Author: Don Kayembe

  • Coupe du monde. Vu de Croatie : les Ardents “à un pas de faire taire le fier coq gaulois”

    Coupe du monde. Vu de Croatie : les Ardents “à un pas de faire taire le fier coq gaulois”

    La presse croate croit en la victoire de son équipe nationale en finale de Coupe du monde, ce dimanche 15 juillet. Elle exprime toutefois un grand respect pour son adversaire, la sélection française.

    Il est difficile de battre les Français, mais la stabilité mentale de l’équipe croate, sa volonté de gagner et son efficacité nous rendent optimistes. D’autant plus que l’expérience des joueurs croates en Ligue des champions et dans les grands championnats européens joue statistiquement en leur faveur”, pointe le site d’information croate Telegram, avant la finale qui oppose les “Ardents” de Croatie aux Bleus, ce dimanche 15 juillet.

    Certes, le fameux ‘facteur x’ de l’équipe de France, le génial Kylian Mbappé, représente un vrai danger. Mais dans un match important, les ‘vétérans’ croates possèdent un avantage face à un jeune de 19 ans”, ajoute le site d’information.

    Pas une revanche de 98

    Le quotidien Vecernji List considère lui aussi que la France sera difficile à battre, à tous points de vue. Mais, “en sport comme en politique, on ne choisit ni son allié ni son adversaire. Donc, la Croatie doit se trouver un jeu à la mesure de son adversaire et s’inspirer du fait qu’elle joue contre l’équipe qui l’a privée de la finale il y a vingt ans, avant de remporter la Coupe du monde.” Toutefois, avertit le journal de Zagreb à propos du souvenir de la demi-finale perdue de 1998, “​la vengeance est un plat qui se mange froid, mieux vaut penser à gagner qu’à se venger”.

    Vecernji List souligne que, quel que soit le résultat de cette finale, la Croatie s’est déjà imposée comme une valeur sûre lors de cette Coupe du monde. “Il n’y a qu’un pas pour faire taire le fier coq gaulois qui a commencé à chanter avant même la finale”, sourit le quotidien.

    Le journal croate estime que “les Français jouent un beau football, où la fin ne justifie pas les moyens, qu’ils ne sont pas arrogants comme les Anglais peuvent l’être”, mais “qu’ils aiment faire fête, comme les Croates”.

    Le quotidien sportif Sportske novosti ajoute :

    Les Français ont bien mérité leur place en finale : c’est probablement l’équipe la plus mûre de la Coupe du monde, la plus soudée, avec des individualités hors pair. Mais quelle que soit l’issue de la finale, les Croates ont déjà réalisé un miracle. Arriver en finale après trois matchs avec prolongations et deux séances de tirs au but est historique et montre la persévérance et le caractère des joueurs de cette équipe exceptionnelle.”

    Quant au sélectionneur croate, Zlatko Dalic, il ne cache pas sa tactique face aux Français, comme il l’a raconté à Sportske novosti :Nous jouerons la finale comme les autres matchs. Je n’ai pas cessé de le répéter à mes garçons : vous avez fait beaucoup, mais on n’y est pas encore. Vous pouvez faire encore mieux, il vous reste encore un devoir à accomplir. Au début, c’est moi qui les motivais, peut-être qu’ils ne me croyaient pas et me regardaient avec un doute. Mais maintenant, ce sont eux qui me motivent et qui affirment qu’on peut le faire. C’est ma plus grande réussite, et c’est leur mérite.”

    Les Français sont-ils meilleurs que les Croates ?

    À cette question Dalic répond : ‘Sincèrement, je ne sais pas. Les Anglais avaient un plan, notamment durant la première mi-temps, mais nous les avons désarmés dans la suite du match. Ils disposaient de 24 personnes chargées de nous suivre et d’analyser notre jeu. Nous, nous n’étions pas nombreux pour jouer ce rôle, mais nous avons mieux pigé leur tactique.”

    Avec ou sans la victoire finale, Dalic est déjà un héros en Croatie. Comme le souligne Vecernji List, “son intelligence et son art de coacher l’équipe croate sont incontestables, mais il a fait encore plus. Il a rendu au peuple sa foi dans le football [compromis par de nombreux scandales politico-financiers en Croatie] et rassemblé les Croates.”

    Kika Curovic

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  • Vu d’Espagne. La France se regarde dans le miroir des Bleus

    Vu d’Espagne. La France se regarde dans le miroir des Bleus

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    Grâce au football et au parcours des Bleus en Coupe du monde, la France se voit enfin telle qu’elle est, talentueuse et métissée, estime ce journaliste espagnol. Mais cette introspection ne plaît pas à tout le monde.

    C’est comme si, tous les quatre ans, la France se regardait dans le miroir et découvrait sa véritable identité. Celle qu’on ne voit pas, par exemple, en observant ses élites politique et économique. Celle qui occupe rarement autant d’espace dans les médias.

    La composition de l’équipe de France, qui fait une plus grande place aux minorités que le reste de la société, amplifie la diversité qui caractérise ce pays, où le colonialisme et l’immigration ont une longue histoire. Et elle montre, par contraste, que ces citoyens sont rares dans la classe dirigeante française.

    Les Bleus sont, dans l’imaginaire républicain, l’écran où sont projetées les obsessions sur l’

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    Marc Bassets

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  • Vu d’Argentine. Néstor Pitana, l’arbitre de la finale prêt à entrer dans l’histoire

    Vu d’Argentine. Néstor Pitana, l’arbitre de la finale prêt à entrer dans l’histoire

    L’arbitre argentin de la finale, jouée ce dimanche 15 juillet entre la France et la Croatie, a fait un beau parcours mais semble plus décontracté en Coupe du monde que dans un stade de son pays, note la presse argentine.

    “Néstor Pitana entre dans l’histoire : il sera l’arbitre de la finale”, titre Clarín non sans fierté.

    Le quotidien de Buenos Aires rappelle que l’arbitre de la finale entre la France et la Croatie, désigné par la Fifa, n’est pas le premier Argentin à officier à l’ouverture et en finale de la même Coupe du monde : comme son compatriote Horacio Elizondo en 2006 en Allemagne, il aura arbitré le match inaugural entre la Russie et l’Arabie Saoudite, et la finale de cette édition russe de 2018.

    Pitana, 43 ans, aligne ainsi un beau score en nombre et en qualité d’arbitrage dans une Coupe du monde, souligne le quotidien. Il aura arbitré cinq matches de ce “Mundial” – comme disent les Latino-américains, et quatre autres en 2014 au Brésil. Ce palmarès fait de lui “le deuxième arbitre comptant le plus de prestations lors des Coupes du monde, après l’Ouzbek Ravshan Irmatov”.

    Moins stressé qu’à la maison

    Sans doute est-il plus à l’aise dans une compétition internationale que dans un match argentin, observe pour sa part La Nación, qui remarque qu’en Argentine, Néstor Pitana “ne jouit pas d’un capital de confiance” aussi élevé que dans les tribunes d’une Coupe du monde.

    Le quotidien croit en détenir l’explication : si “cela le stresse moins” d’arbitrer en Coupe du monde, c’est parce qu’en Argentine, un match est forcément embarqué dans un jeu de “soupçon de favoritisme, dans les récriminations, le conditionnement”, le tout servant à “protester contre chaque sanction ou à influer sur la sanction suivante”.

    Loin du pays, Néstor Pitana peut donc souffler un peu et bien faire son travail. D’autant qu’il compte, comme le remarque lourdement Clarín dans un autre article, sur le soutien inconditionnel de son “éblouissante épouse”, sans doute “le secret le mieux gardé” de l’intéressé. Une cachotterie que Clarín a décidé de dévoiler à ses lecteurs en racontant “cette histoire d’amour” et, avec force photos, de détailler les charmes de la dame. Y a pas que le foot dans la vie.

    Sabine Grandadam

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  • Vu des Émirats. La leçon arabe du Mondial

    Vu des Émirats. La leçon arabe du Mondial

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    Ce journal émirati analyse les raisons sociologiques qui expliquent les échecs des sélections des pays arabes lors de la Coupe du monde 2018. Arabie Saoudite, Égypte, Tunisie et Maroc ont tous été éliminés au premier tour.

    Quelle est la leçon à tirer de l’échec des quatre équipes arabes qui ont participé au Mondial de football en Russie, et qui ont toutes été éliminées lors de la phase de poules ? Dans le passé, les Arabes n’avaient pas non plus été très convaincants lors des compétitions internationales, et il y a déjà eu moult débats sur les dysfonctionnements des fédérations sportives dans tel ou tel pays.

    Mais aujourd’hui le questionnement va plus loin. On n’hésite plus à aborder la question d’une spécificité de la culture dominante dans les sociétés arabes, avec un niveau de développement en retrait par rapport à d’autres pays.

    Parmi les questions abordées, il y a le fait que

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    Wahid Abdelmaguid

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  • Sr Marie Anne Abia a New York: Si le pays va mal, ca fait mal a tout le monde

    Sr Marie Anne Abia a New York: Si le pays va mal, ca fait mal a tout le monde

    Sr Marie Anne Abia a New York: Si le pays va mal, ca fait mal a tout le monde

  • L’ONU optimiste mais prudente sur l’autorisation de manifester en RDC

    -Les Nations unies ont salué mercredi à Kinshasa la décision des autorités congolaises d’autoriser un meeting de l’opposition la veille dans la capitale, tout en déplorant la répression d’autres manifestations dans l’est de la République démocratique du Congo.

    Mardi, l’opposition congolaise a pu tenir à Kinshasa son premier meeting autorisé par le pouvoir depuis septembre 2016, pendant lequel son leader, Félix Tshisekedi, s’est montré offensif à huit mois de l’élection présidentielle censée marquer la fin du règne du président Joseph Kabila.

     “La décision du gouverneur (de Kinshasa André Kimbuta) d’autoriser cette réunion politique est une décision que nous saluons, tout comme nous saluons le caractère pacifique de la réunion politique d’hier”, a déclaré Florence Marchal, porte-parole de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco), lors d’une conférence de presse.

    Le directeur du bureau de l’ONU aux droits de l’Homme en RDC (BCNUDH), Abdoul Aziz Thioye, a pour sa part estimé qu’il était “trop tôt pour tirer une tendance” sur ce qui s’est passé à Kinshasa, alors que “quelques entraves” étaient observées dans d’autres villes du pays.

    “Hier (mardi), une manifestation a été empêchée à Kisangani (nord-est), un membre de la société civile a été arrêté et jugé en procédure de flagrance. Il y a une appréciation variable”, a rappelé M. Thioye dans cette conférence conjointe. “C’est quand même déplorable”, a-t-il regretté.

     Cet activiste, Mateus Kanga, accusé d’avoir incité la population à la “désobéissance civile”, a été condamné à 6 mois de prison, 24 heures après son arrestation.

    Mercredi, “une manifestation a été dispersée à Beni”, dans la province voisine du Nord-Kivu (est), a encore dit le chef du BCNUDH.

      Cette marche a été organisée par le mouvement pro-démocratie Lutte pour le changement (Lucha) “pour protester contre les massacres sans fin à Beni”, explique le mouvement sur son compte twitter.

    “La police nous a dispersé avec brutalité, 42 personnes ont été arrêtées et 4 autres blessées”, déclaré à l’AFP Ghislain Muhiwa, un militant ayant participé à la marche.

    Interrogé par l’AFP, le Colonel Safari Kazingufu, chef de la police de Beni, a affirmé avoir interpellé “40 personnes qui troublaient l’ordre public, nous les avons arrêtés sans brutalité”.

    La manifestation de l’UDPS, “démontre qu’il est possible d’organiser une manifestation sans pour autant que cette manifestation puisse dégénérer en violences”, a estimé M. Thioye.

    Il y a deux mois, le sang coulait dans les rues de Kinshasa pendant la répression de marches des catholiques interdites par le pouvoir.

    Avec AFP