les Latino-américains, et quatre autres en 2014 au Brésil. Ce palmarès fait de lui “le deuxième arbitre comptant le plus de prestations lors des Coupes du monde, après l’Ouzbek Ravshan Irmatov”.

    Moins stressé qu’à la maison

    Sans doute est-il plus à l’aise dans une compétition internationale que dans un match argentin, observe pour sa part La Nación, qui remarque qu’en Argentine, Néstor Pitana “ne jouit pas d’un capital de confiance” aussi élevé que dans les tribunes d’une Coupe du monde.

    Le quotidien croit en détenir l’explication : si “cela le stresse moins” d’arbitrer en Coupe du monde, c’est parce qu’en Argentine, un match est forcément embarqué dans un jeu de “soupçon de favoritisme, dans les récriminations, le conditionnement”, le tout servant à “protester contre chaque sanction ou à influer sur la sanction suivante”.

    Loin du pays, Néstor Pitana peut donc souffler un peu et bien faire son travail. D’autant qu’il compte, comme le remarque lourdement Clarín dans un autre article, sur le soutien inconditionnel de son “éblouissante épouse”, sans doute “le secret le mieux gardé” de l’intéressé. Une cachotterie que Clarín a décidé de dévoiler à ses lecteurs en racontant “cette histoire d’amour” et, avec force photos, de détailler les charmes de la dame. Y a pas que le foot dans la vie.

    Sabine Grandadam

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  • Vu des Émirats. La leçon arabe du Mondial

    Vu des Émirats. La leçon arabe du Mondial

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    Ce journal émirati analyse les raisons sociologiques qui expliquent les échecs des sélections des pays arabes lors de la Coupe du monde 2018. Arabie Saoudite, Égypte, Tunisie et Maroc ont tous été éliminés au premier tour.

    Quelle est la leçon à tirer de l’échec des quatre équipes arabes qui ont participé au Mondial de football en Russie, et qui ont toutes été éliminées lors de la phase de poules ? Dans le passé, les Arabes n’avaient pas non plus été très convaincants lors des compétitions internationales, et il y a déjà eu moult débats sur les dysfonctionnements des fédérations sportives dans tel ou tel pays.

    Mais aujourd’hui le questionnement va plus loin. On n’hésite plus à aborder la question d’une spécificité de la culture dominante dans les sociétés arabes, avec un niveau de développement en retrait par rapport à d’autres pays.

    Parmi les questions abordées, il y a le fait que

    […]

    Wahid Abdelmaguid

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